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	<title>Archives des Festival de Marseille - Journal Zebuline</title>
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		<title>Censure et boycott à Marseille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 08:03:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Rencontres à l’échelle, posent avec acuité les questions du rapport politique entre les États et les peuples, et la concurrence des récits ; le Festival de Marseille, dont nous présentons la programmation dans les pages suivantes, propose de visiter la diversité du monde depuis ses quartiers, et fabrique un festival populaire avec les Marseillais·es ; [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>Les Rencontres à l’échelle</em>, posent avec acuité les questions du rapport politique entre les États et les peuples, et la concurrence des récits ; le <em>Festival de Marseille</em>, dont nous présentons la programmation dans les pages suivantes, propose de visiter la diversité du monde depuis ses quartiers, et fabrique un festival populaire <em>avec</em> les Marseillais·es ; la ville bouillonne de langues du nord et du sud, de touristes et de « venants », de réfugié·es et d’exilé·es. Pourtant, au même moment, la censure et le boycott des artistes et de la presse resurgissent et mettent en danger la démocratie culturelle dans sa diversité.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une balle dans le pied</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le FID Marseille avait invité le cinéaste israélien, habitant en France, critique sans ambiguïté de la politique nationale et internationale d’Israël, Nadav Lapid. Il devait faire une masterclass à propos de son film, <em>Oui</em>, qui lui a valu les foudres du Gouvernement israélien, qu’il qualifie très clairement de fasciste, et dont il combat la politique colonialiste et génocidaire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La commission européenne avait d’ailleurs refusé de financer son projet de film, qu’elle a jugé «&nbsp;antisémite&nbsp;». Mais cela importe peu&nbsp;: il s’agit pour quelques cinéastes programmés par le FID de boycotter tout le cinéma israélien. Pas de s’en prendre au Crif ou à l’ambassade d’Israël, aux relais médiatiques de la propagande israélienne, aux produits israéliens, aux États qui le soutiennent, mais aux artistes. Censure insensée&nbsp;: le Gouvernement israélien se réjouit du revers de son opposant, à qui cette polémique donne d’ailleurs une visibilité que le FID était loin de lui offrir.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à ses détracteurs boycotteurs, ils portent la responsabilité de l’escamotage qui s’opère, et détourne les regards des nécessaires sanctions contre l’état génocidaire, au profit de querelles franchouillardes qui crispent les positions dans une binarité délétère. Plus grave, ils désignent des boucs émissaires à la vindicte de celles et ceux qui s’identifient à la juste cause palestinienne. Si l’accusation d’antisémitisme, qui sert d’outil politique contre LFI, est la plupart du temps ridicule et extensible, les actes antisémites réels, les agressions, ne cessent d’augmenter, y compris dans les cours d’écoles.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Censurer la presse</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre établissement marseillais pratique la censure, dans un contexte plus anodin, et moins urgent. Il révèle pourtant la même volonté de faire taire les voix discordantes qui militent pour la diversité culturelle et la représentation de toustes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Opéra de Marseille refuse désormais la venue des journalistes de <em>Zébuline</em>, du moins à ses grosses productions contestables. Il faut dire que celles-ci se permettent d’être critiques de son fonctionnement, même si c’est aujourd’hui le seul opéra de France qui ne programme aucune femme cheffe, aucune compositrice, aucune musique contemporaine ou de création.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pas question non plus d’être critique de ses productions dispendieuses, qui ne tournent pas. Ni de remettre en cause ses mises en scène qui n’interrogent jamais les rapports coloniaux, la domination masculine, les préjugés de classe pourtant si présents, et si problématiques, dans les opéras du XIX<sup>e</sup> siècle. Qui constituent la quasi-totalité de ce que propose la maison marseillaise. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une journaliste émet un doute sur ces représentations problématiques du répertoire et ce refus caricatural de la parité&nbsp;? L’Opéra de Marseille lui ferme les portes, et préfère inviter les critiques dithyrambiques qui ne parlent que des voix, et jamais de ce qu’elles chantent.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les valeurs réactionnaires qu’elles trimballent perpétuent, à grand renfort d’argent public, une culture de classe, patriarcale, dépassée. Qu’il ne s’agit pas de censurer, mais de remettre en cause, en débats, pour qu’elle évolue et se partage. Parce qu’à <em>Zébuline</em>, vraiment, on adore l’opéra…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société</em> ici </a></p>
