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	<title>Archives des Berlinale - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Berlinale - Journal Zebuline</title>
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		<title>Lilia en six chapitres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 12:13:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un aéroport, une voiture et deux jeunes femmes, la brune Lilia (Eya Bouteraa) et la blonde Alice (Marion Barbeau). Lilia, ingénieure qui vit à Paris, revient à Sousse, en Tunisie, pour les funérailles de son oncle, Daly. Mais dans son pays natal et dans sa famille, impossible de présenter sa compagne qui va séjourner à [&#8230;]</p>
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<p>Un aéroport, une voiture et deux jeunes femmes, la brune Lilia (<strong>Eya Bouteraa)</strong> et la blonde Alice (<strong>Marion Barbeau</strong>). Lilia, ingénieure qui vit à Paris, revient à Sousse, en Tunisie, pour les funérailles de son oncle, Daly. Mais dans son pays natal et dans sa famille, impossible de présenter sa compagne qui va séjourner à l’hôtel. 6 chapitres pour 6 jours. Dans la maison de famille- celle de la maison originelle de la grand-mère de la cinéaste- on prépare l’enterrement de Daly, retrouvé mort dans la rue, à moitie dénudé.  Au fil des étapes des rite funéraires, véritables tableaux vivants, des questions se posent et Lilia veut connaitre la vérité d’autant plus que des officiers de police viennent poser des questions. Commence alors pour Lilia une enquête familiale : que s’est-il passé ? Qui était Daly ? Mais aussi une quête intime ; ressurgissent souvenirs, non –dits, mensonges.  Et quand Alice s’invite à un repas, Lilia doit faire face à ce qu’elle cache. Et ce n’est pas facile. Néfissa (<strong>Salma Baccar</strong>) la grand-mère dicte sa loi et Wahida (<strong>Hiam Abbass) </strong>qui aurait pu avoir le Prix d’interprétation), sa mère, médecin, chef de service, ne peut accepter l’homosexualité de sa fille. La scène d’explication entre elles est un des moments les plus forts du film <em>: « Alice me rend heureuse ! C’est juste l’amour ! -Cela aurait été plus simple que tu ne le sois pas ! »</em>lui répond sa mère, la chassant de la chambre.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Caméra de l&rsquo;intime</mark></strong></p>



<p>&nbsp;La caméra du chef opérateur, <strong>Sébastien Goepfert</strong> cadre au plus près les visages, saisissant leur souffrance. Une caméra toujours dans la retenue&nbsp;qui saisit les gestes&nbsp;; une main qui frôle, une caresse échangée. Une caméra qui capte les ombres de la maison, puis peu à peu sa lumière. Une caméra qui filme les photos du mariage imposé à Daly comme le film culte de la cinéaste, <em>la Jetée</em> de Chris Marker. Une mise en scène tout en retenue.C</p>



<p><strong>Leyla Bouzid</strong> dont on avait apprécié les films précédents, <em>À peine j’ouvre les yeux (</em>2015) et <em>Une histoire d’amour et de désir</em> (2021) confirme son talent pour les récits d’émancipation, de combat pour la liberté et pour le choix de ses actrices, toutes excellentes.</p>



<p>Un film à voir pour se souvenir que dans bon nombre de pays, il n’est pas permis de désirer et d’aimer qui on veut.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><strong><em>A voix basse</em> sort en salles le 22 avril 2026</strong></p>
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		<title>« Dahomey », les statues parlent aussi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Aug 2024 06:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>9 novembre 2021. Paris, le musée du Quai Branly. Des déménageurs au travail. Des emplacements vides. Des gestes délicats. En voyant les premières images du dernier film de Mati Diop, Dahomey, on pense à La Ville Louvre de Nicolas Philibert. Là, les objets ne vont pas dans les salles de restauration mais bien plus loin. [&#8230;]</p>
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<p>9 novembre 2021. Paris, le musée du Quai Branly. Des déménageurs au travail. Des emplacements vides. Des gestes délicats. En voyant les premières images du dernier film de <strong>Mati Diop,</strong> <em>Dahomey,</em> on pense à <em>La Ville Louvre</em> de Nicolas Philibert. Là, les objets ne vont pas dans les salles de restauration mais bien plus loin. 26 trésors royaux du Dahomey partent à Cotonou, la capitale de leur terre d’origine devenue le Bénin. Des statues de bois sont placées dans une caisse tel un cercueil, protégées, emballées comme une mise au tombeau avec le bruit des clous qu’on visse. Et une voix d’outre-tombe, celle de la statue anthropomorphe du roi Ghézo&nbsp;: «&nbsp;<em>Qu’est ce qui m’attend ailleurs</em>&nbsp;? <em>26, juste 26</em>, <em>Reconnaîtrai-je quelque chose, me reconnaîtra-t-on ? </em>». En langue fon, celle que parlent les Béninois. On suit le cortège funéraire dans un long couloir. Retour au pays qui va être commenté poétiquement par la statue royale. Une voix intérieure élaborée par l’écrivain haïtien <strong>Makenzy Orcel</strong>. Voyage en avion et arrivée au palais présidentiel à Cotonou.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une âme pillée</mark></strong></p>



