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	<title>Archives des Arts visuels - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Arts visuels - Journal Zebuline</title>
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		<title>[SAISON MÉDITERRANEE] La belle Saison</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 12:17:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Ne quittez pas la Méditerranée sans lui dire que vous l’avez aimée », écrivait la poétesse Etel Adnan. Ces mots résonnent avec cette Saison Méditerranée lancée le 15 mai dernier. Voulue par Emmanuel Macron en 2023, le commissariat confié à Julie Kretzschmar, cette Saison déploie une panoplie d’événements et d’expositions en tout genre sur [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a></a> «<em> Ne quittez pas la Méditerranée sans lui dire que vous l’avez aimée </em>», écrivait la poétesse Etel Adnan. Ces mots résonnent avec cette Saison Méditerranée lancée le 15 mai dernier. Voulue par Emmanuel Macron en 2023, le commissariat confié à Julie Kretzschmar, cette Saison déploie une panoplie d’événements et d’expositions en tout genre sur tout le territoire national. L’idée : célébrer les liens qui unissent les deux rives mais aussi offrir aux artistes un espace où proposer leur regard sur une Méditerranée plurielle, traversée par les questions de mémoire, d’identité et de transmission. Pendant toute la Saison, expositions, photographie, arts visuels, théâtre, musique et danse s’entremêlent dans le paysage culturel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> Des expositions à foison</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Symbole de cette union entre les deux rives, c’est à Marseille que s’est ouverte la Saison Méditerranée. Du 15 au 24 mai, la Cité phocéenne vernissait plusieurs expositions, dont beaucoup sont encore à visiter cet été. À commencer par l’installation <em>Mar Nostro</em>, du collectif UV LAB, dans les jardins du Palais du Pharo. Conçue comme une « <em>coquille poreuse</em> », inspirée des circulations entre les continents, cette installation célèbre à la fois les échanges, les migrations et toutes les cultures qui façonnent la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques pas de là, <em>La Citadelle : Résistance et désobéissance</em> prend comme point de départ l’emprisonnement d’Habib Bourguiba à Marseille entre 1939 et 1942 pour interroger les mémoires coloniales franco-tunisiennes. À travers archives, créations sonores et recherches artistiques, l’exposition questionne les héritages de cette histoire commune et leurs résonances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la Friche Belle de Mai, plusieurs expositions prolongent ces réflexions. Avec <em>Les rêves n’ont pas de titre</em>, <strong>Zineb Sedira </strong>transforme l’espace en décor de cinéma. Entre souvenirs personnels, histoire familiale et mémoire postcoloniale de l’Algérie, l’artiste rend hommage au cinéma militant des années 1960. Plus loin, <strong>Abdessamad El Montassir </strong>propose avec <em>Sur les ruines, les pierres fleurissent</em> une plongée dans les mémoires enfouies du Sahara occidental, à travers films, photographies, créations sonores et sculptures.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> De la photographie</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La photographie occupe une place importante dans cette Saison Méditerranée. Au Centre Photographique de Marseille, <em>Photo Kegham de Gaza : une archive inachevable</em> retrace l’histoire du premier studio photographique professionnel de Gaza, fondé en 1944 par Kegham Djeghalian. À partir de négatifs et de souvenirs retrouvés par son petit-fils, l’exposition compose une histoire visuelle et sensible de Gaza. À la Bibliothèque de l’Alcazar, <em>Photographier le Liban (1864-1970) </em>réunit 77 photographies anciennes issues de la Bibliothèque orientale de Beyrouth. Un voyage dans l’histoire du Liban à travers plus d’un siècle d’images.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Saison Méditerranée s’invite également aux Rencontres d’Arles (6 juillet- 4 octobre), à travers des expositions qui explorent les liens entre mémoire et héritage coloniaux. Avec <em>Le Roman algérien, un nouveau chapitre</em>, <strong>Katia Kameli</strong> poursuit le dialogue engagé par <strong>Assia Djebar</strong> autour de la mémoire algérienne. Dans <em>Goudron : Tanger- Le Cap</em>, <strong>Bruno Boudjelal</strong> propose une traversée photographique du continent africain qui flirte entre les promesses et les désillusions des indépendances. Plus contemplative, <strong>Anne-Lise Broyer</strong> mêle photographie, littérature et archéologie dans <em>Méditerranée &#8211; est-ce là que l’on habitait ?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> Mais aussi des arts vivants</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Saison Méditerranée se vit aussi sur scène. Au Festival d’Avignon, <strong>Ahmed El Attar</strong> présente <em>Salma, mon amour</em> (5-8, 17-24 juillet) et retrace l’histoire d’une riche famille égyptienne dont le quotidien bascule après les événements du 7-Octobre. Le metteur en scène interroge les conséquences intimes des bouleversements politiques. «<em>Qui paie le prix de la violence et de l’inhumanité ? Que se passe-t-il après l’horreur, la destruction, le traumatisme ?</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Arles, le festival Les Suds place sa 31<sup>e</sup> édition sous le signe de <em>Madre Nostrum</em> (13-17 juillet) et met les femmes méditerranéennes à l’honneur ! Chants de femmes du Maroc rural, créations inspirées des traditions arabes donnent à entendre la Méditerranée. Dans la continuité, le chanteur et poète égyptien <strong>Abdullah Miniawy</strong> (3 juillet) sera l’un des temps forts de Marseille Jazz des Cinq Continents avec <em>Peacock Dreams</em>. Entre poésie arabe, soufie et jazz contemporain, il promet une expérience musicale envoûtante. Enfin, côté danse, à Marseille, la comédienne et chorégraphe libanaise <strong>Nivine Kallas</strong> présente <em>SāHO</em> (27, 28 juin) à La Criée. Une danse qui parle de l’enfance et de l’école mais aussi de silence et de contrôle au Liban. La Saison Méditerranée ne fait que commencer et se poursuit tout l’été jusqu’à l’automne, dans toute la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">CARLA LORANG</p>



