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	<title>Archives des éditions Plaine Page - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des éditions Plaine Page - Journal Zebuline</title>
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		<title>Flamme poétique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Jun 2024 09:04:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Claudie Lenzi]]></category>
		<category><![CDATA[Eauditives]]></category>
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		<category><![CDATA[Éric Blanco]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au fil des ans ou des eaux de l’Argens qui mènent de Barjols à la côte toulonnaise, le festival des&#160;Eauditives&#160;s’est affirmé comme le temps fort poétique du printemps. Y est rendu visible le travail effectué par les membres de la Zone d’Intérêt Poétique (ZIP) de Barjols auprès des scolaires, depuis l’école primaire au lycée grâce [&#8230;]</p>
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<p></p>



<p>Au fil des ans ou des eaux de l’Argens qui mènent de Barjols à la côte toulonnaise, le festival des&nbsp;<strong>Eauditives&nbsp;</strong>s’est affirmé comme le temps fort poétique du printemps. Y est rendu visible le travail effectué par les membres de la Zone d’Intérêt Poétique (ZIP) de Barjols auprès des scolaires, depuis l’école primaire au lycée grâce aux restitutions de leurs ateliers</p>



<p>Cette année sont à l’œuvre le poète performeur, et fondateur de la revue&nbsp;<em>Freeing our body</em>,&nbsp;<strong>Yoann Sarrat</strong>, du poète et performeur&nbsp;<strong>Dominique Massaut</strong>, de la plasticienne et auteure&nbsp;<strong>Nicole Benkemoun</strong>&nbsp;et des poètes, plasticiens, performeurs, éditeurs (éditions Plaine Page) et fondateurs des&nbsp;<em>Eauditives</em>,&nbsp;<strong>Claudie</strong><em>&nbsp;</em><strong>Lenzi&nbsp;</strong>et<strong>&nbsp;Éric Blanco</strong>. Comme tous les ans, sous la houlette de leurs professeurs, les étudiant.e.s de l’Ecole Supérieure Art et Design proposeront leur déambulation&nbsp;&nbsp;poétique avec les&nbsp;<em>Furoshiki</em>, une&nbsp;&nbsp;technique de pliage et nouage de tissu&nbsp;&nbsp;détournée pour envelopper des créations plastiques construites autour des textes des auteurs en présence. Ils s’adonneront aussi aux performances baptisées&nbsp;<em>Poessonies</em>, mot qui unit poésie, son et eau.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Subtils éclairages</mark></strong></p>



<p>S’orchestrent des rencontres d’auteurs,&nbsp;<strong>Yoann Sarrat</strong>,&nbsp;<strong>Nadine Agostini</strong>,<strong>&nbsp;Frédérique Guétat-Liviani&nbsp;</strong>pour son livre&nbsp;<em>4 de chiffre</em>&nbsp;et&nbsp;<strong>Sarah Keryna</strong>&nbsp;qui évoquera son nouvel opus&nbsp;<em>Ligne directe</em>, paru cette année aux éditions Plaine Page.&nbsp;</p>



<p>Conférence, lectures, performances, vernissages d’expositions précèdent le dernier évènement de la manifestation&nbsp;: une journée consacrée aux écritures sourdes, qui s’achèvera par une table ronde sur le thème des&nbsp;<em>Générations créatrices</em>&nbsp;avec quatre femmes, Chantal Liennel, Emmanuelle Laborit, Zohra Abdelgheffar et Marine Comte. Ici, selon Éric Blanco, «&nbsp;<em>mieux qu’une seule flamme spectaculaire et médiatisée, plusieurs lumières de poche ou bougies de proximité, relient et croisent les différences, connectent les œuvres, les textes et les idées</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p>Les Eauditives</p>



