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	<title>Anne-Marie Thomazeau, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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	<title>Anne-Marie Thomazeau, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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		<title>[VAR OPÉRA] Quand Le Barbier de Séville rase gratis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 12:23:39 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">Initié par le Conseil départemental du Var en partenariat avec l&rsquo;Opéra de Toulon, <em><strong>Var Opéra</strong></em> est désormais un rendez-vous populaire de l&rsquo;été provençal. Cette année, c&rsquo;est <em>Il Barbiere di Siviglia</em> de Gioachino Rossini qui est à l&rsquo;honneur, sous le titre <em>Figaro ci, Figaro là</em>. Un programme d&rsquo;extraits d&rsquo;une heure, conçu pour les scènes à ciel ouvert, interprété par l&rsquo;<strong>Orchestre de l&rsquo;Opéra de Toulon </strong>et trois solistes, sous la direction d’<strong>Hélio Vida</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La tournée débute le mercredi 8 juillet à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, sur le parvis de la Basilique, cadre saisissant pour une ouverture en fanfare. Le lendemain, c&rsquo;est Vidauban qui accueille le spectacle place Georges-Clemenceau. Saint-Paul-en-Forêt prend le relais le vendredi 10 juillet place du Champ de Foire, avant que Brignoles n&rsquo;ouvre ses portes place Saint-Pierre le samedi 11 juillet. La tournée se poursuivra le 13 juillet à Cavalaire-sur-Mer sur l&rsquo;esplanade Saint-Estelle et le 15 juillet au Castellet.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> La direction musicale est confiée à Hélio Vida, dont la connaissance précise de la partition de Rossini et la capacité à faire sonner un orchestre en extérieur constituent des atouts évidents pour une tournée de ce format. Pianiste et chef d&rsquo;orchestre originaire de Patos de Minas au Brésil, il dirige l&rsquo;Opéra studio OperAvenir du Théâtre de Bâle, où il a forgé une réputation solide dans le répertoire rossinien.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Au casting</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le baryton <strong>Carlos Natale</strong> incarne Figaro, personnage central de l&rsquo;œuvre, barbier débrouillard et maître de l&rsquo;intrigue, dont l&rsquo;aria <em>Largo al factotum</em> reste l&rsquo;un des morceaux les plus célèbres du répertoire lyrique. Né à Buenos Aires, il a commencé à chanter dès l&rsquo;âge de quatre ans avec l&rsquo;orchestre de tango de son père avant de se tourner vers l&rsquo;art lyrique. Il est depuis invité sur les scènes les plus importantes d’Europe.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Éléonore Gagey</strong> prête sa voix à Rosina, jeune pupille sous tutelle dont la verve et l&rsquo;intelligence musicale font toute la séduction du personnage. La mezzo-soprano française a déjà incarné Rosina à plusieurs reprises et aborde le rôle avec une ligne vocale d&rsquo;une grande élégance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le ténor néo-zélandais <strong>Zachary McCulloch</strong> complète le trio dans le rôle du comte Almaviva, prétendant dissimulé sous plusieurs déguisements tout au long de l&rsquo;œuvre. Reconnu pour son lyrisme agile, il a chanté des rôles de bel canto avec les plus grandes compagnies d&rsquo;Europe, et d&rsquo;Amérique du Nord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les six concerts sont entièrement gratuits et sans réservation. Une occasion accessible à tous de découvrir ou retrouver Rossini dans des lieux de caractère, au cœur de l&rsquo;été varois.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br><strong>Var Opéra<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 8 au 15 juillet<br></mark></strong>Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, Vidauban, Saint-Paul-en-Forêt, Brignoles, Cavalaire-sur-Mer, Castellet</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
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		<title>[FLÂNERIES D’ART CONTEMPORAIN] À Aix, l’art contemporain dans son jardin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 11:57:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fondée en 2002 par la comédienne Andréa Ferréol, ce rendez-vous adoré du public aixois, doit sa longévité à l’enthousiasme et à la détermination de sa fondatrice qui porte chaque année ce projet avec la même conviction : faire découvrir l’art contemporain en ouvrant au public les plus beaux jardins d’Aix-en-Provence, gratuitement. Les 20 et 21 [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Fondée en 2002 par la comédienne <strong>Andréa Ferréol</strong>, ce rendez-vous adoré du public aixois, doit sa longévité à l’enthousiasme et à la détermination de sa fondatrice qui porte chaque année ce projet avec la même conviction : faire découvrir l’art contemporain en ouvrant au public les plus beaux jardins d’Aix-en-Provence, gratuitement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les 20 et 21 juin, trois jardins du centre historique – Mérindol, des Étuves, des Guerriers – accueilleront peintres, sculpteurs, photographes, céramistes, musiciens, comédiens et danseurs. La programmation de