<p>«<em>&nbsp;Pour moi, la dimension historique du moment avait une dimension mythique que j’ai voulu retranscrire à travers la manière de filmer&nbsp;</em>», précise Mati Diop. Les trésors filmés comme des personnages, qu’on accueille, qu’on installe, qu’on ausculte, qu’on découvre, qu’on célèbre, qu’on admire. Une des journaux&nbsp;: « <em>Historique ! </em>», liesse populaire, danses traditionnelles. Surveillance militaire et discours officiels. Si les statues et les notables parlent, ce ne sont pas les seuls…Comment la jeunesse béninoise vit-elle ce retour&nbsp;? Mati Diop a tenu à donner la parole aux jeunes, comme souvent dans ses films.&nbsp;Elle a rassemblé une douzaine d’étudiants de l’université d’Abomey-Calavi, chercheurs ou jeunes conférenciers, venus d’horizons et de disciplines différents, art, histoire, économie, sciences sociales : «<em> Nous devions être absolument sûrs que chacun défendrait un point de vue personnel sur la restitution des trésors.&nbsp;»</em> 26 œuvres restituées sur 7000&nbsp;encore captives au musée du Quai Branly ! Est-ce une insulte ou un premier pas&nbsp;? N’est-ce pas une volonté du président français de donner une bonne image de son pays qui perd de l’influence en Afrique&nbsp;? Quelles sont les véritables intentions du président Patrice Talon&nbsp;? «<em>&nbsp;Ce qui a été pillé c’est notre âme&nbsp;!&nbsp;</em>» Les objets de culte vont-ils devenir des objets d’art&nbsp;? Un débat passionnant qui pose des questions essentielles, celle des restitutions coloniales, Mati Diop réussit avec <em>Dahomey </em>un film aussi beau, aussi envoûtant que <em>Les statues meurent aussi (1953)</em> d’Alain Resnais et Chris Marker, son film de référence.</p>



<p>&nbsp;<strong>«&nbsp;</strong><em>Nous pouvons soit oublier le passé, une charge désagréable qui nous empêche d’évoluer, ou nous pouvons en prendre la responsabilité, l’utiliser pour avancer.&nbsp; En tant que Franco-Sénégalaise, cinéaste afro descendante, j’ai choisi d’être de ceux qui refusent d’oublier, qui refusent l’amnésie comme méthode&nbsp;»</em> a déclaré Mati Diop en recevant l’Ours d’Or &nbsp;à la Berlinale.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><strong><em>Dahomey s</em>ort en salles le 11 septembre</strong></p>



<p>© Les Films du Losange</p>
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		<title>« Dahomey », les statues parlent aussi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Feb 2024 14:39:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>9 novembre 2021. Paris, le musée du Quai Branly. Des déménageurs au travail. Des emplacements vides. Des gestes délicats. En voyant les premières images du dernier film de Mati Diop, Dahomey, on pense à La Ville Louvre de Nicolas Philibert. Là, les objets ne vont pas dans les salles de restauration mais bien plus loin. [&#8230;]</p>
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<p>9 novembre 2021. Paris, le musée du Quai Branly. Des déménageurs au travail. Des emplacements vides. Des gestes délicats. En voyant les premières images du dernier film de <strong>Mati Diop,</strong> <em>Dahomey,</em> on pense à <em>La Ville Louvre</em> de Nicolas Philibert. Là, les objets ne vont pas dans les salles de restauration mais bien plus loin. 26 trésors royaux du Dahomey partent à Cotonou, la capitale de leur terre d’origine devenue le Bénin. Des statues de bois sont placées dans une caisse tel un cercueil, protégées, emballées comme une mise au tombeau avec le bruit des clous qu’on visse. Et une voix d’outre-tombe, celle de la statue anthropomorphe du roi Ghézo&nbsp;: «&nbsp;<em>Qu’est ce qui m’attend ailleurs</em>&nbsp;? <em>26, juste 26</em>, <em>Reconnaîtrai-je quelque chose, me reconnaîtra-t-on ? </em>». En langue fon, celle que parlent les Béninois. On suit le cortège funéraire dans un long couloir. Retour au pays qui va être commenté poétiquement par la statue royale. Une voix intérieure élaborée par l’écrivain haïtien <strong>Makenzy Orcel</strong>. Voyage en avion et arrivée au palais présidentiel à Cotonou.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une âme pillée</mark></strong></p>



<p>«<em>&nbsp;Pour moi, la dimension historique du moment avait une dimension mythique que j&rsquo;ai voulu retranscrire à travers la manière de filmer&nbsp;</em>», précise Mati Diop. Les trésors filmés comme des personnages, qu’on accueille, qu’on installe, qu’on ausculte, qu’on découvre, qu’on célèbre, qu’on admire. Une des journaux&nbsp;: « <em>Historique ! </em>», liesse populaire, danses traditionnelles. Surveillance militaire et discours officiels. Si les statues et les notables parlent, ce ne sont pas les seuls…Comment la jeunesse béninoise vit-elle ce retour&nbsp;? Mati Diop a tenu à donner la parole aux jeunes, comme souvent dans ses films.&nbsp;Elle a rassemblé une douzaine d&rsquo;étudiants de l’université d&rsquo;Abomey-Calavi, chercheurs ou jeunes conférenciers, venus d&rsquo;horizons et de disciplines différents, art, histoire, économie, sciences sociales : «<em> Nous devions être absolument sûrs que chacun défendrait un point de vue personnel sur la restitution des trésors.&nbsp;»</em> 26 œuvres restituées sur 7000&nbsp;encore captives au musée du Quai Branly ! Est-ce une insulte ou un premier pas&nbsp;? N’est-ce pas une volonté du président français de donner une bonne image de son pays qui perd de l’influence en Afrique&nbsp;? Quelles sont les véritables intentions du président Patrice Talon&nbsp;? «<em>&nbsp;Ce qui a été pillé c’est notre âme&nbsp;!&nbsp;</em>» Les objets de culte vont-ils devenir des objets d’art&nbsp;? Un débat passionnant qui pose des questions essentielles, celle des restitutions coloniales, abordées aussi dans <em>The Empty grave </em>de l’Allemande <strong>Agnes Lisa Wegner</strong> et la Tanzanienne <strong>Cece Mlay</strong>, présenté dans la section Berlinale Special</p>



