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	<title>Archives des Gaza ô ma joie - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Gaza ô ma joie - Journal Zebuline</title>
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		<title>Gaza ô ma joie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 09:09:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comment écrire après la catastrophe ? La question s’est posée aux poètes après la Seconde Guerre mondiale. Pour&#160;Hend Jouda, il ne s’agit pas d’écrire après, mais d’écrire pendant la catastrophe. De l’écrire. Ce qu’elle fait. Et avec la même force que Char, Desnos ou Éluard ses mots traversent les consciences. Hend Jouda dit «&#160;Je ne [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Comment écrire après la catastrophe ? La question s’est posée aux poètes après la Seconde Guerre mondiale. Pour&nbsp;Hend Jouda, il ne s’agit pas d’écrire après, mais d’écrire pendant la catastrophe. De l’écrire. Ce qu’elle fait. Et avec la même force que Char, Desnos ou Éluard ses mots traversent les consciences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hend Jouda dit «&nbsp;<em>Je ne veux pas être poète en temps de guerre</em>&nbsp;». Et l’est pourtant. Réfugiée en Égypte avec ses enfants elle ne sait pas comment s’excuser d’être en vie, de «&nbsp;<em>la possibilité d’une douche</em>&nbsp;», face à des «&nbsp;<em>enfants pâles après la mort</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son esprit n’a pas quitté ces «&nbsp;<em>rues pulvérisées</em>&nbsp;» et ses voisins morts, par milliers. Ni sa tente, piètre refuge sous les missiles qui sifflent, où le sable s’immisce et persiste, inarrêtable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Hend Jouda parle, ajuste son foulard entre chaque poème, fait sonner son sourire et sa langue au-delà, au travers de la douleur. Elle fait sentir furtivement, douloureusement, la douceur du pied d’un enfant mort, la mer qui continue de sourire, contre la mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peut-être la langue sublime des poètes pourra-t-elle enfin s’entendre, et agir dans les consciences en temps de guerre ?</p>



<pre class="wp-block-verse">A.F.<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 13 au 21 juillet à 18h<br></mark></strong><br><strong>Navette à 18h40<br></strong><br>relâche le 16 juillet<br><br><a href="https://lamanufacture.org/" type="link" id="https://lamanufacture.org/">La Manufacture, Château de Saint-Amand</a></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
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		<title>« Gaza ô ma joie » d’Hend Jouda, écrire malgré l’innommable</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2026 08:59:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[On y était]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment écrire après la catastrophe, l’horreur absolue, la mort&#160;? La question s’est posée aux artistes après la Seconde Guerre mondiale, et résolue par des œuvres aux codes bouleversés et abrupts. Pour Hend Jouda, il ne s’agit pas d’écrire après, mais d’écrire pendant la catastrophe. De l’écrire. Ce qu’elle fait. Et avec la même force que [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Comment écrire après la catastrophe, l’horreur absolue, la mort&nbsp;? La question s’est posée aux artistes après la Seconde Guerre mondiale, et résolue par des œuvres aux codes bouleversés et abrupts. Pour <strong>Hend Jouda</strong>, il ne s’agit pas d’écrire après, mais d’écrire pendant la catastrophe. De l’écrire. Ce qu’elle fait. Et avec la même force que Char, Desnos ou Éluard pendant la guerre, ses mots traversent les consciences.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«<em>&nbsp;Je me fais violence pour conserver, malgré mon humeur, ma voix d’encre&nbsp;»</em>, écrivait René Char depuis son maquis. Hend Jouda dit «&nbsp;<em>Je ne veux pas être poète en temps de guerre</em>&nbsp;». Et l’est pourtant, malgré elle. Réfugiée en Égypte avec ses enfants, «&nbsp;<em>en sécurité en temps de guerre</em>&nbsp;» elle ne sait pas comment s’excuser d’être en vie, de boire un café, de «&nbsp;<em>la possibilité d’une douche</em>&nbsp;», face à des «&nbsp;<em>oiseaux sans nid</em>&nbsp;», des «&nbsp;<em>enfants pâles après la mort</em>&nbsp;», des «&nbsp;<em>mères tristes / ou tuées</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son esprit, son corps, son écriture, n’ont pas quitté ces «&nbsp;<em>rues pulvérisées</em>&nbsp;» et ses voisins morts, par dizaines, par centaines, par milliers. Ni sa tente, piètre refuge sous les missiles qui sifflent, où le sable s’immisce et persiste, inarrêtable.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les poètes témoignent</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Hend Jouda parle, ajuste son foulard entre chaque poème, fait sonner son sourire et sa langue au-delà, au travers de la douleur. Elle fait sentir furtivement, douloureusement, la douceur du pied d’un enfant mort, la mer qui continue de sourire, contre la mort.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Le désespoir est un pêcheur obstiné /je suis son poisson convoité.