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	<title>Archives des Bashar Murkus - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Bashar Murkus - Journal Zebuline</title>
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		<title>Comment sortir d’un huis-clos</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 13:14:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présenté au Festival d’Avignon cet été, Yes Daddy des Palestiniens Bashar Murkus et Khulood Basel était donné au Théâtre Joliette de Marseille Il est rare d’assister à une pièce aussi brillante, et d’avoir des applaudissements aussi timides. C’est qu’il en faut du temps pour sortir de ce Yes Daddy signé Bashar Murkus et Khulood Basel, [&#8230;]</p>
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<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Présenté au Festival d’Avignon cet été, Yes Daddy des Palestiniens Bashar Murkus et Khulood Basel était donné au Théâtre Joliette de Marseille</mark></em></strong></p>



<p>Il est rare d’assister à une pièce aussi brillante, et d’avoir des applaudissements aussi timides. C’est qu’il en faut du temps pour sortir de ce <em>Yes Daddy</em> signé <strong>Bashar Murkus</strong> et <strong>Khulood Basel</strong>, qui joue desanfractuosités de l’esprit humain, et des passions du public.&nbsp;</p>



<p>Dans ce huis-clos il y a Amir, jeune travailleur du sexe, et un vieil homme sénile, qui perd la mémoire. Le premier entre chez le second, et un drôle de jeu s’ouvre entre les deux. Le plus jeune, conscient de l’emprise qu’il peut avoir sur son client, se lance dans une sordide séance de manipulation. Il se fait passer pour son fils, l’accuse des pires crimes, puis sa mère, et ira jusqu’à le nourrir de son sein. Ils se lancent tous les deux dans une nuit d’angoisse, où les démons de chacun s’exploseront dans la fureur et le sang, laissant le public témoin, dans le plus grand inconfort.</p>



<p>En avant-propos, l’excellent <strong>Anan Abu Jabir</strong>, qui joue le rôle d’Amir, avait pourtant prévenu le public, lui demandant s’il était «&nbsp;<em>d’accord</em>&nbsp;» pour assister au spectacle. Ce consentement initial sera le dernier, et les décors, comme les lumières, mouvantes, se dérobant, placeront le spectateur dans la même illusion perverse que celle qui frappe les deux personnages. Une pièce qui touche ce qu’il y a de plus sombre dans l’être humain, avec ce qu’il y a de plus lumineux pour le montrer.</p>



<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du théâtre palestinien sans toit</mark></em></strong></p>



<p>Cette pièce de la compagnie palestinienne du Kashabi Théâtre n’est pas la première à être donnée en France. Déjà en 2022, ils avaient été invités au <em>Festival d’Avignon</em> pour présenter <em>Milk</em>, qui avait lui aussi saisi le public venu assister à la représentation. Mais depuis, la compagnie a été évincée de son propre théâtre d’Haïfa. «&nbsp;<em>C’était l’un des espaces d’expression les plus importants pour le public palestinien. Malheureusement, pour des raisons politiques,</em> […] <em>on a été dépossédé de notre théâtre&nbsp;</em>», expliquait Bashar Murkus à <em>La Marseillaise</em> le 18 novembre dernier.</p>



<p>Dans <em>Yes Daddy</em>, la métaphore avec le conflit israélo-palestinien n’est d’ailleurs pas cachée. Dès les premières minutes de jeu, les deux comédiens recherchent frénétiquement une clef, symbole palestinien des expropriations qu’ils subissent. Et il y a bien sûr cet espace, occupé par deux êtres qui ne savent pas vraiment quoi construire ensemble, sinon un terrible jeu de dupes, dont nous sommes, encore, témoins.</p>



<pre class="wp-block-verse">NICOLAS SANTUCCI<br><br> Yes Daddy <strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">a été donné les 19 et 20 </mark></em></strong>au <a href="https://www.theatrejoliette.fr/">Théâtre Joliette, Marseille</a>.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était </em>ici</a></p>



<p></p>
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		<title>Yes Daddy</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 11:41:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un huis clos autant physique que mental, Yes Daddy raconte la relation éphémère entre un escort et un vieil homme souffrant de perte de mémoire. Au fil de la nuit, les frontières se brouillent : le visiteur devient le reflet des fantômes du passé, et le face-à-face se transforme en un étrange théâtre de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans un huis clos autant physique que mental, <em>Yes Daddy</em> raconte la relation éphémère entre un escort et un vieil homme souffrant de perte de mémoire. Au fil de la nuit, les frontières se brouillent : le visiteur devient le reflet des fantômes du passé, et le face-à-face se transforme en un étrange théâtre de la mémoire et du désir, où la parole devient piège, où chaque geste dévoile autant qu’il dissimule. Une façon, pour le metteur en scène palestinien Bashar Murkus, d’explorer la manière dont l’intimité, la manipulation et la fiction s’entrelacent jusqu’à rendre la vérité méconnaissable. Laissant planer cette question : la vérité est-elle indispensable, si la fiction nous permet de survivre ?</p>



