En 2014, Jan Martens proposait déjà The Dog Days Are Over. Une décennie plus tard, nouvelle génération, nouveaux acteurs : le chorégraphe est de retour avec The Dog Days Are Over 2.0, dans lequel on retrouve le même dispositif. Une horde de danseur·euses, surnommée les doggies, saute pendant près de 70 minutes. Pas de pause, les mouvements s’enchaînent avec une symétrie quasi millimétrée.
Dans cette pièce, la notion d’épuisement est au cœur du propos : jusqu’où les corps sont-ils capables de sauteer ? À force de répéter le même geste, qu’en reste-t-il ? Pas de musique, le bruit des pieds qui tapent le sol et les respirations se suffisent à eux-mêmes. Avec ce remake, Jan Martens tente une nouvelle fois le pari risqué de transformer des sauts en une œuvre artistique. Sauter devient un acte de chute, de lâcher-prise, de cohésion et de résistance.
C.L.
11 et 12 février
Le Zef,Scène nationale deMarseille
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