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	<title>Archives des Tony Kushner - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Tony Kushner - Journal Zebuline</title>
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		<title>Dans l’antichambre de l’irresponsabilité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 May 2023 10:26:04 +0000</pubDate>
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<p>«&nbsp;L’histoire ne se répète pas, elle bégaie&nbsp;», aurait dit Karl Marx. En sortant de la représentation de <em>A bright room called day </em>(<em>Une chambre claire nommée jour</em>), on aimerait ne pas y croire. Malheureusement la pièce écrite en 1985 par <strong>Tony Kushner</strong>, si elle ose un parallèle dérangeant entre l’arrivée au pouvoir d’Adolf Hitler dans l’Allemagne des années 1930 et l’élection de Ronald Reagan aux États-Unis, ne peut que nous convaincre de la permanence du danger nationaliste voire totalitaire. L’auteur d’<em>Angels in America</em> en est d’ailleurs tellement convaincu qu’il a remanié sa pièce pour cette création mise en scène par <strong>Catherine Marnas</strong>, y intégrant l’épisode plus récent encore de la présidence Trump. Comment une société perçue comme progressiste peut-elle se livrer à un dirigeant extrémiste dans le cadre d’institutions dites démocratiques&nbsp;? C’est ce glissement vers un régime liberticide qui est observé ici. Un basculement dont les étapes s’enchaînent de la manière la plus sournoise tel un engrenage irréversible vers un autoritarisme qui annihile les droits que l’on pensait inviolables.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">D’aveuglement en résignation</mark></strong></p>



<p>Dans le salon d’Agnès, une bande d’ami·es à haut capital culturel et politique – la plupart baignent dans le milieu artistique et se disent proches des idées communistes – sont les témoins impuissants des événements qui entre 1932 et 1933 conduisent à l’avènement du nazisme. L’alcool, l’opium et les chansons égayent leurs soirées, entre insouciance et bonne conscience. En quelques mois, d’aveuglement en résignation, ces intellectuel·les sont mis·es devant le fait accompli. Le pire n’est plus une menace mais l’actualité face à laquelle ils et elles se trouvent désemparé·es, piégé·es. Côté jardin, devant un écran où défilent photographies et chronologie des faits marquants de l’ascension hitlérienne, Zillah, rockeuse libertaire des années Reagan remarquablement incarnée par <strong>Sophie Richelieu</strong>, assiste au délitement idéologique et moral de la petite troupe berlinoise. Elle sait bien que la bête n’est pas morte mais tombe des nues, et éclate de rire, quand Xillah – piquant <strong>Gurshad Shaheman</strong>, avatar de l’auteur de la pièce, lui apprend l’élection d’un certain Donald Trump… De cette double voire triple strate narrative surgissent d’autres personnages, rappelant que, malgré la légèreté qui se dégage parfois de l’entre-soi des convives, le cauchemar devient réalité&nbsp;: une femme fantôme que l’on imagine victime du nazisme, la marionnette du Fürher, le diable en personne.</p>



<p>Se risquer à comparer les anciens présidents états-uniens avec le dictateur nazi n’est pas du tout le sujet de <em>A bright room called day</em>. La pièce rappelle d’abord certains errements politiques, que l’on a tendance à oublier, comme le refus des communistes allemands, téléguidés par Moscou, de toute alliance avec une force de gauche non révolutionnaire, en l’occurrence la social-démocratie, pour former une coalition en capacité d’accéder au pouvoir. Mais la force du tandem Kushner/Marnas est de montrer de manière éclatante, et talentueuse, la frontière ténue entre indifférence et complaisance.</p>



