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	<title>Archives des Bibliothèque de l’Alcazar - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Bibliothèque de l’Alcazar - Journal Zebuline</title>
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		<title>[SAISON MÉDITERRANEE] La belle Saison</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2026 12:17:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« Ne quittez pas la Méditerranée sans lui dire que vous l’avez aimée », écrivait la poétesse Etel Adnan. Ces mots résonnent avec cette Saison Méditerranée lancée le 15 mai dernier. Voulue par Emmanuel Macron en 2023, le commissariat confié à Julie Kretzschmar, cette Saison déploie une panoplie d’événements et d’expositions en tout genre sur [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a></a> «<em> Ne quittez pas la Méditerranée sans lui dire que vous l’avez aimée </em>», écrivait la poétesse Etel Adnan. Ces mots résonnent avec cette Saison Méditerranée lancée le 15 mai dernier. Voulue par Emmanuel Macron en 2023, le commissariat confié à Julie Kretzschmar, cette Saison déploie une panoplie d’événements et d’expositions en tout genre sur tout le territoire national. L’idée : célébrer les liens qui unissent les deux rives mais aussi offrir aux artistes un espace où proposer leur regard sur une Méditerranée plurielle, traversée par les questions de mémoire, d’identité et de transmission. Pendant toute la Saison, expositions, photographie, arts visuels, théâtre, musique et danse s’entremêlent dans le paysage culturel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> Des expositions à foison</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Symbole de cette union entre les deux rives, c’est à Marseille que s’est ouverte la Saison Méditerranée. Du 15 au 24 mai, la Cité phocéenne vernissait plusieurs expositions, dont beaucoup sont encore à visiter cet été. À commencer par l’installation <em>Mar Nostro</em>, du collectif UV LAB, dans les jardins du Palais du Pharo. Conçue comme une « <em>coquille poreuse</em> », inspirée des circulations entre les continents, cette installation célèbre à la fois les échanges, les migrations et toutes les cultures qui façonnent la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques pas de là, <em>La Citadelle : Résistance et désobéissance</em> prend comme point de départ l’emprisonnement d’Habib Bourguiba à Marseille entre 1939 et 1942 pour interroger les mémoires coloniales franco-tunisiennes. À travers archives, créations sonores et recherches artistiques, l’exposition questionne les héritages de cette histoire commune et leurs résonances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la Friche Belle de Mai, plusieurs expositions prolongent ces réflexions. Avec <em>Les rêves n’ont pas de titre</em>, <strong>Zineb Sedira </strong>transforme l’espace en décor de cinéma. Entre souvenirs personnels, histoire familiale et mémoire postcoloniale de l’Algérie, l’artiste rend hommage au cinéma militant des années 1960. Plus loin, <strong>Abdessamad El Montassir </strong>propose avec <em>Sur les ruines, les pierres fleurissent</em> une plongée dans les mémoires enfouies du Sahara occidental, à travers films, photographies, créations sonores et sculptures.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> De la photographie</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La photographie occupe une place importante dans cette Saison Méditerranée. Au Centre Photographique de Marseille, <em>Photo Kegham de Gaza : une archive inachevable</em> retrace l’histoire du premier studio photographique professionnel de Gaza, fondé en 1944 par Kegham Djeghalian. À partir de négatifs et de souvenirs retrouvés par son petit-fils, l’exposition compose une histoire visuelle et sensible de Gaza. À la Bibliothèque de l’Alcazar, <em>Photographier le Liban (1864-1970) </em>réunit 77 photographies anciennes issues de la Bibliothèque orientale de Beyrouth. Un voyage dans l’histoire du Liban à travers plus d’un siècle d’images.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Saison Méditerranée s’invite également aux Rencontres d’Arles (6 juillet- 4 octobre), à travers des expositions qui explorent les liens entre mémoire et héritage coloniaux. Avec <em>Le Roman algérien, un nouveau chapitre</em>, <strong>Katia Kameli</strong> poursuit le dialogue engagé par <strong>Assia Djebar</strong> autour de la mémoire algérienne. Dans <em>Goudron : Tanger- Le Cap</em>, <strong>Bruno Boudjelal</strong> propose une traversée photographique du continent africain qui flirte entre les promesses et les désillusions des indépendances. Plus contemplative, <strong>Anne-Lise Broyer</strong> mêle photographie, littérature et archéologie dans <em>Méditerranée &#8211; est-ce là que l’on habitait ?