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	<title>Archives des David Kadouch - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des David Kadouch - Journal Zebuline</title>
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		<title>Respiration commune</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 14:53:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est à une exploration généreuse et subtile du répertoire clarinette-piano que David Kadouch et Pierre Génisson nous ont conviés ce 20 septembre. Du romantisme allemand le plus irréductible à ses déclinaisons françaises, le duo convoque des couleurs et des esthétiques voisines, portées par une entente et une musicalité tangibles. Si l’on pourra regretter l’absence de [&#8230;]</p>
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<p>C’est à une exploration généreuse et subtile du répertoire clarinette-piano que <strong>David Kadouch </strong>et <strong>Pierre Génisson </strong>nous ont conviés ce 20 septembre. Du romantisme allemand le plus irréductible à ses déclinaisons françaises, le duo convoque des couleurs et des esthétiques voisines, portées par une entente et une musicalité tangibles.</p>



<p>Si l’on pourra regretter l’absence de De Falla au programme, au profit de Poulenc, force est de constater que le programme se révèle peut-être plus cohérent ainsi. Dans les pièces de fantaisie de Schumann, la clarinette de Pierre Génisson demeure souple, précise et chantante&nbsp;; elle laisse toute la place au piano de David Kadouch pour déployer sa précision et la clarté de ses lignes. Le jeu reste lumineux, sans surcharge expressive. Le choix d’un tempo vif et d’un phrasé limpide donne à l’ensemble un caractère presque chambriste, loin des visions tourmentées ou de la dualité d’humeurs que d’autres interprétations ont davantage soulignées. Sur Brahms, c’est encore le goût de la clarté qui prime. Les attaques sont nettes, les silences bien posés, les respirations communes&nbsp;: une lecture droite, presque beethovénienne qui secoue quelque peu les murs rigides de la Salle La Major.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mélancolies françaises</mark></strong></p>



<p>Au retour de l’entracte, on est toujours en terrain romantique, mais de l’autre côté du Rhin. La sonate de Camille Saint Saëns est ici d’une densité et d’une tension remarquables. Le <em>Lento </em>terrasse l’auditoire par sa gravité et sa profondeur, avant que la légèreté et la virtuosité du dernier mouvement ne nous ramènent à la surface. La sonate de Poulenc conclut en beauté le concert&nbsp;: composée peu avant sa mort, et destinée alors à Leonard Bernstein et Benny Goodman, la pièce surprend par l’originalité de sa structure et les joyeux dérèglements de son langage. Pas d’ironie soulignée ni de rupture exagérée dans cette interprétation fidèle et délicate&nbsp;: les traits jazzés sont habilement suggérés, les couleurs mouvantes soigneusement dessinées. Le bis, la très belle berceuse <em>Wiegala</em> d’Ilse Weber – chant d’exil, chant d’adieu composé à Theresienstadt – s’impose sans mot, juste par la retenue.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> <strong>D’une génération à l’autre</strong></mark></p>



<p>Dimanche 28 septembre à 11h, au Foyer Ernest Reyer de l’Opéra de Marseille, Marseille Concerts accueillera <strong>Ryan Wang</strong>. Âgé de 17 ans, le pianiste canadien s’apprête à participer au Concours Chopin de Varsovie, où il compte parmi les favoris. À Marseille, il présentera un programme chopinien ambitieux : les <em>24 Préludes op. 28</em> et les <em>Variations « Là ci darem la mano » op. 2</em>, hommage du pianiste monomaniaque à Mozart et sa monumentale œuvre opératique (<a href="https://journalzebuline.fr/la-jeunesse-est-profonde/">voir notre compte-rendu de ce récital à <em>La Vague Classique </em>ici)</a></p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse">Le concert a eu lieu le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 septembre</mark> dans la Salle La Major du Palais du Pharo dans le cadre de la saison de <a href="https://www.marseilleconcerts.com">Marseille concerts</a> </pre>



