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	<title>Archives des Arts visuels - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Arts visuels - Journal Zebuline</title>
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		<title>Biennale des imaginaires numériques : ça gronde à la Vieille Charité </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2026 13:19:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« L’art contemporain a toute sa place ici », assure Gwenaël Richerolle, adjoint au maire de Marseille chargé du patrimoine municipal culturel et des équipements culturels. Ravi de ce partenariat inédit avec la Biennale des imaginaires numériques, l’élu salue un lieu où «&#160;se croisent histoire, recherche et art.». Proposée en accès libre, au même titre [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">« <em>L’art contemporain a toute sa place ici</em> », assure Gwenaël Richerolle, adjoint au maire de Marseille chargé du patrimoine municipal culturel et des équipements culturels. Ravi de ce partenariat inédit avec la <strong><em>Biennale des imaginaires numériques</em></strong>, l’élu salue un lieu où «&nbsp;<em>se croisent histoire, recherche et art</em>.». Proposée en accès libre, au même titre que les collections permanentes l’exposition poursuit cette volonté de «&nbsp;<em>faire revenir les Marseillais au musée&nbsp;</em>». Et de les inciter, le temps d’une visite, à méditer le regard que posent nos imaginaires numériques sur la thématique de cette édition&nbsp;: la résistance sous toutes ses formes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Serpentine Night</em> commence par un geste aussi drôle que littéral : un micro tendu à une pierre. <strong>Stéphanie Roland</strong> entend lui donner la parole, mais aussi lui prêter un regard. Des failles californiennes aux images de laboratoire, son installation disposée à même le sol multiplie les perspectives minérales, jusqu’à imaginer le dispositif d’un selfie de pierre. Les filtres minéraux à travers lesquels elle filme métamorphosent les rivages ; le surgissement d’un cheval dans une bibliothèque prend des allures d’apparition, tout droit surgie d’un conte de fée. À ces visions d’une beauté étrange répond le grondement de la Terre, enregistré dans les Pyrénées, qui résonne toutes les minutes par-delà les cloisons des coursives. Le paysage devient à son tour observateur. Cette fantaisie, nourrie de recherches scientifiques, nous entraîne dans une expérience organique où l’écoute engage tout le corps.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ondes de choc</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>Impermanence</em>, <strong>Étienne Rey</strong> revient sur un événement spectaculaire : l’effondrement d’un pan de montagne dans un fjord du Groenland, en 2023, sous l’effet du réchauffement climatique. La vague provoquée par la chute fait alors vibrer la Terre pendant neuf jours. Sur un mécanisme de huit mètres de long, cinq supports accueillent une eau qui oscille, se soulève et se recompose au gré des vibrations. La magnifique création musicale de <strong>Max Bruckert</strong> prolonge ces mouvements et participe à l’envoûtement. On resterait longtemps devant ces sculptures liquides, à suivre leurs équilibres instables. Mais la catastrophe dont elles procèdent trouble la contemplation. D’une salle à l’autre, les deux artistes donnent une présence physique à des phénomènes qui échappent ordinairement à nos sens. L’inventivité des dispositifs tient à cette alliance de la rigueur scientifique et d’une liberté joueuse. Le plaisir de regarder ne dissipe ainsi jamais tout à fait l’inquiétude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Souffles terrestres </em></strong><br>Jusqu’au 13 décembre<br>Centre de la Vieille Charité, Marseille</pre>
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		<title>L’heure de dérégler les machines </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Oct 2026 13:13:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Biennale des imaginaires numériques créée en 2018 et organisée par l&#8217;association Chroniques interroge la façon dont les technologies numériques transforment la société, l&#8217;art et les relations humaines, à travers une thématique à chaque nouvelle édition. Après La Nuit en 2022 et Le Plaisir en 2024, cette cinquième édition est consacrée aux Résistances et se [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La <em>Biennale des imaginaires numériques</em> créée en 2018 et organisée par l&rsquo;association <strong>Chroniques</strong> interroge la façon dont les technologies numériques transforment la société, l&rsquo;art et les relations humaines, à travers une thématique à chaque nouvelle édition. Après La Nuit en 2022 et Le Plaisir en 2024, cette cinquième édition est consacrée aux Résistances et se déploie à travers 13 expositions réparties sur sept villes (Marseille, Aix-en-Provence, Avignon, Arles, Istres, Port-de-Bouc, Châteauneuf-le-Rouge) en mêlant performances et installations. À Marseille, trois expositions sont présentées entre la Vieille Charité [<em>lire page suivante</em>], et la Friche la Belle Mai, qui accueille <em>Désobéir à l’ère du numérique</em> et <em>Cartographie sensible et mémoires recomposées</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mosaïque ou pixels ? </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’entrée de <em>Désobéir à l’ère numérique</em> (14 installations exposées), on est accueilli par <em>Marmelade</em> du Colombien <strong>Paolo Almario</strong>, réfugié au Canada&nbsp;: une grande table, des chaises, quelques assiettes, tranches de pain et marmelade, le tout entouré de sept grands portraits à l’air digne de personnalités du système judiciaire et politique colombien. Le titre renvoie à une expression colombienne désignant la distribution clientéliste du pouvoir : une confiture partagée entre quelques-uns. L’œuvre fait écho à l’histoire familiale de l’artiste, prise dans un engrenage de violence politique et judiciaire depuis une quinzaine d’années. Les portraits des hommes qu’Almario dénonce sont réalisés en mosaïque, à partir de milliers d’étiquettes de marmelade colombienne, tels des pixels. Des machines robotisées, placées à l’arrière, vont, pendant toute la durée de l’exposition, les réduire lentement en