cette édition anniversaire est dense. Parmi les exposants, <strong>Peter Knapp</strong>, photographe et directeur artistique suisse, figure centrale de la presse des années 1960-1970, présente son travail au Jardin des Étuves. Le street-art est représenté par <strong>Thoma Vuille</strong>, connu sous le nom de M. Chat, dont le personnage jaune est devenu l&rsquo;une des icônes du genre en France, et par <strong>César Malfi</strong>, dont les fresques – certaines, comme celle de 1300 m<sup>2</sup> installées à l’aéroport de Nice, sont gigantesques – et puisent dans le répertoire de l&rsquo;art antique. Au jardin Mérindol, les sculptures de <strong>Fabrice Magnée</strong> – des personnages assemblés à partir de vieux clous de parfois 800 ans d’âge –, qui avaient été déjà remarquées l’an dernier, s’exposent à nouveau avec leur imaginaire poétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Concerts et lectures</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les concerts jalonnent les deux journées. Le vendredi soir, le guitariste <strong>Emmanuel Rossfelder</strong>, Victoire de la Musique 2004, partage la soirée d&rsquo;ouverture à La Manufacture avec le mandoliniste <strong>Vincent Beer-Demander</strong>. Le samedi, le pianiste <strong>Jean-François Zygel</strong>, dont les spectacles d’improvisations font la joie de la vie musicale française, se produit en fin d&rsquo;après-midi au jardin des Étuves. Le dimanche, le duo piano-soprano <strong>Antoine Palloc</strong> et clôt la programmation musicale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On pourra aussi entendre le pianiste <strong>Nans Bart</strong>, la harpiste <strong>Amelya Saad Wu</strong> et le violoniste <strong>Christian Fromentin</strong>. Les lectures occupent également une place importante. <strong>Béatrice Agenin</strong> et Andréa Ferréol liront des lettres entre l’écrivaine Colette et l’actrice Marguerite Moreno ; <strong>Samuel Labarthe</strong> et <strong>Pierre Santini</strong> donnent voix à la correspondance entre Clémenceau et Monet. Le dimanche, <strong>David Foenkinos</strong>, auteur de&nbsp;<em>Charlotte</em>&nbsp;et de&nbsp;<em>La Délicatesse</em>, prend la parole au jardin des Étuves. Enfin, Le G.U.I.D. du Ballet Preljocaj investit pour sa part le jardin des Guerriers avec des extraits du répertoire d&rsquo;Angelin Preljocaj.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br><strong> Les Flâneries d'art contemporain<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 et 21 juin<br></mark></strong>JardinsMérindol, des Étuves, des Guerriers<br>Aix-en-Provence</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/"><em>Arts Visuels</em> ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>La belle semaine d’Oh les beaux jours</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 07:20:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nos larmes Séquence émotion du Festival que ce spectacle Nos Larmes imaginé par la chanteuse Maissiat. Les textes, fruits d’ateliers d’écriture organisés au Centre hospitalier Valvert, ont été restitués en musique par les patients eux-mêmes. À travers ces cascades de petites larmes, émouvantes ou cinglantes, on entend la tristesse mais aussi l’abandon, l’impuissance, la colère, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Nos larmes</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Séquence émotion du Festival que ce spectacle <em>Nos Larmes</em> imaginé par la chanteuse <strong>Maissiat</strong>. Les textes, fruits d’ateliers d’écriture organisés au Centre hospitalier Valvert, ont été restitués en musique par les patients eux-mêmes. À travers ces cascades de petites larmes, émouvantes ou cinglantes, on entend la tristesse mais aussi l’abandon, l’impuissance, la colère, le sentiment d’injustice, l’histoire qui se répète, la folie des guerres, les cris étouffés de ceux à qui on a répété «&nbsp;un homme ça ne pleure pas&nbsp;». Quand la lumière s’allume, les larmes ne sont plus seulement sur la scène.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Siestes acoustiques<br></mark></strong>Assister à une <em>sieste acoustique,</em> c’est entrer dans une bulle de douceur et comprendre combien, dans un monde devenu virtuel, nous avons besoin de liens, de proximité et de confiance en l’autre comme celle d&rsquo;accepter de s’endormir à côté d’un inconnu. Tandis qu’on ferme les yeux, Guillaume Poix – il vient d’obtenir le prix littéraire du barreau de Marseille – raconte la mer, les voiles et les criques du bord de mer, la journée qui commence, « <em>la joie qui n’a d’autres regards que le temps pur</em> ». Sa voix caresse les corps allongés dans la salle Billoud du Conservatoire Barbizet. Les musiciens Bastien Lallemant, Maissiat, JP Nataf, Maëva le Berre, illustrent en musique dans de doux Blues aux inspirations « bashungiennes ». Tiens, mais déjà certains ronflent et apportent une pulsation à l’ensemble. C’est chaleureux, enveloppant, consolant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les Voix de Camus</mark></strong><br>Fidèle à ses grands entretiens posthumes, le festival a choisi cette année de célébrer Albert Camus. Né en Algérie en 1913, l’enfant du quartier pauvre de Belcourt a puisé sur les rives méditerranéennes ce « tragique solaire » qui infuse sur toute son œuvre. Écrivain