Un chien qui parle, chante, philosophe, grogne un peu ; une fillette qui désobéit pour mieux comprendre le monde ; des cartons qui deviennent rues, abris, frontières. La mise en scène d’Agnès Régolo accepte franchement le régime du conte. Elle ne cherche pas à masquer la métaphore : Thélonius est sans collier comme d’autres sont sans papiers, et une société entière s’organise pour l’expulser.
Le procédé est parfois appuyé, le texte de Serge Kribus quelquefois porte les marques d’un autre temps théâtral, plus didactique. Mais sa netteté fait aussi sa force. Face à Ligia Aranda Martínez, lumineuse, gardant dans la voix une légère intonation espagnole qui déplace le propos, Antoine Laudet compose un Thélonius tendre, méfiant, drôle, jamais réduit au symbole. Les chansons de Guillaume Saurel donnent au spectacle son élan de road-movie miniature, son obstination joyeuse.
Du 7 au 23 juillet à 10h10
relâche les 12 et 19 juillet
Le Totem
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