<p>Du 14 mai au 1<sup>e</sup>&nbsp;juin</p>



<p>Barjols, Châteauvert, Toulon, Brignoles, La Garde, Saint-Raphaël</p>
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		<title>Lire c’est créer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Mar 2024 09:33:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Claudie Lenzi]]></category>
		<category><![CDATA[éditions Plaine Page]]></category>
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		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Médiathèque Chalucet]]></category>
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		<category><![CDATA[Toulon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Lire est un acte de création&#160;» explique Éric Blanco, co-fondateur des éditions Plaine Page avec Claudie Lenzi. Aussi, les deux infatigables amoureux des mots et des livres ont relié textes et créations plastiques dans ce projet, Les Premières pages&#160;: la mémoire du livre. La genèse de l’exposition remonte à 2006. Récemment installés à Barjols, les [&#8230;]</p>
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<p>«&nbsp;<em>Lire est un acte de création</em>&nbsp;» explique <strong>Éric Blanco</strong>, co-fondateur des éditions <strong>Plaine Page</strong> avec <strong>Claudie Lenzi</strong>. Aussi, les deux infatigables amoureux des mots et des livres ont relié textes et créations plastiques dans ce projet, <em>Les Premières pages&nbsp;: la mémoire du livre</em>. La genèse de l’exposition remonte à 2006. Récemment installés à Barjols, les deux artistes ont fondé une librairie-galerie au 22 de la rue de la République. Était née la ZIP 22, Zone d’Intérêt Poétique. Au cœur de la démarche de faire connaître les auteurs, s’est posée la question de ce que ces derniers lisent… Ce fut d’abord la vingt-deuxième page, en écho à l’adresse physique de la ZIP 22, qui servit de support à une présentation par les auteurs, autrices, plasticiens et plasticiennes, créateurs et créatrices&nbsp;: la page 22 était annotée remodelée, dessinée, objet de rêveries, de coupures, d’ajouts, de strates multiples, ajoutant à la lecture le déploiement de l’imaginaire qu’elle induit. Puis, la mise en scène de la lecture réclama une entrée plus directe&nbsp;: la «&nbsp;première page&nbsp;» du texte devint le lieu d’une mise en scène de la lecture, d’une «&nbsp;<em>interrogation sur les liens possibles entre la première page, le livre et l’acte créatif développé par l’artiste&nbsp;</em>» (É. Blanco).&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Woolf, Pétrarque et Saint-Ex</mark></strong></p>



<p>La lecture, cet acte intime rendu public dans la présentation de ces premières pages de livres aimés, préférés, de chevet, de secours, de soutien, culte, incontournables, se transforme grâce au prisme de la subjectivité de chaque lecteur en recréation littéraire. S’ajoutent aux pages exposées, les performances in situ des artistes qui commentent leurs choix, féminisme de Virginia Woolf, équilibre d’un poème de Pétrarque, <em>Lettres à un jeune poète</em> de Rilke, rêverie sur la plage de Tipaza de Camus, baobabs du Petit Prince de Saint-Exupéry… L’installation s’enrichit au fil des années de nouvelles contributions. L’art s’affirme exercice de liberté.</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Les Premières pages : la mémoire du livre</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 au 24 mars<br></mark>Médiathèque Chalucet, Toulon<br><a href="http://toulon.fr">toulon.fr</a></pre>
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		<title>« Le train des infinités froides », cosmiques alchimies</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 May 2023 08:50:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[En rayon]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tout juste édité aux éditions Plaine Page, le dernier opus de&#160;Bruno Geneste,&#160;Le train des infinités froides,&#160;nous entraîne dans un irrésistible road trip poétique. Le rythme des mots posés de manière lapidaire sur la page, traçant leur chemin «&#160;sans fin&#160;». Les illustrations en noir et blanc de&#160;Loran Jacob, semées au fil de l’ouvrage, rendent la vitesse [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>Tout juste édité aux éditions Plaine Page, le dernier opus de&nbsp;<strong>Bruno Geneste</strong>,&nbsp;<em>Le train des infinités froides,</em>&nbsp;nous entraîne dans un irrésistible road trip poétique. Le rythme des mots posés de manière lapidaire sur la page, traçant leur chemin «&nbsp;<em>sans fin</em>&nbsp;». Les illustrations en noir et blanc de&nbsp;<strong>Loran Jacob</strong>, semées au fil de l’ouvrage, rendent la vitesse du mouvement, se concentrant sur l’idée des roues, et aboutissent au symbole de l’infini. Quel voyage&nbsp;! On place nos pieds dans les pas de Jack Kerouac auquel le poète a consacré un livre,&nbsp;<em>La route selon Kerouac</em>&nbsp;: «&nbsp;<em>il fallait prendre la route pour quelque chose de plus grand que soi, fouler l’asphalte, s’agripper à ses sinuosités, ses courbes, mirages et formes criblées de hasard</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Miroir brisé</mark></strong></p>



