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	<title>Archives des Festival de Marseille - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Festival de Marseille - Journal Zebuline</title>
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		<title>Voyage en achronie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jun 2025 15:10:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au début des années 2000, la première trilogie de Peeping Tom bouleversait le paysage chorégraphique et théâtral émergent. Une danse théâtrale inconnue, loin de Pina Bausch, entrait dans les intimités familiales et les fantasmes noirs, nourrie de mythes et appuyée sur une danse virtuose. 25 ans après Gabriella Carrizo et Franck Chartier, le duo fondateur [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Au début des années 2000, la première trilogie de <a href="https://www.peepingtom.be/fr"><strong>Peeping Tom</strong> </a>bouleversait le paysage chorégraphique et théâtral émergent. Une danse théâtrale inconnue, loin de Pina Bausch, entrait dans les intimités familiales et les fantasmes noirs, nourrie de mythes et appuyée sur une danse virtuose. 25 ans après Gabriella Carrizo et Franck Chartier, le duo fondateur franco-italien, est toujours à la tête de la compagnie belge au nom subversif : un « <em>peeping tom </em>» est, en anglais, un voyeur. Institutionnel, international, porté par un succès public, le duo crée aujourd’hui séparément et ces <em>Chroniques</em> sont portées par la chorégraphe italienne.</p>



<p>On y retrouve sa noirceur onirique, la beauté plastique, son amour des corps masculins. Les cinq danseurs hommes semblent retenus dans un espace atemporel peuplé de mythes plus ou moins identifiables&nbsp;: une genèse au Japon, Sisyphe qui roule son rocher, écrasé mais aussi écrasant les autres&nbsp;; puis de gentils Ewoks et une sorte de Darth Vador qui jette des rayons mortels de ses mains.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Chercher la couleur</mark></strong></p>



<p>Mais tous se relèvent&nbsp;: la mort, pas plus que le temps, n’a cours, sur cette Olympe sombre où les dieux cherchent des remèdes à l’ennui dans la violence et la domination, une partie de foot avec une main coupée, le déplacement d’inutiles rochers, le jeu avec des automates qui exécutent des mouvements absurdes.</p>



<p>Vision d’une éternité non binaire qui ne serait ni infernale ni paradisiaque, <em>Chroniques</em> est d’une beauté crépusculaire, déclinant des espaces qui s’ouvrent et se ferment, s’éclairent et s’éteignent, se déploient en hauteur ou rasent le sol, les murs, les blocs. Le couple n’y existe pas – sauf une mariée qui se fait descendre – et les individus s’allient aléatoirement contre le dominant, sans faire pour autant cause commune. Tout semble vain. Les danseurs, stupéfiants, sont des élastiques d’une infinie souplesse. Ils reçoivent les chocs qu’ils répercutent comme des ondes liquides sur chaque articulation, en des rotations hallucinantes d’amplitude.</p>



<p>Au terme du voyage ils abandonnent la scène aux robots qui répandent au sol des traînées de couleur pure. Comme au début la genèse peignait des estampes sur les murs. Une sublimation artistique possible hors des limbes&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>AgnÈs Freschel</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Chroniques</em> a été joué du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">18 au 20 juin </mark>à <a href="https://theatre-lacriee.com">La Criée</a>, centre dramatique national de Marseille, dans le cadre du<em><a href="https://www.festivaldemarseille.com"> Festival de Marseille</a></em>. </pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici </a></p>
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		<title>Kat Válastur : un court d’assise </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jun 2025 14:53:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Festival de Marseille a su mettre en évidence des grands projets collaboratifs comme Mère(s) et ses 90 intervenants ou la Manifête et ses 400 enfants défilant dans le centre ville. Changement d’ambiance ce 22 juin à Klap – Maison pour la danse avec Kat Válastur. L’artiste, qui vit entre Berlin et Athènes, présentait Dive [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le<a href="https://www.festivaldemarseille.com"> <em>Festival de Marseille</em></a> a su mettre en évidence des grands projets collaboratifs comme <em>Mère(s)</em> et ses 90 intervenants ou la <em>Manifête</em> et ses 400 enfants défilant dans le centre ville. Changement d’ambiance ce 22 juin à Klap – Maison pour la danse avec <strong>Kat Válastur</strong>. L’artiste, qui vit entre Berlin et Athènes, présentait <em>Dive into you</em>, un solo de danse qui ne trouvera de complicité que dans la musique, la scénographie, la lumière, et l’adhésion du public. </p>



<p>Elle est donc seule. Assise sur un siège qui repose lui-même sur un parquet ovoïde. Autour du parquet du gravier brun, et des tubes de néon qui ponctueront le spectacle d’épisodes stroboscopiques. L’ensemble est épuré, minéral, et comme un bon vin, c’est dans la longueur que la performance se laissera apprécier.</p>



<p>Kat Válastur se lance dans une danse frénétique, convulsive, spasmodique&nbsp;; le regard dissimulé derrière sa frange. Et même si elle reste vissée sur sa chaise, la débauche d’énergie est tout sauf avare. Elle joue fort du pied, sur le parquet qui a été sonorisé par plusieurs micros, qui feront résonner les coups tantôt rythmiques tantôt arythmiques dans l’ensemble de la salle. Il y a la musique aussi, signée <strong>Aho Ssan</strong>, qui sied parfaitement à l’ambiance&nbsp;: nappes électroniques et mimiques bruitistes, on entend aussi la voix pré-enregistrée de Kat Valastur, mais également son essoufflement, puisqu’elle est équipée d’un micro discret à l’oreille.&nbsp;</p>



<p>La nature humaine est ainsi faite que l’on s’habitue à tout. Et la frustration générée par cette énergie immobile trouvera ensuite du réconfort. Pour le public, mais pour la danseuse aussi. Le mouvement se fait parfois plus lent, et la lumière proposera des superbes tableaux sur une performeuse qui jouera de poses profilées. À la fin, bien des choses changeront. La lumière, la danse. Puis le public se lèvera, mais la danseuse aussi&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>NICOLAS SANTUCCI&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse">Le spectacle a été donné les<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 21 et 22 juin</mark> à <a href="https://www.kelemenis.fr/fr/">Klap – Maison pour la danse</a>, dans le cadre du <em><a href="https://www.festivaldemarseille.com">Festival de Marseille</a></em>. </pre>



