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	<title>Anne-Marie Thomazeau, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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	<title>Anne-Marie Thomazeau, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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		<title>L&#8217;Orchestre des Jeunes de la Méditerranée électrise Aix</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 12:33:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est toujours un bonheur d&#8217;assister à un concert de l&#8217;Orchestre des Jeunes de la Méditerranée. Leur fougue et leur enthousiasme donnent aux œuvres une vitalité particulière, celle d&#8217;une jeunesse qui découvre ensemble un répertoire exigeant. Plus de vingt nationalités sont représentées dans cette formation symphonique, réunie quelques jours avant le concert dans le cadre du [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est toujours un bonheur d&rsquo;assister à un concert de l&rsquo;Orchestre des Jeunes de la Méditerranée. Leur fougue et leur enthousiasme donnent aux œuvres une vitalité particulière, celle d&rsquo;une jeunesse qui découvre ensemble un répertoire exigeant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plus de vingt nationalités sont représentées dans cette formation symphonique, réunie quelques jours avant le concert dans le cadre du <em>Festival d’Aix-en-Provence</em> : le pari est de faire naître en quelques jours une communauté sonore à partir de personnalités qui n&rsquo;ont rien de commun a priori. Pour cette session, l&rsquo;orchestre affiche 87 musiciens et un programme construit sur mesure autour du grand répertoire et sous la direction musicale, la cheffe coréenne <strong>Sora Elisabeth Lee</strong>, ample et enthousiasmante qui est déjà venue à l&rsquo;Académie du Festival en 2024 comme cheffe en résidence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le concert s&rsquo;ouvre sur les&nbsp;<em>Danses de Galánta</em>&nbsp;de Zoltán Kodály, magnifique compositeur hongrois trop peu joué. L&rsquo;œuvre puise dans ses souvenirs d&rsquo;enfance : le village de Galánta, sur la route reliant Prague, Bratislava et Budapest, était renommé pour son orchestre tsigane, dont le répertoire de danses nourrit toute l&rsquo;inspiration de la pièce.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vient ensuite une œuvre d’un autre hongrois Ernő Dohnányi, dont tout le monde a le thème principal à l&rsquo;oreille : les&nbsp;<em>Variationen über ein Kinderlied</em>, tournent autour du « Ah vous dirai-je maman », popularisé par Mozart mais attribué aussi à Campra ou à Rameau. Cette fresque symphonique est portée au piano par <strong>Aris Alexander Blettenberg</strong>, directeur musical de l&rsquo;Opéra de chambre de Munich depuis 2024, qui fait ici ses débuts au festival d&rsquo;été. L&rsquo;œuvre déploie un dialogue constant avec chaque pupitre. On peut entendre des carillons de Noël, des moments joueurs et des passages plus sombres ou lyriques, des fugues enjouées où le thème circule d&rsquo;un pupitre à l&rsquo;autre. Une partition qui va comme un gant à cet orchestre, mettant en valeur cors, bassons, flûte et piccolo, avant une dernière variation convoquant l&rsquo;orchestre au grand complet, puis un finale qui redonne toute sa place au soliste.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Terre et mer</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme toujours avec l&rsquo;OJM, un principe de création clôt la première partie. Cette année une composition collective pour quintette, née d&rsquo;une résidence au Caire sous la direction de Fabrizio Cassol, directeur musical depuis 2015 des sessions de composition collective de l&rsquo;orchestre. Le propos : depuis un lointain recoin du cosmos, la Terre apparaît comme un point bleu pâle ; l&rsquo;humanité s&rsquo;est égarée sur de sombres chemins, oubliant l&rsquo;importance du contact, de la paix et de la solidarité. Cette musique se veut un noyau de gratitude et de bienveillance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grande place est donnée au trombone impressionnant du jeune <strong>Jules Regard</strong>, qui ouvre la création, rejoint par <strong>Akram Ben Romdhane</strong> à l&rsquo;oud, passé par l&rsquo;Institut Supérieur de Musique de Tunis. Le quintette s&rsquo;enrichit du piano de la Grecque <strong>Eirini Alisá</strong> et des voix d&rsquo;<strong>Amena El Abd</strong>,chanteuse égyptienne formée sur les appels à la prière et les maqâms, et du Tunisien <strong>Saber Radhouani</strong>, aux graves exceptionnels. Une belle richesse née de la rencontre entre traditions multiples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La seconde partie est consacrée aux&nbsp;<em>Tableaux d&rsquo;une exposition</em>&nbsp;de Moussorgski. Chaque tableau y ménage un solo pour un musicien de l&rsquo;orchestre : un exercice formateur pour ces jeunes interprètes, appelés à porter seuls la couleur