<p>LUDOVIC TOMAS</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Une chambre claire nommée jour</em> a été joué le 4 mai aux Salins, scène nationale de Martigues et le 16 mai au Liberté, scène nationale de Toulon</pre>
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		<title>Juste avant la plongée obscure</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 May 2023 17:07:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Catherine Marnas]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Comment vous est venue l’idée de monter ce texte américain&#160;?&#160; Catherine Marnas. Je cherchais une pièce qui parle de ce que nous sommes à mon sens en train de vivre, cette bascule démocratique. C’était avant le Covid, mais on la sentait déjà. Je pensais à Brecht bien sûr, à La Résistible ascension d’Arturo Ui, [&#8230;]</p>
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<p><strong>Zébuline.</strong> <strong>Comment vous est venue l’idée de monter ce texte américain&nbsp;?</strong>&nbsp;</p>



<p><strong>Catherine Marnas.</strong> Je cherchais une pièce qui parle de ce que nous sommes à mon sens en train de vivre, cette bascule démocratique. C’était avant le Covid, mais on la sentait déjà. Je pensais à Brecht bien sûr, à <em>La Résistible ascension d’Arturo Ui</em>, mais je voulais un texte plus contemporain. J’avais adoré <em>Angels in America</em> de Tony Kushner, et je savais que son tout premier texte, avant qu’il reçoive le prix Pulitzer, avait été mal reçu. Que le parallèle qu’il établissait entre Reagan et Hitler passait mal. Je l’ai lu, et immédiatement j’ai contacté Tony Kushner pour le monter. Il m’a dit «&nbsp;OK, mais je le réécris. On ne peut plus parler de ça sans parler de Trump&nbsp;». Donc il a ajouté une strate à sa narration, sur Trump. Et il a voulu le monter aussi. <em>A Bright Room Called Day</em> a été créé en même temps en français à Bordeaux et en anglais à Broadway.&nbsp;</p>



<p><strong>Qu’est ce qui vous a tant plu dans ce texte&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>J’aime que le théâtre raconte des histoires, qu’il y ait une préoccupation de la narration, et qu’il nous plonge dans les perspectives politico-historiques qui résonnent avec notre présent. Tony Kushner a quelque chose d’un Brecht, avec aussi un sens du scénario, des histoires, du rebondissement, du suspens…&nbsp; très contemporain. Et très politique. Les critiques américains reprochent clairement à Spielberg d’avoir un scénariste communiste. Dès cette première pièce, il montre la dégradation progressive de la république de Weimar, à travers des personnages qui ne sont pas où on les attend. La plus politisée ne sera pas celle qui accomplira le geste de bravoure. Ces personnages, dans le Berlin des années 1930, nous ressemblent. Ils nous interrogent sur notre degré d’aveuglement ou de conscience, de résistance ou d’acceptation. Faut-il rester lorsque la démocratie bascule et que les génocides se préparent ? Fuir, résister, s’allier&nbsp;?</p>



<p><strong>Cette bascule démocratique est en jeu aussi pour la réélection de Reagan&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>C’est ce qui est interrogé. Cinquante ans après Weimar, en 1985, une jeune femme bombe sur les murs de New York&nbsp;: «&nbsp;Reagan = Hitler, Weimar aussi avait une constitution&nbsp;». On oublie trop que Hitler a été élu démocratiquement, qu’il a gagné le pouvoir par une alliance avec la droite, contre la gauche, qui n’a pas su s’allier. Zillah rappelle tout cela, l’incendie du Reichstag attribué aux communistes, la droite capitaliste qui pense qu’Hitler va être maitrisable. La situation politique des États-Unis en 1985 ressemble à bien des égards à cela. Sans parler de Trump.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/05/Catherine-Marnas-%C2%A9-Frederic-Desmesure.jpeg?resize=501%2C313&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119184" width="501" height="313" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/05/Catherine-Marnas-%C2%A9-Frederic-Desmesure.jpeg?w=800&amp;ssl=1 800w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/05/Catherine-Marnas-%C2%A9-Frederic-Desmesure.jpeg?resize=300%2C188&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/05/Catherine-Marnas-%C2%A9-Frederic-Desmesure.jpeg?resize=768%2C480&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/05/Catherine-Marnas-%C2%A9-Frederic-Desmesure.jpeg?resize=150%2C94&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/05/Catherine-Marnas-%C2%A9-Frederic-Desmesure.jpeg?resize=696%2C435&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/05/Catherine-Marnas-%C2%A9-Frederic-Desmesure.jpeg?resize=672%2C420&amp;ssl=1 672w" sizes="(max-width: 501px) 100vw, 501px" /><figcaption class="wp-element-caption">Catherine Marnas © Frédéric Desmesure</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>Comment Tony Kushner en parle-t-il, justement&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Il dit que l’avènement de Trump a donné raison à Zillah, que le risque de sortir de la démocratie est aujourd’hui très fort. Dans ce troisième niveau de narration, celui de Trump, il intervient en tant qu’auteur, pour commenter. Pendant qu’on montait le texte, chaque jour il m’envoyait de pages nouvelles… qu’on coupait ensemble, pour que les commentaires ne prennent pas le pas sur l’action.&nbsp;</p>