</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> Mais aussi des arts vivants</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Saison Méditerranée se vit aussi sur scène. Au Festival d’Avignon, <strong>Ahmed El Attar</strong> présente <em>Salma, mon amour</em> (5-8, 17-24 juillet) et retrace l’histoire d’une riche famille égyptienne dont le quotidien bascule après les événements du 7-Octobre. Le metteur en scène interroge les conséquences intimes des bouleversements politiques. «<em>Qui paie le prix de la violence et de l’inhumanité ? Que se passe-t-il après l’horreur, la destruction, le traumatisme ?</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Arles, le festival Les Suds place sa 31<sup>e</sup> édition sous le signe de <em>Madre Nostrum</em> (13-17 juillet) et met les femmes méditerranéennes à l’honneur ! Chants de femmes du Maroc rural, créations inspirées des traditions arabes donnent à entendre la Méditerranée. Dans la continuité, le chanteur et poète égyptien <strong>Abdullah Miniawy</strong> (3 juillet) sera l’un des temps forts de Marseille Jazz des Cinq Continents avec <em>Peacock Dreams</em>. Entre poésie arabe, soufie et jazz contemporain, il promet une expérience musicale envoûtante. Enfin, côté danse, à Marseille, la comédienne et chorégraphe libanaise <strong>Nivine Kallas</strong> présente <em>SāHO</em> (27, 28 juin) à La Criée. Une danse qui parle de l’enfance et de l’école mais aussi de silence et de contrôle au Liban. La Saison Méditerranée ne fait que commencer et se poursuit tout l’été jusqu’à l’automne, dans toute la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">CARLA LORANG</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/"><em>Arts Visuels</em> ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Manouchian, l’honneur de la France </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Renaud Guissani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Feb 2024 09:17:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 7 février, les associations Promemo et Coudes à Coudes s’associent pour organiser une après-midi autour de la thématique&#160;: «&#160;Les étrangers dans la résistance ; et la figure de Missak Manouchian ». Un événement qui s’inscrit dans le cadre de la panthéonisation prochaine du poète arménien et de sa compagne, tous deux résistants, le 21 [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le 7 février, les associations Promemo et Coudes à Coudes s’associent pour organiser une après-midi autour de la thématique&nbsp;: «&nbsp;<em>Les étrangers dans la résistance ; et la figure de Missak Manouchian </em>». Un événement qui s’inscrit dans le cadre de la panthéonisation prochaine du poète arménien et de sa compagne, tous deux résistants, le 21 février. Le coordinateur local de Coudes à Coudes en charge d’animer ces rencontres, <strong>Michel Potoudis</strong>, n’a d’ailleurs pas manqué de souligner le caractère paradoxal de l’actualité politique. «&nbsp;<em>On honore un étranger qui est mort pour la France et dans le même temps on restreint les droits des sans-papiers&nbsp;!</em>&nbsp;», s’offusque-t-il.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Transmettre à la jeunesse </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Michel Potoudis, l’intervention de l’historien <strong>Jean-Marie Guillon</strong> constitue «&nbsp;<em>le noyau intellectuel de la demi-journée</em>&nbsp;». L’enseignant à Aix-Marseille Université parlera du rôle des étrangers dans la Résistance à partir de 15h45. Plus tôt, à 14 h, l’archiviste au musée de la Résistance nationale <strong>Xavier Aumage</strong> projettera des archives du groupe Manouchian. Ces horaires ne conviennent pas à tous les publics, mais il s’agit d’un choix délibéré de la programmation qui a décidé de se tourner vers les jeunes. «&nbsp;<em>Il y aura une centaine d’élèves qui viennent du lycée Victor Hugo, Simone Veil et Marie Curie</em>&nbsp;», indique Michel Potoudis. Une démarche salutaire dans le contexte actuel de montée de l’extrême droite.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">RENAUD GUISSANI&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Les étrangers dans la résistance</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">7 février<br></mark>Bibliothèque de l’Alcazar, Marseille</pre>