miettes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Travail invisible</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>I See It So You Don’t Have To</em> est une tenture murale de deux mètres sur trois de la Danoise <strong>Cecilie Waagner Falkenstrøm</strong>, dont l’image a été générée par IA et la fabrication réalisée sur un métier Jacquard, jalon majeur de l’histoire de l’automatisation industrielle. Une jeune femme poing levé et une licorne dressée sur ses pattes arrière de part et d’autre d’un écran d’ordinateur au-dessus duquel apparaissent cinq têtes aux cerveaux lumineux. Une façon pour l’artiste d’évoquer et de rendre hommage aux milliers de travailleurs invisibles qui, à travers le monde, préparent les données des contenus utilisés par les systèmes d’intelligence artificielle : la machine n’abolit pas le travail humain mais le déplace, le fragmente et le rend moins visible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question du travail est aussi abordée dans <em>Don’t feed the troll</em>, vidéo du français <strong>Olivier Bémer</strong>, qui prend appui sur son expérience d’intérimaire dans un entrepôt logistique d’Amazon. L’artiste a filmé discrètement son travail à l’aide d’une caméra cachée tout en fabriquant, clandestinement, de petites figures hybrides, qu’il met en scène, à partir de matériaux liés à son travail. Une pratique de la « perruque ouvrière », par laquelle les travailleurs utilisent les moyens de l’entreprise pour produire quelque chose qui lui échappe.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Tromper la machine</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Allemand <strong>Simon Weckert</strong>, sous le titre <em>Digital Camouflage</em>, propose des chemises (en vente) dont le motif graphique, abstrait et très coloré a été conçu pour perturber les systèmes d’intelligence artificielle capables de détecter les silhouettes humaines. Son installation permet de passer soi-même la chemise et de constater sur un écran l’efficacité de son motif.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son projet antérieur <em>Google Maps Hacks</em> avait consisté à transporter 99 smartphones dans une petite charrette à travers Berlin. Connectés à Google Maps, les appareils faisait apparaître un embouteillage virtuel sur des rues pourtant peu fréquentées, déplaçant la circulation ailleurs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Usure du regard&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un peu plus loin, le Tunisien <strong>Dhia Dhibi</strong> a suspendu une vingtaine de tissus brodés de composants électroniques, sur lesquels sont reproduites des captures d’écran collectées par l’artiste depuis le 7 octobre 2023&nbsp;: publications Instagram, notifications, fils d’actualité et images de guerre à Gaza. Le titre de l’œuvre <em>Desensitizing Consent</em> renvoie au livre <em>Manufacturing Consent</em>, publié en 1988 par Noam Chomsky et Edward S. Herman, qui analyse la manière dont les médias façonnent le consentement du public. Avec ces tissus brodés, l’artiste cherche à arrêter ces flux incessants d’images, en les matérialisant, et à déplacer cette interrogation : le consentement peut aussi s’installer par l’usure du regard.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Cartographier autrement</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Panorama, l’exposition <em>Cartographie sensible et mémoires recomposées</em> réunit cinq installations d’Amer Albarzawi, Mounir Ayache, Valentina Berthelon, Saïd Afifi et Amir Youssef. Dans un accrochage qui explore les angles morts des cartes, des images numériques et des récits historiques.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Syrien <strong>Amer Albarzawi</strong> propose notamment avec <em>Hybrid Memory</em> une installation constituée d’un tapis étendu au sol aux motifs évoquant les différentes étapes de son exil, depuis son départ de Damas en 2010. Au bout, sur une cimaise, une petite boite hermétique transparente, à l’intérieur de laquelle sont diffusées des projections floues, fragmentaires, instables, des appels vidéo familiaux. La spatio-temporalité contrainte d’une famille dispersée, aux existences séparées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Chilienne <strong>Valentina Berthelon</strong> présente elle <em>Haunted Landscapes</em>, installation qui s’appuie sur les images du soulèvement chilien de 2019-2020, contre des décennies de politiques néolibérales héritées de la dictature de Pinochet. À Santiago, la place Baquedano devient l’épicentre du mouvement antinéolibéral, autochtone, féministe et LGBTQ+ et prend, dans la bouche des manifestants, le nom de Plaza de la Dignidad. Les traces de ce soulèvement disparaissent petit à petit sur cette place, l’artiste a donc décidé, à partir d’images partagées en ligne par des citoyens, d’en faire une reconstitution numérique, qui devient un lieu de mémoire. Une vidéo présentée en compagnie de trois grandes photographies et quatre bustes posés sur un empilement de parpaing, représentant des figures encapuchonnées, à la fois fantômes, monstres et cyborgs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Biennale des Imaginaires Numériques<br></em></strong>Jusqu’au 13 décembre<br>Friche la Belle de Mai, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Les Instants Vidéo célèbrent la Méditerranée à Marseille : entretien avec Naïk M’Sili, sa directrice</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Oct 2026 08:28:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zebuline. Vous avez choisi de confier l&#8217;ouverture des rencontres à la Biennale d&#8217;art vidéo palestinienne&#160;/si:n/. Pouvez-vous nous dire quelques mots de cette biennale ? Naïk M’Sili: C&#8217;est une biennale que nous avons co-fondé en 2007 avec des partenaires palestiniens. L&#8217;idée est à la fois de développer la création vidéo en Palestine et de faire connaître [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zebuline. Vous avez choisi de confier l&rsquo;ouverture des rencontres à la Biennale d&rsquo;art vidéo palestinienne&nbsp;/si:n/. Pouvez-vous nous dire quelques mots de cette biennale ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Naïk M’Sili</strong>: C&rsquo;est une biennale que nous avons co-fondé en 2007 avec des partenaires palestiniens. L&rsquo;idée est à la fois de développer la création vidéo en Palestine et de faire connaître cette création ailleurs dans le monde, pour donner à voir une Palestine contemporaine en phase avec les réalités du monde et lutter contre les clichés véhiculés par les médias.