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	<title>Archives des Films - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Films - Journal Zebuline</title>
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		<title> « Cinémanimé » : en Région Sud, le cinéma se dessine </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 08:42:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le réseau art et essai de la Région Sud propose dans ses 30 cinémas municipaux ou indépendants la 27e édition de son festival Cinémanimé. Les films, pour la plupart destinés aux enfants de 3 à 12 ans, sont aussi ouverts aux adultes, et pas seulement à ceux qui les accompagnent&#160;! Le cinéma d’animation est particulièrement [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le réseau art et essai de la Région Sud propose dans ses 30 cinémas municipaux ou indépendants la 27<sup>e</sup> édition de son festival <em>Cinémanimé</em>. Les films, pour la plupart destinés aux enfants de 3 à 12 ans, sont aussi ouverts aux adultes, et pas seulement à ceux qui les accompagnent&nbsp;! Le cinéma d’animation est particulièrement riche d’artisanat formel et de récits d’enfance qui inventent un autre rapport à la narration et au réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un rapport que les enfants pourront toucher du doigt dans les ateliers, une quarantaine en tout, mis en place sur tout le territoire régional autour de quatre thèmes&nbsp;: le stop-motion (animation image par image), le bruitage, la fabrication de «&nbsp;machines d’animation&nbsp;» comme le zootrope, et des ateliers philo autour du <em>Monde à l’envers</em>, un programme de courts métrages qui aborde, dès 4 ans, la question de l’altérité et de la différence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La programmation d’avant-premières et de sorties nationales est tout aussi riche&nbsp;: le célèbre <em>Shaun le mouton</em> se confronte à la <em>Bêêête d’Halloween</em>, pour rire sans avoir trop peur&nbsp;; stop-motion également avec une série de courts métrages autour de <em>Capelito</em>, le champignon en pâte à modeler&nbsp;; animation 3D avec <em>Gruffalo</em>, le gentil monstre des bois…&nbsp; Mais la plupart des films proposés reposent sur une animation 2D traditionnelle dessinée à la main et souvent très belle, en particulier dans <em>Muyi, la, légende d’un village de femmes</em> de Julien Cheng ou dans <em>Le Corset</em>, de Louis Clichy, l’histoire d’un petit paysan dont le corps penche, mutiprimé au festivals de Cannes et Annecy.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres films en sortie nationale complètent les 10 avant-premières comme <em>Chien bleu</em>, série de courts à partir des albums de l’école des Loisirs, ou <em>Petite Casbah</em> d’Antoine Colomb, où quatre enfants vivent ensemble les premières répressions à Alger en 1955. Un film important [voir sur journalzebuline.fr], qui écrit un récit multiple sur des événements longtemps censurés, et qui permettra à tous les enfants concernés par l’Algérie, descendants des diverses périodes d’immigration et communautés, de connaitre les événements qui ont fabriqué leur histoire familiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Cinémanimé</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 14 octobre au 10 novembre</mark><br>Région Sud</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema">Cinéma</a> ici </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>CineHorizontes s’ouvre avec « Los justos » de Jorge A. Lara et Fernando Pérez</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 14:07:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour lancer son rendez-vous, le festival du cinéma espagnol présentait Los Justos de Jorge A. Lara et Fernando Pérez C’est à l’Artplexe (Marseille) que, jeudi 8 octobre, s’est ouverte la nouvelle édition de CineHorizontes qui fête cette année ses 25 ans. Une édition sous le signe de la jeunesse, et «&#160;la plus queer de toutes&#160;» [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Pour lancer son rendez-vous, le festival du cinéma espagnol présentait <em>Los Justos</em> de Jorge A. Lara et Fernando Pérez</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à l’Artplexe (Marseille) que, jeudi 8 octobre, s’est ouverte la nouvelle édition de <strong><em>CineHorizontes</em></strong> qui fête cette année ses 25 ans. Une édition sous le signe de la jeunesse, et «&nbsp;<em>la plus queer de toutes&nbsp;</em>» se félicite l’organisation. Après les remerciements traditionnels à tous les bénévoles, à tous les partenaires, au public fidèle et à la fondatrice de ce festival, <strong>Jocelyne Faessel</strong>, et des représentants de la Région de Séville, nouveau partenaire, ont présenté leur province. Puis aux danseuses du Centre Solea, dirigé par Maria Péres, de danser sévillanes et flamenco avant de céder la place au cinéma.