Si vous aimez le jeu de l’oie, le dernier film du duo Maxime Matray et Alexia Walther est fait pour vous. ! Dès le titre, double, Affection, affection, on peut se poser la question ; sentiment et/ou maladie ? Et bien d’autres questions dans ce film espiègle où des gens disparaissent et réapparaissent, où des événements se répètent…
C’est la morte saison dans une petite ville de la Côte d’Azur. Géraldine, qui doit son prénom à Fitzgerald, travaille pour la mairie au service des parcs et jardins Son compagnon, Jérôme (Christophe Paou), le maire, est angoissé : il subit des pressions par rapport à un projet de marina. Sur le mur en face de sa villa, l’inscription : « This is the way the world ends » l’inquiète beaucoup. Il prépare l’anniversaire de sa fille Kenza, qui… disparait. Alors que réapparait Rita (Nathalie Richard) , la mère de Géraldine qu’elle n’a pas vue depuis…17 ans. Partie en Thaïlande, elle débarque sans prévenir avec en cadeau, une écharpe, bleue thai et un ami retrouvé (Marc Susini) Un petit chien blanc a lui aussi disparu ! Géraldine, décontenancée, déambule dans la cille, de la maison au port, dans la campagne environnante. Elle questionne des gens qu’elle connait comme son ami policier, Sammy, encore amoureux de Nadia, amie d’enfance de Géraldine, qui préfère faire la fête avec un des deux démineurs venus accomplir leur mission : car il y a des mines datant de la Seconde Guerre mondiale qui explosent parfois.. Quand Jérôme disparait à son tour, Géraldine intensifie ses recherches. Rencontrant tour à tour, de jeunes lycéennes, copines de Kenza. Les propos qu’elles tiennent ne l’éclairent pas vraiment : elles parlent de spiritisme, de serment de feu, de cold cases : la mort par noyade de la mère de Kenza, Kali , il y a quelques années ;n’est peut être pas un accident. Et que signifie l’inscription trouvée sur une feuille de figuier de barbarie. « Kenza et Elliott ». Ce serait une allusion au recueil de poèmes de T.S. Eliot, Les Hommes creux, suggère la prof de français de Kenza, qu’un marin offre à des jeunes filles pour les séduire. C’est Agathe Bonitzer qui incarne avec nuances et justesse Géraldine, une enquêtrice pas comme les autres, qui essaie de démêler cette singulière et ténébreuse affaire de famille, où dit –on, il y a des signes qui ne trompent pas, où il faut accepter le monde au-delà des apparences car « c’est ainsi que finit le monde ! »
Affection, affection en salles le 15 avril
Annie Gava
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