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	<title>Archives des Films - Journal Zebuline</title>
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		<title>À deux, au Yucatan</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 13:53:43 +0000</pubDate>
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<p>Le Cosmos, dans la pensée grecque, désigne ce qui s’oppose au chaos&nbsp;; dans notre imaginaire contemporain, c’est l’univers, ses mondes, ses étoiles. Le titre du film de <strong>Germinal Roaux</strong>, joue sans doute sur ces sens premiers mais renvoie aux fleurs de Cosmos, de la famille des astéracées, symboles d’harmonie, dont un des protagonistes fera un bouquet final. Il y a d’emblée l’association du Tout et de la partie, de l’universel et de l’intime, de l’aspiration à un équilibre menacé par nos peurs et une technologie arrogante et destructrice.</p>



<p>L’histoire se déroule dans un lieu qui semble hors du temps&nbsp;: le Yucatan, une terre maya. Forêt, palmeraie, herbes hautes balayées par le vent. Tout y est minimal et essentiel, abstrait et strictement concret. La photo, superbe, cadre avec soin les espaces, les objets, entre pénombre domestique et lumière extérieure en poudré gris saturé.&nbsp;</p>



<p>Le noir et le blanc, qu’adopte le réalisateur ne met pas seulement à distance le spectateur, pas plus qu’il n’est strictement esthétique mais permet comme il le précise «&nbsp;<em>de raconter des histoires d’êtres humains pris dans des contrastes existentiels&nbsp;»</em>. &nbsp;En voix off, un texte poétique parle de deux solitudes qui prennent rendez-vous dans une mémoire étrangère.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Leon, Lena et Bruno</strong></mark></p>



<p>Au cœur de ce territoire, Leon (<strong>Antonio Catzin</strong>) un paysan sexagénaire vit seul dans sa petite maison à pièce unique. Il garde près de lui un crâne humain, parle à ses deux poules et vit de peu. Illettré mais riche d’une culture ancienne où le rapport des hommes au monde n’est pas de force, de conquête, de violence. Où on a appris à respecter l’arbre, le vent, les nuages, les bêtes et à accepter la mort. On entre dans son existence de gestes et de silence, par de longues séquences en temps réel, hypnotiques. Sa demeure -sans titre de propriété, est sur le point d’être anéantie par la construction d’une route. Les bulldozers sont déjà là, arrachant les arbres, se rapprochant de lui. Face à ce «&nbsp;progrès&nbsp;» en marche forcée, il ne fait pas le poids. A l’occasion d’un rare déplacement à la «&nbsp;ville&nbsp;» la plus proche, puis par l’intermédiaire de Bruno, un chien au nom humain, et sans doute aussi par l’intervention des dieux tutélaires du destin, il rencontre Lena (<strong>Ángelina Molina</strong>). Elle est veuve depuis des années. Elle aussi, a dépassé la soixantaine. Très malade, elle est revenue de Mexico où elle menait une brillante carrière de femme de lettres et d’universitaire, pour mourir dans sa région d’origine. Elle habite seule avec son chien, une grande maison coloniale aux hautes portes et longues coursives qui accueille l’ombre, la lumière, et bientôt Leon. Ces deux-là que tout oppose vont se retrouver et s’entraider. Peu se passe. Peu se dit. Toute la culture de Lena ne lui a appris ni à calmer ses angoisses, ni à accueillir la mort. Leon, le paysan maya qui parle une langue oubliée, va le lui apprendre.</p>



<p>Germinal Roaux dit qu’il a gardé en tête les mots de Marceline Desbordes Valmore&nbsp;: «&nbsp;<em>la poésie n’est pas une petite chose&nbsp;: elle est essentielle, elle est notre dernière chance de respirer dans le bloc du réel&nbsp;</em>». Avec Cosmos, c’est cette respiration qu’il cherche et parvient à nous faire partager.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Cosmos</em> de <strong>Germinal Roaux</strong></p>