<p>Retrouvez nos articles <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/">On y était</a></em> ici </p>
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		<title>30 bougies à ciel ouvert</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Jun 2025 10:00:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Alice Rohrwacher]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Voilà trente ans que chaque été,&#160;des toiles se déploient dans les nuits marseillaises&#160;à l’occasion du festival&#160;Ciné Plein-Air. Elles&#160;sortent&#160;des salles de cinéma&#160;pour offrir&#160;à un public intergénérationnel de plus en plus nombreux au fil des années, des films de tous formats, de tous registres, anciens ou récents, en VF ou en VOST.&#160;Trente ans&#160;:&#160;des noces de perle avec&#160;Phocée, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Voilà trente ans que chaque été,&nbsp;des toiles se déploient dans les nuits marseillaises&nbsp;à l’occasion du festival&nbsp;<strong><em>Ciné Plein-A</em></strong><strong><em>ir</em></strong>. Elles&nbsp;sortent&nbsp;des salles de cinéma&nbsp;pour offrir&nbsp;à un public intergénérationnel de plus en plus nombreux au fil des années, des films de tous formats, de tous registres, anciens ou récents, en VF ou en VOST.&nbsp;Trente ans&nbsp;:&nbsp;des noces de perle avec&nbsp;Phocée, scellées par l’amour du cinéma et une philosophie du partage et de la transmission.&nbsp;</p>



<p>Cette année, La Ciotat rejoint l’aventure à l’occasion des 130&nbsp;ans&nbsp;de Gaumont avec cinq projections événements&nbsp;au Théâtre de la Mer et au Palais lumière.&nbsp;Comme toujours, les&nbsp;37&nbsp;séances&nbsp;marseillaises&nbsp;se déroulent dans des lieux emblématiques de la Ville pendant tout l’été.&nbsp;</p>



<p>Prestigieux comme La Vieille Charité où on attend <em>Jason et les Argonautes</em> de <strong>Din Chaffey</strong>, à voir en famille le 31 juillet et <em>L’homme qui a vendu sa peau</em> de <strong><a href="https://www.instagram.com/kaoutherbenhania/?hl=fr">Kaouther Ben Hania</a></strong> le 26 août. Le site archéologique du Port antique qui accueille entre autres, des films patrimoine : l’exquise <em>Heure exquise</em> de <strong>René Allio</strong> et un ciné concert autour de <em>Cœur Fidèle</em> de <strong>Jean Epstein</strong>. </p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Dans les musées et les festivals </mark></strong></h3>



<p>Et le Mucem bien sûr, où, parmi tant d’autres événements, le monolithe de <em>l’Odyssée de l’espace </em>de <strong>Stanley kubrick</strong> devrait faire escale le 16 juillet, <em>Le Château dans le ciel</em> d’<strong>Hayao Miyazaki</strong> flotter<strong> </strong>le 23 juillet,<strong> </strong>devant les yeux émerveillés des petits et des grands.Et où<strong> </strong>le 30 juillet, les extraterrestres de <em>Premier Contact</em> réalisé par <strong>Denis Villeneuve</strong>, se poseront tandis que les explorateurs<strong> </strong>d’<em>Interstellar</em><strong> </strong>de<strong> Christopher Nolan</strong>,<strong> </strong>franchiront le 20 août, les limites de la galaxie.<strong> </strong>Autre musée mais plus au sud, il ne faut pas rater, pour leur pétillance et leur humour, les courts-métrages d’Agnès Varda le 10 juillet au Mac. </p>



<p>Comme dans les précédentes éditions, des collaborations précieuses avec d’autres structures dont le <strong><em><a href="https://www.festivaldemarseille.com/">Festival de Marseille</a></em></strong> ou <strong><em><a href="https://www.instagram.com/ciao_moka/">Ciao MOKA</a></em></strong>. On pourra dans ce cadre, retrouver,le 30 juin, les chanteurs autistes du groupe Astéréotypie, dans le documentaire musical de <strong>Lætitia Möller</strong> <em>L’Energie positive des lieux</em>. Et le 18 juillet, la tribu fantasque et marginale de Gelsomina dans <em>Les Merveilles</em> d’<strong>Alice</strong> <strong>Rohrwacher</strong> – une lumineuse ode à l’enfance –, Grand Prix du jury cannois en 2014.</p>



<p>Pour&nbsp;sa troisième décennie sous les étoiles,&nbsp;porté par les Écrans du Sud,&nbsp;<em>Ciné Plein-A</em><em>ir</em>&nbsp;qui a cumulé en 2024, 11&nbsp;244 spectateurs,&nbsp;continue à croire à la sienne. Souhaitons&nbsp;à ce&nbsp;projet,ambitieux&nbsp;par sa durée, le nombre de projections proposées, la multiplicité des sites, en plus d’une météo favorable, d’atteindre&nbsp;une fois de plus&nbsp;ses objectifs et le cœur des publics.</p>



<p>ÉLISE PADOVANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Ciné Plein-Air <br></em></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 30 juin au 26 septembre<strong><em> </em></strong></mark><strong><em><br></em></strong>Divers lieux, Marseille<strong><em><br></em></strong>Infos sur <a href="https://seances-speciales.fr/nos-evenements/cine-plein-air-marseille/">cinepleinairmarseille.fr</a></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema/">Cinéma ici</a></p>
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		<title>Brecht en commun</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Jun 2025 14:19:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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		<category><![CDATA[Aurélien Desclozeaux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>D’abord, il y a les enfants. Petits, de 7 à 12 ans. Dans un cabaret hyper brechtien – face public, en chœur parlé-chanté dont se détachent tour à tour quelques voix – ils jouent comme il se doit un prologue. Celui-ci résume La Mère, celle du roman de Gorki (1907), adapté pour la scène par Brecht en 1931. Qui a étiré [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>D’abord, il y a les enfants. Petits, de 7 à 12 ans. Dans un cabaret hyper brechtien – face public, en chœur parlé-chanté dont se détachent tour à tour quelques voix – ils jouent comme il se doit un prologue. Celui-ci résume <em>La Mère</em>, celle du roman de Gorki (1907), adapté pour la scène par Brecht en 1931. Qui a étiré le trajet du personnage jusqu’à la révolution bolchévique de 1917 (avec Hans Eisler à la musique). Pièce adaptée ensuite collectivement par la compagnie Organon et quelques auteurs en 2025 (<a href="https://www.vincentbeerdemander.fr/">Vincent Beer Demander </a>et son orchestre à plectre à la musique). Un projet qui se démultiplie vers un infini de parenthèses, de prolongements, de collectif(s) et de rencontres. </p>



<p>Les petits du prologue sont incroyables. Le public, sur la scène, les entoure, les applaudit, avant de rejoindre ses sièges et de changer de point de vue. Place aux autres, aux adultes, aux mères, aux ados, qui vont retracer l’histoire en remontant le temps, de 1917 et l’aboutissement révolutionnaire, à 1905 et son «&nbsp;Dimanche rouge&nbsp;».&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Distanciation réinventée</mark></strong></h3>



