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	<title>Anne-Marie Thomazeau, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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	<title>Anne-Marie Thomazeau, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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		<title>Aux Arcenaulx, on déroule le tapis à l’extrême droite</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Nov 2026 13:37:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Fondée par Jeanne et Simone Laffitte en 1980, les Arcenaulx, institution marseillaise connaît un naufrage idéologique depuis son changement de propriétaire. Le restaurant a d’abord été cédé le 3 janvier 2022 à Dominique Tian, ancien député LR et premier adjoint de Jean-Claude Gaudin, condamné en appel pour blanchiment de fraude fiscale et déclaration mensongère de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Fondée par Jeanne et Simone Laffitte en 1980, les Arcenaulx, institution marseillaise connaît un naufrage idéologique depuis son changement de propriétaire. Le restaurant a d’abord été cédé le 3 janvier 2022 à Dominique Tian, ancien député LR et premier adjoint de Jean-Claude Gaudin, condamné en appel pour blanchiment de fraude fiscale et déclaration mensongère de patrimoine. À l’époque, Jeanne Laffitte annonçait qu’elle continuerait à gérer la librairie et son activité éditoriale. Mais en janvier 2025, la présidence de la société a été confiée à la société Over Line représentée par Tian. Un changement qui éclaire les raisons pour lesquelles les Arcenaulx accueillent désormais sans complexes des personnalités politiques de la droite extrême et de l’extrême droite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après Bruno Retailleau, président des Républicains, c’était donc au tour de Charles Alloncle, nouveau porte-parole de Marine Le Pen, député UDR de l’Hérault (parti d’Éric Ciotti, allié du RN), d’être reçu pour dédicacer <em>Je jure de dire toute la vérité,</em> paru aux éditions Fayard, maison du groupe Hachette contrôlé par Vincent Bolloré.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa «&nbsp;vérité&nbsp;», c’est celle concernant son travail comme rapporteur de la Commission d’enquête sur l’audiovisuel public, créée à l’initiative de son groupe parlementaire. Ce rapport, très contesté, tant sur le fond que sur la méthode, a été rendu public le 5 mai 2026. Il comporte 70 recommandations et préconise notamment de réduire de 25 % les financements publics de l’audiovisuel, soit plus d’un milliard d’euros d’économies. Un véritable carnage pour le service public. Le rapport avait été adopté pour publication de justesse le 27 avril, par 12 voix contre 10 et 8 abstentions au terme d’auditions particulièrement tendues.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annoncée sur le compte X du député, mais pas sur le site de la librairie, cette venue à Marseille n’est pas passée inaperçue. Environ 150 manifestants, parmi lesquels des collectifs antifascistes et syndicaux, se sont rassemblés devant les Arcenaulx sous la surveillance d’une trentaine de CRS. Charles Allonche est arrivé sous les huées, entouré des députés Franck Allisio (RN) et Olivier Fayssat (UDR). Les manifestants ont rappelé qu’une semaine plus tôt, le 23 octobre, l’attentat à caractère raciste à Trappes et La Verrière avait fait un mort et sept blessés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Relay xénophobes</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jeanne Laffitte, octogénaire, n’a pas caché son désarroi déclarant à Marsactu qu’elle allait faire enlever le nom de Laffitte de la devanture de la librairie. Le réseau Libraires du Sud, qui rassemble plus de 90 librairies indépendantes de la région a condamné cet accueil&nbsp;: «&nbsp;<em>Nous ne cautionnons pas la mise en lumière d’hommes et de femmes politiques qui prônent une société de l’intolérance.</em>&nbsp;» Il se dit aussi «&nbsp;<em>révolté</em>&nbsp;» de voir une librairie historique, devenir un outil de diffusion d’idées nauséabondes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affaire des Arcenaulx s’inscrit dans un mouvement plus large. Vincent Bolloré a déjà fait des magasins Relay, présents dans les gares et les aéroports, des vitrines pour les livres et les publications de son groupe. Une enquête de l’Observatoire des multinationales a documenté la place accordée aux auteurs d’extrême droite dans ces points de vente. La concentration des moyens d’édition, de distribution et de diffusion entre la même main pose une question démocratique majeure. C’est désormais une librairie historique marseillaise qui devient le théâtre de cette banalisation politique en donnant à l’extrême droit une tribune et une légitimité. Une honte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>
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		<title>Films Femmes Méditerranée : Marseille au rythme du Liban</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Nov 2026 13:10:19 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Le Liban, « <em>une mémoire en mouvement</em> », est au cœur de la programmation. <strong><em>Films Femmes Méditerranée</em></strong> célèbre des cinéastes qui « <em>refusent l’effacement</em> » dans un pays toujours éprouvé. L’invitée d’honneur est <strong>Julia Kassar</strong>, figure du cinéma libanais, présente à la projection de <em>Solitaire</em> de <strong>Sophie Boutros</strong>. Une mère y revit la guerre en apprenant que le fiancé de sa fille est syrien. Autre rendez-vous,&nbsp;<em>Entre les guerres</em> de <strong>Sarah Srage</strong> brosse le portrait d’une famille de pêcheurs beyrouthine qui survit entre débrouille et humour, malgré les désaccords idéologiques entre le père et le fils.