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		<title>[FLÂNERIES D’ART CONTEMPORAIN] À Aix, l’art contemporain dans son jardin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 11:57:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fondée en 2002 par la comédienne Andréa Ferréol, ce rendez-vous adoré du public aixois, doit sa longévité à l’enthousiasme et à la détermination de sa fondatrice qui porte chaque année ce projet avec la même conviction : faire découvrir l’art contemporain en ouvrant au public les plus beaux jardins d’Aix-en-Provence, gratuitement. Les 20 et 21 [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Fondée en 2002 par la comédienne <strong>Andréa Ferréol</strong>, ce rendez-vous adoré du public aixois, doit sa longévité à l’enthousiasme et à la détermination de sa fondatrice qui porte chaque année ce projet avec la même conviction : faire découvrir l’art contemporain en ouvrant au public les plus beaux jardins d’Aix-en-Provence, gratuitement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les 20 et 21 juin, trois jardins du centre historique – Mérindol, des Étuves, des Guerriers – accueilleront peintres, sculpteurs, photographes, céramistes, musiciens, comédiens et danseurs. La programmation de cette édition anniversaire est dense. Parmi les exposants, <strong>Peter Knapp</strong>, photographe et directeur artistique suisse, figure centrale de la presse des années 1960-1970, présente son travail au Jardin des Étuves. Le street-art est représenté par <strong>Thoma Vuille</strong>, connu sous le nom de M. Chat, dont le personnage jaune est devenu l&rsquo;une des icônes du genre en France, et par <strong>César Malfi</strong>, dont les fresques – certaines, comme celle de 1300 m<sup>2</sup> installées à l’aéroport de Nice, sont gigantesques – et puisent dans le répertoire de l&rsquo;art antique. Au jardin Mérindol, les sculptures de <strong>Fabrice Magnée</strong> – des personnages assemblés à partir de vieux clous de parfois 800 ans d’âge –, qui avaient été déjà remarquées l’an dernier, s’exposent à nouveau avec leur imaginaire poétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Concerts et lectures</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les concerts jalonnent les deux journées. Le vendredi soir, le guitariste <strong>Emmanuel Rossfelder</strong>, Victoire de la Musique 2004, partage la soirée d&rsquo;ouverture à La Manufacture avec le mandoliniste <strong>Vincent Beer-Demander</strong>. Le samedi, le pianiste <strong>Jean-François Zygel</strong>, dont les spectacles d’improvisations font la joie de la vie musicale française, se produit en fin d&rsquo;après-midi au jardin des Étuves. Le dimanche, le duo piano-soprano <strong>Antoine Palloc</strong> et clôt la programmation musicale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On pourra aussi entendre le pianiste <strong>Nans Bart</strong>, la harpiste <strong>Amelya Saad Wu</strong> et le violoniste <strong>Christian Fromentin</strong>. Les lectures occupent également une place importante. <strong>Béatrice Agenin</strong> et Andréa Ferréol liront des lettres entre l’écrivaine Colette et l’actrice Marguerite Moreno ; <strong>Samuel Labarthe</strong> et <strong>Pierre Santini</strong> donnent voix à la correspondance entre Clémenceau et Monet. Le dimanche, <strong>David Foenkinos</strong>, auteur de&nbsp;<em>Charlotte</em>&nbsp;et de&nbsp;<em>La Délicatesse</em>, prend la parole au jardin des Étuves. Enfin, Le G.U.I.D. du Ballet Preljocaj investit pour sa part le jardin des Guerriers avec des extraits du répertoire d&rsquo;Angelin Preljocaj.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br><strong> Les Flâneries d'art contemporain<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 et 21 juin<br></mark></strong>JardinsMérindol, des Étuves, des Guerriers<br>Aix-en-Provence</pre>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>[Musées de Nîmes] Peintures à l’huile et eau en peinture</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 10:14:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis leurs débuts à la fin des années 1990, sous des faux airs de barbouille nonchalante, la peinture virtuose du duo formé par Ida Tursic et Wilfried Mille est un champ d’expérimentation permanent, où les images se confrontent les unes aux autres, entre références à l’histoire de l’art, imagerie populaire, paysages en crise et prolifération [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/musees-de-nimes-peintures-a-lhuile-et-eau-en-peinture/">[Musées de Nîmes] Peintures à l’huile et eau en peinture</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis leurs débuts à la fin des années 1990, sous des faux airs de barbouille nonchalante, la peinture virtuose du duo formé par <strong>Ida Tursic</strong> et <strong>Wilfried Mille</strong> est un champ d’expérimentation permanent, où les images se confrontent les unes aux autres, entre références à l’histoire de l’art, imagerie populaire, paysages en crise et prolifération visuelle contemporaine. Un espace de friction où se produisent les « dissonances » revendiquées par le titre de l’exposition, dont l’un des exemples paradigmatiques pourrait être <em>Mélancolie</em>, huile sur toile exposée dans la dernière salle du parcours&nbsp;: une femme assise sur un canapé, immobile et confortable, regardant le spectateur, tandis qu&rsquo;une forêt brûle derrière elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Jeux de mots</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre paysage en feu, <em>In Between</em>, diptyque représentant une maison de banlieue consumée par les flammes sous un ciel rose délavé, se trouve également dans cette salle, nommée par les artistes Salle Mélancolie. Elle est précédée, dans le sens de la visite, par la Salle du bonheur, la Salle noire, la Salle obscénité, la Salle accident &#8211; et la Salle Lavis en rose&nbsp;: la plus vaste salle de l&rsquo;exposition, avec une dizaine de grands tableaux, baignés d&rsquo;un lavis rose qui agit comme un filtre uniforme. Et l’un des jeux de mots dont le duo semble assez friand&nbsp;: dans la Salle bonheur, un tableau représentant un gros lapin ahuri, rapidement brossé, aux deux pattes avant hilarantes, est titré <em>Lapin Ture</em>. Auparavant on aura croisé, sur le seuil de l’exposition, un <em>Autoportrait</em>, toile sur laquelle figurent&nbsp;: une auto -de facture enfantine, un porc -façon naturaliste rapide, et un trait noir horizontal -épuisé et vaguement dégoulinant. Auto-porc-trait.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Environnement pictural</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">De la Salle bonheur à la Salle Mélancolie, c’est toute une peinture à la fois farceuse et inquiète, à la vitalité détonante, qui se déploie, en faisant affleurer constamment le désordre du monde. Et qui, tout en jouant avec les images et les mises en abyme, à travers des tableaux de différents formats, du petit au très grand, présentés parfois en série répétitive, représentant des paysages, des portraits et des personnages dans différentes situations, affirme en permanence sa présence physique : tâches, dégoulinures, éclaboussures, épaisseur de la matière, accidents de surface, gestes visibles et traces de fabrication.