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		<title>Marina Gomes, la danse en lutte</title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:45:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Pouvez-vous nous expliquer la genèse de cette création, que vous avez portée en lien avec un centre de détention ? Marina Gomez. Nidāl en arabe signifie «&#160;lutte&#160;». Cette pièce est co-chorégraphiée avec Elias Ardoin, qui est danseur et cascadeur. Dès le départ, on voulait parler de combat, de violence, mais aussi de manière plus [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Pouvez-vous nous expliquer la genèse de cette création, que vous avez portée en lien avec un centre de détention ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marina Gomez.</strong><em> Nidāl</em> en arabe signifie «&nbsp;lutte&nbsp;». Cette pièce est co-chorégraphiée avec Elias Ardoin, qui est danseur et cascadeur. Dès le départ, on voulait parler de combat, de violence, mais aussi de manière plus spirituelle, la quête de la paix intérieure. Et finalement l&rsquo;opportunité de travailler avec des détenus dans une prison est apparue. Pendant trois mois, deux à trois fois par semaine, nous sommes rentrés en création avec eux. Les détenus étaient principalement en fin de peine, ce qui était nécessaire car nous avons pensé le projet sur la durée. Notre pièce, et c&rsquo;est très important, est une création, pas une médiation d&rsquo;atelier. Sur scène, les anciens détenus sont accompagnés par des danseurs professionnels. Le public ne peut pas les distinguer, c’est très important pour mettre tout le monde au même niveau.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment avez-vous pensé la chorégraphie ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La pièce parle de la violence physique, extérieure, mais aussi de la violence en soi. La première partie, ce sont de vraies scènes de bagarres. On a travaillé avec Elias de la même manière que des cascadeurs. Nous sommes très inspirés par le cinéma, tout comme Arsène Magnard, qui signe toutes les musiques de mes spectacles et qui compose pour des films. Lorsque je chorégraphie une pièce, je pense en plan, en séquence, comme une scène de film. Et c&rsquo;est particulièrement le cas dans <em>Nidāl. </em>La seconde partie de la pièce parle du collectif comme moyen de trouver l’apaisement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette pièce témoigne, comme dans tout votre travail, d&rsquo;un engagement fort de votre part</strong><strong>.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mon engagement, c&rsquo;est la lutte contre la déshumanisation. Que l&rsquo;on vienne des quartiers, que l&rsquo;on soit détenu, on a des choses à raconter. Quand on donne un espace de confiance, de prendre soin, on grandit ensemble. Ce qu&rsquo;on défend dans cette pièce, c&rsquo;est que le champ des possibles est beaucoup plus immense que celui qu&rsquo;on imagine. Cette création est dans la continuité de mon travail, et je la rapprocherais presque davantage de ma prochaine pièce, qui s&rsquo;intitule <em>Plutôt le feu que les larmes, </em>pensée pour douze femmes danseuses,qui parle de lutte. Elle est prévue pour janvier 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous allez présenter un documentaire sur le processus de création de </strong><strong>Nidāl</strong><strong>, pouvez-vous nous en dire plus ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> En effet, la représentation sera suivie d&rsquo;un documentaire de quinze minutes, réalisé par Camille Tonnerre, qui nous a suivis durant la création en centre de détention. Il donne la parole à certains des détenus qui ne pourront pas être avec nous.</p>



<pre class="wp-block-verse">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR MONA LOBERT<br><br>Nidāl[dedans-dehors]<strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 et 29 juin</mark></strong><br><br><a href="https://www.kelemenis.fr/fr/" type="link" id="https://www.kelemenis.fr/fr/">Klap</a> - Maison pour la danse, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
