mardi 25 juin 2024
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Decazeville et la Vésuve aveyronnaise  

Entre fiction et réalité, l’installation vidéo de Nina Gazaniol Vérité évoque l’ancien bassin minier aveyronnais

L’image, qui caracole ces dernières semaines sur les murs du centre-ville, a de quoi attirer l’oeil : un enfant s’y fait tatouer « Decazeville » en lettrage gothique sur le torse. Le visuel fait s’entrechoquer avec panache et tendresse les époques et usages, appelant les revendications des temps qui s’annoncent tout en consignant les stigmates d’une ère révolue. Et c’est bien pour évoquer l’histoire de l’ancien bassin minier de Decazeville, à proximité duquel elle a passé sa jeunesse aveyronnaise, que Nina Gazaniol Vérité a conçu son installation vidéo, telle une mise en abyme. Le spectateur y est invité à déambuler au sein d’un espace symbolisant la montagne locale – aussi appelée Vésuve aveyronnaise ou « lou puech que ard », la « montagne qui brûle » – pour y découvrir des séquences visuelles mêlant réel et fiction. On nous y promet roller hockey, danses folkloriques, twirling bâton, coquilles d’huîtres vides et discussions sur l’Apocalypse. En filigrane, une manière incandescente de questionner les ravages du système néo libéral à l’oeuvre, dont les régions industrielles qui se désertifient sont le témoignage agonisant. La performance salue aussi le retour de l’artiste dans les locaux de la Cité des arts de la rue, où elle a suivi la Formation avancée itinérante des arts de la rue il y a une dizaine d’années. Elle entérine aussi l’arrivée d’Alexis Nys, à la tête du Centre national de création Lieux Publics depuis février dernier. 

JULIE BORDENAVE

Decazeville, la montagne qui brûle
20 au 23 avril
Cité des Arts de la rue, Marseille
lieuxpublics.com
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