<p>En salle le 6 mai</p>



<p>Nour Films</p>
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		<title>L&#8217;Amour à crédit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 09:30:00 +0000</pubDate>
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<p>Munie de son appareil photo canon, une grande femme brune. C’est Lucile, une photographe reconnue qui vit à Paris et s’est éloignée de la province où elle a grandi. «&nbsp;<em>J’ai le sentiment que le revenu universel est un appui pour consommer autrement au-delà d’un recours contre la grande pauvreté. Au fond, le revenu universel pour l’immensité de la population, çà changerait tout&nbsp;» </em>&nbsp;conclut celui dont elle tire le portait, Benoit Hamon (dans son propre rôle)&nbsp; Séance photo interrompue par des appels téléphoniques. Lucile doit venir au plus vite auprès de sa mère, très malade.&nbsp; Ce retour dans la maison familiale, encombrée, comme figée, dans un village du sud, est un choc pour Lucile. Elle y retrouve, son père (<strong>Jean- Luc Piraux)</strong>, lunaire, complètement perdu, son frère Paul (<strong>Yoann Zimmer) </strong>et sa nièce (jouée par la fille de la cinéaste) Ainsi que tous ses souvenirs d’enfance. Les objets, les photos, les herbes folles du jardin, l’atelier boutique dont sa mère, alitée, ne peut plus s’occuper. Elle apprend par l’infirmière, Nadège (<strong>Ophélie Bau) </strong>que Colette n’en a plus pour longtemps et qu’on doit l’accompagner. Quand frère et sœur découvrent que leur mère a fait des prêts à la consommation, usurpant l’identité de sa fille, c’est un choc, surtout pour Lucile. Que révèle ce geste de leur lien&nbsp;? Que dit-il de l’amour&nbsp;? Et comment «&nbsp;sauver les meubles&nbsp;»&nbsp;?&nbsp; Regarder la réalité en face&nbsp;? Affronter l’huissier qui va tout saisir&nbsp;? Trouver une solution pour ne pas payer les 40 000 euros que Lucile doit&nbsp;: prêts que Colette a contractés pour un voyage scolaire, pour renflouer les caisses de la boutique, pour les études&nbsp;; tout cela pour faire bonne figure … Pour sauver les meubles, il faudrait que Lucile porte plainte pour usurpation d’identité, et s’explique avec sa mère avant qu’il ne soit trop tard. Au fil des heures passées dans la chambre&nbsp;; les tensions s’apaisent, des choses se disent&nbsp;: «&nbsp;<em>Pourquoi tu as fait ca&nbsp;?-&nbsp; C’est pour vous protéger&nbsp;»</em>. Une mère qui aurait aimé étudier l’histoire de l’art, qui ne s’est pas permis d’être plus dans la joie. «&nbsp;<em>On n’a pas réussi à se parler toutes les deux&nbsp;</em>» C’est par la photographie que mère et filles se disent enfin qu’elles s’aiment Une séquence bouleversante qui se conclut par un selfie et une parole qui permettra à Lucile de lâcher prise&nbsp;&nbsp; «&nbsp;<em>Je t’aime ma fille. Ma fille, ma beauté</em>&nbsp;» et de vivre désormais&nbsp; plus dans la joie.</p>



<p><strong>Guilaine Londez</strong> incarne Colette ; c’est la propre mère de  <strong>Catherine Cosme</strong>, à qui elle dédie son film,  qui a inspiré ce personnage: « <em>une femme très élégante, et rien dans son apparence ne laissait transparaître la difficulté financière dans laquelle elle vivait. C’est cette dualité que j’ai voulu transposer dans le personnage.</em> » confie la réalisatrice.</p>



<p>La talentueuse <strong>Vimala Pons</strong>, qui est de tous les plans du film, joue délicatement, avec nuances,&nbsp; Lucile, cette fille, tour à tour froide, dure, fragile.</p>



<p>La directrice de la photo <strong>Caroline Guimbal</strong> a su capter la lumière du Sud, dans les rues du village, le jardin, la rivière, en parfait contraste avec les couleurs en demi -teinte de la maison et de la chambre où tout se dénoue. </p>



<p>Ce premier&nbsp; long métrage de <strong>Catherine Cosme</strong>,&nbsp; à la fois chronique familiale et dénonciation du système bancaire qui enfonce toujours un peu plus les personnes fragiles et en difficulté va résonner en chacun.e, faisant resurgir des émotions enfouies ou /et renaitre l’espoir de liens à recréer.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p>© New&nbsp; story</p>



<p><strong>En salles le 6 mai 2026</strong></p>
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		<title>Gaza, aux frontières de l&#8217;horreur</title>
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		<pubDate>Wed, 06 May 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Tu as choisi de défier la société par la langue du cinéma. Courageux mais anecdotique. Je mets fin à nos échanges. » écrit Ariel Cypel, coscénariste, à Anat Even, la réalisatrice israélienne du documentaire Collapse (Effondrement) tourné pendant deux ans dans le kibboutz de Nir Oz et dans le désert du Néguev. Eh bien, [&#8230;]</p>
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<p>« <em>Tu as choisi de défier la société par la langue du cinéma. Courageux mais anecdotique. Je mets fin à nos échanges</em>. » <strong>écrit Ariel Cypel,</strong> coscénariste, à <strong>Anat Even</strong>, la réalisatrice israélienne du documentaire <em>Collapse </em>(<em>Effondrement</em>) tourné pendant deux ans dans le kibboutz de Nir Oz et dans le désert du Néguev. Eh bien, c’est loin d’être anecdotique ! Certes, on a vu beaucoup d’images sur Gaza, fictions et documentaires mais difficile d’oublier la voix d’<strong>Anat Even </strong>qui nous guide sur ce territoire. Déambulations à pied dans le kibboutz en ruines où elle a vécu, jeune&nbsp;: maisons abandonnées, photos d’habitants de Nir Oz, des amis qui lui ont appris « l’histoire et le cinéma. Plans larges, coupés en deux par la frontière, les barbelés. Terre ocre, champs traversés sans cesse par des machines, tracteurs, chars et les D9, monstres de 60 tonnes d’acier qui renversent, abattent, expulsent, aplanissent. Longs travellings en voiture le long des routes et, au loin, omniprésents, la fumée et l’écho sourd des bombardements et des explosions. Anat Even a commencé à filmer le 24 octobre 2023 et en automne 2025, dit-elle, chaque matin est pareil à l’autre. « <em>J’entends les bombardements incessants et mon cœur se brise.&nbsp;</em>» 100.000 obus d’artillerie, ainsi que des bombes à fragmentation, contenant jusqu’à 429 kg de matière explosive, ont été largués ; en une semaine de guerre, plus que ce qu’ont lancé les Américains sur l’Afghanistan en 2019. &nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Voix off, lettres échangées avec Ariel, témoignages comme celui d’<strong>Ezzideen Shehab, </strong>médecin et poète palestinien, 27 ans, rentré à Gaza en octobre 2023, 5 jours avant le début de la guerre. «&nbsp;<em>Ce n’est pas le destin qui nous affame, ce ne sont pas les cieux qui nous bombardent, c’est la logique des puissants, l’arithmétique froide de la géopolitique qui ont transformé nos rues en abattoirs&nbsp;; 60 000 morts, 150 000 mutilés, principalement des enfants dont le seul crime et d’être nés à Gaza, du mauvais coté d’une ligne imaginaire, tracée par des messieurs en costumes</em>.&nbsp;»</p>