de l&rsquo;œuvre avant de se fondre à nouveau dans le <em>tutti</em>. Un programme généreux, une soirée qui confirme la vitalité de ce magnifique projet de rencontre entre des jeunes musiciens méditerranéens… Ovationnés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">Le concert s’est déroulé <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 20 juillet </mark>au <a href="https://www.lestheatres.net/fr/33-grand-theatre-de-provence">Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence</a></pre>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Léon, marchand de rêves</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 09:57:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Henri Mariel façonne un personnage attachant, héros de son seul-en-scène Léon le libraire, marchand de rêves. Sous la forme d&#8217;une fausse conférence aussi drôle qu&#8217;absurde, l&#8217;auteur, metteur en scène et comédien nantais livre une réflexion sur un métier trop souvent réduit à son seul aspect commercial. Fondateur du Théâtre de l&#8217;Entr&#8217;Acte en 1993 puis de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Henri Mariel</strong> façonne un personnage attachant, héros de son seul-en-scène <em>Léon le libraire, marchand de rêves.</em> Sous la forme d&rsquo;une fausse conférence aussi drôle qu&rsquo;absurde, l&rsquo;auteur, metteur en scène et comédien nantais livre une réflexion sur un métier trop souvent réduit à son seul aspect commercial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fondateur du Théâtre de l&rsquo;Entr&rsquo;Acte en 1993 puis de La Ruche, qu&rsquo;il dirige jusqu&rsquo;en 2025 avant de se consacrer à sa maison d&rsquo;édition, La Fabrique du Livre, Mariel construit un personnage insolite : Léon n’écrit pas, ne lit pas, il guide. Il ne vend pas des livres, il provoque des rencontres. Chaque conseil, énoncé avec un sourire malicieux, cache une vraie philosophie du métier, écouter avant de conseiller, ne jamais imposer ses goûts, s&rsquo;effacer devant les auteurs et les lecteurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le spectacle mêle humour fin, anecdotes truculentes et tendresse littéraire. On y croise, au détour d&rsquo;un rayon imaginaire, Colette, Proust ou Aragon, embarqués dans des dialogues improbables. <em>Zazie dans le métro</em> engage une conversation cocasse avec le <em>Grand Meaulnes</em> du <em>Domaine sans nom </em>comme si les personnages échappaient à leurs pages pour se répondre d&rsquo;un rayon à l&rsquo;autre, signe que, chez Léon, les classiques et leurs héros ne sont jamais figés mais continuent leur vie, autonomes et en liberté. Le ton oscille entre satire douce et poésie, porté par la voix grave et posée d&rsquo;un Henri Mariel particulièrement émouvant qui incarne un Léon parfois exaspérant avec ses certitudes et ses règles dogmatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À une époque où les librairies ferment et où la lecture recule, cet hommage vivant au livre, aux imaginaires et à ceux qui le font circuler fait du bien. Un petit moment de bonheur, hors du temps au petit goût de madeleine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Léon le libraire, marchand de rêves</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 25 juillet</mark>, au Figuier Pourpre<br><a href="https://poesieavignon.eu">Maison de la Poésie d'Avignon </a></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles<a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em> On y était</em> ici </a></p>
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		<title>Violetta s’invite à Salon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 07:50:33 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Chaque été, la cour Renaissance du Château de l’Empéri à Salon-de-Provence se métamorphose en théâtre à ciel ouvert pour accueillir des grandes pages du répertoire lyrique. Tout commence en 2006 avec une représentation de <em>Don Giovanni</em>. Dans la fosse, un chef au regard vif et à la baguette précise : Stefano Giaroli. La rencontre aurait pu n&rsquo;être qu&rsquo;une parenthèse estivale. Elle est devenue un rendez-vous fidèle. Le maestro est revenu chaque année, accompagné de l’Orchestre Symphonique des Cantieri d&rsquo;Arte et du Chœur de l&rsquo;Opéra de Parme. De <em>Rigoletto</em> à <em>La Bohème</em>, du <em>Barbier de Séville</em> à <em>Madame Butterfly</em>, de <em>Tosca</em> à <em>Carmen</em>, les chefs-d&rsquo;œuvre du répertoire ont tour à tour résonné dans la cour médiévale, portés par des voix venues des quatre coins de l&rsquo;Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Verdir son été</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour cette édition anniversaire, c&rsquo;est <em>La Traviata</em> de Verdi qui sera à l&rsquo;honneur le 22 juillet, avec une distribution de tout premier ordre. Pour incarner Violetta, on retrouvera <strong>Mihaela Dinu</strong>, soprano roumaine formée à l&rsquo;Académie de Musique de Bucarest. Sa carrière l&rsquo;a menée des scènes espagnoles aux théâtres italiens les plus prestigieux. Professeure de chant au Conservatoire de Salon-de-Provence jusqu&rsquo;en 2016, elle est aujourd&rsquo;hui l&rsquo;une des chevilles ouvrières du festival qu&rsquo;elle contribue à façonner.