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	<title>Archives des conférence - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des conférence - Journal Zebuline</title>
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		<title>Flamenco rebelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 08:23:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Le flamenco est un cri », lance Maria Pérez d&#8217;emblée. Un cri né au carrefour des cultures, dans les marges de l&#8217;Espagne du XVe siècle. Pendant des siècles, la Convivencia avait permis la coexistence de juifs, musulmans et chrétiens. Puis la Reconquista catholique met fin à cet équilibre : ceux qui ne se convertissent [&#8230;]</p>
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<p>« <em>Le flamenco est un cri</em> », lance Maria Pérez d&#8217;emblée. Un cri né au carrefour des cultures, dans les marges de l&rsquo;Espagne du XV<sup>e</sup> siècle. Pendant des siècles, la <em>Convivencia</em> avait permis la coexistence de juifs, musulmans et chrétiens. Puis la Reconquista catholique met fin à cet équilibre : ceux qui ne se convertissent pas sont expulsés ou tués. Gitans, juifs, musulmans et esclaves noirs se retrouvent alors soudés dans les marges, sous la pression. De cette communauté de déracinés naît un art transversal, à la fois musique, chant, danse et posture et dans lequel les costumes ont une grande importance. Le mot <em>flamenco</em> viendrait de l&rsquo;arabe <em>fellah mengo</em>, le paysan sans domicile fixe, ces déracinés des montagnes de Grenade, mêlés aux gitans, peuple expulsé d&rsquo;Inde au V<sup>e</sup> siècle et arrivé en Espagne dix siècles plus tard.</p>



<p>L&rsquo;histoire défile, illustrée d&rsquo;extraits vidéo : Carmen Amaya, gitane du Somorrostro de Barcelone, première à danser en pantalon ; Antonio Gades ; la dynastie des Farrucos ; Lola Flores, « <em>flamenca jusqu&rsquo;aux os</em> » sans être gitane. Maria Pérez remonte le fil : le triangle fondateur Séville-Cadix-Jerez, les cafés cantantes du XIX<sup>e</sup> siècle où les artistes commencent à vivre de leur art, l&rsquo;<em>ópera flamenca</em> des arènes dans les années 1920, puis le concours de <em>cante jondo</em> organisé à Grenade en 1922 par Manuel de Falla et García Lorca pour sauver le chant de la marchandisation.</p>



<p>Le chant flamenco est une forme particulière : des strophes de trois à cinq vers, brèves sophistiquées comme des haïkus, qui ouvrent une fenêtre sur une tranche de vie. Sous Franco, le flamenco bascule dans les « <em>espagnolades</em> » nationalistes, trahison d&rsquo;un art qui est, « <em>comme le jazz et le rap, une rébellion</em> ». Aujourd&rsquo;hui, des artistes comme Rocío Molina – elle s&rsquo;est publiquement déclarée lesbienne et a fait de son identité un matériau central de sa création au sein d’un art très codifié et genré – ou Israel Galván repoussent les frontières.</p>



<p>Pour clore la soirée, Justine Verlaque déroule les <em>palos</em> – soleá, alegrías, tango flamenco – et invite le public à frapper les palmas.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br> La conférence s’est déroulée le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">5 avril</mark> au <a href="https://www.centresolea.org/" type="link" id="https://www.centresolea.org/">centre Soléa</a>, Marseille.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
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		<title>Rêver plus fort</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Oct 2025 11:12:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pourquoi un plasticien organise-t-il un temps fort de trois jours sur l&#8217;un des plus grands philosophes du XXe siècle ? Marc Ragouilliaux, directeur de l&#8217;atelier-galerie Zemma, travaille depuis quelques années sur la perspective, explique-t-il : « j&#8217;ai alors, inévitablement, rencontré la question de l&#8217;utopie chez Ernst Bloch ».  Avant un concert hommage et une exposition de 50 photographies inédites, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pourquoi un plasticien organise-t-il un temps fort de trois jours sur l&rsquo;un des plus grands philosophes du XX<sup>e</sup> siècle ? <strong>Marc Ragouilliaux</strong>, directeur de l&rsquo;<a href="https://galeriezemma.fr/fr/accueil">atelier-galerie Zemma</a>, travaille depuis quelques années sur la perspective, explique-t-il : « <em>j&rsquo;ai alors, inévitablement, rencontré la question de l&rsquo;utopie chez Ernst Bloch</em> ». </p>



<p>Avant un concert hommage et une exposition de 50 photographies inédites, l&rsquo;artiste a convié <strong>Arno Münster</strong>, ami et grand spécialiste du penseur, à présenter sa pensée lors d&rsquo;une conférence. Particulièrement <em>Le principe espérance</em>, son œuvre majeure, rédigée en exil aux États-Unis, de 1938 à 1947, dans des conditions de très grande précarité. «&nbsp;<em>Juif au moment de l&rsquo;Holocauste, marxiste hétérodoxe en Allemagne de l&rsquo;Est, il faisait preuve d&rsquo;un engagement politique très fort. Sur sa pierre tombale, à Tübingen, est gravée la formule</em> « Penser c&rsquo;est transgresser »&nbsp;».</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Contre toutes les oppressions</mark></strong></p>



<p>Ernst Bloch voulait rendre le monde plus humain, plus fraternel, plus démocratique, et pour cela il mobilisait l&rsquo;utopie, comme capable d&rsquo;ouvrir le champ de l&rsquo;imaginaire et donc des possibles.</p>



<p>Les trois tomes du livre, insiste Arno Münster, sont un «&nbsp;<em>anti-poison contre la désespérance de l&rsquo;époque, malgré les victoires temporaires des autoritarismes. Nous sommes à nouveau dans une période de désenchantement, et avons donc du mal à comprendre cet optimisme militant, mais c&rsquo;est justement à présent que nous en avons besoin</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Le philosophe était convaincu que les artistes, notamment, sont capables de «&nbsp;<em>rêver en avant</em>&nbsp;», puis, par leurs œuvres, de stimuler les actions de résistance contre les conditions insupportables imposées par le fascisme ou le stalinisme. Un élixir de vigueur que, pourrions-nous ajouter aujourd&rsquo;hui, nous gagnerions aussi à opposer au capitalisme.</p>