&nbsp;Un programme de courts métrages, une table ronde animée par <strong>Maya Ghandour</strong>, de <em>L’Orient-Le Jour</em>, partenaire du festival qui interroge une jeune génération de réalisatrices libanaises ainsi qu’une sieste sonore complète le focus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le festival rend aussi hommage à <strong>Heiny Srour</strong>, première réalisatrice arabe sélectionnée à Cannes en1974 avec son film sur la révolte du Dhofar. En 1971, la cinéaste et son équipe traversent 800 km de désert et de montagnes sous les bombardements de la Royal Air Force, pour atteindre la ligne de front. Un document unique sur une expérience sociale laïque, démocratique et féministe en terre arabe et musulmane.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée d’ouverture accueille <em>Les Fraises</em> de <strong>Laïla Marrakchi</strong>, présenté à Cannes dans Un Certain Regard. Deux Marocaines saisonnières dans les serres andalouses s’y révoltent contre l’exploitation. Le festival se referme avec <em>Les Filles d’Abraham</em> de <strong>Hanaël El Yousfi</strong>, histoire d’amitié entre une jeune musulmane et une jeune juive, après la remise des prix France 24 et Jeunes-Nouveau Regard.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Monténégro, Corse, Marseille…</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre les deux, une programmation foisonnante. <em>To Hold a Mountain</em> suit une bergère monténégrine qui défend sa montagne contre un projet de terrain d’entraînement de l’Otan. <em>Fatna, une femme nommée Rachid</em> retrace le combat d’une ancienne détenue marocaine. <em>Sainte Julie – La banalité du mâle</em> interroge les violences faites aux femmes en Corse après un féminicide.&nbsp;<em>Between Dreams and Hope,</em> de l’Iranienne <strong>Farnoosh Samadi</strong>, suit un homme trans et sa compagne qui se rendent dans un village reculé pour affronter le père de celui-ci.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Le Vol de la cigogne, Mater Insula</em> et <em>Outliving Shakespeare</em> abordent la transmission, la maternité et le temps qui passe. <em>Anna</em> évoque Anna Magnani, tandis que <em>Les Filles désir</em> de <strong>Prïncia Car</strong>, remarqué à la Quinzaine des cinéastes, porte un regard marseillais sur la masculinité et que <em>Maysoon</em> suit une archéologue égyptienne exilée à Berlin. Des films d’écoles et des portraits de femmes complètent la sélection.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le festival est aussi un lieu de réflexion et de formation : leçon de cinéma de la réalisatrice et scénariste <strong>Marcia Romano</strong>, table ronde sur les regards des réalisatrices et cheffes opératrices, masterclass sur le cinéma et l’IA se succèderont. Cette année, Le Zef (14<sup>e</sup>), l’École de la 2e Chance (15<sup>e</sup>) et le Chambord (8<sup>e</sup>) rejoignent les salles de projection habituelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Films Femmes Méditerranée</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 5 au 13 novembre<br></mark>Divers lieux, Marseille</pre>
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		<title>Rencontres d’Averroès : quand Bachar chante Christophe </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Nov 2026 12:49:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quelques notes répétées au piano, puis la voix, troublante, sur les premiers vers des&#160;Paradis perdus. Une chanson qui évoque si bien le dandy à l’élégance mélancolique. Bien sûr, rien à voir avec le timbre éraillé du chanteur, toujours au bord de la rupture. Bachar Mar-Khalifé ne cherche en rien à l’imiter, exprimant sa propre fragilité, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Quelques notes répétées au piano, puis la voix, troublante, sur les premiers vers des&nbsp;<em>Paradis perdus</em>. Une chanson qui évoque si bien le dandy à l’élégance mélancolique. Bien sûr, rien à voir avec le timbre éraillé du chanteur, toujours au bord de la rupture. <strong>Bachar Mar-Khalifé</strong> ne cherche en rien à l’imiter, exprimant sa propre fragilité, plus candide. Né à Beyrouth, fils du compositeur et oudiste Marcel Khalifé, installé en France, le pianiste, chanteur et compositeur mêle depuis ses premiers albums les traditions du Levant, le jazz et l’électro.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec&nbsp;<em>Emporte-moi</em>, le motif musical se répète, obsédant. Durant le concert, Bachar passe du piano au synthétiseur, frappe un tambour, s’empare d’un instrument à cordes oriental ou pince directement celles qui se trouvent à l’intérieur du piano. Basse et batterie scandent les morceaux. On pense au Liban en guerre, à ce chaos musical orientalo-électro qui emporte « <em>loin d’ici</em> ». Une résonance particulière dans le cadre de ces <em>Rencontres d’Averroès</em> qui mettaient cette année le Liban à l’honneur.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La Dolce Vita</em>&nbsp;démarre a cappella, presque parlée, avant que le piano n’arrive, tout en douceur. La nostalgie du temps passé affleure. Difficile de ne pas faire le lien avec le pays d’enfance de Bachar, même s’il ne le cite jamais. La version, épurée, se construit sur quelques notes d’une simplicité limpide.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les frontières se brouillent</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis le ton change. L’enchaînement&nbsp;<em>Tangerine / Minuit boul’vard</em>&nbsp;bascule dans un électro saturé, à écouter à fond dans une voiture lancée dans la nuit d’une mégapole. Les deux chansons sombres de Christophe évoquent la désillusion urbaine et la solitude nocturne.