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À ses côtés, <strong>Danilo Formaggia</strong> prêtera sa voix à Alfredo. Ténor milanais lauréat du prix Enrico Caruso, il a fait carrière sur les plus grandes scènes mondiales – la Scala de Milan, la Fenice de Venise, le Sydney Opera House – formé notamment auprès du légendaire Alfredo Kraus. La critique salue en lui un chanteur de la grande école italienne, au timbre viril et au legato soigné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’inflexible Germont père sera quant à lui campé par le baryton bergamasque <strong>Marzio Giossi</strong>, l&rsquo;une des basses profondes du chant verdien contemporain. Primé dès ses débuts aux concours Bastianini et Voix Verdiennes, il a parcouru les scènes du monde entier, de la Scala au Théâtre des Champs-Élysées, en passant par le Regio de Parme et les Chorégies d&rsquo;Orange&nbsp;sous la direction de Claudio Abbado, Riccardo Muti et Myung-Whun Chung.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Auparavant, Les festivités auront débuté le 20 juillet par une projection à l&rsquo;Auditorium de l&rsquo;Atrium consacrée à la vie et à l&rsquo;œuvre de Verdi. Le 23, place à la légèreté avec une soirée pétillante consacrée à Jacques Offenbach : On retrouvera Mihaela Dinu, aux côtés de la soprano <strong>Stéphanie Portelli</strong>, le baryton <strong>Mickaël Guedj</strong> et le ténor <strong>Vincent Alary</strong> accompagnés au piano par <strong>Noéli Lantin</strong>.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br><strong><a href="https://festivalartlyriquesalon.fr/" data-type="link" data-id="https://festivalartlyriquesalon.fr/"> Festival d'Art Lyrique de Salon-de-Provence</a><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 20 au 23 juillet<br></mark></strong>Château de l’Empéri à Salon-de-Provence</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>
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		<title>Chaillol, 30 ans d’histoires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 07:49:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tout commence en 1996 sur la place de Saint-Bonnet-en-Champsaur. Un concert, une poignée de musiciens, des moyens inexistants. Régis, bénévole rapporte les souvenirs de ceux qui étaient déjà là : « Tout le monde se demandait ce que ça allait donner. Et 30 ans après, c&#8217;est une scène conventionnée. » Odile, 73 ans, bénévole également, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Tout commence en 1996 sur la place de Saint-Bonnet-en-Champsaur. Un concert, une poignée de musiciens, des moyens inexistants. Régis, bénévole rapporte les souvenirs de ceux qui étaient déjà là : « <em>Tout le monde se demandait ce que ça allait donner. Et 30 ans après, c&rsquo;est une scène conventionnée.</em> » Odile, 73 ans, bénévole également, se souvient d&rsquo;un concert « <em>jazzy à la façon du festival, c&rsquo;est-à-dire avec des influences diverses</em> ». Cette façon de mêler, croiser, ouvrir&nbsp;c’est la « <em>patte Chaillol</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui a rendu cette aventure possible, c&rsquo;est d&rsquo;abord un homme : <strong>Michaël Dian</strong>, directeur de l&rsquo;Espace Culturel depuis les origines, dont la vision artistique et la capacité à tisser des liens avec les artistes, les territoires, les publics, les élus, ont permis de développer l’événement, saison après saison. C’est aussi une équipe «&nbsp;<em>qui a l’amour du partage&nbsp;</em>», témoigne Thierry, spectateur régulier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui distingue Chaillol, c&rsquo;est son ancrage à un territoire : le Champsaur-Valgaudemar, le Buëch-Dévoluy et Serre-Ponçon. Églises, châteaux, kiosques, écoles, ou alpages, le festival fait de ses contraintes des atouts : « <em>Aller dans les vallées, les petites communes, jouer dans des endroits improbables. C&rsquo;est génial</em> », s’enthousiasme Thierry. Jean-Marie Amar, ancien vice-président de la communauté de communes se félicite : « <em>C&rsquo;est du haut de gamme qu&rsquo;on voit d&rsquo;habitude dans des théâtres, à Marseille, à Paris. Et là, c&rsquo;est chez nous.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Proximité</em>&nbsp;» est le mot qui revient dans toutes les bouches&nbsp;: avec les musiciens qu&rsquo;on croise à la sortie, verre à la main, avec les œuvres – Marielle, fidèle depuis 20 ans, se souvient avoir été émue aux larmes par une création de Georges Bœuf –, avec le public enfin, qui forme une communauté. Thierry le confirme : le festival « <em>n&rsquo;est pas snob</em> », il est « <em>ouvert à tous</em> ». Les tarifs le prouvent, l&rsquo;atmosphère le confirme. Dans un paysage festivalier fragmenté en «<em>&nbsp;esthétiques&nbsp;</em>», Chaillol a fait le choix de l&rsquo;éclectisme et de la création avec des commandes d&rsquo;œuvres désormais au cœur du projet.