<p>Place aussi à la musique, si&nbsp;essentielle à la dramaturgie brechtienne, porteuse de son concept de distanciation&nbsp;: comme à l’opéra, il s’agit de s’adresser directement au public,&nbsp;pas pour dérouler ses états d’âme, mais pour remettre en cause la violence capitaliste. Vincent&nbsp;Beer&nbsp;Demander&nbsp;invente des&nbsp;<em>Songs</em>&nbsp;magnifiquement orchestrées pour son ensemble de 38 musiciens de&nbsp;toutes générations qui sonne mambo, guinguette ou impressionniste selon les couleurs de l’intrigue.</p>



<p>Dans cette version 2025, Pélagie&nbsp;Vlassova&nbsp;est incarnée par des habitantes (et un habitant) de la Belle de Mai, partageant avec elle les problématiques de la pauvreté extrême et du manque d’instruction. Mais surtout&nbsp;: révoltée de ne pouvoir nourrir correctement son enfant, et de craindre pour lui la violence institutionnelle. &nbsp;</p>



<p>Une révolte qui est à proprement parler collectiviste : la vitalité et l’extrême implication physique, énergique, de l’ensemble des générations permet de danser ensemble (<a href="https://www.instagram.com/desclozeauxaurelien/">Aurélien Desclozeaux</a> à la chorégraphie), chanter et jouer ensemble. Ou seul·e, remarquablement, porté par les autres.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Thérapeutique sociale</mark></strong></h3>



<p>Un théâtre qui permet aussi de parler, comme à travers un miroir, du miracle de cet art qui soigne&nbsp;celleux&nbsp;qui le pratiquent autant que&nbsp;celleux&nbsp;qui le reçoivent. Comme la politique sauve les&nbsp;mères du repli identitaire, les fait sortir de leur «&nbsp;cuisine&nbsp;» et prendre part au combat commun, qui commence par celui pour leur enfant, mais ne s’y arrête pas.</p>



<p>Brecht, dans son&nbsp;<em>Petit organon pour le théâtre</em>&nbsp;(1948), expliquera que le théâtre,&nbsp;«<em>&nbsp;à la fro</em><em>ntière de la politique et de l’esthétique</em>&nbsp;»,&nbsp;doit distordre le réel pour le représenter, non par l’imitation, la mimésis, mais par un décalage inattendu entre le personnage et le corps qui le représente. Organon met en œuvre ce principe, sur une scène partagée, avec des corps décalés par leur histoire, mais proche de l’intrigue par leur vécu. &nbsp;</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em><strong>Mère(s)</strong></em> a été créé au <em><a href="https://www.festivaldemarseille.com/">Festival de Marseille</a></em> du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">13 au 17 juin.</mark></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a></p>



<p></p>
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		<title>Les enfants prennent la ville </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Jun 2025 13:49:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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		<category><![CDATA[Alice Ruffini]]></category>
		<category><![CDATA[Badaboum Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour le lancement de sa 30e édition, le Festival de Marseille s’est associé au Badaboum Théâtre pour relever un défi de taille : donner une place aux enfants dans l’espace public. Et, par la même occasion, une voix dans la vie citoyenne. C’est ainsi qu’est née Manifête, une manifestation grandeur nature mobilisant 400 enfants, soit 15 classes d’école primaire et de [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pour le lancement de sa 30<sup>e</sup> édition, le <em>Festival de Marseille</em> s’est associé au Badaboum Théâtre pour relever un défi de taille : donner une place aux enfants dans l’espace public. Et, par la même occasion, une voix dans la vie citoyenne. C’est ainsi qu’est née <em>Manifête</em>, une manifestation grandeur nature mobilisant 400 enfants, soit 15 classes d’école primaire et de collège, et chorégraphiée par <strong><a href="https://www.instagram.com/marinagomes.hylel/?hl=fr">Marina Gomes</a></strong>.  </p>



<p>L’impressionnant cortège s’est rassemblé à 10h30 devant la place Charles-de-Gaulle, armé de banderoles et de pancartes colorées, créées par les enfants avec la scénographe <strong>Alice Ruffini</strong>. Une fois en place, au signal des danseur·euses de la compagnie Hylel qui les accompagnent, les jeunes manifestants se lancent dans une chorégraphie aux airs de préparation au combat. Puis ils se mettent en marche. La musique très solennelle du début est remplacée par une batucada, et la chorégraphie devient elle aussi plus festive. À plusieurs moments, le cortège s’interrompt pour entonner les slogans préparés en amont avec le <a href="https://www.badaboum-theatre.com/">Badaboum Théâtre</a>. Ceux-ci s’attaquent à une variété de sujets importants pour ces jeunes citoyens, allant de l’amour qu’ils portent à leur mère, au racisme – « <em>Les kebabs c’est incroyable, le racisme c’est pitoyable</em> » –, l’écologie, le mal-logement ou encore la guerre. Une preuve, pour quiconque en doutait, de la connexion des enfants aux questions d’actualité.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Apothéose </mark></strong></h3>



<p>La déambulation prend fin sur les marches de la place&nbsp;Villeneuve-Bargemon,&nbsp;à&nbsp;côté&nbsp;de la&nbsp;mairie, avec une chorégraphie finale interprétée par une partie des apprentis manifestants&nbsp;–&nbsp;les autres classes, en retrait, gardent les banderoles. Cette chorégraphie reprend pour beaucoup les mouvements de celle du début de défilé, mais dans une ambiance&nbsp;plus festive, sur une musique bien plus entrainante qui&nbsp;«&nbsp;<em>rappelle</em><em>&nbsp;</em><em>les instrus de Jul</em>&nbsp;»&nbsp;comme&nbsp;l’indiquait&nbsp;Marina Gomes&nbsp;la semaine dernière à&nbsp;<em>Zébuline</em>.</p>



<p>Le public, composé&nbsp;des&nbsp;familles&nbsp;ou&nbsp;de nombreux passants intrigués, est conquis&nbsp;par cette démonstration de force,&nbsp;de joie et de détermination. Après cette apothéose dansée, une délégation d’enfants est appelée&nbsp;à&nbsp;se présenter devant les&nbsp;élus de la&nbsp;Ville pour leur remettre la liste de leurs revendications, dont la plus importante est sans doute la nécessité&nbsp;de respecter leurs droits.&nbsp;</p>



<p>CHLOÉ&nbsp;MACAIRE&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse">La <em>Manifête</em> a eu lieu sur le Vieux-Port le 12 juin en ouverture du <a href="https://www.festivaldemarseille.com/">Festival de Marseille</a>.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/">Scènes ici</a></p>