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En ouverture, on a donc découvert le film de <strong>Jorge A. Lara</strong> et <strong>Fernando Pérez</strong>, <em>Los justos,</em> un huis clos sous haute tension, une comédie grinçante qui pose une question aussi simple que dérangeante : combien vaut notre morale ? Si l’on nous proposait un million d’euros pour faire quelque chose que nous savons être injuste, que ferions-nous ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est à cette question que doivent répondre neuf citoyens ordinaires, jurés «&nbsp;séquestrés&nbsp;» pour le procès d’un homme d&rsquo;affaires accusé de corruption. Si tous le croient coupable, les convictions basculent quand chacun reçoit une offre secrète et anonyme : un million d&rsquo;euros si à l’unanimité le verdict est «&nbsp;non coupable&nbsp;». Chacun·e a ses raisons pour accepter. Aussi bien&nbsp; la présidente du Jury, Remedios (<strong>Carmen Machi</strong>) que Javi (<strong>Vito Sanz</strong>), Cecilia (<strong>Pilar Castro</strong>) ou Darío (l’Argentin <strong>Marcelo Subiotto</strong>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">La caméra du directeur de la photo <strong>Alfonso Postigo</strong> suit de prés les visages, captant la tension croissante, les regards fuyants, hésitants face à la tentation de cet argent facile qui pourrait résoudre leurs problèmes. Les lieux sont d’abord filmés dans des tons froids et austères, du bleu, du gris, du beige puis s’éclairent, créant un univers chaud, saturé et presque suffocant. <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La musique de <strong>Beatrix Lopez- Nogales</strong>, voix a cappella, percussions, instruments traditionnels, particulièrement réussie, accentue la tension dramatique tout au long du film.</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand dans <em>Douze hommes en colère</em>, il s’agissait de savoir si un jeune homme d’origine modeste accusé du meurtre de son père était coupable, dans <em>Los Justos</em>, c’est de savoir jusqu’où les jurés sont prêts à aller pour renoncer à leurs convictions. On rit parfois devant les changements d’attitude brusques et inattendus, on est surpris par les arguments de certains, mais devant ce miroir que le film nous tend, on peut se poser la question&nbsp;: « <em>Et moi, que ferais-je à leur place ?</em> »&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNIE GAVA</p>



<pre class="wp-block-verse">L’ouverture de <em><a href="https://www.cinehorizontes.com/">CineHorizontes</a></em> a été donnée le 8 octobre au cinéma <a href="https://artplexe-canebiere.com/">l’Artplexe</a>, Marseille.</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Courts-Bouillon à Rousset, un festival de courts de coeur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 13:20:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Courts de cœur Le 10 octobre s’est tenue à Rousset la 21e édition de Courts-Bouillon, la journée court métrage, proposée par les Films du delta C’est habituel et réjouissant&#160;: la salle Emilien Ventre était comble pour toutes les séances&#160;! Un programme varié pour jeunes et moins jeunes, avec 18 courts et 17 mini-courts des écoles [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Courts de cœur</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 10 octobre s’est tenue à Rousset la 21<sup>e</sup> édition de Courts-Bouillon, la journée court métrage, proposée par les Films du delta</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est habituel et réjouissant&nbsp;: la salle Emilien Ventre était comble pour toutes les séances&nbsp;! Un programme varié pour jeunes et moins jeunes, avec 18 courts et 17 mini-courts des écoles d’animation française. Dont les excellents &nbsp;<em>Et après</em> et <em>Le Stagiaire</em> venus de MOPA, <em>Chère fin</em> des Gobelins ou <em>À contre couture</em> de l’École Méliès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On a ri devant <em>Coupe au bol</em> de <strong>Tamara Vittoz</strong> où Suzie (incroyable <strong>Ambrine Trigo Ouaked</strong>) 7 ans, &nbsp;à qui son père a fait une coupe genre «&nbsp;<em>Mireille Mathieu sous cocaïne</em>&nbsp;», prend le contrôle de la dynamique familiale, voulant réconcilier ses parents séparés. Devant <em>Saillie</em> d’<strong>Aude Thuries</strong> on a assisté&nbsp; à la copulation de Pauline et de Magic, les chiens de Frédérique (<strong>Noémie Lvovsky</strong>) et Philippe (<strong>Guillaume Gallienne</strong>). Le dialogue entre eux est &nbsp;drôle et ambigu à souhait&nbsp;; l’interprétation excellente. On compatit à ce qui arrive à <strong>Philippe Rebbot</strong> dans <em>Fiction</em> d’<strong>Ambroise Rateau</strong>. L’acteur qui joue son propre rôle arrive sur un tournage sans avoir lu le scenario.&nbsp; Il est pris dans un engrenage dont il ne maitrise pas les rouages, entrainant le spectateur dans une sorte de thriller teinté d’absurde, &nbsp;interrogeant la frontière entre le vrai et le faux, les tournages et le traitement des acteurs. Excellent&nbsp;<strong>!</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Né d’histoires vraies, le thriller noir, <strong><em>Coyotes</em></strong> du Palestinien <strong>Said Zagha</strong>, nous interroge&nbsp;: que se passe t-il lorsque notre humanité est prise au piège&nbsp;? <em>«&nbsp;</em><em>J’ai grandi en Palestine, sous une occupation israélienne brutale conçue pour armer nos vulnérabilités et éroder notre volonté. Par la violence, la surveillance, la coercition et la peur..