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	<title>Archives des Arthur Perole - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Arthur Perole - Journal Zebuline</title>
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		<title>Capter la jeunesse </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Nov 2023 18:03:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Arthur Perole est chorégraphe. Artiste associé aux Théâtres en Dracénie, il entreprend en 2019 un projet de danse avec une classe du collège Ferrié de Draguignan. La réflexion s’oriente autour de la transe et de l’identité. Et pour la deuxième année du travail, il s’associe au cinéaste Pascal Catheland pour capter la parole de ces [&#8230;]</p>
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<p><strong>Arthur Perole</strong> est chorégraphe. Artiste associé aux Théâtres en Dracénie, il entreprend en 2019 un projet de danse avec une classe du collège Ferrié de Draguignan. La réflexion s’oriente autour de la transe et de l’identité. Et pour la deuxième année du travail, il s’associe au cinéaste <strong>Pascal Catheland</strong> pour capter la parole de ces adolescents de 14 ans. Entre septembre 2020 et juin 2021, alors que la pandémie masque les visages et que la spontanéité des échanges est considérablement entravée, par un intelligent travail de maïeutique, les deux réalisateurs font naître et formaliser les pensées de 17 collégiens·iennes. Des 50 heures de rush tournées, ils font une série documentaire d’1h40. Ce sera <em>Rêves</em>, en quatre épisodes thématiques&nbsp;: <em>Mad World</em>, <em>Les Amours</em>, <em>Comme un adulte,</em> et <em>Mon corps</em>. Les deux Emma, les deux Julien, Alexandre, Sébastien, Louann, Sarah, Noa, Benjamin, Jade, Samantha, Gabriel, Louise, Nicolas, Angèle et Matteo… Des ados de la classe moyenne française.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Questions d’ados</mark></strong></p>



<p>Face caméra, sur fond blanc, chacun·e répond&nbsp;aux questions des réalisateurs : «&nbsp;<em>Comment as-tu vécu le confinement&nbsp;? Comment vois-tu le futur&nbsp;? À quoi rêves-tu ? Qu’est-ce que l’amour&nbsp;? Le Covid a-t-il changé la donne&nbsp;? Comment t’évades-tu ? Qu’est-ce que c’est qu’être adulte&nbsp;? À quel moment as-tu senti que l’enfance était finie&nbsp;?&nbsp; Veux-tu avoir des enfants&nbsp;? Et si tu te décrivais&nbsp;? Qu’est-ce que la transe&nbsp;?&nbsp;</em>» La parole individuelle de plus en plus intime devient chorale. Elle s’orchestre à deux, trois ou plus. Les ados sont saisis dans leur établissement varois&nbsp;: couloirs, consignes, salle de classe, réfectoire, cour de récréation. Les adultes à peine entraperçus disparaissent très vite. Les réalisateurs, toujours hors champ, semblent même, quand ils questionnent, baisser la voix. Pour mieux faire entendre celle de cette génération née en 2007-2008, se prenant la crise sanitaire, en pleine adolescence,&nbsp; consciente des tourmentes écologiques et économiques à venir. Jeunesse connectée, qui fantasme parfois le passé sans réseaux de leurs grands parents, mais ne peut se passer des applis. Plus mûre et plus lucide que certains voudraient le croire. Globalement pessimiste mais capable de rêves et d’espoirs. Moments statiques entrecoupés par la danse des jeunes corps sur de la musique techno, dans une la fête costumée, pailletée et nocturne. Des corps en trans(e)formation, dont on voit les perceptibles changements au cours de l’année de tournage.</p>



