vendredi 16 octobre 2026
No menu items!
cliquez sur l'image pour en savoir plusspot_img
Plus d'infos cliquez ci-dessousspot_img
AccueilMusiquesComme un chant de Victoires

Comme un chant de Victoires

Consacré meilleur compositeur aux Victoires de la musique 2025, Régis Campo revient à Marseille avec sa Petite sirène

Le 5 mars dernier, le petit monde la musique était en effervescence. Beaucoup d’artistes étaient derrière leurs écrans pour suivre les Victoires de la musique classique. À Marseille, la fébrilité est montée d’un cran au moment de la remise de la distinction au meilleur compositeur de l’année. Le Marseillais Régis Campo était en lice pour son œuvre orchestrale Dancefloor with pulsing, hommage à la musique de Daft Punk et de Björk dont il est friand. 

Tout à fait originale, cette création utilise le thérémine, tout premier instrument de musique électronique, inventé en 1920 par le physicien russe Leon Theremin, et dont le son produit ne nécessite aucun contact avec l’instrument. Campo concourrait face à deux autres grands noms : l’italien Francesco Flidei pour Squeak Boum ! spectacle absurde basé sur des poésiesmusicales composées durant le confinement et le talentueux Benoît Menut pour La nuit obscure, inspirée du poème mystique La noche oscura écrit au XVIe siècle par Jean de la Croix .

L’enfant de Marseille

Fierté donc pour Marseille et en particulier pour le Conservatoire où Régis Campo a étudié la composition auprès du fécond Georges Boeuf. « Monté » à Paris, celui qui est considéré comme l’un des créateurs les plus doués de sa génération multiplie les compositions et les prix. Des centaines d’artistes comme Chamayou, Casadesus, Equilbey, Escaich ou Petitgirardet les plus grands orchestres ont joué sa musique, adeptes du style Campo qui fait la part belle à l’humour, la gaité, la lumière et la joie.

Fidèle à sa ville d’origine qui le lui rend bien, ses compositions sont régulièrement jouées dans la cité phocéenne comme son dernier opéra, La Petite Sirène, conte d’Andersen revisité,dont il a écrit la musique et le livret. Par-delà la terrible cruauté de cette histoire, c’est une odeà l’amour, à l’accueil de l’autre dans sa différence. La mise en scène réalisée par Bérénice Collet plonge le spectateur dans un univers fantastique à la Tim Burton. Certaines scènes, trèsdrôles, sont dignes d’Offenbach. La musique, fait appel à des registres multiples. 

On touche à la comédie musicale avec des ritournelles, d’autres morceaux font penser au Maurice Ravel de l’Enfant et les sortilèges. L’air de la mélancolie que le public adore est d’inspiration baroque. Quant à la chanson d’amour de la petite sirène, c’est un morceau pop, très simple. Donné le 11 janvier dernier par l’Ensemble Télémaque au Théâtre des Salins (Martigues), la petite sirène revient à l’Odéon (Marseille) pour la plus grande joie des petits et des grands. 

ANNE-MARIE THOMAZEAU

Le 3 et 5 avril, Théâtre de l’Odéon (Marseille).

Retrouvez nos articles Scènes ici

ARTICLES PROCHES
- Plus d'infos, cliquez ici -spot_img

Sète rend hommage à Jean Vilar, un Sétois peu ordinaire 

Sète, ville natale de Georges Brassens, Jean Vilar, Paul Valéry, Hervé di Rosa, Manitas de Plata… et ville d’enfance d’Agnès Varda ou Robert Combas,...

Saison Méditerranée à Montpellier, Bashar Murkus au 13 Vents, Mohamed Lekleti au FRAC

Vents d’hospitalité Aux 13 vents, les artistes accueillent le public avant même que le spectacle commence. Cette hospitalité prend un sens particulier dans la Saison...