&nbsp;</em>»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce verset ponctue le spectacle, sépare les poèmes, qui disent les plaies de Gaza mais aussi le souffle de vie, d’amour, de joie, qui résiste. La bande son, discrète, permet de courtes respirations, aussi métaphorique que les mots&nbsp;: la chanson de Solveig, attente sans espoir d’une femme seule, des ressacs, et le bourdonnement obstiné des missiles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peut-être la langue sublime des poètes pourra-t-elle enfin s’entendre, et agir dans les consciences comme le poème d’Éluard en temps de guerre&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Et par le pouvoir d’un mot / je recommence ma vie</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Je suis né pour te connaitre / pour te nommer</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Liberté.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nommer Gaza, et connaitre à nouveau la joie.</p>



<pre class="wp-block-verse">AGNÈS FRESCHEL<br><br>Gaza ô ma joie a été joué <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">les 18 et 19 mai</mark> au <a href="https://www.chateauvallon-liberte.fr/" type="link" id="https://www.chateauvallon-liberte.fr/">Théâtre Liberté</a>, Scène nationale de Toulon.<br><br> Le texte est publié aux éditions suisses Héros-Limites</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait/"><em>On y était</em> ici</a></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="1017" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Hend_Jouda_couv_visuel2-scaled-1.jpeg?resize=696%2C1017&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136650" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Hend_Jouda_couv_visuel2-scaled-1.jpeg?resize=701%2C1024&amp;ssl=1 701w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Hend_Jouda_couv_visuel2-scaled-1.jpeg?resize=205%2C300&amp;ssl=1 205w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Hend_Jouda_couv_visuel2-scaled-1.jpeg?resize=768%2C1122&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Hend_Jouda_couv_visuel2-scaled-1.jpeg?resize=1051%2C1536&amp;ssl=1 1051w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Hend_Jouda_couv_visuel2-scaled-1.jpeg?resize=1402%2C2048&amp;ssl=1 1402w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Hend_Jouda_couv_visuel2-scaled-1.jpeg?resize=150%2C219&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Hend_Jouda_couv_visuel2-scaled-1.jpeg?resize=300%2C438&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Hend_Jouda_couv_visuel2-scaled-1.jpeg?resize=696%2C1017&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Hend_Jouda_couv_visuel2-scaled-1.jpeg?resize=1068%2C1561&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Hend_Jouda_couv_visuel2-scaled-1.jpeg?resize=287%2C420&amp;ssl=1 287w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Hend_Jouda_couv_visuel2-scaled-1.jpeg?w=1752&amp;ssl=1 1752w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>
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		<title>La poésie de Hend Jouda à Toulon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 07:42:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Théâtre Liberté accueille la Palestinienne Hend Jouda, pour dire son poème, Gaza ô ma joie, qui a ému celles et ceux qui ont pu le lire et l’entendre. Elle a d’abord publié Que signifie être poète en temps de guerre sur des réseaux sociaux, et le long poème, écrit après le 7-Octobre et les [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le Théâtre Liberté accueille la Palestinienne <strong>Hend Jouda</strong>, pour dire son poème, <em>Gaza ô ma joie</em>, qui a ému celles et ceux qui ont pu le lire et l’entendre. Elle a d’abord publié <em>Que signifie être poète en temps de guerre</em> sur des réseaux sociaux, et le long poème, écrit après le 7-Octobre et les attaques sur Gaza, est rapidement devenu viral. Puis a été traduit, lu sur plusieurs scènes, au <em>Festival d’Avignon</em> l’an dernier…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est bouleversant. Parce que le quotidien, les gestes qui doivent persister, les êtres aimés à protéger, la volonté d’écrire, la sororité, les sensations, nous sont familières, mais que les cadavres, le sifflement des bombes, les cris, les immeubles qui tombent, la faim, la douleur, la peur, la panique, la terreur, y deviennent d’autant plus palpables. Réels, insoutenables.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsqu’ on l’entend en français, la force des métaphores discrètes, le rythme des versets, est aussi le signe d’une grande écriture. En arabe, même lorsqu’on ne le comprend pas, sa musicalité apparait d’évidence. <em>Gaza ô ma joie</em> permet d’entendre le poème dans les deux langues&nbsp;: en arabe, par la poétesse elle même, qui vit désormais en Egypte avec ses enfants, mais continue de crier son amour pour Gaza&nbsp;; en français, comme une traduction directe, par la poétesse marocaine <strong>Soukaina Habiballah</strong>. Comme si la douleur de Gaza trouvait ici une traduction, un écho, capable de tracer un avenir possible, si ce n’est une joie. <em>A.F.</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les 18 et 19 mai</mark><br><strong>Théâtre Liberté</strong>, Scène nationale de Toulon</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques"><em>Scènes</em> ici </a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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