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		<title>30 ans et toutes ses danses</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:45:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créé en 1996 par Apolline Quintrand, le Festival a toujours permis aux Marseillais d’accueillir les plus grand·es artistes du monde, surtout les chorégraphes, tout en ne négligeant pas la création régionale, et en produisant les artistes de la ville. En 20 ans les plus grands noms de la danse se sont succédé sur les scènes [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Créé en 1996 par Apolline Quintrand, le Festival a toujours permis aux Marseillais d’accueillir les plus grand·es artistes du monde, surtout les chorégraphes, tout en ne négligeant pas la création régionale, et en produisant les artistes de la ville. En 20 ans les plus grands noms de la danse se sont succédé sur les scènes d’une cité qui a aussi appris avec son festival à faire de ses parcs, de ses musées, des lieux d’accueil public. Jan Goossens a repris le flambeau après 20 ans pour 6 éditions qui ont orienté les regards vers la création méditerranéenne et africaine, et proposé de grands projets participatifs ancrés dans une ville cosmopolite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la tête du Festival depuis 2022, <strong>Marie Didier</strong> poursuit le travail de démocratisation culturelle et d’échos du monde. Elle développe des actions culturelles à l’année auprès des étudiants et des scolaires, met en place une politique tarifaire à 10 € (1€ pour les places solidaires). Elle permet ainsi à tous et toutes de «&nbsp;faire&nbsp;» le festival, qui dure désormais près de quatre semaines, brasse tous les arts et propose 65 rendez-vous publics. Soit, en 2026, 31 propositions artistiques dont 23 spectacles, 4 films, 5 ateliers de danse et 3 DJ sets, sans oublier une sieste collective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Reposant, comme depuis 30 ans, sur un équilibre entre propositions internationales et production locale, le Festival démontre que Marseille est une ville monde&nbsp;: les artistes marseillais, aixois parfois, s’appellent <strong>Éric Minh Cuong Castaing</strong>, <strong>Marine Relinger</strong>, <strong>Édith Amsellem</strong>, <strong>Taoufiq Izzeddiou</strong>, <strong>Marina Gomes</strong>, <strong>Oona Doherty</strong>, <strong>(La)Horde</strong>, <strong>Dorothée Munyaneza</strong> ou<strong> Chabana</strong>. Certains sont nés à Marseille, d’autres s’y sont installés depuis peu, par choix ou au terme d’un exil. À leurs côtés des artistes venus de 17 pays du monde, à la croisée de l’Europe et de la Méditerranée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un festival de créations</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si cette édition s’inscrit dans un principe de continuité et de développement, elle affirme quelques valeurs fortes&nbsp;: l’inclusivité, puisque la plupart des spectacles sont accessibles aux malentendants, et cinq aux déficients visuels, et que la question du validisme s’y décline en débats et en spectacle ( <em>_pArc_</em> au Ballet de Marseille)&nbsp;; l’égalité femme/homme, puisque la parité est atteinte <em>«&nbsp;non seulement dans le nombre de spectacles créés par des femmes mais aussi dans les moyens de création qui leur sont attribués&nbsp;</em>», comme le souligne <strong>Julie Chenot</strong>, présidente du festival&nbsp;; dans le défense des œuvres nouvelles, puisque 20 créations seront présentées au festival, qui proposera aussi une re-création, 3 premières françaises, et 5 projets de co-créations impliquant plus de 500 personnes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un choix qui n’est pas anodin dans un secteur en crise économique. Il inscrit le festival dans le présent du monde. Car, comme l’explique Marie Didier&nbsp;: «&nbsp;<em>sur le fond les œuvres n’évitent rien&nbsp;: elles regardent la dureté du monde en face, explorent nos fractures, interrogent nos clivages</em>.&nbsp;» Mais sur les formes, toute revendicatrices qu’elles soient, sont éclatantes de vie : quand <strong>Sofiane Chalal</strong> veut lutter contre la grossophobie, il met en scène quatre danseuses <em>XXL </em>qui s’opposent aux insultes par la joie et la force des corps. Quand le projet <em><strong>Nouba-ti</strong></em> veut sortir les femmes méditerranéennes de l’oppression ou l’invisibilité, ce sont 10 artistEs qui s’unissent en collectif, affirment que c’est leur tour, et créent ensemble films, musiques, performances et textes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces spectacles «&nbsp;<em>opposent à la peur de l’autre la rencontre entre les cultures&nbsp;</em>» et «&nbsp;<em>hybrident les luttes et les formes, détournent les codes, ouvrent les brèches</em>.&nbsp;» Elles construisent un formidable espace de convivialité, de liberté, et d’avenir.</p>