<p>Mati Diop réussit avec <em>Dahomey </em>un film aussi beau, aussi envoûtant que <em>Les statues meurent aussi (1953)</em> d’Alain Resnais et Chris Marker, son film de référence. Présenté en compétition à la 74 e Berlinale, il vient de remporter l’Ours d’Or à juste titre. <strong>«&nbsp;</strong><em>Nous pouvons soit oublier le passé, une charge désagréable qui nous empêche d&rsquo;évoluer, ou nous pouvons en prendre la responsabilité, l&rsquo;utiliser pour avancer.&nbsp; En tant que Franco-Sénégalaise, cinéaste afrodescendante, j&rsquo;ai choisi d&rsquo;être de ceux qui refusent d&rsquo;oublier, qui refusent l&rsquo;amnésie comme méthode&nbsp;»</em> a déclaré Mati Diop en recevant son prix.</p>



<p>Si l’Or est amplement mérité pour <em>Dahomey,</em> on pourra regretter que la comédie si humaine <em>My Favourite Cake</em> signée <strong>Maryam Moghaddam</strong> et <strong>Behtash Sanaeeha,</strong> largement applaudie en fin de projection, tout comme la percutante fable politique d’<strong>Alonso Ruizpalacios</strong>,<em>La Cocina,</em> entre autres propositions, partent bredouilles de cette 74e Berlinale.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p>À Berlin</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">PALMARES de La 74e BERLINALE</mark></strong></p>



<p><strong><em><u>Compétition</u></em></strong></p>



<p>Pour la deuxième année consécutive, c’est un documentaire français qui remporte l’Ours d’or avec <em>Dahomey</em>.</p>



<p>L’Ours d’argent grand prix du jury a été attribué à un habitué de la Berlinale&nbsp;: <strong>Hong Sang-soo</strong> pour <em>A Traveler’s Needs</em> avec <strong>Isabelle Huppert</strong></p>



<p>L’Ours d’argent prix du jury a été attribué à <em>L’Empire</em> de <strong>Bruno Dumont.</strong></p>



<p>L’Ours d’argent de la meilleure réalisation est revenu l’étrange&nbsp;<em>Pepe</em>&nbsp;de <strong>Nelson Carlos de Los Santos Arias</strong>, cinéaste originaire de Saint Domingue, qui a donné la parole au fantôme d’un hippopotame racontant son errance depuis l’Afrique jusqu’à la Colombie, où l’avait fait venir Pablo Escobar.</p>



<p>Prix d’interprétation (non genré)&nbsp;: Sebastian Stan dans <em>A Different Man</em></p>



<p>Prix du second rôle&nbsp;: <strong>Emily Watson</strong> dans <em>Small Things Like These</em></p>



<p>Ours d’argent du meilleur scénario, <strong>Matthias Glasner</strong> pour <em>Sterben (Dying)</em></p>



<p>Ours d’argent de la meilleure contribution artistique, <strong>Martin Gschlacht</strong>, directeur de la photo</p>



<p><strong><em><u>Encounters</u></em></strong></p>



<p>Prix du meilleur film – Encounters :&nbsp;<em>Direct Action<strong> de </strong></em><strong>Guillaume Cailleau</strong> et <strong>Ben Russell</strong><br><br>Prix de la mise en scène – Encounters : <em>Cidade; Campo</em> de <strong>Juliana Rojas</strong></p>



<p>Prix du jury – Encounters : <em>The Great Yawn</em> d’<strong>Aliyar Rasti</strong> et&nbsp; <em>Some Rain Must Fall</em> de <strong>Qiu Yang</strong> (ex-aequo)</p>



<p>Prix du premier film : Cu Li Never Cries de <strong>Pham Ngoc Lan</strong></p>



<p>Prix du meilleur documentaire : <em>No Other</em> de <strong>Land, Basel Adra, Hamdan Ballal, Yuval Abraham </strong>et <strong>Rachel Szor</strong></p>



<p>Mention spéciale documentaire : <em>Direct Action</em> de <strong>Guillaume Cailleau</strong> et&nbsp; <strong>Ben Russell</strong></p>



<p>Ours d’or du court métrage : <em>Un movimiento extrano</em> de <strong>Francisco Lezama</strong></p>



<p>Ours d’argent du court métrage : <em>Remains of the Hot Day</em>de <strong>Wenqian Zhang</strong></p>



<p>European Film Award : <em>That’s All From Me</em> d’<strong>Eva Könnemann</strong></p>



<p>ANNIE GAVA ET ÉLISE PADOVANI </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> À Berlin</mark></strong></p>
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		<title>« La Bête dans la jungle », en quête d’absolu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Aug 2023 12:07:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Anaïs Demoustier]]></category>
		<category><![CDATA[Beatrice Dalle]]></category>
		<category><![CDATA[Berlinale]]></category>
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		<category><![CDATA[Patrick Chiha]]></category>
		<category><![CDATA[The Beast in the jungle]]></category>
		<category><![CDATA[Tom Mercier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La nouvelle d’Henry James, The Beast in the jungle, paru en 1903, l’histoire d’un homme qui attend un événement extraordinaire et demande à une femme d’attendre avec lui, a toujours bouleversé Patric Chiha, par son rapport au temps, par la tension entre la vie réelle et la vie rêvée. Il décide d’adapter l’histoire de May [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>La nouvelle d’Henry James, <em>The Beast in the jungle, </em>paru en 1903, l’histoire d’un homme qui attend un événement extraordinaire et demande à une femme d’attendre avec lui, a toujours bouleversé <strong>Patric Chiha</strong>, par son rapport au temps, par la tension entre la vie réelle et la vie rêvée. Il décide d’adapter l’histoire de May et de Jon qui, pour lui, a la valeur d’un mythe. On avait vu le talent de ce réalisateur pour filmer les corps qui dansent dans son film précédent, <em>Si c’était de l’amour</em>, le documentaire sur la vie de la troupe de Gisèle Vienne.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Traverser les époques</strong></mark></p>