</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Dissonances à géométries variables<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 11 octobre<br></mark></strong><br><a href="https://www.carreartmusee.com/" type="link" id="https://www.carreartmusee.com/">Carré d’art</a></pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Inscrite dans le cycle d’expositions « Eau, source d’inspirations », qui associe plusieurs établissements municipaux &#8211; le Muséum d’histoire naturelle, le musée des Beaux-Arts, le musée du Vieux Nîmes, le musée des Cultures taurines &#8211; l’exposition <em>Lumières et ténèbres, la fascination de l’eau </em>propose au rez-de-chaussée du musée des Beaux-Arts un parcours à travers plus de quatre-vingts œuvres, la plupart de la fin XIX<sup>e</sup> au début XX<sup>e</sup> siècle.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des ténèbres vers la lumière</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le parcours est organisé en trois sections&nbsp;: «&nbsp;Monstres et tempêtes, entre réel et imaginaire&nbsp;», «&nbsp;Sources et ressource&nbsp;: l’eau salvatrice&nbsp;», «&nbsp;Effets et reflets, une beauté fascinante&nbsp;», auxquelles s’ajoute un espace consacré à deux vidéos de <strong>Sophie Calle</strong>, issues de sa série <em>Voir la mer</em>, pour laquelle elle a invité des habitants d’Istanbul, et pourtant n’ayant jamais vu la mer, à la regarder pour la première fois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une exposition qui se développe « à rebours », en partant des monstres, des tempêtes et des visions inquiétantes pour se diriger progressivement vers la lumière et les jeux de reflets.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Créatures</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au centre de l’espace de la première section est exposée un marbre léger et gracieux de Denys Puech, représentant une sirène ailée, qui sort des flots en emportant sur son épaule gauche un jeune homme, posé sur un socle-vitrine où se trouvent des fossiles d’ammonites, de poissons et de gouttes de pluie. Tout autour, en dessins, gravures et peintures, d’autres personnages (la <em>Loreleï</em> d’Adelaïde Salles-Wagner, le <em>Laocoon</em> de Paul Dardé), des scènes mythologiques (<em>Daphnis et Chloé</em> de Charles-Edouard Delort), des marines tempêtueuses (François Barry) des éditions anciennes sous vitrine, des projets de fontaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la section «&nbsp;Source et ressources&nbsp;», l’eau est abordée sous l’angle de «&nbsp;<em>la (re)naissance, la vie, la purification et la guérison</em>&nbsp;». On y trouve notamment des baigneuses (Laurens P.Aigul), des lavandières (Sarkis Diranian), des Danaïdes (Tony Robert-Fleury) et <em>Le retour du troupeau au gué de l’Arc</em> d’Émile Loubon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin dans la section «&nbsp;Effets et reflets&nbsp;», qui clôture le parcours, des rivières (<em>Maison sur l’eau</em> &#8211; Antoine Ponchin), des canaux (<em>Venise</em> &#8211; Louis Etienne Dauphin), des étangs (<em>Pêche à l’épervier, Martigues</em> &#8211; Félix Ziem) ou des bords de mer (<em>Les rochers de la corniche et de la Pointe-Rouge</em> &#8211; Raphaël Ponson), qui deviennent des laboratoires pour peindre la lumière, dans des tableaux souvent construits autour d&rsquo;équilibres sophistiqués entre ciel et eau.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À noter que tous les espaces de l’exposition sont accompagnés par des propositions sonores conçues, au-delà des sons de vagues relaxantes émanant des vidéos de Sophie Calle, avec le Conservatoire de Nîmes, alliant récits et compositions musicales.</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Lumières et ténèbres, la fascination de l’eau<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 17 novembre<br></mark></strong><br><a href="https://www.nimes.fr/que-faire-a-nimes/culture/les-musees-le-planetarium/musee-des-beaux-arts" type="link" id="https://www.nimes.fr/que-faire-a-nimes/culture/les-musees-le-planetarium/musee-des-beaux-arts">Musée des Beaux-Arts<br></a><br>MARC VOIRY</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/"><em>Arts Visuels</em> ici</a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/musees-de-nimes-peintures-a-lhuile-et-eau-en-peinture/">[Musées de Nîmes] Peintures à l’huile et eau en peinture</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>L’héritage Inca à Draguignan</title>
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		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 10:06:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>235 œuvres, trois millénaires d’histoire et un voyage à plus de 12 000 km de la France. À Draguignan, l’Hôtel départemental des expositions du Var accueille l’exposition Incas : l’héritage sacré des Andes, du 20 juin au 27 septembre. Consacrée à l’histoire des civilisations anciennes dans cette région du Pérou, l’exposition se concentre sur la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">235 œuvres, trois millénaires d’histoire et un voyage à plus de 12 000 km de la France. À Draguignan, l’Hôtel départemental des expositions du Var accueille l’exposition <em>Incas : l’héritage sacré des Andes</em>, du 20 juin au 27 septembre. Consacrée à l’histoire des civilisations anciennes dans cette région du Pérou, l’exposition se concentre sur la notion de sacralité. Un choix qui s’explique par l’importance du divin dans ces cultures, et qui a permis «&nbsp;<em>aux Incas d’avoir autorité sur ce vaste territoire&nbsp;</em>», nous apprend <strong>Carole Fraresso</strong>, commissaire de l’exposition et archéométallurgiste, experte de l&rsquo;orfèvrerie andine et d&rsquo;art précolombien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au programme de l’exposition : céramiques, textiles, plumasserie et orfèvrerie. Une sélection d&rsquo;objets d’une grande diversité dont «&nbsp;<em>l’état de conservation est étonnant&nbsp;</em>», explique Carole Fraresso. L&rsquo;ingénierie, qui a fait l’une des forces des civilisations incas, n’est pas non plus laissée de côté. Parmi ces innovations notables étudiées : les <em>puquios</em>, ces puits souterrains permettant la récupération d’eau venue des sommets enneigés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des quatre coins du globe<br></mark></strong><br>Si l’exposition devait à l’origine débuter le 13 juin, son lancement a été repoussé au 20 juin en raison d’une organisation titanesque. De nombreuses œuvres présentées arrivent directement du Pérou, et plus particulièrement du musée d’art de Lima et du musée Larco. « <em>À eux seuls, ils représentent la colonne vertébrale de l’exposition</em> », soit près de la moitié de l’exposition selon la commissaire. D’autres musées européens prennent aussi part au projet, parmi eux : le British Museum, le Quai Branly, le Musée des Amériques d’Auch et de Madrid. « <em>Une exposition digne des grandes expositions parisiennes ou des capitales du monde par l&rsquo;importance des objets et de leur provenance</em> », se réjouit sa commissaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Carole Fraresso le rappelle, si la civilisation inca est célèbre, le mythe qui l&rsquo;entoure depuis plus de cinq siècles dépend d’un regard chrétien et européen.&nbsp;En cause&nbsp;: «&nbsp;<em>Les expéditions espagnoles du XVI</em><sup><em>e</em></sup><em> siècle et les rapports de ces chroniqueurs, seuls récits de cette époque&nbsp;</em>». L’exposition <em>Incas :</em> <em>l’héritage sacré des Andes</em> apportera certainement un nouveau regard sur cette civilisation.</p>