<p>Les Israéliens comme Anat Even qui sont contre cette guerre, et toutes les autres, sont vus comme des fous dangereux, tel cet homme assis sur la route, tenant un panneau appelant à la paix, fantôme muet. Comment parler de Gaza&nbsp;? <em>D’une zone d’extermination, d’un enfer à portée de main et à des années-lumière ?</em> &nbsp;La réalisatrice filme les quelques rassemblements d’opposants à cette guerre éternelle, qui manifestent pour la paix, contre Netanyahou en visite au kibboutz, 650 jours après le désastre. Elle nous met face aux discours haineux de ceux qui traitent les Gazaouis de rats et affirment leur volonté de recoloniser Gaza.</p>



<p>A Ariel qui souhaiterait mettre Israël au ban des nations comme les Allemands, les Serbes et les Hutus, elle confie ne pouvoir se détacher, née là et n’ayant nulle part où aller. Pas d’autre langue, pas d’autres paysages.  Ariel qui met fin à leurs échanges, craignant que la caméra de son amie ne se cantonne à un seul côté de la frontière : derrière cette barrière vit un peuple condamné à mort qui n’a ni visage, ni nom.  Elle, ne veut pas renoncer à l’espoir. Quelle place pour le cinéma face à cette machine de guerre ? Anat Even a choisi de laisser une trace, au plus près des lieux, des contradictions.</p>



<p>C’est une citation du prix Nobel de littérature, <strong>Imre Kertész,</strong> qui ouvrait ce documentaire sombre et courageux&nbsp;: <em>«&nbsp;Nous étions parfaitement conscients de la stupidité de la barbarie et de la malfaisance destructrice qui se propageait dans notre pays comme un fléau avec l’aval des autorités. Pourtant, nous les avons considérées avec indifférence comme des gens qui auraient renoncé depuis longtemps à tenter d’améliorer la vie publique ou à provoquer un changement quel qu’il soit. </em>»</p>



<p><em>Collapse</em> se termine par une dédicace aux enfants et aux victimes innocentes de crimes contre l’humanité</p>



<p>Un documentaire qui résonne encore plus fort en cette période où beaucoup d’innocents sont sous les bombes.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p>Collapse en salles le 6 mai</p>
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		<title>Sorda : sourde angoisse</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 09:14:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Prix du Public dans la section Panorama de la Berlinale &#160;2025 et Biznaga d’Or au Festival de Malaga, le film d’Eva Libertad Garcia sort en salles le 29 avril On se souvient du documentaire Le Pays des sourds (1992) que Nicolas Philibert avait consacré à ceux et celles qui, sourds profonds depuis leur naissance ou [&#8230;]</p>
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<p>Prix du Public dans la section Panorama de la Berlinale &nbsp;2025 et Biznaga d’Or au Festival de Malaga, le film d’Eva Libertad Garcia sort en salles le 29 avril</p>



<p>On se souvient du documentaire <em>Le Pays des sourds</em> (1992) que <strong>Nicolas Philibert</strong> avait consacré à ceux et celles qui, sourds profonds depuis leur naissance ou les premiers mois de leur vie, rêvent, pensent, communiquent en signes et voient le monde différemment. En 2021, <strong>Eva Libertad</strong> co- réalise avec <strong>Nuria Muñoz</strong> un court métrage, <em>Sorda,</em> nominé aux Goya&nbsp; 2023 où elle&nbsp; campe un couple heureux&nbsp;: Angela sourde et Dario entendant. Angéla, c’est <strong>Miriam Garlo,</strong> sa sœur, atteinte de surdité. Elle reprend titre et personnages dans son premier long métrage, Prix du Public dans la section Panorama de la Berlinale et Biznaga d’Or au Festival de Malaga</p>



<p>Angéla et Hector (<strong>Álvaro Cervantes</strong>), attendent leur premier enfant. L’accouchement est difficile, pour elle et pour les spectateurs : la directrice de la photo, <strong>Gina Ferrer García</strong> suit Angela de près, caméra à l’épaule, nous montrant sa détresse quand elle arrache, pour lire sur les lèvres, le masque chirurgical que porte la gynécologue pas consciente de la surdité de sa patiente. Leur fille, Ona, est là : « <em>Félicitations ! Votre fille est entendante</em> ! » leur annonce le médecin&nbsp; après plusieurs&nbsp; tests. Qu’aurait- il dit si elle avait été sourde !</p>



