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	<title>Archives des Cinemed - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Cinemed - Journal Zebuline</title>
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		<title>Rue Malaga  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 16:02:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis ses premiers opus dont Le Bleu du Caftan, Maryam Touzani filme avec beaucoup de sensibilité, des hommes, des femmes dans leur vie quotidienne. Dans son nouveau long métrage, Rue Malaga, c’est à Tanger qu’elle nous emmène, sa ville natale, une cité où on parle arabe et espagnol. &#160;Maria Ángeles vit depuis toujours dans la [&#8230;]</p>
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<p>Depuis ses premiers opus dont <em>Le Bleu du Caftan,</em> <strong>Maryam Touzani</strong> filme avec beaucoup de sensibilité, des hommes, des femmes dans leur vie quotidienne. Dans son nouveau long métrage, <em>Rue Malaga</em><strong>,</strong> c’est à Tanger qu’elle nous emmène, sa ville natale, une cité où on parle arabe et espagnol.</p>



<p>&nbsp;Maria Ángeles vit depuis toujours dans la rue Malaga, une rue pleine de couleurs, de sons, d’odeurs. Elle compte bien finir sa vie dans sa maison remplie d’objets, de meubles patinés par le temps, de photos, de souvenirs. Jusqu’au jour où Clara (<strong>Marta Etura</strong>), sa fille, une infirmière, qui vit à Madrid, en plein divorce et qui ne s’en sort pas financièrement avec deux enfants, lui rend visite, ce qu’elle fait rarement. Elle vient lui annoncer qu’elle vend la maison&nbsp;; elle en est la propriétaire&nbsp;: c’est ce qu’avait décidé son père, mort il y a une vingtaine d’années. Partir à Madrid chez sa fille ou rester à Tanger dans une résidence seniors&nbsp;: Maria Ángeles doit choisir&nbsp;! Alors que la maison est vidée peu à peu de ses objets familiers et chéris, vendus à un brocanteur, Marie Angeles décide de rester à Tanger, dans une maison de retraite où elle ne fraie avec personne, ne s’adapte pas du tout. Une scène cocasse avec deux coiffeuses venues dans sa chambre «&nbsp;s’occuper&nbsp;» de ses cheveux, lui fera prendre une décision radicale&nbsp;: elle va retourner vivre dans sa maison, vide, et trouver des solutions pour récupérer ses meubles, ses objets, sa vie. Des solutions de plus en plus étonnantes&nbsp;!</p>



<p>C’est <strong>Carmen Maura</strong> qui incarne magistralement cette femme reprenant les rênes de sa vie. (La présidente du Jury du Cinemed, <strong>Ariane Ascaride</strong> lui a d’ailleurs accordé une Mention Spéciale, bien méritée&nbsp;!) Elle est de tous les plans&nbsp;: la caméra de la directrice de la photo, <strong>Virginie Surdej,</strong> ne la lâche pas, saisissant les émotions qui la submergent, captant les changements qui s’opèrent en elle, l’énergie de cette femme qui renait. La plupart de ses amies ont disparu. Seule son amie d’enfance, Josépha (<strong>Maria Alfonsa Rosso</strong>) une religieuse qui a fait vœu de silence mais dont le visage parle, reçoit ses confidences. Les visites à Sœur Josépha scandent le film, comme un refrain&nbsp;: des scènes de plus en plus cocasses au fil de la métamorphose de cette «&nbsp;vieille dame&nbsp;» qui revit.</p>



<p>&nbsp;Maryam Touzani qui a écrit cette histoire à Tanger, pour faire le deuil de sa mère, y a insufflé un vrai souffle de vie. <em>Rue Malaga</em>, tour à tour drôle et émouvant, questionne l’obligation qu’auraient les parents de tout donner à leurs enfants, raconte la vieillesse autrement et sublime les corps qui ont perdu la jeunesse. Un film qui fait chaud au cœur.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><em>Rue Malaga</em> a remporté le Prix du public dans la section Spotlight à la Mostra de Venise 2025.  Il a été choisi pour représenter le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Maroc aux Oscars 2026</mark> et sortira en France le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">25 février</mark></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Lire <a href="https://journalzebuline.fr/maryam-touzani-a-coeur-ouvert/" type="link" id="https://journalzebuline.fr/maryam-touzani-a-coeur-ouvert/">ICI</a> un entretien avec Maryam Touzani</strong></mark></p>
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		<title>Maryam Touzani à cœur ouvert</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 14:57:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une histoire de transmission Ma mère n&#8217;avait pas pu voir mon film précédent Le Bleu du caftan, parce qu&#8217;elle est décédée juste avant la sortie, de manière totalement inattendue. C&#8217;est de cette blessure qu&#8217;est sortie l&#8217;écriture de Rue Malaga. Ma mère était à moitié espagnole et j&#8217;ai grandi en parlant espagnol. Et quand ma mère [&#8230;]</p>
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<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Une histoire de transmission</strong></mark></p>



<p>Ma mère n&rsquo;avait pas pu voir mon film précédent <em>Le Bleu du caftan</em>, parce qu&rsquo;elle est décédée juste avant la sortie, de manière totalement inattendue. C&rsquo;est de cette blessure qu&rsquo;est sortie l&rsquo;écriture de <em>Rue Malaga.</em> Ma mère était à moitié</p>



<p>espagnole et j&rsquo;ai grandi en parlant espagnol. Et quand ma mère est partie, j&rsquo;ai cherché à garder cette conversation avec elle à&nbsp;travers la langue, inconsciemment. C&rsquo;est pour ça que ce film est en espagnol. C&rsquo;est mon premier film en espagnol. Le film est dédié aussi à ma grand-mère parce qu&rsquo;il y a cette histoire de transmission qui, pour moi, est primordiale. Pour moi, cette transmission est une chose qui est vitale, que j&rsquo;ai envie de raconter. C’est une manière de garder vivantes ces personnes qui ne sont plus là.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Les objets dans le film</strong></mark></p>



<p>C&rsquo;est vrai que je suis attachée aux objets. J&rsquo;ai la sensation que les objets n’ont pas une âme certes mais sont les témoins de notre vie. Dans la vie de Maria Ángeles c&rsquo;est clairement cela. Ce sont comme des marqueurs de sa vie, un ancrage. Ils font partie de son identité. Et quand elle est dépossédée de tous ces objets, &nbsp;c&rsquo;est comme si on lui arrachait une partie de sa vie et de son passé. Et j&rsquo;avais justement envie de mettre la lumière sur ces objets-là et sur ce qu&rsquo;ils peuvent représenter pour certains, pas pour tous. C&rsquo;est comme les lieux, c&rsquo;est comme les maisons. Quand Clara dit à sa mère, ce ne sont que des murs, pour Marie-Angela, ce ne sont pas que des murs, ils sont témoins de toute une vie&nbsp;: ils ont tout vu, ils ont tout entendu, ils ont tout observé et ils font partie de qui elle est. Moi, je me sens beaucoup comme cela. D&rsquo;où l&rsquo;importance quand, petit à&nbsp; petit, elle peut les&nbsp; retrouver et remeubler sa maison. c&rsquo;est une reconstruction,&nbsp; une reprise en main de sa vie, de son identité</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>L’&rsquo;immigration espagnole.</strong></mark></p>



<p>Ma grand-mère est née&nbsp; en 1910, en Andalousie. Elle est venue au Maroc. Elle avait sept ans. Ses parents y sont restés Elle a épousé un Espagnol et a eu trois enfants&nbsp;…, J’ai grandi dans cette famille avec deux cultures. Le regard des autres vis-à vis de ma grand-mère &nbsp;était qu’ils la voyaient comme une étrangère et elle ne se sentait pas étrangère. Et pour moi, déjà, petite, je me suis posé beaucoup de questions sur l&rsquo;identité, &nbsp;sur la manière dont on nous voit de l’extérieur. Ma grand-mère &nbsp;avait des yeux bleus, on voyait très &nbsp;clairement qu&rsquo;elle était étrangère et souvent, on parlait arabe à côté d’elle en pensant qu&rsquo;elle ne comprenait pas. Mais elle comprenait tout, en fait&nbsp;!</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La ville de Tanger et la mer</mark></strong></p>



<p>J’apprends à me connaître à travers mes films&nbsp;; une fois qu&rsquo;ils sont écrits&nbsp; et même une fois qu&rsquo;ils sont tournés. J’ai besoin de la mer. J&rsquo;ai besoin de voir la mer. J&rsquo;ai besoin de cette proximité à l’Océan.&nbsp; Et je crois que ce n&rsquo;est pas anodin que cela revienne à chaque fois de différentes manières. Dan <em>Le Bleu du Caftan,</em> il y avait déjà l&rsquo;odeur de la mer qui venait dans les narines de ces deux hommes et qui racontait pour moi ce désir de mer, ce désir de liberté aussi</p>