<pre class="wp-block-verse">FANTINE LAMBEY<br><br><strong> Incas : l’héritage sacré des Andes<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 20 juin au 27 septembre<br></mark></strong><a href="https://hdevar.fr/" type="link" id="https://hdevar.fr/">Hôtel des expositions</a>, Draguignan</pre>



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		<title>[DESIGN PARADE] La Villa Noailles toujours en parade</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 09:42:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’année 2026 marque les 20 ans du festival consacré au design d’objet à Hyères et les 10 ans de la déclinaison toulonnaise dédiée à l’architecture intérieure. Organisé par la Villa Noailles, le festival se dédie depuis sa fondation au soutien à la jeune création internationale, tout en affirmant son rôle de laboratoire esthétique. Au cœur [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">L’année 2026 marque les 20 ans du festival consacré au design d’objet à Hyères et les 10 ans de la déclinaison toulonnaise dédiée à l’architecture intérieure. Organisé par la Villa Noailles, le festival se dédie depuis sa fondation au soutien à la jeune création internationale, tout en affirmant son rôle de laboratoire esthétique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur de la <em>Parade</em>, deux concours, récompensés par différents prix, réunissent dix finalistes en design d’objet et dix en architecture intérieure. Leurs projets sont exceptionnellement, pour cette édition anniversaire, exposés tout l’été dans les espaces de la fameuse villa conçue par Robert Mallet-Stevens à Hyères.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Éco-conception</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans thématique cette année, il est précisé dans le règlement que le concours design d’objet ne concerne ni le domaine du stylisme de mode ni celui du graphisme, que les projets éco-conçus, sans utilisation de matériaux non recyclables sont favorisés, et que seuls les objets pour le quotidien ou pour la maison sont pris en compte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les designers retenus figure notamment <strong>Eduardo Altamirano</strong>, dont le travail mêle artisanat latino-américain et narration sculpturale. <strong>Tin Ayala</strong> développe quant à elle une recherche autour des fibres naturelles et des savoir-faire vernaculaires andins. <strong>Camille Calvo</strong> s’intéresse aux relations entre couleur, décor et espace domestique, tandis que <strong>Gaspard Fleury-Dugy</strong> explore les usages transformables et les formes modulaires. <strong>Maïté Seimetz</strong> travaille elle des objets à forte dimension tactile, attachés aux gestes artisanaux et aux textures sensibles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Repenser « <em>la pièce idéale </em>»</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant au concours d’architecture intérieure de Toulon, il a demandé à ses candidats d’imaginer « <em>une pièce à vivre</em> » au sein de la Villa Noailles, réalisable avec un budget de 1 500 euros TTC. En filigrane, une réflexion sur les nouveaux modes d’habiter et sur les formes contemporaines de l’espace intérieur méditerranéen.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les projets retenus, <strong>Valentin Bayoud</strong> développe une approche scénographique de l’habitat modulable. <strong>Boris Cojean</strong> travaille sur des ambiances immersives à travers les jeux de lumière, de texture et de perception sensorielle. Le designer coréen <strong>Jaemo Lee</strong> propose une installation minimaliste explorant la relation émotionnelle à l’espace. <strong>Simon Searle</strong> et <strong>Victoire Lesthevenon</strong> interrogent les nouveaux usages domestiques à travers une réflexion sur le décor contemporain et les matériaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Histoire de <em>Génération(s)</em></mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette édition anniversaire est également marquée par l’exposition <em>20+10 : Génération(s) Design Parade</em>. Conçue comme une traversée historique du festival, elle réunit designers, architectes d’intérieur et créateurs passés par la Villa Noailles, aujourd’hui devenus des figures importantes de la scène internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parallèlement, l’exposition <em>Suivez le fil ! Design et Textile</em>, présentée à l’Hôtel des Arts TPM, explore les liens entre textile, espace et architecture intérieure à travers des œuvres issues du Centre Pompidou, du Mobilier national, du Centre national des arts plastiques et du musée des Arts décoratifs.</p>



