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	<title>Archives des Agnès Régolo - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Agnès Régolo - Journal Zebuline</title>
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		<title>« Thélonius &#038; Lola » : la fable très moderne d’Agnès Régolo</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 07:27:30 +0000</pubDate>
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<p>On n’en doutait pas. <em>Thélonius &amp; Lola</em> fonctionne dès ses premières minutes auprès des enfants réunis au Jeu de Paume – et de leurs parents à peine plus circonspects. Un chien qui parle, chante, philosophe, grogne un peu&nbsp;; une fillette qui désobéit pour mieux comprendre le monde, des cartons qui deviennent rues, abris, frontières. La mise en scène d’<strong>Agnès Régolo </strong>accepte franchement ce régime du conte. Elle ne cherche pas à masquer la métaphore&nbsp;: Thélonius est sans collier comme d’autres sont sans papiers, et une société entière s’organise pour l’expulser. Le procédé est parfois appuyé, le texte de <strong>Serge Kribus</strong> porte les marques d’un autre temps, mais sa netteté fait aussi sa force. Les enfants suivent l’aventure ; les adultes, eux, entendent ce que l’époque renvoie.</p>



<p>Car aujourd’hui, au moment où le vote RN grandit avec sa peur entretenue de la différence, y compris chez celles et ceux dont les propres histoires familiales viennent d’ailleurs, la fable prend de l’ampleur. Elle parle d’héritages oubliés, de mémoires blanchies, de ces accents qu’on voudrait lisser pour appartenir. Le très beau choix de <strong>Ligia Aranda Martínez</strong>,jeune actrice lumineuse, très juste, gardant une légère intonation espagnole, déplace alors le propos. Lola n’est plus seulement l’enfant qui protège l’étranger : elle devient aussi celle qui porte, dans sa voix même, une circulation, une trace, une autre manière d’habiter la langue.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les mémoires en fuite</mark></strong></p>



<p>Face à elle, <strong>Antoine Laudet</strong> compose un Thélonius tendre, méfiant, drôle, jamais réduit au symbole. Le duo trouve son équilibre dans la musique. Les chansons, portées par l’univers sonore de <strong>Guillaume Saurel</strong>, accompagnent l’action sans la ralentir et sont encore entonnées après la sortie. Leur simplicité mélodique donne au spectacle son élan, son côté road movie miniature, son obstination joyeuse.</p>



<p>On pourra trouver certains dialogues trop explicites, ou certaines analogies trop réductrices. Mais cette lisibilité est peut-être ce qui permet à <em>Thélonius &amp; Lola</em> de toucher juste. La pièce propose aux enfants une expérience moins morale que narrative : rencontrer, écouter, aider, résister. Et elle rappelle aux adultes que l’humanité commence souvent là, dans les refus minuscules d’enfants indociles.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br><br>Le spectacle a été joué le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 29 et le 30 avril</mark> au <a href="https://www.lestheatres.net/fr/34-theatre-du-jeu-de-paume" type="link" id="https://www.lestheatres.net/fr/34-theatre-du-jeu-de-paume">Théâtre du Jeu de Paume</a>, Aix-en-Provence.<br><br><strong> À venir<br></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 au 13 mai<br></mark><a href="https://www.theatre-du-brianconnais.eu/" type="link" id="https://www.theatre-du-brianconnais.eu/">Théâtre du Briançonnais</a><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Juillet</mark><br>Festival Off d’Avignon (Le Totem)</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/critiques/on-y-etait/">On y était</a></p>
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		<title>Chien perdu sans collier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 09:34:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. C’est votre deuxième spectacle jeune public, après </strong><em><strong>Babïl</strong></em><strong>, qui a beaucoup tourné. Pourquoi ce choix&nbsp;?<br>Agnès Régolo</strong><strong>.</strong> Je croyais que le jeune public c’était pas ma came&nbsp;! J’avais tort. En fait, il permet une alliance très désirable entre un propos grave et une grande fantaisie. Thélonious est un chien sans-collier, hors la loi. Qui parle chien et français. Une loi vient de passer contre les sans-colliers… Ce texte de Serge Kribus, écrit dans les années 1980, me permet de réagir aux discours racistes et violents qui se banalisent.</p>