<pre class="wp-block-verse">M.V.<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">18 et 19 novembre</mark><br><a href="https://www.theatrejoliette.fr/">Théâtre Joliette</a>, Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a></p>
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		<title>Vivre en Palestine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Nov 2023 07:56:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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		<category><![CDATA[Ahmed Tobasi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Milk du palestinien Bashar Murkus, qui se joue également les 16 et17 novembre au Théâtre des 13 vents de Montpellier, a bouleversé le dernier Festival d’Avignon. Le spectacle est d’une actualité hélas saisissante, comme si les artistes et programmateurs avaient pressenti que la scène tragique de la Méditerranée et du monde se jouerait là, en [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Milk</em> du palestinien <strong>Bashar Murkus</strong>, qui se joue également les 16 et17 novembre au Théâtre des 13 vents de Montpellier, a bouleversé le dernier Festival d’Avignon. Le spectacle est d’une actualité hélas saisissante, comme si les artistes et programmateurs avaient pressenti que la scène tragique de la Méditerranée et du monde se jouerait là, en Palestine, aujourd’hui. Des femmes, des mères, y portent comme une promesse des ventres énormes, puis dans le même geste les corps de leurs enfants morts. Elles déversent des larmes de lait que leurs enfants ne boiront plus, pataugent dans tout ce blanc qui se teinte de sang. Un spectacle d’une beauté sidérante, sur cet impossible deuil qui est celui de toutes les mères des pays en guerre.</p>



<p>Le point de vue de&nbsp;<strong>Samaa Wakim</strong> est tout aussi universel, bien que très palestinien encore. La chorégraphe interprète dans <em>Losing it</em> une danse inspirée par l’omniprésence de la menace, des sifflements des missiles et des balles, de l’arrêt du chant des oiseaux. Sur un ring, accompagné par la musique live très concrète de <strong>Samar Haddad King</strong>, elle écrit en son corps la mémoire des générations disparues, des familles sans terre et sans paix.<strong>&nbsp;</strong></p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Déchirement intérieur</mark></strong></p>



<p>Le monologue d’<strong>Ahmed Tobasi</strong>, <em>And here I am,</em>prend lui aussi racine dans les souffrances palestiniennes. Celui qui est devenu comédien y raconte sa propre histoire qui interroge profondément la notion de résistance et de combat. Scénarisé par l’écrivain iraquien <strong>Hassan Abulrazzak</strong>, son récit se décline en épisodes successifs qu’il raconte avec la distance que le temps permet. Car sa vie n’a jamais été tranquille, depuis son adolescence jusqu’à la prison, en passant par la description des amas de déchets à Jenine, et à son engagement dans le jihad islamique, son déchirement intérieur, sa façon aujourd’hui de résister en ayant déposé les armes. Sauf celle du théâtre, dont on attend qu’elle soit efficace. </p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Focus Palestine </strong><br><em>Milk</em> le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 novembre</mark> à 19h<br><em>And Here I am</em> le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 novembre</mark> à 21h et le 22 novembre à 19h<br><em>Losing it</em> le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 novembre</mark> à 20h<br>Théâtre Joliette, Marseille<br><a href="http://theatrejoliette.fr">theatrejoliette.fr</a></pre>
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		<title>Les 13 vents de la création</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alice Rolland]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Sep 2023 07:39:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Bashar Murkus]]></category>
		<category><![CDATA[Centre dramatique national]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. La saison 2023-24 des 13 vents démontre la volonté de mettre en avant la création, cela vous semblait une nécessité dans le contexte actuel ? Nathalie Garraud. C’est même notre mission fondamentale en tant que centre dramatique national : la création et le soutien aux artistes sont notre cœur de métier et la raison [&#8230;]</p>
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<p><strong>Zébuline. La saison 2023-24 des 13 vents démontre la volonté de mettre en avant la création, cela vous semblait une nécessité dans le contexte actuel ?</strong></p>



<p><strong>Nathalie Garraud.</strong> C’est même notre mission fondamentale en tant que centre dramatique national : la création et le soutien aux artistes sont notre cœur de métier et la raison d’exister de ce type de lieu. D’un point de vue sensible et politique, que les artistes puissent être au centre d’une réflexion sur leur époque me semble une nécessité très forte. Afin que quelque chose d’une invention qui naît dans une œuvre soit porté, protégé et partagé avec du public. </p>



<p><strong>La saison est lancée le 17 octobre par <em>Caligula</em> d’Albert Camus, une pièce aussi philosophique qu’engagée politiquement. La preuve que le rôle du théâtre est aussi de faire réfléchir ?</strong></p>



<p>Le choix et la sensibilité des artistes sont le signe des temps. <strong>Jonathan Capdevielle</strong> fait partie de l’Ensemble Associé du Théâtre des 13 vents. Le fait que ce grand acteur et faiseur d’art choisisse de travailler sur cette pièce signifie que quelque chose de profond fait écho en lui, notamment dans la question du rapport au pouvoir. La dimension politique ne lui est pas indifférente, pas plus qu’elle ne l’est pour l’ensemble des artistes. Je pourrais citer Brecht et dire que le théâtre a deux fonctions : divertir et instruire. Nous ne devons oublier aucune de ces deux fonctions. Au contraire, il nous faut instaurer une dialectique. </p>