<p>On le sait,&nbsp; l’arrivée d’un bébé fait souvent l&rsquo;effet d&rsquo;une bombe dans un couple. Pour Angéla, c’est très compliqué : des doutes &nbsp;s&rsquo;insinuent dans son esprit quant à sa capacité à établir un lien avec son enfant et le monde qui l’entoure. Jusque là, Angela et Hector, avaient construit une bulle pour résoudre leurs problèmes de communication, mais à l&rsquo;arrivée d&rsquo;une troisième personne, ils sont obligés&nbsp; de rencontrer des gens, à la crèche, au parc, de voir plus souvent&nbsp; leurs familles, dont la mère d&rsquo;Angela, qui lui demande régulièrement de porter des aides auditives.&nbsp; Le couple bat de l’aile ; survivra-t-il à ce bouleversement&nbsp;?</p>



<p>« <em>Sorda est né de mon désir d’enquêter sur le lien entre le monde entendant et celui des sourds, sur la complexité de ce lien, avec ses difficultés, ses lumières et ses ombres</em>.» confie la réalisatrice. Dans ce film délicat, sensible, qui nous immerge, par un travail du son particulièrement efficace, dans le monde des non-entendants, &nbsp;elle a réussi à nous faire partager ses découvertes, ses émotions grâce au jeu juste et intense des ses interprètes en particulier de Miriam Garlo, nous proposant un beau portrait de femme.</p>



<p>Annie Gava<mark></mark></p>
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		<title>L&#8217;Enfant Bélier, c&#8217;est l&#8217;espoir qu&#8217;on assassine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 07:58:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Enfant Bélier s’inspire de l’affaire Mawda, qui a bouleversé la Belgique en 2018, puis est retombée dans l’oubli, effacée par d’autres affaires tragiques touchant d’autres Migrants. Banalisation d’une horreur qui ne peut que se répéter. Alors que ses parents tentaient le passage vers la Grande Bretagne, une jeune kurde de deux ans, est abattue par [&#8230;]</p>
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<p><em>L’Enfant Bélier</em> s’inspire de l’affaire Mawda, qui a bouleversé la Belgique en 2018, puis est retombée dans l’oubli, effacée par d’autres affaires tragiques touchant d’autres Migrants. Banalisation d’une horreur qui ne peut que se répéter.</p>



<p>Alors que ses parents tentaient le passage vers la Grande Bretagne, une jeune kurde de deux ans, est abattue par un policier pendant une course-poursuite. S’en suivent l’indignation générale, la gêne des Politiques, les versions mensongères de la police et plus tard un procès.</p>



<p>Que peut faire le cinéma de ce drame&nbsp;? La cinéaste choisit l’incarnation qui permet de sortir du manichéisme, de viser, non pas la réalité mais la vérité humaine.</p>



<p>Son film est «&nbsp;court, serré et noir&nbsp;», fait appel à acteurs professionnels et non professionnels, se nourrit d’enquêtes approfondies mais se construit comme un thriller qui tend l’arc dramatique jusqu’au climax insoutenable.</p>



<p>Les Migrants ici sont des Syriens. Sara (<strong>Zbeida Belhajamor</strong>) et Adam (<strong>Abdal Alsweha</strong>) ne sont pas mariés&nbsp;; ils font le voyage avec leur toute petite fille, Klara. Ils lui apprennent l’anglais&nbsp;: <em>I’m pretty</em> répète-t-elle.</p>



<p>Les premiers plans cadrent Adam et Sara, de haut, de près, têtes à l’envers, leurs cheveux noirs foisonnants entremêlés. On est à l’intérieur d’une tente. Dans les teintes orangées du jour filtré. La toile délimite un espace intime, une fragile protection pour la petite famille. «&nbsp;Raconte-moi le fond de l’eau&nbsp;» dit Sara à Adam et le sol devient une mer imaginaire dans laquelle ils nagent. Si les traumatismes des noyades des autres ressurgissent, si la peur est lovée dans leur ventre, ils s’aiment et croient à un avenir. Les gros plans les isolent, suppriment le monde extérieur, un instant. Dehors, un camp de fortune aux tentes multicolores, balayé rapidement en plan large. Tous attendent le feu vert des «&nbsp;passeurs&nbsp;» sans foi ni loi, qui les entassent comme du bétail dans des camionnettes.&nbsp; Nous pressentons l’engrenage qui va les happer et les broyer.</p>



<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Immersion</mark></em></strong></p>



<p>Les véhicules suspects sont suivis par les caméras de surveillance. Le Central de police informe les patrouilles en chasse. On est dans un polar face aux écrans de contrôle. A la cafétéria où les policiers discutent. Dans l’action où ils paniquent.</p>