<p>GAËLLE CLOAREC</p>



<pre class="wp-block-verse">La conférence d'Arno Münster a eu lieu le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">16 octobre </mark>dans l'auditorium de la Mairie du 1/7, en partenariat avec l'<a href="https://upop.info">Université populaire de Marseille Métropole</a> (Upop).</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société</em> ici </a></p>



<p></p>
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		<title>La démophobie en question</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Oct 2025 11:08:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Elle a nettement fait repartir à la hausse l&#8217;enthousiasme du public de la Semaine de la Pop Philosophie, XVIIe édition. Barbara Stiegler intervenant sur La philosophie et la haine de la démocratie, c&#8217;était décoiffant. « C&#8217;est un sujet un peu rugueux, expliquait-elle en préambule, qui m&#8217;oblige à penser contre moi-même. »  Pourquoi la philosophie haïrait-elle la démocratie&#160;? [&#8230;]</p>
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<p>Elle a nettement fait repartir à la hausse l&rsquo;enthousiasme du public de la <strong><em><a href="https://www.semainedelapopphilosophie.fr">Semaine de la Pop Philosophie</a></em></strong>, XVII<sup>e</sup> édition. <strong>Barbara Stiegler</strong> intervenant sur <em>La philosophie et la haine de la démocratie</em>, c&rsquo;était décoiffant. « <em>C&rsquo;est un sujet un peu rugueux</em>, expliquait-elle en préambule, <em>qui m&rsquo;oblige à penser contre moi-même.</em> » </p>



<p>Pourquoi la philosophie haïrait-elle la démocratie&nbsp;? Dès l&rsquo;origine, rappelle-t-elle, soit chez Platon, elle était suspecte. Étymologiquement, <em>demos/cratos</em> (en grec ancien, le pouvoir au peuple), c&rsquo;est bien beau, mais les passions dudit peuple ne sont-elles pas trop dangereuses&nbsp;? Résolument, si, répond le philosophe majeur de l&rsquo;Antiquité, qui préfère un idéal immuable, bien moins brouillon.&nbsp;</p>



<p>L&rsquo;allégorie de la caverne, que l&rsquo;on présente comme émancipatrice&nbsp;? «&nbsp;<em>Elle a pour but de discréditer la démocratie athénienne</em>&nbsp;», affirme Barbara Stiegler. Plus près de nous, «&nbsp;<em>on aurait pu espérer que Nietzsche saurait la penser&nbsp;: pas du tout. Il l&rsquo;a haïe lui aussi</em>&nbsp;». Car pout ce dernier, il faudrait valoriser les exceptions, contre la masse qui tire tout vers le bas et s&rsquo;agite continuellement, par dépit d&rsquo;être dominée. «&nbsp;<em>Le régime électif, depuis 1789, s&rsquo;est construit contre le risque démocratique. Les élus s&rsquo;exceptent du peuple.</em>&nbsp;»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Surgissements révolutionnaires</mark></strong></p>



<p>Résultat de deux siècles de représentativité&nbsp;: nous sommes globalement démophobes, selon la philosophe. «&nbsp;<em>Nous nous proclamons démocrates, mais nous n&rsquo;y croyons pas, en déléguant ainsi notre pouvoir.</em>&nbsp;» «&nbsp;<em>Même moi, j&rsquo;y ai cru&nbsp;!&nbsp;</em>», avoue-t-elle, avant de répondre à une professeure qui demande comment enseigner cela à ses classes de Terminale&nbsp;: «&nbsp;<em>Les élèves sont prêts à entendre que nous ne sommes pas en démocratie. Mais il faut bien toute l&rsquo;année scolaire pour lutter contre ce que martèle le programme du Baccalauréat</em>&nbsp;».</p>



<p>Alors comme ça, on nous aurait menti&#8230; En quoi croit donc désormais Barbara Stiegler&nbsp;? «&nbsp;<em>Le peuple est une réalité socio-historique, mais intermittente. Parfois, comme au moment de la Révolution française, ou avec les Gilets Jaunes, il surgit, il marque des points. Ça ne va pas de soi et nécessite toute une série de conditions. Ça implique de penser contre la discipline reine des sciences humaines, foncièrement démophobique, la philosophie.</em>&nbsp;» À en juger d&rsquo;après les applaudissements, les marseillais sont plutôt partants.</p>



<p>GAËLLE CLOAREC</p>



<pre class="wp-block-verse">La conférence de Barbara Stiegler a eu lieu le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 octobre</mark> à la <a href="https://www.bmvr.marseille.fr/notice?id=h%3A%3A514e621e-5d60-4b71-a51e-e329229660c9&amp;queryId=c837d91e-1634-46bb-9fd4-6b568d947eb1">BMVR Alcazar,</a> Marseille.</pre>



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		<title>Yennayer, une célébration amazighe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Feb 2025 10:06:40 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Diasporik. Yennayer, le nouvel an amazigh, se célèbre du 12 au 14 janvier selon les régions. Pourriez-vous expliquer les origines de cette célébration ?&nbsp;</strong><br><strong>Malika Assam.</strong> Yennayer est à la fois un ensemble de rituels et un moment qui s&rsquo;inscrit dans une certaine perception du temps. Dans l&rsquo;antiquité, c&rsquo;était&nbsp;le point de départ de l&rsquo;année agricole solaire et, avec la romanisation, ce jour s&rsquo;est confondu avec le 1<sup>er</sup> jour du calendrier julien. Il célèbre probablement le renouveau des jours à compter de l&rsquo;allongement de la durée diurne mais aussi un passage par <em>Tiwwura useggas</em> «&nbsp;les Portes de l’année&nbsp;» : on termine les récoltes de l&rsquo;année et il faut attendre celles à venir pour survivre. La nuit du nouvel an est vécue comme un moment de basculement. De nombreux&nbsp;rites familiaux&nbsp;visent notamment à écarter la famine. D&rsquo;où un repas aussi copieux que possible la veille&nbsp;de Yennayer : <em>Imensi n Yennayer </em>ou<em> Id Yennayer.&nbsp;</em></p>