<p>Dès les premières images de <em>La</em> <em>Bête dans la jungle</em>, des danseurs, des corps se frôlent au rythme du disco. La voix de la physionomiste (<strong>Beatrice Dalle</strong>), enveloppée dans sa cape noire nous guide dans ce monde étrange. «&nbsp;C’est l’histoire de May et de Jon. May avait rencontré Jon croisé dix ans auparavant dans les Landes, au bal de la Sardinade. Là, il lui avait confié son secret : “depuis que je suis enfant, je sais que j’ai été choisi pour quelque chose d’exceptionnel et cette chose extraordinaire devra m’arriver tôt ou tard. Et toute ma vie va être bouleversée.”&nbsp;» On est en 1979. Au cœur d’une boite de nuit parisienne dont on sortira&nbsp; peu&nbsp;: pourquoi sortir, c’est ici que tout se passe. Les corps dansent, nimbés de lumière, se touchent, flamboient. Et c’est là que May (<strong>Anaïs Demoustier</strong>,excellente),tout en couleurs, exubérance et mouvement, retrouve Jon (<strong>Tom Mercier)</strong> immobile, comme figé et hors du monde. Et ce sera ainsi chaque samedi jusqu’en 2004. Dans ce club on va traverser les époques, les élections de 1981, la mort de Klaus Nomi, l’hécatombe du sida, la chute du mur de Berlin, le 11 septembre.&nbsp;May s’est mariée avec Pierre (<strong>Martin Vischer</strong>) mais continue à attendre avec Jon la chose qu’il guette, quelque chose de plus grand qu’eux. Elle aime que sa vie ressemble à un roman. <em>«&nbsp;Il faut résister, il faut danser.&nbsp;</em>» &nbsp;Dans la boite de nuit, les costumes chatoyants, brillant de mille feux ont fait place à des tenues noires Le club s’est vidé à cause des morts du sida mais les rescapés continuent de danser au rythme de la techno, filmés du balcon où May et Jon poursuivent leur quête d’absolu.</p>



<p>La <em>Bête dans la jungle</em>,histoire d’amour et sorte de documentaire sur une discothèque de 1979 à 2004 confirme le talent&nbsp; de <strong>Patric Chiha</strong> à filmer une atmosphère. On l’avait déjà remarqué avec <em>Brothers of the Night</em> ( Berlinale 2016). <em>La</em> <em>Bête dans la jungle</em> est un film envoûtant dont on n’a pas envie de sortir,&nbsp;attendant nous aussi, peut-être qu’une bête sorte de l’écran et bouleverse nos vies… «&nbsp;<em>Vous êtes sortis, quelle drôle d’idée ? C’est ici que tout se passe.&nbsp;»</em></p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><em>La Bête dans la jungle</em>, de <strong>Patric Chiha</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>En salles le 16 août</strong></mark></p>
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		<title>« Sur L’ Adamant », un doc en or</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Apr 2023 05:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Berlinale]]></category>
		<category><![CDATA[documentaire]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Philibert]]></category>
		<category><![CDATA[Ours d&#039;Or]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[psychiatrie]]></category>
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<p>Un homme chante <em>La bombe humaine</em> de Téléphone. «&nbsp;<em>Je vois à l&rsquo;intérieur des images, des couleurs / Qui ne sont pas à moi qui parfois me font peur. Sensations qui peuvent me rendre fou.&nbsp;»</em> Et bien, pour ceux qui parfois ont ces sensations, il y a un lieu, un bâtiment flottant, sur la Seine, quai de la Rapée qui les accueille. Un bel endroit aux boiseries chaudes, aux nombreuses fenêtres ouvrant sur le fleuve. Un centre de jour qui fait partie du pôle psychiatrique Paris centre, un lieu vivant, atypique, dans lequel s’est immergé <strong>Nicolas Philibert</strong> durant plusieurs mois. Et 27 ans après avoir tourné à la clinique de La Borde<em> La moindre des choses</em>, il nous fait partager dans son nouveau documentaire, <em>Sur l’Adamant</em>, le quotidien de patients et de soignants sans blouse blanche, ni seringue à la main qu’on a parfois du mal à distinguer… remettant en cause nos clichés.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Chanson bulgare et Axel Bauer</mark></strong></p>



<p>Ensemble, ils élaborent un ordre du jour, accueillent les nouveaux, élaborent le projet d’un festival de cinéma, proposent des sujets de discussion. Ensemble, on commente les dessins de l’atelier de peinture, on glane dans des poubelles des fruits qui deviendront des confitures dans l’atelier cuisine… Sur la Seine, voguent les péniches. Une dame confie combien ses amis lui manquent, une autre regrette de ne pouvoir récupérer sa fille placée en famille d’accueil. Une femme bulgare fredonne doucement une chanson de son pays, les larmes aux yeux. Un homme, au piano chante&nbsp;<em>Personne n’est parfait</em>&nbsp;(d’Axel Bauer). Un autre parle de ses réincarnations et de sa grande histoire d’amour de 2017, de son écriture dictée par son inconscient. Certains interpellent gentiment Nicolas et Éric, son assistant, une belle preuve de confiance. Certains avouent leur peur, l’un des gens qui font du bruit, un autre des regards qu’il croise dans la rue… Un lieu qui expérimente, qui prend des risques, qu’il faut montrer à une époque où la situation de la psychiatrie publique s’est considérablement dégradée.</p>



<p>«<em>&nbsp;J’ai toujours été très attentif et très attaché&nbsp; au monde de la psychiatrie. Un monde à la fois dérangeant et j’ose le dire comme ça, très stimulant : il nous donne constamment à réfléchir sur nous-mêmes, sur nos limites, nos failles, sur la marche du monde. La psychiatrie est une loupe, un miroir grossissant qui en dit long sur notre humanité.&nbsp;Pour un cinéaste c’est un champ inépuisable </em>», explique le réalisateur<em>.&nbsp; Sur l’Adamant</em>, se termine sur un très beau plan du bâtiment dans le brouillard, «&nbsp;<em>une sorte d’éloge du flou. Un brouillage des contours. Sous-entendu : de cette sacro-sainte normalité.&nbsp;</em>» Le film est le premier volet d’un triptyque. À suivre donc…</p>