<p>Et à Tanger, c&rsquo;est vrai qu&rsquo;on est à 14 kilomètres de l&rsquo;Espagne et que de notre maison, on voit Cadiz juste en face. C&rsquo;est vrai que j&rsquo;ai toujours grandi avec ces souvenirs par procuration de ma grand-mère, de sa petite ville de Jimena de la Frontera..C&rsquo;est une ville de fusion. C&rsquo;est une ville où il y a toujours eu un vivre-ensemble. Moi, j&rsquo;ai grandi là-dedans et j&rsquo;avais aussi envie de pouvoir raconter ça</p>



<p>Toutes ces cultures qui vivaient ensemble, dans le respect des religions les unes des autres, de la différence. Et c&rsquo;était avant tout une richesse. Moi, je me rappelle justement l&rsquo;Académia Malaga parce que ma mère a vécu là avec ma grand-mère.&nbsp; Et je me rappelle tous les récits, toutes ces cultures différentes qui vivaient ensemble&nbsp; des musulmans, des juifs et des chrétiens, des échanges de nourriture différentes. C’était important de raconter aussi la rue avec ses odeurs, avec ses sens, de sentir le cœur aussi de cette ville, de comprendre l&rsquo;attachement de cette femme à cette ville mais de manière organique, pas de manière intellectuelle. Et quelque part de rendre hommage aussi à cette génération qui est en train de disparaitre. Parce que le cimetière qu’on voit, &nbsp;c&rsquo;est là où¹ ma grand-mère est enterrée. On peut y aller passer toute une journée et ne voir personne. La majorité des gens sont partis. C’est quelque chose qui me touche beaucoup. Garder la mémoire vivante&nbsp;: je pense que le cinéma peut faire cela. Je crois que c&rsquo;est important de ne pas oublier le passé, surtout quand il est beau.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>La scène d’amour</strong></mark></p>



<p>Cette scène d&rsquo;amour était&nbsp; pour moi primordiale. Parce que j&rsquo;avais envie justement de montrer … comment dire&#8230; Je trouve qu&rsquo;il y a tellement d&rsquo;attentes, d&rsquo;injonctions de la société par rapport à la &nbsp;manière dont on doit vieillir, par rapport à la manière dont l’amour, le désir doit &nbsp;évoluer. Déjà très jeune, c&rsquo;est quelque chose qui me touchait beaucoup parce que je me suis toujours dit&nbsp;:je suis la personne que je suis à l’intérieur. Quand j&rsquo;aurai 70 ans, 75 ans, 80 ans, je vais continuer à être la même &nbsp;personne. Donc, si la société nous renvoie une image différente, parce que c&rsquo;est l&rsquo;image qu&rsquo;elle voit en moi, comment faire concilier ces deux choses&nbsp;? Il faut avoir beaucoup de force de caractère parfois pour pouvoir continuer à être qui on est à l’intérieur.</p>



<p>La sexualité et l&rsquo;amour, sont quelque chose de sain, de beau quand on est jeune. Et puis, on arrive à un certain âge, ça commence à devenir quelque part limite, à&nbsp; la limite du respectable comme si c’était &nbsp;quelque chose de moche, dont&nbsp; on ne pourrait pas parler ouvertement. C&rsquo;est quelque chose qui me heurte et qui me blesse, mais vraiment. Et donc, j&rsquo;avais envie de célébrer ces corps, leur sensualité, leur rythme, ces corps vieillissants que je trouve magnifiques. On a vécu, nos corps se sont transformés. On a ressenti des choses<em>. </em>Et je n&rsquo;ai pas envie de cacher. J’ai envie de montrer cela et de le sublimer. C&rsquo;est ce que j&rsquo;avais envie de faire avec ces scènes -là&nbsp;: montrer qu&rsquo;on est capable encore d&rsquo;aimer et qu&rsquo;on doit avoir la liberté de pouvoir désirer. &nbsp;Il n&rsquo;y a pas un moment où ¹ la vie s&rsquo;arrête.</p>



<p>Du coup, j&rsquo;avais envie que Marie-Angela puisse briser toutes ses chaînes, se libérer &nbsp;de tout et se dire &nbsp;et dire&nbsp;: «&nbsp;<em>Voilà, je suis une femme de 80 ans, mon corps est comme il est, il est magnifique comme il est, je choisis de le montrer, je choisis des habiller &nbsp;cet homme, de me déshabiller, de me montrer</em>&nbsp;!&nbsp;» Je trouve que la vieillesse est une vraie force. J&rsquo;avais envie vraiment qu&rsquo;on puisse ressentir cela comme une caresse. J&rsquo;avais envie d&rsquo;être dans un vrai respect des corps, dans un vrai respect de l&rsquo;instant et que la caméra arrive sur le corps juste comme une caresse, sans jamais trop s&rsquo;attarder, sans jamais trop montrer, mais juste pouvoir balayer du regard comme un toucher qu&rsquo;on ressent, qui est là. Et c&rsquo;est complètement éloigné du male gaze, Cela n&rsquo;a rien à voir. Quand Maria Ángeles enlève ses habits, c&rsquo;est vraiment une mise à nu de l’âme, ce n’est pas que du corps.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Travailler avec des femmes</mark></strong></p>



<p>C’est important pour moi de travailler avec des gens qui me comprennent et qui ont la sensibilité que je recherche. Et cette sensibilité-là, j&rsquo;ai pu la trouver chez des hommes comme j&rsquo;ai pu la trouver chez des femmes. Mais c&rsquo;est important pour moi de faire les bons choix et de m&rsquo;entourer de &nbsp;personnes avec lesquelles je me sens alignée, avec qui je me sens en harmonie et qui ont la même vision des choses. Il y &nbsp;ici une équipe féminine, avec des femmes âgées comme&nbsp; la coiffeuse la coiffeuse Romana, qui avait dans les 76 ans et des jeunes. Je choisis en fait les membres de mon équipe par leur talent, par leur humanité et ce que je sens.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Le personnage de Josépha</strong></mark></p>



<p>C&rsquo;est un personnage très important&nbsp;; les dialogues avec Josépha qui n&rsquo;en sont pas, puisqu’ en fait, Marie-Angeles fait tout, les questions et les réponses. &nbsp;Pour Josépha &nbsp;ce fut un casting assez long, parce que je voulais raconter toutes ces expressions- tout ce qu&rsquo;elle exprime. J’avais envie d&rsquo;un visage, d&rsquo;une comédienne qui puisse exprimer tout ça rien qu&rsquo;à travers son regard, à&nbsp;travers ses grimaces et je cherchais un visage qui porte les années qu&rsquo;il a. Pour moi, les rides qui traversent le visage de Josépha dans le film, c&rsquo;est comme des rivières, c&rsquo;est beau, Quand je suis tombée sur <strong>Maria Alfonsa Rosso</strong>, je suis tombée amoureuse d&rsquo;elle. C&rsquo;est une femme qui a une telle énergie&nbsp; de vie aussi, qui est magnifique, très douce, Elle était vraiment la Josépha que j&rsquo;avais imaginée et qui me rappelait des souvenirs d’enfance. Pendant que j&rsquo;écrivais, je n&rsquo;avais pas imaginé le personnage de Josépha, mais je pense aussi que c&rsquo;est venu parce que cette écriture &nbsp;pour moi était très dure, douloureuse aussi, parce que c’était me confronter à l&rsquo;absence de ma mère, à la douleur et tout, donc j&rsquo;ai écrit beaucoup dans les larmes, mais j&rsquo;avais aussi besoin de rire, et donc inconsciemment, je pense que ces dialogues-là ont pris cette tournure- parce que j&rsquo;avais besoin de ça&nbsp;; je me retrouvais à rire en milieu de la nuit, pendant que je me laissais porter par ces conversations-là..</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Carmen Maura</mark></strong></p>



<p>Carmen Maura, elle est capable de tout. Je n&rsquo;avais pas écrit avec Carmen en tète Et quand j&rsquo;e l’ai rencontrée, elle a lu le scenario, elle a adoré &nbsp;le personnage, elle est vraiment tombée &nbsp;amoureuse de Marie-Angéla. Et moi, je suis tombée amoureuse d’elle. Elle a des yeux tellement expressifs. Elle peur raconter tellement sans parler, elle aussi&nbsp;! L&rsquo;émotion, chez elle, est quelque part, elle est présente&nbsp;; dès qu&rsquo;on la touche, elle apparait Et puis elle a cette joie de vivre, cette énergie&nbsp; aussi qui m&rsquo;a beaucoup touchée. Après&nbsp; avoir discuté avec elle pendant quelques heures, j&rsquo;étais certaine qu&rsquo;il n&rsquo;y aurait que Carmen pour interpréter ce rôle-là, pour lui donner chair et la dimension que j&rsquo;avais imaginée&nbsp;; elle traverse tellement d&rsquo;états différents&nbsp;! Quand elle revient chez elle et qu&rsquo;elle se retrouve dans cette maison vide, ce qu&rsquo;on voit dans ses yeux n&rsquo;a absolument rien à voir avec d&rsquo;autres moments. Il fallait qu&rsquo;elle puisse aussi être tellement proche de ses émotions.</p>