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, compte-tenu du génocide à Gaza, nous avons proposé d&rsquo;accueillir la biennale à Marseille, et nos partenaires internationaux se sont également investis pour qu’elle puisse circuler dans le monde. Elle est allée par exemple à New York, en Italie, au Canada, en Éthiopie, en Allemagne.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année, nous avons travaillé avec la fondation Qattan qui est basée à Ramallah, qui porte vraiment l&rsquo;art comme un outil permettant l&rsquo;émancipation des peuples et avec le centre culturel Khalil Sakakini, où Marmoud Darwich avait ses bureaux. Nous avons fait une sélection collective de huit œuvres, qui seront présentées en ouverture du festival à Marseille, et en parallèle le même jour à Ramallah au centre Khalil Sakakini dans différents espaces de leur centre culturel.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelles sont les œuvres qui vont être projetées&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a par exemple Sireen El Araj qui est allée fouiller dans les archives palestiniennes pour voir comment l&rsquo;image de l&rsquo;identité palestinienne est parfois distordue, transformée et raconte tout à fait autre chose que ce que cette jeune femme, par exemple, vit en tant que palestinienne. Mohammad Al Aj utilise lui des images sur le déplacement des populations à Gaza, et par un travail de montage, montre l&rsquo;absurdité de ce déplacement des populations, toujours d&rsquo;un point à un autre, sans cesse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ramzi Maqdisi montre lui des images de destruction, de bâtiments détruits, de trous dans les murs, tout en défendant l&rsquo;humain, qui détruit mais reconstruit à chaque fois. Il y a à la fois de l&rsquo;ironie mais aussi beaucoup d&rsquo;espoir. Ils sont très vivants en fait dans leur manière d&rsquo;aborder ce qu&rsquo;ils subissent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>À côté de cette ouverture palestinienne, il y a la présence dans cette édition de nombreux pays du pourtour méditerranéen</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est un petit clin d&rsquo;œil à la Saison Méditerranée, pour laquelle nous n&rsquo;avons pas été soutenus, mais c&rsquo;est surtout un territoire auquel nous sommes attachés depuis toujours. Donc on a décidé de faire une exposition qui est purement méditerranéenne. On présente 16 installations, avec des artistes comme Mounir Fatmi, Oussama Tabti, Randa Maroufi ou Akram Zaatari qui sont très connus maintenant en art vidéo, mais aussi avec des artistes moins connus, voire de jeunes artistes. Comme Aïcha Chikh, qui vient d&rsquo;Algérie, qui s&rsquo;est exilé à Marseille depuis deux ans, qui fait l&rsquo;école d&rsquo;art de Nîmes et qui présente une installation à partir d&rsquo;une performance qu&rsquo;elle a réalisé sur l’île d’Ouessant. Elle y interroge le corps en faisant écho à la question de l&rsquo;exil et des deuils. Dans les jeunes artistes, il y a aussi, qui vient de Grèce, Olga Souvermezoglou. Elle est allée interviewer des dockers à Athènes et à Marseille qui se sont mobilisés pour empêcher les bateaux remplis d&rsquo;armes de naviguer jusqu&rsquo;en Israël. Elle en a fait toute une installation qui est plutôt sonore, pour parler de solidarité et aussi du fait qu’on peut toujours faire quelque chose.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous avez titré l&rsquo;exposition «&nbsp;Ce que nous voyons nous regarde&nbsp;». Qu’est-ce ça signifie pour vous&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On est parti sur la question de l&rsquo;image et sur celle des flux d’images dans lesquelles nous vivons, qu&rsquo;on reçoit de partout, tout le temps. En pensant également à ce qu’on appelle «&nbsp;la novlangue&nbsp;» des images, qui se développe notamment à travers les réseaux sociaux, qu&rsquo;on ne critique pas particulièrement d&rsquo;ailleurs, mais des images qui peuvent faire penser d’une certaine façon à la «&nbsp;novlangue&nbsp;» décrite par George Orwell dans <em>1984</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des images qui montrent et des images qui effacent. Et ce qui nous a interpellé, c&rsquo;est de voir comment tous ces artistes, à travers chacune de leurs œuvres, nous montrent cet humain qui existe, qui est là, et qui continue à rester debout. On a donc choisi des images qui nous parlent de ce qui ne peut être effacé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Les Instants Vidéo</em></strong><br>Rencontres du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 au 25 octobre</mark><br>Exposition du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">24 octobre au 17 janvier 2027</mark><br><strong>Friche la Belle de Mai, Marseille</strong></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels">Art Visuel</a> ici !</p>
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		<title>Marseille : avec Emmanuel Guin et Roger Vilder, l’art en mouvement à Zemma</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 12:06:51 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Zemma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Marc Ragouilliaux, propriétaire de la galerie, aime mélanger les arts. Il a proposé au pianiste Emmanuel Guin de jouer entouré des œuvres de Roger Vilder, lors d’une soirée placée sous le signe de la lumière, du corps et du mouvement. Cet artiste, âgé de 88 ans, est une figure du cinétisme. Débutée à New York [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/marseille-avec-emmanuel-guin-et-roger-vilder-lart-en-mouvement-a-zemma/">Marseille : avec Emmanuel Guin et Roger Vilder, l’art en mouvement à Zemma</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marc Ragouilliaux</strong>, propriétaire de la galerie, aime mélanger les arts. Il a proposé au pianiste <strong>Emmanuel Guin</strong> de jouer entouré des œuvres de <strong>Roger Vilder</strong>, lors d’une soirée placée sous le signe de la lumière, du corps et du mouvement. Cet artiste, âgé de 88 ans, est une figure