<p>ANNIE GAVA<a></a></p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Sur l’Adamant</em>, de <strong>Nicolas Philibert</strong>
Sorti<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 19 avril</mark></pre>



<p>Ce film a remporté l’Ours d’or à la <em>Berlinale</em> 2023, qui s’est tenue du 16 au 26 février 2023 à Berlin.</p>
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		<title>À Berlin, focus sur l’hôpital français</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Mar 2023 17:00:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’heure où on parle beaucoup de la crise du système hospitalier et des souffrances du personnel soignant, deux films français, à la 73e Berlinale, nous emmènent dans deux hôpitaux. L’un, Notre Corps, un documentaire tourné à l’hôpital Tenon où Claire Simon a passé six à sept semaines ; l’autre, une fiction, très inspirée par [&#8230;]</p>
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<p>À l’heure où on parle beaucoup de la crise du système hospitalier et des souffrances du personnel soignant, deux films français, à la 73<sup>e</sup> <em>Berlinale</em>, nous emmènent dans deux hôpitaux. L’un, <em>Notre Corps, </em>un documentaire tourné à l’hôpital Tenon où <strong>Claire Simon</strong> a passé six à sept semaines ; l’autre, une fiction, très inspirée par le réel, <em>Sages-femmes</em> de <strong>Léa Fehner</strong>.</p>



<p><strong><em>Notre corps</em></strong></p>



<p>C’est la voix de Claire Simon qui nous fait entrer dans le service de gynécologie obstétrique et médecine de la reproduction de l’hôpital&nbsp;: « C’est la productrice Kristina Larsen qui m’a soufflé l’idée d’aller filmer l’hôpital après y avoir passé deux ans. Je voulais filmer un service hospitalier de femmes… Entre chez moi et l’hôpital, se trouve un cimetière. Ça m&rsquo;a fait rire, mais ça m&rsquo;a aussi fait peur. » Un prologue filmé en un seul plan pour ouvrir ce film et les portes de l’hôpital où pendant quelques heures nous allons assister à ce qui peut arriver au corps des femmes, de la jeunesse à la mort. Nous assistons ainsi aux entretiens de jeunes femmes qui souhaitent avorter, aux consultations pour une transition de genre, pour des problèmes d’endométriose, d’infertilité, de cancer.</p>



<p>La caméra de Claire Simon s’introduit aussi dans les salles d’opération,&nbsp; filmant tour à tour, une césarienne, un accouchement sous péridurale, de profil, nous montrant en même temps le bébé qui sort et le visage de la parturiente nimbé de lumière. Parcourant de longs couloirs, nous passons, comme dans la vie, d’instants remplis de joie et d’espoir à des moments terribles comme cette scène d’entretien où une jeune hispanique apprend les risques de stérilité après une opération indispensable: la patiente communique avec son médecin à l’aide de l’application Google Traduction de son téléphone portable. Il y a ces scènes extraordinaires de la fécondation in vitro à laquelle on assiste aux cotés d’un stagiaire qui apprend la technique. « Connaître le processus de PMA n&rsquo;est pas la même chose que le voir&nbsp;»<em>, </em>précise la cinéaste. Si Claire Simon filme avant tout les corps des femmes, elle s’intéresse aussi réunions de médecins, les «&nbsp;RCP&nbsp;», où ils discutent et se mettent d’accord sur les interventions. Et soudain, aux deux tiers du documentaire, on retrouve la cinéaste dans une salle d’attente : « Quand le film et la maladie se rencontrent, c’est important de comprendre.» C’est à présent elle, la patiente&nbsp;: elle apprend qu’elle a un cancer du sein, et plus tard, qu’elle va subir une mastectomie. « L’hôpital est un lieu où chacun arrive avec son histoire. Il y a une myriade d’histoires. Une valse folle des destinées. La malade n’a qu’une histoire, la sienne. »</p>



<p>Tourné avec une équipe exclusivement féminine, <em>Notre corps</em> est un documentaire très fort qui nous permet de voir, de comprendre, de mettre en relation mots et images et de réaliser combien la vie est belle et fragile.</p>



<p><strong><em>Sages femmes</em></strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="292" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/22Sages-femmes22-de-Lea-Fhener-%C2%A9-Geko-Films-2.jpg?resize=696%2C292&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-118374" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/22Sages-femmes22-de-Lea-Fhener-%C2%A9-Geko-Films-2.jpg?resize=1024%2C429&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/22Sages-femmes22-de-Lea-Fhener-%C2%A9-Geko-Films-2.jpg?resize=300%2C126&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/22Sages-femmes22-de-Lea-Fhener-%C2%A9-Geko-Films-2.jpg?resize=768%2C322&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/22Sages-femmes22-de-Lea-Fhener-%C2%A9-Geko-Films-2.jpg?resize=1536%2C644&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/22Sages-femmes22-de-Lea-Fhener-%C2%A9-Geko-Films-2.jpg?resize=150%2C63&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/22Sages-femmes22-de-Lea-Fhener-%C2%A9-Geko-Films-2.jpg?resize=696%2C292&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/22Sages-femmes22-de-Lea-Fhener-%C2%A9-Geko-Films-2.jpg?resize=1068%2C447&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/22Sages-femmes22-de-Lea-Fhener-%C2%A9-Geko-Films-2.jpg?resize=1920%2C804&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/22Sages-femmes22-de-Lea-Fhener-%C2%A9-Geko-Films-2.jpg?resize=1003%2C420&amp;ssl=1 1003w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/22Sages-femmes22-de-Lea-Fhener-%C2%A9-Geko-Films-2.jpg?w=2048&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/03/22Sages-femmes22-de-Lea-Fhener-%C2%A9-Geko-Films-2.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">« Sages-femmes » de Léa Fhener © Geko Films</figcaption></figure>



