Avec Taire, la metteuse en scène Tamara Al Saadi met ici deux jeunesses en miroir : celle du mythe antique d’Antigone et celle d’Eden, une jeune placée à l’Aide sociale à l’enfance (ASE). En ouverture, elle rappelle l’étymologie du mot enfant : « celui qui ne dit pas » en latin. Et c’est justement la parole aux enfants, d’ici et d’ailleurs qu’elle donne. Les laissés pour compte en France, 400 000 enfants placés en France à l’ASE et dont la communauté nationale ne se soucie guère. En creux aussi, les milliers d’enfants tués et délogés en Palestine dont la communauté ne se soucie guère plus. Des sujets difficiles, qu’elle parvient à mettre en scène non sans poésie et humour ; bien aidée par les performances de ses comédien·nes complices Mayya Sanbar et Ismaël Tifouche Nieto.
N.S.
18 mars
La Colonne, Miramas
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