&nbsp;<em>Tangerine</em>, écrite avec Alan Vega, figure du punk-rock américain, décrit un monde en guerre, écrasé par la technologie et l’argent.&nbsp;<em>Minuit boul’vard</em>&nbsp;prend le relais dans une errance solitaire après un rendez-vous manqué. Les sonorités orientales persistent, tandis que la musique fait ressurgir quelque chose de la folie d’Alan Vega.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bachar est peu bavard. Il faut attendre le cinquième morceau pour qu’il risque quelques mots. Il précise que la plupart des chansons de la soirée sont de Christophe même si, ironise-t-il, « <em>cela ne se voit pas toujours</em> ». C’est vrai, les frontières se brouillent… avec bonheur.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vient alors une somptueuse version des&nbsp;<em>Mots bleus</em>. Bachar reprend les quelques notes qui ouvrent la chanson, immédiatement reconnaissables, mais refuse d’en développer le thème. Il en invente un autre, minimaliste, avec des variations dans les aigus et une accélération du tempo. Sans paroles, ou presque : seules quelques phrases chantées surgissent en conclusion, évoquant «&nbsp;<em>le vent d’hiver soufflant en avril&nbsp;</em>» et le «&nbsp;<em>silence</em>&nbsp;» immobile. Des mots qui prennent une résonance particulière quand on sait que Christophe s’est éclipsé le 16 avril 2020.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec ses complices, <strong>Dogan Poyraz</strong> à la batterie et <strong>Jérome Arrighi</strong>&nbsp;à la basse et à la contrebasse, Bachar enchaîne avec&nbsp;<em>Jnoun</em>, composition enregistrée en duo avec Christophe en 2018. Le titre signifie « folie ». Bachar chante en arabe, tandis que la voix de Christophe surgit en fond, avec ses accents lyriques si singuliers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus tard,&nbsp;<em>Les Amoureux qui passent</em>&nbsp;entraîne le public dans un rythme asymétrique à cinq temps (3+2), que Dogan Poyraz invite à battre dans les mains. Orientale et endiablée, la chanson s’emballe, portée par une basse obstinée et un piano tout aussi entêtant. Le concert se referme avec&nbsp;<em>Ya Nas</em>, chanson de Bachar Mar-Khalifé qu’il dédie aux enfants du Sud-Liban et de Gaza.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">Concert donné <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 30 octobre 2026</mark> au <strong>Cepac Silo (Marseille)</strong>, dans le cadre des <strong><em>Nouvelles Rencontres d’Averroès</em>.</strong></pre>
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		<title>Koa Jazz Festival : Le jazz « partout, pour tous »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Oct 2026 11:48:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis 2008, le Collectif Koa défend un jazz « partout, pour tous », devise qui se vérifie dans les chiffres. Le festival se déploie dans dix lieux, dont une brasserie, un café-concert, un musée, des théâtres et une salle de musiques actuelles. Il passe par Saint-Jean-de-Védas, Castries et Villeneuve-lès-Maguelone. Au programme : quatre concerts gratuits, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2008, le Collectif Koa défend un jazz « partout, pour tous », devise qui se vérifie dans les chiffres. Le festival se déploie dans dix lieux, dont une brasserie, un café-concert, un musée, des théâtres et une salle de musiques actuelles. Il passe par Saint-Jean-de-Védas, Castries et Villeneuve-lès-Maguelone. Au programme : quatre concerts gratuits, des places à partir de 5 euros et des rendez-vous pour les enfants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Top départ le 1<sup>e</sup> novembre à la Brasserie Le Dôme, où l’équipe dévoilera la programmation avant le concert du quartette Irēma. Les fondateurs du collectif, le guitariste Rémi Peleyras et le batteur Karl Moussavou, nourris de hard bop, retrouvent deux Marseillaises : la pianiste Salma Blanchard et la contrebassiste France Duclairoire. Standards et compositions originales sont au menu, avant une jam session ouverte à tous les musiciens. Le lendemain, cap sur New York avec la trompettiste espagnole Milena Casado, au théâtre La Vignette. Elle y présente son premier album,&nbsp;<em>Reflection of Another Self</em>, entre jazz acoustique et sonorités électroniques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le grand nom de cette édition arrive le 3 novembre au Chai du Terral : Steve Coleman, le saxophoniste américain, penseur majeur du jazz contemporain, a imaginé avec son groupe Five Elements et le mouvement M-Base, né à New York dans les années 1980, une musique aux rythmes complexes mais très dansants. Elle a marqué des générations de musiciens. Il animera aussi une masterclass de trois jours au JAM. Le même jour, à l’heure du déjeuner, la harpiste Camille Heim, aussi à l’aise avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France qu’avec le maloya ou les expérimentations électroniques, proposera une « sieste musicale » en solo au Musée des Moulages.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La suite ressemble à un voyage dans la métropole. Le 4, la soirée se joue en deux temps : le Verha Trio, jeunes jazzmen issus du Conservatoire de Montpellier, ouvre le bal chez le disquaire Discopathe, avant que le guitariste Vittorio Silvestri, figure respectée de la scène montpelliéraine, ne prenne la suite à La Panacée. Le 5, le Grand Ensemble Koa, huit musiciens au cœur du collectif depuis ses débuts, joue « Résistances » à Victoire 2. Ce jazz électrique dialogue avec les mots de Mahmoud Darwich, d’Allen Ginsberg et d’Aung San Suu Kyi. Le 6, à Castries, ¡Ya Voy! orchestre une rencontre franco-colombienne autour d’Alejandra Charry et de Moisés Zamora Mesú. Le 7, au JAM, l’afro brass band Balaphonics s’associe à Mary May et Emma Lamadji pour une soirée aux couleurs africaines. Le 8, à Villeneuve-lès-Maguelone, le trio Parade convie les familles à un brunch suivi d’un concert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em><a href="https://koajazzfestival.com">Koa Jazz Festival </a></em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 1er au 9 novembre</mark> <br>Divers Lieux, Montpellier et région</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici </a></p>