<p><strong>Quelles ont été ses évolutions et quel est son sens aujourd’hui ? </strong><br>Dans des sociétés de moins en moins agricoles, Yennayer s’est adapté sous l&rsquo;influence du militantisme berbère/amazigh. Rappelons que jusqu’à la fin du XX<sup>e</sup> siècle les États du Maghreb se définissaient tous exclusivement comme arabes et musulmans. Contre cette définition, dès les années 1970, l&rsquo;association L&rsquo;Académie berbère a formalisé une ère amazighe en faisant coïncider cette célébration avec un événement historique : l&rsquo;intronisation du pharaon Sheshonq Ier en -950, un pharaon qui serait issu de l&rsquo;installation ancienne de Libyens orientaux en Égypte, et n’a pas tardé à devenir dans le discours militant un pharaon « amazigh ». </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="704" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo-ASSAM.jpg?resize=696%2C704&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-127342" style="width:280px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo-ASSAM.jpg?resize=1012%2C1024&amp;ssl=1 1012w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo-ASSAM.jpg?resize=296%2C300&amp;ssl=1 296w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo-ASSAM.jpg?resize=768%2C777&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo-ASSAM.jpg?resize=150%2C152&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo-ASSAM.jpg?resize=300%2C304&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo-ASSAM.jpg?resize=696%2C705&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo-ASSAM.jpg?resize=415%2C420&amp;ssl=1 415w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/02/photo-ASSAM.jpg?w=1053&amp;ssl=1 1053w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Malika Assam © X-DR</figcaption></figure>
</div>


<p>De fait, Yennayer s’est diffusé hors du cadre familial&nbsp;et a servi à revendiquer la dimension&nbsp;amazighe&nbsp;des&nbsp;populations. La célébration est devenue plus collective et a investi les espaces publics diversement, des fêtes villageoises en Kabylie à la célébration dans diverses mairies en émigration, pour revendiquer une place dans la cité&#8230; Avec la reconnaissance de l&rsquo;amazighité en Algérie et au Maroc, ce jour s’est institutionnalisé comme jour férié et permet de mettre la culture amazighe à l&rsquo;honneur (concerts, conférences, expositions d&rsquo;objets artisanaux ou ateliers de&nbsp;pratiques&nbsp;diverses…), au risque qu’elle soit commercialisée et&nbsp;folklorisée.&nbsp;Il y&nbsp;a finalement&nbsp;aujourd&rsquo;hui&nbsp;autant de Yennayers que d&rsquo;enjeux sociaux ou politiques !</p>



<p><strong>Les langues et cultures amazighes ont survécu à l&rsquo;émergence de l&rsquo;écrit, aux conquêtes arabes puis coloniales, ottomane et française. Comment les résistances se sont-elles opérées ?</strong><br>Les sociétés amazighes ne sont pas des sociétés orales, mais à dominante orale. Elles ont depuis longtemps connu la pratique de l&rsquo;écrit, y compris avec un alphabet propre qui a laissé de nombreuses inscriptions libyques : l’inscription dite «&nbsp;bilingue de Massinissa&nbsp;» date du II<sup>e</sup> siècle avant notre ère. Le libyque a ensuite donné les tifinaghs que les Imajaghen [<em>les Touaregs, ndlr</em>] ont continué à utiliser jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui.&nbsp;Même lorsque la conquête arabo-musulmane islamise la région et diffuse, très progressivement, la langue arabe, on voit apparaître la pratique de l&rsquo;écrit en langue berbère avec les caractères arabes, qui va&nbsp;perdurer dans certaines régions, comme le Souss au Maroc, jusqu’au XXe s.</p>



<p>Mais il est vrai que le canal privilégié pour la transmission de la mémoire collective et de la&nbsp;littérature a été l&rsquo;oralité. Dans des espaces où le mode de gouvernement n&rsquo;était pas celui d&rsquo;États centralisés, la cohabitation de plusieurs langues n&rsquo;était pas problématique. Elle l’est devenue lorsque la colonisation et les courants nationalistes qui lui répondent imposent le modèle de l&rsquo;État-Nation qui&nbsp;pose une équation : une nation = une langue&nbsp;= un État.</p>



<p><strong>Quelle a été l&rsquo;origine du déclenchement du printemps berbère en 1980 en Algérie?</strong><br>Cette équation explique qu&rsquo;à l&rsquo;indépendance, la berbérité a été perçue comme une menace à l&rsquo;unité nationale et occultée progressivement.&nbsp;Les gouvernements craignaient qu&rsquo;elle n&rsquo;appuie des revendications politiques. En parallèle, ils lancent les politiques dites d’«&nbsp;arabisation&nbsp;», vécues comme répressives notamment en Kabylie où l&rsquo;affirmation identitaire berbère est précoce et profondément ancrée dans toutes les couches de la population. Les jeunes étudiants qui peuvent à partir de la fin des années 1970 faire leurs études à Tizi-Ouzou sont particulièrement actifs. En 1980, une conférence qu&rsquo;ils avaient organisée autour de&nbsp;<em>Poèmes kabyles anciens</em>,&nbsp;ouvrage de &nbsp;l&rsquo;écrivain et anthropologue spécialistes des Berbères Mouloud Mammeri, est interdite officieusement par les autorités,&nbsp;et c&rsquo;est toute la région qui s&#8217;embrase pour défendre les «&nbsp;langues et cultures populaires&nbsp;» face à une répression violente.</p>