<p><strong>Comment cette dialectique entre divertir et instruire se décline-t-elle dans vos choix de programmation ?&nbsp;</strong></p>



<p>Les trois premiers mois de la saison portent assez fort le projet du CDN dans son ensemble.&nbsp;</p>



<p>Octobre est consacré à un artiste associé, Jonathan Capdevielle, qui fait une nouvelle création en ouverture de saison (du 17 au 19 octobre). Cette pièce a été répétée, travaillée et construite ici. &nbsp;</p>



<p>En novembre, la deuxième édition de la <em>Biennale des Arts de la Scène en Méditerranée</em> (du 8 au 25 novembre) est un moment très important pour nous. Nous avons construit le projet des 13 vents autour de cette possibilité d’inviter des artistes étrangers avec lesquels nous partageons la même géographie méditerranéenne. La question de l’hospitalité y est essentielle, comme en témoignent trois créations co-produites par les 13 vents :&nbsp;<em>Il Tango delle Capinere</em> d’<strong>Emma Dante </strong>(9 et 10 novembre), <em>Milk</em> de&nbsp;<strong>Bashar Murkus</strong> (16 et 17 novembre) et <em>Ordalie</em> de&nbsp;<strong>Chrystèle Khodr</strong> (22 et 23 novembre).&nbsp;Soit une artiste sicilienne, un artiste palestinien et une artiste libanaise. Cette biennale, un projet collaboratif coopératif regroupant quinze partenaires à Montpellier et alentour, comporte une programmation beaucoup plus vaste que celle que nous proposons au théâtre.&nbsp;</p>



<p>En décembre, nous présentons notre propre création : <em>Institut Ophélie </em>(du 7 au 20 décembre)<em>.</em> Une piècequi commence sa deuxième saison de tournée et que l’on va reprendre avec notre troupe permanente.&nbsp;</p>



<p>Ainsi, le début de saison reflète notre mission d’hospitalité, une réflexion partagée avec d’autres artistes sur la place de la création dans la vie sociale et la cité ainsi que notre envie en tant qu’artistes-créateurs que le public puisse partager absolument et sensiblement les questions qui nous traversent.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ALICE ROLLAND</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Théâtre des 13 vents</strong><br>Centre dramatique national de Montpellier<br>04 67 99 25 00<br><a href="http://13vents.fr">13vents.fr</a></pre>
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		<title>Souffrir en silence</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Jul 2022 05:05:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Avignon 2022]]></category>
		<category><![CDATA[Bashar Murkus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des flots lactés s’échappent généreusement de leurs seins. Mères allaitantes de mannequins médicaux à défaut d’enfants, de frères ou d’époux, cinq femmes portent dans leur chair la souffrance infligée par les calamités du monde. On les imagine Palestiniennes mais elles peuvent tout aussi bien incarner les drames d’autres peuples, de l’Ukraine au Yémen. Sans texte, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="max-width:600px">Des flots lactés s’échappent généreusement de leurs seins. Mères allaitantes de mannequins médicaux à défaut d’enfants, de frères ou d’époux, cinq femmes portent dans leur chair la souffrance infligée par les calamités du monde. On les imagine Palestiniennes mais elles peuvent tout aussi bien incarner les drames d’autres peuples, de l’Ukraine au Yémen. Sans texte, sur un plateau sombre couvert d’épais tapis spongieux et amovibles, l’auteur et metteur en scène <strong>Bashar Murkus</strong> exprime l’impossibilité du deuil, la permanence de la douleur causée par la perte d’une partie de soi. Avec sa force picturale, ses clairs obscurs et la musique omniprésente de <strong>Raymond Haddad</strong>,<em> Milk</em> esthétise l’affliction, transforme le supplice en courage. D’âges différents, ces femmes qui pleurent tout le lait de leur corps jusqu’à en imbiber le plateau sont sur un autre front que celui des guerres. Cernées de corps sans vie, elles luttent avec pour seule arme leur pouvoir de transmettre la vie, l’amour et ce breuvage nourricier symbolisant l’espoir d’un renouveau. Lorsque apparait une sixième femme, enceinte celle-là, elles savent que tout n’est pas perdu, que l’existence n’est qu’un éternel recommencement. Le ventre fécond annonce un nouveau cycle, donc de nouvelles joies auxquelles succèderont de nouveaux malheurs. La jeune femme ne survivra pas à l’accouchement. Et le nouveau-né au corps d’adulte comblera, grâce à l’adoration de chacune des mères éplorées, la perte de celle qui n’aura pas eu le temps de l’allaiter. </p>



<p style="max-width:600px">LUDOVIC TOMAS</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-small-font-size" style="max-width:600px"><em>Milk</em> a été joué les 10, 11, 12, 14, 15 et 16 juillet à L’Autre scène du Grand Avignon, à Vedène, dans le cadre du <em>Festival d&rsquo;Avignon</em>.</p>
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