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		<title>« Zarafa », l’épopée de la célèbre girafe par Agnita de Ranitz</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2026 14:27:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Octobre 1826 : Marseille voit débarquer un animal que personne n&#8217;a jamais vu. En 1824, Méhémet Ali d&#8217;Égypte fait capturer une girafe encore bébé au Soudan pour l&#8217;offrir au roi Charles X. Après un long périple sur le Nil puis une traversée de la Méditerranée, la girafe arrive à Marseille devant une population ébahie. Sa [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Octobre 1826 : Marseille voit débarquer un animal que personne n&rsquo;a jamais vu. En 1824, Méhémet Ali d&rsquo;Égypte fait capturer une girafe encore bébé au Soudan pour l&rsquo;offrir au roi Charles X. Après un long périple sur le Nil puis une traversée de la Méditerranée, la girafe arrive à Marseille devant une population ébahie. Sa taille immense, ses grands yeux doux et ses petites oreilles vont conquérir les Français.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est cette arrivée qui ouvre le roman d&rsquo;<strong>Agnita de Ranitz</strong>, un récit fondé sur des faits historiques. Zarafa passe l&rsquo;hiver à Marseille, chez le préfet et son épouse qui la chouchoutent, puis part à pied pour Paris le 20 mai 1827, escortée par des gendarmes, des antilopes et un mouton. Le roman s&rsquo;attache à la marche de 42 jours entre Marseille et Paris, et à deux personnages qui accompagnent l&rsquo;animal. Le premier est Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, célèbre zoologue, âgé, catholique, habitué à la vie mondaine parisienne. Le second est Atir, jeune soigneur musulman élevé dans un village soudanais, ancien esclave, qui connaît les secrets des plantes, des oiseaux et des animaux. Tout les sépare, et pourtant un rapprochement s&rsquo;opère peu à peu. Le livre raconte ainsi une rencontre entre cultures et entre générations, portée par la présence douce et placide de la girafe.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="265" height="500" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/9782330226923.jpeg?resize=265%2C500&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-138837" style="width:169px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/9782330226923.jpeg?w=265&amp;ssl=1 265w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/9782330226923.jpeg?resize=159%2C300&amp;ssl=1 159w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/9782330226923.jpeg?resize=150%2C283&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/9782330226923.jpeg?resize=223%2C420&amp;ssl=1 223w" sizes="(max-width: 265px) 100vw, 265px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« Girafomania »</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil de la route, c&rsquo;est aussi toute une page de la vie locale de l&rsquo;époque qui se déploie.Le cortège croise des maires et des préfets qui rivalisent d&rsquo;honneurs, fait étape dans des tavernes, et se heurte à ceux qui restent fidèles à Napoléon. Il traverse des champs de lavande et de coquelicots, des vignes et des cépages, de la Provence à la Bourgogne en passant par la vallée du Rhône. Derrière la girafe, une foule venue de loin se presse sur le passage. Zarafa devient la star du Jardin des Plantes jusqu&rsquo;à sa mort, le 12 janvier 1845, et déclenche la « girafomania ». Sa dépouille naturalisée est aujourd&rsquo;hui exposée au muséum de La Rochelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, c&rsquo;est une autrice néerlandaise qui raconte cette histoire. Installée en France depuis de nombreuses années, elle a refait le voyage de Marseille à Paris et même jusqu’au Kenya sur les traces de Zarafa pour les besoins du roman. Pour la célébrer la ville de Marseille a érigé une copie colorée de l’animal en haut de la Canebière. Son ventre accueille une boîte à livres et donne ainsi accès aux passants à de nouveaux imaginaires</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Zarafa</em> d’<strong>Agnita de Ranitz</strong><br>Éditions Actes-Sud - 24 €&nbsp;</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>« L’incident du pain perdu » de Hammour Ziada : satire féroce du pouvoir soudanais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2026 14:23:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après trente ans de pouvoir, le régime d&#8217;Omar el-Béchir, issu du coup d&#8217;État de 1989 baptisé « Révolution du Salut », est renversé en avril 2019 par une mobilisation populaire. Les manifestants réclament un pouvoir civil. Un pouvoir de transition associant militaires et civils est mis en place. Le 3 juin, à Khartoum, les forces [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Après trente ans de pouvoir, le régime d&rsquo;Omar el-Béchir, issu du coup d&rsquo;État de 1989 baptisé « Révolution du Salut », est renversé en avril 2019 par une mobilisation populaire. Les manifestants réclament un pouvoir civil. Un pouvoir de transition associant militaires et civils est mis en place. Le 3 juin, à Khartoum, les forces de sécurité dispersent brutalement un sit-in réclamant un pouvoir civil faisant 120 morts. En octobre 2021, les militaires renversent à leur tour le gouvernement de transition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman commence là, à l&rsquo;arrière d&rsquo;un taxi dans lequel un ancien «&nbsp;dircab&nbsp;» d&rsquo;un ministre d&rsquo;Omar el-Béchir regagne Khartoum après s’être retiré deux ans dans sa ville natale après la chute du régime qu&rsquo;il avait servi avec zèle. Celui-ci fanfaron, suffisant, de mauvaise foi, n’a rien perdu de ses certitudes. Hargneux, rancunier, convaincu d&rsquo;avoir raison contre tous, il harangue son chauffeur et refait, à sa manière, l&rsquo;histoire de son pays. Le trajet devient le fil conducteur d&rsquo;un récit où remontent les souvenirs de sa ville et de leurs habitants aux histoires tragi-comiques comme celle de deux sœurs jumelles qui se disputent autour d&rsquo;une recette de pain perdu.