du cinétisme. Débutée à New York dans les années 1960, sa carrière l’a conduit jusqu’aux plus grandes collections, avant que ce courant ne soit éclipsé par le pop art et le minimalisme. Il a poursuivi avec la morphogenèse, l’étude du mouvement de la vie. Ses œuvres, de l’électromécanique au numérique, animées et interactives, ont servi d’écrin au concert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Emmanuel Guin a un parcours original : médecin-épidémiologiste, il est aussi pianiste et compositeur. Formé auprès de Serge Petitgirard, élève de Cortot, et d’Alain Kremski, compositeur, il travaille aujourd’hui avec Michaël Lévinas, figure de la musique spectrale. Le son, explique Guin, est une onde physique qui déplace des couches d’air, et la musique en fait percevoir l’impact sensible sur le corps. Concocté comme un voyage à travers le temps et l’espace, le récital s’est ouvert sur l’Aria des&nbsp;<em>Variations Goldberg</em>&nbsp;de Bach, puis&nbsp;<em>L’oiseau prophète</em>&nbsp;de Schumann, qui annonce avec soixante-dix ans d’avance l’éclatement du système tonal.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un piano, enceinte vivante</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée s’achève sur les œuvres de Guin, fondées sur la résonance transductive. Une enceinte posée sur les cordes du piano diffuse un enregistrement de ses compositions : par sympathie, les cordes vibrent et le piano devient un instrument vivant qui réagit aussi au jeu du pianiste. Celui-ci dialogue avec ce qu’il a écrit, perturbe le signal et crée des irisations presque visuelles, des mélodies fantômes imprévues, qui résonnent avec la morphogenèse du plasticien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La première, enregistrée pour quatre trombones, chœur mixte et percussions, plonge dans un âge sombre avec des chœurs évoquant des rituels païens chantés en quechua, jusqu’à des arpèges lumineux comme un torrent arraché aux ténèbres. La seconde, enregistrée pour quatuor à cordes, traitées comme des ustensiles, ramène à une réalité presque quotidienne, mais kafkaïenne. Un moment d’une belle sensibilité et d’une grande intelligence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">Le concert s’est déroulé <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 15 octobre</mark> à la galerie <strong>Zemma (Marseille)</strong>. <br>L’exposition de Roger Vilder continue jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">25 octobre</mark>.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques">Musique</a> ici !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Actoral</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 14:00:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En terrain familier Deux travaux en cours ouvrent la soirée du 10 octobre. Avec Cher Renzo Piano, Élise Courcol-Rozès, formée aux arts visuels et aux sciences sociales, reprend le discours d’inauguration du Tribunal de Paris prononcé par Édouard Philippe. La langue de bois alterne avec des paroles entendues, perçues, pensées, et l’égalité proclamée se heurte [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En terrain familier</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux travaux en cours ouvrent la soirée du 10 octobre. Avec <em>Cher Renzo Piano</em>, <strong>Élise Courcol-Rozès</strong>, formée aux arts visuels et aux sciences sociales, reprend le discours d’inauguration du Tribunal de Paris prononcé par Édouard Philippe. La langue de bois alterne avec des paroles entendues, perçues, pensées, et l’égalité proclamée se heurte à la réalité des faits, jusque dans une architecture qui n’a rien d’hospitalier. Le dispositif vise juste, avec une ironie encore feutrée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>O Fauno</em>, <strong>Stanley Menthor</strong> et <strong>Lucas Resende</strong> s’emparent de la figure mi-humaine, mi-animale du faune pour interroger les identités et leur dimension performative. Les deux interprètes insufflent à cette première esquisse de belles idées et de beaux moments. Formé au chant lyrique comme à la danse, Stanley Menthor chante superbement, même au sol, même lorsque le mouvement malmène son corps.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’animal et le regard</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’animalité travaille décidément cette édition. Avec <em>Sweet Spot</em>, le chorégraphe norvégo-jamaïcain <strong>Harald Beharie</strong> invente tout un monde, tout un langage. En croisant les danses traditionnelles norvégiennes et des imaginaires aux accents queers, il compose une proposition radicale qui déjoue les attentes : les corps ne nous entraînent ni vers le sexuel ni vers le scabreux. Rien non plus d’une célébration ingénue de l’état de nature ou d’une fétichisation de la sauvagerie. L’étrangeté demeure entière, mais la musique d’ <strong>Ester Thunander</strong> mêle airs traditionnels norvégiens, compositions originales et chants : ce folklore, travaillé par la distorsion, ouvre des moments de grâce dans l’étrangeté des corps. Reste la question du regard, insistante : qui regarde quoi ? Que voit-on ? Où se trouve-t-on dans ce monde ? La fascination n’abolit pas cette incertitude sur la place que le spectacle nous donne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une tendre bataille</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>SHOUT TWICE</em>, <strong>Katerina Andreou</strong> retrouve <strong>Mélissa Guex</strong>, déjà interprète de <em>Bless This Mess</em>. On reconnaît la gestique si marquée par l’électro qui emportait <em>How Romantic</em> : l’élan, la collusion, cette manière d’aller chercher dans l’autre de quoi repartir. Le duo prend des airs d’open mic sans paroles, de battle tendre. L’échange avance par rebonds, sans se figer dans une opposition dialectique : les deux interprètes s’alimentent mutuellement, échangent perruques, casquettes et tenues de danse qui ressemblent surtout à des tenues de combat. La musique percutante de <strong>Cristian Sotomayor</strong> donne à ces échanges leur force de frappe. &nbsp;L’énergie circule, la tendresse aussi, sans que l’une émousse l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>SUZANNE CANESSA</em><em></em></p>



