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	<title>Archives des Josette Baïz - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Josette Baïz - Journal Zebuline</title>
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		<title>Cinq versions de Don Juan </title>
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		<pubDate>Wed, 20 May 2026 13:22:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’un des personnages les plus marquants de la littérature sur la scène du Théâtre des Salins. À l’origine du projet : la chorégraphe Josette Baïz, et sa Compagnie Grenade. Elle présente ici une œuvre singulière en cinq tableaux qui retrace l’histoire de ce personnage de Molière, connu pour être un séducteur sans scrupules, rebelle, qui [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">L’un des personnages les plus marquants de la littérature sur la scène du Théâtre des Salins. À l’origine du projet : la chorégraphe Josette Baïz, et sa Compagnie Grenade. Elle présente ici une œuvre singulière en cinq tableaux qui retrace l’histoire de ce personnage de Molière, connu pour être un séducteur sans scrupules, rebelle, qui rejette les valeurs de l’époque. Mais il est présenté ici sous un nouveau jour : pendant un peu plus d’une heure, sur scène, danseurs classiques, contemporains et hip-hop se rencontrent et évoluent ensemble pour raconter cette histoire. </p>



<pre class="wp-block-verse">F.L<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 mai <br></mark><br><a href="https://les-salins.net/" type="link" id="https://les-salins.net/">Les Salins</a>, Scène nationale de Martigues</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
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		<title>Au Zef : Ulysse, l’épopée recommencée </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 13:09:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au début des années 1980, la création de Jean-Claude Gallotta a bousculé les cadres esthétiques et narratifs de la danse contemporaine. Inspirée librement de L’Odyssée d’Homère, Ulysse ne cherche pas à illustrer le mythe mais à en capter l’essence : le voyage, l’errance, la métamorphose, le désir de retour. Une chorégraphie ludique et abstraite, fluide, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Au début des années 1980, la création de Jean-Claude Gallotta a bousculé les cadres esthétiques et narratifs de la danse contemporaine. Inspirée librement de <em>L’Odyssée</em> d’Homère, <em>Ulysse</em> ne cherche pas à illustrer le mythe mais à en capter l’essence : le voyage, l’errance, la métamorphose, le désir de retour. Une chorégraphie ludique et abstraite, fluide, tourbillonnante, une ode à la liberté du corps en mouvement et au voyage que <strong>Josette Baïz</strong> connaît de l’intérieur&nbsp;: elle fut l’une de ses interprètes à sa création.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une traversée collective</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Traversé d’un bout à l’autre par les atmosphères méditerranéennes créées par la musique répétitive d’Henry Torgue et Serge Houppin, le spectacle s’ouvre sur une mise en mouvement progressive du groupe (17 interprètEs de 10 à 14 ans), vêtu de costumes blancs, simples, fonctionnels, neutres. L’absence de hiérarchie visible entre les interprètEs induit l’idée qu’Ulysse n’est pas seulement un individu, mais une figure collective, portée et mise à l’épreuve par les autres.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plateau est parcouru par des successions de courses, d’arrêts brusques, de changements de directions, d’éclats de voix, de murmures, de respirations, avec des séquences où les danseurs se regroupent, se serrent, formant des masses mouvantes, et des moments plus suspendus, où le temps semble se dilater&nbsp;: un danseur isolé traverse lentement le plateau, pendant que les autres observent ou dessinent des gestes minimalistes en périphérie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une scénographie épurée</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une chorégraphie qui associe légèreté de la danse et rigueur de l’écriture, et se déploie dans un espace ouvert, épuré, sculpté par la lumière&nbsp;: un plan horizontal (le plateau) et un plan vertical (grand écran en fond de scène) à la jointure desquels se trouve une sphère de la taille d’un ballon, qui va glisser discrètement de gauche à droite du début à la fin de la pièce. Une <em>Odyssée </em>qui ne se conclut pas sur un retour triomphal&nbsp;: les danseurs quittent progressivement le plateau ou continuent de bouger dans un flux ralenti, comme si le voyage ne pouvait jamais vraiment s’achever.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Ulysse </em>était présenté au<a href="https://www.lezef.org/fr/"> Zef,</a> Scène nationale de Marseille, les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">8 et 9 janvier</mark></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici </a></p>