</em>» Sa réponse cnématographique, c’est&nbsp; <em>Coyotes&nbsp;:</em> Lubna, une chirurgienne palestinienne qui rentre chez elle après une garde de nuit, se retrouve en panne , sur une route déserte de Cisjordanie. Une atmosphère angoissante accentuée par la musique d’<strong>Amin Goudarzi</strong>. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux films forts questionnent les rapports humains contemporains. Dans <em>Pentest</em> de <strong>Tristan Lhomme</strong> et <strong>Benjamin Chevallier</strong>, Nabil, un jeune livreur se voit refuser l’accès aux bureaux d’une grande banque&nbsp;; un vigile compatit et lui permet d’y accéder par une issue de secours, créat ainsi une faille de sécurité (pentest) dont il va payer le prix. Dans <em>Rives</em> une rencontre fortuite entre des jeunes que tout oppose met en relief la persistance des réflexes et des barrières de classe, montrant la cruauté des milieux privilégiés. Un peu comme dans les nouvelles de Maupassant, en dit son réalisateur, <strong>Arthur Cahn.</strong> &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNIE GAVA</p>



<p class="wp-block-paragraph">La 21 édition de Courts-Bouillon a eu lieu le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 octobre</mark> à <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Rousset</mark>, salle Emilien Ventre</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles cinéma <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema/">ici</a></p>
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		<title>Mondes virtuels à La Citadelle de Marseille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 12:37:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Traverse est un nouveau dispositif national de diffusion d’œuvres immersives, qui bénéficie du soutien de France 2030, dans le cadre de l’appel à projets « Culture immersive et métavers ». Conçu sur trois ans, il s’agit notamment de «&#160;faire sortir la réalité virtuelle du cadre des festivals et des événements ponctuels pour l’inscrire durablement dans [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Traverse</em> est un nouveau dispositif national de diffusion d’œuvres immersives, qui bénéficie du soutien de France 2030, dans le cadre de l’appel à projets « Culture immersive et métavers ». Conçu sur trois ans, il s’agit notamment de «&nbsp;<em>faire sortir la réalité virtuelle du cadre des festivals et des événements ponctuels pour l’inscrire durablement dans les habitudes culturelles</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du 17 octobre au 1<sup>er</sup> novembre, <a href="https://citadelledemarseille.org/">La Citadelle</a> accueille, dans sa salle de La Poudrière, le programme inaugural, intitulé <em>Artou et autres récits de passage</em> (à partir de 12 ans – séance d’une heure à 11h30 et 14H30 &#8211; 11 €). Il réunit deux œuvres, <em>Artou</em> et <em>L’Île des morts</em> qui interrogent, chacune à sa manière, les seuils entre les mondes. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Entre Mauritanie et au-delà</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Artou</em> d’<strong>Abderrahmane Sissako</strong> est un film de 26 minutes, où on suit une fratrie de six enfants après la mort de leur père en Europe. Conformément à la volonté du défunt, ils entreprennent de ramener sa dépouille dans son village natal, en Mauritanie. Équipé d’un casque VR, l&rsquo;image et le son spatialisé vous entourent complètement, et en tournant la tête vous choisissez où regarder&nbsp;: vous plongez au cœur des paysages de Mauritanie et vous suivez le voyage initiatique de la fratrie endeuillée comme si vous étiez physiquement avec eux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En prélude, <em>L’Île des morts</em>, film de huit minutes de <strong>Benjamin Nuel</strong>, entraîne lui le spectateur, depuis un appartement ordinaire, dans un voyage hors du temps, guidé par Charon, le passeur des Enfers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour partager ses impressions, une discussion prolongera chaque séance, animée par les médiateurs de La Citadelle. Cette programmation de cinéma immersif s’inscrit dans une démarche plus large, comme nous l’indique <strong>Benjamin Lengagne</strong>, directeur des publics, de la communication et des partenariats de la Citadelle : «&nbsp;<em>Progressivement, nous travaillons pour écrire, imaginer et développer des expériences numériques et immersives qui viendront créer la rencontre entre patrimoine et numérique. L&rsquo;accueil du programme Traverse est le premier pas vers le développement de nos propres contenus VR de médiation</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Artou et autres récits de passage</mark></em></strong> <br>Du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 octobre</mark> au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">1<sup>er</sup></mark> novembre <br><a href="https://citadelledemarseille.org/">La Citadelle de Marseille</a></pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Courts de cœur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est habituel et réjouissant&#160;: la salle Emilien Ventre comble pour toutes les séances&#160;! Un programme si varié qu’il a pu satisfaire le public, jeunes et moins jeunes. 