engagé, philosophe de l’absurde, Camus se définissait d’abord comme un artiste. C’est autour de cette vision que l’écrivain franco-afghan Atiq Rahimi (prix Goncourt 2008) et Rémi Baille (La Crique, éditions le Bruit du Monde) ont échangé. Ils nous ont parlé de « leur » Camus, découvert à l’adolescence mais qui les accompagne encore. L’occasion d’entendre la voix de l’écrivain grâce à des extraits radiophoniques et la lettre à son ancien instituteur Louis Germain, qu’il remercia, quelques jours après avoir appris qu&rsquo;il recevait le prix Nobel de Littérature, de lui avoir permis d’obtenir une bourse pour poursuivre ses études. Une gratitude profonde qui a donné lieu sur la scène de la Vieille Charité à la lecture d’écrits de jeunes lycéens « à la manière de… »</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Delerm en point d’orgue<br></mark></strong>Adolescent, Vincent Delerm n&rsquo;aimait pas lire, au grand dam de son père Philippe, professeur qui venait tout juste de connaître le succès avec ses <em>Petites gorgées de bière</em>. Devenu adulte, pianiste et chanteur, Delerm film n&rsquo;a cessé depuis de se glisser dans les livres et d&rsquo;en faire des chansons qui ressemblent à des nouvelles. Pour cette soirée de clôture du festival, la nuit tombant sur le Fort Saint-Jean, Vincent a chanté son amour pour la littérature : celle qu&rsquo;on chine sur un étal de bouquiniste au bord de la Seine, celle des délicats Modiano et Holder. Une soirée pleine de douce ironie et de nostalgie qui le ramène – et nous avec lui – à ces vendredis soirs, aux côtés des parents devant le sacro-saint Apostrophes de Bernard Pivot.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br><strong> Oh les beaux jours</strong> s’est tenu <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>du 26 au 31 mai</strong></mark> à Marseille.</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Verve aveyronnaise<br></mark></strong>Alain Guiraudie, bien connu pour son film L’inconnu du lac de 2013, a régalé le public avec sa verve aveyronnaise, son franc parler et les anecdotes cocasses sous lesquelles se cachent une « mâle gaité » et une profondeur d’une grande humanité. La conversation à bâtons rompus avec Chloë Cambreling a fait surgir des éclairages sur son œuvre qui passe sans arrêt du livre au film et inversement. Sa boulimie pour les mots et les histoires le fait imaginer des rencontres au cours d’errances des personnages, mélangeant rêve et réalité. Ainsi les fantasmes lui permettent de franchir des limites. Et il ne s’en prive pas. Il a été question des 1000 pages de Rabalaïre (2021) et de leur suite Pour les siècles des siècles (2024), avec un curé très particulier qui dort avec ses paroissiens, d’hommes nus dans les forêts… Et ce n’est pas fini. Notons que tous ses livres sont édités chez P.O.L. <br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Souvenirs d’enfance<br></mark></strong>Avale (Grasset), premier roman de Séphora Pondi, a déjà reçu 2 prix. Comédienne accomplie d’une grande intensité, le texte est tout autant ravageur que son jeu, repéré et inoubliable alors qu’elle était élève de l’Eracm à Marseille. Après son passage au TNS, elle est maintenant pensionnaire de la Comédie-Française. Soutenues par la musique d’Edgard Chenest, la voix et la langue se sont imposées. Deux personnages centraux, des souvenirs de l’enfance, des premières amitiés surgissent avec une certaine violence. Séphora a choisi de ne rien dévoiler sur le déroulement de l’intrigue et ne lit rien au-delà des cinquante premières pages. À découvrir. <br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ne pas oublier Shaïna<br></mark></strong>Une émotion mêlée de révolte a traversé la grande salle de La Criée pendant la lecture de Negar Haeri, avocate de la famille de Shaïna, adolescente poignardée et brûlée vive en 2017. Elle avait d’abord été victime de viols en réunion, de chantage. Enceinte, elle voulait garder l’enfant. Son violeur avait alors organisé sa mise à mort. Cinq procès ont été nécessaires pour arriver à la condamnation. Negar Haeri n’a pas connu Shaïna, mais elle s’adresse à elle dans un texte sobre, voulant que le livre offre à la jeune fille « un tombeau à l’abri de la violence du monde ». Son livre porte le titre La jeune fille et la mort, emprunté au quatuor à cordes de Shubert exécuté en live par quatre musiciens remarquables. C.B.<br></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici</a></p>
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		<title>« Oh les beaux jours » ravive le souvenir d’Omar Sharif, et d’un monde disparu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 07:42:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre de la Saison Méditerranée et du programme Livres des deux rives, le festival Oh les beaux jours ! a réuni au fort Saint-Jean du Mucem cinq écrivain(e)s autour d&#8217;une invitation : monter sur scène avec un texte, une figure, un souvenir autour de la légende d’Omar Sharif. Ni spectacle, ni performance, cet [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre de la Saison Méditerranée et du programme <em>Livres des deux rives</em>, le festival <em>Oh les beaux jours !