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		<title>« Mon travail n’est jamais vraiment abstrait »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 14:34:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline&#160;: Comment en êtes-vous venue à travailler sur le mythe de Don Juan ?Josette Baïz&#160;: J’ai toujours aimé m’inspirer d’œuvres littéraires. J’ai mené en parallèle des&#160; études de danse et de lettres modernes, et Molière a toujours compté pour moi. J’avais envie depuis longtemps d’approcher ce personnage à la fois fascinant et … toxique.Comme pour [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline&nbsp;: Comment en êtes-vous venue à travailler sur le mythe de Don Juan ?</strong><br><strong>Josette Baïz</strong>&nbsp;: J’ai toujours aimé m’inspirer d’œuvres littéraires. J’ai mené en parallèle des&nbsp; études de danse et de lettres modernes, et Molière a toujours compté pour moi. J’avais envie depuis longtemps d’approcher ce personnage à la fois fascinant et … toxique.<br>Comme pour <em>Oliver Twist</em> ou <em>Alice au pays des merveilles</em>, j’ai voulu me réapproprier le texte à travers la danse. J’ai imaginé cinq versions : celle du trio classique Don Juan–Sganarelle–Elvire, puis une version autour de la rébellion masculine, une autre sur la libération féminine, une sur la mort, et enfin une sur la rédemption. Cinq manières de raconter un être qui rejette tout : la société, les valeurs, le mariage…<br>J’y mêle le hip-hop, le contemporain, le krump, le waacking, la house, le classique aussi. Chaque univers révèle un visage du mythe. Les garçons portent la colère et la provocation, les femmes incarnent la puissance du désir et la liberté du mouvement. Aujourd’hui, les héroïnes assument la séduction, mais cela reste dangereux : Don Juan, homme ou femme, brûle tout sur son passage. La quatrième version, sur la mort, montre que tous les personnages viennent le hanter, provoquant sa fin, et enfin, dans la dernière version, il peut passer dans un autre monde et repartir à zéro.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette pièce est-elle réellement un adieu à votre compagnie ? Quel regard portez-vous sur ces quarante années ?</strong><br>C’est un passage plus qu’un adieu. Don Juan clôt un cycle. J’ai fondé Grenade en 1982, après le concours de Bagnolet qui m’a lancée dans le milieu contemporain. Quarante ans plus tard, je ressens le besoin de transmettre autrement.<br>Je veux désormais me consacrer pleinement au travail avec les enfants et les adolescents. Ce projet-là a une vraie portée sociale : il réunit des jeunes de tous horizons, parfois issus de quartiers populaires, et leur offre une expérience d’ouverture, de confiance, d’espoir.<br>Les danseurs de la compagnie professionnelle, certains présents depuis l’enfance, poursuivent leur route : professeurs, chorégraphes, interprètes ailleurs. Cette pièce leur raconte quelque chose, c’est un au revoir qui se fait dans la continuité et l’émotion.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quel est selon vous le propre de votre travail avec les danseurs, jeunes comme moins jeunes ?</strong><br>Le métissage, sans hésiter. Nous travaillons sur le métissage des cultures et des techniques. On passe de la danse classique au hip-hop, à la danse africaine, orientale, au krump. Les jeunes acceptent tout, la barre le matin, puis le travail avec différents professeurs dans tous les styles. C’est notre ADN : mélanger les techniques, les cultures et créer quelque chose d’unique. Nous avons invité plus de quarante chorégraphes, de Wayne McGregor à Crystal Pite, en passant par Angelin Preljocaj ou Hofesh Shechter, et chaque rencontre oblige à se réinventer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais surtout, ce qui m’importe, c’est l’humain. Mon travail n’est jamais abstrait. Il s’ancre dans la personnalité de chacun. Nous utilisons beaucoup l’improvisation, la composition, pour que les jeunes trouvent leur propre langage. Quand un chorégraphe reconnu crée pour eux, il relit son œuvre à travers leur regard. Cette sincérité, cette fraîcheur-là, c’est ce qui me touche le plus.</p>



<pre class="wp-block-verse">Propos recueillis par SUZANNE CANESSA<br><br>Cinq versions de Don Juan <br><a href="https://www.josette-baiz.com/">Josette Baïz</a> / <a href="https://www.josette-baiz.com/compagnie-grenade/">Compagnie Grenade</a>,<br>les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">4 et 5 novembre </mark><br><a href="https://www.lestheatres.net/fr/33-grand-theatre-de-provence">Grand Théâtre de Provence</a></pre>