<p>Cet art poétique se décline ici, rejoint la Nadja de Breton et ses errances qui la mènent à une gare qui peut-être n’existe pas, effleure les principes de l’absurde, multiplie les miroirs et les transparences jusqu’à l’effacement qui fait du train lui-même «&nbsp;un mirage&nbsp;». L’observation concrète du voyage avec les visages qui se reflètent dans les vitres du train conduit insensiblement à une parabole de la condition humaine, emportée dans le flux incessant d’une course haletante et infinie. Parfois le miroir se brise, ses éclats multiplient les échos, les mots se répondent en une répétition incantatoire qui tisse solidement la toile du poème. Les couleurs peu à peu se dessinent, le rouge vient éclairer un univers en noir et blanc, puis les «&nbsp;<em>bleuîtés&nbsp;du sang des voies</em>&nbsp;» qui deviendra celui des mots. L’être tout entier se révèle dans ce mouvement au point de devenir ce train lui-même&nbsp;: «&nbsp;<em>et tu roules/ sous la braise d’horizon / dans l’embrasement des astres</em>&nbsp;» …&nbsp;</p>



<p>Une cosmogonie se déploie, mêle les éléments, revient sur «&nbsp;<em>Terraqué</em>&nbsp;», cet assemblage de terre et d’eau originel qui est aussi un hommage à la Bretagne et au poète Guillevic, puis repart vers les fondations avec le «&nbsp;<em>grand dragon rouge et la femme vêtue de soleil&nbsp;</em>» de William Blake avant de se colorer des accents de Johnny Lee Hooker ou de Bob Dylan et son&nbsp;<em>Highway 61</em>&nbsp;(titre du sixième album du prix Nobel, qui évoque l’autoroute entre la New Orleans et le Canada). En cinq textes aux subtiles fulgurances le mythe s’installe, prend des nuances chamaniques, esquisse des gestes d’alchimistes et transmutent la matière. Le langage devient l’or pur d’une pensée arcboutée à la matière, entre les «&nbsp;palpitations invisibles&nbsp;» et le «&nbsp;réel&nbsp;» où se «&nbsp;(griffent) les contours&nbsp;». Chaque lecture de ce texte dévoile une nouvelle strate. Somptueux&nbsp;!&nbsp;</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p><em>Le train des infinités froides,</em>&nbsp;de&nbsp;<strong>Bruno Geneste</strong>,&nbsp;</p>



<p><a href="http://plainepage.com">Éditions <strong>Plaine Page</strong></a> – 10 €</p>



<p>Ce livre a été présenté lors de la quinzième édition des<a href="https://journalzebuline.fr/les-eauditives-au-fil-des-eaux-les-mots/"> <em>Eauditives</em></a>. </p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/le-train-des-infinites-froides-cosmiques-alchimies/">« Le train des infinités froides », cosmiques alchimies</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>« Black-Out », arrêt sur image et papiers froissés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 May 2023 08:44:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Organisateur de festivals, universitaire, éditeur, romancier, essayiste, poète,&#160;Paul de Brancion&#160;multiplie les casquettes et va même jusqu’à se livrer à des travaux transversaux avec des musiciens comme Thierry Pécou ou Jean-Louis Petit pour n’en citer que deux. Sa dernière publication a choisi l’écrin de la collection Calepins aux éditions&#160;Plaine Page, mêlant photographies, montages et textes pour [&#8230;]</p>
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<p></p>