<p><strong>Cela vous inquiète&nbsp;?<br></strong>Évidemment. Mais le marqueur de la compagnie [<em>Cie marseillaise Du jour au lendemain, ndlr</em>] c’est l’écart. La fantaisie. Elle permet de créer des œuvres consolantes. Pas naïves, consolantes. Quand on met en scène pour enfants on est obligé d’observer le monde d’un point de vue neuf, sans dolorisme. De travailler une certaine innocence du regard et d’imaginer un avenir en racontant une histoire.</p>



<p><strong>Quelle histoire&nbsp;?<br></strong>Lola est une petite fille espiègle de 10 ans qui désobéit, qui fait un écart volontaire en n’empruntant pas le bon chemin. Elle tombe sur ce chien dans un entrepôt, ou un squat. Leur amitié nait de la musique&nbsp;: Thélonious est chanteur… À partir de cette rencontre, ils partent dans un road movie qui va aller jusqu’à Ostende puis, pour lui, jusqu’à l’Angleterre.</p>



<p><strong>Ce chien est clairement un sans-papier africain.<br></strong>Oui. Mais c’est aussi un chien. Joué par un acteur, qui chante. En fait c’est ce qui attire Lola, qui s’intéresse à tout ce qui vit. Elle dialogue avec ceux qu’elle rencontre, elle construit des relations humaines réelles. Elle apporte ainsi la seule réponse possible au racisme et à l’exclusion&nbsp;: l’empathie, et l’intelligence. Et elle est exigeante&nbsp;: quand Thélonius dit&nbsp;«&nbsp;<em>les jeunes ont besoin d’espoir</em>&nbsp;», elle répond «&nbsp;<em>les jeunes ont besoin de vérité</em>&nbsp;».</p>



<p><strong>Comment racontez-vous cette histoire&nbsp;?<br></strong>La scénographie repose sur des caisses, des cartons de marchandises qui se transforment au cours de leur déplacement. Ces êtres sont ballotés, précaires. On les découvre dans un squat, ils passent par une station essence, se glissent dans un camion… Les acteurs manipulent à vue ces caisses qui deviennent des murs, des emballages, une Skyline. Mais le décor principal, c’est la musique.</p>



<p><strong>Toujours composée par&nbsp;Guillaume Saurel&nbsp;?<br></strong>Oui, et toujours structurante du spectacle. Il y a les chansons, des ballades plutôt blues rock, et les musiques plutôt urbaines qui accompagnent leurs déplacements.</p>



<p><strong>Les acteurs&nbsp;?<br></strong>Thélonious est joué Antoine Laudet, qui m’accompagne depuis plusieurs spectacles – <em>L’Oiseau vert</em>,&nbsp;<em>La Dispute</em>… Pour Lola, c’est une première&nbsp;! Ligia Aranda Martinez est une jeune comédienne qui sort de l’Eracm. Elle porte en elle quelque chose de frais qui a à voir avec l’enfance. Ou en tous les cas avec mon idée de l’enfance…</p>



<pre class="wp-block-verse">ENTRETIEN REALISE PAR AGNÈS FRESCHEL<br><br>Thélonius &amp; Lola<br><br> <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">29 et 30 avril<br></mark>Théâtre du Jeu de Paume, Aix-en-Provence<br><br> Du<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 11 au 13 mai</mark><br>Théâtre du Briançonnais, Briançon <br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> Juillet 2026 <br></mark>Le Totem, Avignon (Festival Off d'Avignon)</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/wp-admin/edit.php?post_type=post"><em>Scènes</em> ici</a></p>
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		<title>Babïl</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Feb 2025 10:04:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tohu&#160;et&#160;Bohu&#160;parlent, l’un vite et trop, l’autre moins… Agnès&#160;Régolo, directrice de la compagnie marseillaise Du jour au lendemain, met en scène la pièce de Sarah Carré avec un formidable duo d’acteurs&#160;:&#160;Raphaël&#160;Bocobza&#160;et&#160;Antoine&#160;Laudet&#160;plongent vers les prémices du langage, ceux d’enfants qui apprennent à babiller, ceux des civilisations qui construisent la Tour de Babel et sa multitude de langues… [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Tohu&nbsp;et&nbsp;Bohu&nbsp;parlent, l’un vite et trop, l’autre moins… Agnès&nbsp;Régolo, directrice de la compagnie marseillaise Du jour au lendemain, met en scène la pièce de Sarah Carré avec un formidable duo d’acteurs&nbsp;:&nbsp;Raphaël&nbsp;Bocobza&nbsp;et<strong>&nbsp;</strong>Antoine&nbsp;Laudet&nbsp;plongent vers les prémices du langage, ceux d’enfants qui apprennent à babiller, ceux des civilisations qui construisent la Tour de Babel et sa multitude de langues… Parler, est-ce se comprendre ou se séparer&nbsp;?&nbsp;<em>Babïl</em>, simplement, affirme que nous sommes des êtres de langage, et du plaisir de babiller, chacun à son rythme, chacun dans sa langue, mais ensemble. Un spectacle réjouissant, pour tous et toutes dès 5 ans.&nbsp;</p>