<p>Avec les idées de passage, de traversée, de métamorphose, de péril, d’inquiétude et d’exaltation, qui s’y associent, le mot «&nbsp;transe(s)&nbsp;»&nbsp;aurait pu titrer le film. <em>Rêves</em> lui a été préféré pour son potentiel de projection. Rêvons donc.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Rêves</em>, de <strong>Pascal Catheland</strong> et <strong>Arthur Perole</strong><br>En salles <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 29 novembre</mark></pre>
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		<title>Arthur Perole fait parler les corps</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Nov 2023 16:04:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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<p>La danse a pour habitude de s’emparer des corps pour leur faire narrer un récit&nbsp;; elle s’est plus rarement aventurée sur le chemin inverse. Soit interroger les corps sur les récits qui les ont accompagnés, qui les ont façonnés, et leur laisser libre cours sur scène. Ils sont quatre, ce soir-là, sur le plateau du Pavillon Noir&nbsp;: <strong>Arthur Bateau</strong>, cheveux courts et roses, craignant une fois sa trentaine actée les débuts d’une calvitie&nbsp;; <strong>Mathis Laine Silas</strong>, à la tignasse blonde mi-longue savamment coiffée-décoiffée, à l’instar de cette jupe arborée comme un pantalon large&nbsp;; <strong>Elisabeth Merle</strong>, exhibant son mètre cinquante-sept non sans rage rentrée, pour prouver «&nbsp;qu’elle en a&nbsp;»&nbsp;; et <strong>Agathe Saurel</strong>, heureuse de «&nbsp;prendre de la place&nbsp;», par sa taille, tout d’abord, mais également ces cheveux crêpus qui auront attiré tant de répulsion ou de fascination. Chacun racontera, au fil de confessions dansées dans un mouvement commun continu, ces moments où le corps, et avec lui ce qu’il trahit de l’identité, et de sa condamnation par le collectif. L’humour est toujours de mise, même si les récits d’adolescence voyant l’un traité sans relâche de pédé, et l’autre de singe, font froid dans le dos. Mais rien ne semble heurter ce quatuor accompagné dans ce cheminement qui semble les mener vers un dénudement, mais les conduira à exulter sur un rythme toujours plus festif, sur une création musicale très inspirée concoctée par <strong>Benoît Martin</strong>. Les chorégraphies d’<strong>Arthur Perole </strong>ont décidément foi en la jeunesse&nbsp;: et cela en deviendrait presque contagieux&nbsp;!</p>



<p>SUZANNE CANESSA&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse">Le spectacle a été donné les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 et 10 novembre </mark>au Pavillon Noir, Aix-en-Provence</pre>
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		<title>Ces corps qui nous disent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Nov 2023 11:22:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’adolescence n’est pas&#160; de tout repos&#160;! Cette période de la vie qui associe les transformations physiques et biologiques aux préoccupations psychologiques et sociales est elle libératrice ou contraigante, exaltante ou angoissante, définitive ou transitoire&#160;? Comment se reconnaître dans une enveloppe aux variations incontrôlables, être en accord avec soi-même lorsque tout semble nous échapper&#160;?&#160; Arthur Perole [&#8230;]</p>
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<p>L’adolescence n’est pas&nbsp; de tout repos&nbsp;! Cette période de la vie qui associe les transformations physiques et biologiques aux préoccupations psychologiques et sociales est elle libératrice ou contraigante, exaltante ou angoissante, définitive ou transitoire&nbsp;? Comment se reconnaître dans une enveloppe aux variations incontrôlables, être en accord avec soi-même lorsque tout semble nous échapper&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>Arthur Perole a mené en 2019 et 2021 un travail avec des collégiens et collégiennes de 4<sup>e</sup> puis de 3<sup>e</sup> au collège Général Ferrié à Draguignan, initiant alors ses recherches sur les questions qui se retrouvent au centre de sa pièce <em>Tendre Carcasse</em> « Comment notre corps nous définit-il ? Qu’est-ce qu’il raconte de nous-mêmes ? Comment l’histoire personnelle et collective transforme-t-elle notre corps ? ». La danse occupe une place privilégiée dans ce questionnement. Depuis ses premiers solos le chorégraphe entreprend une démarche singulière de biochorégraphie coécrite avec ses interprètes, et avec <em>Nos corps vivants, sa </em>création 202, il s’intéressait à la relation entre notre corps et les codes visibles de son langage, le transformant en nouvelle grammaire chorégraphique.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En train de grandir</mark></strong></p>



<p>Les réflexions nées lors de ces étapes ont conduit Arthur Perole à l’élaboration de son nouveau quatuor&nbsp;où il s’agit aborder par le corps «&nbsp;adulescens&nbsp;» (littéralement&nbsp;: en train de grandir) la place de la transformation corporelle&nbsp; dans la construction de l’identité de chacun. Sa matière artistique se nourrit d’une collecte d’histoires, de gestes et sur scène mots et mouvements se rejoignent. Les récits évoquent les danses préférées, les manies, les tics, les gestes aimés ou détestés, la relation du corps au monde est présentée dans ses affects et ses rejets. Un sentiment d’urgence anime le tout, né de la nécessité de dire afin de comprendre, d’être pleinement soi.&nbsp; Les interprètes <strong>Arthur Bateau</strong>, <strong>Matthis Laine Silas</strong>, <strong>Elisabeth Merle</strong> et <strong>Agathe Saurel</strong>, apportent leur expérience à l’écriture d’Arthur Perole pour ce travail délicat qui se refuse à tout compromis.&nbsp;</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 et 10 novembre
</mark>Pavillon Noir, Aix-en-Provence
<a href="http://preljocaj.org">preljocaj.org</a></pre>
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		<title>Arthur Perole, star de son vivant</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Oct 2023 08:33:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Pavillon Noir accueillait Arthur Perole, artiste associé pour la période 2022-2023. Le danseur et chorégraphe proposait lors de cette soirée festive et participative Nos corps vivants aux côtés de Marcos Vivaldi (musicien), Benoit Martin (son) et Nicolas Galland (lumière). Alors que le public s’installe autour du module carré sur lequel le danseur va évoluer, [&#8230;]</p>
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<p>Le Pavillon Noir accueillait <strong>Arthur Perole</strong>, artiste associé pour la période 2022-2023. Le danseur et chorégraphe proposait lors de cette soirée festive et participative <em>Nos corps vivants</em> aux côtés de <strong>Marcos Vivaldi</strong> (musicien), <strong>Benoit Martin</strong> (son) et <strong>Nicolas Galland</strong> (lumière). Alors que le public s’installe autour du module carré sur lequel le danseur va évoluer, des bonbons sont distribués, ceux de nos fêtes d’anniversaires petits, retour à une innocence où l’on ne se pose pas de questions sur le sucre et ses effets nocifs, juste un instant de partage&nbsp;!</p>