<p>Organisateur de festivals, universitaire, éditeur, romancier, essayiste, poète,&nbsp;<strong>Paul de Brancion</strong>&nbsp;multiplie les casquettes et va même jusqu’à se livrer à des travaux transversaux avec des musiciens comme Thierry Pécou ou Jean-Louis Petit pour n’en citer que deux. Sa dernière publication a choisi l’écrin de la collection Calepins aux éditions&nbsp;<strong>Plaine Page</strong>, mêlant photographies, montages et textes pour un&nbsp;<em>Black-Out</em>&nbsp;qui offre en exergue une citation de Bernard Pingaud (<em>Inventaire</em>) qui met en doute tout ce que nous allons lire&nbsp;: «&nbsp;<em>ce que veut dire un auteur ne se confond jamais avec ce qu’il dit</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>La précaution oratoire s’assortit d’un préambule décrivant les principes de composition et de conception de l’ouvrage, «&nbsp;un écrit d’insomnie&nbsp;» à l’ombre de séries télévisées, en particulier&nbsp;<em>Prison Break</em>, regardée «&nbsp;pendant toute l’écriture de&nbsp;<em>Black-Out</em>.&nbsp;» «&nbsp;Un poème par épisode&nbsp;», mais sans relation aucune avec la teneur des dits épisodes, dont le pouvoir addictif s’arrête là. En regard de chaque poème, comme une note d’autorité universitaire, un hommage aux auteurs qui l’ont précédé, une citation d’un écrivain classique se retrouve comme une annotation posée en travers au bord des pages. La relation au réel se voit alors questionnée en différentes strates au fil de trois grands chapitres,&nbsp;<em>Cortex</em>,&nbsp;<em>Nature vide</em>,&nbsp;<em>Y a-t-il un son&nbsp;?</em>. Se dessine un constat sans concession de notre époque, de ses apparences de cohérence, et d’une «&nbsp;cervelle trop petite / dans un cortex trop grand&nbsp;» alors que «&nbsp;tout est d’insouciance pesante&nbsp;»…&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Poésie politique</mark></strong></p>



<p>Dans&nbsp;<em>Le château des étoiles</em>&nbsp;qui brosse la vie de l’astronome Tycho Brahé, Paul de Brancion écrit à propos des premières émotions poétiques du savant, «&nbsp;le poète rieur est roi sur terre et sur les mers&nbsp;». Le rire se mue en sidération devant l’entrée insensible de notre monde en dystopie par ses accélérations vides, ses égoïsmes, son culte de l’argent, et si le deuxième titre sonne comme un pied de nez aux mots d’Aristote, «&nbsp;la nature a horreur du vide&nbsp;», il montre les mots changer progressivement de fonction, la violence s’ajouter à l’ignorance. Le langage titube et se perd dans ce monde en fin de course de&nbsp;<em>Y a-t-il un son&nbsp;?</em>. Les illustrations reprennent des photographies extraites de «&nbsp;séries culte&nbsp;» et de films tout aussi cultissimes, depuis&nbsp;<em>Prison break</em>,&nbsp;<em>Friends</em>,&nbsp;<em>Dawson</em>, et se voient «&nbsp;augmentées&nbsp;» d’intrus venus de la BD ou des dessins animés en catapultages souvent cocasses qui apportent une légèreté ironique à l’ensemble. Le mythique cheval de Gandalf, Gripoil, se voit naseau contre naseau avec Jolly Jumper, la tout aussi «&nbsp;mythique&nbsp;» monture du cowboy solitaire Lucky Luke. Puissamment ancré dans les problématiques de notre contemporanéité, le texte poétique a une indéniable dimension politique. «&nbsp;La poésie est une arme chargée de futur&nbsp;» disait Gabriel Celaya, le poète rieur est aussi le voyant rimbaldien…</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p><em>Black-Out,</em>&nbsp;de&nbsp;<strong>Paul de Brancion</strong></p>