<p>Dès que Sofia (<strong>Khadija Kouyaté</strong>) et Louise (<strong>Héloïse Janjaud</strong>),deux amies,prennent leur poste à la maternité, elles sentent, et nous aussi, la tension qui règne dans le service. Une caméra nerveuse les suit, alors qu’elles reçoivent les instructions d’une autre sage-femme exténuée. Sofia veut travailler à la salle de naissance, pas s’occuper du travail de préparation à l’accouchement. Douce et efficace, elle prend des initiatives mais parfois manque d’assurance pour les cas difficiles ce qui lui vaudra d’être affectée à la préparation des accouchements, poste qu’elle refuse. Toutes sont sur les nerfs car le personnel est en sous effectif, il n’est pas rare que chacune se retrouve avec trois accouchements à assurer et quand il faut réanimer un bébé, quand le matériel pour les péridurales tombe en panne, quand une parturiente arrive sans aucun suivi médical, la salle de naissance, ressemble aux urgences. Quand une SDF qui vient d’accoucher se retrouve à la rue et que Valentin (<strong>Quentin Vernède</strong>), leur colocataire, l’accueille sans leur en parler, la tension monte entre Sofia qui comprend et Louise qui refuse. Et dans le service, le stress est permanent, la fatigue, extrême, poussant certaines à démissionner. «&nbsp;Je ne veux plus maltraiter les parents&nbsp;!&nbsp;», pleure Bénédicte (<strong>Myriem Akheddiou</strong>) qui vient d’apporter le corps d’un bébé mort à ses parents abandonnés pendant cinq heures dans une chambre. Léa Fehner a su aussi ponctuer ce film nécessaire et politique de séquences drôles comme la garde de Noël où Valentin apporte un gâteau qu’il a décoré… d’une vulve en sucre ou celle où Louise parvient à chasser de la salle de naissance la mère de Réda (<strong>Tarik </strong><strong>Kariouh</strong>) seul homme sage-femme du service&nbsp;: elle voulait prendre à tout prix les décisions à la place de Souad, sa fille qui allait accoucher.</p>



<p>Ecrit et tourné avec des comédiens sortant du conservatoire d’art dramatique de Paris qui ont construit leur personnage à partir des témoignages d’une dizaine de sages-femmes, <em>Sages femmes</em> est un film sous haute tension comme l’hôpital aujourd’hui. «&nbsp;Ce cœur battant de la maternité, je voulais qu’on puisse le sentir dans le film», explique la cinéaste. C’est chose faite.</p>



<p>ANNIE GAVA, à Berlin</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Notre corps</em>, de <strong>Claire Simon</strong> et <em>Sages-femmes</em>, de <strong>Léa Fehner</strong> ont été présentés à la 73<sup>e</sup> <em>Berlinale</em>, qui s’est tenue du 16 au 26 février, à Berlin.</mark></p>
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		<title>«&#160;Le Ciel rouge&#160;», dans le feu de la Baltique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Mar 2023 15:40:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[Berlinale]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Petzold]]></category>
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<p>Le réalisateur allemand <strong>Christian Petzold</strong> vient de décrocher à Berlin, l’Ours d’argent du Grand prix du jury, pour <em>Roter Himmel</em> (titre français&nbsp;: <em>Le Ciel rouge</em>), deuxième volet d’une trilogie mettant en avant les éléments. Après l’eau d’<em>Ondine</em>, ce sera donc le feu. Le feu d’un été brûlant, d’un incendie au temps du réchauffement climatique, le feu des passions éternelles qui consument les cœurs. Heinrich Heine y est convoqué&nbsp;: «&nbsp;Je suis de la tribu d’Asra / de ceux qui meurent quand ils aiment&nbsp;».</p>



<p>Une forêt, une station balnéaire de la Baltique. Loin des villes, un paradis estival qui devrait être d’insouciance mais sur lequel volent les hélicoptères des soldats du feu. Deux amis, Felix (<strong>Langston Uibel</strong>) et Leon (<strong>Thomas Schubert</strong>) emménagent dans une villa prêtée par la mère de Felix. Le premier veut prendre du bon temps et trouver une idée de sujet pour un porte-folio. Le second doit finir le manuscrit de son deuxième roman. Tout oppose les deux jeunes hommes. La classe sociale, le physique, le caractère. Felix est ouvert, positif, sympathique. Leon est bougon, négatif, maladroit. Tout à la fois vaniteux – il se drape dans la toge de l’&nbsp;« artiste&nbsp;» qu’on ne doit pas déranger dans sa création, et jaloux de l’aisance des autres à vivre. Entre mépris et envie. Anxieux des jugements de son éditeur (incarné par <strong>Matthias Brandt</strong>) et de ses lecteurs. Le réalisateur, qui ne manque pas d’autodérision, a affirmé qu’il s’identifiait au masochisme de ce personnage.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Faussement simple</strong></mark></p>



<p>Le film commence comme une comédie de caractère et de situation, autour des réactions cocasses de Leon face à l’enchaînement des contrariétés. Panne de voiture, maison déjà occupée par Nadja (<strong>Paula Beer</strong>), une nièce de la propriétaire et, cerise sur le gâteau, l’intrusion de Devid (<strong>Jonas Dassler</strong>), athlétique surveillant de baignades aux solides appétits sexuels. Entre l’écrivain, le photographe, le maître-nageur et la jeune femme, vont se nouer des rapports amicaux, amoureux. Un coup de foudre refoulé. Un coup de foudre assumé. Charme solaire de Nadja qui pédale par les chemins et échappe à tous les regards convenus, sensualité des corps qui bronzent, jouent, font l’amour. Christian Petzold dit s’être inspiré des « films d’été français » et du <em>Songe d’une nuit d’été </em>deShakespeare : le théâtre de la confusion sentimentale et des faux semblants, la légèreté et la gravité intimement liées. La vie, l’amour, la maladie, la mort.</p>