<p><em>AGNÈS FRESCHEL</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 février</mark> à 10h30 et 14h30<br><strong><a href="http://forumdeberre.com/">Forum de Berre</a></strong>, Berre-l'Étang</pre>



<p><strong>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici </a></strong></p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/babil/">Babïl</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>Agnès Régolo et ses drôles d’humains hybrides</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Dec 2024 14:33:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Agnès Régolo, metteuse en scène qui aime monter&#160;des textes, a choisi la pièce de Carlo Gozzi parce qu’elle&#160;conserve, 260 ans après son écriture,&#160;une modernité étonnante. Ses parties improvisées &#160;permettent aux metteurs en scène d’y introduire des éléments d’actualité,&#160;mais surtout ses personnages, féériques, hybrides, inconstants, traversés d’orgueil, d’ingratitude et de désirs infantiles, composent une humanité intemporelle [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><a href="https://journalzebuline.fr/wp-admin/post.php?post=126100&amp;action=edit">Agnès Régolo</a>, metteuse en scène qui aime monter&nbsp;des textes, a choisi la pièce de Carlo Gozzi parce qu’elle&nbsp;conserve, 260 ans après son écriture,&nbsp;une modernité étonnante. Ses parties improvisées &nbsp;permettent aux metteurs en scène d’y introduire des éléments d’actualité,&nbsp;mais surtout ses personnages, féériques, hybrides, inconstants, traversés d’orgueil, d’ingratitude et de désirs infantiles, composent une humanité intemporelle et vivent&nbsp;des conflits familiaux qui restent, par leur absence de manichéisme, proches des nôtres.&nbsp;</p>



<p>Renzo et Barbarina, jumeaux sauvés des eaux par un charcutier peu honnête&nbsp;et sa femme très généreuse, sont des enfants méchants, de drôles de prince et princesse pas finis, raisonnant avec une sécheresse du cœur philosophique (version&nbsp;ascétique) tant qu’ils sont pauvres, puis comme d’insupportables parvenus orgueilleux quand la richesse les atteint. Pourtant ils sont bien les héros d’une comédie d’apprentissage où le roi (<strong>Kristof Loriot</strong>, roi enfant qui semble tiré d’un livre d’images) pleure sa ninette enfouie sous l’évier, où la reine-mère et sa belle-fille (celle qui est enfouie sous l’évier) se ressemblent comme dans rêve trop freudien. La même comédienne (<strong>Johanna Bonnet</strong>, merveilleusement cruelle), endosse le rôle de ces deux maîtresses-femmes, gourmandes et sensuelles, et celui de la statue dont Renzo, le petit-fils, tombera amoureux.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Monstres et inconscient infantile</mark></strong></p>



<p>Attachement infantile freudien, menace d’inceste, infanticides et meurtre, cupidité, orgueil et ivrognerie, l’humanité de&nbsp;<em>L’O</em><em>iseau vert</em>&nbsp;semble&nbsp;bien fragile, et les monstres hybrides, statue zombie qui protège, oiseau parleur&nbsp;qui aime, femme minérale, sont bien plus «&nbsp;humains&nbsp;». Ils parviennent à sauver les jumeaux des menaces familiales : Renzo (<strong>Raphaël Bocobza</strong>, têtu et raisonneur à souhait) affronte le danger par amour pour sa statue et pour sa sœur, et celle-ci (lumineuse&nbsp;<strong>Ta</strong><strong>mara Lipszysc</strong>) quitte à son tour son arrogance satisfaite pour sauver son frère et se laisser aller à l’amour…&nbsp;</p>