<p>Retrouvez nos articles <em>Musiques</em> ici </p>
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		<title>Le printemps orageux d’Israel Galván</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alice Rolland]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Mar 2023 09:56:51 +0000</pubDate>
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<p>La feuille de salle donne le ton. Écrit en gros&nbsp;: <strong>Israel Galván</strong>. Le titre ? <em>La Consagración de la Primavera</em>, sous-titré en français&nbsp;«&nbsp;<em>Le Sacre du Printemps</em>&nbsp;». Le public est bien là pour voir la star du flamenco. Ses fans comme ses détracteurs. Sur la scène trônent deux pianos dans la pénombre. À pas discrets, les musiciens <strong>David Kadouch</strong> et <strong>Guillaume Bellom</strong> s’installent. Les notes s’échappent de leurs instruments tandis qu’un bruit sourd tonne comme une mesure démesurée. Bien sûr, c’est l’œuvre d’Israel Galván, habillé de noir, une fleur dans les cheveux. La mélodie de Stravinsky se révèle aussi musicale que rapide, alors que le danseur enchaîne des mouvements ultra-rythmés, fluides, nerveux et d’une grâce absolue. Sa signature en quelque sorte. Pourtant, tout semble évoluer en désaccord : la partition jouée à quatre mains et la chorégraphie traversée de fulgurantes réminiscences classiques.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Tellurique</mark></strong><br>Les pianos ralentissent avant que les notes ne dégringolent à nouveau. Bien que Galván soit temporairement absent de la scène, on repense aux mouvements qu’il a dansés juste avant, qui semblent prendre sens en décalé. C’est alors que le maestro tellurique revient, véhicule mouvant d’une pulsation primaire. Ses pas sonnent, pianotent le sol avec emphase. Il faut bien deux pianos et un duo de virtuoses pour lui faire front en harmonie et ne pas lui laisser prendre le pouvoir sur le tempo. Le danseur semble jouer sa propre partition sonore, frappant avec ses pieds, ses mains, son corps, le sable sous ses pas, des castagnettes… Quand il apparaît en longue jupe noire, figure bi-genre fascinante, on entend ses pas vivaces sans les voir. Du pur Galván, musicien autant que danseur. Comment ne pas penser à l’avant-garde de la musique de Stravinsky mais aussi du ballet original signé Nijinski, tout en se demandant si le Sévillan n’en a pas piqué quelques bribes avant de les réinjecter à sa manière dans sa propre chorégraphie. Les dernières notes s’éteignent dans le silence. Le public se lève, majoritairement conquis. Ses détracteurs repartent avec la conviction qu’Israel Galván est toujours aussi incontrôlable, hors normes, librement flamenco. Et tant mieux. Le ballet original, lui, avait fait scandale lors de sa création avec les Ballets russes, au Théâtre des Champs Élysées à Paris.<br><br>ALICE ROLLAND</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Israel Galván</strong> a donné <em>La Consagración de la Primavera</em>, <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 22 février</mark>, à l’Opéra Berlioz - Le Corum, Montpellier.&nbsp;</pre>
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		<title>David Kadouch&#160;: de la littérature à la musique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Oct 2022 15:43:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[En rayon]]></category>
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		<category><![CDATA[Les musiques de Madame Bovary]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Emma Bovary, mariée à un brave homme sans grande envergure, s’ennuie. C’est le thème. Elle aspire à autre chose, un ailleurs sublimé dans les pages des romans qu’elle a dévorés, dans les moments passionnés de la musique qu’elle a apprise. Cette aura romantique fascine Charles Bovary, son époux&#160;: «&#160;quant au piano, plus les doigts y [&#8230;]</p>
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<p>Emma Bovary, mariée à un brave homme sans grande envergure, s’ennuie. C’est le thème. Elle aspire à autre chose, un ailleurs sublimé dans les pages des romans qu’elle a dévorés, dans les moments passionnés de la musique qu’elle a apprise. Cette aura romantique fascine Charles Bovary, son époux&nbsp;: «&nbsp;<em>quant au piano, plus les doigts y couraient vite, plus il s’émerveillait. Elle frappait sur les touches avec aplomb, et parcourait de haut en bas tout le clavier sans s’interrompre&nbsp;</em>». Voici le mari conquis, non par l’expressivité mais par la démonstration technique, à un geste qui n’inclut pas forcément de la musicalité. Que faire alors que l’on est engoncé dans la médiocrité de la petite bourgeoisie du XIX<sup>e</sup> siècle, avec des envies qui y sont autant de contre-sens&nbsp;? Emma rêve de lumière alors que son monde est gris et que son regard est incapable de lui donner des couleurs. Aussi, elle se laisse aller, renie ses espérances&nbsp;: «&nbsp;<em>elle abandonna la musique, pourquoi jouer&nbsp;? Qui l’entendrait&nbsp;? Puisqu’elle ne pourrait jamais, en robe de velours à manches courtes, sur un piano d’Érard, dans un concert, battant de ses doigts légers les touches d’ivoire, sentir, comme une brise, circuler autour d’elle un murmure d’extase, ce n’était pas la peine de s’ennuyer à étudier</em>.&nbsp;»&nbsp;<br>Le subtil pianiste David Kadouch s’intéresse à cette figure de la littérature et pose la question de la condition de la femme à son époque&nbsp;: «&nbsp;<em>le suicide d’Emma Bovary aurait-il pu être évité, si ces créatrices </em>[les compositrices de son temps, ndlr] <em>avaient eu la gloire qu’elles méritaient&nbsp;?</em>&nbsp;». Avec<em> Les musiques de Madame Bovary</em>, le brillant interprète offre un florilège de ce qu’Emma aurait pu écouter si…</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Lumineuse clarté</strong></mark></p>