<p><strong>Quelles en ont été les conséquences, jusqu’à aujourd&rsquo;hui?</strong><br>Ce premier événement a secoué le monolithisme de la vie politique&nbsp;algérienne ; il a eu aussi des répercussions à l&rsquo;échelle locale où désormais, l&rsquo;affirmation berbère/amazighe en Kabylie se fait au grand jour. Plus largement, au&nbsp;Maghreb, cet exemple de mobilisation&nbsp;a renforcé les mouvements d&rsquo;affirmation identitaire qui ont fini par tisser de nombreux liens. Selon les régions et les États, les actions ont été plus ou moins réprimées mais «&nbsp;la langue et la culture amazighes» ont fini par être institutionnalisés en Algérie et au Maroc.<strong>&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Dans vos enseignements à l’université d’Aix-Marseille, quelles sont les disciplines mobilisées, en langue, en histoire… ?<br></strong>À l’Amu, les étudiants de diverses filières, notamment de la licence d&rsquo;arabe mais aussi des diverses spécialités en sciences humaines et sociales, peuvent s&rsquo;initier à la langue berbère, avec cette année deux langues possibles en initiation, le rifain et le kabyle. Ils peuvent continuer cet apprentissage pendant 3 ans. Par ailleurs, il y a deux cours sur l’histoire, ancienne et contemporaine, des mondes berbères et deux cours pour s&rsquo;initier à la linguistique et aux enjeux sociolinguistiques. Enfin, le parcours Moyen Orient-Maghreb du master Langues et sociétés initie aux enjeux des études berbères/amazighes aujourd’hui. Et il est possible de se spécialiser en études berbères grâce à un diplôme en partenariat international qui prévoit un semestre en mobilité à l&rsquo;université de Naples l&rsquo;Orientale.</p>



<p><strong>Quels sont les profils de vos étudiants,&nbsp;aujourd&rsquo;hui ?</strong><br>Les étudiants sont en majorité issus des migrations maghrébines en France, de familles berbérophones et aussi aujourd&rsquo;hui d’arabophones qui s&rsquo;intéressent à cette autre langue&nbsp;du Maghreb. Mais il y a aussi quelques étudiants qui n’ont pas de lien particulier avec le Maghreb et qui au regard de leurs projets d&rsquo;étude, souhaitent s&rsquo;initier à cette langue et aux dynamiques amazighes.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SAMIA CHABANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Yennayer, nouvel an berbère<br></em></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">1<sup>er</sup> février</mark>, Conférence à17h30 suivie d’un concert à 19 h de Nouredine Chenoud<br><a href="https://www.google.com/search?client=safari&amp;rls=en&amp;q=Maison+des+associations%2C&amp;ie=UTF-8&amp;oe=UTF-8">Maison des associations,</a> Marseille<br><em>À l’initiative de l’association Coup de soleil </em></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société</em> ici </a></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Nos articles Diasporik, conçus en collaboration avec <a href="https://ancrages.org">l’association Ancrages</a> sont également disponible en intégralité sur leur site</p>



<p></p>
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		<title>Fières d’être Marseillaises</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Oct 2024 09:59:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Alcazar]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sa première édition, le festival Bouger les lignes qui veut mettre en valeur les femmes et leur histoire a connu un grand succès. Concerts, rencontres se sont succédé avec un public au rendez-vous, en particulier lors de la conférence à l’Alcazar sur le Dictionnaire des Marseillaises. L’histoire de l’ouvrage est un périple qui suit [&#8230;]</p>
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<p>Pour sa première édition, le festival <strong><em>Bouger les lignes</em></strong> qui veut mettre en valeur les femmes et leur histoire a connu un grand succès. Concerts, rencontres se sont succédé avec un public au rendez-vous, en particulier lors de la conférence à l’Alcazar sur le<em> Dictionnaire des Marseillaises.</em> L’histoire de l’ouvrage est un périple qui suit celle du féminisme dans la région. Il commence à la fin des années 1970 autour d’un petit groupe bénévole de chercheuses et de responsables d’associations qui souhaitent donner de la visibilité aux femmes. « <em>Il existait un dico des Marseillais mais seules 25 femmes y étaient répertoriées </em>» explique Éliane Richard pionnière dans l&rsquo;introduction de la recherche sur les femmes dans le cursus universitaire aixois. Ils – surtout elles – se réunissent, organisent des colloques pour partager les informations – Internet et l’accès aux archives en ligne n’existe pas –, éditent des publications et créent l’association les Femmes et la Ville. Une première édition sort en 1999 sous le titre <em>Marseillaises 26 siècles d’histoires</em>, puis une deuxième en 2013 pour l’année de Marseille Capitale de la culture. La 3<sup>e</sup> édition sera publiée en janvier 2025 mais est déjà en vente par souscription (Éditions Gaussen). </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="480" height="720" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/10/download-2.jpg?resize=480%2C720&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-125508" style="width:350px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/10/download-2.jpg?w=480&amp;ssl=1 480w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/10/download-2.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/10/download-2.jpg?resize=150%2C225&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/10/download-2.jpg?resize=300%2C450&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/10/download-2.jpg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w" sizes="(max-width: 480px) 100vw, 480px" /></figure>
</div>