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		<title>Demain c’est loin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Dec 2024 08:00:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Explosif ! Grenade n’avait sans doute jamais mieux porté son nom. Pour ses 30 ans le groupe de Josette Baïz, composé de 25 adolescents, a conçu un programme de trois pièces : How can we live together ? de la chorégraphe australienne Lucy Guerin, qui repose sur des propositions individuelles reprises par le collectif  ; 25e parallèle, une [&#8230;]</p>
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]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Explosif ! <a href="https://www.josette-baiz.com/groupe/">Grenade</a> n’avait sans doute jamais mieux porté son nom. Pour ses 30 ans le groupe de Josette Baïz, composé de 25 adolescents, a conçu un programme de trois pièces : <em>How can we live together </em>? de la chorégraphe australienne Lucy Guerin, qui repose sur des propositions individuelles reprises par le collectif  ; <em>25<sup>e</sup> parallèle</em>, une pièce que Josette Baïz a créé il y a plus de 20 ans et qui n’a rien perdu de sa finesse d’écriture, confiée aujourd’hui à cinq très jeunes interprètes qui s’échappent d’un trajet linéaire imposé ; et <em>Room with a view</em>, du collectif (La)Horde, dont la révolte semble habiter chacun des danseurs comme si elle était la sienne. Un programme au présent, parce que la jeunesse n’est pas que notre avenir. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>AGNÈS FRESCHEL</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">12 et 13 décembre<br></mark><strong><a href="https://preljocaj.org/pavillon-noir/">Pavillon noir</a></strong>, Aix-en-Provence</pre>
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		<title>Sens dessus dessous</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Nov 2023 10:24:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Josette Baïz ne cesse de se lancer des défis, auxquels elle associe d&#8217;autres chorégraphes, et dans lesquels elle embarque les danseurs de sa compagnie, Grenade. Ceux-ci, pour Antipodes, sa dernière création, ont dû s&#8217;éloigner des bases de leur formation essentiellement contemporaine. Ils  interpréteront des extraits de The Roots, signée Kader Attou, auprès de qui ils [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Josette Baïz</strong> ne cesse de se lancer des défis, auxquels elle associe d&rsquo;autres chorégraphes, et dans lesquels elle embarque les danseurs de sa compagnie, <strong>Grenade</strong>. Ceux-ci, pour <em>Antipodes</em>, sa dernière création, ont dû s&rsquo;éloigner des bases de leur formation essentiellement contemporaine. Ils  interpréteront des extraits de <em>The Roots</em>, signée <strong>Kader Attou</strong>, auprès de qui ils ont expérimenté les gestes hip-hop, break et popping. <em>Petite dernière</em>, œuvre de <strong>Nicolas Chaigneau</strong> et <strong>Claire Laureau</strong>, les emmène vers la danse théâtre, pratique hybride dont les deux artistes sont coutumiers. Par ailleurs, Josette Baïz a également fait appel à son confrère espagnol <strong>Iván Pérez</strong>, lequel présente un extrait de <em>Young Men</em>, portant sur la Première guerre mondiale, et le destin militaire de jeunes gens « <em>tentant de maintenir leur humanité dans un cycle sans fin de combat et de mort</em> ». Enfin, deux membres de la troupe, <strong>Maxime Bordessoules</strong> et <strong>Rémy Rodriguez</strong>, sont aux manettes pour chorégraphier <em>– SIAS</em>, une pièce inspirée du personnage de Tirésias, passé d&rsquo;un genre à l&rsquo;autre dans la mythologie grecque. À noter : la représentation du 7 novembre, à 20 h, sera précédée d&rsquo;une avant-scène débutant à 19 h : une rencontre avec Josette Baïz, animée par Marina Lhuillier, au bar d&rsquo;entracte du GTP.</p>



<p class="wp-block-paragraph">GAËLLE CLOAREC</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Antipodes</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">6 et 7 novembre</mark><br>Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence<br><a href="http://lestheatres.net">lestheatres.net</a></pre>