<p>Marta Bergman croise le point de vue des Migrants aux leurs. Ils sont les instruments d’une politique, mais aussi des hommes, des femmes. La réalisatrice s’attache à leur vie privée, à leurs préoccupations. Le tireur «&nbsp;racisé&nbsp;» (<strong>Salim Kechiouche</strong>), responsable de la mort de Klara, père d’un petit garçon -qui a eu la chance de naître au bon endroit, est ravagé par la culpabilité, traversé par les doutes, tandis qu’autour de lui, cyniquement, sa hiérarchie, ses amis et même sa femme, font corps pour le disculper et défendre l’Institution.</p>



<p>Marta Bergman reste toujours très près de ses personnages, et si elle ne croit pas que le cinéma peut changer le monde, elle pense et prouve qu’il peut en rendre compte, marquer les esprits et provoquer un séisme émotionnel.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>L’Enfant Bélier</em> de <strong>Marta Bergman</strong></p>



<p>En salle le 29 avril</p>
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		<title>LES FLEURS DU MANGUIER : deux petits Poucets dans la jungle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 14:09:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le titre pourrait être celui d’un poème parnassien, un rêve exotique. Il fait référence en réalité, à un paradis perdu à retrouver. Un manguier poussait devant la maison familiale. Quand le village rohingya a été incendié par l’armée birmane, il a survécu. Un arbre devenu mythique pour Somira, 9 ans et Shafi, 4 ans qui vivent [&#8230;]</p>
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<p>Le titre pourrait être celui d’un poème parnassien, un rêve exotique. Il fait référence en réalité, à un paradis perdu à retrouver. Un manguier poussait devant la maison familiale. Quand le village rohingya a été incendié par l’armée birmane, il a survécu. Un arbre devenu mythique pour Somira, 9 ans et Shafi, 4 ans qui vivent dans un camp de réfugiés au Bangladesh. La grande sœur et le petit frère (dans le film et dans la vie) jouent à cache-cache, à 123 Soleil, rieurs malgré la précarité de leur existence. Somira protège son cadet. Ils n&rsquo;ont plus ni père ni mère. Leur tante les entraîne dans un périlleux voyage pour rejoindre à quelque 3000 km de là, une Malaisie réputée plus douce avec les Rohingyas musulmans, et où les attend leur oncle. Fuite nocturne du camp en petit groupe, embarquement dans un chalut -d’abord cachés dans les cales puis entassés sur le pont, exposés au soleil, à la pluie, méprisés, maltraités, affamés, assoiffés. A l’écran, les jours s’affichent : 14,16… Un voyage interminable, un débarquement précipité sur les rives thaïlandaises, les garde-côtes, les tirs, la fuite, la capture par des passeurs qui mettent les migrants dans des cages de bambous pour les rançonner, la fuite encore et encore, et toujours la peur, la faim. </p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Le Tombeau des Rohingyas</strong></mark></p>



<p>A chaque étape, la perte de ceux qui sont arrêtés par la police, emprisonnés ou tués. A chaque étape, les espoirs d’une vie meilleure qui s’écroulent. Au jour 28, il ne restera que Shafi, perdu dans une grande ville, sous un manguier qui s’échappe du bitume pour frôler les étoiles, et notre gorge qui se serre bien vainement.</p>



<p>D’autres films récents comme <em><a href="https://journalzebuline.fr/moi-capitaine-cap-vers-lenfer/" type="post" id="121754">Moi Capitaine</a></em> de Matteo Garrone ont suivi l’odyssée des Migrants africains. Le nettoyage ethnique des Rohingyas par les Birmans, leur exil semé de tous les dangers, leur condition de réfugiés apatrides parqués au Bangladesh, en Thaïlande, pourchassés, et arrêtés même en Malaisie, restent bien peu connus en Europe. Le cinéma-vérité du réalisateur japonais de facture presque documentaire, premier film tourné entièrement en langue rohingya et réalisé avec plus de 200 personnes issues de cette communauté, répare cette omission. Sa caméra mobile se place à hauteur d’enfants. Sans pathos, avec la force d’un lyrisme profond. Le chef op <strong>Yoshio Kitagawa</strong> creuse la noirceur des extérieurs nuits et on pense parfois pour la relation frère-sœur, merveilleusement mise en scène ici, au déchirant <em>Tombeau des Lucioles</em> <strong>d’Isao Takahata</strong>.</p>



<p>Le film est dédié à tous ceux qui vivent par l’avenir et tous ceux qui ont perdu la vie durant leur périple.</p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>Les Fleurs du Manguier</em> de <strong>Akio Fujimoto</strong></p>