<p>Et ça commence avec la coiffeuse. On veut l’obliger à&nbsp; couper des cheveux. Là elle a un déclic et elle dit non&nbsp;; c&rsquo;est un truc qui m&rsquo;agace vraiment quand on se met à infantiliser les personnes âgées&nbsp; C&rsquo;est un truc qui me met hors de moi&nbsp;! Pour moi, cette séquence est vraiment un turning point&nbsp;!</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>&nbsp;Renaissance</strong></mark></p>



<p>La vie ne nous donne pas toujours que de belles choses. C&rsquo;est se reconstruire. C&rsquo;est se repenser.&nbsp; C&rsquo;est aller chercher des ressources qu&rsquo;on ne pense pas. On a en nous parfois&#8230; Marie-Angeles est &nbsp;une femme pleine de vie. Elle va aller chercher d&rsquo;autres ressources. On la voit rajeunir quelque part en se reprenant en main. Et parce qu&rsquo;elle prend conscience du fait qu&rsquo;elle est là, qu&rsquo;elle est encore vivante. Et qu&rsquo;on veut lui enlever des choses. Et elle va redécouvrir l&rsquo;amour physique.</p>



<p>, Clara, sa fille,&nbsp; ne se rend pas compte. Pour elle, la vie de sa mère est derrière&nbsp;: elle devrait accepter d&rsquo;aller s&rsquo;installer avec elle à Madrid.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>La couleur rouge</strong></mark></p>



<p>Ma mère &nbsp;aimait beaucoup le rouge et adorait les fleurs. Je n’ai pas écrit avec cela en tête mais en revoyant le film, et même en l’imaginant car quand j’écris, c’est toujours très visuel, j’avais besoin de revoir ces fleurs&nbsp;; je prenais toujours des photos de ma mère entre les fleurs. Mais je trouve que le rouge s’est installé dans ce film aussi parce qu&rsquo;il a du sens, parce que le rouge est une couleur de vie,&nbsp; qui peut être violente parce que c&rsquo;est la couleur du sang mais c&rsquo;est aussi une couleur pleine de désir de vie</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des séquence comme des refrains</mark></strong></p>



<p>Les scènes dans le cimetière et les visites à Josépha sont des repères, des parenthèses obligatoires, un équilibre entre la vie et la mort. Une vie faite de routine jusqu’au moment où tout bascule. Une énergie nouvelle et un rapport nouveau à son quartier. L’énergie de la vie rentre chez elle&nbsp;!</p>



<p>Propos recueillis au dernier CINEMED par Annie Gava</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Lire <a href="https://journalzebuline.fr/cinemed-rue-malaga/" type="link" id="https://journalzebuline.fr/cinemed-rue-malaga/">ICI </a>la critique du film</strong></mark></p>



<p></p>
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		<title>Un monde fragile et merveilleux : une histoire d’amour au Liban</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Feb 2026 10:12:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On se souvient de ce superbe documentaire, Danser sur un volcan ( https://journalzebuline.fr/danser-sur-un-volcan-filmer-au-bord-du-chaos/) où Cyril Aris filme le tournage du premier long métrage de Mounia Akl, Costa Brava, Lebanon, en phase de pré production lorsque le 4 aout 2020, Beyrouth explose. Nous retrouvons Mounia Akl (Yasmina) dans le nouveau film de Cyril Aris, Un monde [&#8230;]</p>
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<p>On se souvient de ce superbe documentaire, <em>Danser sur un volcan</em> ( <a href="https://journalzebuline.fr/danser-sur-un-volcan-filmer-au-bord-du-chaos/">https://journalzebuline.fr/danser-sur-un-volcan-filmer-au-bord-du-chaos/</a>) où Cyril Aris filme le tournage du premier long métrage de <strong>Mounia Akl,</strong> <em>Costa Brava,</em> <em>Lebanon,</em> en phase de pré production lorsque le 4 aout 2020, Beyrouth explose. Nous retrouvons <strong>Mounia Akl</strong> (Yasmina) dans le nouveau film de <strong>Cyril Aris,</strong> <em>Un monde fragile et merveilleux</em>, une histoire d’amour dans un pays auquel tous les Libanais sont très attachés malgré ses difficultés et ses crises récurrentes. «&nbsp;<em>On peut toujours enlever les libanais du Liban, on ne peut jamais enlever le Liban aux Libanais</em>&nbsp;» a précisé le réalisateur lors de sa présentation au 47<sup>e</sup> Cinemed où il a obtenu les Prix Jeune Public et Prix de la meilleure musique pour <strong>Anthony Sahyoun.</strong></p>



<p>En fond, un bruit de train. Un plan séquence, caméra nerveuse, nous montre la naissance de deux enfants, à une minute d’intervalle, à 17h 07, sous les bombes, en écho parfait avec le titre. <em>Un monde fragile et merveilleux</em>&nbsp;! Les enfants, ce sont Yasmina et Nino.</p>



<p>Plus de vingt ans plus tard, un stupide accident de voiture va permettre à ces deux êtres que la vie a séparés, de se retrouver autour d’un repas. Nino (<strong>Hasan Akil</strong>) &nbsp;qui tient un restaurant, rentre en voiture dans la vitrine des bureaux tenus par les parents de Yasmina, consultante pour le gouvernement libanais. Alors que sa mère veut porter plainte, Nino propose de les inviter à son restaurant pour payer une partie de sa dette. Un repas plein de surprise&nbsp;! Yasmina, amusée par l’attitude de Nino, réalise grâce à une photo sur le mur qu’il est son ancien ami d’enfance, perdu de vue il y a fort longtemps. L’histoire peut continuer&nbsp;…</p>



<p>Des flashbacks nous permettent de voir comment ces deux êtres surmontent ou non leurs traumatismes d’enfance. Nino n’a jamais accepté la mort de ses parents. Yasmina ne veut pas d’enfant&nbsp;: comment envisager de faire des enfants à qui on ne pourrait offrir que la guerre ou l’exil&nbsp;? Chevauchant dans trois époques, nous partageons les sentiments de ces deux êtres qui s’aiment, comme témoins d’un pays en crise, un pays pris entre l’espoir et des moments de désespoir, un pays où on ne parle pas de la guerre civile, où il n’y a jamais eu de réconciliation nationale. La composition musicale <strong>d’Anthony Sahyoun,</strong> discrète, accompagne les images, comme ce son de train récurrent tout au long du film semblant dire&nbsp;: partir ou rester&nbsp;? Car précise <strong>Cyril Aris&nbsp;</strong>se référant à Haneke&nbsp;: si je veux toucher quelqu’un, c’est par le son et non par l’image.&nbsp;Effectivement on est touché par le destin de ces deux personnes qui s’aiment, mais sans cesse confrontés à cette question&nbsp;; est-il encore possible d’imaginer un futur au Liban ?</p>



<p><em>«&nbsp;Les deux piliers de la tristesse et de la beauté reflètent ma vision du Liban. J’ai voulu raconter une histoire qui, porte en elle les fractures et les éclats d’espérance de mon pays.</em>&nbsp;»&nbsp;&nbsp; Pari réussi.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>Un monde fragile et merveilleux</em>&nbsp;sort en salles le 18 février 2026</mark></strong></p>