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="314" height="500" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/9782330227128.jpeg?resize=314%2C500&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-138833" style="aspect-ratio:0.6280073299048294;width:220px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/9782330227128.jpeg?w=314&amp;ssl=1 314w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/9782330227128.jpeg?resize=188%2C300&amp;ssl=1 188w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/9782330227128.jpeg?resize=150%2C239&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/9782330227128.jpeg?resize=300%2C478&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/9782330227128.jpeg?resize=264%2C420&amp;ssl=1 264w" sizes="(max-width: 314px) 100vw, 314px" /></figure>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une mécanique burlesque</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces querelles de quartier font écho à ce qui se passe au sommet de l’État, entre les dirigeants successifs du Soudan. Plus l&rsquo;ancien dignitaire parle, plus l’absurdité de son discours se fait jour. Ses invectives dévoilent les arrangements entre militaires et islamistes et les délires d’un système dans lequel les anciens alliés deviennent des adversaires et vice-versa. Dans ce brouhaha d&rsquo;alliances qui se renversent, il faut avouer que l&rsquo;on peine parfois à retrouver ses petits.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ce chaos surréaliste donne toute sa force à cette ronde folle entraînant la confusion du lecteur comme celle des personnages, ballottés par des retournements incompréhensibles. Pour raconter la folie qui s’est emparée de son pays d’origine, Ziada a choisi la satire, la mécanique burlesque plutôt que le récit politique. Et il est vrai que l’on rit beaucoup même si, comme l’écrit Ziada en préambule du livre, la guerre civile dans son pays d’origine a causé des centaines de milliers de morts, 10 millions de déplacés et plus de 2 millions de réfugiés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Né en 1977, Hammour Ziada est écrivain et journaliste soudanais et vit au Caire. En 2014, il a reçu la médaille Naguib-Mahfouz de littérature pour&nbsp;<em>Le Désir du derviche</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>L'Incident du pain perdu et autres affaires cocasses</em>, d'<strong>Hammour Ziada</strong><br>Sindbad/Actes Sud - 18,50 €<br>Traduit de l'arabe (Soudan) par Marcella Rubino</pre>
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		<title>À l’Estaque, le PIC menacé par un manque de financement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2026 14:21:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« On est un peu comme le coureur de marathon qui arrive à 20 mètres de la ligne d’arrivée et qui s’écroule. » Raoul Lay a le sens de la formule qui dit l’urgence. Le Pôle Instrumental Contemporain (PIC), à l’Estaque, est menacé. Le bail de l’Ensemble Télémaque s’achève le 31 décembre 2026 et le [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">« <em>On est un peu comme le coureur de marathon qui arrive à 20 mètres de la ligne d’arrivée et qui s’écroule.</em> » Raoul Lay a le sens de la formule qui dit l’urgence. Le Pôle Instrumental Contemporain (PIC), à l’Estaque, est menacé. Le bail de l’Ensemble Télémaque s’achève le 31 décembre 2026 et le propriétaire ne souhaite pas le renouveler. Pour garder le lieu, il n’y a qu’une issue : l’acheter. « <em>La Ville, le Département et la Région nous soutiennent magnifiquement et ont tous respecté leurs engagements, mais il manque 120 000 euros, qui correspondent à la défection de la Métropole et de l&rsquo;État.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au total, l’opération représente environ 1,3 million d’euros : 1,2 million pour le bien, auxquels s’ajoutent les frais de notaire. Elle a été imaginée avec la Ville de Marseille, qui ne préempte plus, faute de pouvoir gérer davantage de lieux, et préfère soutenir une association implantée de longue date et « <em>en laquelle elle a confiance</em> », explique Lay.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un lieu au rayonnement international</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2013, le PIC a vu défiler plus de 500 artistes sur 213 levers de rideau, devant près de 12 000 spectateurs. Il fonctionne comme un lieu mutualisé de résidence, de travail et de création. « <em>Renoncer à ce lieu, c’est toucher à tout un écosystème</em> », prévient Raoul Lay.