<p><strong>En salle le 22 avril</strong></p>



<p><strong>@Arizona Films</strong></p>
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		<title>Lilia en six chapitres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 12:13:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un aéroport, une voiture et deux jeunes femmes, la brune Lilia (Eya Bouteraa) et la blonde Alice (Marion Barbeau). Lilia, ingénieure qui vit à Paris, revient à Sousse, en Tunisie, pour les funérailles de son oncle, Daly. Mais dans son pays natal et dans sa famille, impossible de présenter sa compagne qui va séjourner à [&#8230;]</p>
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<p>Un aéroport, une voiture et deux jeunes femmes, la brune Lilia (<strong>Eya Bouteraa)</strong> et la blonde Alice (<strong>Marion Barbeau</strong>). Lilia, ingénieure qui vit à Paris, revient à Sousse, en Tunisie, pour les funérailles de son oncle, Daly. Mais dans son pays natal et dans sa famille, impossible de présenter sa compagne qui va séjourner à l’hôtel. 6 chapitres pour 6 jours. Dans la maison de famille- celle de la maison originelle de la grand-mère de la cinéaste- on prépare l’enterrement de Daly, retrouvé mort dans la rue, à moitie dénudé.  Au fil des étapes des rite funéraires, véritables tableaux vivants, des questions se posent et Lilia veut connaitre la vérité d’autant plus que des officiers de police viennent poser des questions. Commence alors pour Lilia une enquête familiale : que s’est-il passé ? Qui était Daly ? Mais aussi une quête intime ; ressurgissent souvenirs, non –dits, mensonges.  Et quand Alice s’invite à un repas, Lilia doit faire face à ce qu’elle cache. Et ce n’est pas facile. Néfissa (<strong>Salma Baccar</strong>) la grand-mère dicte sa loi et Wahida (<strong>Hiam Abbass) </strong>qui aurait pu avoir le Prix d’interprétation), sa mère, médecin, chef de service, ne peut accepter l’homosexualité de sa fille. La scène d’explication entre elles est un des moments les plus forts du film <em>: « Alice me rend heureuse ! C’est juste l’amour ! -Cela aurait été plus simple que tu ne le sois pas ! »</em>lui répond sa mère, la chassant de la chambre.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Caméra de l&rsquo;intime</mark></strong></p>



<p>&nbsp;La caméra du chef opérateur, <strong>Sébastien Goepfert</strong> cadre au plus près les visages, saisissant leur souffrance. Une caméra toujours dans la retenue&nbsp;qui saisit les gestes&nbsp;; une main qui frôle, une caresse échangée. Une caméra qui capte les ombres de la maison, puis peu à peu sa lumière. Une caméra qui filme les photos du mariage imposé à Daly comme le film culte de la cinéaste, <em>la Jetée</em> de Chris Marker. Une mise en scène tout en retenue.C</p>



<p><strong>Leyla Bouzid</strong> dont on avait apprécié les films précédents, <em>À peine j’ouvre les yeux (</em>2015) et <em>Une histoire d’amour et de désir</em> (2021) confirme son talent pour les récits d’émancipation, de combat pour la liberté et pour le choix de ses actrices, toutes excellentes.</p>



<p>Un film à voir pour se souvenir que dans bon nombre de pays, il n’est pas permis de désirer et d’aimer qui on veut.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><strong><em>A voix basse</em> sort en salles le 22 avril 2026</strong></p>
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		<title>En route…</title>
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		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 09:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un an après la chute de Bachar al-Assad, le 8 décembre 2024, plus d’un million de Syriens qui avaient fui à l’étranger sont rentrés dans leur pays. C’est dès février 2025 que&#160; Mohamad Al Rashi, comédien et musicien&#160; et sa compagne, Mariam Rehayel, libanaise, tous deux réfugiés à Marseille depuis 2014&#160;, décident de retourner en [&#8230;]</p>
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<p>Un an après la chute de Bachar al-Assad, le 8 décembre 2024, plus d’un million de Syriens qui avaient fui à l’étranger sont rentrés dans leur pays. C’est dès février 2025 que&nbsp; <strong>Mohamad Al Rashi,</strong> comédien et musicien&nbsp; et sa compagne, <strong>Mariam Rehayel</strong>, libanaise, tous deux réfugiés à Marseille depuis 2014&nbsp;, décident de retourner en Syrie en compagnie de leurs amis <strong>Catherine &nbsp;Estrade</strong> &nbsp;et <strong>Vincent Commaret</strong> &#8211; qui &nbsp;forment depuis longtemps le duo Catherine Vincent . C’est en effet à Damas qu’ils ont commencé à faire de la musique ensemble et qu’ils ont connu Mohamad. Très vite le voyage s’est organisé «&nbsp;<em>Quand nous avons pris la décision d&rsquo;y aller très vite, je me suis dit que j&rsquo;allais filmer. J&rsquo;aime filmer même si cette pratique est irrégulière,</em> précise Vincent qui est aussi monteur et a collaboré avec Ghassan Salhab, Robert Guédiguian et Paul Vecchiali.</p>



<p>Tourné entre le 21 février et le 5 mars, le documentaire, <em>Notes sur un retour en Syrie,</em> nous donne à voir les premières sensations et impressions dans ce pays fatigué. En route ! On déguste le premier petit déjeuner à la maison, on s’attarde sur le balcon d’où l’on découvre les traces des  roquettes, et l’on évoque les crimes du régime de Bachar al-Assad. Tout à la joie des retrouvailles avec les proches et les amis, on fête l’anniversaire de Mariam qui affirme vouloir revenir. Et surtout on parcourt la ville : longs travellings en voiture qui nous font voir, avec leurs yeux, une ville qui a souffert et en garde de profondes blessures. Immeubles éventrés, chaussées qui n’en sont plus. Quand on arrive au camp de réfugiés de Yarmouk, le premier qu’ils visitent,  les paroles de la chanson« <em>mon cœur s’est serré, j’ai cessé de respirer »</em> traduisent le poids du chagrin. Soudain, comme un espoir de renaissance, du vert entre les amas de pierre, des plants de menthe, de poireaux. « <em>C’est difficile de filmer les destructions, avoue Vincent. Pas de couleurs. Tout est gris, sans vie. »</em> Et quand ils arrivent dans les quartiers de Gaboun et de Jobar qui avaient  subi une attaque chimique,  on est comme Mariam sous le choc. Quartiers fantômes qu’on parcourt dans le silence et la blancheur de la mort.</p>