<p>Georges Appaix a réglé quelques petits moments de danse douce qui mettent beaucoup d’humanité dans les rencontres, et la musique de Guillaume Saurel accompagne les fracas et joies de l’intrigue, à travers la scénographie simple d’Erick Priano qui rappelle le vortex d’un voyage dans le temps. Le public, petits et adultes, rit de la férocité, des trouvailles, des excès, sans croire à cette histoire incroyable, un peu comme on goûte au plaisir d’un cartoon. Où les femmes, sans être plus positives que les hommes, sont sacrément plus solides&nbsp;!</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>L’Oiseau vert</em>&nbsp;a été créé au <a href="https://www.lestheatres.net/fr/34-theatre-du-jeu-de-paume">Jeu de Paume,</a> Aix en Provence, du<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 22 au 26 novembre</mark>.</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>À venir</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">4 et 5 mars<br></mark><a href="https://www.theatredurance.fr">Théâtre Durance</a>, scène nationale de Château-Arnoux-Saint-Auban </pre>



<p>Retrouvez nos articles <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/critiques/">Scènes</a></em> ici </p>
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		<title>Agnès Régolo présente sa création « L’Oiseau vert ». Entretien </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Nov 2024 15:22:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Vous créez ce 22 novembre L’Oiseau vert au Jeu de Paume (Aix-en-Provence), un spectacle qui va tourner sur de nombreuses scènes régionales… Agnès Régolo. Oui, c’est une aventure, on est nombreux sur scène, il y a une petite série de représentations jusqu’en mai même si ma compagnie marseillaise [Du jour au Lendemain, ndlr] ne [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/agnes-regolo-presente-sa-creation-loiseau-vert-entretien/">Agnès Régolo présente sa création « L’Oiseau vert ». Entretien </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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<p><strong>Zébuline. Vous créez ce 22 novembre <em>L’Oiseau vert </em>au Jeu de Paume (Aix-en-Provence), un spectacle qui va tourner sur de nombreuses scènes régionales…</strong></p>



<p><strong>Agnès Régolo.</strong> Oui, c’est une aventure, on est nombreux sur scène, il y a une petite série de représentations jusqu’en mai même si ma compagnie marseillaise [<em>Du jour au Lendemain, ndlr</em>] ne joue pas à Marseille. Il y a quelques années, une telle production était une évidence, aujourd’hui c’est une exception. Je crois que j’ai bien fait de ne pas en rabattre sur les ambitions. On a eu des temps de résidence dans les scènes et avec le Département 13 et la Région, l’État nous aide un peu au projet même si nous ne sommes pas&nbsp; conventionnés mais plus émergents…</p>



<p><strong><em>L’Oiseau vert</em>, pièce que Gozzi a écrite à la fin du XVIII</strong><strong><sup>e</sup></strong><strong> siècle, a été marquée, pour une génération de spectateurs, par la mise en scène féerique de Benno Besson dans les années 1980…</strong></p>



<p>C’est un souvenir très très fort pour tous ceux qui l’ont vue, celui d’un théâtre enchanteur qui fait décoller de la réalité. Aujourd’hui, ces machineries, ce théâtre de masques, serait un peu kitsch. Mais j’en garde l’incroyable fantaisie de la narration, cette femme enfermée sous l’évier, cette pomme qui chante&#8230; Les personnages sont si saillants, cette méchanceté est si férocement drôle… Pour moi, la féerie n’est plus dans la machinerie, mais plutôt dans la musique, une création de Guillaume Saurel qui est aussi diverse que les moments d’enchantement, d’étrangeté, de terreur que les personnages traversent. Pour ces deux minots partis à la recherche de leur histoire, les plus grandes menaces ne sont par surnaturelles, elles viennent de leur entourage. Les femmes sont très puissantes, la statue refuse d’être humaine, et la joie se gagne, elle n’est pas donnée. La quête des jumeaux est de fait contestataire, et subversive.</p>