<pre class="wp-block-verse"><a href="https://www.actoral.org/">actoral </a>s’est clôturé le 10 octobre à <a href="https://www.lafriche.org/">la Friche la Belle de Mai</a> à Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles Scènes <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/" data-type="link" data-id="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>La jeunesse, en vaillante Ribambelle !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 13:11:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Berre-l'Étang]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Ribambelle&#160;!, le festival de marionnettes et de théâtre d&#8217;objet pour jeune public à partir de 1 an, est devenu au fil de ses douze éditions passées un rendez-vous majeur. Mais si l&#8217;an dernier, il était réparti sur dix-sept structures culturelles en Provence, il se déploie de manière resserrée en cet automne 2026, jusqu’au 15 [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>En Ribambelle&nbsp;!</em></strong>, le festival de marionnettes et de théâtre d&rsquo;objet pour jeune public à partir de 1 an, est devenu au fil de ses douze éditions passées un rendez-vous majeur. Mais si l&rsquo;an dernier, il était réparti sur dix-sept structures culturelles en Provence, il se déploie de manière resserrée en cet automne 2026, jusqu’au 15 novembre. Plus de spectacles à Aubagne, tant les moyens alloués à la culture sont abîmés. Pas de spectacles non plus sur les plateaux de la régie Scènes et Cinés – pourtant habituée de cette manifestation –&nbsp;à l’exception de Fos-sur-Mer qui accueillera un spectacle le 4 novembre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">17 spectacles au programme</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils y apprendraient des choses essentielles, comme la joie de <em>Marcher dans le vent</em>. L&rsquo;aventure forestière d&rsquo;une fillette pleine d&rsquo;imagination, basée sur l&rsquo;univers graphique très coloré et évocateur de l&rsquo;illustrateur Laurent Moreau (dès 3 ans <strong>– Cie En attendant</strong>&#8230;, les 4, 7 et 10 novembre à Miramas, Port-de-Bouc et Vitrolles).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ou bien les légitimes raisons de la colère, avec <em>Rouge courroux</em>, qui revisite en danse et musique l&rsquo;histoire du Petit chaperon rouge. L&rsquo;apprentissage de la capacité à dire non –&nbsp;et de savoir l&rsquo;entendre et le respecter&nbsp;– est au cœur de cette pièce pour les 4 ans et plus, conçue par <strong>Marina Le Guennec</strong>, du collectif <strong>Les Becs Verseurs</strong>. À voir le 31 octobre, au théâtre Massalia, pilier fondateur du festival <em>En Ribambelle&nbsp;!</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 7 novembre, il faudra aussi y découvrir <em>Un animal, des animals</em>, splendide bestiaire en noir et blanc, sous forme de papiers découpés. Une «&nbsp;<em>tentative de réflexion philosophique sur la place de l&rsquo;espèce humaine dans le règne animal</em>&nbsp;», création du <strong>Projet D</strong>, destinée à questionner notre rapport aux bêtes (à partir de 6 ans).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les plus grands, y compris pré-ados, apprécieront les marionnettes du <strong>Rodéo Théâtre</strong> à la Scène nationale de Martigues, Les Salins, le 27 novembre. <em>Vents contraires</em> mobilise deux jeunes défenseurs de la lecture publique, bien déterminés à sauver leur bibliothèque municipale menacée de fermeture. Ou <em>Morphé</em>, conte de la <strong>Cie Le K</strong> sur le rôle des artistes en temps de guerre, donné à Fos le 4 novembre, ainsi qu&rsquo;à La Criée les 13 et 14 novembre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, plusieurs propositions sont faites pour les tout-petits durant le festival&nbsp;: du théâtre d&rsquo;objets par la <strong>Cie Sous X</strong>, par exemple (une expérience immersive&#8230; dans le ventre d&rsquo;un poison nommé <em>Fario</em>, le 28 octobre au Théâtre du Hangart, Marseille). Ou encore <em>Little Pipol</em>, au Mucem les 24 et 25 octobre&nbsp;: les jeunes spectateurs feront connaissance avec de mini-êtres en bois, peuplant discrètement nos villes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">GAËLLE CLOAREC</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En Ribambelle</mark> </em></strong><br>Jusqu'au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 novembre</mark><br>Marseille, Vitrolles, Berre-L'Étang, Martigues, Port-de-Bouc, Fos-sur-Mer, Miramas</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>« Un moment suspendu » : Pauline Sales joue du korfball avec la jeune troupe de La Criée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 12:44:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Dans Un moment suspendu, que vous créez le 16 octobre à La Criée, vos personnages se rencontrent autour d’un sport peu connu, le korfball. Pauline Sales. Je n’avais pas envie que les personnages se connaissent au préalable, et je souhaitais qu&#8217;ils se réunissent autour d&#8217;une activité. J&#8217;ai d’abord pensé à la cuisine, mais en [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Dans <em>Un moment suspendu</em>, que vous créez le 16 octobre à La Criée, vos personnages se rencontrent autour d’un sport peu connu, le korfball.</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pauline Sales.</strong> Je n’avais pas envie que les personnages se connaissent au préalable, et je souhaitais qu&rsquo;ils se réunissent autour d&rsquo;une activité. J&rsquo;ai d’abord pensé à la cuisine, mais en ce moment beaucoup de choses sont faites là-dessus, alors j’ai cherché sur Internet un sport qui réunisse des femmes et des hommes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est comme ça que j&rsquo;ai découvert le korfball. C’est un sport mixte et paritaire inventé en 1902 par un instituteur néerlandais qui travaillait avec des pré-adolescents en difficulté. Dans une équipe de korfball, il n’y a pas de place attitrée, tout le monde joue en attaque et en défense, et il n&rsquo;y a pas de contact physique. J’ai beaucoup apprécié les valeurs de ce sport, et je me suis dit qu&rsquo;on pouvait parler de plein de choses au travers de ce sport.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi avoir choisi de situer l’action dans un centre social, avec des personnages qui viennent d’arriver à Marseille ?