</em> a réuni au fort Saint-Jean du Mucem cinq écrivain(e)s autour d&rsquo;une invitation : monter sur scène avec un texte, une figure, un souvenir autour de la légende d’Omar Sharif. Ni spectacle, ni performance, cet engagement dans une littérature vivante était mis en scène par <strong>Amine Adjina </strong>avec une inventivité remarquable. Omar Sharif est là, bien sûr. Il donne son nom à la soirée. Mais il n&rsquo;en est pas le seul héros. Plutôt le prétexte, le fil conducteur, la porte d&rsquo;entrée vers un monde arabe des années 1960 restitué dans toute sa complexité : radieux et politique, romanesque et douloureux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marwan Chahine</strong>, alors qu’il est correspondant du journal <em>Libération</em> en Égypte, se souvient d’avoir croisé l’acteur dans un hôtel du Caire sans reconnaître le <em>«&nbsp;vieux moustachu en peignoir</em>&nbsp;». Ce ratage évolue vers un hommage à l’immense chanteuse Warda, «&nbsp;la Rose&nbsp;», qu&rsquo;il découvrira – pour avoir dû écrire sa nécrologie – le lendemain de sa mort, lui qui avait toute sa vie tenue à distance les mélodies arabes sirupeuses que son père libanais exilé en France écoutait avec mélancolie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’écrivaine <strong>Nassera Tamer </strong>prête sa voix à Faten Hamama, l&rsquo;unique épouse du grand Omar pour laquelle il se convertit à l’Islam.&nbsp;On découvre dans un sublime monologue la passion de celle qui fut ignoré de ce côté de la Méditerranée, la seule pourtant à connaître, derrière le sourire «&nbsp;<em>large comme le Nil&nbsp;</em>» de l’acteur, le clinquant des palaces et des ovations, ses petites lâchetés, sa haine viscérale des injustices et sa blessure jamais guérie de la terre quittée : Alexandrie où il était né et Le Caire qu’il retrouva pour mourir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Époque nostalgisée</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le monde arabe de ces années-là, c&rsquo;est aussi celui des mères et des enfants pauvres qui regardent les films égyptiens, seules fenêtres sur le monde. Le cinéaste et écrivain <strong>Abdellah Taïa</strong>, dans une prestation à la fois drôle, touchante et enthousiasmante s&rsquo;en souvient. Il fait revivre la petite pièce de la maison de Salé (Maroc) dans laquelle, Ommi (maman), ses sœurs et lui, l’enfant gay, entassés, se passionnent pour la ténébreuse Berlenti Abdel Hamid, éternellement en colère, qui voulait dominer les hommes et refusait la morale officielle de femme dévouée. Un hymne aussi à cette mère insolente et sauvage qui lui a appris à écrire, à résister et à crier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette époque dorée, nostalgisée porte aussi en elle ses propres trahisons. La Tunisienne <strong>Amira Ghenim</strong>,le dit avec force en arabe en convoquant Bourguiba&nbsp;: elle raconte le retour triomphal depuis Marseille et son fort Saint-Nicolas, les cinq premières années de cette immense révolution… Puis décrit le pouvoir qui s&rsquo;éternise et la déchéance&nbsp;: «&nbsp;<em>Pourquoi n&rsquo;as-tu pas été traitreusement assassiné. Tu serais parti comme un grand leader ?</em> » La question que son père murmure le matin du coup d’État de Ben Ali traverse l’espace comme une lame.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’éditrice algérienne <strong>Maya Ouabadi</strong> prolonge cette méditation sur les grandes causes et leurs ombres, en rendant hommage à deux femmes : l’écrivaine algérienne Assia Djebar et Josie Fanon, épouse française de Frantz, devenue militante algérienne. Elle se suicida à Alger en 1989, désillusionnée par le pays pour lequel elle avait tout donné. Sur fond de photos, de musique et d&rsquo;extraits de films, la soirée a porté le deuil d&rsquo;un monde qui fut, ou plus sûrement, de ce qu&rsquo;il aurait pu advenir : brillant, érudit, vivifiant.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br> La soirée s’est déroulée<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> le 21 mai </mark>au Fort Saint-Jean (Mucem).<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ça continue</mark></strong><br>Lectures musicales, rencontres, débats… Oh les Beaux jours continuent jusqu’au 31 mai.</pre>



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		<title>Juif, musulman… dans le regard de l’autre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 07:41:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Cléo Cohen]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Elle a grandi à Paris, vécu à Tunis, appris l&#8217;arabe, et c&#8217;est à Marseille qu&#8217;elle a finalement posé ses valises, quelques mois après le 7 octobre 2023. Cléo Cohen, 32 ans, petite-fille de juifs tunisiens et algériens, n&#8217;en finit pas de renouer les fils d&#8217;une histoire familiale. Après son documentaire autobiographique Que Dieu te protège, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Elle a grandi à Paris, vécu à Tunis, appris l&rsquo;arabe, et c&rsquo;est à Marseille qu&rsquo;elle a finalement posé ses valises, quelques mois après le 7 octobre 2023. Cléo Cohen, 32 ans, petite-fille de juifs tunisiens et algériens, n&rsquo;en finit pas de renouer les fils d&rsquo;une histoire familiale. Après son documentaire autobiographique <em>Que Dieu te protège</em>, sorti en 2021 qui partait d&rsquo;une question personnelle : faut-il choisir entre être française, juive et arabe ? – pour y répondre, elle avait rendu visite à chacun de ses quatre grands-parents, juifs d&rsquo;origine algérienne et tunisienne exilés en France dans les années 1960 – elle s&rsquo;attaque à cette série radiophonique, commandée par le chercheur britannique Samuel Everett, dont la famille est elle aussi d&rsquo;origine juive algérienne. Ensemble, ils ont voulu interroger ce que le 7-Octobre avait fait aux relations entre juifs et musulmans dans trois villes : Marseille, Manchester, Montréal.