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		<title>De l’art des contraires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Nov 2023 11:55:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quatre pièces au programme s’enchaînent, entrecoupées d’intermèdes mutins au cours desquels les danseurs&#160; parodient les bords de plateau, l’invitation d’un spectateur sur scène ou les annonces &#160; réclamant l’extinction des portables. The Roots de Kader Attou s’inspire d’un quotidien bancal pour composer, sur la musique d’un vinyle qui craque, une danse qui emprunte à la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Quatre pièces au programme s’enchaînent, entrecoupées d’intermèdes mutins au cours desquels les danseurs&nbsp; parodient les bords de plateau, l’invitation d’un spectateur sur scène ou les annonces &nbsp; réclamant l’extinction des portables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>The Roots</em> de <strong>Kader Attou</strong> s’inspire d’un quotidien bancal pour composer, sur la musique d’un vinyle qui craque, une danse qui emprunte à la grammaire de chaque danseur, mêlant hip-hop et contemporain en un ensemble qui ne nie aucune singularité, racines porteuses d’une humanité foisonnante aux émotions multiples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis la délicieuse saynète imaginée par <strong>Claire Laureau</strong> et <strong>Nicolas Chaigneau</strong>, <em>Petite Dernière</em>, interpellait la salle pour faire venir un spectateur imaginaire sur le plateau afin qu’il départage trois danseurs dans leur mime des <em>Variations Goldberg</em> de Bach, leurs pieds scandant les notes de la main gauche tandis que les mains et les bras épousent les gestes du pianiste pour les notes de la main droite. Les gestes hypnotiques apportaient une délicate fraîcheur à ce passage enjoué. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, <em>Young Men</em> d’<strong>Ivàn Perez</strong>,&nbsp; sur la musique de Keaton Henson, évoquait les dures séances d’un camp d’entraînement militaire, chorégraphiant les combats avec une précision d’orfèvre, puis ramenant sur scène des élans d’une fraternité et d’une tendresse qui manquent tant aujourd’hui à un monde qui s’emballe. Ronde folle où la vie dessine ses orbes. L’engagement des danseurs est irrésistible et leur bonheur d’être sur scène communicatif. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Sulfureux ?</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dernier opus du spectacle, <em>-SIAS</em>, chorégraphié par le collectif <strong>Les Filles de Mnemosyne</strong>, avec son défilé de mannequins de haute couture, ses effets de flashes, ses dandinements, ses tenues latex, empruntées à un univers sado-maso, sa musique électronique de circonstance, était moins convaincant. La violence gratuite d’un monde drogué que les jeunes danseurs n’incarnent pas reste aux frontières du sulfureux&nbsp; et les postures sans équivoque ne dénoncent guère l’ensauvagement trouble qu’elles seraient censées condamner.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Antipodes </em>a été créé les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">6 et 7 novembre</mark> au Grand Théâtre de Provence </pre>
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		<title>LES THÉÂTRES : Pour une saison lumineuse</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Sep 2023 08:01:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Angelin Preljocaj]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Dominique Bluzet]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est au théâtre du Jeu de Paume que la conférence de presse annonçant la saison nouvelle a eu lieu, le public de journalistes et professionnels installé sur scène face aux rangées de fauteuils tendus de velours rouge. Dominique Bluzet, directeur des Théâtres, endossait, renouant avec ses amours premières, le rôle de l’acteur. Par cœur,&#160; avec [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">C’est au théâtre du Jeu de Paume que la conférence de presse annonçant la saison nouvelle a eu lieu, le public de journalistes et professionnels installé sur scène face aux rangées de fauteuils tendus de velours rouge. <strong>Dominique Bluzet</strong>, directeur des Théâtres, endossait, renouant avec ses amours premières, le rôle de l’acteur. Par cœur,&nbsp; avec une faconde et un esprit d’escalier jubilatoires, et quelques précisions bienvenues sur cette entreprise de théâtre unique en France. Extraits&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>A quoi ça sert un théâtre ? </strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;<em>Je voudrais d’abord raconter ce que nous sommes devenus. Depuis deux ou trois ans, l’activité des théâtres a été possible grâce à l’implication des collectivités, avec plus de 88% de moyenne de fréquentation, 35 000 artistes, 185 000 spectateurs et 220 000 avec les tournées.