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Ensemble Télémaque, qui occupe le lieu, est né à Marseille en 1994 et s’est fait une place unique dans la création contemporaine. Il a passé commande à de très grands compositeurs comme Georges Boeuf, Régis Campo, Pierre-Adrien Charpy, Ivan Fedele ou Bernard Cavanna. Il a collaboré avec Olivier Py, Catherine Marnas ou Frédéric Flamand, et joué de la Cité de la musique à Paris à la Biennale de Venise, dans 17 pays. Il a obtenu en 2016 le label « Atelier de Fabrique artistique » du ministère de la Culture, lancé la même année le temps fort <em>Grandes musiques pour petites oreilles</em>, devenu le festival national <em>Tous en sons</em>, et porte depuis 2018, avec Raoul Lay, <em>October Lab</em>, plateforme internationale d’échanges musicaux qui a déjà réuni des compositeurs des États-Unis, du Canada, de Chine, du pays de Galles, d’Espagne ou de Sardaigne. « <em>On n’est pas si nombreux à Marseille à avoir une carrière à l’international</em>, souligne Raoul Lay. <em>On en parle rarement, mais c’est une compagnie qui s’exporte depuis très longtemps.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ancré dans le quartier</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce rayonnement n’empêche pas un travail de terrain. Télémaque intervient auprès des jeunes et des publics éloignés de la musique, notamment au centre social de la Castellane, avec des projets de percussions et bientôt de direction d’orchestre. « <em>Ce que nous avons monté à l’Estaque ou à la Castellane est transposable à New York</em> », où Raoul Lay doit partir dix jours pour créer un opéra pour enfants au lycée français.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le quartier, le PIC travaille avec le cinéma L’Alhambra et La Déviation, et a prêté sa salle à l’Agence de voyages imaginaires après l’incendie de ses locaux. L’ensemble participe aussi au Train bleu, déambulation artistique sur le territoire métropolitain jusqu’aux Salins à Martigues. Raoul Lay rêve d’un réseau, « Nord magnétique », pour échanger concerts et projets entre quartiers.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">«&nbsp;La crémaillère ou les adieux&nbsp;»</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du PIC, Raoul Lay perçoit le signe d’un mouvement plus large. Il s’inquiète de voir les budgets de fonctionnement se réduire drastiquement et constate que les acteurs culturels n’ont jamais rien connu d’équivalent. « <em>Il faudra faire avec moins, mutualiser, nous dit-on dans toutes les collectivités</em> », observe-t-il, <em>alors que les arbitrages semblent déjà rendus, sans que personne sache comment ça va tomber, ni quand.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les petites structures n’ont pas attendu : « <em>Les économies, on se les ait déjà appliquées.</em> » « <em>Mutualiser, on le fait depuis longtemps</em> », assure-t-il. Il redoute que la contrainte budgétaire n’isole les acteurs et que « <em>chacun tire la couverture à soi</em> » au lieu de se réunir. Sa demande aux élus est simple : de la transparence. « <em>Que l’on se voie, qu’on en parle, qu’on prévoie. L’opacité, ce n’est jamais bien.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’ensemble a lancé une campagne de financement participatif en ligne sur son site Internet. Les dons ouvrent droit à une réduction d’impôt de 66 % pour les particuliers et de 60 % pour les entreprises. Le dimanche 20 décembre, le PIC accueillera « <em>la crémaillère ou les adieux</em> », selon l’issue de ce rachat.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>
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		<title> Rencontre avec Khaled Mattawa, le poète témoin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2026 14:18:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Professeur à l’Université du Michigan, chancelier de l’Academy of American Poets, lauréat de la bourse MacArthur (2014) et de la fondation Guggenheim (1997), Khaled Mattawa est un exilé lui-même.&#160;Né à Benghazi en 1964, arrivé aux États-Unis à 14 ans, il y est devenu l’une des figures majeures de la poésie contemporaine. Il est aussi l’un [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Professeur à l’Université du Michigan, chancelier de l’Academy of American Poets, lauréat de la bourse MacArthur (2014) et de la fondation Guggenheim (1997), Khaled Mattawa est un exilé lui-même.&nbsp;Né à Benghazi en 1964, arrivé aux États-Unis à 14 ans, il y est devenu l’une des figures majeures de la poésie contemporaine. Il est aussi l’un des principaux traducteurs de poésie arabe vers l’anglais et l’auteur de&nbsp;</strong><strong><em>Tocqueville</em></strong><strong>,&nbsp;</strong><strong><em>Mare Nostrum</em></strong><strong>&nbsp;et&nbsp;</strong><strong><em>Fugitive Atlas</em></strong><strong>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Vous aviez beaucoup écrit sur les migrants avant ce voyage. Pourquoi monter à bord ?<br></strong><strong>Khaled Mattawa.</strong> Je voulais valider ce que j’avais écrit, en accompagnant ceux qui vivent cette route. J’ai pu monter sur l’un des bateaux de MSF avec Jérôme Tubiana, un chercheur français qui travaille avec l’organisation. Je l’avais dit à ma fille : je ne sais pas pourquoi j’entreprends ce voyage, mais je dois le faire. J’avais besoin d’être là, sur ce bateau.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qu’en avez-vous retenu ?<br></strong>Je ne m’attendais pas à une telle séparation entre le personnel de MSF et les migrants : de belles couchettes pour les uns, des matelas à même le sol et des rations militaires pour les autres. Les équipes font le maximum. Mais la hiérarchie entre Européens et non-Européens m’a interrogé. Je ne critique pas les humanitaires, c’est un simple constat&nbsp;: les frontières sont partout.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un migrant libyen vous a pris à partie, vous renvoyant la position de «&nbsp;voyeur&nbsp;».