<p><strong>Lire ICI un entretien avec Cyril Aris</strong></p>



<p></p>
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		<title>Un fantôme arménien</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Dec 2025 09:00:00 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>C’est le fantôme de son mari que va chercher Céline (<strong>Camille Cottin)</strong>&nbsp;: celui qu’elle a épousé, Arto Saryan, né le 22 octobre 1968, n’existe pas pour l’État Civil. C’est son premier voyage en Arménie&nbsp;: elle est venue chercher à Gyumri l’acte de naissance de son mari pour pouvoir donner à leurs enfants l’âme arménienne. Alors qui est son mari, cet homme qui s’est suicidé un 21 novembre&nbsp;? C’est sur les traces de ce fantôme qu’elle va parcourir ce pays qu’elle ne connait pas. Guidée par Arsiné (<strong>Zar Amir Ebrahimi),</strong> elle mène son enquête et apprend que son mari qu&rsquo;elle ne voyait jusque-là que comme un pacifique ingénieur, a été un combattant&nbsp;: il &nbsp;a tué, il a peut -être été responsable de la mort de ses hommes. Céline traverse ce &nbsp;pays meurtri et nous le parcourons avec elle en de longs plans séquences, filmés par <strong>Claire Mathon.</strong> Ruines dans lesquelles errent des êtres, perdus, blessés. Loin de tout, elle rencontre un homme fêlé, Rob, (<strong>Denis Lavant)</strong> qui a vécu toutes les guerres, parle toutes les langues, joue du doudouk et sait des choses. Apparaît soudain, dans un reflet, le visage du fantôme, cet inconnu avec qui elle a vécu vingt ans.</p>



<p><em>Le pays d’Arto,</em> le dernier film de <strong>Tamara Stepanyan</strong> dont on avait apprécié le documentaire <em>Mes Fantômes arméniens</em>,  sélectionné au Festival de Locarno, représentera l’Arménie aux Oscars2026</p>



<p>Annie Gava</p>
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		<title>Amine Adjina parle de La Cuisine de Mehdi, son premier film</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 06:59:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[La Cuisine de Mehdi]]></category>
		<category><![CDATA[Malika Zerrouki]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La genèse du film L’idée de porter un projet artistique ne m’était pas étrangère et c’est par le cinéma que je suis arrivé au théâtre, par le jeu puisque je voulais être acteur. Cette idée m’a toujours habité. Je voulais évoquer ma double culture, mon rapport avec l’Algérie, avec ma famille. Le fait, comme le [&#8230;]</p>
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<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>La genèse du film</strong></mark></p>



<p>L’idée de porter un projet artistique ne m’était pas étrangère et c’est par le cinéma que je suis arrivé au théâtre, par le jeu puisque je voulais être acteur. Cette idée m’a toujours habité. Je voulais évoquer ma double culture, mon rapport avec l’Algérie, avec ma famille. Le fait, comme le personnage principal, de compartimenter le monde, la vie professionnelle et la famille. Je voulais travailler cet aspect-là et le rapport à la cuisine, un univers qui m’est proche. J’ai travaillé dans des restaurants, mon père a tenu des cafés et le père de mon meilleur ami qui a inspiré le personnage de Bernard, joué par <strong>Gustave Kervern</strong> a tenu des bistrots pendant longtemps. La culture des cafés m’habite. Il y a les ingrédients intimes proches. La fiction est arrivée avec le personnage de la fausse mère qui permet de s’interroger sur nos vies. C’est un film à petit budget qui a été facile à produire. J’ai eu de la chance&nbsp;!</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un film très écrit</mark></strong></p>



<p>L’écriture est une partition&nbsp;; Le film est très écrit&nbsp;; j’écris pour des acteurs, des personnages qui doivent prendre vie. C’est le cœur de mon travail y compris au théâtre. Après les répétitions, avant le tournage, on a réajusté parfois mais les acteurs jouent la partition. Les dialogues sont importants. J’ai l’impression que parfois on oppose théâtre et cinéma&nbsp;; pour moi, il y a quelque chose de commun. Les cinéastes qui m’inspirent, comme Pasolini qui m’a chamboulé à 17 ans, Fassbinder, sur la question sociale et l’esthétique, Bergman, ont toujours eu la volonté de faire un cinéma d’auteur. J’ai le souci de la conduite du récit, du rythme. Ici, un personnage qui est coincé&nbsp;: la mécanique se referme sur lui. Le cinéma iranien me plait aussi car c’est un cinéma qui parle de dilemmes qui amènent la conduite du récit. Dans le film, il y a des dilemmes auxquels on n’apporte pas toujours de réponse définitive.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La scène du train</mark></strong></p>



<p>Les mains dansent, puis on découvre qu’on est dans un train. A-t-on les moyens de tourner cette scène&nbsp;? me suis-je demandé. C’est une scène importante car cette femme qui agit sur tous ces gens est une métaphore : elle fait danser la France, comme un pied de nez dans cette époque bien coincée. On a peu d’espace dans cet intercité Lyon -Nantes et on avait trois heures pour tout boucler. On a donc fait plein de répétitions avant. Je voulais des choses très colorées. On a répété avec une chorégraphe qui pratique la danse du ventre. Je voulais vraiment qu’il y ait l’idée que Souhila leur apprend la danse. Elle montre à Léa avec un gros plan, suit un autre gros plan sur deux autres femmes, encore un gros plan puis le plan large sur tous les passagers&nbsp; où l’on découvre que tout le monde est en train de danser avant de rentrer dans un truc plus organique comme si on était embarqué avec elle. C’est toujours elle qui guide. C’est important en termes de mise en scène&nbsp;; c’est Souhila qui guide le mouvement de la caméra, qui impose son rythme.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les acteurs et les actrices</mark></strong></p>



<p>Quand j’ai écrit, je n’ai pas écrit pour eux. C’est à l’atelier de la FEMIS que j’ai développé la première version du scenario. On y va pas à pas pour un premier film, étape par étape&nbsp;! &nbsp;<strong>Younès Boucif,</strong> je l’ai trouvé par un casting. Je cherchais quelqu’un pour qui on éprouve une empathie immédiate. <strong>Hiam Abbass,</strong> je n’y ai pas pensé tout de suite. C’est quand j’ai vu le documentaire de sa fille, <em>Bye bye Tiberiade,</em> un très beau film que je me suis dit que c’était elle; je lui ai proposé le rôle de Souhila, elle a tout de suite accepté et elle a adoré…C’est une très belle rencontre&nbsp;; on a présenté le film ensemble à Rome. C’est une véritable leçon d’artiste&nbsp;; il y a une profondeur dans le rôle, de l’exubérance et du baroque. Il n’y avait qu’elle pour jouer cela. Quant à <strong>Malika Zerrouki,</strong> qui incarne la mère de Mehdi, c’est une actrice non-professionnelle qu’on avait déjà vue dans quelques films dont <em>Sages femmes</em> de <strong>Léa Fehne</strong>r (<a href="https://journalzebuline.fr/le-coeur-battant-de-la-maternite/">https://journalzebuline.fr/le-coeur-battant-de-la-maternite/</a>)&nbsp;; elle peut facilement passer du rire aux larmes. <strong>Clara Bretheau</strong> qui incarne Léa, je l’avais trouvée formidable dans <em>Les Amandiers</em> de <strong>Valérie Bruni-Tedeschi</strong>. Je voulais qu’elle apporte sa fougue, son plaisir. C’est elle qui confronte Mehdi à son énième mensonge&nbsp;; elle commence à douter. Elle va rencontrer cette «&nbsp;fausse&nbsp;» mère; elle est un peu comme nous&nbsp;; elle découvre un monde et réalise que quelque chose ne va pas.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les choix de mise en scène</mark></strong></p>



<p>Je voulais un film chaud. Avec mon directeur de la photo, <strong>Sébastien Goepfert,</strong> on a regardé des films d’Almodovar, des comédies italiennes. Pour moi, les lieux sont des personnages. Ils ont une identité très forte. On a beaucoup dialogué sur les couleurs. Il fallait une cohérence pour la palette graphique. Dans tous les détails. Quand on travaillait un cadre, on se disait par exemple&nbsp;: on a les cheveux rouges de la comédienne qui&nbsp; plie des serviettes marron comme dans un tableau et on est pris dans une sorte d’émotion. Pour les plats, les gens doivent avoir faim&nbsp;! Avoir envie de goûter. Comment filmer la nourriture&nbsp;? On a fait un vrai travail, faisant appel à un chef cuisinier à Lyon où on a tourné, pour avoir de vrais plats. Il fallait que ça sonne vrai. Il faut que ce qu’on filme ait une vraie valeur. Et on a bien mangé pendant tout le tournage&nbsp;!!!</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La musique</mark></strong></p>



<p>Il y a la musique composée par le grand <strong>Amine Bouhafa</strong> qui traverse tout le film. On ne voulait pas une musique de comédie. Tout ce que le personnage de Mehdi n’arrivait pas à dire devait s’exprimer par cette musique. Une musique qui n’illustre pas. Une musique narrative. Il y a aussi de la musique populaire algérienne. Dans le bar de Souhila, on entend <strong>Cheb Hasni,</strong> qui était oranais et a été assassiné en 1994, à vingt-six ans, pendant la décennie noire en Algérie. On a aussi des morceaux de la nouvelle génération du raï, comme <strong>Cheb Bello</strong> et <strong>Chebba Chinou</strong> ainsi que le rappeur algérien <strong>Tif.</strong> Toutes les musiques dialoguent avec la question algérienne jusqu’au morceau final qu’on a fait pour le film et qui réunit dans ce duo l’arabe et le français.</p>