<pre class="wp-block-verse">AGNÈS FRESCHEL<br><br><a href="https://www.festivaldemarseille.com/" type="link" id="https://www.festivaldemarseille.com/">Festival de Marseille<br></a><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 14 juin au 8 juillet<br></mark></strong>Divers lieux, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/escapade/">Escapade </a>Ici</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Festival de Marseille : le défilé libératoire d’Édith Amsellem</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:45:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qu’est-ce que la mode&#160;? Génératrice des profits les plus extravagants des milliardaires français, elle se définit comme le goût passager d’une époque, et a codifié la cérémonie du défilé, c’est-à-dire l’exhibition de corps en mouvements, généralement féminins, sur un promenoir, dit catwalk, face à un public commentateurs snobs et d’acheteurs bien assis. Mais la mode [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Qu’est-ce que la mode&nbsp;? Génératrice des profits les plus extravagants des milliardaires français, elle se définit comme le goût passager d’une époque, et a codifié la cérémonie du défilé, c’est-à-dire l’exhibition de corps en mouvements, généralement féminins, sur un promenoir, dit catwalk, face à un public commentateurs snobs et d’acheteurs bien assis. Mais la mode inspire aussi les plasticiens, s’expose au musée, invente la slow fashion week [voir p.15] et permet à <strong>Édith Amsellem</strong>, de parler des corps exhibés, des corps oubliés, des corps minorisés.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> L’artiste marseillaise a toujours fait sortir le théâtre de ses gonds habituels. Ses premières apparitions d’actrice ont pris place dans des taxis, dans la série d’Anne Pleis <em>Taxis-Théâtre</em>, qui avait pour décor Marseille, au début des années 2000. Avec la compagnie En rang d’oignon, créée en 2005, puis avec sa compagnie ERd’O, elle a créé des spectacles hors des lieux habituels, pour en faire surgir des sens inattendus mais pas incongrus, présents dans les textes. Ainsi jouer <em>Les liaisons dangereuses</em> sur des terrains de sport permettait de présenter chaque lettre, chaque scène, comme un combat, avec victoire et défaite de Merteuil ou Valmont. Jouer <em>Yvonne princesse de Bourgogne</em> sur des jeux d’enfants figurait l’immaturité des personnages et interrogeait l’imaginaire des princesses d’enfance.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Derrière les costumes</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2024, elle travaille sur le vêtement, et le défilé. <em>Les Beautés</em>, son premier essai, faisait parader des réfugiés affublés de bleu blanc rouge, de rêve de gloire, de récits d’exil, qu’ils livraient au gré de leurs changements de costumes. <em>Les Superbes </em>donnaient la parole, sur le même principe, à des jeunes gens qui faisaient circuler sur le catwalk leurs difficultés à se construire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Grand défilé</em> ne regroupe que des femmes, trans ou cis, et explore les stéréotypes de genre, dont le vêtement est le plus évident. Séparation des rayons dans les magasins, contraintes des talons, des jupes, de l’onglerie, du maquillage, du lissage, des bijoux, des tatouages, port pudique du voile, de la perruque et autres «&nbsp;<em>couvrez ce sein que je ne saurais voir&nbsp;</em>»… Ces modes, acceptées voire revendiqués et outrées par les femmes, parlent de nos soumissions et renoncements, de nos arrangements et contradictions. Qui vont défiler, portés par&nbsp;12 femmes (3 pros, 9 amatrices) qui ont des choses à dire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em><strong>Le Grand défilé</strong></em><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les 20 et 21 juin à 17h et 20h<br></mark></strong><a href="https://www.jeannebarret.com/" type="link" id="https://www.jeannebarret.com/">Jeanne Barret</a>, Marseille</pre>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Au Festival de Marseille, Oona Doherty à fleur de cuir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:45:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tout est, chez Oona Doherty, affaire de choc. Choc des cultures, choc des genres, choc des esthétiques. Un goût du heurt et de la collision, puisé dans l’esthétique du bien-nommé bounce (rebond) qui lui permet de regarder autrement les gestes que l’on croit trop brutaux, trop vulgaires, trop masculins, pour y déceler une pure beauté. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Tout est, chez Oona Doherty, affaire de choc. Choc des cultures, choc des genres, choc des esthétiques. Un goût du heurt et de la collision, puisé dans l’esthétique du bien-nommé <em>bounce </em>(rebond) qui lui permet de regarder autrement les gestes que l’on croit trop brutaux, trop vulgaires, trop masculins, pour y déceler une pure beauté. Depuis <em>Hope Hunt and the Ascension into Lazarus</em>, <em>Hard to be soft</em> ou <em>Navy Blue</em>, la chorégraphe nord-irlandaise – désormais installée à Marseille – travaille ce point de tension où la rage sociale devient grâce. Colère pure, mais beauté aussi, dans ces gestes cabossés qu’elle ne polit jamais : elle les tient, les écoute, les travaille jusqu’à ce qu’ils deviennent langue.