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Thierry s’en félicite avec humour « <em>parfois, il faut se mettre en danger,</em> […] <em>se décrasser les oreilles</em> ». Pour son anniversaire le festival aurait pu imaginer un grand événement. Pas son style. La célébration prendra la forme d&rsquo;une édition riche mais classique avec, du 17 juillet au 8 août, une vingtaine de concerts dans une dizaine de lieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Découvrir le monde</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Top départ à Chaillol avec la scène ouverte, prélude convivial pour musiciens amateurs. Dès le lendemain, <strong>Baptiste Bailly</strong> et son trio proposent&nbsp;<em>Amour Courtois</em>, répertoire fondé sur les mélodies profanes du XIV<sup>e</sup> siècles réinventés en dialogue avec le jazz et les musiques du monde, portées par un baryton et un oud. Puis le même Baptiste Bailly reviendra seul pour&nbsp;<em>Suds</em>, récital d&rsquo;improvisation où Albéniz côtoie Bill Evans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des lignes de force de cette édition repose sur les croisements et les hybridations. <strong>Clément Janinet</strong> réunit violon, trompette, accordéon et nyckelharpa, instrument suédois à cordes frottées, pour&nbsp;<em>Garden of Silences</em>, traversée au carrefour du jazz et des musiques baroques. <strong>Julien Grassen Barbe</strong>, lui, relie avec&nbsp;<em>¡ Adios Toledo !</em>&nbsp;les traditions de l&rsquo;Inde et la liturgie judéo-portugaise du Sud-Ouest avec sitar, tablas, guitare et piano, de Bayonne à Jérusalem en passant par Calcutta. <strong>Diana Soh</strong>, compositrice singapourienne, imagine pour le <strong>Quatuor Présages</strong>&nbsp;<em>Sous notre peau</em>, où Hildegarde de Bingen côtoie Stravinsky et des chants bulgares. L’organiste <strong>Thibaut Duret</strong> à la Cathédrale de Gap fait dialoguer Liszt et une création de la coréenne Selim Jeon, commande de l&rsquo;Espace de Chaillol.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre fil rouge : les voix du monde et ses mémoires qui résonnent en forêt d&rsquo;abord&nbsp;: la maison forestière du Sapet à La Bâtie-Neuve accueille un atelier d&rsquo;écriture avec <strong>Caroline Audibert</strong> suivi d&rsquo;un concert de <strong>Claire Menguy</strong>, violoncelle et voix mêlés. Puis avec <em>Les Transformations</em>, le <strong>Trio Nóta</strong> puise dans les chants de tradition orale pour retrouver ce temps où animaux, végétaux, fées et loups-garous habitaient le même monde. <strong>Christine Zayed</strong>, virtuose palestinienne du qanûn, dialogue avec <strong>Habib Meftah </strong>et <strong>Sylvain Barou</strong> entre maqâmât et improvisation. Et pour clore le festival, l&rsquo;ensemble <strong>Yamma</strong> et la voix de <strong>Talya G.A. Solan</strong> cheminent entre diwan yéménites, romances en ladino et nigunim hassidiques, transmettant l’héritage des diasporas juives de Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y aura aussi les redécouvertes. <strong>Marie Vermeulin</strong> joue au Château de Montmaur&nbsp;<em>Das Jahr</em>&nbsp;de Fanny Mendelssohn. <strong>Mandy Lerouge</strong>, chanteuse originaire des Hautes-Alpes, investit la cour du château de Tallard avec les <strong>Fleurs Noires, </strong>dix musiciennes pour un hommage aux compositrices de folklores ou tango argentin</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre deux concerts, le <strong>Zythos Quintette </strong>joue en plein air au kiosque de Gap, et le Musée Départemental ouvre ses portes à la violoncelliste <strong>Mayu Shviro</strong> et au percussionniste <strong>Nur Bar Goren</strong>. On pourra aussi retrouver le duo dans un concert nourri de rencontres en Asie et au Moyen-Orient.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br><strong>Festival de Chaillol<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 16 juillet au 8 août</mark></strong></pre>



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		<title>Festival des cheminots</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 09:29:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À travers une programmation engagée, le festival donne une place importante aux récits qui interrogent le monde du travail, ses transformations et les rapports humains qui s’y construisent. Débrayage de Rémi De Vos, explore les fragilités des individus confrontés au harcèlement moral, à la peur du déclassement et aux pressions d’une société aux normes imposées. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À travers une programmation engagée, le festival donne une place importante aux récits qui interrogent le monde du travail, ses transformations et les rapports humains qui s’y construisent. <em>Débrayage</em> de Rémi De Vos, explore les fragilités des individus confrontés au harcèlement moral, à la peur du déclassement et aux pressions d’une société aux normes imposées. Dans <em>Au bout du rouleau !</em> de Franck Didier, la comédie devient un miroir du monde de l’entreprise. Se déroulant lors d’un pot de départ à la retraite, le spectacle fait surgir secrets, conflits et inquiétudes autour d’une menace de délocalisation au Maroc. Avec <em>Emballage</em> d’André Benedetto, le festival revient sur une critique du capitalisme et la transformation de l’être humain en objet de consommation. D’autres créations prolongent cette réflexion autour des rapports de pouvoir, des ambitions personnelles ou des luttes face aux contraintes sociales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le festival ouvre aussi ses portes à la musique avec The Mullins et son rock aux accents irlandais, <em>Nos dernières fois</em> en cabaret chanté et la fanfare militante de la Conf’ du Pouêt. La jeunesse trouve également sa place avec des spectacles mêlant théâtre, cirque et musique et le projet Écol’lectif, porté par les enfants de <em>Copains du Monde</em> du Secours Populaire.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 4 au 18 juillet<br></mark></strong><br><a href="https://www.festivaloffavignon.com/lieux/211-pierre-semard" type="link" id="https://www.festivaloffavignon.com/lieux/211-pierre-semard">Centre culturel des cheminots, Théâtre La Rotonde</a></pre>



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		<title>Festival Interférences</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 08:53:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Organisé par la&#160;FEVIS&#160;– fédération professionnelle qui représente les ensembles musicaux indépendants,&#160;Interférences est un évènement musical au sein du Festival Off dédié à la rencontre de la musique avec les publics et les réseaux de salles pluridisciplinaires. Des spectacles courts, mettent en lumière la&#160;création musicale&#160;au cœur de l’immense foisonnement artistique que représente Avignon. L’occasion de découvrir [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Organisé par la&nbsp;FEVIS&nbsp;– fédération professionnelle qui représente les ensembles musicaux indépendants,&nbsp;Interférences est un évènement musical au sein du Festival Off dédié à la rencontre de la musique avec les publics et les réseaux de salles pluridisciplinaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des spectacles courts, mettent en lumière la&nbsp;création musicale&nbsp;au cœur de l’immense foisonnement artistique que représente Avignon. L’occasion de découvrir des productions venues de toute la France, du baroque au plus contemporain, sous forme de petits concerts . 11 en tout, dans les très belles salles de la Collection Lambert puis de l’Archivolte</p>



<p class="wp-block-paragraph">qui reçoivent deux programmes de concerts qui se succèdent chaque jour. Les ensembles de la région seront bien représentés avec les Voix animées et C Barré dirigé par Sébastien Boin.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">du 8 au 12 juillet de 10h à 18h<br></mark></strong><br><a href="https://collectionlambert.com/" type="link" id="https://collectionlambert.com/">Collection Lambert<br></a><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">du 13 au 17 juillet de 10hà 17h30<br></mark></strong><br><a href="https://www.festivaloffavignon.com/lieux/362-l-archivolte-chapelle-du-miracle" type="link" id="https://www.festivaloffavignon.com/lieux/362-l-archivolte-chapelle-du-miracle">Archivolte, Chapelle du miracle</a></pre>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Lovemusic</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 09:12:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À l’issue d’une résidence au GMEM, le collectif Lovemusic présente United States of Love 2.0, un concert consacré aux œuvres de jeunes compositrices et compositeurs de l’University of California, Berkeley. Durant plusieurs semaines, les membres de Lovemusic ont accompagné ces créateurs dans un processus de transformation des pièces, nourri par les répétitions et les sessions [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À l’issue d’une résidence au GMEM, le collectif Lovemusic présente <em>United States of Love 2.0</em>, un concert consacré aux œuvres de jeunes compositrices et compositeurs de l’University of California, Berkeley. Durant plusieurs semaines, les membres de Lovemusic ont accompagné ces créateurs dans un processus de transformation des pièces, nourri par les répétitions et les sessions d’enregistrement. Cette démarche est cœur de l’identité du collectif. Fondé à Strasbourg, celui-ci s’attache à défendre la musique contemporaine à travers des collaborations horizontales et une approche immersive du concert. Sans chef, les musiciennes et musiciens apprennent à développer l’écoute collective et la scène devient un lieu d’interaction directe avec le public. Lumière, vidéo et scénographie participent à leurs propositions, pensées comme de véritables expériences sensorielles. </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>A.-M.T.</em><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">26 juin <br></mark>Friche Belle de Mai</strong>, Marseille</pre>