<pre class="wp-block-verse">MARC VOIRY<br><br><strong>Design Parade<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Festival du 25 au 28 juin, expositions ouvertes jusqu’au 30 août<br></mark></strong><br><a href="https://villanoailles.com/" type="link" id="https://villanoailles.com/">Villa Noailles</a>, Hyères<br><br><strong>Suivez le fil ! Design et Textile<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">27 juin au 31 octobre<br></mark></strong><br><a href="https://www.hda-tpm.fr/fr" type="link" id="https://www.hda-tpm.fr/fr">Hôtel des Arts</a>, Toulon<br><br><strong>20+10 : Génération(s) Design Parade<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 30 août<br></mark></strong><a href="https://mediatheques.toulon.fr/" type="link" id="https://mediatheques.toulon.fr/">Médiathèque Chalucet Salle d’exposition </a>(ancienne chapelle), Toulon</pre>



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		<title>[CRAC] Une fabrique du regard</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 09:34:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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		<category><![CDATA[CRAC Occitanie]]></category>
		<category><![CDATA[Gard Hérault]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plastic Newspaper est la première exposition monographique de Lucy McKenzie en France, qui s’inscrit dans un projet itinérant passé en 2024 par le centre d’art Z33 à Hasselt (Belgique), et en 2025 par le fjk3 – Contemporary Art Space de Vienne (Autriche). Une artiste écossaise (née en 1977 à Glasgow) aujourd’hui basée à Bruxelles, qui [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a></a> <em>Plastic Newspaper</em> est la première exposition monographique de <strong>Lucy McKenzie</strong> en France, qui s’inscrit dans un projet itinérant passé en 2024 par le centre d’art Z33 à Hasselt (Belgique), et en 2025 par le fjk3 – Contemporary Art Space de Vienne (Autriche). Une artiste écossaise (née en 1977 à Glasgow) aujourd’hui basée à Bruxelles, qui s’intéresse particulièrement aux inventions culturelles flirtant avec le divertissement, transformant le quotidien en spectacle permanent. En faisant référence notamment aux panoramas peints et aux dispositifs muséographiques du XIX<sup>e</sup> siècle, où se mêlaient art, science et divertissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Théâtre d’illusions</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre <em>Plastic Newspaper</em> renvoie d’ailleurs à une notion élaborée par l’historienne Vanessa R. Schwartz pour désigner des formes médiatiques hybrides, combinant images, sons et espaces pour produire une représentation spectaculaire du réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Utilisant notamment sa maîtrise de techniques traditionnelles – trompe-l’œil, imitation de matières, peinture décorative – Lucy McKenzie propose ainsi dans les différentes espaces du Crac un ensemble d’installations immersives et d’objets hybrides.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parmi les dispositifs présentés figurent une façade de magasin fictive grandeur nature (<em>The Faux Sports Shop</em>), interrogeant le shopping, des mannequins en fibre de verre, imitant des statues classiques en bronze, sur lesquels elle fixe le visage sculpté de Zoya Kosmodemyanskaya, icône de la résistance soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale. Ou bien encore des cires anatomiques issues d’une collection médicale conservées à l’Université de Montpellier, qui étaient présentées sur un mode forain à Paris à la fin du XIX<sup>e</sup> siècle, entre instruction, science, curiosité et amusement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Également présentées, des fresques monumentales (<em>Mural Proposal for Jeffrey Epstein’s New York Townhouse (Filming of American Psycho)</em>) et des installations évoquant des dispositifs anciens d’animation visuelle, notamment deux wagons de train dans lesquels on peut s’asseoir, discuter, s’embrasser et observer sans fin le paysage peint fixé sur un tambour mécanique (<em>Moving Panorama (Trans Siberian)</em>).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Trompe-l’œil </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Accompagné d’une critique féministe des structures de pouvoir, qui mobilise les codes de la mode, de la statuaire et de la culture de masse, un ensemble d’œuvres qui jouent sur la séduction visuelle, en révélant les mécanismes de construction des images et questionnant la manière dont les images produisent du désir, du pouvoir et de la croyance. Une exposition où le «&nbsp;trompe-l’œil&nbsp;» invite à interroger ce que l’on voit, et comment on le voit.</p>