18 courts sans compter les 17mini&#160; courts des écoles d’animation française&#160;; comme Et après et Le Stagiaire venus de MOPA, Chère fin des Gobelins ou A contre couture [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">C’est habituel et réjouissant&nbsp;: la salle Emilien Ventre comble pour toutes les séances&nbsp;! Un programme si varié qu’il a pu satisfaire le public, jeunes et moins jeunes. 18 courts sans compter les 17mini&nbsp; courts des écoles d’animation française&nbsp;; comme <em>Et après</em> et <em>Le Stagiaire</em> venus de MOPA, <em>Chère fin</em> des Gobelins ou <em>A contre couture</em> de l’Ecole Méliès.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On a ri devant <em>Coupe au bol</em> de <strong>Tamara Vittoz</strong> où Suzie (incroyable <strong>Ambrine Trigo Ouaked</strong>) 7 ans, &nbsp;à qui son père a fait une coupe genre «&nbsp;<em>Mireille Mathieu sous cocaïne</em>&nbsp;», prend le contrôle de la dynamique familiale, voulant réconcilier ses parents séparés. Devant <em>Saillie</em> d’<strong>Aude Thuries</strong> on a assisté&nbsp; à la copulation de Pauline et de Magic, les chiens de Frédérique (<strong>Noémie Lvovsky</strong>) et Philippe (<strong>Guillaume Gallienne</strong>). Le dialogue entre eux est &nbsp;drôle et ambigu à souhait&nbsp;; l’interprétation excellente. On compatit à ce qui arrive à&nbsp; <strong>Philippe Rebbot</strong> dans <em>Fiction</em> d’<strong>Ambroise Rateau&nbsp;</strong>. L’acteur qui joue son propre rôle arrive sur un tournage sans avoir lu le scenario.&nbsp; Il est pris dans un engrenage dont il ne maitrise pas les rouages, entrainant le spectateur dans une sorte de thriller teinté d’absurde, &nbsp;interrogeant la frontière entre le vrai et le faux, les tournages et le traitement des acteurs. Excellent&nbsp;<strong>!</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Né d’histoires vraies, le thriller noir, <strong><em>Coyotes</em></strong> du Palestinien <strong>Said Zagha</strong>, nous interroge&nbsp;: que se passe t-il lorsque notre humanité est prise au piège&nbsp;? <em>«&nbsp;</em><em>J’ai grandi en Palestine, sous une occupation israélienne brutale conçue pour armer nos vulnérabilités et éroder notre volonté – par la violence, la surveillance, la coercition et la peur.. je me suis senti obligé de créer une réponse cinématographique à un système construit sur des couches d’injustice</em>&nbsp;» Sa réponse c’est&nbsp; <em>Coyotes&nbsp;:</em> Lubna, une chirurgienne palestinienne qui rentre chez elle après une garde de nuit, se retrouve en panne , sur une route déserte de Cisjordanie Une atmosphère angoissante accentuée par la musique d’<strong>Amin Goudarzi</strong>. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux films forts posent chacun à leur manière la question des rapports dans notre société&nbsp;: Dans <em>Pentest</em> de <strong>Tristan Lhomme</strong> et <strong>Benjamin Chevallier</strong>, Nabil, un jeune livreur se voit refuser l’accès aux bureaux d’une grande banque&nbsp;; un vigile compatit et lui permet d’y accéder par une issue de secours. Une aide&nbsp; qui devient une faille de sécurité (pentest), une infraction avec les conséquences pour celui qui a aidé. Dans <em>Rives</em> une rencontre fortuite entre des jeunes que tout oppose met en relief la persistance des réflexes et des barrières de classe, montrant la cruauté des milieux privilégiés. Une histoire qui touche à la cruauté humaine, un peu comme dans les nouvelles de Maupassant, en dit son réalisateur, <strong>Arthur Cahn.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On aurait pu parler aussi des deux films d’animation, fort réussis, <em>Dernier Printemps</em> de <strong>Mathilde Bedouet</strong> et <em>La Virginité</em> de <strong>Guillaume Boulay,</strong> tous deux parlant du corps des femmes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une après -midi riche en émotions cinématographiques</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph">Courts-&nbsp; Bouillon 21 le 10 octobre salle Emilien Ventre</p>



<p class="wp-block-paragraph">L</p>