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		<title>Traduire, interpréter</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 08:05:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On connaissait Tedi Papavrami comme violoniste de renommée internationale&#160;: né à Tirana, en Albanie, enfant prodige formé par son père puis au Conservatoire de Paris où il décroche un Premier Prix à quinze ans, il a construit une carrière internationale sur les plus grandes scènes du monde. On sait moins que l’homme est aussi, depuis [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">On connaissait <strong>Tedi Papavrami</strong> comme violoniste de renommée internationale&nbsp;: né à Tirana, en Albanie, enfant prodige formé par son père puis au Conservatoire de Paris où il décroche un Premier Prix à quinze ans, il a construit une carrière internationale sur les plus grandes scènes du monde. On sait moins que l’homme est aussi, depuis plus de vingt ans, le traducteur de l&rsquo;œuvre de l’immense Ismaïl Kadaré, écrivain sous la dictature d&rsquo;Enver Hoxha, exilé en France en 1990, lauréat du Man Booker International Prize en 2005, quinze fois cité pour le Nobel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est par l&rsquo;intermédiaire de son père, ami et grand lecteur de Kadaré, que le jeune musicien découvre l’auteur albanais. Un été, presque par jeu, il commence à traduire quelques-unes de ses nouvelles. La passion s&rsquo;installe. Depuis les années 2000, il succède à Jusuf Vrioni – le grand traducteur historique –, signant notamment <em>L&rsquo;Accident</em>, <em>L&rsquo;Entravée</em>, <em>La Poupée</em> ou <em>Matinées au café Rostand</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Travail de l’ombre</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant de prendre la parole, Papavrami a saisi son violon pour offrir au public la <em>Chaconne </em>de Bach&nbsp;mettant en lumière le paradoxe entre les deux activités. Lorsqu’il interprète, le musicien est souverain : il s&rsquo;approprie la partition, y impose sa patte, son tempo, sa sensibilité. À l&rsquo;issue d&rsquo;un concert, c&rsquo;est lui que le public acclame. Souriant, Papavrami témoigne que même lorsqu’un compositeur contemporain est dans la salle, on l&rsquo;invite seulement à saluer à la fin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le traducteur, lui, doit faire le chemin inverse : son talent se mesure à sa capacité à disparaître, à restituer une voix sans jamais s&rsquo;y substituer. Ce travail de l&rsquo;ombre exige patience, écoute et rigueur&nbsp;: trouver le mot juste, saisir une nuance, comprendre non seulement une langue mais tout un imaginaire – imaginaire que l’IA qui menace le métier de traducteur ne parviendra jamais à restituer. Pour Papavrami, l’imaginaire de Kadaré est aussi le sien : celui d’une terre quittée brutalement à l’âge de onze ans.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br>La rencontre s’est déroulée le <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19 juin</mark></strong> à l’Alcazar, Marseille.</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Une programmation à découvrir jusqu’en octobre<br></strong>Après cettepremière rencontre, le temps fort <em>La traduction en coulisse</em> se poursuit jusqu’au 24 octobre. Dans quelques jours c’est Khaled Osman qui viendra parler le 26 juin de son travail autour de l’œuvre de Naguib Mahfouz, auteur égyptien lauréat du prix Nobel. La suite se passe à l’automne avec Dominique Vittoz qui a traduit 24 livres de l’auteur italien Andrea Camilleri. Des ateliers d’initiation à la traduction littéraire (arabe, turc, grec) sont également au programme.</pre>



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		<title>Marseille en corps</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 07:57:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Donner corps aux résistances Entre installation monumentale, paysage sonore et chorégraphie collective, Feda Wardak et Saïdo Lehlouh composent une œuvre saisissante sur la mémoire, l’extraction et la résistance des corps Mardi 16 juin, le Centre de la Vieille Charité affiche complet pour l’une des propositions les plus attendues du Festival de Marseille Avec Ce que [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Donner corps aux résistances</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Entre installation monumentale, paysage sonore et chorégraphie collective, Feda Wardak et Saïdo Lehlouh composent une œuvre saisissante sur la mémoire, l’extraction et la résistance des corps</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mardi 16 juin, le Centre de la Vieille Charité affiche complet pour l’une des propositions les plus attendues du Festival de Marseille Avec <em>Ce que le ciel ne sait pas</em>, l&rsquo;architecte et artiste afghan Feda Wardak et le chorégraphe Saïdo Lehlouh proposent une œuvre à la croisée des arts plastiques, de l&rsquo;architecture et de la danse. Au centre de la cour trône une imposante structure recouverte d’une immense toile de camouflage. Le dispositif scénique, à lui seul, installe une tension sourde. À sa base, un plan incliné semé de rochers et encadré de quatre tourelles d’angle portant des projecteurs évoquant irrésistiblement des miradors.