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Pourquoi avoir choisi Marseille ?</strong><br><strong>Cléo Cohen.</strong> Marseille s&rsquo;imposait. C&rsquo;est la dernière grande ville juive diasporique de Méditerranée marquée par les migrations comoriennes, nord-africaines, arméniennes. Notre parti pris a été d’interviewer seulement des personnes implantées depuis longtemps dans la ville, ayant des relations réelles avec l&rsquo;autre communauté. J&rsquo;ai découvert une histoire que je ne connaissais pas : celle de liens très profonds, bien expliqués par l&rsquo;historienne Karima Dirèche, qui témoigne autant par son expertise que par le prisme de sa trajectoire personnelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qu&rsquo;est-ce qui vous a poussé vers ce projet ?</strong><br>Deux chocs successifs. D&rsquo;abord l&rsquo;attentat de la Ghriba, en avril 2023, un pèlerinage juif sur l&rsquo;île de Djerba, l&rsquo;un des plus anciens du monde, où un garde en uniforme a ouvert le feu sur les fidèles. J&rsquo;y assistais. Ça a réveillé un traumatisme familial très ancien : ma famille avait fui la Tunisie précipitamment après le 5 juin 1967, le jour où éclatait la guerre des Six Jours. Des émeutes avaient ravagé Tunis pendant deux jours, les magasins juifs pillés, la Grande synagogue incendiée. L&rsquo;histoire se répétait. Puis le 7-Octobre est arrivé, et j’ai dû me résoudre à quitter Tunis pour Marseille, ville où je me sentais le plus de vivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qu&rsquo;avez-vous trouvé de différent à Manchester et Montréal ?</strong><br>Les configurations sont différentes. À Montréal, les juifs sont en partie ashkénazes, mais il y a aussi beaucoup de juifs marocains émigrés. La question des peuples autochtones y est très présente, elle traverse les deux communautés. À Manchester, la population musulmane est majoritairement d&rsquo;origine indienne ou pakistanaise, le lien à la Palestine est donc médiatisé autrement. Ce qui m&rsquo;a frappée, c&rsquo;est que dans chaque ville, interroger ces relations fait remonter les histoires coloniales propres à chaque pays. Le décret Crémieux, par exemple, cette loi imposée par la France en Algérie pour naturaliser les juifs mais pas les musulmans, stratégie délibérée de division, resurgit encore.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelle conclusion tirez-vous de l&rsquo;ensemble ?</strong><br>Je me méfie des conclusions générales. Mais une chose revient partout : la peur du soupçon désormais. Les juifs craignent d&rsquo;être assimilés aux partisans de Netanyahou ; les musulmans, comme soutiens du Hamas. Chacun craint le regard de l&rsquo;autre. En même temps, tous s&rsquo;accordent à dire que les logiques politiques sont loin de leur vie quotidienne, du fait de partager un quartier, une cuisine, une histoire méditerranéenne commune. C&rsquo;est cette tension fragile que le podcast essaie de tenir.</p>



<pre class="wp-block-verse">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br> Rencontres fragiles, épisode 1 (Marseille), disponible sur Radio Grenouille et toutes les plateformes de podcast. Les épisodes Manchester et Montréal suivront.</pre>



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		<title>Concert dans la grotte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 07:40:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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		<category><![CDATA[Grotte Sainte-Marie-Madeleine]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le collectif Echo-in.live investit la grotte Sainte-Marie-Madeleine au Plan-d&#8217;Aups-Sainte-Baume, pour une soirée originale. Le trio vocal Les Itinérantes – Manon Cousin, Pauline Langlois de Swarte et Elodie Pont –, y présente Terra Mater, un concert a cappella en plus de trente langues, célébrant le féminin de Hildegarde von Bingen aux compositrices contemporaines, en passant par [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le collectif Echo-in.live investit la grotte Sainte-Marie-Madeleine au Plan-d&rsquo;Aups-Sainte-Baume, pour une soirée originale. Le trio vocal Les Itinérantes – Manon Cousin, Pauline Langlois de Swarte et Elodie Pont –, y présente <em>Terra Mater</em>, un concert a cappella en plus de trente langues, célébrant le féminin de Hildegarde von Bingen aux compositrices contemporaines, en passant par les chants orthodoxes et les hymnes à Marie-Madeleine. L&rsquo;expérience débute dès 18h15 par une montée collective de 45 minutes à travers la forêt ancestrale. Après le concert, un verre de l&rsquo;amitié avec les Vignerons de la Sainte-Baume précède une redescente nocturne. Prévoir chaussures de marche, lampe frontale et vêtements. </p>