<p>«&nbsp;<em>C’est bon&nbsp;? tout le monde est servi&nbsp;?&nbsp;</em>», le danseur quitte alors sa doudoune poilue pour dévoiler un marcel pailleté tandis que des bribes de conversations se diffusent, «&nbsp;<em>les drogues mettent en contact avec les fantasmes… j’ai toujours eu peur des autres, depuis que je suis né… les hommes on leur impose pas trop de choses, les femmes si…</em>&nbsp;» Des ondes sonores viennent habiter l’ombre, le corps du danseur se tord, fluide, les bras se tendent, se courbent, essaient l’épaisseur de l’air. Le visage traduit toute une palette d’émotions, se fige dans les attitudes convenues des cartoons. Les mimiques stéréotypées deviennent vocabulaire de danse, la gestuelle normée des conversations est dessinée avec espièglerie et un certain sens du tragique. Derrière la banalité des poncifs où se placent individualité, personnalité, pensée&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>La voix de Marguerite Duras apporte sa gravité suave&nbsp;: «&nbsp;<em>On ne voyagera plus, ça ne sera plus la peine… quand on peut faire le tour du monde en huit jours… pourquoi le faire&nbsp;</em>?&nbsp;». Le corps du danseur, statue vivante, compose une mélodie où les rythmes se heurtent, cherchent l’arrêt sur image, se saccadent, sont emportés dans une écriture qui les dépasse. Puis le performeur jongle, à l’instar d’un Charlie Chaplin, avec les sources de lumière, déploie un clavier de piano pour une chanson de Françoise Hardy. La performance enserrée dans un espace minimaliste ouvre les frontières de nos habitudes, de nos inconscients, l’humour empreint d’un indéniable lyrisme épouse avec tendresse la multiplicité de l’humain.&nbsp;</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Nos corps vivants</em> a été donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 septembre</mark> au Pavillon Noir, Aix-en-Provence </pre>
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		<title>Klap d’ouverture </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Sep 2023 10:29:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Installée à l’orée des quartiers Nord de la ville, Klap &#8211; Maison pour la danse a toujours eu à coeur d’entretenir un lien fort avec ses voisins. Le clou est enfoncé cet automne, avec une exposition consacrée au boulevard National, considéré comme une entité à part entière (vernissage le 16 septembre). La démarche se poursuit [&#8230;]</p>
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<p>Installée à l’orée des quartiers Nord de la ville, <strong>Klap &#8211; Maison pour la danse</strong> a toujours eu à coeur d’entretenir un lien fort avec ses voisins. Le clou est enfoncé cet automne, avec une exposition consacrée au boulevard National, considéré comme une entité à part entière (vernissage le 16 septembre). La démarche se poursuit jusqu’en décembre avec le programme <strong><em>Question de danse</em></strong>, qui propose de régulières présentations d’étapes de travail. Le rituel est immuable : à l’issue de formes courtes (de 30 à 40 minutes), un échange est initié avec les artistes à propos de leur travail en cours. Parmi ces projets, signalons <em>Inaccessible Vallée</em> (le 28 septembre à 19 h), un solo autobiographique hybride dans lequel <strong>Max Fossati </strong>explore, en mouvements et en mots, la construction de l’identité masculine, via l’exploration de la relation qui le liait à son grand-père défunt, porteurs de valeurs d’un autre temps. Cette fabrique de l’identité en cours de construction, c’est une thématique qui anime <strong>Arthur Perole</strong> dans son travail au long cours. <em>Tendre Carcasse</em> pose un nouveau jalon dans cette recherche, menée cette fois avec quatre interprètes tout juste sortis de formation (le 14 octobre à 19h). Autre artiste régionale emblématique, <strong>Josette Baïz</strong>, à la tête de la<strong> Compagnie Grenade</strong>, met en scène pour sa prochaine création quatre artistes aux univers très forts : le hip-hop de<strong> Kader Attou</strong> s’y confronte à la recherche théâtrale de <strong>Nicolas Chaigneau </strong>et<strong> Claire Laureau</strong>, à l’écriture contemporaine d’Ivan Pérez et aux questionnements sur le genre des<strong> Filles de Mnemosyne</strong> (<em>Antipodes</em>, le 14 octobre à 20h).</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mise en abyme ludique </mark></strong></p>