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Diffusée par les haut-parleurs disposés aux quatre coins du site, la voix de Barack Obama émerge dans l’obscurité. Parmi les mots qui nous parviennent, l’expression « kill list » résonne avec une froideur glaçante. Autour de la structure, des formes minérales enveloppées de draps s’animent peu à peu. Les pierres prennent vie, se redressent et révèlent des corps d’hommes et de femmes couleur sable. Lentement, elles s’éveillent et s’organisent sous nos yeux, comme une colonie d’insectes à travers le regard d’un entomologiste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Soudain une frappe de drone semble donner son sens au titre du spectacle, <em>Ce que le ciel ne sait pas</em>. Les corps s’agitent comme des fantômes, leurs ombres monumentales projetées sur les murs de la chapelle, transforment l’architecture de la Vieille Charité en caisse de résonance du drame. Grâce au travail sonore binaural, la Vieille Charité tout entière semble traversée par une présence invisible, de voix chuchotées, clandestines. Peu à peu, le voile qui recouvre la superstructure est retiré révélant un immense escalier en colimaçon. La tour s’anime, figurant une foreuse, initiant un ballet digne de Sisyphe. Les silhouettes pénètrent dans les entrailles de la structure pour en extraire des pierres, image saisissante qui évoque à la fois l’exploitation minière et l’épuisement des sols afghans. Malgré la dureté du labeur, une vie collective persiste au pied de la tour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l’une des séquences les plus marquantes, une femme se détache du groupe. Portée par une chorégraphie d’une extrême lenteur, elle fait de sa chevelure un véritable partenaire de danse. Dans ce mouvement suspendu, entre résistance et abandon, le spectacle trouve l’une de ses images les plus poétiques et les plus bouleversantes. Au récit dominant, construit depuis le ciel, les artistes afghans répondent par un récit souterrain. Des applaudissements nourris viennent saluer cette création qui interroge les mécanismes de domination tout en donnant corps aux résistances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ISABELLE RAINALDI</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En corps, après l’explosion</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Avec <em>Magec/The desert</em> le chorégraphe Radouan Mriziga signe un hymne à la vie</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plateau est dans le noir. Un homme accroupi tente d&rsquo;allumer un feu. Il échoue. Recommence. Y parvient. Une procession s&rsquo;avance composée de silhouettes masquées, mi-humaines mi-animales. On se croirait dans&nbsp;<em>Dune</em>, ce roman de Frank Herbert des années 1960, qui se déroule dans un empire néoféodal peuplé d’habitants vivant dans un désert d’une aridité extrême.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans un univers similaire que <strong>Radouan Mriziga</strong> nous installe&nbsp;; un désert post-apocalyptique aux allures de mythe fondateur. Dans le ciel, un grand cercle blanc – soleil, cadran solaire, écran de projection – orchestre le temps et les évènements. Il est support au défilement de petits films : un champignon atomique, des créatures hybrides, figées qui s&rsquo;animent lentement, le Sahara comme terrain d&rsquo;expérimentation nucléaire de l’armée française. Le texte qui se déploie en amazigh, arabe, anglais et français évoque les essais du CEA et le sort de la gerboise, cet animal aux pattes arrière bondissantes, survivant sur neuf générations à neuf explosions. Les mots parlent aussi de rêve, de révolte, de la posture verticale comme acte de résistance et des expériences qui ont été déplacées chez les frères de Mururoa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les sept danseurs, issus de la danse contemporaine et du hip-hop, incarnent un bestiaire imaginaire avec un réalisme saisissant. Les costumes de Salah Barka, symboliques et mythologiques, rendent oniriques ces transformations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Seule femme sur le plateau, hiératique dans sa longue robe zébrée noire et blanche, le visage dissimulé derrière un masque d&rsquo;antilope, la DJ et productrice tunisienne <strong>Deena Abdelwahed</strong> tient