<p>Pourtant à Damas, on est tellement soulagé d’avoir réussi à chasser Bachar, de pouvoir parler, manifester. « <em>Les premiers jours en Syrie nous étions ahuris, c&rsquo;était surréaliste. Être rentrés, être bien accueillis, ne pas avoir peur, </em>confie Vincent. Une chorale de jeunes femmes, la chorale Gardenia, qui a répété clandestinement durant des années, chante pour la première fois à l’Opéra de Damas  sa soif de liberté. Mohamad pense qu’i faut un dialogue sincère, croit à une réconciliation nationale.. On aurait envie de le croire aussi et on pense en parcourant ces <em>Notes sur un retour en Syrie</em>, dédiées  «  <em>à toutes celles et ceux qui ont cru à la Révolution syrienne » </em>à tous ceux et celles qui fuient leurs pays bombardés et qui ne pourront peut être pas y retourner.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><em><strong> </strong>Notes sur un retour en Syrie </em>sera projeté le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>30 avril </strong></mark>à la Librairie  Zoème à <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">19h </mark></strong>et sera suivi d’un échange avec les cinéastes</p>
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		<title>Affection, affection : au-delà des apparences</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Apr 2026 09:18:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si vous aimez le jeu de l’oie, le dernier film du duo Maxime Matray et Alexia&#160; Walther est fait pour vous.&#160;! Dès le titre, double, Affection, affection, on peut se poser la question&#160;; sentiment et/ou maladie&#160;? Et bien d’autres questions dans ce film espiègle où des gens disparaissent et réapparaissent, où des événements se répètent… [&#8230;]</p>
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<p>Si vous aimez le jeu de l’oie, le dernier film du duo <strong>Maxime Matray</strong> et <strong>Alexia&nbsp; Walther</strong> est fait pour vous.&nbsp;! Dès le titre, double, <em>Affection, affection,</em> on peut se poser la question&nbsp;; sentiment et/ou maladie&nbsp;? Et bien d’autres questions dans ce film espiègle où des gens disparaissent et réapparaissent, où des événements se répètent…</p>



<p>&nbsp;C’est la morte saison dans une petite ville de la Côte d’Azur. Géraldine, qui doit son prénom à Fitzgerald, travaille pour la mairie au service des parcs et jardins Son compagnon, Jérôme (<strong>Christophe Paou),</strong>&nbsp; le maire, est angoissé&nbsp;: il subit des pressions par rapport à un projet de marina. Sur le mur en face de sa villa,&nbsp; l’inscription&nbsp;: «&nbsp;<em>This is the way the world ends</em>&nbsp;» l’inquiète beaucoup. &nbsp;Il prépare l’anniversaire de sa fille&nbsp; Kenza, qui… disparait. Alors que réapparait Rita&nbsp; (<strong>Nathalie Richard)</strong> , la mère de Géraldine qu’elle n’a pas vue depuis…17 ans. Partie en Thaïlande, elle débarque sans prévenir avec en cadeau, une écharpe, bleue&nbsp; thai&nbsp; &nbsp;et un ami retrouvé (<strong>Marc Susini)</strong> Un petit chien blanc a lui aussi disparu&nbsp;! Géraldine, décontenancée, déambule dans la cille, de la maison au port, dans la campagne environnante. Elle questionne des gens qu’elle connait comme son ami policier, Sammy,&nbsp; encore amoureux de&nbsp; Nadia, amie d’enfance de Géraldine, qui préfère faire la fête avec un des deux démineurs venus accomplir leur mission&nbsp;: car il y a des mines datant de la Seconde Guerre mondiale qui explosent parfois.. Quand Jérôme disparait à son tour, Géraldine intensifie ses recherches. Rencontrant tour à tour, de jeunes lycéennes, copines de Kenza. Les propos qu’elles tiennent ne l’éclairent pas vraiment&nbsp;: elles parlent de spiritisme,&nbsp; de serment de feu, de cold cases&nbsp;: la mort par noyade de la mère de Kenza, Kali&nbsp;, il y a quelques années&nbsp;;n’est peut être pas un accident. Et que signifie l’inscription trouvée sur une feuille de figuier de barbarie. «&nbsp;<em>Kenza et Elliott</em>&nbsp;». Ce serait une allusion au recueil de poèmes de&nbsp; <strong>T.S. Eliot</strong>, <em>Les Hommes creux</em>, suggère la prof de français de Kenza, qu’un marin offre à des jeunes filles pour les séduire. C’est <strong>Agathe Bonitzer</strong> qui incarne avec&nbsp; nuances et justesse Géraldine, une enquêtrice pas comme les autres, qui essaie de démêler cette singulière et ténébreuse affaire de famille, où dit –on, il y a des signes qui ne trompent pas, où il faut accepter le monde au-delà des apparences car «&nbsp;<em>c’est ainsi que finit le monde !&nbsp;»</em></p>