<p><strong>Propos recueillis lors du 47<sup>e</sup> Cinemed à Montpellier par Annie Gava</strong></p>



<p><strong><a href="https://journalzebuline.fr/double-cuisson/">Lire ICI la critique du film</a></strong></p>



<p></p>
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		<title>Comment reconstituer l’indicible</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Nov 2025 10:16:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 29 janvier 2024, Hind Rajab, une petite Palestinienne de 6 ans est en voiture avec sa famille qui tente de fuir Gaza. Pris pour cible par l’armée israélienne, six membres de sa famille meurent et Hind Rajab reste coincée à l’intérieur du véhicule. Elle contacte par téléphone Le Croissant Rouge Palestinien, espérant être sauvée. Tout en [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le 29 janvier 2024, Hind Rajab, une petite Palestinienne de 6 ans est en voiture avec sa famille qui tente de fuir Gaza. Pris pour cible par l’armée israélienne, six membres de sa famille meurent et Hind Rajab reste coincée à l’intérieur du véhicule. Elle contacte par téléphone Le Croissant Rouge Palestinien, espérant être sauvée. Tout en essayant de la maintenir en ligne, ses interlocuteurs, <strong>Omar</strong> <strong>A. Alqam etNisreen Jeries</strong> Qawas font tout leur possible pour qu’une ambulance lui parvienne. En vain ! L’ambulance envoyée sur place, aussi, a été détruite et ses deux secouristes tués. <strong>Kaouther Ben Hania</strong> a fait de cette tragédie un film dont on sort en larmes. Un film qui laisse à tout jamais des traces dans notre conscience et dans notre cœur. Un film dont je ne ferai pas la critique : le geste de Kaouther Ben Hania est un acte de résistance, un geste face à l’impuissance qu’on peut ressentir devant une tragédie. A Cinemed, devant une salle comble, qui l’a longuement applaudie et où elle a obtenu à la fois le Prix du public et celui de la Critique,  celle qui en 2023 avait réalisé <em>Les Filles d’Olfa</em> (<a href="https://journalzebuline.fr/les-filles-dolfa-la-tunisie-dans-lentre-deux/">https://journalzebuline.fr/les-filles-dolfa-la-tunisie-dans-lentre-deux/</a>) a expliqué avec émotion son projet et <em>La Voix de Hind Rajab.</em></p>



<p><em>«&nbsp;J’ai entendu cette voix dont quelques extraits circulaient sur Internet et pendant une fraction de seconde, j’ai eu l’impression qu’elle me demandait de l’aider. Un sentiment d’impuissance m’a envahie&nbsp;: impossibilité de l’aider. Cette voix me hantait. J’avais appris que le Croissant Rouge avait enregistré toute la conversation. J’ai commencé à me dire que je devais faire un film face à ce sentiment d’impuissance. Je ne voulais pas que cette enfant devienne un numéro, je voulais lui donner un visage et une voix. J’ai joint le Croissant Rouge pour pouvoir écouter tout l’enregistrement et cela a été une des choses que j’ai écoutées, la plus dure de ma vie. J’ai contacté la famille de Hind et j’ai parlé avec sa mère qui était encore à Gaza, une personne admirable&nbsp;: </em>«&nbsp;Ce film ne se fera que si vous le désirez. C’est votre décision&nbsp;<em>» lui ai-je dit&nbsp;; elle a été tout de suite partie prenante du film. J’ai rencontré les personnes du Croissant Rouge qui m’ont raconté leur journée et ont aussi &nbsp;intégré le projet.</em></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>L’écriture du film</strong></mark></p>



<p><em>&nbsp;J’ai envoyé le premier jet du scénario et on a beaucoup dialogué. &nbsp;Idem pour les acteurs. J’ai écouté la voix en février, ai reçu l’enregistrement en juillet et on a tourné en novembre. Je sentais l’urgence de le faire. L’écriture n’a pas pris beaucoup de temps.&nbsp;Ils m’ont beaucoup parlé&nbsp;: c’était important de voir ce qu’ils avaient ressenti. Au cœur il y a la voix et il fallait trouver la bonne forme pour faire ce film&nbsp;; j’ai croisé les différents éléments, la retranscription de la voix et les témoignages Je voulais quelque chose de vertigineux, comment retranscrire l’impuissance vertigineuse.</em></p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Les choix de mise en scène</strong></mark></p>



<p><em>J’ai souhaité faire appel à des comédiens. C’est un film de reconstitution&nbsp;; il me fallait des interprètes&nbsp;; je ne pouvais pas faire appel à eux pour qu’ils rejouent ce qu’ils avaient vécu. C’est un film en huit clos&nbsp;: je voulais raconter du point de vue de ceux qui ont reçu l’appel. &nbsp;On les voit dans un open space. Et on a le son qui est le hors- champ, le bombardement, la voiture assiégée. &nbsp;Les spectateurs sont là, avec eux avant que la mort n’arrive. On aurait pu la sauver. Pourquoi n’a-t-on pas pu&nbsp;? J’aurais aimé ne pas faire de film mais cette histoire a eu lieu. On a tourné en Tunisie puisque l’espace du huis clos est un décor. Les comédiens (Saja Kilani, Motaz Malhees, Clara Khoury, Amer Hlehel) sont palestiniens et partagent cette tragédie. Il y a eu des moments si intenses qu’ils avaient du mal à jouer…</em></p>



<p>Fiction ou documentaire se demanderont peut-être certains. Un film qui en rejette les frontières, et surtout un film de résistance face à la barbarie. Un film indispensable.</p>



<p>Le public de la Mostra de Venise où a eu lieu la première projection l’a bien compris en faisant à Kaouther une standing ovation de 23 minutes. <em>La Voix de Hind Rajab</em> y a obtenu le Grand Prix du Jury et représentera la Tunisie aux Oscars 2026&nbsp;</p>



<p>Annie Gava</p>



<p>En salles le 17 novembre</p>
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		<title>[CINEMED Des fantômes à Montpellier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 17:12:40 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Zar Amir Ebrahimi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La figure du fantôme parcourt le cinéma depuis toujours. Tout récemment, on a pu voir dans les salles obscures Miroirs n°3 de Christian Petzold ou Fantôme utile de Ratchapoom Boonbunchachoke. …. Quelqu’un qui est là, mais pas là. Des fantômes, il y en a eu dans plusieurs des&#160; films présentés au 47e&#160; Cinemed Un fantôme [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>La figure du fantôme parcourt le cinéma depuis toujours. Tout récemment, on a pu voir dans les salles obscures <em>Miroirs n°3</em> de<strong> Christian Petzold </strong>ou <em>Fantôme utile </em>de <strong>Ratchapoom Boonbunchachoke.</strong> …. Quelqu’un qui est là, mais pas là. Des fantômes, il y en a eu dans plusieurs des&nbsp; films présentés au 47<sup>e&nbsp; </sup>Cinemed</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Un fantôme arménien</strong></mark></p>



<p>C’est le fantôme de son mari que va chercher Céline (<strong>Camille Cottin)</strong>&nbsp;: celui qu’elle a épousé, Arto Saryan, né le 22octobre 1968, n’existe pas pour l’Etat Civil. C’est son premier voyage en Arménie&nbsp;: elle est venue chercher à Gyumri l’acte de naissance de son mari pour pouvoir donner à leurs enfants l’âme arménienne. Alors qui est son mari, cet homme qui s’est suicidé un 21 novembre&nbsp;? C’est sur les traces de ce fantôme qu’elle va parcourir ce pays qu’elle ne connait pas. Guidée par Arsiné (<strong>Zar Amir Ebrahimi),</strong> elle mène son enquête et apprend que son mari qu&rsquo;elle ne voyait jusque-là que comme un pacifique ingénieur, a été un combattant&nbsp;: il &nbsp;a tué, il a peut -être été responsable de la mort de ses hommes. Céline traverse ce &nbsp;pays meurtri et nous le parcourons avec elle en de longs plans séquences, filmés par <strong>Claire Mathon.</strong> Ruines dans lesquelles errent des êtres, perdus, blessés. Loin de tout, elle rencontre un homme fêlé, Rob, (<strong>Denis Lavant)</strong> qui a vécu toutes les guerres, parle toutes les langues, joue du doudouk et sait des choses. Apparaît soudain, dans un reflet, le visage du fantôme, cet inconnu avec qui elle a vécu vingt ans. <em>Le pays d’Arto,</em> le dernier film de <strong>Tamara Stepanyan</strong> dont on avait apprécié le documentaire <em>Fantômes arméniens</em>, était un des films en compétition et représentera <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">l’Arménie aux Oscars2026</mark></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="696" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/lame-ideale-1.png?resize=696%2C696&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-132634" style="width:369px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/lame-ideale-1.png?resize=1024%2C1024&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/lame-ideale-1.png?resize=300%2C300&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/lame-ideale-1.png?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/lame-ideale-1.png?resize=768%2C768&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/lame-ideale-1.png?resize=696%2C696&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/lame-ideale-1.png?resize=1068%2C1068&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/lame-ideale-1.png?resize=420%2C420&amp;ssl=1 420w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/lame-ideale-1.png?w=1080&amp;ssl=1 1080w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">L&rsquo;Ame idéale (C)Gaumont</figcaption></figure>
</div>