<p>Au rayon de la diffusion, plusieurs créations d’importance émaillent la saison à venir. Du genre, il en est aussi question chez la <strong>Compagnie HKC</strong>, qui décide d’user d’une mise en abyme ludique pour aborder ce sujet déjà quasiment galvaudé : au plateau, cinq danseuses, une autrice et un metteur en scène tentent de déjouer leurs propres limites, de déconstruire les dénis et injonctions subliminales qui les gouvernent, afin de s’emparer de la thématique au plus juste (<em>Promesse</em>, les 9 et 10 novembre). Quant à l’hôte des lieux, <strong>Michel Kelemenis</strong>, c’est en janvier qu’il présente en sens murs sa nouvelle création, <em>VERSUS</em> : un duo pour quatre interprètes et de multiples combinaisons, autour de la notion de désir. Entre mirages et faux-semblants, nécessaire abandon au risque de frôler la consumation, sans occulter l’emprise ou la jalousie pouvant mener à la violence, les états de corps racontent ces bouleversements présidant à l’émoi amoureux (présentation préalable d’une étape de travail le 10 novembre). Le 18 janvier, place à une création résonant particulièrement à Marseille : en un funeste effet miroir, la danseuse hip-hop <strong>Marina Gomes Hylel </strong>aborde via <em>La Cuenta</em> <em>[MedellinMarseille]</em> les tragiques conséquences de faits divers qui endeuillent trop souvent ces deux cités : les règlements de comptes homicidaires et leurs victimes collatérales, de plus en plus nombreuses. Au plateau, trois femmes rejouent ces drames intimes – mères ou soeurs, oscillant entre deuil et résilience, désir de vengeance et aspirations à l’apaisement. La chorégraphe s’est nourrie de ses rencontrés en Colombie auprès d’associations œuvrant auprès des familles pour pacifier les quartiers. À Marseille, les premiers collectifs de femmes endeuillées commencent aussi à émerger.</p>



<p>JULIE BORDENAVE</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Klap – Maison pour la danse</strong><br>Marseille<br>04 96 11 11 20<br><a href="http://kelemenis.fr">kelemenis.fr</a></pre>
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		<title>UN AIR DE DANSE : Pas de sacrifice au Printemps</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Aug 2023 12:24:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La soirée d’ouverture de Un air de Danse semblait gagnée par l’air commun de l’été&#160;: gratuité, buvette et food-truck, paella partagée au Parc Jourdan ont ravi plusieurs centaines de spectateurs, nettement plus locaux que ceux du festival lyrique.&#160; Deux spectacles s’y succédaient, un gratuit, un payant, un local, un international. Et le local et gratuit [&#8230;]</p>
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<p>La soirée d’ouverture de Un air de Danse semblait gagnée par l’air commun de l’été&nbsp;: gratuité, buvette et food-truck, paella partagée au Parc Jourdan ont ravi plusieurs centaines de spectateurs, nettement plus locaux que ceux du festival lyrique.&nbsp;</p>



<p>Deux spectacles s’y succédaient, un gratuit, un payant, un local, un international. Et le local et gratuit était d’une vigueur et d’un engagement plus net que celui de Sharon Eyal&nbsp;!</p>



<p>Son «&nbsp;Soul Chain&nbsp;», ballet essoufflant de la compagnie allemande Tanzmain, reste un discours glacé posé sur de l’électro pourtant sur mesure, riche et narrative, d’Ori Lichtik. La «&nbsp;chaîne des âmes&nbsp;» repose sur les unissons parfaites des corps, dont se détache parfois un individu, et qui parfois superpose deux voix, deux groupes de danseurs, presque constamment sur demi-pointes, dans des vêtements couleur chair invisibles qui effacent les différences entre les genres. Virtuose et abstraite, la danse reste froide, répétitive, sans contact entre les corps séparés, même si le public, à Aix comme lors de Montpellier danse, applaudi très longuement l’engagement sans faille de danseurs d’exception.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Cohorte de jeunes danseurs</mark></strong></p>