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> L’art du rebond</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>Leather Jacket</em>, la chorégraphe nord-irlandaise revient à une pièce fondatrice, créée il y a onze ans sous forme de solo. Elle en réécrit la matière pour un groupe, en plein air, au Théâtre de la Sucrière. Un passage du corps seul au chœur, de l’énergie intime à la contamination collective. Sans narration, sans texte ni décor, la pièce mise sur ce qui reste quand tout disparaît : les corps, les appuis, les souffles, le son direct du mouvement. On y retrouvera ces <em>bounces</em>, rebonds pratiqués chaque jour par Oona <strong>Doherty</strong>, et ces étirements poussés jusqu’à devenir rythme, rituel, presque transe. Puis la composition inédite de <strong>Luca Truffarelli</strong> et <strong>Federico Ortica</strong>, trempée dans la house et l’électro, fera monter l’ensemble vers une piste où la troupe claque, vibre, insiste, jusqu’à faire de la scène une piste, et de la troupe une « chorale physique ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">En amont, l’atelier gratuit proposé le 21 juin à la Friche aux danseur·ses professionnel·les et avancé·es permettra d’entrer dans cette grammaire brute, théâtrale et cinématographique. Le 4 juillet, la veste de cuir devrait moins blinder les peaux que les mettre à vif.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br><br>Leather Jacket<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">4 juillet<br></mark></strong>Théâtre de la Sucrière, Marseille</pre>



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		<title>En même temps</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:44:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis plusieurs décennies, Olivia Grandville, ancienne ballerine de l’Opéra de Paris devenue chorégraphe puis directrice du CCN La Rochelle (depuis 2022), développe un travail qui tisse des liens étroits entre les images, la musique et la danse. Avec En même temps, qu’elle crée sur la scène de La Criée, elle s’intéresse à l’unisson, cette situation [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs décennies, Olivia Grandville, ancienne ballerine de l’Opéra de Paris devenue chorégraphe puis directrice du CCN La Rochelle (depuis 2022), développe un travail qui tisse des liens étroits entre les images, la musique et la danse. Avec <em>En même temps</em>, qu’elle crée sur la scène de La Criée, elle s’intéresse à l’unisson, cette situation où plusieurs corps exécutent simultanément les mêmes gestes. Derrière cette apparente harmonie se cache une question plus complexe : que révèle le fait d’agir ensemble ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Portée par neuf interprètes, la pièce explore notamment l’ambivalence des chorégraphies de masse : les mouvements synchronisés peuvent évoquer la célébration, la joie du collectif ou le partage d’une énergie commune, mais peuvent aussi renvoyer à des phénomènes de conformisme, d’embrigadement ou de contrôle. Poussant cette logique jusqu’à son point de rupture, accompagnée d’une création vidéo de César Vayssié et d’une musique composée par Benoît de Villeneuve et Benjamin Morando, une invitation à réfléchir, avec humour et lucidité, à la tension permanente entre appartenance et singularité. </p>



<pre class="wp-block-verse">M.V.<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">27 et 28 juin<br></mark></strong><br><a href="https://theatre-lacriee.com/" type="link" id="https://theatre-lacriee.com/">La Criée</a>, Théâtre national de Marseille</pre>



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		<title>Après moi, le déluge</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:44:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tout juste crée à Montpellier Danse, Après moi, le déluge, la troisième création de (La)Horde pour les danseurs du Ballet national de Marseille, arrive au Festival de Marseille. Une proposition chorégraphique qui s’inscrit dans une réflexion – accompagnée par le regard extérieur de l’écrivain de science-fiction Alain Damasio – sur les bouleversements particulièrement anxiogènes qui [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Tout juste crée à Montpellier Danse, <em>Après moi, le déluge</em>, la troisième création de (La)Horde pour les danseurs du Ballet national de Marseille, arrive au <em>Festival de Marseille</em>. Une proposition chorégraphique qui s’inscrit dans une réflexion – accompagnée par le regard extérieur de l’écrivain de science-fiction Alain Damasio – sur les bouleversements particulièrement anxiogènes qui traversent le monde contemporain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un espace qui se transforme progressivement sous les yeux du public, comme si le décor lui-même était affecté par les secousses d’une époque en crise, les 16 interprètes évoluent entre révolte, solidarité et épuisement, ruptures, renversements et métamorphoses. Des scènes qui s’enchaînent comme autant de rituels, des corps qui se portent, se soutiennent, se déforment ou s’effondrent, explorant à la fois leur vulnérabilité et leur capacité de résistance face à l’incertitude. </p>