<p></p>
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		<title>La transe circulaire de Nacera Belaza</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Manon Brunel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Jun 2025 10:48:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Ballet national de Marseille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dès l’apparition d’un danseur solitaire, tournoyant lentement sous une douche de lumière quasi fantomatique, La Nuée de Nacera Belaza installe son vocabulaire : celui de la répétition, de l’effacement des visages, de la fusion du corps et de l’espace. Le violon et les percussions traditionnelles se répondent, tandis que le mouvement se densifie. La lumière clignote, scande, réoriente la [&#8230;]</p>
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<p>Dès l’apparition d’un danseur solitaire, tournoyant lentement sous une douche de lumière quasi fantomatique, <em>La Nuée</em> de <strong><a href="https://cie-nacerabelaza.com/">Nacera Belaza</a></strong> installe son vocabulaire : celui de la répétition, de l’effacement des visages, de la fusion du corps et de l’espace. Le violon et les percussions traditionnelles se répondent, tandis que le mouvement se densifie. La lumière clignote, scande, réoriente la perception. On devine plus qu&rsquo;on ne voit : l’effacement devient langage.</p>



<p>La deuxième partie ouvre l’espace à une dizaine de danseurs, disposés autour de la lumière, bras ouverts, semblable à une forme de procession. Le cercle s’impose comme loi organique. Par vagues, les corps s’assoient, se relèvent, se figent, dans une gravitation constante autour de ce centre incandescent. La lumière, personnage à part entière, devient totem, guide, tension dramatique.</p>



<p>Chaque tableau semble relancer un cycle : répétition de scènes, réapparition de motifs, crescendo sonore où tambours, cris et silences s’enchaînent sans linéarité. Un danseur saute sur place au cœur de la lumière, comme possédé. Les autres, à genoux autour de lui, incarnent une forme de communauté aux allures mystiques. La sensation est forte : d’un rituel ancestral ou à la manifestation d’une secte spectrale.</p>



<p>Belaza donne à voir un monde où le geste ne raconte pas, mais invoque. Le rythme, les ellipses, les ruptures plongent le spectateur dans un état de transe mimétique. Le noir, les halos faibles, les éclats aveuglants dessinent un espace mouvant, poreux, sans repère net. Les danseurs surgissent de tous les coins de la scène, parfois seuls, parfois en attroupement, comme étant des âmes errantes parfaitement coordonnées.</p>



<p>Dans le final les corps entrent, sortent, tournent à l’unisson, emportés par les bruits de cris et une lumière grandissante qui finit par engloutir la salle. On ne sort pas indemne de cette traversée.&nbsp;<em>La Nuée</em>&nbsp;n’illustre rien, mais imprime un monde. Celui d’un collectif régi par la loi du cercle, où chaque geste semble convoquer l’invisible.</p>



<p>MANON BRUNEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em><strong>La Nuée</strong></em> était donnée les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">13 et 14 juin</mark> au <a href="https://www.ballet-de-marseille.com/">Ballet national de Marseille</a>, dans le cadre du <a href="https://www.festivaldemarseille.com/">Festival de Marseille</a>. </pre>



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		<title>FESTIVAL DE MARSEILLE : la puissance des Mère(s)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jun 2025 12:22:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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		<category><![CDATA[Kathrin-Julie Zenker]]></category>
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		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Elle est comédienne, chanteuse, metteure en scène. Il est dramaturge, scénographe, compositeur et metteur en scène. Ils sont aussi frère et sœur. Valérie Trébor et Fabien-Aïssa Busetta dirigent ensemble Organon Art Compagnie, une association qui aime les projets participatifs, le lien, le jeu, la vidéo, la radio. L’indiscipline et l’interdisciplinaire. Ils jouent six fois à [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Elle est comédienne, chanteuse, metteure en scène. Il est dramaturge, scénographe, compositeur et metteur en scène. Ils sont aussi frère et sœur. Valérie Trébor et Fabien-Aïssa Busetta dirigent ensemble <a href="http://www.organonartcie.org">Organon Art Compagnie</a>, une association qui aime les projets participatifs, le lien, le jeu, la vidéo, la radio. L’indiscipline et l’interdisciplinaire. Ils jouent six fois à <a href="https://theatre-lacriee.com/programmation/evenements/2024-2025/meres">La Criée </a>et débattent au <a href="http://esadmm.fr/conservatoire/presentation/presentation/">Conservatoire</a>. </p>



<p><strong>Zébuline. Après plusieurs étapes de travail vous présentez <em>Mère(s)</em> à La Criée. Pouvez-vous en raconter la genèse&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Fabien-Aïssa Busetta.</strong> Le spectacle est né à la fin des <em>Suppliantes</em> qu’on avait joué à La Criée aussi [<em><a href="https://journalzebuline.fr/droit-dasile-droit-sacre/">Lire ici</a></em>]. Farida, une des participantes, m’a dit « <em>je me rends compte que je peux soigner au théâtre, je veux continuer</em> ». Elle, elle se bat pour son fils, elle s’est politisée pour cela, elle voulait parler de ça. Bien sûr ça m’a fait penser à la pièce de Brecht<em> La Mère</em>, que j’avais travaillée en 2002 comme acteur. On a multiplié les mères, et Pélagie Vlassova est devenue Farida. </p>



<p><strong>Vous avez donc réécrit Brecht.</strong></p>



<p>Oui, on s’est réapproprié le personnage, avec l’idée qu’on ne naît pas forte, on le devient. Toutes les femmes sur le plateau sont mères. Cela peut être réactionnaire, une mère qui défend son enfant contre les autres. Ça devient libérateur quand son combat englobe son enfant plus les autres. Dans nos quartiers les enfants sont élevés en commun, il y a des groupes de mamans élargis, se battre pour son enfant devient vite collectif.</p>



<p><strong><em>La Mère </em>de Brecht, inspiré du roman de Gorki, raconte la Révolution de 1917, mais aussi le trajet d’une mère célibataire analphabète. Elle contient une flopée de slogans marxistes. Votre adaptation reste-t-elle révolutionnaire&nbsp;?</strong></p>



<p>Brecht lui-même n’était pas d’accord avec l’utilisation de sa pièce pour la propagande soviétique. Après deux étapes de travail, nous avons réécrit la pièce, et cela continue. Les causalités, on les a déconstruites en racontant le trajet à l’envers, de 1917 à 1905. Cela raconte comment une femme distribue des tracts pour que son fils – plus les autres – n’en prenne pas le risque. Elle voit qu’on arrête les gens pour ça, elle veut apprendre à lire ce qu’elle distribue, puis apprendre à lire aux autres. Mais avant la lecture, il y a la soupe. C’est par la soupe qu’elle entre en politique, comme à Marseille aujourd’hui où les femmes s’investissent dans des cantines solidaires. C’est politique, mais très concret, très direct.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0750.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-130299" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0750.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0750.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0750.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0750.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0750.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0750.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0750.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/IMG_0750.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Thibaut Carceller</figcaption></figure>



<p><strong>Sur scène il y a donc l’orchestre, les mères, des enfants… vous êtes très nombreux.&nbsp;</strong></p>