<p>«&nbsp;<em>S’il présente les femmes nées à Marseille, comme la résistante Bertie Albrecht, nous parlons aussi de celles qui ont marqué la ville</em> » explique l’historienne Catherine Marand-Fouquet&nbsp;; des «&nbsp;passantes&nbsp;» comme l’architecte Zaha Hadid, créatrice de la tour CMA CGM,&nbsp; Simone de Beauvoir affectée au Lycée Montgrand en 1932, qui aimait la ville et y revenait régulièrement avec un certain Jean-Paul Sartre, Pépita Carpena, réfugiée espagnole anarchiste, Julia Pirotte, photographe de la seconde guerre mondiale, Anna Seghers ou Ovsanna Kaloustian, décédée à 106 ans, qui fut l’une des dernières survivantes du génocide arménien. L’ouvrage s’intéresse aussi aux collectifs, celui des poissonnières ou des vendeuses de limaçons et à celles qui sont devenues des symboles : Ces «&nbsp;dames&nbsp;» qui défendirent la ville en 1524 de l’invasion de Charles Quint, Notre-Dame de la Garde ou Gyptis, du mythe fondateur de la ville. L’occasion de redécouvrir des femmes extraordinaires&nbsp;: La Taglioni, Berthe Sylva et Régine Crespin et d’en découvrir d’autres comme la peintre Françoise Duparc (1726-1778) ou Françoise Ega, ouvrière, écrivaine et défenseuse des personnes migrantes.</p>



<p>ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse">La conférence s’est tenue à l’Alcazar le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">1<sup>er</sup> octobre</mark>.</pre>
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		<title>DIASPORIK : Comment décoloniser les arts ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Mar 2024 09:00:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les «&#160;procès du siècle&#160;» sont devenus des rendez-vous incontournables pour les amateurs de questions contemporaines en quête de débat qualitatif&#160;: les échanges s’y construisent autour de l’argumentation et la présentation de pièces à conviction, invoquées sous forme d’œuvres, de témoignages, voire de photos de famille… L’espace de délibérations fait la part belle aux citoyens, conservateurs [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les «&nbsp;procès du siècle&nbsp;» sont devenus des rendez-vous incontournables pour les amateurs de questions contemporaines en quête de débat qualitatif&nbsp;: les échanges s’y construisent autour de l’argumentation et la présentation de pièces à conviction, invoquées sous forme d’œuvres, de témoignages, voire de photos de famille… L’espace de délibérations fait la part belle aux citoyens, conservateurs et chercheurs dans une savante articulation. La commission d&rsquo;enquête et la restitution du débat contradictoire étaient assurées le 11 mars par les élèves de seconde du Lycée Pierre-Gilles de Gennes de Digne-les-Bains.&nbsp;</p>



<p>Restitution, hommage public dans la toponymie, patrimoine statuaire, étaient interrogés. Des questions qui illustrent les combats et agitent nos sociétés contemporaines.&nbsp;Le titre «&nbsp;Décoloniser les arts : déboulonnage ou pédagogie ?&nbsp;» semblait annoncer un débat clivé, mais c’est autour d’expertes du sujet que se tient le procès mené par Rokhaya Diallo. Faut-il faire du «&nbsp;cas par cas&nbsp;», traiter une allégorie de la même façon que la statue d’un militaire ayant massacré des populations civiles sous l’esclavage ou les guerres coloniales&nbsp;?</p>



<p>Qui sont ces personnalités qui ont assuré leur postérité et mobilisé la souscription citoyenne, pour que le récit national&nbsp;garde leur trace ? Faut-il rééquilibrer en genre, origine et personnalités locales ou plus radicalement, «&nbsp;renverser la table&nbsp;» et ne plus laisser l’empreinte de ceux qui commis l’inacceptable au «&nbsp;nom de la patrie reconnaissante&nbsp;»&nbsp;?</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Interroger la « radicalité »</mark></strong></p>



<p>Eva Doumbia (autrice, metteuse en scène, comédienne), membre fondatrice du collectif d&rsquo;artistes Décoloniser les arts, invite à interroger les pratiques artistiques à l’aune des «&nbsp;rapports raciaux&nbsp;» hérités de la colonisation française et de l&rsquo;histoire de l&rsquo;esclavage. Elle préconise de poursuivre cette sensibilisation comme une démarche à la fois personnelle et collective et d’analyser la colonialité à l&rsquo;œuvre dans le monde des arts et de la culture en France, en s’appuyant sur l’ouvrage <em>Décolonisons les arts&nbsp;!</em> de Leila Cukierman, Gerty Dambury et Françoise Vergès. Pour Nacira Guénif-Souilamas, autrice d’essais de sociologie sur la question des représentations qui font date, il s’agit de s’émanciper d’une occultation délibérée en articulant pédagogie et interpellation, et de démystifier l’idée que nos institutions patrimoniales «&nbsp;prennent soin&nbsp;» des objets collectés dans les colonies.</p>



<p>Il s’agit de décentrer le regard et d’admettre que la dépossession et la scénographie encore écrasante soient dénoncées.&nbsp;</p>



<p>La radicalité des postures est souvent interrogée dans le champ de la recherche universitaire ou de l’action militante autour des dialogues féministes décoloniaux, ou des préconisations autour des restitutions. Ces évolutions, souvent qualifiées de «&nbsp;radicales&nbsp;», ont produit de nouvelles formes de savoirs qui diffusent durablement la pensée décoloniale.&nbsp;</p>



<p>SAMIA CHABANI</p>



<pre class="wp-block-verse">La conférence « Décoloniser les arts : déboulonnage ou pédagogie ? » s’est tenue le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 mars</mark> au Mucem, Marseille</pre>
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		<title>« Ce sont les fauteurs de guerre qui veulent tout compliquer »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Renaud Guissani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Feb 2024 15:28:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
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		<category><![CDATA[Face à la guerre : Israël / Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Pierre Filiu]]></category>
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		<category><![CDATA[Vincent Lemire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Depuis le 7 octobre, il est très difficile de parler de la question palestinienne&#160;», observe l’historien Vincent Lemire. Au Mucem, ce spécialiste du conflit israélo-palestinien et son confrère Jean-Pierre Filiu essayent de prendre du recul par rapport à cette date de l’attaque du Hamas contre Israël, car l’histoire n’a pas commencé là, loin s’en faut. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>«&nbsp;Depuis le 7 octobre, il est très difficile de parler de la question palestinienne&nbsp;», observe l’historien <strong>Vincent Lemire</strong>. Au Mucem, ce spécialiste du conflit israélo-palestinien et son confrère <strong>Jean-Pierre Filiu</strong> essayent de prendre du recul par rapport à cette date de l’attaque du Hamas contre Israël, car l’histoire n’a pas commencé là, loin s’en faut. Le journaliste modérateur de la soirée <strong>Thomas Legrand</strong> propose aux invités de dégager eux-mêmes leurs dates, de signifier ce qu’ils considèrent comme le début de la problématique israélo-palestinienne. &nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Quelles clés ? </mark></strong></p>