</strong> <strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette pièce est une commande de La Criée, qui va se jouer dans deux formes, une spectaculaire et l’autre plus petite, qui sera jouée notamment dans des centres sociaux. Quand j’ai accepté cette commande, La Criée m&rsquo;a proposé de rencontrer des travailleurs sociaux qui suivait alors une formation de médiation culturelle. L&rsquo;idée n&rsquo;était pas du tout de partir de leurs témoignages pour écrire une pièce, mais plutôt de leur demander ce qu’ils attendaient d’un spectacle accueilli dans leurs centres sociaux. Ils m&rsquo;ont dit qu&rsquo;ils avaient envie d&rsquo;une forme pas trop longue, dans laquelle il y ait de l’humour, et qui parle de la jeunesse de manière plutôt positive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et puis, j&rsquo;ai senti que Marseille, c&rsquo;était un lieu incontournable pour eux. Plus qu&rsquo;une ville, une identité très forte. N&rsquo;étant pas marseillaise, je ne m’en rendais pas compte à ce point-là, et je ne peux pas en parler de l’intérieur. C’est pour ça que j&rsquo;ai décidé que tous ces jeunes venaient de s’installer à Marseille, qu’ils découvraient la ville.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;idée de situer l&rsquo;action dans un centre social est donc venue apr</strong><strong>è</strong><strong>s les discussions ?</strong> <strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je me suis dit, quitte à jouer dans des petites salles et des centres sociaux, autant assumer. Au moins, quand on jouera dans un centre social, on n’aura pas de problèmes de scénographie. Et puis, ce sont des lieux auxquels on ne pense pas vraiment théâtralement, alors qu’il s’y passe beaucoup de choses. Des aventures humaines commencent dans ces lieux-là. Ça peut paraître anodin comme ça, mais ça peut être très important pour les individus.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est justement une aventure humaine, plus qu’un sport, qui est au cœur de la pièce.</strong> <strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Exactement. À travers ce sport, ils vont apprendre à se connaître, à pouvoir compter les uns sur les autres, à être une équipe dans la vie, autant qu&rsquo;une petite équipe de korfball. À un moment donné, leur entraîneuse disparaît, elle arrête de venir du jour au lendemain. Ils ne savent pas comment reprendre contact avec elle, et ils se rendent compte qu’ils ne savaient rien d’elle. Elle est mère célibataire, comme beaucoup dans le public des centres sociaux. La pièce parle donc aussi de la précarité, et d’élever un enfant seule.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR CHLOÉ MACAIRE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Un <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">moment suspendu</mark></strong></em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">16 </mark>et <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 </mark>octobre<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Théâtre Antoine Vitez</mark></strong>, Aix-en-Provence<br>Programmation hors-les-murs de La Criée</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos entretiens <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">ici</a></p>
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		<title>Festival TPA : la musique s’amplifie en Provence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 12:31:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Donner de la visibilité aux talents locaux et offrir de belles soirées concerts sur le territoire. Voilà les missions que s’est donné l’association Aix’Qui depuis 1989 avec son tremplin Class’Eurock d’une part, et avec son festival TPA d’autre part. Si cette association connaît depuis quelques années des difficultés financières [lire interview ci-dessous], elle tient son [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/festival-tpa-la-musique-samplifie-en-provence/">Festival TPA : la musique s’amplifie en Provence</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Donner de la visibilité aux talents locaux et offrir de belles soirées concerts sur le territoire. Voilà les missions que s’est donné l’association Aix’Qui depuis 1989 avec son tremplin Class’Eurock d’une part, et avec son festival TPA d’autre part. Si cette association connaît depuis quelques années des difficultés financières [lire interview ci-dessous], elle tient son cap, et propose cette année encore son événement automnal du <strong><em>Festival TPA</em></strong>. Au programme du 17 au 31 octobre, cinq soirées dans autant de villes provençales – et métropolitaines –, pour une douzaine d’artistes ou groupes accueillis. Des têtes d’affiche et des talents émergents qui proposeront du rap, du rock, du métal et des musiques du monde… le tout à des prix conscients.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une balade en Métro</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le top départ est donné le 17 octobre à la maison, dans la salle des Arcades d’Aix-en-Provence, avec une affiche rap. La soirée accueille trois artistes émergents&nbsp;: le Sétois/Aixois <strong>Dag Topor</strong>, le collectif alpin <strong>Zbraaa</strong>, et le groupe <strong>Jetsetfucker</strong> de Guillestre. Si le premier reste dans la tradition brute du hip-hop, les deux autres groupes mêlent à leur rap des influences électro.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quelques jours plus tard, on se rend au Portail Coucou de Salon-de-Provence. Dans cet ancien cinéma, une soirée sur-mesure a été prévue par le TPA. <strong>Les Presque Çak</strong> proposent un ciné-concert autour de l’univers d’Ennio Morricone. De la musique live, jouée synchro sur une projection de scènes mythiques de western-spaghetti. Le même soir, on verra le groupe martégal <strong>C-302</strong>, dernier lauréat du tremplin Class’Eurock.