<pre class="wp-block-verse">M.V.<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">5 au 7 juillet<br></mark></strong><br><a href="https://theatre-lacriee.com/" type="link" id="https://theatre-lacriee.com/">La Criée</a>, Théâtre national de Marseille</pre>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>NON + ULTRAS</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Jun 2026 07:44:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>NON + ULTRAS est une création «&#160;pour huit danseurs et cinq-cents écharpes&#160;», qui transforme la culture des supporters de football en matière chorégraphique. Issu du graffiti et du breakdance, le chorégraphe allemand Moritz Ostruschnjak y interroge le stade comme espace de construction d’identités collectives et de fascination pour des figures héroïques, en empruntant aux codes [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>NON + ULTRAS</em> est une création «&nbsp;<em>pour huit danseurs et cinq-cents écharpes</em>&nbsp;», qui transforme la culture des supporters de football en matière chorégraphique. Issu du graffiti et du breakdance, le chorégraphe allemand Moritz Ostruschnjak y interroge le stade comme espace de construction d’identités collectives et de fascination pour des figures héroïques, en empruntant aux codes visuels et gestuels des groupes ultras. Sur scène, les écharpes deviennent successivement drapeaux, masques, armes symboliques ou objets rituels, tandis que les interprètes reprennent les chants, les postures et les mouvements de foule associés aux tribunes sportives.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Associant danse, vidéo et collage sonore, images de matchs, de rassemblements et de soulèvements avec des hymnes sportifs, musiques populaires et sons venus d’horizons multiples, un spectacle qui questionne une société fascinée par les images, les célébrités et les figures de pouvoir, tout en donnant à voir l’énergie spectaculaire des foules contemporaines.</p>



<pre class="wp-block-verse">M.V.<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">30 juin et 1er juillet<br></mark></strong><br><a href="https://www.lafriche.org/" type="link" id="https://www.lafriche.org/">Friche la Belle de Mai</a>, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
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		<title>Voyage en achronie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jun 2025 15:10:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au début des années 2000, la première trilogie de Peeping Tom bouleversait le paysage chorégraphique et théâtral émergent. Une danse théâtrale inconnue, loin de Pina Bausch, entrait dans les intimités familiales et les fantasmes noirs, nourrie de mythes et appuyée sur une danse virtuose. 25 ans après Gabriella Carrizo et Franck Chartier, le duo fondateur [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Au début des années 2000, la première trilogie de <a href="https://www.peepingtom.be/fr"><strong>Peeping Tom</strong> </a>bouleversait le paysage chorégraphique et théâtral émergent. Une danse théâtrale inconnue, loin de Pina Bausch, entrait dans les intimités familiales et les fantasmes noirs, nourrie de mythes et appuyée sur une danse virtuose. 25 ans après Gabriella Carrizo et Franck Chartier, le duo fondateur franco-italien, est toujours à la tête de la compagnie belge au nom subversif : un « <em>peeping tom </em>» est, en anglais, un voyeur. Institutionnel, international, porté par un succès public, le duo crée aujourd’hui séparément et ces <em>Chroniques</em> sont portées par la chorégraphe italienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On y retrouve sa noirceur onirique, la beauté plastique, son amour des corps masculins. Les cinq danseurs hommes semblent retenus dans un espace atemporel peuplé de mythes plus ou moins identifiables&nbsp;: une genèse au Japon, Sisyphe qui roule son rocher, écrasé mais aussi écrasant les autres&nbsp;; puis de gentils Ewoks et une sorte de Darth Vador qui jette des rayons mortels de ses mains.