<p>Oui, 90 personnes sur scène. Les 38 musiciens du Conservatoire qui forment l’orchestre à plectres de Vincent Beer-Demander. C’est lui qui a composé les musiques en s’inspirant des songs utilisées par Brecht, et a orchestré deux de mes chansons. Devant, il y a les acteurs, les chanteurs, et les mères. Et les enfants. Cette fois nous avons inclus les enfants des actrices, ils forment un cabaret junior de 5 à 13 ans. Il y a aussi 10 élèves de l’école primaire National qui font un travail de marionnettes…</p>



<p><strong>Comment on gère 90 personnes sur scène&nbsp;?</strong></p>



<p>On fractionne&nbsp;! Et on passe du temps à gérer la nourriture&nbsp;! Il faut être très flexible et à l’écoute. Être sur la scène de La Criée, c’est être dans le lieu de l’esthétisation des problématiques, avec des publics qui ne sont pas sensibilisés aux mêmes choses. Certains ne savent pas ce que c’est qu’une OQTF, les autres ne savent pas qui est Brecht. Valérie et moi, on est né sous la passerelle de Plombières, d’une mère qui faisait du music-hall. Entre deux mondes, un pied à La Criée, un pied à Plombières. On est persuadés que ces deux mondes ont besoin l’un de l’autre&nbsp;: nous avons besoin d’une structure publique pour être audibles, mais la Criée, le théâtre, a aussi besoin de nous. Et de poser la maternité comme un sujet politique, avec les habitants.</p>



<p><strong>Vous organisez une table ronde à ce sujet au Conservatoire.&nbsp;</strong></p>



<p>Oui, avec Hanane Karimi, qui est chercheuse et dramaturge, Kathrin-Julie Zenker, Eva Doumbia, Faïza Guène, et des participantes du projet.&nbsp;C’est une assignation de dire que les mères sont l’espoir politique, les trois figures les plus réactionnaires en Europe sont des mères. La puissance politique d’une mère pour protéger son enfant est une idée à déconstruire. Pour cela il faut remettre en cause la hiérarchie «&nbsp;mes enfants mes neveux la famille les voisins et les autres&nbsp;». Réfléchir, encore, à ce que l’on reçoit comme infériorisation quand on est une fille. Dès la naissance, où on dit «&nbsp;félicitation&nbsp;» pour une fille, «&nbsp;bravo&nbsp;» pour un garçon. Nuance de taille. La fille, dès la naissance, n’a pas gagné, les mères le savent, et reproduisent, ou pas. C’est politique, parce que c’est un travail profond à faire.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN REALISE PAR AGNES FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Mère(s)</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 13 au 17 juin<br></mark><a href="https://theatre-lacriee.com/programmation/evenements/2024-2025/meres">La Criée</a>, Centre dramatique national de Marseille</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Regards croisés sur mère(s)</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">16 juin<br></mark><a href="http://esadmm.fr/conservatoire/presentation/presentation/">Conservatoire Pierre Barbizet,</a> Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>
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		<title>FESTIVAL DE MARSEILLE : « Comment styliser un sniper ? » &#8211; Michel Kelemenis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jun 2025 12:11:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[13 novembre]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
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		<category><![CDATA[Michel Kéléménis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Pourquoi reprendre cette pièce aujourd’hui ?Michel Kéléménis. Je l’ai créée en fin 2019, le sujet était l’impact de l’histoire, des attentats de Paris. J’avais mis quatre ans à y parvenir, c’était presque psychanalytique pour moi, de l’ordre de la résilience. Cette pièce a été très bien reçue mais a été effacée par la crise [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. Pourquoi reprendre cette pièce aujourd’hui ?<br>Michel Kéléménis.</strong> Je l’ai créée en fin 2019, le sujet était l’impact de l’histoire, des attentats de Paris. J’avais mis quatre ans à y parvenir, c’était presque psychanalytique pour moi, de l’ordre de la résilience. Cette pièce a été très bien reçue mais a été effacée par la crise du Covid. Et après les confinements il y a eu quelques reprises mais nous avions besoin d’autre chose, et j’ai écrit <em>Magnifiques</em>. Depuis, le monde n’a pas cessé de s’autodétruire et le propos de <em>Coup de grâce</em> est malheureusement toujours aussi pertinent.&nbsp;</p>



<p><strong>Pourquoi ces attentats vous ont-ils tant marqué&nbsp;?<br></strong>Le 13-Novembre a marqué tout le monde, chacun se souvient de ce qu’il faisait ce jour-là. Comme les tours jumelles pour ceux qui sont assez vieux pour l’avoir vécu. C’est un bouleversement de l’histoire, un virage de civilisation. Pour moi, c’était le soir de la première de <em>La Barbe bleue</em> au Grand Théâtre de Provence, une soirée importante, une réussite, j’étais très heureux. Et là, coup droit/revers, la réussite et l’effroi se sont agrégés, durablement, comme un piège. Dans <em>La Barbe bleue</em> les danseurs portent le corps mort d’un époux assassiné, je ne pouvais plus voir cette scène sans penser que derrière la beauté se cache l’horreur.&nbsp;</p>



<p><strong>C’est ce que dit la polysémie de votre titre&nbsp;?<br></strong>Oui, la grâce, c’est la beauté sublimante, mais c’est aussi pour atteindre la grâce divine que les fous de Dieu tuent. Qu’on assène le coup de grâce, le sacrifice. Je ne mets pas en scène le Bataclan, mais cette jeunesse qui a été attaquée. La liberté de ton, la danse, la musique, le plaisir partagé, ont été pris pour cible. Les artistes sur scène ont la diversité de silhouettes de notre jeunesse. Ils restent debout.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="736" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/FdM2025_COUPDEGRAI%C2%82CE2_MichelKelemenisA%C2%A9AgneI%C2%80s-Mellon.jpg?resize=696%2C736&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-130295" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/FdM2025_COUPDEGRAI%C2%82CE2_MichelKelemenisA%C2%A9AgneI%C2%80s-Mellon.jpg?resize=969%2C1024&amp;ssl=1 969w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/FdM2025_COUPDEGRAI%C2%82CE2_MichelKelemenisA%C2%A9AgneI%C2%80s-Mellon.jpg?resize=284%2C300&amp;ssl=1 284w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/FdM2025_COUPDEGRAI%C2%82CE2_MichelKelemenisA%C2%A9AgneI%C2%80s-Mellon.jpg?resize=768%2C812&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/FdM2025_COUPDEGRAI%C2%82CE2_MichelKelemenisA%C2%A9AgneI%C2%80s-Mellon.jpg?resize=150%2C159&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/FdM2025_COUPDEGRAI%C2%82CE2_MichelKelemenisA%C2%A9AgneI%C2%80s-Mellon.jpg?resize=300%2C317&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/FdM2025_COUPDEGRAI%C2%82CE2_MichelKelemenisA%C2%A9AgneI%C2%80s-Mellon.jpg?resize=696%2C735&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/FdM2025_COUPDEGRAI%C2%82CE2_MichelKelemenisA%C2%A9AgneI%C2%80s-Mellon.jpg?resize=1068%2C1129&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/FdM2025_COUPDEGRAI%C2%82CE2_MichelKelemenisA%C2%A9AgneI%C2%80s-Mellon.jpg?resize=397%2C420&amp;ssl=1 397w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/FdM2025_COUPDEGRAI%C2%82CE2_MichelKelemenisA%C2%A9AgneI%C2%80s-Mellon.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Agnès Mellon</figcaption></figure>