le rôle de maîtresse de cérémonie et de compositrice en direct. Elle mêle pulsations électro et mélodies sahariennes, fusion d’une musique à la fois rituelle et futuriste, comme la pièce elle-même qui exulte, rappelle les cérémonies des peuples nomades, célèbre la culture amazighe avec une fraternité joyeuse. Après la catastrophe, la nature et les hommes reprennent leurs droits dans une belle alliance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deuxième volet d&rsquo;une trilogie qui s&rsquo;est ouvert avec&nbsp;<em>Atlas / the Mountain</em>&nbsp;et se poursuivra, en respect de la géographie vers la mer,&nbsp;<em>Magec / the Desert</em>&nbsp;est une œuvre politique, poétique, écologique et charnelle. Radouan Mriziga, chorégraphe bruxellois d&rsquo;origine marocaine, réussit à faire du désert ce qu&rsquo;il est réellement : non pas du vide, mais un lieu de mémoires, de savoirs et de résistances, un territoire dans lequel, même après l’explosion, la vie et la source peuvent renaître.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br>Magec / The Desert a été donné <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 19 juin</mark></strong> à La Criée</pre>



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		<title>[VAR OPÉRA] Quand Le Barbier de Séville rase gratis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 12:23:39 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Initié par le Conseil départemental du Var en partenariat avec l&rsquo;Opéra de Toulon, <em><strong>Var Opéra</strong></em> est désormais un rendez-vous populaire de l&rsquo;été provençal. Cette année, c&rsquo;est <em>Il Barbiere di Siviglia</em> de Gioachino Rossini qui est à l&rsquo;honneur, sous le titre <em>Figaro ci, Figaro là</em>. Un programme d&rsquo;extraits d&rsquo;une heure, conçu pour les scènes à ciel ouvert, interprété par l&rsquo;<strong>Orchestre de l&rsquo;Opéra de Toulon </strong>et trois solistes, sous la direction d’<strong>Hélio Vida</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tournée débute le mercredi 8 juillet à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, sur le parvis de la Basilique, cadre saisissant pour une ouverture en fanfare. Le lendemain, c&rsquo;est Vidauban qui accueille le spectacle place Georges-Clemenceau. Saint-Paul-en-Forêt prend le relais le vendredi 10 juillet place du Champ de Foire, avant que Brignoles n&rsquo;ouvre ses portes place Saint-Pierre le samedi 11 juillet. La tournée se poursuivra le 13 juillet à Cavalaire-sur-Mer sur l&rsquo;esplanade Saint-Estelle et le 15 juillet au Castellet.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> La direction musicale est confiée à Hélio Vida, dont la connaissance précise de la partition de Rossini et la capacité à faire sonner un orchestre en extérieur constituent des atouts évidents pour une tournée de ce format. Pianiste et chef d&rsquo;orchestre originaire de Patos de Minas au Brésil, il dirige l&rsquo;Opéra studio OperAvenir du Théâtre de Bâle, où il a forgé une réputation solide dans le répertoire rossinien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Au casting</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le baryton <strong>Carlos Natale</strong> incarne Figaro, personnage central de l&rsquo;œuvre, barbier débrouillard et maître de l&rsquo;intrigue, dont l&rsquo;aria <em>Largo al factotum</em> reste l&rsquo;un des morceaux les plus célèbres du répertoire lyrique. Né à Buenos Aires, il a commencé à chanter dès l&rsquo;âge de quatre ans avec l&rsquo;orchestre de tango de son père avant de se tourner vers l&rsquo;art lyrique. Il est depuis invité sur les scènes les plus importantes d’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Éléonore Gagey</strong> prête sa voix à Rosina, jeune pupille sous tutelle dont la verve et l&rsquo;intelligence musicale font toute la séduction du personnage. La mezzo-soprano française a déjà incarné Rosina à plusieurs reprises et aborde le rôle avec une ligne vocale d&rsquo;une grande élégance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le ténor néo-zélandais <strong>Zachary McCulloch</strong> complète le trio dans le rôle du comte Almaviva, prétendant dissimulé sous plusieurs déguisements tout au long de l&rsquo;œuvre. Reconnu pour son lyrisme agile, il a chanté des rôles de bel canto avec les plus grandes compagnies d&rsquo;Europe, et d&rsquo;Amérique du Nord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les six concerts sont entièrement gratuits et sans réservation. Une occasion accessible à tous de découvrir ou retrouver Rossini dans des lieux de caractère, au cœur de l&rsquo;été varois.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br><strong>Var Opéra<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 8 au 15 juillet<br></mark></strong>Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, Vidauban, Saint-Paul-en-Forêt, Brignoles, Cavalaire-sur-Mer, Castellet</pre>



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