<p>L’enthousiasme quelques heures avant était plus joyeux et populaire. Avec «&nbsp;Un Sacre, des Printemps&nbsp;» Arthur Perole fait le pari de la jeunesse, de sa force de révolte face aux catastrophes auxquelles elle est confrontée.&nbsp;</p>



<p>Pas question ici de sacrifier une &nbsp;élue&nbsp; pour que le groupe survive, comme les centaines de chorégraphies du Sacre le proposent, suivant l’argument de Stravinski. Pas question non plus de rapport de domination entre femmes et hommes, strictement égaux. Leur force est commune, et leur groupe pourtant cherche peu l’unisson, chaque individu scandant à sa manière la violence orchestrale de Stravinski, ses alanguissements aussi, traversés de samples et de battements électro qui ajoutent leurs emballements frénétiques et leurs nappes sonores sans dénaturer la partition.&nbsp;</p>



<p>Les danseurs ne lâchent rien, confrontés aux agressions, à la transe, au show bizz, à l’impossibilité de vivre leur printemps dans une société qui semble sans avenir. Semblant mordre dans la vie avec une sauvagerie qui n’est jamais menaçante, mais une démonstration de leur appétit de vivre</p>



<p>Ce sacre avait été créé par le Ballet Preljocaj junior en avril, Arthur Perole y étant en résidence durant toute la saison. Ballet junior augmenté, pour cette version, de 9 danseurs de l’Ecole Nationale Supérieure de Marseille&nbsp;: là encore, une alliance inédite, dont&nbsp; il faudra poursuivre l’élan&nbsp;!</p>



<p>AGNES FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse">L’ouverture de<em> Un Air de danse  </em>a eu lieu au Parc Jourdan le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 juillet</mark> <br>Le festival s'est poursuivi jusqu’au 2 août avec, en particulier, un solo de Ana Perez, deux pièces de Kader Attou, et les <em>Mythologies</em> d’Angelin Preljocaj dans la Cour de L’Archevéché</pre>
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		<title>À Aix, la danse prend l’air</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Jul 2023 09:49:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
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<p>L’idée, fort belle, était née en 2021, à l’heure des jauges à géométrie variable et du recours accru aux espaces extérieurs. Elle fait son retour cette année plus étoffée et plus alléchante encore. Ce temps fort pensé hors du Pavillon Noir permet au Ballet Preljocaj de prendre ses quartiers dans deux hauts lieux de la vie estivale aixoise&nbsp;: Théâtre de l’Archevêché et au parc Jourdan. Et ainsi toucher à la fois un public plus diversifié qu’à l’accoutumée, grâce, entre autres, à une tarification encore plus accessible de celle de la saison. Les premières parties de soirée sont ainsi données gratuitement&nbsp;; et les secondes à des tarifs dépassant rarement les 20 euros.</p>



<p>On retrouvera le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 juillet</mark> à 20 h au parc Jourdan les jeunes membres du Ballet Preljocaj Junior sous la direction avisée d’Arthur Perole, en ouverture de cette très belle programmation pilotée par Nicole Saïd, directrice historique du ballet. Créé dans une première version au Pavillon Noir en avril dernier, <em>Un sacre, des printemps </em>sera donné dans sa version augmentée, également découverte en juin dernier en conclusion de la présentation de saison. Cette lecture punk et inspirée s’approprie le chef-d’œuvre de Stravinsky et la chorégraphie fondatrice de Nijinsky pour raconter, avec force morphing, pantomime et autres gestes déconstruits, saccadés, outrés, le sacrifice de la jeunesse d’aujourd’hui, mais également la capacité de révolte de cette jeunesse – son désir, en somme de faire corps.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">On voyage</mark></strong></p>



<p>La chorégraphe israélienne Sharon Eyal lui succèdera à 22 h avec sa pièce <em>Soul Chain</em>, interprétée par la compagnie allemande Tanzmainz. Il y sera une fois de plus question des liens entre l’individu et le collectif, sublimés par l’art de l’ensemble que Sharon Eyal maîtrise à la perfection. La musique électronique d’Ori Lichtik y accompagnera cette suite hallucinée de tableaux célébrant un amour défait de la quête de «&nbsp;romance&nbsp;».</p>



