mercredi 30 septembre 2026
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Gaza ô ma joie

Comment écrire après la catastrophe ? La question s’est posée aux poètes après la Seconde Guerre mondiale. Pour Hend Jouda, il ne s’agit pas d’écrire après, mais d’écrire pendant la catastrophe. De l’écrire.

Comment écrire après la catastrophe ? La question s’est posée aux poètes après la Seconde Guerre mondiale. Pour Hend Jouda, il ne s’agit pas d’écrire après, mais d’écrire pendant la catastrophe. De l’écrire. Ce qu’elle fait. Et avec la même force que Char, Desnos ou Éluard ses mots traversent les consciences.

Hend Jouda dit « Je ne veux pas être poète en temps de guerre ». Et l’est pourtant. Réfugiée en Égypte avec ses enfants elle ne sait pas comment s’excuser d’être en vie, de « la possibilité d’une douche », face à des « enfants pâles après la mort ».

Son esprit n’a pas quitté ces « rues pulvérisées » et ses voisins morts, par milliers. Ni sa tente, piètre refuge sous les missiles qui sifflent, où le sable s’immisce et persiste, inarrêtable.

Hend Jouda parle, ajuste son foulard entre chaque poème, fait sonner son sourire et sa langue au-delà, au travers de la douleur. Elle fait sentir furtivement, douloureusement, la douceur du pied d’un enfant mort, la mer qui continue de sourire, contre la mort.

Peut-être la langue sublime des poètes pourra-t-elle enfin s’entendre, et agir dans les consciences en temps de guerre ?

A.F.

Du 13 au 21 juillet à 18h

Navette à 18h40

relâche le 16 juillet

La Manufacture, Château de Saint-Amand

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