lundi 22 juillet 2024
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AccueilCinéma« En plein feu », un air de fin du monde

« En plein feu », un air de fin du monde

Avec son dernier film, Quentin Reynaud nous emmène au cœur d’un incendie géant dans les Landes. Un huis clos intense et suffocant

C’est sur la photo d’une famille heureuse que démarre le troisième long métrage de Quentin Reynaud, En plein feu. Puis, un orage sec, danger pour cette terre landaise ravagée par les incendies. C’est le 35e  jour des grands feux et les ordres d’évacuation se multiplient. Simon (Alex Lutz) et son père (André Dussollier) se résolvent à quitter leur maison, n’ayant plus le choix. Et c’est avec eux, enfermés dans leur voiture où peu à peu la température monte jusqu’à 63 degrés (!) que nous traversons l’enfer. Une véritable immersion dans des images de fin du monde, au milieu des fumées, des fumerolles, des flammes. C’est à ce huis clos entre un fils et son père que nous assistons pendant 1h30, découvrant peu à peu le drame qu’a vécu Simon, dont le souvenir le ronge, empêchant tout lien avec son propre fils, Samuel. Prisonniers dans une file de voitures, coincés par les flammes, à la limite de l’étouffement, sans doute est-il temps de réparer. Peut-être…

Coïncidence

Les spectateurs d’En plein feu, dont la première projection publique a eu lieu au festival Cinemed, ont eu chaud, ont eu soif, ont eu peur, partageant avec les protagonistes cette traversée de l’enfer, accompagnée par la musique de Delphine Mallausséna. André Dussollier et Alex Lutz – qui a tourné dans les deux films précédents, Cinquième Set et Paris-Willouby –, incarnent avec justesse des personnages enfermés, dans leur passé, leurs traumatismes, leurs non dits. Le montage du film s’est terminé le 19 juillet 2022 ; ce jour-là, dans les Landes, le feu avait déjà détruit 19 000 hectares. Un film prémonitoire ?

ANNIE GAVA

En plein feu, de Quentin Reynaud
En salle le 8 mars
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