<p><strong>Ils tombent.<br></strong>Oui. Je n’ai pas eu peur de montrer la littéralité de l’atteinte. Ils sont là, se rencontrent, se frottent, se draguent… puis ils reçoivent un coup. Jusqu’à ce qu’une victime soit prise d’effroi. Mais ils se redressent, ensemble.&nbsp;</p>



<p>J’ai voulu créer une série d’images doubles, très belles, et terribles. Le spectateur chemine, se demande, est-ce des corps lascifs ou des corps explosés, j’ai voulu créer des images avec l’ambiguïté de la Pietà [<em>oeuvre d’art</em> <em>où la vierge tient Jesus sur ses genoux, ndlr</em>], figure sublime d’un corps mort, beau et froid comme le marbre. Mais comment fait-on pour styliser un sniper&nbsp;? Je voulais qu’à leur propre vitesse les spectateurs suivent des chemins différents, et revivent leur propre émotion de ce moment-là, dans leur vie.</p>



<p><strong>Cette reprise pour le<em> Festival de Marseill</em>e est-elle différente de la création ?<br></strong>Non. Il y a trois nouveaux danseurs mais avec qui j’ai déjà travaillé. Tous sont très heureux de cette reprise. Étrangement les répétitions sont joyeuses, on rit en permanence, sans doute pour supporter. Je suis heureux aussi que le festival vienne à <a href="https://www.kelemenis.fr/fr/">Klap</a>, pour <em>Coup de grâce</em>, pour <em>Les Oiseaux</em>, pour <em>Dive into you</em>. Ma compagnie, dans notre lieu, trois fois, pour le <em>Festival de Marseille</em>, ce n’est pas rien.</p>



<p><strong>Comme dans toutes vos pièces la musique est très importante…</strong></p>



<p>Mais différente. Je me suis posé la question. Qu’est-ce que la musique du 13-Novembre ? J’ai une écoute classique de la musique, comme un ensemble de sens, un récit pour mon écriture. Là je cherchais une musique de l’effroi, et ça m’a amené vers des labels berlinois. Et un ingénieur du son, Angelos Llaros-Copola, qui compose aussi avec deux AKA. La profondeur de ce qu’il produisait m’a convaincu. Sa musique n’est pas un récit, ce sont des moments intenses, des sensations qui se succèdent. Il est fondamentalement au service du projet sur lequel il travaille, c’était sa première musique de scène, et comme vous l’aviez écrit à l’époque, son « <em>Coup de grâce est un coup de maitre</em> ».</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Coup de grâce</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 21 au 23 juin</mark><br><a href="https://www.kelemenis.fr/fr/">Klap</a>, Maison pour la danse</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Retour en 2019</strong><br><br><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Coup de grâce a été créé le 4 octobre 2019 au Théâtre Durance, scène nationale de Château-Arnoux-Saint-Auban. Zibeline y était</mark></em><br><br>« <strong>Notre mort</strong><br><br>Ce <em>Coup de grâce</em> est un coup de maître. Abandonnant sa fantaisie mutine, le côté coloré qui fait le charme de la plupart de ses pièces, Michel Kelemenis nous entraîne dans une puissante évocation des attentats de Paris. Sans renier sa foi inébranlable dans la vie, dans le pouvoir des corps à se tenir debout, il emmène les spectateurs aux confins de la peur, de la douleur, de la mort. Les images sont puissantes : fuites éperdues ; foule enserrée ; massacres, victimes innombrables qui la tête dans les mains, la peur au ventre, s’écroulent, s’effondrent… tout est explicite sans être simplement illustratif et nous fait éprouver, physiquement, la terreur. <br>Et le but, simple, est atteint, grâce à une musique qui scande les affolements et étire des nappes sonores inquiétantes ; grâce aux corps émouvants et virtuoses de ces jeunes danseurs ancrés dans la terre ; grâce aussi à un rideau de perles noires qui, selon l’éclairage, s’opacifie ou laisse voir ce qui se passe derrière la scène. Car il est question ici de scène, celle du Bataclan, celles des théâtres où se donnent en spectacle les corps et leur plaisir. Corps jeunes et libres qui dansent, jusqu’au bout malgré l’horreur ; corps des bourreaux qui cherchent la grâce en assassinant ceux qui croient à la jouissance terrestre ; corps de nos mémoires communes, celle des nombreux tableaux qui sont cités par les danseurs arrêtés dans des positions de délice ou de supplice, toujours mystiques, extatiques, ambigus. <br>Esthétisation de la mort ? sans doute : le sang ne coule pas, tout reste propre, habité de grâce, et le noir uniforme des costumes et du décor s’orne de lumières et de brillances. C’est qu’il n’est pas question de désespoir ici mais de tristesse, infinie. Aucune défaite : cette jeunesse que l’on a assassinée continue de danser. Continuera, victorieuse, de dispenser sa grâce, et de goûter sa liberté. A.F. »</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>
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		<title>FESTIVAL DE MARSEILLE : Marie Didier : « Ce qui n’est pas représenté est invisibilisé »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jun 2025 11:03:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Qu’est-ce qui fait, selon vous, la spécificité et le succès de ce festival ? Marie Didier. C’est un mélange de choses. Je pense que la place accordée à la danse, au mouvement, à la diversité des corps et des identités joue un rôle fort. Ce sont des thématiques très présentes à Marseille, mais le [&#8230;]</p>
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<p><strong>Zébuline. Qu’est-ce qui fait, selon vous, la spécificité et le succès de ce festival ?</strong></p>



<p><strong>Marie Didier.</strong> C’est un mélange de choses. Je pense que la place accordée à la danse, au mouvement, à la diversité des corps et des identités joue un rôle fort. Ce sont des thématiques très présentes à Marseille, mais le festival en a fait sa ligne principale. J’essaie aussi de proposer des formes originales, parfois atypiques, tout en gardant des événements fédérateurs. Ce qui plaît, je ne le sais pas précisément, il faudrait le demander au public, mais je pense que c’est cette diversité, avec un fil rouge : la danse comme langage universel, et comme espace d’esthétiques variées.</p>



<p><strong>Y a-t-il aussi un travail autour de la parole, du texte ?</strong></p>