<br></strong>Il m’a fait sentir, à raison, que je faisais partie de l’autre côté, comme un imposteur, même si je me sens moi-même toujours migrant. Dans mon carnet, je raconte qu’au port d’Augusta, j’étais en « mode réfugié », à craindre des ennuis avec les autorités, 25 ans après être devenu citoyen américain. On n’efface pas l’exil avec des papiers. Ce que j’écris ne résoudra pas la crise. Mais je peux témoigner, et faire en sorte que les Libyens regardent ce qui se passe chez eux. Cette lucidité ne règle rien, mais elle protège de la bonne conscience.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La Libye est souvent réduite à une image de pays de bourreaux. Quelle est la réalité ?<br></strong>Il ne faut pas être manichéen. La torture, la cruauté dépassent l’imagination, et il ne faut pas l’évacuer. Mais les migrants croisent aussi des gens bien, y compris en Libye : des personnes qui ont payé pour les libérer, pour envoyer des enfants à l’école. Et c’est plus complexe : un réseau d’Afrique noire, esclavagiste, peut aussi vendre des migrants. Je pense à ce Camerounais vendu par un trafiquant à un garagiste algérien. Le « marché des migrants » est surtout un business international.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Par exemple ?<br></strong>Les Bangladais sont la première nationalité en Libye, avec les Pakistanais. Ils ne voulaient pas dire d’où ils venaient, un chef parlait à leur place, pour masquer un système sophistiqué : deux vols, de Dacca ou Karachi vers Le Caire ou Dubaï, puis un vol vers la Libye avant de tenter la traversée. Tout le monde en profite. La misère des rescapés est devenue la matière première de beaucoup de carrières.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Même sur le bateau, la hiérarchie existe entre les migrants.<br></strong>Elle est fondée sur l’argent. Les Syriens ont les meilleures places, sur le pont supérieur. Sur le bateau d’Athènes, il y avait 750 migrants : les plus pauvres, les noirs, sont tout au fond, donc les premiers à mourir si le bateau coule. On pense au Titanic, avec la même géographie du privilège. J’appellerais cela&nbsp;<em>Satanic</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quel rôle joue la poésie en temps de crise ? Le poète doit-il être un militant ?</strong><br>La poésie est militante depuis longtemps. Il existe une poésie de témoignage, et même documentaire. Pensez à Muriel Rukeyser, qui a consacré&nbsp;<em>The Book of the Dead</em>&nbsp;(1938) à la catastrophe du tunnel de Hawk’s Nest, où des centaines d’ouvriers, en majorité afro-américains, sont morts de silicose. La poésie ne vieillit pas : le langage des infos expire, elle reste valable. Je lis Rukeyser aujourd’hui et elle me parle. La voix du poète porte à travers les siècles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est le rôle de votre recueil <em>Mare Nostrum</em>?<br></strong>J’espère que oui.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous êtes aussi traducteur de poésie. Que perd-on en traduisant ?<br></strong>Quand j’entends dire qu’en traduction on perd quelque chose, j’ai envie de jeter cette phrase à la poubelle. La traduction permet à des textes de vivre, qui auraient disparu sans elle. Cesare Pavese, traducteur de littérature américaine, disait que traduire avait changé sa manière d’écrire. Moi, je traduis beaucoup de poésie arabe en anglais, et cela change ma manière de penser la langue. Une langue qui ne se traduit pas finit par mourir.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>
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		<title>Trio Malqa : la transe et le chaos au GMEM </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2026 14:14:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le petit plateau de la Friche la Belle de Mai est plongé dans le noir. On entend des pierres qui roulent, des coques de noix qui s’entrechoquent. Puis la voix de Kamilya Jubran, parlée, hachée, comme en apnée, décrit un monde dévasté. Née à Saint-Jean-d’Acre, la chanteuse et oudiste d’origine palestinienne n’a pas besoin de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le petit plateau de la Friche la Belle de Mai est plongé dans le noir. On entend des pierres qui roulent, des coques de noix qui s’entrechoquent. Puis la voix de <strong>Kamilya Jubran</strong>, parlée, hachée, comme en apnée, décrit un monde dévasté. Née à Saint-Jean-d’Acre, la chanteuse et oudiste d’origine palestinienne n’a pas besoin de nommer le lieu de l’action. Les phrases sont jetées : « <em>Nul n’échappe à la tourmente</em> », « <em>pas un seul juge dans l’univers</em> ».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux autres compères du trio Malqa peuvent entrer en scène. L’électronique d’<strong>Éric Brochard</strong> par lelancement d’une sonnerie stridente, presque insupportable. <strong>Loïc Guénin</strong>, bruiteur inspiré – il est aussi le fondateur du Phare à lucioles, centre de création artistique dans le Vaucluse –, en continuant à faire rouler des pierres, si emblématiques du combat palestinien. Le texte continue par salves : « <em>pierres hachées, fer pilé, arbres arrachés, montagnes fondues, lamentations d’oliviers, vieillards éplorés, sources empoisonnées, corps accablés</em> ». Des chants-plaintes et des bourdonnements d’insectes s’élèvent. Jubran chante en arabe parmi le vent, les drones, les lasers, les voix en écho. La mélopée monte au-delà du brouhaha, avant de se muer en cris et en hurlements. Les bulldozers, c’est en tout cas, ce que l’on perçoit, ne s’arrêtent jamais.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« <em>Que ferez vous… </em>»</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En ouvrant les yeux, on aperçoit Loïc Guénin s’agiter devant son bric-à-brac sonore : bols tibétains, marteaux, scie, percussions, grosses billes. Kamilya Jubran joue de son oud tantôt classiquement, tantôt avec un petit maillet. Parfois, elle le porte à l’horizontale devant son visage et lui parle. Elle anime une lourde chaîne et manie des qraqeb, castagnettes métalliques des musiciens gnawa. Maîtresse de cérémonie, elle conduit une transe électronique faite de chant et de fureur.