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette ville qui aime le flamenco, les cultures gitanes sont à l’honneur le 24 octobre à Aubagne. On y verra <strong>Titi Robin</strong>, et son répertoire qui mêle musiques tziganes, orientales, et occidentales. Puis <strong>Poum Tchak</strong>, groupe de jazz manouche aixois qui a déjà répandu dans le monde entier son swing et son humour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 30 octobre aux Rallumeurs d’étoiles de Martigues, la Provence est à l’honneur. <strong>Les Cigales Engatsées</strong> n’ont décidément pas fini de chanter, et le groupe fêtera la sortie de son nouvel album <em>La Fiho de l’Estelan</em>. En première partie, on écoutera avec intérêt l’autre lauréat du Class’Eurock 2026, le trio aixois <strong>After Mary</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est du métal qui fera ensuite trembler Vitrolles le 31 octobre. Quatre groupes, et non des moindres, sont à l’affiche&nbsp;: les Niçois de <strong>Messalina</strong>, les Marseillais de <strong>Yarostan</strong>, et les Gardannais de <strong>Butterknife</strong>. Une soirée qui vient clôturer dans un joyeux fracas cette nouvelle édition du TPA, dont on soulignera quand même le manque évident d’artistes femmes cette année au programme, à la différence d’autres années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">NICOLAS SANTUCCI</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/">musique ici</a></p>



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<h1 class="wp-block-heading"><strong>Aix’Qui, une asso historique en difficulté  </strong></h1>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Baisse des subventions, retards de paiement… l’association Aix’Qui connaît ces dernières années des difficultés financières. Entretien avec Patrick Daraji, son président-fondateur</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Vous avez alerté la presse il y a quelques semaines sur la situation financière de votre association. Que se passe-t-il&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Patrick Daraji.</strong> On a deux actions qui sont soutenues par les institutions. Le TPA, qui est aujourd’hui quasiment une commande métropolitaine, et notre tremplin Class’Eurock, subventionné depuis très longtemps par la Région et le Département. Mais depuis l’arrivée de Martine Vassal et Renaud Muselier, nos subventions ont presque été divisées en deux. On a aussi un problème avec le rythme des institutions. Aujourd’hui, en octobre, le Département a voté la moitié seulement de notre subvention et à la Région on passera en novembre. Il a aussi fallu attendre juillet 2026 pour recevoir le solde de 2025. On se retrouve à la fin avec un bilan équilibré… mais avec 10 000 euros de frais bancaire&nbsp;! C’est vraiment du sabotage pour moi…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un bilan à l’équilibre mais vous avez dû faire plusieurs licenciements.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, on a viré tout le monde. La totalité de la gestion de l’association – moi y compris – est aujourd’hui bénévole.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qu’en est-il de la Métropole, dont le budget est pour l’instant bloqué&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On a eu beaucoup de chance. Sur plus de 200 projets culturels qui lui ont été présentés, 17 sont passés au mois de décembre 2025 dans le budget primitif pour l’année 2026, et on en fait partie. On reste solidaire des autres acteurs culturels, pour qui cette situation est catastrophique, même si l’on doit quand même s’interroger sur l’affectation de certains fonds. Je pense notamment au Delta Festival, dont je ne vais pas pleurer la disparition, bien au contraire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous avez lancé un appel aux dons il y a quelques semaines.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont les associations avec qui on travaille qui nous ont proposé de faire cet appel. Le résultat est vraiment surprenant&nbsp;: des gamins qui ont fait Class’Eurock cette année nous ont donné 5 euros, et certains parents 300… Mais moi qui viens de l’éducation populaire, je trouve ça scandaleux qu’une mission qui relève quasi du service public soit financée par les gens eux-mêmes…</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR N.S.</p>



<pre class="wp-block-verse">Pour soutenir Aix’Qui, rendez-vous sur <a href="https://www.helloasso.com/associations/aix-qui">Hello Asso</a>.</pre>
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		<title>Le « Tandem » chic et choc de Josette Baïz</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 12:21:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les enfants sont un public formidable. Cette séance de l’après-midi qui leur était consacré au Pavillon Noir, à Aix-en-Provence, en a fait une nouvelle démonstration. Yam Omer et Maxime Bordessoules, deux danseurs de la compagnie Grenade, présentaient Tandem. Un spectacle à forte dimension pédagogique puisqu’on y apprend comment on devient danseur, avec ses joies, ses [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Les enfants sont un public formidable. Cette séance de l’après-midi qui leur était consacré au Pavillon Noir, à Aix-en-Provence, en a fait une nouvelle démonstration. <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Yam Omer</mark></strong> et <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Maxime Bordessoules</mark></strong>, deux danseurs de la compagnie Grenade, présentaient <em>Tandem</em>. Un spectacle à forte dimension pédagogique puisqu’on y apprend comment on devient danseur, avec ses joies, ses doutes et ses rencontres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout commence par <em>O Fortuna</em> de Carmina Burana. Cheveux longs, jupe noire, Maxime signe un solo classique somptueux, qui s’achève en ronde de derviche tourneur, l’étoffe dessinant une corolle autour de lui. Yam explique que son prénom signifie « mer » en hébreu. Née en Israël, quatrième d’une fratrie de cinq, elle découvre la danse de salon à 5 ans, le hip-hop à 11, et décroche à 16 ans le titre de « danseuse d’excellence » avec <em>Nishbar</em>, un solo d’Idan Sharabi. Maxime, lui, vient de Saint-Jean-d’Angély. Un petit film le montre à ses débuts, seul garçon, franchement malhabile, au milieu de fillettes de 5 ans : la salle se tord de rire. Admis au Conservatoire de Lyon, il doit y créer son propre solo pour un examen. Ce sera <em>Indomptable</em>, sur <em>Run Boy Run</em> de Woodkid. Sa vidéo est projetée derrière lui, et il danse la même pièce sur scène : un vertigineux jeu de miroirs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les tableaux s’enchaînent comme des bulles de champagne : ragtime façon comédie musicale, <em>Danses grecques</em> de