<p>C’est peut-être ce qui nous caractérise le moins… mais la journée du 29 juin sera intéressante à ce titre. On y retrouvera plusieurs artistes issus du champ de la littérature, surtout expérimentale, mais toujours en lien avec la performance. Par exemple, <strong>Léa Rivière</strong>, ou <strong>Lucie Camous</strong>, qui explorent des formats cinématographiques ou poétiques expérimentaux. Je pense également à <strong>No Anger</strong>, une artiste en situation de handicap qui travaille autour des frontières — entre les corps, valides et non-valides. Là, on est dans un dialogue entre danse, performance et autres disciplines, mais c’est concentré sur cette journée.</p>



<p><strong>C’est une édition anniversaire, la trentième. Est-ce que vous avez prévu quelque chose pour marquer le coup ?</strong></p>



<p>Notre manière de célébrer, c’est de rester fidèle à notre cap. Cette année, on accorde une place importante aux projets participatifs, de co-création, qui impliquent des amateurs et amatrices. On en a cinq très forts cette année. Ce sont des projets pensés par des artistes, mais qui n’existeraient pas sans les participant·es. On a voulu appuyer là-dessus. Cela produit des formes artistiques, mais aussi du lien, de la pratique.&nbsp;</p>



<p>Par exemple, le festival s’ouvrira le 12 juin avec <em>Manifête</em>, un projet mené par la chorégraphe <strong>Marina Gomes</strong>, où 450 enfants danseront dans l’espace public pour parler de leur liberté d’expression. C’est un projet d’envergure, ancré dans le territoire, et qui dit politiquement des choses sur la place qu’on veut laisser à la jeunesse – ou plutôt la place qu’on les laisse prendre.&nbsp;</p>



<p>Il y a aussi deux grandes soirées au Théâtre de la Sucrière en fin de festival : <em>Les Oiseaux rares</em>, projet d’<strong>Anne Festraets</strong>, qui invite dans chaque ville des jeunes exilés à s’intégrer au spectacle, en valorisant leurs talents. Et puis <em>Blossom</em>, de <strong>Sandrine Lescourant</strong>, chorégraphe installée à Marseille, qui travaille sur la notion de lien, qui constitue chez nous un réel leitmotiv. Elle rassemble une vingtaine de personnes très différentes – âges, pratiques, origines – autour de chanteurs et musiciens professionnels, pour créer une œuvre typiquement marseillaise.</p>



<p><strong>Vous évoquiez également un autre axe fort autour de la diversité des corps…</strong><br>Oui, c’est un autre grand axe de cette édition anniversaire. Depuis plusieurs années, nous défendons la place des corps différents, en particulier des personnes en situation de handicap. La danse a souvent été pionnière en la matière. Cette année, cela traverse toute la programmation. Ce n’est pas concentré sur un événement, mais présent comme une coulée continue. On a par exemple le film <em>Crip Camp : la révolution des éclopés</em>, qui retrace le militantisme des personnes handicapées aux États-Unis, diffusé le 7 juin. Une conférence de <strong>Mathilde François </strong>et une rencontreautour d’<strong>Élisabeth Lebovici</strong>,une figure de l’histoire de l’art, prolongera ce moment le 29 juin.&nbsp;</p>



<p>On présente aussi le 19 juin une création de la compagnie inclusive britannique<strong> Candoco</strong>, qui a été pionnière dans ces enjeux, ainsi que <em>Starting with the limbs</em>, une création inclusive d’<strong>Annie Hanauer</strong>. Nous savons combien ce qui n’est jamais représenté, dans le monde de l’art, mais aussi dans la sphère politique ou publique, est, de fait invisibilisé&nbsp;; et cela peut recouvrir des réalités et des vies nombreuses. L’art peut aussi combler ce manque-là.</p>



<p><strong>Vous disiez enfin vouloir marquer l’édition par de grandes formes ?</strong><br>Oui, je tenais à proposer des pièces d’envergure : beaucoup d’interprètes au plateau, des scénographies ambitieuses, innovantes. Ce sont des productions de haut niveau, et il y en a plusieurs cette année. Je pense à <strong>Peeping Tom </strong>et sa scénographie hors normes, à <em>Weathering</em> de la compagnie <strong>Faye Driscoll </strong>– une pièce immersive avec un public tout autour – ou encore à la création de <strong>Christos Papadopoulos</strong>, avec plus de 10 interprètes. C’est important de porter cette ambition-là, pour que le festival reste un lieu de grande création. De même que son ouverture à l’international&nbsp;: les dramaturgies d’ailleurs, celle du pourtour méditerranéen qui est notamment très présent – la Grèce, la Catalogne, l’Egypte, le Liban et la Palestine – ont beaucoup d’inspiration à nous apporter. Le festival dit quelque chose d’un rapport au monde qui ne relève pas de la naïveté&nbsp;: il faut être conscient que l’on accueille un grand nombre d’artistes venus de zones de conflits. Créer des espaces où l’on invente, dans la joie, et dans des formes de vivre ensemble, du décloisonnement pour dépasser les clivages&nbsp;: cela nous semble essentiel.</p>



<p><strong>Le festival suscite, de fait, beaucoup de curiosité et d’enthousiasme.<br></strong>C’est indéniable&nbsp;! Et cela se voit dans la dynamique de réservation, au moins aussi forte que l’année dernière. En 2024, on avait terminé avec 96 % de remplissage, 80 % des spectacles complets. On est sur la même lancée&nbsp;! Cela montre qu’il y a une adéquation entre ce qu’on propose et un désir du public, des Marseillais. Peut-être un désir de danse, de performance, un attachement à ce festival qui commence à s’installer.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Festival de Marseille</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 6 juillet<br></mark>Divers lieux, Marseille</pre>
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		<title>FESTIVAL DE MARSEILLE : une Manifête se prépare</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jun 2025 08:55:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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<p>Ce lundi 2 juin n’est pas une après-midi comme les autres pour les élèves de CM2 de l’école du Plan d’Aou : ils vont rencontrer la chorégraphe Marina Gomes et répéter avec elle la <em>Manifête</em>, le spectacle d’ouverture du <em><a href="https://www.google.com/search?client=safari&amp;rls=en&amp;q=Festival+de+Marseille&amp;ie=UTF-8&amp;oe=UTF-8">Festival de Marseille</a>, </em>donnéce 12 juin sur le Vieux Port. Un projet pharaonique qui réunit près de 450 enfants, soit 17 classes marseillaises, dans une déambulation dansée et, comme son nom l’indique, revendicatrice. Ce projet « <em>complètement fou</em> » comme le dit Marina Gomes, qui signe la chorégraphie [lire l’interview ci-dessous], est né de la volonté commune du <a href="https://www.badaboum-theatre.com">Badaboum Théâtre</a> et du Festival de donner une place aux enfants dans l’espace public et dans la vie sociale « <em>avec leurs revendications, leur humour et leur poésie</em> », indique Anne-Claude Goustiaux, directrice du Badaboum.</p>