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		<title>Pour qu’oublier soit impossible </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 05:41:44 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un sol gris noir-grise sur lequel un homme peint des lignes blanches&nbsp;: c’est la carte de <strong>Gaza.</strong> Des carrés blancs&nbsp;: ses quartiers, ses camps. Un dispositif qui permet des parcours mémoriels &nbsp;Neuf hommes et femmes, des réfugié.e. s palestinien.ne.s qui ont pu sortir de Gaza avant 2024. Ils ont eu les moyens de payer fort cher pour le faire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> C’est au Caire que  <strong>Nicolas Wadimoff </strong> a rencontré <strong>Jawdat Khoudari</strong> , un entrepreneur réfugié féru d’archéologie qui avait créé en 2008 le musée Al-Mathaf. Le réalisateur qui avait déjà tourné deux documentaires  à Gaza décide de faire un film « <em>qui laisse la parole se déployer ».</em>  Un groupe est constitué : ils vont évoquer ce qu’ils ont vécu à Gaza, sous les bombes et leur départ. Un tournage d’abord envisagé en Suisse mais suite au refus d’accord des visas c’est en Afrique du Sud, seul pays qui n’exige pas de visas pour les Palestiniens que seront enregistrées leurs paroles,  que seront filmés en gros plans superbement éclairés, leurs visages où coulent souvent des larmes. Ils prennent place, l’un après l’autre dans l’un des carrés, l&rsquo;endroit correspondant à leur quartier,  leur lieu de vie, transformant la carte en espace de mémoire. Pas d’images d’archives, pas d’images de guerre. C’est la parole qui fait surgir les lieux : les maisons, les commerces, les rues, le musée  se reconstituent faisant apparaitre une Gaza avant la guerre à travers ceux qui l&rsquo;ont habitée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Des mots et des silences</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong> Haneen Harara</strong>, une journaliste. <strong>Firaz Elshrafi,</strong> un écrivain, <strong>Hanaa Eleiwa,</strong>  une médecin,<strong> Adel Al Taweel </strong>un  artiste plasticien, <strong>Malak Khadra</strong> une étudiante très active sur les réseaux sociaux qui y montrait les beautés de la ville. Tous évoquent  la peur des missiles silencieux « ceux qui vous tombent  dessus,  les destructions systématiques, les bombardements de  nuit, les enfants qu’on essaie de protéger, les immeubles éventrés Le moment brutal du départ où quelques vêtements remplacent livres et cahiers dans les cartables. Parfois les mots se figent : toute une famille sous les décombres  et un seul survivant qui n’arrive plus à contenir ses larmes. Et puis il y les silences qui suggèrent le vide, l’absence des êtres disparus. <strong>Mahmoud Jouda,</strong> un musicien  joue un air sur son qanun qu’il ne quitte jamais, Symbole de la résistance et de la vie .</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nicolas Wadimoff</strong>&nbsp; a donné à chacun.e un &nbsp;espace de parole, éclairant superbement les visages et quand, comme dans une chorégraphie, il les filme ensemble sur la carte-territoire, le « je » devient « nous <strong>»</strong>. Chaque histoire reste singulière, mais l&rsquo;ensemble forme peu à peu une mémoire collective. <em>Qui vit encore</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>«&nbsp;Nous avons imaginé ce film pour laisser une trace, pour qu’oublier soit impossible</em>&nbsp;»&nbsp; Il est certain que ce film présenté au Festival de Venise 2025 en section <em>Giornate Degli Autori</em> laisse une trace dans nos cœurs et nos consciences.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Qui vit encore</em></strong> <strong>représentera la Suisse aux Oscars</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Qui vit encore</em></strong> <strong>sort en salles le 14 octobre</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>CINEHORIZONTES, Bain de jouvence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Oct 2026 12:42:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>25 ans, un âge mature pour un festival. Cependant, chaque édition offrant une promesse nouvelle, Cinehorizontes, grâce à la source de jouvence des passions, garde sa force vive intacte. L’affiche, imaginée par un étudiant, affirme : j’ai 25 ans, être jeune à l’espagnole ! À la clé, une sélection de 9 films sur cette jeunesse [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">25 ans, un âge mature pour un festival. Cependant, chaque édition offrant une promesse nouvelle,<a href="https://www.cinehorizontes.com"> <strong><em>Cinehorizontes</em></strong></a>, grâce à la source de jouvence des passions, garde sa force vive intacte.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’affiche, imaginée par un étudiant, affirme : <em>j’ai 25 ans</em>, <em>être jeune à l’espagnole !</em> À la clé, une sélection de 9 films sur cette jeunesse des années 60 à nos jours, des tables rondes, où on parlera de la rencontre <strong>Dali/Lorca/Bunuēl</strong> à la Residencia de Estudiantes en 1920, de l’écrivain <strong>José Ángel Mañas</strong> consacré à 25 ans, et de trois jeunes réalisateurs émergents, en lice pour l’Horizon d’or.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marraine de l’édition, <strong>Anna Saura Ramón</strong>, fille de <strong>Carlos Saura</strong>, réalisatrice d’un premier long métrage sur son père, donnera une masterclass.</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-link-color wp-elements-5 wp-block-paragraph"><strong>Commencer, finir </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le festival ouvre le 8 octobre, à l’Artplexe, avec un spectacle sévillan surprise, puis un comédie avec <em>Les Jurés</em> premier long métrage de <strong>Jorge A. Lara</strong> et <strong>Fer Pérez</strong> qui imaginent neuf jurés d’un procès contre la corruption soumis à la tentation d’être eux-mêmes corrompus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 16 octobre, au Prado, en clôture : <em>La Cena</em> de <strong>Manuel Gomez Pereira.