<p>Le 24 juillet, la <em>Sonate </em>d’Ana Pérez permettra de découvrir un autre mode de communion entre danse et musique. Extraite de son <em>Concerto en 37 ½</em>, cette pièce fait dialoguer la danseuse au langage très marqué par le flamenco et le phasing avec la guitare de son complice José Sanchez. Un vent sévillan soufflera donc sur le parc Jourdan&nbsp;! À 22h, c’est de nouveau l’héritage de Nijinsky que l’on célèbrera avec <em>Igra</em>, inspiré de sa pièce créée en 1913. Le collectif madrilène KOR’SIA, dirigé par Mattia Russo et Antonio de Rossa, n’emprunte cependant que le cadre incongru de la pièce originelle – un court de tennis – qu’il travaille à coup de couleurs vives et envolées électro et hip-hop.</p>



<p>Le 27 juillet, Kader Attou s’installera à son tour au parc Jourdan avec son <em>Prélude </em>vu en juin dernier à Châteauvallon. Sa compagnie Accrorap s’y attelle une fois de plus avec un casting certes beau, mais 100% masculin, à un hommage énamouré au hip-hop et à sa physicalité de chaque instant, sur une musique très lyrique signée Romain Dubois. À 22h, sa <em>Symfonia Piesni Zalosnych</em>n créée en 2010, et élaborée à partir de la très lyrique <em>Symphonie des chants plaintifs </em>d’Henryk Goreck, lui succèdera. Cette pièce pour dix danseurs et danseuses, qui se greffe sur une œuvre signant le retour du compositeur à la tonalité et au langage classique, s’inscrit également dans le désir de dire sans le décrire l’horreur de la Seconde Guerre mondiale. La danse explore et s’approprie les pas les plus expressionnistes issus du ballet, du tango ou de la danse contemporaine… Pour un résultat malheureusement toujours aussi intemporel.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Bouquet final</mark></strong></p>



<p>Le 29 juillet, la Salsa Viva s’emparera du parc pour y donner gratuitement, dès 20 h, un atelier de danse latina destiné à tous les publics&nbsp;: où le bachata et le merengue se tailleront également une place de choix&nbsp;! Avant qu’<em>Una Fiesta latina</em> ne vienne y ajouter ce qu’il faut de mambo, pachanga et cha-cha-cha le temps d’un spectacle pensé par et pour la compagnie colombienne. Pour conclure la soirée, un grand bal salsa est également prévu&nbsp;!</p>



<p>Enfin, les 1<sup>er</sup> et 2 août seront dédiés à la dernière création d’Angelin Preljocaj, dans la cour du Théâtre de l’Archevêché où viendra de s’achever le festival d’art lyrique. Découvertes en juin dernier à La Criée dans une nouvelle distribution, les <em>Mythologies </em>inspirées de Roland Barthes et rythmées par la partition symphonique de l’ex-Daft Punk Thomas Bangalter.</p>



<p><strong>Suzanne Canessa</strong></p>



<p><em>« Un Air de danse » se tient du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 juillet au 2 août</mark> dans divers lieux d’Aix-en-Provence.</em></p>
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		<title>Le Pavillon Noir fait vibrer la jeunesse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Apr 2023 07:23:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est somme toute à un joli pied de nez qu’Un Sacre, des Printemps nous invite. Là où le célèbre ballet composé par Stravinsky et chorégraphié par Vaslav Nijinsky relatait le sacrifice d’une adolescente, c’est à l’avènement d’une génération en devenir que Arthur Perole nous convie. Cette lecture tient habilement la route&#160;: évoquer une tradition ancestrale [&#8230;]</p>
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<p>C’est somme toute à un joli pied de nez qu’<em>Un Sacre, des Printemps </em>nous invite. Là où le célèbre ballet composé par Stravinsky et chorégraphié par Vaslav Nijinsky relatait le sacrifice d’une adolescente, c’est à l’avènement d’une génération en devenir que <strong>Arthur Perole </strong>nous convie. Cette lecture tient habilement la route&nbsp;: évoquer une tradition ancestrale pour esquisser les contours de l’avenir semble aujourd’hui dépourvu de sens. Car le retour à la terre et à la nature évoqué et redouté par les deux artistes russes n’a, pour ces danseurs âgés de 18 à 21 ans, aucune réalité. Le vert arboré par les costumes évoque, certes, une volonté de préservation. Mais celle-ci ne s’effectuera pas, une fois de plus, à leurs dépens.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Saccadés et tempétueux</mark></strong></p>