<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Passeuse d’âme</strong></mark></p>



<p>C’est d’autres fantômes que nous allons croiser dans le premier long métrage d’<strong>Alice Vial</strong>, <em>L&rsquo;Âme idéale,</em> Elsa (formidable <strong>Magalie Lépine-Blondeau</strong>) travaille au sein d’un service de soins palliatifs. Elle est sur le point de se marier avec Sofiane quand, au cours d’un repas de famille, elle parle avec la sœur de son futur mari, jeune fille qui s’est suicidée, et l’aide à quitter le monde des vivants. Car Elsa a un don particulier&nbsp;: c’est une passeuse d’âmes Après une explication douloureuse, Sofiane la quitte. Il ne peut &nbsp;partager la vie de celle qui fréquente les fantômes. Deux ans, plus tard, elle a une grande histoire d’amour avec Oscar, (<strong>Jonathan Cohen</strong>) un compositeur de musique électronique … dont elle découvre qu’il est mort dans un accident de scooter Va t-elle l’aider à quitter le monde des vivants et ne plus voir cet homme qu’elle aime. Un film plein de vie et de couleurs qui nous fait voir la mort autrement. Un film romantique qui interroge sur la vie&nbsp;: &nbsp; ai-je assez vécu&nbsp;? Ai-je assez aimé&nbsp;? <em>L&rsquo;Âme idéale </em>a été présenté en avant première et sortira en salles le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 décembre</mark></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/1421548_mymemoryisfullofghosts_489784.jpeg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-132635" style="width:458px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/1421548_mymemoryisfullofghosts_489784.jpeg?w=780&amp;ssl=1 780w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/1421548_mymemoryisfullofghosts_489784.jpeg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/1421548_mymemoryisfullofghosts_489784.jpeg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/1421548_mymemoryisfullofghosts_489784.jpeg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/1421548_mymemoryisfullofghosts_489784.jpeg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/10/1421548_mymemoryisfullofghosts_489784.jpeg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">My Mémory is full of ghosts</figcaption></figure>
</div>


<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>«&nbsp;<em>Un fantôme est apparu dans une lune bleue</em>&nbsp;»</strong></mark></p>



<p>Des fantômes il y en a plein à Homs dans le documentaire du Syrien, <strong>Anas Zawahri </strong>. « <em>Des fantômes ont envahi ma mémoire »</em> est il précisé en exergue, la mémoire s de tous ceux et celles qui vivaient dans cette ville. Une ville semble ne plus vivre qu’avec les souvenirs de son passé. Plans fixes sur les rues vides comme un décor de fin du monde, immeubles en ruines, façades criblées de balles, Présentes par leurs voix déconnectées des corps, sept personnes témoignent tour à tour, évoquant la peur, les bombardements, les bâtiments qui s’effondraient, la mort d’êtres chers. La caméra montre aussi la vie qui essaie de reprendre : des ouvriers qui reconstruisent, des hommes assis ensemble qui boivent un café et écoutent l’un d’entre eux entamant une chanson d’amour. Comment peut –on vivre dans une ville qu’on aime mais où chaque lieu peut évoquer la perte, la mort ? Comment ne pas être en colère  quand on a vu tuer son père ? Quand on a perdu sa fille ? Les récits sont terribles.  « <em>La peur est le seul sentiment que je n’ai pas réussi à gérer</em> » confie une femme. Ceux qui sont là ont accepté de poser devant la caméra d’Anas Zawahri qui a passé plus de trois mois dans la ville ravagée. Dans ce documentaire sombre, comme une note d’espoir, des enfants jouent au ballon, un adolescent répare un lustre On entend une chanson  <em>« Un fantôme est apparu dans une lune bleue »</em></p>



<p><em>My Memory Is Full of Ghosts</em> a été présenté dans le cadre de « l’Etat des lieux d’une reconstruction&nbsp;: le jeune cinéma syrien »</p>



<p>Annie Gava</p>



<p>Le 47<sup>e </sup>Festival Méditerranéen de Montpellier (CINEMED) s’est tenu du 17 au 25 octobre 2025</p>
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		<title>CINEMED : « l’endroit où il faut être »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Oct 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[cinema]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 47e  Cinemed  se tient du 17 au 25 octobre et vous Christophe Leparc, vous dirigez ce festival depuis 2016. Sa ligne artistique :  donner la parole aux artistes de toute la Méditerranée et montrer des films de qualité, engagés qui reflètent l’image du monde. C’est bien cela ? &#160;C’est cela mais je tiens à insister sur [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Le 47<sup>e</sup>  Cinemed  se tient du <strong>17 au 25 octobre</strong> et vous Christophe Leparc, vous dirigez ce festival depuis 2016. Sa ligne artistique :  donner la parole aux artistes de toute la Méditerranée et montrer des films de qualité, engagés qui reflètent l’image du monde. C’est bien cela ?</em></p>



<p><em>&nbsp;</em>C’est cela mais je tiens à insister sur un point&nbsp;: on est un festival artistique et la notion d’auteur prime. Nous avons un pacte avec le public&nbsp;: présenter des films en adéquation avec notre ligne artistique&nbsp;; la notion d’auteur est essentielle pour notre choix de films Les cinéastes que nous sélectionnés vivent dans des pays dont certains sont en souffrance, parfois en guerre et leur cinéma parle de ça bien évidemment. Mais on ne sélectionne pas un film pour sa thématique.</p>



<p><em>En ces moments pas très faciles pour les films d’auteurs, pensez vous que Cinemed aide à leur distribution</em>&nbsp;<em>en salles&nbsp;?</em></p>



<p>C’est quelque chose dont nous pouvons être fiers. Les films des compétitions sortiront pour la plupart dans les salles&nbsp;; 7 cette année, entre le moment où on les a vus et aujourd’hui, ont trouvé des distributeurs.</p>



<p><em>Comment se fait cette sélection&nbsp;?</em></p>



<p>On a un comité de sélection pour les compétitions de longs, documentaires et courts . Pour les longs, c’est surtout <strong>Géraldine Laporte</strong> et moi, aidés par <strong>Emma Gatto.</strong> Deux manières&nbsp;: inscription spontanée de films et prospection toute l’année de cinéastes qu’on a repéré.e.s. Une chose essentielle dans l’architecture du CINEMED&nbsp;: on suit les cinéastes qui sont passé.e.s par le court. Il y a aussi le dispositif professionnel&nbsp;: les auteurs viennent avec un projet de film, soumis à des producteurs et un jury.</p>



<p><em>Même si les films ne sont pas choisis pour leur thématique, en 2025, avec ce monde qui ne va pas très bien, est-ce que des thématiques se sont imposées&nbsp;?</em></p>



<p>Cette année, nous avons une compétition éclectique&nbsp;; des films plutôt intimistes qui parlent de confrontation de générations, un film qui traite de la situation à Gaza, une comédie française, un film turc, un personnage qui veut à tout prix voler…Oui peut -être cette histoire de générations avec le film marocain, <em>Rue Malaga</em> de <strong>Maryam Touzani</strong>, l’histoire de Maria qui habite à Tanger depuis des années et qui doit vendre sa maison.</p>



<p><em>Pouvez- vous nous parler de la section <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Panorama</mark> ?</em></p>



<p>Ce sont des films qu’on a beaucoup aimés, qu’on aurait souhaité mettre en compétition, qui nous ont touchés mais qui ne correspondent pas toujours aux critères de la sélection, &nbsp;soit jamais présentés dans d’autres festivals en France. Cela nous permet d’ouvrir à d’autres films, d’augmenter le panel de pays représentés.</p>



<p><em>Parmi les longs en compétition, un film recevra l’Antigone d’Or attribué par un jury. Qui le présidera cette année&nbsp;?</em></p>



<p>Ce sera <strong>Ariane Ascaride la</strong> Présidente. On est très content Elle nous l’avait promis l’an dernier et elle a tenu sa promesse&nbsp;!</p>



