Une boîte en plexiglas de 50 cm de côté, et de 2m50 de haut – à vue de nez. À l’intérieur, une danseuse-contorsionniste qui va tout faire pour s’en échapper. C’est l’excellente idée qu’a eu Alice Rende, pour son spectacle Fora, qui était donné à Marseille les 21 et 22 janvier à La Gare Franche (pôle du Zef) puis le 30 janvier au Sémaphore de Port-de-Bouc.
Que faire donc dans cet espace clos et resserré ? Pour le commun des mortels pas grand chose. Mais Alice Rende a beaucoup d’idées au centimètre carré, et c’est ce qu’on va découvrir pendant la durée du spectacle.
Après un fondu au noir, l’artiste apparait dans cette boite qui était jusqu’alors présentée vide aux spectateurs. Tel un chat, Alice Rende appréhende ce nouvel espace. Elle touche, frappe les parois, se déplace comme elle peut, et cherche l’issue. Les gestes se font plus amples, puis prennent de la hauteur. Alice Rende enchaîne des mouvements saisissants, la tête en bas, les pieds en haut, et semble parfois en lévitation. Alice Rende ne s’arrête pas là, elle ajoute à ses gestes des jeux de lumières, de l’humour aussi, une poésie, tout en restant parfaitement synchronisée avec la musique qui l’accompagne tout au long du spectacle.
Le spectacle, qui se veut être une métaphore de la liberté, de l’oppression des corps, a été créé au Bois de l’Aune en 2024, et multiplie les dates ces derniers mois. La petite boîte est en passe de devenir un petit tube du cirque contemporain.
NICOLAS SANTUCCI
Fora a été donné les 21 et 22 janvier au Zef, scène national de Marseille
Retrouvez nos articles Scènes ici





