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	<title>Archives des Anne-Lise Broyer - Journal Zebuline</title>
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		<title>Notre mer à tous</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 07:44:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;entrée dans l&#8217;exposition d’Anne-Lise Broyer se fait par des voûtes de pierres taillées, dans l’ancienne abbaye romane de Montmajour, à quelques kilomètres d’Arles. Un cadre qui invite à la contemplation. Dans la grande salle qui lui est consacrée, les clichés argentiques verticaux sont alignés à hauteurs d&#8217;œil, telle une ligne d&#8217;horizon, ponctuée par de grands [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;entrée dans l&rsquo;exposition d’<strong>Anne-Lise Broyer </strong>se fait par des voûtes de pierres taillées, dans l’ancienne abbaye romane de Montmajour, à quelques kilomètres d’Arles. Un cadre qui invite à la contemplation. Dans la grande salle qui lui est consacrée, les clichés argentiques verticaux sont alignés à hauteurs d&rsquo;œil, telle une ligne d&rsquo;horizon, ponctuée par de grands formats de la mer brumeuse. Les contours de cette immensité bleue, qui devient chez Anne-Lise Broyer nuances de gris vaporeux, ont été des théâtres de l’Histoire. Aujourd&rsquo;hui, qu&rsquo;en reste-t-il ? C&rsquo;est ce que la photographe a tenté de capter par ses clichés, en se basant sur des textes de Philippe Sollers écrits pour le documentaire expérimental <em>Méditerranée</em> de Jean-Daniel Pollet.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Reconstruire ce qui est détruit</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;exposition est un voyage sur les côtes, allant de l’Italie au Maroc en suivant les traces de sculptures et de vestiges de l’Antiquité. La mise en relation des images est ici primordiale, chaque cliché se faisant écho, mettant constamment en lumière le lien entre passé et présent. Les ruines modernes sont mises en relation avec les temples. Les visages sont faits de pierres et de chairs, les yeux sont fixés sur le spectateur, figés dans l&rsquo;éternité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ça et là, des poèmes, textes d&rsquo;auteur·ices méditérannen·nes sur de grandes feuilles blanches apportent une dimension littéraire à la série très réussie de la photographe parisienne. Les nuances de gris donnent à voir les fissures, les endroits abîmés, l&rsquo;inerte. Ils attirent notre regard sur le temps qui passe et la vie qui continue, coûte que coûte. Des clichés d&rsquo;hommes et de femmes de dos, les yeux rivés vers la mer, symbolisent l&rsquo;universalité du rapport à la mer, à l&rsquo;apaisement. Le vivant y est célébré dans sa diversité, mais aussi dans son universalité. L&rsquo;âme de la Méditerranée, sublimée.</p>



<pre class="wp-block-verse">MONA LOBERT<br><br>Méditerranée, est-ce là que l'on habitait ? Abbaye de Montmajour</pre>



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		<title>Méditerranée, mémoires communes</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 07:43:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Entre passés tragiques et présents incertains, vous posez un regard délicat sur les villes littorales. Quelle a été la genèse de cette série ?&#160; Anne-Lise Broyer. J&#8217;ai été d&#8217;abord inspirée par le travail de Flaubert sur la question des ruines, lors d&#8217;une résidence à Carthage en 2017. Mais c&#8217;est surtout le film documentaire&#160;Méditerranée&#160;de Jean-Daniel [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. En</strong><strong>tre passés tragiques et présents incertains, vous posez un regard délicat sur les villes littorales. </strong><strong>Quelle a été la genèse de cette série ?</strong>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Anne-Lise Broyer.</strong> J&rsquo;ai été d&rsquo;abord inspirée par le travail de Flaubert sur la question des ruines, lors d&rsquo;une résidence à Carthage en 2017. Mais c&rsquo;est surtout le film documentaire&nbsp;<em>Méditerranée</em>&nbsp;de Jean-Daniel Pollet qui a été le déclencheur de cette série, avec un texte de Philippe Sollers comme partition. J&rsquo;ai voulu, à leur manière, partir en voyage photographique, sans conditionner mon regard. Je souhaitais faire dialoguer des ruines, des images de statues qui nous regardent depuis l’Antiquité, avec des personnes de chair qui appartiennent déjà au passé et seront, peut-être, les statues de demain.&nbsp;<br><br></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quel est votre rapport personnel à la Méditerranée ?