<p><strong>Cela reste un conte, un spectacle tout public&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Oui, l’histoire peut être comprise par des enfants aussi, mais le conte met en jeu un monde imprévisible, une angoisse d’abandon, une femme séquestrée, des abus de pouvoirs… qui concernent clairement tout le monde aujourd’hui. Dans le texte de Gozzi il y a des parties écrites et d’autres improvisées, chaque mise en scène est de fait une adaptation et doit repenser l’écriture.&nbsp; Avec Catherine Monin, on a goûté cette liberté d’écrire qui reflète la liberté des personnages, qui est&nbsp; une façon de contenir leur violence, pour qu’elle ne soit que vigueur.</p>



<p><strong>Votre équipe d’acteurs est aussi vigoureuse&nbsp;!</strong></p>



<p>Oui, j’ai mes anciens, les nouveaux avec qui je travaille depuis <em>La Dispute</em> ou <em>Babil</em>, et puis deux jeunes femmes qui nous ont rejoints, Johanna et Tamara, et cette distribution très variée, mais majoritairement jeune, forme un attelage effectivement&#8230; vigoureux&nbsp;!&nbsp;</p>



<p><strong>Votre scénographie&nbsp;?</strong>&nbsp;</p>



<p>Je voulais un lieu qui inspire un mystère, avec une simplicité de moyens, à la fois par choix économique et esthétique. J’ai choisi un espace très graphique, un trou, un rond, un œil dont plein de choses surgissent. Il y a un côté <em>Tintin</em> dans l’aventure, mais aussi dans la ligne claire&nbsp;: l’action va vite, l’espace permet de cerner les personnages, de composer de façon graphique la succession des épisodes et des lieux traversés.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR Agnès Freschel</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>L’Oiseau vert</em> </strong><br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">18 mars </mark><br><a href="https://www.theatredeshalles.com">Théâtre des Halles</a>, Avignon<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">4 et 5 mars </mark><br><a href="https://www.theatredurance.fr/event/loiseau-vert">Théâtre Durance,</a> Château-Arnoux-Saint-Auban</pre>



<p>Retrouvez plus d&rsquo;articles <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici </a></em></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/agnes-regolo-presente-sa-creation-loiseau-vert-entretien/">Agnès Régolo présente sa création « L’Oiseau vert ». Entretien </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>[ Spécial Saisons] CHÂTEAUVALLON-LIBERTÉ : De Toulon à Châteauvallon, l’espace d’une Liberté</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jan 2024 07:38:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Agnès Régolo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le début d’année 2024 a été marqué par la signature de Charles Berling de la tribune sidérante parue dans Le Figaro pour défendre Depardieu, et attaquer les victimes, leurs soutiens et les médias. Le directeur de la scène nationale s’en est excusé, confus, dans nos colonnes et dans d’autres. On peut lui accorder – ou [&#8230;]</p>
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<p>Le début d’année 2024 a été marqué par la signature de Charles Berling de la tribune sidérante parue dans <em>Le Figaro</em> pour défendre Depardieu, et attaquer les victimes, leurs soutiens et les médias. Le directeur de la scène nationale s’en est excusé, confus, dans nos colonnes et dans d’autres. On peut lui accorder – ou pas – le droit à l’erreur qu’il réclame. Mais au vu de la programmation qu’il met en place on ne peut douter de son combat contre les discriminations, pour la diversité et contre une extrême droite qui dans le Var, et à Toulon, représente plus qu’une menace&nbsp;: une réalité et une histoire.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À deux</mark></strong></p>



<p>Sur les scènes de Châteauvallon-Liberté, décidément bipolaire, l’année ne s’arrête jamais, l’été présentant une programmation d’exception dans le magnifique amphithéâtre de plein air de Châteauvallon, et la saison étant marquée par quatre temps forts, les <strong>Thémas</strong>, qui proposent une programmation pluridisciplinaire autour d’un thème sociétal d’actualité. <strong><em>Y croire&nbsp;?</em></strong> a ouvert le premier trimestre, et <strong><em>Couple(s)</em></strong> débuté l’année&nbsp;: l’occasion, à travers deux expositions, une rencontre avec <strong>Eliette Abécassis</strong> et nombre de spectacles, d’interroger cette drôle de propension que nous avons d’être à deux, et les nouvelles façon de le vivre. Amoureux ou contractuel, conjugal ou libre, durable ou éphémère, hétéro ou homosexuel, le couple s’interroge sous toutes ses formes&nbsp;: après la création de <strong>Marie Vauzelle</strong>, <em>Maelström</em>, un texte de Fabrice Melquiot sur les difficultés de l’adolescence et la violence de ses rejets, <strong>Rodrigo Portella</strong> met en scène <em>Tom na fazenda</em>/<em>Tom à la ferme</em>, magnifique texte sur l’impossible deuil d’un amour homosexuel, ignoré par la famille. Une pièce de Michel-Marc Bouchard, portée à l’écran par Xavier Dolan&nbsp;: au Liberté on aime croiser théâtre et cinéma&nbsp;!&nbsp;</p>