&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Les Théâtres sont une machine extraordinaire, ce sont des maisons avec de la ville autour, ce qui amène à un changement d’appréhension de notre territoire. Le Gymnase reste fermé pour travaux jusqu’en 2025 – et je remercie les théâtres qui nous accueillent en attendant- mais ces travaux illustrent bien notre changement de vision de cette maison de théâtre qui en 2025 sera au cœur d’un quartier reconstruit avec brasserie, restaurants autour.&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Bien sûr, la première mission du théâtre est d’amener les gens dans les salles, de leur offrir des aventures artistiques et humaines hors normes, en accompagnant les jeunes compagnies comme celle des </em><strong><em>Estivants</em></strong><em> et faire venir les grands artistes du moment.&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Mais se pose la question clé&nbsp;:&nbsp;à quoi ça sert un théâtre&nbsp;?&nbsp;sa finalité est-elle uniquement celle de la représentation&nbsp;? quelle est sa place dans la vie des gens, en quoi cela est-il important pour eux, en quoi cela les change-t-il&nbsp;?</em>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Grâce à </em>Aller vers<em>, construit avec le Département, et </em>Garçon un demi,<em> dispositif dans les cafés, le spectacle s’est déplacé dans les EHPADs, les places de villages, les cafés. Mon équipe, merveilleuse, et moi nous interrogeons sans cesse&nbsp;sur notre rapport aux gens du territoire, ceux qui viennent et ceux qui ne viennent pas.&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Ainsi on ne conçoit plus le Festival de Pâques sans les&nbsp; concerts décentralisés et les master classes. Avec l’ASSAMI, on va vers les gens en souffrance sociale ou physique ; tout citoyen, quel que soit son état, est en droit d’accéder à la culture.&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Pour les enfants il y a les opérations de médiation, mais aussi au festival de Pâques le Festival des Enfants, avec des tranches d’âge définies, qui expliquera depuis la partition jusqu’aux répétitions et la représentation le travail d’un grand orchestre. Le bus des enfants sera à leur disposition pour les amener au théâtre</em>.&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Utopie en actes </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Et d’enchainer sur la présentation des spectacles, choisis dans un souci d’équilibre, mais aussi sur des fidélités et des coups de cœur. Sans abandonner l’utopie, sa foi dans un théâtre qui peut sauver le monde : «&nbsp;<em>dans un monde où les ténèbres gagnent, on revendique accès à la lumière&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est pourquoi il soutient le travail de <strong>Kamel Guemari</strong>, le «&nbsp;<em>Che Guevara des MacDo&nbsp;</em>» et l’<strong>Après-M </strong>fast food coopératif qui est aussi un lieu culturel et social. Car le directeur des Théâtres s’interroge depuis des années sur son rôle, affirmant que si «&nbsp;les spectacles, c’est le boulot des artistes&nbsp;» le sien est de mobiliser les énergies, par exemple par le mécénat, mais aussi convaincre les décideurs publics de la nécessité, voire de la rentabilité, d’une entreprise culturelle comme la sienne. Car le budget est important, et nécessite de soulever des montagnes pour produire ou accueillir 180 spectacles et concerts.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dominique Bluzet souligne encore «&nbsp;<em>la chance d’exister sur un territoire avide de culture&nbsp;</em>», des collectivités aux entreprises et aux spectateurs, qui lui permet de concilier proximité et international, chaleur et grand plateau…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">180 spectacles</mark></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Jai-trop-damis-Christophe-Raynaud-de-Lage-8.jpg?resize=344%2C516&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-120765" style="width:344px;height:516px" width="344" height="516" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Jai-trop-damis-Christophe-Raynaud-de-Lage-8.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Jai-trop-damis-Christophe-Raynaud-de-Lage-8.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Jai-trop-damis-Christophe-Raynaud-de-Lage-8.jpg?resize=768%2C1152&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Jai-trop-damis-Christophe-Raynaud-de-Lage-8.jpg?resize=1024%2C1536&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Jai-trop-damis-Christophe-Raynaud-de-Lage-8.jpg?resize=150%2C225&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Jai-trop-damis-Christophe-Raynaud-de-Lage-8.jpg?resize=300%2C450&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Jai-trop-damis-Christophe-Raynaud-de-Lage-8.jpg?resize=696%2C1044&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Jai-trop-damis-Christophe-Raynaud-de-Lage-8.jpg?resize=1068%2C1602&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Jai-trop-damis-Christophe-Raynaud-de-Lage-8.jpg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Jai-trop-damis-Christophe-Raynaud-de-Lage-8.jpg?w=1260&amp;ssl=1 