<pre class="wp-block-verse"><em>A.-M.T.</em><br><em><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">31 mai<br></mark></strong></em><strong><a href="https://www.saintebaume.org/grotte/" type="link" id="https://www.saintebaume.org/grotte/">Grotte Sainte-Marie-Madeleine</a></strong>, Plan d’Aups</pre>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>À chœur ouvert</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2026 07:38:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l&#8217;invitation du chœur Soléa et de l&#8217;association Cantatrix, dirigés par Anne Périssé dit Préjacq, le chef de chœur et claveciniste Sébastien Daucé animera à Marseille deux répétitions publiques. Figure majeure de la musique ancienne, Daucé a fondé en 2009 l&#8217;Ensemble Correspondances, formation de référence dédiée au répertoire baroque français des XVIIe et XVIIIe siècles. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À l&rsquo;invitation du chœur Soléa et de l&rsquo;association Cantatrix, dirigés par Anne Périssé dit Préjacq, le chef de chœur et claveciniste Sébastien Daucé animera à Marseille deux répétitions publiques. Figure majeure de la musique ancienne, Daucé a fondé en 2009 l&rsquo;Ensemble Correspondances, formation de référence dédiée au répertoire baroque français des XVII<sup>e</sup> et XVIII<sup>e</sup> siècles. Son exigeante direction artistique lui a valu une reconnaissance internationale, couronnée récemment par une production de <em>La Calisto</em> de Cavalli au <em>Festival d&rsquo;Art Lyrique d&rsquo;Aix-en-Provence</em> saluée unanimement par la critique. Ces deux soirées offriront au public une occasion rare d&rsquo;assister en direct au travail de répétition d&rsquo;un grand chef, une plongée dans les coulisses de la création musicale.</p>



<pre class="wp-block-verse"> <em>A.-M.T.<br></em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>1<sup>er</sup> et 2 juin, 18h<br></strong></mark><strong><a href="https://www.marseille-tourisme.com/decouvrez-marseille/culture-et-patrimoine/eglise-saint-laurent-marseille-2eme-fr-2799644/" type="link" id="https://www.marseille-tourisme.com/decouvrez-marseille/culture-et-patrimoine/eglise-saint-laurent-marseille-2eme-fr-2799644/">Église Saint-Laurent</a></strong>, Marseille</pre>



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		<title>« Le test Elzéard », le plaidoyer pour la montagne de Laurine Roux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 10:18:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On connaissait Laurine Roux pour ses romans aux registres toujours renouvelés – fresque familiale, guerre civile espagnole, épopée médiévale – toujours menés avec la même maîtrise. Avec Le test Elzéard, elle réalise sa première enquête littéraire. Le livre s&#8217;ouvre sur Elzéard Bouffier, le berger de l’Homme qui plantait des arbres de Giono qui reboisa une [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/le-test-elzeard-le-plaidoyer-pour-la-montagne-de-laurine-roux/">« Le test Elzéard », le plaidoyer pour la montagne de Laurine Roux</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a></a> On connaissait <strong>Laurine Roux</strong> pour ses romans aux registres toujours renouvelés – fresque familiale, guerre civile espagnole, épopée médiévale – toujours menés avec la même maîtrise. Avec <em>Le test Elzéard</em>, elle réalise sa première enquête littéraire. Le livre s&rsquo;ouvre sur Elzéard Bouffier, le berger de <em>l’Homme qui plantait des arbres </em>de Giono qui reboisa une forêt entière dans la solitude et l&rsquo;humilité sur les adrets désolés de Haute-Provence. Il est, pour l’auteur, cet&nbsp;homme exceptionnel, capable de mener une action dépouillée de tout égoïsme, de se montrer d&rsquo;une générosité sans exemple et ne cherchant nulle part sa récompense.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Laurine Roux s&#8217;empare de ce héros pour faire de cette façon d’être au monde une boussole éthique. Chaque projet humain ne devrait-il pas répondre à ces quatre questions. Est-il dépouillé de tout égoïsme ? L&rsquo;idée qui le dirige est-elle d&rsquo;une générosité sans exemple ? Ne cherche-t-il aucune récompense nulle part ? Rend-il le monde meilleur ? À cette aune, elle soumet les géants du photovoltaïque &#8211; Boralex, Sonnedix, Q Energy, Siemens &#8211; qui, aujourd’hui, dans les Alpes de Haute Provence, sur les terres mêmes de Giono, rasent les forêts pour y installer des centrales photovoltaïques à grande échelle. Face à eux des collectifs citoyens entrent en résistance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une enquête familiale et politique</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le combat entre le pot de terre et le pot de fer qu’elle décrit, fait aussi écho à la mémoire familiale de Laurine. Née à Gap dans les Hautes-Alpes, elle a grandi à Veynes, dite « la Rouge », dans une famille de gauche radicale au sein de laquelle règne une figure tutélaire : Madeleine, grand-mère paternelle, militante communiste et pionnière du solaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est elle qui lisait à Laurine enfant <em>L&rsquo;homme qui plantait des arbres</em>. C&rsquo;est elle qui, en 1976, fit voter par le conseil municipal un projet de cité solaire, basé sur le développement de capteurs thermiques venant alimente piscines, serres horticoles et habitations, bien avant que le photovoltaïque