<p><strong><em>Affection, affection</em></strong>&nbsp;en salles le 15 avril</p>



<p>Annie Gava</p>



<p>© Ufo distribution</p>
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		<title>The Mad Dog of Europe : Hollywood au temps des nazis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 08:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est un documentaire incroyable qui donne à voir un film qui n’a jamais été produit. Affiche les pages du scénario dactylographié. Analyse les étapes de cet échec. Reconstitue par un montage d’archives et de témoignages, un Hollywood d’avant-guerre, pactisant avec le tout nouveau régime d’Hitler, par pragmatisme, lâcheté ou sympathie. Frère aîné de Joseph, fils [&#8230;]</p>
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<p>C’est un documentaire incroyable qui donne à voir un film qui n’a jamais été produit. Affiche les pages du scénario dactylographié. Analyse les étapes de cet échec. Reconstitue par un montage d’archives et de témoignages, un Hollywood d’avant-guerre, pactisant avec le tout nouveau régime d’Hitler, par pragmatisme, lâcheté ou sympathie.</p>



<p>Frère aîné de Joseph, fils d’un Juif allemand immigré, dont il cherchera toujours l’admiration. Herman J. Mankiewicz , oscarisé en 1942 pour l’écriture de <em>Citizen Kane</em> avec Orson Welles, est né à New York. Journaliste au New York Times, critique de théâtre, il quitte dans les années 20, Broadway pour Hollywood -parce qu’il y a de l’argent à se faire et que les concurrents possibles «&nbsp;<em>sont des Idiots</em>&nbsp;». &nbsp;D’abord rédacteur de cartons pour les films muets, il s’impose très vite comme un scénariste et dialoguiste de talent. C’est l’époque où les films se produisent à la chaîne&nbsp;: il signe beaucoup de productions frivoles et oubliables. Le projet de <em>The Mad dog of Europe</em> naît peut-être d’un désir de reconnaissance mais aussi de la volonté «&nbsp;d’<em>avoir un impact sur le monde</em>&nbsp;». L’Allemagne est le pays de son père, il connaît la frustration des Allemands après 1918. Il comprend les mécanismes qui vont donner les pleins pouvoirs à Hitler, et projette de réaliser un film antinazi. Ce sera une parabole sur le fascisme, à travers les destins de deux familles, juive et catholique.</p>



<p>De 1933 à 1938, il tentera en vain de mener à bout ce projet. Les patrons des grands studios d’Hollywood sont souvent juifs mais le marché cinématographique allemand est trop rentable pour mécontenter le Reich. Hitler et Goebbels prennent très au sérieux le cinéma, formidable outil de propagande. Ils envoient le consul Georg Gyssling pour surveiller l’image de l’Allemagne Nouvelle dans les productions américaines. Ils ont leurs espions, leurs activistes, leur salle où on projette des films profascistes. Ils peuvent aussi s’appuyer sur l’antisémitisme américain et les idéologies de hiérarchie raciale du KKK. Le chef de la police de Los Angeles craint davantage les Juifs communistes que les Nazis. Ouvriers et techniciens juifs sont licenciés par leurs contremaîtres. Blacklisté par l’Allemagne, Herman est viré des grands studios. Il réécrit le scénario&nbsp;: son Hitler devient Mitler. Et l’Allemagne, une Transylvanie fictive. Mais ça ne suffit pas aux censeurs. Son ami producteur Sam Jaffe associé au projet jette l’éponge. Herman a perdu la bataille.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">N&rsquo;avons-nous rien appris ?</mark></strong></p>



<p>Quand, grâce au travail d’infiltration des réseaux nazis américains par Leon Lewis, et aux nouvelles de plus en plus inquiétantes venues d’Europe, le boss Mayer prend conscience qu’il est sur la liste des Juifs à abattre et qu’il faut, par le cinéma, combattre Hitler, le projet de <em>The Mad Dog of Europe</em> est mort. &nbsp;</p>



<p>Les fils d’Herman combattront les armées d’Hitler. Plus tard, les films hollywoodiens glorifieront les héros américains venus sauver l’Europe et les Nazis seront définitivement des «&nbsp;bastards&nbsp;». Définitivement&nbsp;? Dans l’Amérique trumpienne, ce documentaire de <strong>Rubika Shah</strong> retrouve une pertinence étonnante. Le petit-fils d’Herman, principal narrateur du film, conclut par ces mots&nbsp;:<em>«&nbsp;Il y a toujours des Mitler. Il y a toujours des nationalistes prêts à se ranger du côté des fascistes…la menace du nationalisme semble s’élever et s’affaiblir avec les différentes générations. Mais quand il revient, on se dit&nbsp;:<strong> </strong>n&rsquo;avons-nous rien appris&nbsp;?&nbsp;»</em></p>



<p>ELISE PADOVANI</p>



<p><em>THE MAD DOG OF THE EUROPE</em> de <strong>Rubika Shah</strong></p>



<p> Sortie le 15 avril</p>



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