<p><em>Le Ciel rouge</em> est un film faussement simple. Un film sur le regard. Celui de Léon qui se trompe systématiquement sur la réalité qu’il observe – la référence fugace à Uwe Johnson, disciple d’une école du regard, n’est sans doute pas fortuite. Celui de Felix qui photographie ceux qui regardent la mer, de face et de dos. Celui du réalisateur, enfin, qui manipule le nôtre, amusé, et bougrement malin&nbsp;!</p>



<p>ÉLISE PADOVANI, à Berlin<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Le Ciel rouge</em> de <strong>Christian Petzold</strong> a été présenté à la <em>Berlinale</em> 2023, Berlin.</mark><br>Le film a reçu l’Ours d’argent du Grand prix du jury.</p>
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		<title>À Berlin, la jeunesse prend l’argent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Mar 2023 14:20:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[Berlinale]]></category>
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		<category><![CDATA[Sofia Otero]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’an dernier, c’est Nos soleils de Carla Simon qui avait remporté l’Ours d’or. Une chronique familiale en Catalogne, où la réalisatrice portait un regard tendre sur ses personnages, en particulier les enfants. Cette année, c’est une jeune espagnole, Sofia Otero, qui obtient l’Ours d’argentde la meilleure interprétation, non genré, pour 20 000 espèces d’abeilles de [&#8230;]</p>
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<p>L’an dernier, c’est <em>Nos soleils</em> de Carla Simon qui avait remporté l’Ours d’or. Une chronique familiale en Catalogne, où la réalisatrice portait un regard tendre sur ses personnages, en particulier les enfants. Cette année, c’est une jeune espagnole, <strong>Sofia Otero</strong>, qui obtient l’Ours d’argentde la meilleure interprétation, non genré, pour <em>20 000 espèces d’abeilles </em>de l’Espagnole <strong>Estibaliz Urresola Solaguren</strong>. Et cela est en parfaite adéquation avec le personnage qu’elle incarne, Aitor, surnommé Cocó, un jeune garçon qui se sent fille, une petite fille dans un corps&nbsp; de garçon. «&nbsp;Je ne veux pas être comme mon père quand je serai grand&nbsp;!&nbsp;» La mère, Ane (<strong>Patricia López Arnaiz</strong>) et ses trois enfants vont passer les vacances au Pays basque espagnol dans la maison familiale et retrouver oncles, tantes, cousins qui préparent le baptême du dernier né.</p>



<p>Tout est difficile pour Aitor, les sorties à la piscine, les achats dans les magasins, les repas familiaux. Son malaise s’accroit au fur et à mesure que tous, en particulier sa grand-mère, exigent qu’il se comporte comme un garçon. Sa mère, préoccupée par ses problèmes personnels, de couple et de carrière, considère qu’iel se cherche mais n’accepte pas ce qui est évident. Seule la grande tante, Lourdes (<strong>Ane Gabarain</strong>) apicultrice, qui soigne les gens du village avec les abeilles, va lui permettre de respirer et de sortir de cet étouffement. Comment ne pas réagir devant un enfant de neuf ans qui dit&nbsp;: «&nbsp;je n’ai pas de nom&nbsp;»&nbsp;ou « pourrais-je mourir et renaître en petite fille ?&nbsp;» Et Lourdes va agir, pensant aussi sans doute à sa propre enfance « tu peux regarder ce qu’il se passe ou agir comme ta mère et fermer les yeux », lance-t-elle à Ane… Aitor deviendra Lucia.</p>



<p><em>20 000 espèces d’abeilles,</em> premier long métrage d’Estibaliz Urresola Solaguren dont on avait apprécié le court <em>Cuerdas</em>, aborde avec tact et justessela question de l&rsquo;identité de genre, permettant à tous d’y réfléchir. Le Jury ne s’est pas trompé en attribuant à la jeune Sofia Otero,excellente,le prix d’interprétation qui aurait pu aussi revenir à une autre petite fille <strong>Naima Santies</strong>. Elle interprète Sol, une jeune mexicaine de sept ans qui va assister à une fête d’anniversaire pour son père, atteint d’un cancer en phase terminale dans le beau film de <strong>Lila Aviles</strong><em>, Totem </em>(prix du meilleur film en compétition du jury œcuménique)</p>



<p>ANNIE GAVA, à Berlin</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>20 000 espèces d’abeilles</em>, de <strong>Estibaliz Urresola Solaguren</strong></pre>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le film a été présenté dans le cadre de la <em>Berlinale</em> 2023, qui s’est tenue du 16 au 26 février, à Berlin.</mark></p>
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		<title>La Berlinale documente la guerre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Mar 2023 13:43:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Films]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[Aaron Kaufman]]></category>
		<category><![CDATA[Berlinale]]></category>
		<category><![CDATA[In Ukraine]]></category>
		<category><![CDATA[Sean Penn]]></category>
		<category><![CDATA[Superpuissance]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>La <strong><em>Berlinale</em></strong> 2023, consciente de la responsabilité politique d’un festival international, a choisi d’affirmer sa solidarité et son soutien inconditionnels aux opposants héroïques des mollahs iraniens et au peuple ukrainien agressé par la Russie de Poutine. Sur ces sujets, films, tables rondes, conférences ont jalonné les programmes. L’actrice franco-iranienne <strong>Farhani Golshifteh</strong>, participait au jury international. Et le 16 février,&nbsp;<strong>Volodymyr Zelensky</strong>&nbsp;intervenait par vidéo à l’ouverture de la manifestation berlinoise.&nbsp;«&nbsp;<em>Le cinéma peut influencer les gens qui pourront changer le monde</em>&nbsp;», a-t-il répété, remerciant la 73<sup>e</sup> <em>Berlinale </em>d’avoir repeint son ours d’or en jaune et bleu.&nbsp;</p>