<pre class="wp-block-verse">MARC VOIRY<br><br><strong>Plastic Newspaper<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 6 septembre<br></mark></strong><br><a href="https://crac.laregion.fr/" type="link" id="https://crac.laregion.fr/">Crac Occitanie</a>, Sète</pre>



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		<title>Cartographie des marges</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 09:20:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Présentée jusqu’au 16 août au Cairn &#8211; Centre d’art informel de recherche sur la nature, l’exposition Prête à partir conclue le travail de résidence mené par Ahram Lee depuis le printemps 2025. L’artiste y explore des espaces intermédiaires et des empreintes discrètes résultant de transformations diverses du paysage, en privilégiant « une économie de moyens [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Présentée jusqu’au 16 août au Cairn &#8211; Centre d’art informel de recherche sur la nature, l’exposition <em>Prête à partir</em> conclue le travail de résidence mené par <strong>Ahram Lee</strong> depuis le printemps 2025. L’artiste y explore des espaces intermédiaires et des empreintes discrètes résultant de transformations diverses du paysage, en privilégiant « <em>une économie de moyens propre à son vocabulaire plastique</em> ». Son regard s’attache à ce qui manque, à ce qui disparaît ou demeure en périphérie du regard, les bords de route, les traces laissées par des usages anciens ou des transformations récentes&nbsp;: « <em>l’envers d’une carte</em> » en quelque sorte.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Arbres coupés et toponymie</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, au cœur de l’exposition, une série d’œuvres sur papier suspendues prend pour point de départ des souches d’arbres récemment abattus le long de la RN85. Des empreintes circulaires, réalisées à partir des coupes de troncs, qui composent une forme de cartographie flottante et fragile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les murs, une constellation de fragments de bois gravés où apparaissent des noms de rues de Digne-les-Bains qui ne renvoient pas à des patronymes, mais à des expressions, des lieux ou des usages liés au territoire. Comme la rue « Prête à partir », qui donne son titre à l’exposition : une alerte ancienne liée aux risques d’inondation provoqués par les crues des rivières environnantes. À travers cette proposition, l’artiste met en lumière une mémoire vernaculaire inscrite dans la langue même de la ville, liée à la géographie, aux catastrophes naturelles et aux usages du paysage.</p>



<pre class="wp-block-verse">MARC VOIRY<br><br><strong>Prête à partir<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 16 août<br></mark></strong><br><a href="https://www.dignelesbains-tourisme.com/patrimoine-culturel/cairn-centre-dart/" type="link" id="https://www.dignelesbains-tourisme.com/patrimoine-culturel/cairn-centre-dart/">CAIRN - Centre d’Art Informel de Recherche sur la Nature</a><br><br> Digne-les-Bains</pre>



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		<title>[BIENNALE D’AIX] Création et patrimoine à Aix-en-Provence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 09:12:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du 13 juin au 4 octobre, la Biennale d’Aix-en-Provence donne carte blanche à l’artiste Jeanne Vicerial pour une exposition-parcours intitulée Incarnation. Première artiste en France à obtenir un doctorat SACRe (Sciences, Arts, Création, Recherche), elle a construit un langage plastique singulier à partir du fil textile, donnant naissance à des figures anthropomorphes en noir et [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Du 13 juin au 4 octobre, la <em><strong>Biennale d’Aix-en-Provence</strong></em> donne carte blanche à l’artiste <strong>Jeanne Vicerial</strong> pour une exposition-parcours intitulée <em>Incarnation</em>. Première artiste en France à obtenir un doctorat SACRe (Sciences, Arts, Création, Recherche), elle a construit un langage plastique singulier à partir du fil textile, donnant naissance à des figures anthropomorphes en noir et blanc monumentales, interrogeant le corps féminin, ses métamorphoses et ses représentations à travers l’histoire de l’art, le sacré ou encore la mythologie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Rituel, mémoire et création<br></mark></strong><br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Incarnation</em> relie quatre lieux patrimoniaux de la ville : le Musée des Tapisseries, le musée du Pavillon de Vendôme, la galerie des sculptures du Musée Granet et la Chapelle de la Visitation, chacun de ces lieux développant « <em>une dimension différente de cette idée d’incarnation</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Pavillon de Vendôme, le visiteur découvre le processus de création de l’artiste, tandis que le Musée des Tapisseries accueille les costumes réalisés pour <em>Atys</em>, le ballet-opéra chorégraphié par Angelin Preljocaj. La Chapelle de la Visitation accueille quant à elle des œuvres réunies dans une dimension plus rituelle et spirituelle. Enfin, la galerie des sculptures du Musée Granet présente des photographies réalisées avec la photographe <strong>Leslie Moquin</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Made in Italy<br></mark></strong><br></p>