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		<title>Penser le Midi : Camus, homme des deux rives</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Oct 2022 13:32:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Camus]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des bancs d’école algérois à son ultime voyage provençal à Lourmarin, l’auteur n’a cessé d’être inspiré par la Méditerranée. Dans le cadre de l’Année Albert Camus initiée par la Région Sud, Marseille rend hommage à la relation qu’entretenait le romancier avec la Grande Bleue, le temps d’une exposition programmée jusqu’au 31 décembre. Un parcours immersif [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Des bancs d’école algérois à son ultime voyage provençal à Lourmarin, l’auteur n’a cessé d’être inspiré par la Méditerranée. Dans le cadre de l’Année Albert Camus initiée par la Région Sud, Marseille rend hommage à la relation qu’entretenait le romancier avec la Grande Bleue, le temps d’une exposition programmée jusqu’au 31 décembre. Un parcours immersif à travers la «&nbsp;Pensée de midi&nbsp;», au premier étage de la bibliothèque de l’Alcazar.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Au cœur d’un esprit  <br></strong></mark>Dès la première salle, le discours engagé de Camus pour son prix Nobel résonne à travers la pièce. Pas à pas, le visiteur suit ses traces dans son Algérie natale, découvrant une réflexion solaire, inscrite dans les racines d’un héritage méditerranéen. Au carrefour des rivages ensoleillés, l’exposition retrace ses voyages grecs et italiens à travers des photos de lieux ayant joué un rôle dans le développement de sa sensibilité. Ce n’est pas par hasard que la mer et le soleil deviennent des personnages clés du roman <em>L’Étranger</em> en 1942. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="919" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Albert-Camus-_-OEle-de-Saint-Honorat-1946.jpg?resize=696%2C919&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-117115" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Albert-Camus-_-OEle-de-Saint-Honorat-1946.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Albert-Camus-_-OEle-de-Saint-Honorat-1946.jpg?resize=227%2C300&amp;ssl=1 227w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Albert-Camus-_-OEle-de-Saint-Honorat-1946.jpg?resize=696%2C919&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/10/Albert-Camus-_-OEle-de-Saint-Honorat-1946.jpg?resize=318%2C420&amp;ssl=1 318w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Albert Camus, Saint-Honorat, 1946 © X-DR</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Les documents d’archives témoignent d’un goût pour la mesure dans une époque absurde. L’auteur et l’homme saisissent les armes de la littérature pour combattre les totalitarismes de son temps. Rédacteur en chef du journal <em>Combat</em> en 1944, Albert Camus s’engage dans la Résistance avant de condamner la politique soviétique, à rebours d’une époque louant Staline à coup de sonnets surréalistes. La pensée camusienne trouve sa place là où les mots rayonnent sur l’espoir d’un monde nouveau : « Nous portons tous en nous nos bagnes, nos crimes et nos ravages. Mais notre tâche n’est pas de les déchaîner à travers le monde ; elle est de les combattre en nous-mêmes et dans les autres » (<em>L’Homme révolté, 1951</em>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">On saisit que les mots de Camus trouvent un certain écho aujourd’hui. L’écrivain nous invite à réfléchir à la construction d’un monde commun face aux replis sur soi. Le visiteur se promène à travers ses songes tandis que les murs deviennent des pages. « Je ne connais qu’un seul espoir et c’est celui d’aimer », lit-on en fin de parcours. Du 17 au 20 novembre, l’auteur sera également en filigrane des <em>Rencontres d’Averroès</em>, dont Thierry Fabre, co-comissaire de l’exposition, est le fondateur. Un rendez-vous qui sera l’occasion de découvrir les mises en récit de la Méditerranée et de questionner les concepts de guerre et paix.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">CHARLES FLAGEUL et CARLA PLOMB</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Albert Camus et la pensée de midi</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 31 décembre<br></mark>Bibliothèque de l’Alcazar, Marseille</pre>
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