<p>Ainsi le théma <em>Couple(s)</em> se poursuit avec<em> A Bergman affair</em>, inspirée d’un roman du cinéaste sur une femme qui n’aime plus son mari, et tombe amoureuse, dramatisé et mis en scène par <strong>Olivia Corsini</strong> et <strong>Serge Nicolaï</strong>. Et se conclut à Châteauvallon avec <em>Sans Tambour</em>, un spectacle joyeux sur une rupture amoureuse&nbsp;(!) où Schumann rime avec des effondrements comiques, où le théâtre, le cirque et la musique forment un spectacle total et réjouissant…<em>&nbsp;</em></p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">De la mer au travail</mark></strong></p>



<p>Affirmant son ancrage maritime et ses enjeux écologiques et humains, <strong><em>Passion Bleue</em></strong> décline quatre spectacles, avec <strong>Marine Chesnais</strong> qui danse sa rencontre avec les baleines à bosse, <strong>Lucie Berelowitsch</strong> qui met en scène la disparition fantastique d’un homme en mer, et l’adaptation de <em>20 000 lieux sous les mers</em> par <strong>Christian Hecq</strong> et <strong>Valérie Lesort</strong>, qui fait la joie des familles depuis près de dix ans. Plus profond encore, le poème de Lucrèce, <em>Evangile de la Nature&nbsp;</em>: la traduction de Marie N’Diaye redonne ses accents lyriques au grand poème de l’épicurisme, fondé sur une acceptation de la «&nbsp;nature&nbsp;» humaine.&nbsp;</p>



<p>Le dernier Théma de la saison <strong><em>Oh&nbsp;! Travail </em></strong>traversera la programmation de mars à juin, avec des spectacles très engagés. <em>Dans la mesure de l’impossible</em> déploie la parole des travailleurs de l’humanitaire, ceux qui se confrontent aux guerres, aux horreurs de l’humanité. Un intense et bouleversant spectacle de <strong>Tiago Rodrigues</strong>.&nbsp;</p>



<p>Tout aussi indispensable, <em>Télévision française</em> de <strong>Thomas Quillardet</strong> revient sur la privatisation de TF1, qui a signé le début du déclin des médias, avec une violence impensée. <em>Coupures</em> de <strong>Paul-Éloi Forget et Samuel Valensi</strong> se penche sur une fable plus actuelle, celle d’un maire écologiste confronté à ses administrés, tandis que <strong>Philippe Collin, Violaine Ballet</strong> et<strong> Charles Berling</strong> inventent un événement participatif où le public sera invité à partager le destin de <em>Léon Blum&nbsp;</em>: ses combats, ses espoirs, et l’ambiance d’une époque partagée dans un grand banquet républicain.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Foison d’incontournables</mark></strong></p>



<p>De nombreuses autres propositions se mêlent à ces grands thèmes qui rythment la saison, avec des artistes de la région, qui sont souvent coproduits, comme <strong>Guillaume Cantillon</strong>, <strong>Sébastien Ly</strong> ou <strong>Agnès Régolo</strong>.&nbsp;</p>



<p>La création chorégraphique de <strong>Joanne Leighton</strong> pour la compagnie <strong><em>Coline</em></strong>, ou la création musicale portée par <strong>Tandem</strong>, scène de musiques actuelles du Var, avec <strong>Rosemary Stanley</strong>, sont accueillies, de même qu’une partie importante de la saison de l’Opéra de Toulon, actuellement en travaux.&nbsp;</p>