Béjart, solo de William Forsythe que Maxime décompose avec humour en imitant les consignes que son professeur lyonnais lui donnait lors de son apprentissage, trio d’Eyal Dadon réduit à deux, extrait de <em>Garden of Minutes</em> de Noa Zuk. Les applaudissements fusent entre chaque numéro. Une vingtaine d’enfants montent sur scène pour un cha-cha-cha, et la salle bat la mesure. Plus tard, une courte initiation à la méthode de soin par le mouvement d’Ilan Lev dont Yam est praticienne fait respirer et vocaliser tout le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux danseurs ont rejoint Grenade en 2020, sur un appel de Josette Baïz. Au sein de la compagnie ils ont interprété <em>Kamuyot</em> d’Ohad Naharin, puis <em>Phoenix</em>. Ils en donnent un extrait&nbsp;: un duo d’amour aux portés magnifiques que la salle acclame. Le spectacle s’achève sur une ronde israélienne endiablée, extraite d’une pièce de Barak Marshall, sous les ovations du jeune public. Nul doute qu’il fera naître des vocations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">Le spectacle a été donné au Pavillon Noir <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 12 octobre</mark>.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels/">Arts Visuels ici</a></p>



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		<title>Festival « Regards sur Rue » : La Seyne-sur-Mer bouillonne pendant 3 jours</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 10:21:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Porté par Le Pôle – Arts en circulation, cette septième édition de Regards sur Rue réunit 17 compagnies et 68 artistes autour de 17 spectacles, 48 représentations et quatre ateliers. Cirque acrobatique, théâtre de rue, théâtre d’objet, clown, jonglage, suspension, magie rapprochée, musique et performances participatives vont se déployer dans une quinzaine de lieux, du [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Porté par Le Pôle – Arts en circulation, cette septième édition de <strong><em>Regards sur Rue</em></strong> réunit 17 compagnies et 68 artistes autour de 17 spectacles, 48 représentations et quatre ateliers. Cirque acrobatique, théâtre de rue, théâtre d’objet, clown, jonglage, suspension, magie rapprochée, musique et performances participatives vont se déployer dans une quinzaine de lieux, du parc de la Navale au centre-ville de La Seyne-sur-Mer. Une programmation entièrement gratuite et en accès libre à découvrir du 25 au 27 septembre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Cirque en équilibre</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>SITU</em>, <strong>Ino Kollektiv</strong> réunit six femmes autour d’une recherche sur la place que chacune peut occuper dans un groupe, en faisant des portés acrobatiques un véritable terrain de jeu. Le corps de l’une devient le point d’appui de l’autre&nbsp;: les équilibres, les appuis et les déplacements construisent une écriture collective où la question du « faire ensemble » passe par le mouvement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre proposition aérienne, <em>Rouge Merveille</em>, de <strong>Chloé Moglia</strong>, dans laquelle <strong>Mélusine Lavinet-Drouet</strong> évolue suspendue à une ligne rouge, installée dans le ciel. Un dispositif qui concentre l&rsquo;attention sur le corps de l&rsquo;artiste, sa lenteur, son équilibre et sa relation à l&rsquo;espace.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>How much we carry</em>, le <strong>Cirque Immersif</strong> installe lui une perche acrobatique au cœur de la ville, créant un point de convergence : une structure verticale, des corps qui s’en approchent. Alors «&nbsp;<em>L’ascension devient une affaire collective : ce qui tient debout ne tient jamais seul</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, avec <em>Accroche-toi si tu peux</em>, la compagnie <strong>Les Invendus</strong>, transforme la jonglerie en dialogue physique&nbsp;: deux hommes, quelques balles et un espace presque nu pour faire de la manipulation d&rsquo;objets un langage du corps.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Déplacer les histoires </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Du côté du théâtre de rue, on joue volontiers de décalages&nbsp;: dans <em>Yseult et Tristan</em> signé <strong>Le Punk à Mouton</strong>, c&rsquo;est Yseult qui « mène la danse ». Avec <em>La Mare où [l’]on se Mire</em>, du <strong>Chiendent-Théâtre</strong>, Norbert arrive pour présenter la maquette de son futur opéra, inspiré du <em>Vilain Petit Canard</em> : le public n&rsquo;assiste pas simplement à une représentation achevée, mais à la présentation d&rsquo;un projet artistique. <em>GOLDI &#8211; La vérité sur Boucle d’Or et le Gangsta Rap</em>, de la compagnie <strong>Superfluu</strong>, mélange théâtre et hip-hop, conte traditionnel et univers du gangsta rap. Plus clownesque, <em>Un dîner pour 1</em>, du <strong>P’tit Cirk</strong>, installe une table dressée, cinq couverts, des bougies et du vin… mais une étrange absence plane. L&rsquo;attente, les objets et le cérémonial deviennent matière à jeu.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En musique</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Vendredi soir, <em>Aquaplanage</em>, de <strong>Kubilaï Khan Investigations</strong>, prendra la forme d&rsquo;un DJ set afro-house signé <strong>Frank Micheletti</strong>, alias <strong>Yaguara</strong>, au Parc de la Navale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Samedi matin, dans le secteur du marché Louis Blanc, <strong>MERAK</strong>, fanfare balkanique composée de cuivres et de percussions, ambiancera, en déambulation, les rues du centre-ville. Le soir, le <strong>Balkan Block Party</strong> prolongera cette énergie musicale et festive au Parc de la Navale, avec 11 musiciens et cinq danseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Regards sur Rue</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 25 au 27 septembre<br></mark>La Seyne-sur-mer, divers lieux</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/festival-regards-sur-rue-la-seyne-sur-mer-bouillonne-pendant-3-jours/">Festival « Regards sur Rue » : La Seyne-sur-Mer bouillonne pendant 3 jours</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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