<p class="wp-block-paragraph">À La Manufacture, la <em>Biennale d’Aix</em>, dont l’Italie est le pays invité, propose, en partenariat avec l’association Parallax, <em>La mode italienne de Marino Parisotto</em>. L’exposition met en lumière cette figure de la photographie de mode des années 1990 et du début des années 2000, disparu en 2022, ayant collaboré avec de nombreuses maisons emblématiques du luxe italien et international. Une exposition qui insiste sur la place singulière qu’occupe l’argentique dans son travail, où « <em>le hasard devient composant</em> » et « <em>l’erreur devient caractère</em> ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ré-ouverture estivale</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>La bastide du Jas de Bouffan, propriété des Cezanne à la fin du XIX<sup>e</sup> siècle, terrain de jeu du jeune Paul, avec ses grands murs où il a peint ses premières œuvres, dont certaines étaient revenues à Aix pour la grande exposition de l’été 2025, avait rouvert quelques semaines ses portes au public pour l’occasion. Elles s’étaient ensuite refermées, pour que les travaux de restauration puissent se poursuivre. Elles se ré-ouvrent de nouveau en cet été 2026 (jusqu’au 31 octobre)&nbsp;en commençant par une soirée surprise organisée par la Biennale ce 14 juin.</p>



<pre class="wp-block-verse">MARC VOIRY<br><br><strong>Incarnation<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 13 juin au 4 octobre<br></mark></strong><br><a href="https://www.aixenprovence.fr/Musee-des-Tapisseries" data-type="link" data-id="https://www.aixenprovence.fr/Musee-des-Tapisseries"> Musée des Tapisseries</a>,<a href="https://www.aixenprovence.fr/Musee-du-Pavillon-de-Vendome" data-type="link" data-id="https://www.aixenprovence.fr/Musee-du-Pavillon-de-Vendome"> Musée du Pavillon de Vendôme</a>, <a href="https://www.museegranet-aixenprovence.fr/accueil" data-type="link" data-id="https://www.museegranet-aixenprovence.fr/accueil">Musée Granet</a> et <a href="https://www.aixenprovence.fr/Chapelle-de-la-Visitation" data-type="link" data-id="https://www.aixenprovence.fr/Chapelle-de-la-Visitation">Chapelle de la Visitation</a><br><br><strong>La mode italienne de Marino Parisotto<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 13 juin au 31 juillet<br></mark></strong><br><a href="https://www.lamanufacture-aix.fr/" data-type="link" data-id="https://www.lamanufacture-aix.fr/">La Manufacture<br></a><br><strong>Ré-ouverture de la bastide du Jas de Bouffan<br></strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 15 juin au 31 octobre<br></mark></strong><br>Soirée surprise la 14 juin</pre>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>« Autoroute Tanger-Marseille » : visions voisines</title>
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		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 07:26:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ici, Marseille ressemble à Tanger. Les paysages se mélangent, les voix se répondent, et les plantes racontent une histoire commune. À la Friche la Belle de Mai, Autoroute Tanger-Marseille donne à voir trois années de rencontres, de recherche et de création entre les deux villes. Un projet porté par l’organisation Think Tanger, qui vise à [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Ici, Marseille ressemble à Tanger. Les paysages se mélangent, les voix se répondent, et les plantes racontent une histoire commune. À la Friche la Belle de Mai, <em>Autoroute Tanger-Marseille</em> donne à voir trois années de rencontres, de recherche et de création entre les deux villes. Un projet porté par l’organisation <strong>Think Tanger</strong>, qui vise à promouvoir la culture et la créativité dans la métropole de Tanger au Maroc. Jusqu’au 16 août, l’exposition s’installe dans la Salle des machines pour donner forme aux traces visuelles et sonores nées de la rencontre entre artistes marocains et marseillais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En pénétrant dans la galerie, l&rsquo;œil est attiré par l’<em>Atlas des souvenirs</em>. Inspirée de la géomythologie, la fresque crée un espace où Marseille et Tanger ne font qu’un, mêlant des éléments de paysage comme le rocher de Gibraltar à des figures fantastiques comme le cheval de la grotte Cosquer. Peinte en rouge couleur de vin pour rappeler la Garance des teinturiers, une plante méditerranéenne, la « murale » cherche, si ce n’est à relier Marseille et Tanger, à en restituer l’expérience commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Reconnexion</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à une exposition ordinaire, <em>Autoroute Tanger-Marseille </em>ne s’inscrit pas tant dans le visuel, mais se présente plutôt comme le témoin de ce que le projet a apporté à celleux qui y ont participé. Sur les murs, des photographies retracent la marche réalisée à Tanger par le collectif marseillais SAFI, composé d’artistes marcheurs. De cette balade, ils ont ramené des poèmes, cartes, dessins et objets, exposés comme autant de trésors découverts et créés dans le quartier de Malabata.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est surtout leur rencontre avec des tresseurs de canne de Provence qui rend l’exposition si touchante. Longtemps utilisée autour de la Méditerranée pour la fabrication de paniers ou d’instruments, la plante a peu à peu été délaissée au profit de matériaux industriels. À Tanger, le collectif l’a redécouverte auprès d’un maître vannier et a appris son tressage, ouvrant la voie à une transmission de ce savoir-faire. Dans l’exposition, on trouve ainsi des canisses et autres installations réalisées par des étudiants en art français, symbole d’une reconnexion avec cette plante qui unit les populations méditerranéennes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fond de la salle, l’émotion est prolongée par le diptyque de <strong>Marouane Beslem</strong>, <em>« Fenêtre Jumelles »</em>. D’une part et d’autre d’un mur qui, à la manière de la Méditerranée, sépare Marseille et Tanger, deux vidéos montrent les villes. Leurs lieux emblématiques y défilent et se mélangent, devenant presque indiscernables. En reculant au centre de la galerie, les deux écrans deviennent visibles. En écho, une installation sonore, faite de canne de Provence et posée au milieu de la pièce, laisse entendre des voix. Alors que l’on regarde enfin le diptyque dans son intégralité, l’une d’elle évoque son rapport à Marseille : <em>« T’as pas cette frontière de vision, tu vois jusqu’à l’infini ».</em></p>