<p>La scène nationale coproduit également le dernier conte d’<strong>Emma Dante </strong><em>Re Chicchinella</em>, et accueille d’autres grands noms de la scène contemporaine&nbsp;: le cirque <strong><em>Altaï</em></strong>, une création avec Charles Berling sur <em>Montessori</em>, <strong>Elsa Lepoivre</strong> qui dit et joue des frngments de <em>Rien ne s’oppose à la Nuit</em> de Delphine le Vigan. On verra aussi <strong>Rhoda Scott</strong>, <strong>Yann Frish</strong>, <strong>Carolyn Carlson</strong>, <strong>Les Chiens de Navarre</strong>, <strong>Anne Brochet</strong>, <strong>Omar Porras</strong>… pour une programmation multidisciplinaire qui sait allier grands spectacles, intimité, engagement et créations.&nbsp;</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Scène Nationale Châteauvallon-Liberté</strong><br>Toulon, Ollioulles<br><a href="http://Chateauvallon-liberte.fr">Chateauvallon-liberte.fr</a></pre>
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		<title>Exécution magistrale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fred Robert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Nov 2022 09:34:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Agnès Régolo]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pas étonnant qu&#8217;Agnès Régolo ait eu envie de monter Tableau d&#8217;une exécution d&#8217;Howard Barker. La crudité de ton du dramaturge britannique, son humour décapant, la structure de la pièce également – vingt épisodes menés tambour battant –, tout cela ne pouvait qu&#8217;inspirer cette metteuse en scène frondeuse et drôlement douée. La mise en scène qu&#8217;elle [&#8230;]</p>
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<p>Pas étonnant qu&rsquo;<strong>Agnès Régolo</strong> ait eu envie de monter <em>Tableau d&rsquo;une exécution </em>d&rsquo;Howard Barker. La crudité de ton du dramaturge britannique, son humour décapant, la structure de la pièce également – vingt épisodes menés tambour battant –, tout cela ne pouvait qu&rsquo;inspirer cette metteuse en scène frondeuse et drôlement douée. La mise en scène qu&rsquo;elle en propose donne à entendre le texte, à le savourer pleinement, à rire souvent de ses répliques assassines, de ses constants changements de registres&#8230; même si les thèmes abordés – les relations entre les artistes et le pouvoir, entre les créateurs et les critiques, la place des femmes, la récupération de l&rsquo;art par les puissants – ne sont pas si comiques. Surtout quand ils ont une évidente portée contemporaine, malgré l&rsquo;ancrage de la pièce dans la Venise de la Renaissance.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une troupe soudée</mark></strong><br>Sur le plateau, flanqué de deux rangées de candélabres à intensité variable, neuf tables, qui figureront tour à tour l&rsquo;atelier de la peintre Galactia, une église, le palais du doge de Venise, une prison&#8230;. Le fond de scène est dominé par un écran géant, le plus souvent d&rsquo;un blanc aveuglant, parfois coloré (comme une image fantôme du tableau monumental qui constitue le fil de l&rsquo;intrigue ?). Dans ce sobre espace modulable, aux scènes rythmées par la sauvage composition musicale de Guillaume Saurel, les mots de Barker se déploient, portés par six comédiens formidables. À leur tête, <strong>Maud Narboni</strong> campe superbement une Galactia farouche, jalouse de sa liberté, dans la vie comme dans la peinture. Face à elle, un amant pas vraiment à la hauteur (excellent <strong>Kristof Lorion</strong>), un doge pétri de contradictions, délicieusement insupportable (<strong>Nicolas Geny</strong>, remarquable) ; et les autres, qui endossent plusieurs rôles avec aisance. Tous sont habités et l&rsquo;on sent l&rsquo;énergie d&rsquo;une troupe soudée, qui « <em>a fait du bon travail </em>», comme l&rsquo;a souligné la metteuse en scène à l&rsquo;issue de la première. Alors, même s&rsquo;il reste quelques ajustements à réaliser, c&rsquo;est indéniable, avec son très personnel et très applaudi <em>Tableau d&rsquo;une exécution,</em> Régolo nous a régalés ! </p>



<p>FRED ROBERT</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Le Tableau d’une exécution</em> a été joué du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">8 au 12 novembre</mark> au Théâtre Joliette, à Marseille</pre>
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