industriel n&rsquo;existe. Pendant quelques années, Veynes, va devenir un laboratoire d’innovation. Mais le succès appelle les convoitises. Les manœuvres politiques eurent raison de la centrale de chauffe et Madeleine dut démissionner en 1983, laissant derrière elle les ruines d&rsquo;une belle utopie. Ce passé irrigue tout le livre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La montagne arrachée</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand Laurine Roux arrive à Cruis et lit sur le panneau d&rsquo;entrée du village « Boralex dégage », c&rsquo;est Madeleine qui surgit, elle qui croyait dans l&rsquo;énergie solaire comme émancipation, jamais comme prédation capitaliste. Laurine Roux enquête, croise des militants, se frotte aux industriels, et navigue le long de la Durance pour suivre la bataille contre ce libéralisme drapé de vert. Elle raconte comment, le 19 septembre 2022 à six heures du matin, les bûcherons de Boralex coupèrent neuf cents arbres sur les parcelles de Cruis, alors que le Conseil national de la protection de la nature avait émis un avis défavorable. Des militants grimpèrent dans les arbres encore debout. Deux militantes écologistes âgées, allongées devant les engins furent menottées et arrêtées. L&rsquo;autrice décrit la stratégie qui consiste à étiqueter ces résistants d&rsquo;« écoterroristes ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre se clôt sur une proposition : et si l&rsquo;on accordait une personnalité juridique à la montagne de Lure ? Dans le sillage du parlement de la Loire porté par l&rsquo;écrivain Camille de Toledo, ou de la démarche de Wendy Delorme pour l&rsquo;eau, Roux imagine un « parlement de Lure » où animaux, plantes, hommes et chimères pourraient voisiner. Que répondrait la montagne, si elle pouvait plaider, devant un tribunal, aux multinationales qui scarifient sa peau ?</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br>Le test Elzéard, de Laurine Roux<br>Julliard - 22 €<br><br>Laurine Roux sera présente au festival<a href="https://ohlesbeauxjours.fr/" type="link" id="https://ohlesbeauxjours.fr/"> Oh les beaux jours !</a> ce <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 mai</mark> pour la remise du Prix écriture et création Robert Fouchet dont elle est la présidente.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/litterature/">Littérature</a> ici.</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="879" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/couvtestelzeard.jpeg?resize=600%2C879&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136658" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/couvtestelzeard.jpeg?w=600&amp;ssl=1 600w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/couvtestelzeard.jpeg?resize=205%2C300&amp;ssl=1 205w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/couvtestelzeard.jpeg?resize=150%2C220&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/couvtestelzeard.jpeg?resize=300%2C440&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/couvtestelzeard.jpeg?resize=287%2C420&amp;ssl=1 287w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
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		<title>Un autre monde est possible</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 08:40:12 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Qu&rsquo;est-ce qui caractérise ce millésime 2026 ?<br></strong><strong>Laurent Sondag.</strong> Fidèle à ses cinq piliers – résidences et soutien à la création, diffusion, action culturelle jeunes publics et adultes et la réflexion – le festival porte cette année une ambition forte formulée par notre directeur artistique Frank Tenaille : «<em> Par temps d&rsquo;actualités délétères, nous avons un besoin vital de réensemencer nos imaginaires. Les musiques ont le pouvoir, non seulement de dispenser du bonheur d&rsquo;oreille, mais aussi de nous ouvrir à d&rsquo;autres univers, de nous remplir de possibles. </em>» Le regard se pose cette année sur des cultures sous le feu de l&rsquo;actualité comme l&rsquo;Iran et toujours dans le cadre exceptionnel de Correns, village du tout bio, où l&rsquo;on préserve le Vivant. «<em> C&rsquo;est la musique et la danse qui me mettent en paix avec le monde </em>», disait Mandela. C&rsquo;est l&rsquo;esprit de ce rendez-vous.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quels sont les temps forts des soirées au théâtre de verdure ?</strong><br>Dès le vendredi soir, DJ Milena ouvre le bal avec un set électropical depuis La Fraternelle. Mais auparavant, le Kóskina Trio nous emporte dans les sillons de l&rsquo;Anatolie – airs de Turquie, lamentations kurdes, chants ottomans – précédé d&rsquo;une création d’élèves du Collège Paul-Cezanne de Brignoles, accompagnés par la chanteuse Julie Lobato dans le cadre des Fabriques à musique. Le samedi monte en puissance : le chœur mixte MezzeM ouvre à 18 heures 30 avec ses chants du monde – basque, zoulou, macédonien, brésilien, arabe&#8230; – puis Ahamada Smis plonge le public dans l&rsquo;océan Indien entre rythmes swahilis et comoriens, durant un concert partagé avec 100 élèves de la Provence Verte. Le Duo Bourry-Rouch assurera ensuite un balèti pyrénéen enflammé avant que No&amp;Mi et son accordéon ne clôture avec ses valses et mazurkas. Le dimanche est sublime : Alex Eghikian, en piano solo, explore l&rsquo;Amérique du Sud et l&rsquo;Europe orientale dès 18h30 puis<em> Sur le fil </em>mêle flûtes méditerranéennes de Miquèu Montanaro et électro onirique d&rsquo;Audioroom. Le sextet 100 % féminin What Elle&rsquo;s décline toutes les nuances du jazz, funk. Enfin, le duo Abstraxion &amp; Schön Paul clôt en beauté avec un DJ set de musiques électroniques.