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai grandi dans le centre de la France, donc loin d’elle. Mais je l&rsquo;ai beaucoup étudiée. Comme pour beaucoup je pense, le mot&nbsp;«&nbsp;Méditerranée&nbsp;»&nbsp;résonnait pour moi avec les vacances, des moments de vie joyeux. Mais en arpentant ses côtes, j&rsquo;ai ressenti ce rapport à la mer très puissant. Plus on connaît la mer, moins on la voit d&rsquo;un point de vue naïf. Elle représente une tragédie d&rsquo;une grande douceur. Certains viennent la voir pour rêver, d&rsquo;autres pour se changer les idées après une longue journée de travail. À Tanger par exemple, tombeau des phéniciens, on est assis sur l&rsquo;histoire lorsque l&rsquo;on se pose sur les ruines face à la mer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Votre travail porte le message d&rsquo;un attachement universel à la Méditerranée…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je transmets un message d&rsquo;abolition des frontières et des temporalités. La mer est un lieu commun et une mémoire commune, créant un mélange, un bain poétique. Cela fonctionne comme un chant photographique. La mer revient toujours, dans des tons gris, très doux, dans son horizontalité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment avez-vous traité visuellement cette série ?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je ne voulais pas appuyer la dramaturgie. Naturellement dans mon travail s&rsquo;est installé une douceur. Pris en plein jour, les clichés sont en nuances de gris plein de soleil, il n&rsquo;y a plus d&rsquo;ombre, plus de relief. Il a une distance. Je voulais poser des inflexions sensibles à des questions politiques, notamment sur la guerre, l&rsquo;immigration, qui se jouent quotidiennement. Ces territoires habités sont couverts de blessures que je voulais exposer, sans chercher à répondre nécessairement à des questions.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les personnes que vous avez photographiées ont-elles influencé votre voyage ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, certaines personnes ont eu une influence sur les endroits que je visitais, elles ont enrichi mon voyage. Mais je souhaitais garder une forme d&rsquo;anonymat. Ce que je recherchais, c&rsquo;était le commun. Chacun peut se retrouver dans ces regards, ces personnes tournées vers la mer, les yeux qui cherchent l&rsquo;autre côté de la rive.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Est-ce une évidence d&rsquo;exposer cette série à Arles, ville chargée d&rsquo;histoire ?</strong>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela a du sens car j&rsquo;ai pris des photos d’Arles pour son histoire liée à l’empire romain, au-delà de son dialogue avec le pourtour méditerranéen. Donc oui, exposer dans cette ville a beaucoup de sens ! J’y présenterai une série de cent clichés argentiques sur les deux-cent-cinquante qui composent mon livre&nbsp;<em>[sorti le 2 juillet, ndlr].&nbsp;</em></p>



<pre class="wp-block-verse">MONA LOBERT <br><br>Méditerranée, est-ce là que l'on habitait ?<br><br><a href="https://www.abbaye-montmajour.fr/" data-type="link" data-id="https://www.abbaye-montmajour.fr/">Abbaye de Montmajour</a></pre>



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		<title>[SAISON MÉDITERRANEE] La belle Saison</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 12:17:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Ne quittez pas la Méditerranée sans lui dire que vous l’avez aimée », écrivait la poétesse Etel Adnan. Ces mots résonnent avec cette Saison Méditerranée lancée le 15 mai dernier. Voulue par Emmanuel Macron en 2023, le commissariat confié à Julie Kretzschmar, cette Saison déploie une panoplie d’événements et d’expositions en tout genre sur [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a></a> «<em> Ne quittez pas la Méditerranée sans lui dire que vous l’avez aimée </em>», écrivait la poétesse Etel Adnan. Ces mots résonnent avec cette Saison Méditerranée lancée le 15 mai dernier. Voulue par Emmanuel Macron en 2023, le commissariat confié à Julie Kretzschmar, cette Saison déploie une panoplie d’événements et d’expositions en tout genre sur tout le territoire national. L’idée : célébrer les liens qui unissent les deux rives mais aussi offrir aux artistes un espace où proposer leur regard sur une Méditerranée plurielle, traversée par les questions de mémoire, d’identité et de transmission. Pendant toute la Saison, expositions, photographie, arts visuels, théâtre, musique et danse s’entremêlent dans le paysage culturel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> Des expositions à foison</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Symbole de cette union entre les deux rives, c’est à Marseille que s’est ouverte la Saison Méditerranée. Du 15 au 24 mai, la