<p>Pour Jean-Pierre Filiu, un commencement peut être daté en 1917 avec la Déclaration de Balfour. Cette promesse de «&nbsp;foyer national&nbsp;» pour les Juifs qu’établit l’ex-ministre des Affaires étrangères britannique est en effet très déterminante pour la suite des événements. Elle préfigure l’établissement du mandat britannique sur la Palestine, la création de l’Etat d’Israël en 1947 par l’ONU.&nbsp;</p>



<p>Vincent Lemire remonte quant à lui beaucoup plus loin dans le temps, en s’intéressant à la genèse du sionisme chrétien. Celui-ci explique en partie le soutien inconditionnel des Etats-Unis à Israël, à l’image de Truman qui au-delà d’avoir grandement aidé à la création d’Israël, se prenait réellement pour Cyrus, le roi perse qui permit le retour de la population juive à Jérusalem en 539&nbsp;! Aujourd’hui, comme le rappelle Vincent Lemire, 95% des armes israéliennes sont fournies par les Etats-Unis.&nbsp;</p>



<p>Parmi les autres dates et événements marquants mentionnés, on retrouve bien sûr la Nakba, cet exode palestinien de 1948 qui voit entre 700000 et 750000 arabes chassés de leurs terres. Face au discours de certains qui regrettent que les Palestiniens n’aient pas accepté le plan de partage de la Palestine de 1947, Vincent Lemire répond&nbsp;: «&nbsp;les acteurs ne peuvent faire qu’avec l’équation qu’ils ont sous les yeux&nbsp;!&nbsp;». En effet, avec notre regard actuel, il est facile de regretter qu’un accord n’ait pas été trouvé, or le plan était au désavantage des Palestiniens. Là est toute l’utilité du discours de l’historien qui rappelle que les acteurs s’inscrivent dans le présent et font des paris.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La solution sera politique ou ne sera pas </mark></strong></p>



<p>Dans l’enclave palestinienne de Gaza où les guerres et les massacres s’enchaînent, peut-on encore croire à une issue&nbsp;? «&nbsp;Peut-on rester optimiste quand il y a deux messianismes politiques qui se font face&nbsp;?&nbsp;», demande Thomas Legrand aux deux historiens. Au-delà du pessimisme ou de l’optimisme, Jean-Pierre Filiu s’en remet au politique. «&nbsp;Quels que soient les torrents de sang qui couleront, la solution sera politique&nbsp;» indique-t-il. A propos de la question israélo-palestinienne il ajoute à la surprise générale&nbsp;: « c’est compliqué mais c’est relativement simple, ce sont les fauteurs de guerre qui veulent tout compliquer&nbsp;». Selon Vincent Lemire, la solution doit venir de la communauté internationale. «&nbsp;C’est elle qui a paramétré ce conflit, c’est elle qui doit s’interposer et le résoudre&nbsp;», juge-t-il.&nbsp;</p>



<p>Des vœux qui ne semblent malheureusement pas prêts d’être exaucés, à l’heure où Rafah se fait écraser dans un silence assourdissant.&nbsp;</p>



<p>RENAUD GUISSANI&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse">La conférence <em>Face à la guerre : Israël / Palestine </em>s’est tenue le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 février</mark> au Mucem, Marseille</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Pour aller plus loin : </strong><br>Lire <em>Comment la Palestine fut perdue. Et pourquoi Israël n'a pas gagné. Histoire d'un conflit (XIX<sup>e</sup>-XXI<sup>e</sup> siècle)</em> <strong>Jean-Pierre Filiu</strong>, Seuil, 2024</pre>
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		<title>RENCONTRES D&#8217;AVERROÈS : « Le poète est l’infini conservateur du visage des vivants »</title>
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		<pubDate>Thu, 16 Nov 2023 11:00:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. « Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égard ni patience », disait René Char. Est-ce que cette phrase pourrait résumer sa pensée poétique et politique ? Olivier Belin. C’est vrai que c’est une phrase très significative. Je dirais que l’œuvre de Char  est située au cœur des grands enjeux du [&#8230;]</p>
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<p><strong>Zébuline.</strong> <strong>« <em>Ce qui vient au monde pour ne rien troubler ne mérite ni égard ni patience</em> », disait René Char. Est-ce que cette phrase pourrait résumer sa pensée poétique et politique</strong> <strong>?</strong></p>



<p><strong>Olivier Belin.</strong> C’est vrai que c’est une phrase très significative. Je dirais que l’œuvre de Char  est située au cœur des grands enjeux du XX<sup>e</sup> siècle parce qu’il a connu les mouvements d’avant-gardes comme le surréalisme, évidemment la Seconde Guerre mondiale dans laquelle il a combattu en tant que résistant. Il s’est affronté à la question du totalitarisme. Il est aussi précurseur dans les combats écologiques car il a pris très tôt conscience de la fragilité des milieux dans lesquels nous vivons. Sa poésie est une volonté de résister à toutes les formes d’obscurantisme et de toujours affirmer la vie. Il a cette phrase qui le résume bien : « <em>le poète est l’infini conservateur du visage des vivants</em> ».</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p><strong>« Dans nos ténèbres, il n’y a pas une place pour la Beauté. Toute la place est pour la  Beauté» </strong></p><cite><strong>René Char</strong></cite></blockquote></figure>