</strong> L’histoire un peu folle d’un banquet exigé par Franco après sa victoire en 39 et préparé par un groupe de prisonniers républicains, experts en cuisine, encadrés par un maître d’hôtel et un jeune lieutenant.</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-link-color wp-elements-6 wp-block-paragraph"><strong>Grande compétition</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle fusionne cette année fictions et documentaires. Son jury, présidé par <strong>Paul B. Preciado</strong>, penseur du genre, des politiques de l’identité et réalisateur d’<em>Orlando</em>, primé à Berlin, départagera sept longs métrages, dont le film d’ouverture. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Trois mettent en scène des amours queer. Le premier, proposé par Cinehorizontes deux mois avant sa sortie en salle, Prix de la mise scène à Cannes, sélectionné pour représenter l’Espagne aux Oscars, <em>Bola Negra</em> de <strong>Javier Calvo</strong> et <strong>Javier Ambrossi</strong>, entrelace les destins convergents de trois jeunes homosexuels dans trois époques différentes. Le deuxième, le joyeux et tonique <em>Queer me</em> de <strong>Irene Bailo Carrami</strong><strong>ñ</strong><strong>ana</strong> <strong></strong>nous conduit dans un squat toulousain et sa projection se prolongera par une <em>fantasma party.</em> Le dernier,<em>Iván Y Hadoum</em> de <strong>Ian de la Rosa,</strong> donne comme décor à la délicate romance entre un homme trans et une hispano marocaine, une serre industrielle d’Almería.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La Luz</em> de <strong>Fernando Franco</strong> revient sur les crimes d’un prêtre, cachés par l’Église. Et la famille est au cœur des deux derniers : <em>La Lucha</em> de <strong>José Angel Alayon</strong> capte les relations entre un père et sa fille, unis par un deuil et la lutte canarienne, et, <em>Je ne mourrai pas d’amour</em> de <strong>Marta Matute</strong> raconte un dilemme, entre devoir filial et accomplissement de soi.</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-link-color wp-elements-7 wp-block-paragraph"><strong>Jeunesse, Cuba</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On retrouvera les compétitions étudiants et lycéens : la <strong>C<em>ompétition Belle Jeunesse,</em></strong> la <strong><em>Compétition Courts métrages</em></strong>, dont trois films réalisés par d’anciens lauréats de la Résidence d’écriture du festival.&nbsp; Et nouveauté : une série Arte en avant-première : <em>Anatomía de un instante</em> d’<strong>Alberto Rodríguez.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Exceptionnelle, la <strong><em>Sélection Panorama</em></strong> réunira, entre autres, <strong>Jonás Trueba,</strong> <strong>Pedro Almodóvar,</strong> <strong>Rodrigo Sorogoyen, Isabel Coixet…</strong> le meilleur du cinéma espagnol de l’année !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et après la <strong><em>Fenêtre</em></strong> <strong><em>cubaine</em></strong> offrira deux films et des gourmandises, ouvrant les perspectives au-delà de la péninsule ibérique, vers un pays trop abandonné par nos regards européens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ELISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse has-black-color has-text-color has-link-color wp-elements-8"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 8 au 17 octobre</mark> dans plus de 20 salles, à Marseille et en Région Sud</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema/"><em>Cinéma</em> ici </a></p>
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		<title>Hommes, bêtes et secrets</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 07:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Ardennes, des champs, des  sangliers de plus en plus nombreux, des chasseurs, des agriculteurs très énervés, de la violence la nuit,  un coup de feu. Un an plus tard, débarque au village, pour enquêter sur la disparition d’un céréalier, Brun (Jean- Louis Coulloc’h)&#160; le maréchal&#160; des logis-chef, Fulda Orsini, corse muté pour raisons disciplinaires. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Les Ardennes, des champs, des  sangliers de plus en plus nombreux, des chasseurs, des agriculteurs très énervés, de la violence la nuit,  un coup de feu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un an plus tard, débarque au village, pour enquêter sur la disparition d’un céréalier, Brun (<strong>Jean- Louis Coulloc’h)</strong>&nbsp; le maréchal&nbsp; des logis-chef, Fulda Orsini, corse muté pour raisons disciplinaires. Ce ne sera pas une enquête facile pour lui, en pleine dépression ; la guerre entre agriculteurs et chasseurs fait rage&nbsp;: cadavres de sangliers entassés sous la pluie, provocations, mensonges, dénonciations…Et les sangliers continuent à proliférer…de plus en plus gros</p>