1260w" sizes="(max-width: 344px) 100vw, 344px" /><figcaption class="wp-element-caption">J&rsquo;ai trop d&rsquo;amis © Christophe Raynaud de Lage</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Il est des spectacles «&nbsp;<em>producteurs d’émotions</em>&nbsp;» auxquels les équipes des théâtres s’attachent particulièrement&nbsp;: <em>Les vagues</em> de Virginia Woolf interprétée par Élise Vigneron, poète du froid avec ses marionnettes de glace qui fondent le temps de la représentation&nbsp;;&nbsp; <em>John a-dreams</em>, la pièce de Serge Valletti revisite le thème d’Hamlet avec l’immense acteur Patrick Pineau&nbsp;; le facétieux et profond <em>Quand j’étais petite je voterai</em> d’Émilie Capliez, adaptation du roman de Boris Le Roy. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Côté danse nous embarquerons avec <strong>Josette Baïz</strong>, sélectionnée dans le cadre de l’Olympiade Culturelle 2024 pour&nbsp; sa création <em>Antipodes</em>. Le voisin <strong>Angelin preljocaj</strong> aussi sera présent, avec sa création en mai, et la reprise de Blanche-Neige avant les fêtes.. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La venue du Ballet de l’Opéra de Paris se pérennise, comme celle de la Comédie Française,&nbsp; complétées par l’Orchestre Philharmonique de Hong-Kong, l’Orchestre des Champs-Élysées…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le festival <strong>Actoral </strong>s’invite aux Bernardines pour un <em>Tea Time</em> entre <strong>Christophe Fiat </strong>et <strong>Fred Nevché</strong>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le festival <strong>Nouveaux Horizons</strong>, entièrement gratuit, fête sa quatrième édition, avec pléthore de propositions de haut vol mêlant musique dite classique et musiques contemporaines et de création, interprétées par huit virtuoses accompagnés par <strong>Renaud Capuçon </strong>et l’altiste <strong>Gérard Caussé</strong>&nbsp;: six créations mondiales par six compositeurs d’aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Virtuosité et dépassement&nbsp;: en septembre Renaud Capuçon au violon et <strong>Kit Armstrong</strong> au piano donneront l’intégrale des <em>Sonates pour violon</em> de Mozart, une véritable gageure&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Calembours indisciplinaires  </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La danse, le théâtre, la musique se côtoient et s’entrecroisent dans les divers lieux de la programmation. Dans&nbsp; l’épaisse brochure programmatique de l’année 2023-2024, intitulée <em>Lumière</em>, se décline en calembours de circonstance, «&nbsp;en été, le clavier est toujours bien tempéré&nbsp;», «&nbsp;c’est comme ça qu’en automne, on chopin rhume&nbsp;», «&nbsp;inspirez, shakespearez, c’est le printemps&nbsp;»… L’espièglerie se poursuit et se fait saisonnière…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Les Théâtres 
</strong>Aix-en-Provence, Marseille
08 2013 2013 
<a href="http://lestheatres.net">lestheatres.net</a></pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Premières dates
</strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">26 au 29 septembre</mark> Actoral (<a href="https://journalzebuline.fr/actoral-un-riche-programme/">voir notre article ici</a>)
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">27 au 30 septembre</mark> Ballet de l’Opéra de Paris
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">29 au 30 septembre</mark> Intégrale des Sonates pour violon de Mozart</pre>
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		<title>Klap d’ouverture </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Sep 2023 10:29:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Arthur Perole]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Claire Laureau]]></category>
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		<category><![CDATA[Filles de Mnemosyne]]></category>