<p><strong>Comment ces trois niveaux sont-ils présents sur scène&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Ils se tricotent, la musique souvent fait le lien entre les époques, les neuf comédiens chantent et jouent, Zillah et Xillah, qui représente Kushner, commentent et s’engueulent. Ce qui vit en scène, c’est Berlin. Mais un Berlin qui pourrait être ici et aujourd’hui. Il est question d’une bande de copains politisés qui se fait engloutir par l’histoire. Pour une raison dérisoire, pour ne pas quitter un appartement si lumineux…&nbsp;</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>A Bright Room Called Day</em>&nbsp;</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">16 mai<br></mark>Théâtre Liberté, scène nationale de Toulon&nbsp;</pre>
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		<title>Dying in America</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Dec 2022 10:42:46 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Écrite en 1991 (éditions L’avant-scène théâtre), <em>Angels in America</em> a révélé le dramaturge américain Tony Kushner, lauréat du prix Pulitzer de l’œuvre théâtrale et deux Tony Awards pour cette pièce fleuve, qui a connu bien des adaptations.&nbsp;Parmi elles, un opéra du compositeur hongrois Péter Eötvös (2004) et une mini-série (2008) réalisée par Mike Nichols, avec Al Pacino et Meryl Streep. Pour le théâtre, après la mise en scène de Brigitte Jaques-Wajeman pour le <em>Festival d’Avignon</em> en 1994, et avant celle d’Arnaud Desplechin pour la Comédie-Française en 2020, existait la version d’Aurélie Van Den Daele, créée en 2015 à la Cartoucherie à Paris.<br>Celle qui constituait l’un des événements très attendus de la deuxième édition de la biennale <em>Le Liberté + In&amp;Out 2022</em>, coorganisée par la scène nationale de Toulon et l’association niçoise Les Ouvreurs. Mais la durée annoncée, 4h30 avec entracte, pourtant loin des 7 heures de la pièce originelle, a visiblement refroidi les moins aventuriers. Pourtant <em>Angels in America</em> est une expérience théâtrale déroutante dans ses passages les plus aboutis. Alors que sévit le néolibéralisme reaganien, une épidémie, plus directement mortelle, tétanise les États-Unis. Roy Cohn, avocat aussi véreux qu’influent cumule les oxymores&nbsp;: homosexuel et homophobe, juif et antisémite. Malade du sida qu’il travestit en cancer du foie, il est hanté par le fantôme revanchard d’Ethel Rosenberg, qu’il contribua à condamner à la chaise électrique une trentaine d’années plus tôt.&nbsp;<br>Également atteint, Prior, que son compagnon Louis quitte par lâcheté et non par désamour, est hanté par sa possible mort. Harper et Joe, couple mormon en déliquescence, finit d’exploser quand l’époux décide d’assumer son homosexualité. Autant d’individus paumés voire névrosés qui dépeignent une Amérique où les seuls rêves viennent d’hallucinations mystiques. La mise en scène détonante d’<strong>Aurélie Van Den Daele </strong>trouve sa puissance dans une dichotomie de l’espace, surlignant la dualité des personnages, l’ambiguïté de leurs sentiments et, au final, leur capacité à coexister dans une forme d’acceptation de ce qui semble une fatalité. Longuet, pesant, insuffisamment insolent mais étrangement captivant.</p>