<pre class="wp-block-verse">IVANIE LEGRAIN<br><br>Autoroute Tanger-Marseille<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Jusqu’au 16 août<br></strong></mark><br><a href="https://www.lafriche.org/" type="link" id="https://www.lafriche.org/">Friche la Belle de Mai,</a> Marseille</pre>



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		<title>Terres &#038; Résistances : une belle et forte exposition à voir au Zef</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 07:25:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre du temps fort Nature &#38; Biens communs, qui revenait pour la 6e édition au Zef, les murs du théâtre ont accueilli une nouvelle exposition. Trois photographes du collectif Tendance Floue, Celine Croze, Jonas Wibaux et Alain Willaume, y présentent chacun une série qui s&#8217;inscrit remarquablement dans le thème général, Terres &#38; Résistances. [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/terres-resistances-une-belle-et-forte-exposition-a-voir-au-zef/">Terres &amp; Résistances : une belle et forte exposition à voir au Zef</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Dans le cadre du temps fort <em><strong>Nature &amp; Biens communs</strong></em>, qui revenait pour la 6<sup>e</sup> édition au Zef, les murs du théâtre ont accueilli une nouvelle exposition. Trois photographes du collectif Tendance Floue, <strong>Celine Croze</strong>, <strong>Jonas Wibaux</strong> et <strong>Alain Willaume</strong>, y présentent chacun une série qui s&rsquo;inscrit remarquablement dans le thème général, <em>Terres &amp; Résistances</em>. Leur consœur <strong>Yohanne Lamoulère</strong>, compagne régulière de la Scène nationale de Marseille, a travaillé la scénographie avec <strong>Alice Purgu</strong>, <strong>Sophie Jurging</strong> et <strong>Christopher Marc</strong>, pour mettre en regard leurs perceptions sensitives d&rsquo;un monde pétri de grandes mutations. Sur trois continents, dans des contextes très différents (Venezuela, France, Afrique du Sud), un point commun : l&rsquo;eau, présente ou absente, le sol, pour y vivre ou y mourir, deviennent des enjeux majeurs. Comment être humain dans ces conditions qui se durcissent ?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En résonance</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus jeune d&rsquo;entre ces photographes, étonnant de maturité, est un autodidacte de 24 ans. Jonas Wibaux documente sa vie nomade de saisonnier, dans les vignes ou sur le site de Sainte-Soline, haut lieu de lutte contre les méga-bassines. Le noir et blanc de ses prises de vue est intemporel&nbsp;: il pourrait s&rsquo;agir d&rsquo;archives de la Seconde Guerre mondiale, ou bien d&rsquo;un film de science fiction, avec des traits de camaraderie réconfortante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Point de réconfort en revanche dans la série de Céline Croze&nbsp;: c&rsquo;est l&rsquo;étrangeté qui prédomine sur ses images, amplifiée par la scansion d&rsquo;une voix off hypnotique dans la vidéo qui les complète. <em>Mala Madre</em> est un conte ou un poème inquiétant, basé sur l&rsquo;organique&nbsp;: le corps des pilleurs de tombe est sans visage, un serpent prisonnier de barbelés contre-attaque, les formes fractales du végétal nourrissent un imaginaire halluciné, le grain, la couleur sont d&rsquo;apocalypse. Qu&rsquo;a-t-on fait à la Terre&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est aussi la question que semble poser Alain Willaume, après avoir pointé son appareil sur les paysages désertiques du Karoo en Afrique du Sud, où l&rsquo;entreprise Shell a des projets d&rsquo;exploitation de gaz de schiste. Dans ses tirages dénués de contraste, au ton presque sépia, un voile de poussière recouvre tout, y compris les hommes. L&rsquo;accrochage avec un léger relief et des ombres ajoute à la sensation de suspens&nbsp;: que va-t-il se passer, si l&rsquo;eau ne revient pas&nbsp;? L&rsquo;exposition est à voir jusqu&rsquo;au 4 décembre, avant ou après les représentations. Ne la manquez pas.</p>



<pre class="wp-block-verse">GAËLLE CLOAREC<br><br>Terres &amp; Résistances&nbsp;<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 4 décembre<br></mark></strong><a href="https://www.lezef.org/fr/" type="link" id="https://www.lezef.org/fr/">Zef</a>, Scène nationale de Marseille</pre>



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