<p><strong>Vous avez écrit « l’actualité tragique de l’histoire rend insupportable toutemanifestation littéraire et impose le silence au poète » ; Pourtant Char n’a jamais cessé d’écrire,n’est-ce pas un peu contradictoire?</strong></p>



<p>Effectivement, lorsqu’il s’engage dans le maquis, il ne cessera pas d’écrire. En réalité, il écrira   des poèmes, en particulier le recueil <em>Seul demeure </em>paru en 1945. C’est un recueil qui, par certains aspects, est un peu testamentaire. Il veut élever un monument à la poésie au cas  où il viendrait à mourir. Au début des années 1940, il hésite encore à publier mais va peu à peu   renoncer parce qu’il faut, premièrement, passer la censure de Vichy et il ne veut surtout pas faire ça. Il ne veut pas non plus écrire dans les revues de la Résistance parce qu’il ne se reconnaît pas dans la poésie qui s’y publie. C’est là qu’intervient son silence. Finalement, la période est tellement ignoble qu’il se dit que seul le combat compte et que s’il doit publier, ce  sera une fois libéré. Une fois que la parole sera véritablement libre.</p>



<figure class="wp-block-pullquote"><blockquote><p><strong>« Obéissez à vos porcs qui existent, je me soumets à mes dieux qui n’existent pas ».</strong></p><cite><strong>René Char</strong></cite></blockquote></figure>



<p><strong>Est-ce une forme de résistance, pour lui, que d’avoir voulu s’affranchir de l’image de  « poète résistant » et de la légitimité qu’elle confère?</strong></p>



<p>Quand il publie ses recueils, <em>Seul demeure </em>en 1945 et <em>Feuillets d’Hypnos </em>en 1946, il ne veut  pas apparaître comme un poète de la Résistance de la même manière que Louis Aragon ou Paul Éluard.  De fait, c’est un poète résistant, il appartient à la Résistance. Cela lui donne une légitimité et un écho qui va le faire connaître. Mais il dira qu’avec <em>Feuilletsd’Hypnos</em>il n’a pas voulu faire un  papier du type cocardier, patriotique ou même résistant. Il ne veut pas non plus d’une poésie  qui soit trop versifiée comme Aragon. Il a donc une forme de résistance à être assimilé à la Résistance. Pour lui, la poésie est résistance dans tous les  temps, dans tous les lieux, dans toutes les périodes historiques.</p>