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Chercher la couleur</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais tous se relèvent&nbsp;: la mort, pas plus que le temps, n’a cours, sur cette Olympe sombre où les dieux cherchent des remèdes à l’ennui dans la violence et la domination, une partie de foot avec une main coupée, le déplacement d’inutiles rochers, le jeu avec des automates qui exécutent des mouvements absurdes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vision d’une éternité non binaire qui ne serait ni infernale ni paradisiaque, <em>Chroniques</em> est d’une beauté crépusculaire, déclinant des espaces qui s’ouvrent et se ferment, s’éclairent et s’éteignent, se déploient en hauteur ou rasent le sol, les murs, les blocs. Le couple n’y existe pas – sauf une mariée qui se fait descendre – et les individus s’allient aléatoirement contre le dominant, sans faire pour autant cause commune. Tout semble vain. Les danseurs, stupéfiants, sont des élastiques d’une infinie souplesse. Ils reçoivent les chocs qu’ils répercutent comme des ondes liquides sur chaque articulation, en des rotations hallucinantes d’amplitude.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au terme du voyage ils abandonnent la scène aux robots qui répandent au sol des traînées de couleur pure. Comme au début la genèse peignait des estampes sur les murs. Une sublimation artistique possible hors des limbes&nbsp;?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">AgnÈs Freschel</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Chroniques</em> a été joué du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">18 au 20 juin </mark>à <a href="https://theatre-lacriee.com">La Criée</a>, centre dramatique national de Marseille, dans le cadre du<em><a href="https://www.festivaldemarseille.com"> Festival de Marseille</a></em>. </pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici </a></p>
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		<title>Kat Válastur : un court d’assise </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jun 2025 14:53:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Festival de Marseille a su mettre en évidence des grands projets collaboratifs comme Mère(s) et ses 90 intervenants ou la Manifête et ses 400 enfants défilant dans le centre ville. Changement d’ambiance ce 22 juin à Klap – Maison pour la danse avec Kat Válastur. L’artiste, qui vit entre Berlin et Athènes, présentait Dive [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/kat-valastur-un-court-dassise/">Kat Válastur : un court d’assise </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le<a href="https://www.festivaldemarseille.com"> <em>Festival de Marseille</em></a> a su mettre en évidence des grands projets collaboratifs comme <em>Mère(s)</em> et ses 90 intervenants ou la <em>Manifête</em> et ses 400 enfants défilant dans le centre ville. Changement d’ambiance ce 22 juin à Klap – Maison pour la danse avec <strong>Kat Válastur</strong>. L’artiste, qui vit entre Berlin et Athènes, présentait <em>Dive into you</em>, un solo de danse qui ne trouvera de complicité que dans la musique, la scénographie, la lumière, et l’adhésion du public. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle est donc seule. Assise sur un siège qui repose lui-même sur un parquet ovoïde. Autour du parquet du gravier brun, et des tubes de néon qui ponctueront le spectacle d’épisodes stroboscopiques. L’ensemble est épuré, minéral, et comme un bon vin, c’est dans la longueur que la performance se laissera apprécier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kat Válastur se lance dans une danse frénétique, convulsive, spasmodique&nbsp;; le regard dissimulé derrière sa frange. Et même si elle reste vissée sur sa chaise, la débauche d’énergie est tout sauf avare. Elle joue fort du pied, sur le parquet qui a été sonorisé par plusieurs micros, qui feront résonner les coups tantôt rythmiques tantôt arythmiques dans l’ensemble de la salle. Il y a la musique aussi, signée <strong>Aho Ssan</strong>, qui sied parfaitement à l’ambiance&nbsp;: nappes électroniques et mimiques bruitistes, on entend aussi la voix pré-enregistrée de Kat Valastur, mais également son essoufflement, puisqu’elle est équipée d’un micro discret à l’oreille.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La nature humaine est ainsi faite que l’on s’habitue à tout. Et la frustration générée par cette énergie immobile trouvera ensuite du réconfort. Pour le public, mais pour la danseuse aussi. Le mouvement se fait parfois plus lent, et la lumière proposera des superbes tableaux sur une performeuse qui jouera de poses profilées. À la fin, bien des choses changeront. La lumière, la danse. Puis le public se lèvera, mais la danseuse aussi&nbsp;?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">NICOLAS SANTUCCI&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse">Le spectacle a été donné les<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 21 et 22 juin</mark> à <a href="https://www.kelemenis.fr/fr/">Klap – Maison pour la danse</a>, dans le cadre du <em><a href="https://www.festivaldemarseille.com">Festival de Marseille</a></em>. </pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/">On y était</a></em> ici </p>
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