<p>Si l’argument se voit ainsi retourné par l’intrigue, le ballet original, tenu de toute évidence en grande estime par le jeune chorégraphe, fait davantage l’objet d’un hommage constant et toujours florissant que d’un débroussaillage dans les règles de l’art. La musique, à quelques habiles ajustements électroniques effectués par <strong>Benoît Martin</strong>, demeure intacte&nbsp;: son sens de la pulsation, du malaise et du flamboyant est chéri, accompagné par la composition des tableaux, la déclinaison et décomposition des gestes. Comme chez Nijinski, ce sont moins des individus distincts que des troupes qui se meuvent, s’articulent, se délient. Les corps s’étirent, exultent, se mettent en transe, jusqu’à se réunir le temps d’un final plus qu’impressionnant. Saccadés, tempétueux, les mouvements se font également outrés, grimaçants, dans la droite lignée des travaux précédents d’Arthur Perole. Ils donnent à voir des gestes épars, liant les danseurs entre eux ou à eux-mêmes, des interactions et des altercations théâtralisées, où le quotidien et le burlesque cohabitent sans difficulté. Le choix du ralenti et de l’expressivité se révèle un défi pour des danseurs prompts aux mouvements les plus acrobatiques, mais rarement sollicités sur l’extrême lenteur et l’infiniment petit. La troupe s’en sort avec les honneurs, forte d’une technique mais aussi de qualités d’interprétation rares.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Un Sacre, des printemps </em>a été joué les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">14 et 15 avril </mark>au Pavillon Noir, Aix-en-Provence.</pre>
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		<title>Arthur Perole au Pavillon Noir : « J’ai voulu travailler sur cette génération sacrifiée »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Apr 2023 16:41:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Vous êtes artiste associé au Pavillon Noir et vous avez monté cette pièce avec le Ballet Junior. Quel est votre lien avec ce lieu, et avec son directeur, Angelin Preljocaj&#160;? Arthur Perole. Je suis originaire de Cannes, et comme tout danseur de la région, j’ai été biberonné aux pièces d’Angelin. J’ai notamment dansé ses [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. Vous êtes artiste associé au Pavillon Noir et vous avez monté cette pièce avec le Ballet Junior. Quel est votre lien avec ce lieu, et avec son directeur, Angelin Preljocaj&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Arthur Perole.</strong> Je suis originaire de Cannes, et comme tout danseur de la région, j’ai été biberonné aux pièces d’Angelin. J’ai notamment dansé ses <em>Noces </em>à l’Opéra de Paris<em>. </em>Avant ça, j’avais effectué mes premiers stages, au Pavillon Noir, où j’avais eu la chance d’interpréter ses pièces. Il est aujourd’hui incontournable pour tout danseur qui se respecte&nbsp;! Mon partenariat avec lui, en tant qu’artiste associé, se fait aujourd’hui sur tous les plans. Artistique, mais aussi du point de vue de la production, de la communication avec les équipes. Jusqu’à ce projet un peu tentaculaire avec le Ballet Junior. Celui-ci est composé de douze danseurs&nbsp;: six filles, six garçons, de toutes origines (portugaise, espagnole, norvégienne…) et très jeunes. Soit âgés de 18 à 23 ans. Ils sortent tous de formations de grandes écoles et vivent un moment de professionnalisation, de mise à l’épreuve. J’espère leur apporter un travail différent, complémentaire de ce qu’ils ont l’occasion d’apprendre au Ballet.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Noscorpsvivants%40Nina-FloreHERNANDEZ10-1.jpg?resize=422%2C633&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-118985" width="422" height="633" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Noscorpsvivants%40Nina-FloreHERNANDEZ10-1.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Noscorpsvivants%40Nina-FloreHERNANDEZ10-1.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Noscorpsvivants%40Nina-FloreHERNANDEZ10-1.jpg?resize=150%2C225&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Noscorpsvivants%40Nina-FloreHERNANDEZ10-1.jpg?resize=300%2C450&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Noscorpsvivants%40Nina-FloreHERNANDEZ10-1.jpg?resize=696%2C1044&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Noscorpsvivants%40Nina-FloreHERNANDEZ10-1.jpg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/04/Noscorpsvivants%40Nina-FloreHERNANDEZ10-1.jpg?w=756&amp;ssl=1 756w" sizes="(max-width: 422px) 100vw, 422px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Nina-Flore HERNANDEZ</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>Avez-vous l’impression de leur apporter un univers, une méthode différente du monde qu’ils connaissent&nbsp;?</strong></p>