<p>Parmi les films consacrés à la guerre en Ukraine,&nbsp;<em>Superpuissance</em>&nbsp;réalisé par&nbsp;<strong>Sean Penn</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>Aaron Kaufman&nbsp;</strong>était particulièrement attendu. Le projet de ce long métrage a débuté presque un an avant la guerre. Il s’agissait de réaliser le portrait de l’atypique président ukrainien Volodymyr Zelensky. Ancien acteur comique, star populaire d’une série télévisée où il devenait président malgré lui, et partait en croisade contre la corruption, rien ne semblait préparer cet homme à diriger un pays. L’équipe de tournage était à Kiev le 24 février 2022, quand les chars russes sont entrés en Ukraine. Zelensky devient alors instantanément chef de guerre et étonne tout le monde en refusant de fuir et en prenant la défense de son pays en main. Alliant une communication efficace à un courage physique et politique, il force l’admiration et accroît celle de Sean Penn. Ce dernier va continuer à filmer le président et faire de ce tournage à haut risque l’autre sujet de son film. Construit sur un compte à rebours comme dans la série <em>24 Heures chrono</em>, on se retrouve presque dans un cinéma de genre. La caméra fébrile, portée dans l’action, monte et descend jusqu’à la nausée.&nbsp;</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Un raté regrettable</strong></mark></p>



<p>«&nbsp;<em>Ce n’est pas un film impartial</em>, affirme Sean Penn,&nbsp;<em>parce que ce n’est pas une guerre ambiguë&nbsp;</em>». Ce parti-pris est audible et ce n’est d’ailleurs pas sur la partialité que le film achoppe. Certes l’héroïsation à l’américaine du président est un peu naïve mais surtout elle n’apporte pas grand-chose. L’entretien que le réalisateur obtient dans le bunker présidentiel n’a pas de contenu. Pas plus que les interviews du maire de Kiev, ancien boxer, ou celles des différents ministres. Les faits historiques – le Maïdan, la destitution du président pro-russe Viktor Ianoukovytch et l’élection de Zelenski avec 72% des voix –, appartiennent désormais à la culture de quiconque s’est intéressé au conflit depuis son début. Le récapitulatif qui nous en est fait, n’a pas grand intérêt. Quant à la mise en avant des risques encourus par l’équipe d’un tournage en plein bombardement face aux souffrances d’un peuple ukrainien qui n’a pas le loisir de repartir à Los Angeles, elle paraît un peu indécente. Sean Penn est de tous les plans. Hirsute, les yeux fatigués, cernés, en tenue de baroudeur. Quand il s’approche du front, casqué et vêtu d’un gilet pare-balles, c’est lui qui devient le héros de la scène&nbsp;: on en demeure un peu gênés. On pense aux dérives narcissiques d’un Bernard-Henri Lévy sur la guerre de Bosnie – BHL dont un film sur la résistance ukrainienne sort d’ailleurs fin février.&nbsp;<em>Superpuissance</em>&nbsp;est un documentaire pavé de bonnes intentions mais raté et on le regrette. Car Sean Penn est sincère et il défend une juste cause.</p>



<p>À l’opposé de ce digest auto-centré, le film polonais de&nbsp;<strong>Piotr Pawlus</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>Tomasz Wolski</strong>,&nbsp;<em>In Ukraine,&nbsp;</em>sélectionnédans la Section Forum, brillait par sa sobriété, sa modestie et sa finesse. Après le flot d’images déversées par les médias sur nos écrans, publiées sur la toile, saisies par les smartphones des particuliers, les appareils professionnels des reporters internationaux, ou encore les satellites tournant au dessus de nos têtes, comment documenter la guerre s’interrogent les deux cinéastes. Non pas par souci d’une originalité à tout prix mais pour éclairer la réalité autrement. Ni cris, ni sensationnel, ni fureur, ni horreurs sanguinaires, ni témoignages insoutenables, interviews de dirigeants. Pas de musique, peu de mots. La caméra se pose. Les regardeurs se soustraient du champ pour laisser place au quotidien du collectif. La guerre fait partie de la vie de ceux qui restent ou sont revenus dans leur pays. Une vie qui s’adapte dans le calme et la dignité.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>La vie et la mort</strong></mark></p>



<p>Un char abandonné barre-t-il une route ? On le contourne. Ou alors on s’arrête un moment pour des photos «&nbsp;instagrammables&nbsp;». Un pont a-t-il été bombardé ? On prend une barque. Il n’y a plus de fenêtres ? On découpe du bois pour fermer les logements. On récupère ce qui peut l’être. Les ados jouent à la guerre, inventent des checkpoints. L’alerte retentit-elle ? On s’abrite dans le métro où ceux qui ont perdu leur logement ont installé un camp de fortune. On s’organise : couchages, points d’eau et de communications, distribution de vivres. Les gens marchent dans les rues des sacs plastiques à la main. On nourrit même les chiens abandonnés. Les stigmates de la guerre sont partout. Les croix, les photos des jeunes soldats morts. Les drapeaux bleus et jaunes claquent au vent. Le front n’est pas loin. Les soldats femmes se coiffent devant un miroir avant le combat. On entend tomber les obus dans la forêt, avec ceux de l’infanterie. À l’écran, la vie qui construit et la mort qui déconstruit se juxtaposent dans l’image documentaire comme pour un collage surréaliste. Devant un immeuble détruit, les enfants jouent sur les aires de jeu. La caméra se place derrière une vitre brisée par un impact de balles fractionnant le paysage urbain. Jouant avec brio sur les cadrages, le film s’achève sur une suite photographique de façades endommagées, partiellement ou totalement détruites, qui semblent nous regarder.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI, à Berlin</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Superpuissance</em>, de <strong>Sean Penn</strong> et <strong>Aaron Kaufman </strong><br><em>In Ukraine</em>, de <strong>Piotr Pawlus </strong>et <strong>Tomasz Wolski</strong></pre>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ces films ont été présentés dans le cadre de la <em>Berlinale</em> 2023, qui s’est tenue du 16 au 26 février, à Berlin.</mark></p>
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