Cité phocéenne vernissait plusieurs expositions, dont beaucoup sont encore à visiter cet été. À commencer par l’installation <em>Mar Nostro</em>, du collectif UV LAB, dans les jardins du Palais du Pharo. Conçue comme une « <em>coquille poreuse</em> », inspirée des circulations entre les continents, cette installation célèbre à la fois les échanges, les migrations et toutes les cultures qui façonnent la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques pas de là, <em>La Citadelle : Résistance et désobéissance</em> prend comme point de départ l’emprisonnement d’Habib Bourguiba à Marseille entre 1939 et 1942 pour interroger les mémoires coloniales franco-tunisiennes. À travers archives, créations sonores et recherches artistiques, l’exposition questionne les héritages de cette histoire commune et leurs résonances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la Friche Belle de Mai, plusieurs expositions prolongent ces réflexions. Avec <em>Les rêves n’ont pas de titre</em>, <strong>Zineb Sedira </strong>transforme l’espace en décor de cinéma. Entre souvenirs personnels, histoire familiale et mémoire postcoloniale de l’Algérie, l’artiste rend hommage au cinéma militant des années 1960. Plus loin, <strong>Abdessamad El Montassir </strong>propose avec <em>Sur les ruines, les pierres fleurissent</em> une plongée dans les mémoires enfouies du Sahara occidental, à travers films, photographies, créations sonores et sculptures.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> De la photographie</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La photographie occupe une place importante dans cette Saison Méditerranée. Au Centre Photographique de Marseille, <em>Photo Kegham de Gaza : une archive inachevable</em> retrace l’histoire du premier studio photographique professionnel de Gaza, fondé en 1944 par Kegham Djeghalian. À partir de négatifs et de souvenirs retrouvés par son petit-fils, l’exposition compose une histoire visuelle et sensible de Gaza. À la Bibliothèque de l’Alcazar, <em>Photographier le Liban (1864-1970) </em>réunit 77 photographies anciennes issues de la Bibliothèque orientale de Beyrouth. Un voyage dans l’histoire du Liban à travers plus d’un siècle d’images.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Saison Méditerranée s’invite également aux Rencontres d’Arles (6 juillet- 4 octobre), à travers des expositions qui explorent les liens entre mémoire et héritage coloniaux. Avec <em>Le Roman algérien, un nouveau chapitre</em>, <strong>Katia Kameli</strong> poursuit le dialogue engagé par <strong>Assia Djebar</strong> autour de la mémoire algérienne. Dans <em>Goudron : Tanger- Le Cap</em>, <strong>Bruno Boudjelal</strong> propose une traversée photographique du continent africain qui flirte entre les promesses et les désillusions des indépendances. Plus contemplative, <strong>Anne-Lise Broyer</strong> mêle photographie, littérature et archéologie dans <em>Méditerranée &#8211; est-ce là que l’on habitait ?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> Mais aussi des arts vivants</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Saison Méditerranée se vit aussi sur scène. Au Festival d’Avignon, <strong>Ahmed El Attar</strong> présente <em>Salma, mon amour</em> (5-8, 17-24 juillet) et retrace l’histoire d’une riche famille égyptienne dont le quotidien bascule après les événements du 7-Octobre. Le metteur en scène interroge les conséquences intimes des bouleversements politiques. «<em>Qui paie le prix de la violence et de l’inhumanité ? Que se passe-t-il après l’horreur, la destruction, le traumatisme ?</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Arles, le festival Les Suds place sa 31<sup>e</sup> édition sous le signe de <em>Madre Nostrum</em> (13-17 juillet) et met les femmes méditerranéennes à l’honneur ! Chants de femmes du Maroc rural, créations inspirées des traditions arabes donnent à entendre la Méditerranée. Dans la continuité, le chanteur et poète égyptien <strong>Abdullah Miniawy</strong> (3 juillet) sera l’un des temps forts de Marseille Jazz des Cinq Continents avec <em>Peacock Dreams</em>. Entre poésie arabe, soufie et jazz contemporain, il promet une expérience musicale envoûtante. Enfin, côté danse, à Marseille, la comédienne et chorégraphe libanaise <strong>Nivine Kallas</strong> présente <em>SāHO</em> (27, 28 juin) à La Criée. Une danse qui parle de l’enfance et de l’école mais aussi de silence et de contrôle au Liban. La Saison Méditerranée ne fait que commencer et se poursuit tout l’été jusqu’à l’automne, dans toute la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">CARLA LORANG</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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