<p>LUDOVIC TOMAS</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Angels in America</em> a été joué le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 2 décembre</mark> au Liberté, scène nationale de Toulon, dans le cadre du festival <em>Le Liberté + In&amp;Out 2022</em>.</pre>



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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:100%">
<pre class="wp-block-verse"><span class="td_text_columns_two_cols"><strong>Nue comme un verre</strong><br>Le titre intrigue. Il ne pourrait pourtant être plus explicite. <em>Je te chante une chanson toute nue en échange d’un verre</em> est une performance certes osée mais on ne peut plus douce et bienveillante de <strong>Vanasay Khamphommala</strong>. Dans l’intimité de sa loge, l’artiste pluridisciplinaire fait choisir une chanson à son petit comité d’invité·es. Nous élirons <em>Hallelujah</em> de Leonard Cohen. L’interprète s’exécute, retirant ses vêtements, jambes croisées et ukulélé à hauteur du bas ventre. C’est au sortir du confinement que Vanasay a imaginé cette performance initialement jouée à domicile contre un repas. Réflexion conjuguée sur l’avenir incertain de l’expression artistique et l’enfermement du corps dans un genre assigné, ce numéro sans apparat offre un quart d’heure musical et d’échange dans la plus saine simplicité. L.T.</span></pre>
</div>
</div>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-large-font-size"><strong>Liberté ballroom</strong></p>



<p>Quand la scène nationale de Toulon s’immerge dans la culture voguing<br>Si beaucoup ont découvert l’existence du voguing grâce au tube de Madonna en 1990, cette discipline inspirée des poses et démarches des mannequins remonte aux années 1920. Pour en apprendre un peu plus sur ceux qui la pratiquent, le festival toulonnais proposait une conversation avec des figures de cette danse emblématique au croisement des communautés minoritaires noires, latinos, gay et transgenres aux États-Unis. Une occasion de comprendre la culture ballroom (du nom de la scène où les compétiteurs performent dans un mélange de défile de mode et de battle) et ses codes.<br>Et d’avoir en tête que, si le voguing s’est popularisé ces trente dernières années, il continue de véhiculer des valeurs politiques issues de la scène underground. Animée par l’artiste visuel et spécialiste <strong>Frédéric Nauczyciel</strong>, cette rencontre revient sur le parcours de <strong>Lisa Revlon</strong>. De sa première participation à un ballroom à la manière dont elle a imposé le voguing dans la ville de Baltimore. Également présent à cette soirée sous le signe de la Célébration, le danseur et maître de cérémonie de renommé internationale <strong>Matyouz Ladurée</strong> «&nbsp;mother&nbsp;» (chef·fe) de la «&nbsp;house&nbsp;» (à la fois groupe social et écurie sous la protection de la mother) qui porte son nom, première du genre à Paris. On comprend alors que le voguing, en plus d’être un espace de libre affirmation de soi, représente aussi une cellule de protection et de sûreté dans une société où les violences et discriminations à l’égard des LGBTQIA+ n’ont jamais cessé. Une fois les bases acquises par le public dont une partie a participé à un atelier pratique en début de soirée, le hall du Liberté se transforme alors lui-même en ballroom pour une démonstration conviviale de fierté et d’extravagance. Après le Mucem l’été&nbsp;dernier, une autre institution culturelle à dimension nationale ouvrait donc ponctuellement ses portes au voguing en région Paca.<br>L.T.</p>



<pre class="wp-block-verse">La soirée <em>Célébration</em> s’est déroulée le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">3 décembre</mark> au Liberté.</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/dying-in-america/">Dying in America</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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