<p><a href="http://plainepage.com">Éditions Plaine Page</a> – 15 €</p>



<p>Ce livre a été présenté lors de la quinzième édition des <em><a href="https://journalzebuline.fr/les-eauditives-au-fil-des-eaux-les-mots/">Eauditives</a></em>. </p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/black-out-arret-sur-image-et-papiers-froisses/">« Black-Out », arrêt sur image et papiers froissés</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>« Érotismées », de l’amour des mots et autres objets</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 May 2023 08:38:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Eauditives]]></category>
		<category><![CDATA[éditions Plaine Page]]></category>
		<category><![CDATA[Érotismées II]]></category>
		<category><![CDATA[Sylvie Nève]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le deuxième volume d’Érotismées&#160;de&#160;Sylvie Nève&#160;paraît quelques dix-huit ans après la publication du premier. «&#160;Cela ne signifie pas que l’écriture se soit interrompue, sourit Sylvie Nève,&#160;mais j’écris en parallèle divers textes. Les fragments sont organisés au fil du temps, des demandes, de mes préoccupations, de mes envies. Les deux volumes d’Érotismées&#160;recouvrent chacun des périodes assez longues, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p>Le deuxième volume d’<em>Érotismées</em>&nbsp;de&nbsp;<strong>Sylvie Nève&nbsp;</strong>paraît quelques dix-huit ans après la publication du premier. «&nbsp;<em>Cela ne signifie pas que l’écriture se soit interrompue</em>, sourit Sylvie Nève,&nbsp;<em>mais j’écris en parallèle divers textes. Les fragments sont organisés au fil du temps, des demandes, de mes préoccupations, de mes envies. Les deux volumes d’Érotismées&nbsp;recouvrent chacun des périodes assez longues, de 1981 à 2021 pour le deuxième. Pas second, car il y a encore des écrits déjà rédigés et d’autres à venir. La nécessité d’écrire sur le désir ne s’arrêtera pas j’espère&nbsp;!</em>&nbsp;».&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Le livre, publié aux éditions Plaine Page dans la collection Connexions, rassemble trois rubriques,&nbsp;<em>Sous venir</em>&nbsp;(1981-2021),&nbsp;<em>Mots de l’amour</em>&nbsp;(1981-2021) et&nbsp;<em>Le Chevalier aux abats</em>&nbsp;(2012). La «&nbsp;désarticulation&nbsp;» du terme introduisant le premier chapitre livre une première clé au lecteur&nbsp;: les mots recèlent une multitude de sens et de formes, un simple écart et les voici adoubés d’une nouvelle profondeur&nbsp;!&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Érotisme au féminin</mark></strong></p>



<p>Le titre général déjà invite à une relecture féminine de l’érotisme, mot masculin, et utilisé du point de vue de son genre, même lorsque des femmes s’en emparent. Les textes passent de la prose au vers libre, épousant les narrations. Sylvie Nève ajoute à son regard de poète les talents de la conteuse, on se laisse porter par le fil des saynètes dont la trame dépasse grâce à la plume aiguisée de l’auteure le fait ou l’analyse des émotions. Les vers, quant à eux, installent une pulsation autre, creusent les écarts entre les mots, disloquent la construction des phrases, offrent le temps d’une attente, d’une pause au cœur de laquelle les fantaisies du lecteur peuvent éclore, rendant par cette liberté consentie toute lecture unique, autorisant réflexions profondes ou frivoles.&nbsp;</p>



