vendredi 12 avril 2024
No menu items!
spot_img
AccueilScènesL’ImpruDanse : Draguignan sous haute tension

L’ImpruDanse : Draguignan sous haute tension

Photo, cinéma, rencontres et spectacles célèbrent l’art chorégraphique jusqu’au 1er avril

Pour le lancement de sa 7e édition, le festival L’ImpruDanse a choisi de voyager en compagnie de Guy Delahaye qui dévoile une série de travaux inédits en noir et blanc et, fait rarissime, en couleur. Celui qui se définit avant tout comme un « artisan de la photographie » a sélectionné quelques instants de rencontres magiques avec les figures internationales qu’il côtoie depuis plus de cinquante ans : Pina Bausch, Carolyn Carlson, Jean-Claude Gallotta… Un écrin de danse photographique pour une programmation volontairement ouverte aux expressions les plus diverses. 

Du mouvement
À commencer par celle poétique et engagée de Florence Bernard qui, dans Je suis tigre, plonge deux jeunes adolescents dans un univers textuel, acrobatique, théâtral et chorégraphique pour sensibiliser les plus jeunes à un sujet brûlant : l’exil. Celle éclectique et vibrionnante de Nacim Battou dont la partition collective Dividus a fait l’effet d’une tornade à Avignon l’été dernier en affirmant haut et fort la nécessité d’un art vivant même si tout disparaît… Celle acrobatique et ludique de Pierre Rigal qui, fidèle à son écriture millimétrée, entrechoque les performances de neuf interprètes pris au piège du Hasard et de ses failles dans un jeu de dés ambigu ! Celle pulsionnelle et explosive de Fouad Boussouf avec sa pièce Näss (Les Gens), exclusivement masculine, qui puise sa force dans l’expression individuelle et collective, dans l’énergie transcendée. Celle théâtrale et envoûtante de Rosalba Torres Guerrero et Koen Augustijnen issus des célèbres Ballets C de la B, inspirée des chants de lamentation grecs appelés « miroloï ». Dans leur Lamenta, ils associent chants traditionnels et danse contemporaine dans une écriture volontairement plus abstraite que de coutume pour évoquer le départ, la disparition, l’absence. Comme un nouveau rituel cathartique. 

Dividus – Nacim Battou © Thomas Bohl

Le clou du festival est sans conteste la création inédite de la Batsheva Dance Company, Momo, présentée à Draguignan avant La Villette à Paris dans le cadre du hors les murs de Chaillot ! Une soirée exceptionnelle qui affichait déjà complet avant que Théâtres en Dracénie ne propose la projection du film documentaire Mr Gaga, sur les pas de Ohad Naharin de Tomer Heymann qui a ouvert les festivités le 7 mars dernier.  

MARIE GODFRIN-GUIDICELLI

L’ImpruDanse
Jusqu’au 1er avril
Théâtres en Dracénie, Draguignan
04 94 50 59 59
theatresendracenie.com
ARTICLES PROCHES
- Publicité -spot_img

Les plus lus