<p>Mon approche est en effet très différente. Il y a forcément une porosité entre nos travaux respectifs, une similitude dans l’espace, dans la gestion du groupe ou de la partition. Mais je n’apporte pas ma matière&nbsp;: je propose un univers, et non pas du geste, ou du mouvement. Contrairement à Angelin, je ne fabrique pas le geste. Je pars des gestes des danseurs&nbsp;; d’états de corps empruntés à la vidéo, au slow motion, au morphing… J’emprunte à la pop, et à son univers. J’essaie également de travailler sur la grimace, le pantomime. Le kitsch, et ce que le kitsch peut provoquer comme émotion, comme réaction, me passionnent. De même que tout ce qui touche à l’exagération, à l’extravagance dans la vie de tous les jours. Tout cela a toujours été présent chez moi. Le travail de Marlene Monteira Freitas, sur <em>Les Bacchantes </em>ou <em>Prélude pour une Purge </em>me parle énormément.&nbsp;</p>



<p><strong>Pourquoi avez-vous choisi de travailler avec eux sur une œuvre aussi iconique que <em>Le Sacre du Printemps&nbsp;?</em></strong></p>



<p>Cette création s’inscrit dans un travail de plus longue haleine, et même à vrai dire dans un long processus que j’ai lancé sur la question de la jeunesse. Au point que j’en suis venu, en collaboration avec Pascal Catheland, à mener à son sujet une démarche documentaire en coréalisant la série <em>Rêves</em>. J’ai voulu travailler sur cette génération sacrifiée. Je voulais connaître, comprendre cette jeunesse confrontée, entre autres, au Covid, et à tant de déconvenues. Comment font-ils pour vivre&nbsp;? Plus je m’y suis intéressé, et plus j’ai trouvé que cette génération était très loin des clichés qu’on lui adosse. Je la trouve très respectueuse, très constructive&nbsp;: je trouve ces jeunes gens très bienveillants les uns vis-à-vis des autres. Socialement comme humainement parlant. Ouverts, solidaires, imprégnés… Ils ne sont pas du tout ce qu’on imagine, soit des êtres retranchés, coupés du monde et omniprésents sur les réseaux. Je suis peut-être trop utopiste, mais ce n’est pas grave&nbsp;!</p>



<p><strong>N&rsquo;est-ce pas difficile, pour un chorégraphe, d’apporter sa pierre aux déjà nombreuses adaptations qui en ont été faites&nbsp;? Notamment celle de Dada Masilo, qui fait non pas d’une jeune fille, mais de la plus vieille membre de la tribu, incarnée par elle-même, la personne à sacrifier&nbsp;?</strong></p>



<p><em>Le Sacre du Printemps </em>est en effet une référence immense. C’est une pièce que j’adore, musicalement comme chorégraphiquement parlant. J’adore Stravinsky, et j’adore les Ballets russes&nbsp;! – même si ce n’est pas une chose très populaire à dire en ce moment. <em>Le Sacre du Printemps </em>n’a jamais été un ballet comme les autres. Dès sa création, il touchait à des choses qui ne relèvent pas de la danse classique à proprement parler&nbsp;: autour de la pantomime, donc, mais aussi de l’en-dedans. Ce sont des images qui me sont restées. <em>Le Sacre</em> de Nikinsky, mais aussi celui de Pina Bausch, ont beaucoup compté pour moi. J’ai voulu travailler sur le récit présent dans l’œuvre&nbsp;: je voulais moi aussi trouver un twist pour contourner le livret original. Car nous faisons déjà face, à mon sens, au sacrifice d’une génération. J’ai voulu aborder ce <em>Sacre</em> comme le rituel chorégraphique d’une génération déjà sacrifiée par les printemps. L’idée étant de soit faire revenir ces printemps perdus, soit de les vivre ensemble jusqu’à ce que tout brûle&nbsp;! Et je me suis rendu compte, parfois trois, quatre semaines après les répétitions, que j’avais fait des citations. On ne peut pas faire autrement que d’être imprégné par ce ballet et son histoire… Mais il fallait également le tordre un peu. Notamment musicalement&nbsp;: il fallait trafiquer un peu la musique – ce que <strong>Benoît Martin </strong>a fait très bien. Et aussi compter sur mes collaborateurs et collaboratrices&nbsp;: sur mon assistant <strong>Alexandre Da Silva</strong>, avec qui j’ai mené le projet du début à la fin. Je ne sais pas travailler autrement qu’en équipe, dans la discussion. C’est tout de même bien plus agréable&nbsp;!</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Un sacre, des printemps</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">13 et 14 avril<em>&nbsp;</em><br></mark>Pavillon Noir, Aix-en-Provence<br><a href="http://cie-f.com">cie-f.com<br></a><a href="http://preljocaj.org">preljocaj.org</a></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/arthur-perole-au-pavillon-noir-jai-voulu-travailler-sur-cette-generation-sacrifiee/">Arthur Perole au Pavillon Noir : « J’ai voulu travailler sur cette génération sacrifiée »</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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