<p class="wp-block-paragraph">« On <em>nous envoie un psy. Apparemment, on aurait de raisons de consulter »</em> Arrive donc Stéphane, <strong>(Ella Rumpf</strong>), une psychologue, affectée à la brigade, une jeune femme qui a une grande assurance mais aussi beaucoup de fragilité. Dans ce monde d’hommes dont le capitaine Marchal (<strong>Bertrand Belin</strong>) et le peu supportable Victor (<strong>Vincent Dedienne</strong>), elle doit elle doit faire face à des réflexions et des comportements&nbsp; peu agréables ! <em>« Les femmes font souffrir. On peut compter sur un chien, par sur une femme !</em> » Heureusement elle a du répondant et de la répartie. Fulda et elle vont faire équipe pour le meilleur et pour le pire… L’affrontement entre chasseurs de sangliers de plus en plus nombreux et agriculteurs s’accentue, dévoilant trafics de toutes sortes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Habilement servi par des comédiens en particulier <strong>Alexis Manenti,</strong> excellent comme d’habitude et l’impressionnante <strong>Ella Rumpf,</strong> dans ce rôle d’une psychologue peu conventionnelle, naviguant entre fragilité, ironie et tension permanente, ce thriller psychologique teinté d’absurde et de burlesque nous tient en haleine jusqu’au bout. Paysages, animaux et humains sont filmés avec une grande précision par le directeur de la photo, <strong>Noé Bach</strong>. La musique de <strong>Florencia Di Concilio,</strong> &nbsp;organique, &nbsp;un peu&nbsp; free jazz sauvage&nbsp; accompagne habilement ce film audacieux qui explore les mécanismes de domination&nbsp; et les contradictions humaines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le film sort en salles le 7 octobre</p>
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		<title>Ton animal maternel, triangle familial</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le titre du deuxième long métrage de Valentina Maurel Ton animal maternel ( Siempre Soy Tu Animal Materno) sélectionné à Cannes 2026 dans la section Un Certain Regard, interroge : qui parle à qui ? Les 105 minutes du film éclaireront la question, explorant dans des dialogues souvent de sourds, la férocité des rapports familiaux [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le titre du deuxième long métrage de <strong>Valentina Maurel</strong> <em>Ton animal maternel</em> ( <em>Siempre Soy Tu Animal Materno</em>) sélectionné à Cannes 2026 dans la section <strong><em>Un Certain Regard</em></strong>, interroge : qui parle à qui ? Les 105 minutes du film éclaireront la question, explorant dans des dialogues souvent de sourds, la férocité des rapports familiaux et l’impossible intimité avec ses proches qui, même si on les aime, demeurent étranges, voire étrangers. Malgré&nbsp; la force de liens organiques. Loin d’être un havre de paix, un abri rassurant, la cellule familiale est un lieu de pressions et d’entraves.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On est à San Jose, dans le chaos de la capitale du Costa Rica. Extérieur jour. Effervescence urbaine, concert de klaxons.&nbsp; Elsa ( <strong>Daniela Marin Navarro</strong>) a fait des études d’anthropologie en Belgique. Elle y vit avec un homme qu’elle aime. Elle revient dans son pays natal sous le prétexte d’une démarche administrative et retrouve une famille dysfonctionnelle tout aussi chaotique que la rue costaricaine . D’abord, sa mère, Isabel (<strong>Marina de Tavira</strong>). Lunettes noires cachant les hématomes d’une intervention de chirurgie esthétique, toute à la préparation de la réédition d’un recueil de poèmes érotiques, écrit avant ses maternités: Isabel réclame une vie libérée de la charge mentale maternelle qui l’a empêchée, selon elle, de s’épanouir artistiquement. Ensuite, sa sœur Amalia ( <strong>Mariangel Villegas</strong>) qui a arrêté ses études. Elle occupe la maison familiale dans laquelle Elsa ne peut plus rentrer car sa cadette a changé les clés de la porte. Amalia croit aux esprits, aux Illuminati, voit des pédophiles partout et héberge dans le logement encombré de déchets, des marginaux à chiens qui font pousser de la marijuana dans le jardin. Enfin, son père, Nahuel (<strong>Reinaldo Amien Gutierrez),</strong> divorcé d’Isabel, occupé par ses nouvelles amours avec une jeunette, peu disponible pour ses filles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque personnage veut se constituer un espace à vivre qui exclut l’autre. Pour la mère, le nouvel appartement et le retour à sa vocation de jeunesse. Pour Amalia, le pays de l’enfance et de l’amour d’une «&nbsp;étrangère&nbsp;» nicaraguayenne qui l’a élevée. Elsa, reste dans un entre-deux : le pays qu’elle a laissé et celui qu’elle retrouve. Comme enfermée dehors, elle cherche à se rattacher à quelque chose. Devant la maison familiale, sur un mur, un tag revient aussitôt effacé : PUTA, sans qu’elle sache très bien à qui s’adresse l’invective. Dans le logement provisoire presque vide, au cœur d’une ville bouillonnante qu’elle parcourt, saisie devant ou derrière des grilles, Elsa confronte ses certitudes à une réalité qui lui résiste. Affectivement cassée elle ne peut plus jouir. A peur de l’amour qui engage et piège.