<p>Plusieurs ateliers ont été conduits afin d’élaborer les slogans qu’ils entonneront durant la <em>Manifête</em>. «&nbsp;<em>On a une affiche avec les droits internationaux des enfants dans la classe. Dans chaque groupe on a choisi une catégorie, par exemple aider les enfants en guerre, et on a trouvé un slogan à partir de cette catégorie. Après on a voté</em> <em>pour le slogan qu’on a là </em>», explique la jeune Mélina. Pour cette classe, ce sera donc «&nbsp;<em>1, 2, 3, on nous doit des droits</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Mais les séances de réflexion commune ne s’en sont pas arrêtées là : avec les intervenantes du Badaboum, ils ont ensuite réfléchi à d’autres messages qu’ils souhaitaient faire passer aux adultes. «&nbsp;<em>On a essayé de ne pas les influencer, mais on a parfois décortiqué certaines paroles avec eux pour que ce soit plus universel</em>&nbsp;», explique Anne-Claude Goustiaux, qui encadrait ces ateliers avec Julie Joachim. Ces messages apparaîtront sur des banderoles et des pancartes, créées par les enfants avec la scénographe Alice Ruffini.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Dans le dojo </mark></strong></p>



<p>On retrouve la vingtaine d’élèves dans le petit dojo du centre social voisin, avec Marina Gomes. Une fois les présentations faites, place à l’échauffement au son de chansons de Jul et de rap espagnol. Avec pédagogie et humour, la chorégraphe leur apprend quelques bases de hip-hop et précise «&nbsp;<em>rajoutez du style… votre style&nbsp;</em>». Les enfants, d’abord très concentrés, se détendent peu à peu et prennent plaisir à l’exercice.&nbsp;</p>



<p>Cette classe fait partie des «&nbsp;parcours courts&nbsp;» de la<em> Manifête</em> : les élèves n’apprennent que la déambulation, et pas la chorégraphie finale. Mais Marina les rassure, ils auront aussi un rôle à jouer à ce moment-là.&nbsp;</p>



<p>Les enfants apprennent vite, et dans la bonne humeur. La chorégraphe le leur a dit, le but est de passer un bon moment. Mais sans se mettre en danger, la représentation ayant lieu dans l’espace public. L’accent est donc mis sur la liberté des corps et sur l’écoute les uns des autres.</p>



<p>Chacun des mouvements a une signification, que Marina explique aux apprentis danseurs au fur et à mesure. Et force est de constater que, malgré sa petite taille, le dojo semble être un lieu approprié pour répéter une chorégraphie aux accents si combattifs. «&nbsp;<em>On est venu pour en découdre, c’est pas des blagues</em>&nbsp;» rigole-t-elle en leur montrant un geste qui rappelle le karaté.&nbsp;</p>



<p>La répétition s’achève sur le terrain de basket du centre social, où les enfants peuvent enfin s’exercer à la déambulation et scander leur slogan à plein poumon. Quelques petits ajustements seront à régler lors de la répétition générale avec les 16 autres classes, mais le résultat est déjà émouvant, et les enfants repartent l’air content. «&nbsp;<em>Ça m’apporte beaucoup parce que parfois on nous écoute pas assez, et là c’est une opportunité à ne pas rater pour se faire écouter</em>&nbsp;», conclut la petite Shaïna.&nbsp;</p>



<p>CHLOÉ MACAIRE&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Manifête</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">12 juin, 10h30</mark><br>Déambulation au départ de la place Charles-de-Gaulle vers la mairie de Marseille</pre>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quelques questions à la chorégraphe </strong></h2>



<p><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Connue du public du Festival pour y avoir créé, il y a deux ans Bach Nord avec des jeunes des quartiers Nord de Marseille, la chorégraphe de hip-hop et fondatrice de la Cie Hylel, Marina Gomes, signe la chorégraphie de la Manifête. Entretien </mark></em> </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/Image-6495.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-130291" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/Image-6495.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/Image-6495.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/Image-6495.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/Image-6495.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/Image-6495.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/Image-6495.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/Image-6495.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/06/Image-6495.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Marina Gomes lors des ateliers © Thibaut Carceller</figcaption></figure>



<p><strong>Zébuline. Pourquoi avoir décidé de prendre part à ce projet ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Marina Gomes.</strong> J’ai été invitée à chorégraphier ce projet après qu’il ait été pensé par le <em>Festival de Marseille</em> et le Badaboum Théâtre. J&rsquo;ai accepté sans hésiter parce que je suis convaincue qu’on ne laisse pas assez de place aux enfants, qu&rsquo;on n’écoute pas assez leur parole, et que parfois on les assigne à des places qui les contraignent alors qu&rsquo;ils ont plein de choses à nous apprendre. Donc j’étais hyper contente de pouvoir participer à ce projet, tout en ayant conscience qu’il était complètement fou, par le nombre d’élèves impliqués et le peu de temps imparti. &nbsp;</p>



<p><strong>Justement, comment avez-vous organisé cela ?&nbsp;</strong></p>



<p>J&rsquo;ai chorégraphié la <em>Manifête</em> en théorie, sans les élèves, et on a créé la musique avec Arsène Magnard qui est le compositeur de toutes mes pièces. Ensuite on s’est réparti le planning avec une équipe de danseurs pour pouvoir transmettre la chorégraphie aux enfants.</p>



<p>La plupart des classes apprennent tout le parcours, c’est-à-dire la déambulation et la chorégraphie finale, et d’autres, que je ne vois qu&rsquo;une fois, n’apprennent que le trajet.&nbsp;</p>



<p><strong>Quelle place est donnée à la parole ?&nbsp;</strong></p>



<p>Chaque classe a un slogan qu’elle a choisi, ainsi que des banderoles et des petites pancartes. On a tous été surpris de la nature très politique des sujets qu’ils ont décidé d’aborder : l’antiracisme, qu’on a retrouvé dans toutes classes et dans tous les secteurs, mais aussi le mal-logement et la question de la liberté… leur liberté.&nbsp;</p>



<p><strong>On voit bien l’aspect manifestation, mais quant est-il du côté festif ?&nbsp;</strong></p>



<p>Cette idée est surtout présente dans la chorégraphie de fin, notamment grâce à la musique : il y a des moments de batucada, et j&rsquo;ai aussi demandé à Arsène de composer quelque chose qui rappelle les instrus de Jul. Et puis, pour les enfants, être dans la rue à 400, au milieu de la route, c&rsquo;est drôle et c&rsquo;est joyeux, même si leurs slogans ne sont pas forcément rigolos. J’ai vraiment axé la chorégraphie sur le fait de prendre la place et de s&rsquo;exprimer.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR Chloé Macaire</p>



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