<p><em>Une femme présidente&nbsp;! Y a t-il beaucoup de cinéastes femmes dans les différentes sections&nbsp;?</em></p>



<p>Ce n’est pas un critère&nbsp;! Mais après coup, on remarque qu’on a 6 films sur 9 réalisés par des femmes. Cela reflète la possibilité qu’ont les femmes d’accéder à &nbsp;la réalisation de longs métrages . Cela reflète aussi&nbsp; une sensibilité de notre ligne éditoriale. Cela relève aussi de cette prospection de cinéastes&nbsp;: <strong>Tamara Stepanyan</strong> (<em>Le Pays d’Arto)</em> <strong>Kaouther Ben Hania </strong>(<em>La Voix de Hind Rajab</em>),<strong>Urska Djukic </strong>(<em>Little Trouble Girls</em>) <strong>Maryam Touzani,</strong> <strong>Alauda Ruíz de</strong> <strong>Azúa</strong> sont des réalisatrices qui sont déjà passées au Cinemed. Il y a une attention particulière portée à cette famille de cinéma méditerranéen, créée depuis 47 ans et qu’on continue à suivre. On est très fiers qu’elles continuent à monter dans la qualité. Le film de Kaouther était à Venise, celui d’Alauda Ruíz de Azúa, <em>Les Dimanches</em>, vient de gagner le grand prix de San Sebastian. Ces autrices continuent à être très créatives, très pertinentes, très prolifiques.</p>



<p><em>En 2024, vous avez mis en avant le jeune cinéma marocain. Quel pays sera mis à l’honneur cette année&nbsp;?</em></p>



<p>C’est la jeune création syrienne. On a toujours eu quelques courts malgré la dictature. Quand Bachar al-Assad est tombé, on s’est dit qu’il fallait faire le point. On a trouvé des choses très intéressantes,&nbsp;beaucoup de courts par manque de moyens. On a cette volonté de les soutenir car il y a un vrai vivier de talents. Le CNC (Centre National du Cinéma) s’est rapproché de nous pour mettre en place un dispositif qui va permettre d’aider ces cinéastes à créer, aider le retour de salles de cinéma en Syrie. Il y aura le 24 octobre une journée de débats, de discussions que le CNC va mettre en place pour soutenir ces jeunes cinéastes</p>



<p><em>Chaque année vous avez des <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">invités d’honneur, des hommages, des rétrospectives</mark>. Quels seront-ils pour cette 47<sup>e</sup>  édition ?</em></p>



<p><strong>Raymond Depardon </strong>et sa compagne C<strong>laudine Nougaret</strong>. On va faire une intégrale avec pratiquement toutes des copies restaurées et Raymond Depardon sera présent le premier weekend. Des films qu’on n’a pas vus depuis longtemps, sur la justice, la société etc&nbsp;;</p>



<p>On recevra aussi l’Espagnol <strong>Fernando León de Aranoa</strong> qui avait réalisé <em>El buen patrón , qui a collaboré longtemps avec </em>Javier Bardem. Un cinéaste qui a un intérêt pour les petites gens, avec un coté social qu’il traite avec beaucoup d’humour.</p>



<p>Autre invitée, la comédienne <strong>Sabrina Ouazani</strong>. On inaugure un autre format&nbsp;: ce sera «&nbsp;trois fois Sabrina Ouazani.&nbsp;» Elle viendra nous présenter trois films dans lesquels elle a joué et on passera aussi le court métrage qu’elle a réalisé qui tendrait à montrer -on en parlera avec elle, qu’elle aimerait bien passer à la réalisation.</p>



<p>Et puis la grande rétrospective c’est <strong>Dino Risi.</strong> On passera 24 ou 25 films. Ses chefs d’œuvre de la comédie italienne ; des films à sketches comme <em>Les Monstres</em>, mais aussi des films plus mélancoliques, plus amers comme <em>Parfum de femme</em>. Ce qui est amusant c’est que tous les plus grands comédiens italiens ont tourné avec lu, <strong>Nino Manfredi, Alberto Sordi, Marcello Mastroiani,  </strong>Ugo <strong>Tognazi</strong> et puis son grand grand ami -qui l’a suivi pendant toute sa carrière : <strong>Vittorio Gassman. </strong>Et c’est chaque fois de grands numéros réalisés par ces comédiens qui habitent l’univers de Dino Risi</p>



<p><em>Vous présentez aussi des <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">films en avant-première</mark> qu’on ne va pas lister ici mais le film d’ouverture en fait partie. Pourquoi avoir choisi </em>L’Etranger <em>de </em><strong>Francois Ozon</strong> <em>?</em></p>



<p>C’est sans conteste une adaptation absolument remarquable du texte de Camus avec <strong>Benjamin Voisin</strong> dans le rôle de Meursault et une adaptation à la fois très fidèle mais très moderne de l’œuvre. Ce <strong>François Ozon</strong> m’épate à chaque fois parce que c’est probablement un des plus grands cinéastes français et il est d’un éclectisme total.&nbsp; Il passe de la comédie au film d’époque. Et là, il adapte une des œuvres les plus lues au monde. C’est un film qui nous a beaucoup touchés&nbsp;: c’était une évidence&nbsp;! A l’ouverture de Cinemed, on accueille les lycéens option cinéma&nbsp; qui sont en stage pendant le festival et c’est je crois une excellente occasion de leur faire découvrir l’’univers de Camus à travers ce film.</p>



<p><em>Et peut-être de&nbsp; lire le roman aussi&nbsp;?</em></p>



<p>Ah mais je pense que la plupart l’auront lu&nbsp;! et la discussion du samedi matin avec François Ozon sur comment il a abordé cette œuvre absolument magistrale pour en faire un film, sera intéressante. Je ne sais pas si c’était Hitchcock ou Truffaut qui disait que quand on veut réaliser une adaptation, il faut toujours partir d’un roman pas terrible pour en faire un bon film &#8211; ce qu’Hitchcock a souvent fait&nbsp;! Mais là Ozon adapte un des trois romans français les plus lus au monde&nbsp;!</p>



<p>Après, il y aura d’autres avant-premières.  Je voudrais parler de la <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">clôture </mark>notamment. Ce sera<em> Romaria</em> un film espagnol de <strong>Carla Simón</strong>. C’est une image de ce film qui fait l’affiche du festival.  Carla Simón est une réalisatrice catalane qu’on avait fait venir l’année des Catalanes ) C’ est son troisième long métrage ; il était en compétition à Cannes cette année.</p>



<p>Je parlerai encore de deux avant premières un peu plus particulières c’est <em>l’Ame idéale </em>d’ une jeune réalisatrice, <strong>Alice Vial</strong>. C’est une comédie fantastique avec notamment <strong>Jonathan Cohen. </strong>C’est&nbsp; l’histoire d’une jeune femme qui voit les morts et cela va entraîner une suite de péripéties très drôles. Ce sera la première projection du film en France. Je le recommande parce que c’est un film très touchant et puis autre avant-première&nbsp;: <em>Le Gang des Amazones</em> de <strong>Mélissa Drigeard. </strong>&nbsp;C’est tiré d’une histoire vraie des années 90. Dans le Vaucluse cinq jeunes filles avaient décidé pour des raisons matérielles et d’inconfort dans leur vie de braquer des banques&nbsp;: elles avaient pu continuer leur braquages parce que pour les policiers enquêteurs, le braquage c’était une affaire d’hommes, ils ne s’attendaient pas à pister des femmes. Là encore, un film très touchant qui décrit une misère sociale et montre comment elles en arrivent là. Il y a eu un documentaire sur le sujet et une émission de France Inter dans la série <em>Affaire sensible</em>. Je me suis aperçu qu’il y avait une grande fidélité à la réalité.&nbsp; La réalisatrice viendra avec une des vraies Amazones, qui est complètement réinsérée maintenant</p>



<p><em>Dernière question&nbsp;:&nbsp; je crois que l’année dernière pour la 46è édition vous aviez eu plus de 60000 spectateurs vous en attendez davantage cette année puisque vous voulez réunir tous les publics&nbsp;?</em></p>



<p>Écoutez si on arrive au même chiffre, on sera très contents. On retrouve un public fidèle. On essaie de le renouveler et de le convaincre de venir par un travail de prospection. On veut leur dire que tout public peut trouver chaussure à son pied à Cinemed où il y a aussi des films pour les enfants, des films en audio description. Bref on essaie de montrer que pour Cinemed, la contrainte géographique méditerranéenne est anecdotique parce qu’ on est bien dans un éclectisme des propositions dans lesquelles chacun peut se reconnaitre. On ne se repose pas sur nos acquis, ça c’est clair&nbsp;!&nbsp; On travaille de plus en plus avec collégiens, lycéen, étudiants. On essaie de les persuader que Cinemed, c’est l’endroit où il faut être à ce moment de l’année.</p>