<p>L’enchaînement des œuvres suit la chronologie romanesque (il est impératif afin de tout goûter de suivre le remarquable livret qui accompagne le CD). Tout débute en mai. Emma épouse Charles Bovary sur la légèreté festive de <em>Mai</em> de Fanny Hensel-Mendelssohn, puis soupire déjà un peu aux accents de la <em>Sérénade</em> de Pauline Viardot (amie de Flaubert) emplie d’un romantisme aux effluves hispanisants. Œuvre d’amour s’il en est, suivent les trois <em>Nocturnes opus 9</em> que Chopin dédia à la virtuose et libre Marie Pleyel (qui rendit Berlioz fou de rage en rompant ses fiançailles avec le compositeur pour épouser Camille Pleyel, fils du compositeur et fabricant de pianos, Ignace Joseph Pleyel). Septembre voit le fameux grand bal auquel le couple Bovary est invité, tournoiements éblouis pour Emma que la <em>Valse à Coppélia</em> de Léo Delibes transcrite par Ernst von Dohnányi transporte, tandis que l’<em>Air russe varié </em>de Louise Farrenc (compositrice et professeure au Conservatoire de Paris, qui ne pourra enseigner qu’aux femmes, malgré sa maîtrise et son talent) déjà mélancolise l’atmosphère dans laquelle évoluent nos personnages. La mélancolie d’Emma s’accentue, <em>Juin</em> de Fanny Hensel-Mendelssohn peut la troubler lors d’un concert à Rouen, et la transcription de Liszt de <em>Lucia di Lammermoor </em>préfigure la destinée tragique de la jeune femme alors que s’instaure un dialogue à double sens entre Léon et madame Bovary sur <em>Les variations sur un thème de Robert Schumann</em> de Clara Weick Schumann (génie effacé à son époque et dont on découvre aujourd’hui enfin toute la puissance). <em>Mars</em> tragiquement révélateur de Fanny Mendelssohn, avec son choral «&nbsp;<em>Christ ist erstanden</em>&nbsp;» (Christ est ressuscité) voit la fin de notre héroïne. Deux dernières pièces de la sœur de Félix Mendelssohn viennent clore de leur éloquente poésie ce disque délicat, interprété avec une sobre élégance. On relit le texte, les mélodies s’y attachent dans la lumineuse clarté du jeu de David Kadouch. Une pépite&nbsp;!</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Les musiques de Madame Bovary</em>, <strong>David Kadouch</strong><br>Éditions Mirare<br>20€</pre>
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		<title>À La Roque d’Anthéron, lumières sur un couple poly-gammes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Aug 2022 16:09:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sont réunis sous la conque du parc du château de Florans le bel orchestre Sinfonia Varsovia, dirigé avec passion par Aziz Shokhakimov, et deux remarquables pianistes distingués tous deux au Conservatoire national de Paris&#160;: les Français David Kadouch et Tanguy de Williencourt, lauréats de multiples concours et aux carrières internationales saluées par les critiques du [&#8230;]</p>
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]]></description>
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<p>Sont réunis sous la conque du parc du château de Florans le bel orchestre <strong>Sinfonia Varsovia</strong>, dirigé avec passion par <strong>Aziz Shokhakimov,</strong> et deux remarquables pianistes distingués tous deux au Conservatoire national de Paris&nbsp;: les Français <strong>David Kadouch </strong>et <strong>Tanguy de Williencourt</strong>, lauréats de multiples concours et aux carrières internationales saluées par les critiques du monde entier.</p>



<p>Malicieusement, la juxtaposition du <em>Concerto pour piano et orchestre en la mineur opus 54</em> de Robert Schumann et du <em>Concerto pour piano et orchestre n° 1 en la mineur opus 7</em> de Clara Wieck-Schumann, invitait à la comparaison. Aucune rivalité possible entre les interprètes, tous deux abordant avec justesse les œuvres, épousant les intentions, les nuances, les variations, les couleurs, les phrasés, en un dialogue fécond avec l’orchestre. Celui-ci mené intelligemment par son jeune chef qui sait mettre en évidence les pupitres, creusant la matière sonore, la sculptant comme du cristal.</p>