<p>L’approche du trouble des sensations prend alors une dimension neuve&nbsp;: la peau des mots se fendille, ce que les mots effleurent suggère ses abîmes… On suit du regard les amoureux clandestins de la&nbsp;<em>Nuit de la Saint-Jean</em>, on écoute la jeune fille amoureuse d’un ange qui n’en était pas un, un jour de&nbsp;<em>février 1975</em>, on est saisi par la sidération de&nbsp;<em>Celle qui sue</em>&nbsp;et de la violence étrange qu’elle subit au point qu’«&nbsp;elle ne sait plus&nbsp;». On sourit, on se laisse séduire, on visualise la statue parfaite d’un homme nu, beau comme l’Hermès de Praxitèle… Puis on passe à un fragment d’abécédaire, du moins les dix premières lettres de l’alphabet. Le principe de base est que tout mot du dictionnaire peut «devenir mot d’amour, mot de l’amour&nbsp;», exercice succulent dont on se délecte. Les mots s’enchâssent, s’émancipent de leur sens, jouent des étymologies, des rapprochements, des glissements, des paronymies, exercice virtuose, cadence du soliste au mitant d’une pièce orchestrale.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Amour des mots&nbsp;</mark></strong></p>



<p>Puis, terrifiant dans son propos même si espièglement et joyeusement mené,&nbsp;<em>Le Chevalier aux abats</em>&nbsp;s’inspire du motif du «&nbsp;cœur mangé&nbsp;» (ici, comme l’indique le titre, il y aura bien plus&nbsp;!) et du&nbsp;<em>Lai</em>&nbsp;moyenâgeux&nbsp;<em>d’Ignauré</em>&nbsp;(vous imaginez tous les jeux possibles offert par une homonymie évidente entre Ignauré/ignoré…) d’un auteur anonyme. «&nbsp;<em>À la jonction entre la période de l’amour courtois et sa fin aux débuts du XIII<sup>e</sup>&nbsp;siècle,</em>&nbsp;explique malicieusement Sylvie Nève,&nbsp;<em>ce conte féroce évoque un personnage qui loin de se consacrer à une seule, se dévoue à toutes, onze épouses de chevaliers. Celles-ci découvrent qu’elles ont le même amant, le somment d’en choisir une. Bien sûr, il y aura un espion, une dénonciation et la vengeance terrible des maris trompés&nbsp;</em>». Le conte, très court dans sa version originale, est «&nbsp;expansé&nbsp;»&nbsp;: les scènes sont enrichies, développées, les descriptions et les dialogues superbement réorchestrés en une théâtralité fantasque et savoureuse. La réécriture, art magnifié les siècles précédant le XIX<sup>e</sup>&nbsp;qui chercha à imposer l’originalité comme norme, s’inscrit dans une longue tradition, à la fois hommage aux prédécesseurs et inscription de soi dans le flux continu du temps et de la filiation humaine.&nbsp;</p>



<p>On se tord de rire lors de la scène d’anthologie de la dénonciation hésitante du serviteur, inconditionnel gardien de «&nbsp;l’honneur&nbsp;» de son maître (la question de ce terme si mal placé en l’occurrence est récurrente dans le volume avec le poème «&nbsp;Honorable&nbsp;», et dénonce avec malice les dérives possédantes d’un patriarcat par trop épris de ses abatis)&nbsp;: «&nbsp;<em>Pater, plus se taire, noster, pas s’taire, vobiscum, / Beaux vices circum, spriritu tout haut, toutou fi / d’elle</em>…&nbsp;». Bref, un petit bijou d’intelligence et de vivacité, semé de trouvailles imagées sublimement subtiles, nourri d’un amour inconditionnel des mots. À lire sans modération avant de se diriger vers d’autres pépites de l’auteure, comme ses contes expansés,&nbsp;<em>Peau d’âne</em>,&nbsp;<em>Poucet&nbsp;</em>et autres merveilles.</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p><em>Érotismées II</em>, de&nbsp;<strong>Sylvie Nève</strong></p>



<p><a href="http://plainepage.com">Éditions Plaine Page</a>, collection Connexions – 15 €</p>



<p>Ce livre a été présenté lors de la quinzième édition des <em><a href="https://journalzebuline.fr/les-eauditives-au-fil-des-eaux-les-mots/">Eauditives</a></em>. </p>
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		<title>« J’elle et noix », du bonheur de l’invention permanente</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 May 2023 08:28:00 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
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<p></p>