<p>Entretien réalisé par ANNIE GAVA</p>



<p>Programme complet <a href="https://www.cinemed.tm.fr/le-festival"><strong>ICI</strong></a></p>
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		<title>Une Antigone d’or palestinienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Oct 2024 16:25:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La tâche du Jury de la 46e édition du CINEMED, présidé par la réalisatrice, scénariste Katell Quillévéré, n’a pas dû être facile car les 8 fictions présentées en compétition, très différentes, avaient toutes d’indéniables qualités. C’est au film du Palestinien, Mahdi Fleifel, To a Land Unknown qu’ils ont attribué le grand prix&#160;: l’Antigone d’or. Un [&#8230;]</p>
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<p>La tâche du Jury de la 46<sup>e</sup> édition du CINEMED, présidé par la réalisatrice, scénariste <strong>Katell Quillévéré,</strong> n’a pas dû être facile car les 8 fictions présentées en compétition, très différentes, avaient toutes d’indéniables qualités. C’est au film du Palestinien, <strong>Mahdi Fleifel</strong>, <em>To a Land Unknown</em> qu’ils ont attribué le grand prix&nbsp;: l’Antigone d’or. Un film, témoignage d’une réalité cruelle et universelle.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong> Reda et Chatila</strong></mark><br>Ils sont palestiniens et viennent d&rsquo;un camp de réfugiés au Liban : deux cousins, Chatila (<strong>Mahmood Bakri</strong>) et Reda (<strong>Aram Sabbagh</strong>), toujours avec son skate-board. Ils habitent dans un squat à Athènes et rêvent de pouvoir partir à Berlin. Mais sans papiers et sans argent, peu de chance d’y arriver. Il s’agit donc de s’en procurer. Les deux cousins multiplient les combines, promeneurs qu’on arnaque dans les parcs, vol de chaussures dans les magasins et revente, prostitution parfois. La somme d’argent qu’exigent les passeurs est d’autant plus difficile à obtenir que Reda a une fâcheuse tendance à se défoncer et à dilapider l’argent péniblement amassé. Chatila le plus responsable des deux, met consciencieusement de côté leurs gains car il espère pouvoir faire venir plus tard en Allemagne sa femme et son fils qui vivent encore dans un camp libanais. Il pique régulièrement des colères contre Reda, qui reste toutefois sa seule attache dans cette ville. Avec Malik (<strong>Mohammad Alsurafa</strong>), un jeune garçon de 13 ans, abandonné en Grèce et qui voudrait rejoindre sa tante en Italie, ils partagent quelques moments chaleureux, les seuls de cette vie de galère.<strong> Mahdi Fleifel </strong>les suit dans leur errance, dans une ville aux ruelles taguées, sales, loin des lieux emblématiques, dans des squats où s’entassent tous ceux qui sont là et voudraient partir, et que la caméra de <strong>Thodoris Mihopoulos</strong> filme, révélant leur misère.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Thriller nerveux</strong></mark></p>



<p><strong>Mahdi Fleifel </strong>s’est inspiré de faits réels, d’histoires vécues pour réaliser ce premier long métrage de fiction. « <em>Athènes me rappelait Beyrouth »</em> a précisé le cinéaste, né à Dubaï, élevé dans le camp libanais d&rsquo;Ain el Helweb qu’il avait évoqué dans son documentaire <em>A World Not Ours</em> en 2012. Quant à Chatila et Réda, superbement interprétés, ce sont George et Lennie, les personnages de <em>Des Souris et des hommes </em>de John Steinbeck<strong>,</strong> qui les ont inspirés : Mahdi Fleifel nous les a rendus attachants malgré leurs errements et leurs méfaits. « <em>Chatila, on est des monstres !</em> » reconnait Reda. Et comme le récite Abu Love, un des personnages, citant des vers de Mahmoud Darwich « <em>Tu n’as pas de frères, mon frère, pas d’amis, mon ami, pas de citadelle, pas d’eau, pas de médicaments […] Dans cet espace ouvert aux ennemis et à l’oubli, fais de chaque barricade un pays. »</em>. Ils nous font sourire aussi parfois, surtout Réda qui accumule les bêtises. À travers eux, le cinéaste parle bien évidemment du destin des Palestiniens, sanslourdeur, dans un rythme rapide, tel un thriller nerveux, ponctuant son film de moments à la limite du comique.</p>



<p> <em>« Lorsque nous avons entamé ce projet, les événements en Palestine venaient de reprendre. Cela a eu un impact profond sur nous tous, (…) Nous avons réalisé qu’il n’y avait rien à dissimuler. Nous avions le choix entre rester passifs, figés devant les informations, ou bien investir corps et âme dans la réalisation de ce film » </em>a déclaré le réalisateur au moment de sa présentation à la Quinzaine des cinéastes à Cannes.</p>



<p> Un film qui résonne encore plus fort en cette période.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><strong>Sortie en salles le 12 mars 2025</strong></p>
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		<title>Montpellier : un mercredi marocain à Cinemed</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Oct 2024 16:13:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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<p>C’est au cinéma Rabelais de Montpellier que cette journée du festival Cinemed a commencé, avec un premier film du programme «&nbsp;Courts métrages marocains&nbsp;». <em>Les Poissons du désert</em> d’<strong>Alaa Eddine Aljem </strong>nous a emmenés en plein cœur d’un désert du sud marocain, sous un soleil de plomb. Un père fossoyeur, une mère qui se meurt et un fils qui rêve de devenir pêcheur. Un film où les regards en disent plus que les mots.</p>



<p>On se retrouve ensuite dans les montagnes de l’Atlas, enneigées, où deux bergers, un père et un fils doivent sauver leur troupeau mais le village le plus proche est désert, à cause d’un phénomène étrange et inquiétant&nbsp;: <em>Qu</em><em>’importe si les bêtes meurent</em> de <strong>Sofia Alaoui</strong>. Le reste du programme nous a permis de découvrir les courts de <strong>Sofia El Khyari</strong>, dont le très beau <em>L’Ombre des papillons</em>, une rêverie nostalgique, au rythme de la saudade, des images peintes à la main, encre et aquarelle, des images où l’on sent la texture de la peau.&nbsp; On pouvait prolonger cette séance par l’exposition, <em>Aux sources de l’imaginaire</em> qui donnait à voir la matière derrière les créations des films d’animation de cette artiste plasticienne et cinéaste.</p>



<p>L’après midi, une table ronde, animée par <strong>Tewfik Hakem</strong>, a réuni des représentant.e.s de la jeune génération du cinéma marocain, bien équilibrée, trois femmes et trois hommes, accompagné.e.s par le «&nbsp;grand frère&nbsp;» , le modèle, <strong>Faouzi Bensaïdi</strong> dont on pouvait revoir <em>Mille mois</em> et <em>Déserts.</em></p>



<p>Y a-t-il continuité ou rupture par rapport à la génération précédente&nbsp;? La nouvelle génération est-elle plus audacieuse au niveau formel&nbsp;? Le changement de pays modifie t-il les imaginaires&nbsp;? Le cinéma reconnecte-t-il aves ses origines&nbsp;? Y a t-il censure pour certains films&nbsp;? Les coproductions sont elles une chance pour les cinéastes&nbsp;?</p>



<p>Durant presque deux heures, les cinéastes <strong>Alaa</strong> <strong>Eddine Aljem</strong> (<em>Le Miracle du Saint inconnu</em>)  <strong>Yasmine Benkiran</strong> (<em>Reines)</em> <strong>Ismaël El Iraki</strong> (<em>Burning Casablanca</em>), Sofia El Khyari, <strong>Asmae El Moudir</strong> (<a href="https://journalzebuline.fr/un-film-et-une-maquette/"><em>La Mère de tous les mensonges</em> </a> ) et le producteur-réalisateur <strong>Saïd Hamich Benlarbi</strong> (<a href="https://journalzebuline.fr/avec-la-mer-au-loin-cannes-debarque-a-marseille">La Mer au loin</a>)ont parlé de leur travail, de leurs imaginaires, de leurs aspirations et de leurs difficultés parfois. « <em>Quand on a quelque chose à raconter, on doit trouver une voie-voix .Un cinéaste ça résiste tous les jours ! </em>» a conclu le « grand frère »</p>



<p>Une rencontre qu’on pouvait encore poursuivre&nbsp; en allant voir la douzaine de longs métrages programmés lors de cette 46<sup>e</sup>&nbsp; édition de Cinemed.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p>Photo&nbsp; © A.G.</p>
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