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les textes, en arabe et en français, sont d’elle et de Mahmoud Darwich. Ils deviennent des adresses aux destructeurs : « <em>Qu’allez-vous faire une fois votre mission accomplie, après la disparition ? Vous vous réveillerez peut-être un jour et vous vous heurterez aux murs de vos doctrines, qu’il faudra détruire. Il faudra vous débarrasser des corps démembrés et des sacs d’ossements, reconstruire les rues éventrées par vos chars. Dans la terre que vous avez brûlée pousseront des arbres aux fruits défigurés, et le sang noir coulera quand vous les croquerez. Des météorites tomberont sur vous, des paroles d’encre. Peut-être vous mettrez-vous à chercher de nouvelles victimes…</em> » « <em>Que ferez-vous quand votre mission…</em> » La question, posée une seconde fois, reste suspendue, tandis que l’électronique tourne à la machine industrielle, à la machine de mort. Un concert intense et sans concession.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">Ce concert s’est déroulé <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 21 octobre</mark> au petit plateau de la Friche (<strong>Marseille</strong>), à l’invitation du GMEM.</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Camerata Figarella : Corse et Renaissance, l’accord parfait</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2026 13:33:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Imaginez une église baroque perchée au-dessus de Bastia, à l’entrée du Cap Corse. Des chanteurs y côtoient un cornet à bouquin, une sacqueboute, un saxophone et une clarinette. C’est dans l’église de Santa Maria Assunta de Mandriale que la Camerata Figarella a enregistré son premier album,&#160;Cantà in cumpagnia. Le titre vient d’un traité vénitien de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Imaginez une église baroque perchée au-dessus de Bastia, à l’entrée du Cap Corse. Des chanteurs y côtoient un cornet à bouquin, une sacqueboute, un saxophone et une clarinette. C’est dans l’église de Santa Maria Assunta de Mandriale que la <strong>Camerata Figarella</strong> a enregistré son premier album,&nbsp;<em>Cantà in cumpagnia</em>. Le titre vient d’un traité vénitien de 1584 : « chanter en compagnie ». Et, en l’occurrence, en excellente compagnie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’un côté, les chants, du Trecento (XIV<sup>e</sup> siècle italien) à la Renaissance ; de l’autre, la paghjella, ce chant polyphonique corse aux voix d’hommes entremêlées, notamment présent pendant la Semaine sainte. Autour du cornettiste <strong>William Dongois</strong> et du baryton <strong>Enea Sorini</strong>, également percussionniste, trois chanteurs corses, <strong>Jean-Étienne Langianni</strong>, <strong>Michel Paoli</strong> et <strong>Daniel Gonet</strong>, dialoguent avec <strong>Stefan Legée</strong> à la sacqueboute, <strong>Fausto Sierakowski</strong> au saxophone alto et <strong>Ange Sierakowski</strong> à la clarinette.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux traditions partagent le goût de l’ornementation et de la variation. Dès la première piste,&nbsp;<em>Avà vene lu veranu &amp; Ecco la primavera</em>, un même printemps amoureux se chante presque dans les mêmes mots, chez le Florentin Francesco Landini, au XIV<sup>e</sup> siècle, et chez un berger-poète du village corse d’Osani.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Savantes et traditionnelles </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mention spéciale pour le&nbsp;<em>Da pacem Domine</em>&nbsp;d’Orlando di Lasso, d’une ferveur magnifique, ainsi que&nbsp;<em>Nell’apparir del sempiterno sole</em>, entraînant comme un air de fête villageoise ancienne.&nbsp;<em>Il bianco e dolce cigno</em>&nbsp;séduit par sa douceur, tandis que les plages instrumentales, comme&nbsp;<em>Alcenagina</em>, laissent respirer les vents. Autre découverte,&nbsp;<em>U lamentu à Ghjesù</em>, chant de la Passion créé pour les mystères de la Semaine sainte de Calvi, s’appuie sur l’ancienne basse de la Follia d’Espagne, thème musical également présent dans le chant processionnel corse&nbsp;<em>Perdono mio Dio</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le programme réserve de belles découvertes, dont&nbsp;<em>Entrava Phebo con lucenti raçi</em>&nbsp;de Iacopo da Bologna, enregistré ici pour la première fois, et deux créations :&nbsp;<em>Oimè lasso e freddo lo mio core</em>&nbsp;de Michel Paoli et&nbsp;<em>Spirito sancto glorioso</em>. La figure de Saint François d’Assise, mort en octobre 1226, traverse l’album, notamment à travers la laude&nbsp;<em>Laudar vollio per amore</em>, du poète franciscain Jacopone da Todi.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Créée en 2019, la Camerata Figarella est à la fois un festival annuel et un laboratoire de création dédié aux rencontres entre musiques savantes et traditionnelles. Fondé en 2024, l’ensemble prolonge cette démarche en réunissant musiciens confirmés, solistes internationaux et jeunes talents, avec des actions pédagogiques en Corse, une ouverture vers la Méditerranée et l’Europe et maintenant un disque.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Cantà in cumpagnia</em>, <strong>Camerata Figarella</strong><br>Carpediem Records, distribution Outhere Music<br>Sortie <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 30 octobre</mark></pre>
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