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le festival, ce sont aussi des animations en journée. Qu&rsquo;y trouve-t-on ?</strong><br>Dès le samedi matin, le danseur, rappeur et slameur Wadee Alkhouri propose un stage de dabkeh, danse syrienne et palestinienne inscrite au patrimoine immatériel de l&rsquo;Unesco, suivi d&rsquo;un repas syrien à La Petite Corrensoise. L&rsquo;après-midi, une balade commentée sur les traces du patrimoine de Correns part du Fort Gibron à 14h30, avant un café-concert en accès libre sur la place du village. Le dimanche, Frank Tenaille propose au Centre d&rsquo;art contemporain de Châteauvert une sieste musicale consacrée aux récits sonores de peuples ostracisés. Là encore, entrée libre, comme beaucoup d&rsquo;événements diurnes, parce que la fête doit être accessible à tous.</p>



<pre class="wp-block-verse">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br><a href="https://www.le-chantier.com/-Festival-Les-Printemps-du-Monde-" type="link" id="https://www.le-chantier.com/-Festival-Les-Printemps-du-Monde-">Les Printemps du monde<br></a><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 au 24 mai</mark><br>Correns</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/escapade/">Escapade </a>Ici</p>
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		<title>De l&#8217;Inquisition à Goa, un voyage sonore et spirituel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 07:43:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Julien Grassen Barbe, pianiste, compositeur et ethnomusicologue, bercé dès l&#8217;enfance par la liturgie des communautés judéo-portugaises de Bordeaux et de Bayonne, est allé à la rencontre d&#8217;anciens, dépositaires de chants transmis de génération en génération, aujourd&#8217;hui menacés de disparition. Grâce à une résidence à l&#8217;Espace Culturel de Chaillol, financée par la Drac, il a pu [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Julien Grassen Barbe</strong>, pianiste, compositeur et ethnomusicologue, bercé dès l&rsquo;enfance par la liturgie des communautés judéo-portugaises de Bordeaux et de Bayonne, est allé à la rencontre d&rsquo;anciens, dépositaires de chants transmis de génération en génération, aujourd&rsquo;hui menacés de disparition. Grâce à une résidence à l&rsquo;Espace Culturel de Chaillol, financée par la Drac, il a pu bâtir ce programme ambitieux en s’entourant de trois musiciens magnifiques : <strong>Misja Fitzgerald Michel </strong>à la guitare, <strong>Denis Teste</strong> aux singuliers surbahar et esraj et <strong>Ciro Montanari</strong> aux tablas et percussions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>¡ Adios Toledo ! </em>est une aventure musicale collective sur les traces de Garcia da Orta, médecin séfarade du XVI<sup>e</sup> siècle qui, fuyant les bûchers de l&rsquo;Inquisition, trouva refuge à Goa, colonie portugaise sur la côte ouest de l&rsquo;Inde. Il pratiqua le judaïsme en secret tout en se formant à la médecine ayurvédique. Il incarne l&rsquo;esprit du projet : fidélité à la tradition et ouverture à l&rsquo;autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les mélodies qui s&rsquo;enchaînent puisent dans la liturgie, notamment les <em>kina</em> – lamentations – transmises à Grassen Barbe par deux anciens aujourd&rsquo;hui disparus. « <em>Ce sont des blues séfarades</em> », dit le pianiste. Les mélodies sont envoûtantes, portées par le piano et soutenues par les cordes sympathiques du surbahar qui vibrent. Grassen Barbe n’aime pas le terme de musique « métissée ». Il préfère celui d&rsquo;hybridation, au sens où le philosophe Bruno Latour l&rsquo;entendait : non pas la fusion de deux choses qui s&rsquo;effacent mutuellement, mais la rencontre de deux systèmes qui conservent leur cohérence tout en produisant quelque chose de plus, d&rsquo;inattendu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines pièces glissent du jazz à l’orient ou vers les ragas de l&rsquo;Inde classique. Le pianiste cite ses boussoles : Maurice El Medioni, Mustapha Skandrani, le pianiste de Reinette l’oranaise mais aussi Chick Corea ou Ravel et rend hommage à deux hérauts de la fraternité, Martin Luther King et le rabbin Abraham Joshua Heschel, qui défilaient ensemble contre le racisme. « <em>Il faut du courage, cet élan du cœur pour se rencontrer dans la différence</em> » estime le compositeur dont la musique invite aussi à célébrer les fêtes&nbsp;: Rosh Hashana, le son du shofar à Kippour, les prières de Chabbat. Le mélange avec des fragments de ragas crée une transe douce, un balancement entre synagogue et temple hindou.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br> Le concert s’est déroulé<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> le 15 mai </mark>au <a href="https://www.lepetitduc.net/" type="link" id="https://www.lepetitduc.net/">Petit Duc</a>, Aix-en-Provence).</pre>



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