<p>Le concert débutait par l’<em>Ouverture, Scherzo et Finale opus 52</em> de Robert Schumann, vif, équilibré, achevé par de somptueux accords telle une entrée en matière enthousiaste. Tanguy de Williencourt s’attache alors à l’œuvre, véritable déclaration d’amour à l’épouse Schumann qui en fut la première interprète et la dédicataire. On s’amuse à retrouver les premières mesures de la trame de <em>Bésame mucho</em> qui, presque un siècle plus tard, connaîtra un succès mondial. On se laisse séduire par le côté « fleur bleue », mais jamais insipide, d’une mélodie qui court du piano à l’orchestre, en un dialogue qui les unit avec une infinie tendresse. Poésie et lyrisme dominent dans ce bouquet instrumental ciselé et frémissant.</p>



<p><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="600" height="900" class="wp-image-116066" style="width: 600px;" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Lorchestre-Sinfonia-Varsovia-sous-la-direction-dAziz-Shokhakimov-%C2%A9-Valentine-Chauvin.jpg?resize=600%2C900&#038;ssl=1" alt="" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Lorchestre-Sinfonia-Varsovia-sous-la-direction-dAziz-Shokhakimov-%C2%A9-Valentine-Chauvin.jpg?w=1181&amp;ssl=1 1181w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Lorchestre-Sinfonia-Varsovia-sous-la-direction-dAziz-Shokhakimov-%C2%A9-Valentine-Chauvin.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Lorchestre-Sinfonia-Varsovia-sous-la-direction-dAziz-Shokhakimov-%C2%A9-Valentine-Chauvin.jpg?resize=682%2C1024&amp;ssl=1 682w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Lorchestre-Sinfonia-Varsovia-sous-la-direction-dAziz-Shokhakimov-%C2%A9-Valentine-Chauvin.jpg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Lorchestre-Sinfonia-Varsovia-sous-la-direction-dAziz-Shokhakimov-%C2%A9-Valentine-Chauvin.jpg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Lorchestre-Sinfonia-Varsovia-sous-la-direction-dAziz-Shokhakimov-%C2%A9-Valentine-Chauvin.jpg?resize=696%2C1044&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Lorchestre-Sinfonia-Varsovia-sous-la-direction-dAziz-Shokhakimov-%C2%A9-Valentine-Chauvin.jpg?resize=1068%2C1602&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Lorchestre-Sinfonia-Varsovia-sous-la-direction-dAziz-Shokhakimov-%C2%A9-Valentine-Chauvin.jpg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des différences majeures ?</mark></strong></p>



<p>À ce rayonnement envoûtant répond sous les doigts de David Kadouch le <em>Concerto</em> de Clara Schumann, usant de contrastes, de ruptures, d’élans fortement charpentés, laissant une plus grande liberté au piano, soulignant la virtuosité pianistique de la compositrice. La relation entre l’orchestre et le soliste se transforme, le premier devenant un véritable interlocuteur pour le second au caractère bien trempé, qui n’hésite pas à se livrer à l’ivresse de sa virtuosité. L’ensemble se scinde, offre des passages chambristes sublimes (superbe duo entre le violoncelle solo et le piano), se refonde en larges vagues, articule l’espace sonore, l’emplissant de sa verve puissante.</p>



<p>Tanguy de Williencourt joue en bis <em>Traümerei</em>,extrait des<em> Kinderszenen opus 15</em> de Robert Schumann, brossant la grâce vivante du tableautin en un jeu inspiré et tendre. David Kadouch décide pour sa part de rendre hommage à une autre immense compositrice, Fanny Mendelssohn, avec son <em>Allegretto en do dièse mineur</em> des <em>Six mélodies pour le piano opus 4</em>. «&nbsp;<em>Aujourd’hui,</em> souligne l’artiste, <em>on est en train de découvrir l’Amérique&nbsp;: jouer les compositrices que l’on avait «&nbsp;oubliées&nbsp;» n’est pas un effet de mode, mais une justice qu’on leur rend&nbsp;</em>». L’écoute en «&nbsp;aveugle&nbsp;» remet à plat la question de l’influence des sexes sur la création&nbsp;: le concerto de Clara est bien plus «&nbsp;viril&nbsp;» – s’il faut encore user de ce type de distinction – que celui de Robert…</p>



<p>Enfin, les deux pianistes se retrouvent à quatre mains sur les <em>Danses slaves pour quatre mains, allegretto grazioso en ré bémol majeur opus 72</em> de Dvorak. La magie de l’instant se double de significations fortes.</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI </p>



<p><sub><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Soirée du 11 août, à l’auditorium du parc de Florans, dans le cadre du <em>Festival International de Piano de La Roque d’Anthéron</em>.</mark></sub></p>
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