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière le trio mère-filles, se devine en contrepoint une autre relation maternelle : celle de Dora la vieille nounou atteinte d’Alzheimer et de sa fille venue du Nicaragua pour s’occuper d’elle;&nbsp; on devine le drame d’une mère migrante par nécessité économique, reportant son amour sur Amalia. La réalisatrice a soin d’ancrer son récit dans un contexte socio-économique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tout aussi autobiographique que son premier film <em>Tengo Suños eléctrico</em> qui analysait les rapports père-fille, <em>Ton animal maternel</em> en constitue une suite, d’autant qu’on y retrouve les mêmes interprètes dans les rôles principaux. Le projet est né de «&nbsp;<em>la&nbsp; frustration de ne pas avoir pu développer certains personnages</em>&nbsp;», a déclaré la réalisatrice. C’est chose faite avec, à la clé, un prix d’interprétation pour le formidable trio d’actrices. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">ELISE PADOVANI</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ton Animal Maternel</em> de <strong>Valentina Maurel</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;En salle le 7 octobre</p>
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		<title>En exil</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2026 12:04:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinema]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">Un jeune homme blond. Il est russe. Il s’appelle Yuri&nbsp;et tout comme Phillip, Taras et Tatiana, il est l’ami de <strong>Margarita Zubatova</strong> que le cinéaste <strong>Patric Chiha</strong> a rencontrée. Avec eux et en particulier Margarita, devenue sa première assistante, il réalise un film avec ces jeunes gens qui se sont exilés après l’invasion de l’Ukraine en 2022. «&nbsp;<em>Je ne fais pas de films sur les gens mais avec eux&nbsp;!</em>&nbsp;» précise le cinéaste. Ils sont des milliers à avoir fui l’atmosphère de peur. Yuri confie combien c’était douloureux de voir que les gens n’étaient pas sortis dans la rue pour protester contre la guerre, qu’aucune phrase n’avait été transformée en slogan, <em>« les muses se sont tues quand les armes ont parlé</em>.&nbsp;» &nbsp;«&nbsp;<em>J’ai choisi l’errance&nbsp;»</em> ajoute -t-il. Yuri qui, à 13 ans, faisait partie du 1<sup>er</sup> groupe punk de sa ville et rêvait de pouvoir continuer. Il n’a pas chanté certaines paroles pour éviter la censure. &nbsp;Vivre sous un régime totalitaire, c’est ne pas dire certaines choses. Faut- il fuir&nbsp;? Faut -il résister&nbsp;? Est- ce que fuir, c’est résister ?&nbsp; Eux sont partis. Margarita a fui d’abord en Géorgie, à Tbilissi puis en Turquie : peur, honte, désarroi, douleur, deuil, voilà ce qu’elle a ressenti en arrivant à Istanbul Elle finit par obtenir un visa pour la France. Tous ont la nostalgie du pays et ne se sentent pas autorisés à vivre une vie heureuse ni à avoir un avenir&nbsp;; «&nbsp;<em>Toute ma vie ne tient qu’à un fil&nbsp;: est ce que je veux devenir un adulte&nbsp;</em>? se demande Yuri&nbsp;; à 36 ans, un âge où normalement on construit sa vie&nbsp;: «&nbsp;<em>Je serai un Russe de merde&nbsp;!</em>&nbsp;» Ils se confient sur la perte d’identité, sur les attaches rompues, sur la mémoire qui efface les choses, sur la difficulté à espérer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La caméra de <strong>Céline Bozon</strong> les suit de près quand ils se parlent&nbsp;: Margarita et Yuri, amis depuis 10 ans, assis sur un muret, ou allongés dans l’herbe semblent tirer leur force l’un de l’autre. Comme dans ses films précédents, <em>La Bête dans la jungle (</em> <a href="https://journalzebuline.fr/la-bete-dans-la-jungle-en-quete-dabsolu/)ou">https://journalzebuline.fr/la-bete-dans-la-jungle-en-quete-dabsolu/)</a> ou <em>Si c’était de l’amour,</em> les plans de <strong>Patric Chiha</strong> sont particulièrement soignés&nbsp;; les visages se colorent de vert, de rouge, de jaune, comme en recherche d’identité. &nbsp;Les corps avancent dans des espaces déserts, au ralenti, pareils à des fantômes. La fête d’anniversaire de Margarita, où ils sont costumés et grimés comme dans un vieux livre d’images, filmée au ralenti qui amplifie les gestes et les rires, se termine par des plans de visages désespérés. De longs travellings de paysages blancs et enneigés reviennent régulièrement, nous rappelant l’hiver russe. La musique, entre rock et punk a été composée par l’un des personnages du film, <strong>Yuri Nosenko,</strong> son rêve d’adolescent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un beau film, nécessaire, qui rappelle que tous les Russes ne s’appellent pas Poutine&nbsp;! et Patric Chiha de préciser&nbsp;: <em>«&nbsp;Avant d’être un film sur des Russes, c’est peut-être un film sur nous tous. Que ferions-nous à leur place&nbsp;? Ne ressentons-nous pas aussi un fort sentiment d’impuissance&nbsp;?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>&nbsp; Un Hiver Russe</em> sort en salles le 30 septembre © Aurora films</p>
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