<p>Le talent des éditions Plaine Page tient assurément à la pertinence de ses choix artistiques (même si, Éric Blanco et Claudie Lenzi, fondateurs de cette maison si fertile, déplorent de ne pouvoir éditer toutes les pépites qu’ils reçoivent). Avec&nbsp;<em>J’elle et noix</em>, ouvrage publié dans la collection Connections,&nbsp;<strong>Christine Zhiri</strong>&nbsp;signe son premier recueil après quelques incursions dans des revues (<em>Décharge</em>&nbsp;qui la qualifie de «&nbsp;fougueuse débutante&nbsp;» et&nbsp;&nbsp;<em>L’Intranquille</em>) et un prix décerné au printemps 2018 par Nouvelles voix d’ici (Maison de la poésie Jean Joubert).&nbsp;</p>



<p>La double construction de l’ouvrage est perceptible dès le titre qui fusionne les deux textes qui se suivent,&nbsp;<em>Tu sais pas</em>&nbsp;et&nbsp;<em>Elle et noix</em>. En fait, le&nbsp;<em>Tu sais pas</em>&nbsp;est un long monologue à la première personne, un «&nbsp;je&nbsp;» qui s’adresse à un tu qui est soit l’autre, soit, le protagoniste («&nbsp;je est un autre&nbsp;», c’est bien connu&nbsp;!), d’où le «&nbsp;J’elle et noix&nbsp;». La seconde partie, formulée sous l’égide de la troisième personne «&nbsp;elle&nbsp;» semble répondre à la première en un écho digne de Lewis Caroll (on se plaît à des comparaisons avec les grands mathématiciens qui sont aussi des poètes – l’autrice est mathématicienne aussi), une Alice de l’autre côté du miroir face à des valeurs inversées&nbsp;: la peur, la défiance à l’encontre du langage qui blesse comme des «&nbsp;épines&nbsp;» dans la bouche ou pèse comme des «&nbsp;cailloux&nbsp;» tassés dans le ventre, les désirs incompris, les élans avortés, deviennent alors joie, libération, envols, appétit…&nbsp;</p>



<p><strong>Puissance incantatoire</strong></p>



<p>En parallèle à ces textes posés sur la page de droite dans&nbsp;<em>Tu sais pas</em>&nbsp;et courant au haut des pages pour&nbsp;<em>Elle et noix</em>, des récits en italique, courtes strophes en vers continus pour l’un, narration fluide aux résonnances de comptines pour l’autre, apportent une forme de contrechant qui éclaire et ajoute un clin d’œil espiègle ou cruel. On peut s’amuser à tout lire indépendamment ou à tisser les mots dans leur continuité graphique, le lecteur est libre, comme ces phrases sans ponctuation et qui pourtant dessinent des rythmes puissants&nbsp;: on se surprend à des scansions haletantes, des pauses qui s’articulent d’elles-mêmes dans la masse du discours, des registres qui moirent de leurs couleurs variées les intonations qui se mettent en place presque naturellement. La puissance incantatoire du texte sculpte les marges, oblitérant les lignes géométriques ou les spirales pirandelliennes qui enfermaient l’esprit. C’est alors que l’on a «&nbsp;les yeux grands ouverts sur le ciel en bascule derrière les branches des arbres qui racinent dans les gros nuages blancs »… Le sens de la vie ne se plie pas forcément aux règles cartésiennes et c’est très bien ainsi&nbsp;!</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p><em>J’elle et noix</em>, de&nbsp;<strong>Christine Zhiri</strong>,&nbsp;</p>



<p><a href="http://plainepage.com">Éditions Plaine Page</a>, collection Connexions &#8211; 10 €</p>



<p>Ce livre a été présenté lors de la quinzième édition des&nbsp;<em><a href="https://journalzebuline.fr/les-eauditives-au-fil-des-eaux-les-mots/">Eauditives</a></em>.&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/jelle-et-noix-du-bonheur-de-linvention-permanente/">« J’elle et noix », du bonheur de l’invention permanente</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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