<p>LAURY CAPLAT ET RENAUD GUISSANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">AU PROGRAMME</mark></strong><br>Le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 novembre</mark> à 20h30 au théâtre de La Criée, l’actrice Anne Alvaro fera vivre l’expérience de sa lecture singulière du poète. En hommage à René Char, elle portera la voix et la volonté d’une liberté. Celle pour laquelle René Char, par les armes comme par les mots, s’est battu tout au long de sa vie. De sa résistance « en vers » et contre tout, la poésie de Char dit la division et l’indicible, à travers des lignes où la guerre et l’horreur sont choses fragiles. Quelle place pour la poésie en temps de résistance ? Retour sur l’histoire du  poète.</pre>
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		<title>Flamenco Azul et la Provence dit olé !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Ludovic Tomas]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Apr 2023 09:15:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À peine quatre ans d’existence pour Flamenco Azul et déjà cette impression que le festival a toujours fait partie du paysage culturel non seulement marseillais mais aussi de la région. L’alchimie entre le Centre Solea et Arts et Musiques en Provence fut si immédiate et naturelle, que la manifestation transpire la passion et la détermination [&#8230;]</p>
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<p>À peine quatre ans d’existence pour <strong><em>Flamenco Azul</em></strong> et déjà cette impression que le festival a toujours fait partie du paysage culturel non seulement marseillais mais aussi de la région. L’alchimie entre le Centre Solea et Arts et Musiques en Provence fut si immédiate et naturelle, que la manifestation transpire la passion et la détermination de ses deux coproducteurs. Il faut dire aussi qu’à Marseille et au-delà dans le Sud-Est, le flamenco étant une réalité culturelle fortement ancrée, l’arrivée d’un festival enfin ambitieux qui lui est dédié ne pouvait que connaitre le succès voire susciter une attente entre deux éditions. Fidèle à sa ligne populaire, savante et solidaire, <em>Flamenco Azul</em> gravit encore quelques échelons qualitatifs avec cette cinquième cuvée au thème annonciateur d’audace, d’ouverture et de générosité&nbsp;: «&nbsp;Le flamenco invite&nbsp;». «&nbsp;<em>Au bout de quatre éditions, nous osons nous lancer dans un programme où le flamenco va inviter d’autres musiques et d’autres genres&nbsp;</em>», explique Maria Pérez, directrice du festival et cofondatrice du Centre Solea, rappelant une autre des raisons d’être de l’événement, son engagement en direction des «&nbsp;<em>publics éloignes de la culture&nbsp;</em>». Au total, une vingtaine de propositions artistiques ou de transmission sont accueillies dans une quinzaine de lieux, pendant près de quatre semaines de festivités&nbsp;itinérantes en Provence-Alpes-Côte d’Azur !</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une ode à la liberté</mark></strong><br>Un marathon d’éclectisme où musique, chant, et danse, expositions et projections, conférence, stage et scène ouverte satisferont un large public, entre têtes d’affiche, création contemporaine hybride et rendez-vous conviviaux – pour certains gratuits. Parmi ceux-ci, le concert jam, un classique du festival, hébergé par un autre lieu marseillais estampillé flamenco – et surtout pas concurrent – La Mesón (31 mars). La veille, et toujours en entrée libre (sur réservation&nbsp;: <a href="mailto:reservation@theatredescalanques.com">reservation@theatredescalanques.com</a>), l’Orchestre national de Cannes, rien que ça, se déplace au Théâtre des Calanques pour interpréter <em>L’amour sorcier</em>, du compositeur emblématique Manuel De Falla (30 mars). Cette «&nbsp;gitanerie musicale&nbsp;» est introduite par une restitution d’atelier de danse menée par Maria Pérez avec des élèves de seconde du lycée de l’Olivier. Place aux poids lourds de la programmation, <em>Antipodas</em> (1<sup>er</sup> avril, Friche la Belle de Mai), spectacle qui a déjà séduit les scènes de Séville et Nîmes. Les sœurs jumelles chiliennes <strong>Florencia Oz</strong> et <strong>Isidora O’Ryan</strong>, l’une danseuse, l’autre violoncelliste, explorent le mythe du double, de la dualité à travers un dialogue intime où s’entremêlent voix, cordes et mouvements. Le lendemain, au même lieux, <em>The Game</em> réunit le danseur et chorégraphe <strong>Jesús Carmona</strong>, <strong>José Valencia</strong> au <em>cante</em> et <strong>Juan Requena</strong> à la guitare. Le trio joue autant qu’il jouit de son art dans ce spectacle conçu comme une ode à la liberté de créer à l’intérieur même du langage flamenco. Deux événements qui confirment la volonté du festival de donner à voir à Marseille des productions flamenco de stature internationale.<br><br>Autre temps fort, la venue à la Cité de la Musique, en exclusivité pour le festival, de <strong>Pepe Fernández</strong> (8 avril). Pour la sortie de son nouvel album, <em>Cautivao</em>, le musicien français que l’Espagne nous envie, a voulu montrer qu’il joue dans la cour des grands et s’entoure sur scène d’artistes transpyrénéens qu’il admire. Et pas des moindres&nbsp;: <strong>Rafael de Utrera</strong> au chant, <strong>Jacobo Sanchez</strong> aux percussions, <strong>Nene Maya</strong> à la basse et <strong>Los Mellis</strong> aux incontournables palmas et chœurs. On reste en France avec <em>El Cavretico</em>, concert concocté par la compagnie Nine Spirit du saxophoniste, chercheur et directeur de conservatoire <strong>Raphaël Imbert</strong> (15 avril, Théâtre Toursky). C’est peut-être la proposition qui illustre le plus concrètement l’idée d’un flamenco invitant. Avec son titre qui désigne un chant sépharade en ladino, cette langue judéo-romande dérivée du vieux castillan et de l’hébreu, ce spectacle relie le flamenco aux musiques classiques, jazz et improvisées. Outre Raphaël Imbert, on peut y entendre un autre saxophoniste, <strong>Max Atger</strong>, la pianiste <strong>Amandine Habib</strong>, le percussionniste <strong>Jean-Luc Di Fraya</strong>. Et voir, se délecter de la danse d’<strong>Ana Pérez</strong>. Celle qui, passée par la compagnie Grenade de Josette Baïz puis devenue chorégraphe à son tour, est en train de montrer, au-delà de sa technique imparable, la finesse et la profondeur de sa créativité. Elle est également présente dans la programmation avec ses deux premiers projets personnels, deux solos dansés dans lesquels explose son talent&nbsp;: <em>Répercussions</em> (16 avril, Espace Comédia, Toulon) et sa dernière création <em>Concerto en 37.5</em> (14 avril, Espace Robert Hossein, Grans). Qu’elle soit française et marseillaise n’entre pas ici dans le débat, elle est avant tout une grande artiste à découvrir sans plus attendre.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La flamme gitane</mark></strong><br>L’affiche de <em>Flamenco Azul</em> ne serait pas si fournie sans sa démarche collaborative avec d’autres structures telles que le festival <em>Mus’iterranée</em> [lire en page III]. Deux dates communes sont annoncées&nbsp;: <em>Cuento el Flamenco</em> (5 avril, Maison des Arts, Cabriès) et <em>¡Venga Ya&nbsp;!</em> (7 avril, Amphithéâtre La Manufacture, Aix-en-Provence). Dans le premier, le danseur <strong>Kuky Santiago</strong>, <strong>Melchior Campos</strong> (chant) et <strong>Lenny Creff</strong> (guitare) rendent hommage aux légendes qui ont écrites les plus grandes pages du flamenco «&nbsp;traditionnel&nbsp;». Le second propose un tablao à la mode sévillane mais avec la crème de la jeune scène française autour des danseurs <strong>Luca el Luco</strong> et <strong>Céline Daussan</strong>.<br><br>Recréer l’ambiance et la qualité des tablaos espagnols, c’est aussi ce qui a bâti la réputation du Centre Solea. Ce dernier remet les couverts en accueillant la danseuse d’exception <strong>Karime Amaya</strong> (21 et 22 avril), mexicaine et petite nièce du mythe Carmen Amaya. L’occasion d’admirer l’exposition <em>Balade flamenca</em> de <strong>Jean-Louis Duzert</strong>, considéré comme le photographe majeur du flamenco en France, visible pendant toute la durée du festival.<br><br>S’il est difficile de citer tous les événements imaginés par Maria Pérez et son équipe, il y a en a un qui doit être particulièrement souligné, le 20 avril, à Port-de-Bouc. C’est l’hommage, à travers une conférence, un récital et un film, à la communauté gitane de notre région sans qui la flamme du flamenco ne serait peut-être pas aussi vive dans nos territoires. Une histoire, qui comme toutes les histoires de migration, est traversée de souffrance et de dignité. Des mots qui collent si bien au flamenco.</p>



<p>LUDOVIC TOMAS</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Flamenco Azul</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 23 avril<br></mark>Divers lieux<br>Marseille et Région Sud<br><a href="http://festivalflamenco-azul.com">festivalflamenco-azul.com</a></pre>
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