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		<category><![CDATA[Klap – Maison pour la danse]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Kelemenis]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Chaigneau]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Question de danse]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Installée à l’orée des quartiers Nord de la ville, Klap &#8211; Maison pour la danse a toujours eu à coeur d’entretenir un lien fort avec ses voisins. Le clou est enfoncé cet automne, avec une exposition consacrée au boulevard National, considéré comme une entité à part entière (vernissage le 16 septembre). La démarche se poursuit [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Installée à l’orée des quartiers Nord de la ville, <strong>Klap &#8211; Maison pour la danse</strong> a toujours eu à coeur d’entretenir un lien fort avec ses voisins. Le clou est enfoncé cet automne, avec une exposition consacrée au boulevard National, considéré comme une entité à part entière (vernissage le 16 septembre). La démarche se poursuit jusqu’en décembre avec le programme <strong><em>Question de danse</em></strong>, qui propose de régulières présentations d’étapes de travail. Le rituel est immuable : à l’issue de formes courtes (de 30 à 40 minutes), un échange est initié avec les artistes à propos de leur travail en cours. Parmi ces projets, signalons <em>Inaccessible Vallée</em> (le 28 septembre à 19 h), un solo autobiographique hybride dans lequel <strong>Max Fossati </strong>explore, en mouvements et en mots, la construction de l’identité masculine, via l’exploration de la relation qui le liait à son grand-père défunt, porteurs de valeurs d’un autre temps. Cette fabrique de l’identité en cours de construction, c’est une thématique qui anime <strong>Arthur Perole</strong> dans son travail au long cours. <em>Tendre Carcasse</em> pose un nouveau jalon dans cette recherche, menée cette fois avec quatre interprètes tout juste sortis de formation (le 14 octobre à 19h). Autre artiste régionale emblématique, <strong>Josette Baïz</strong>, à la tête de la<strong> Compagnie Grenade</strong>, met en scène pour sa prochaine création quatre artistes aux univers très forts : le hip-hop de<strong> Kader Attou</strong> s’y confronte à la recherche théâtrale de <strong>Nicolas Chaigneau </strong>et<strong> Claire Laureau</strong>, à l’écriture contemporaine d’Ivan Pérez et aux questionnements sur le genre des<strong> Filles de Mnemosyne</strong> (<em>Antipodes</em>, le 14 octobre à 20h).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mise en abyme ludique </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au rayon de la diffusion, plusieurs créations d’importance émaillent la saison à venir. Du genre, il en est aussi question chez la <strong>Compagnie HKC</strong>, qui décide d’user d’une mise en abyme ludique pour aborder ce sujet déjà quasiment galvaudé : au plateau, cinq danseuses, une autrice et un metteur en scène tentent de déjouer leurs propres limites, de déconstruire les dénis et injonctions subliminales qui les gouvernent, afin de s’emparer de la thématique au plus juste (<em>Promesse</em>, les 9 et 10 novembre). Quant à l’hôte des lieux, <strong>Michel Kelemenis</strong>, c’est en janvier qu’il présente en sens murs sa nouvelle création, <em>VERSUS</em> : un duo pour quatre interprètes et de multiples combinaisons, autour de la notion de désir. Entre mirages et faux-semblants, nécessaire abandon au risque de frôler la consumation, sans occulter l’emprise ou la jalousie pouvant mener à la violence, les états de corps racontent ces bouleversements présidant à l’émoi amoureux (présentation préalable d’une étape de travail le 10 novembre). Le 18 janvier, place à une création résonant particulièrement à Marseille : en un funeste effet miroir, la danseuse hip-hop <strong>Marina Gomes Hylel </strong>aborde via <em>La Cuenta</em> <em>[MedellinMarseille]</em> les tragiques conséquences de faits divers qui endeuillent trop souvent ces deux cités : les règlements de comptes homicidaires et leurs victimes collatérales, de plus en plus nombreuses. Au plateau, trois femmes rejouent ces drames intimes – mères ou soeurs, oscillant entre deuil et résilience, désir de vengeance et aspirations à l’apaisement. La chorégraphe s’est nourrie de ses rencontrés en Colombie auprès d’associations œuvrant auprès des familles pour pacifier les quartiers. À Marseille, les premiers collectifs de femmes endeuillées commencent aussi à émerger.</p>



<p class="wp-block-paragraph">JULIE BORDENAVE</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Klap – Maison pour la danse</strong><br>Marseille<br>04 96 11 11 20<br><a href="http://kelemenis.fr">kelemenis.fr</a></pre>
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		<title>Procession sportive</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jun 2023 14:43:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[13 en Jeux]]></category>
		<category><![CDATA[Caroline Selig]]></category>
		<category><![CDATA[Compagnie Artonik]]></category>
		<category><![CDATA[compagnie Grenade]]></category>
		<category><![CDATA[Compagnie Lézards bleus]]></category>
		<category><![CDATA[Josette Baïz]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sous les premières chaleurs de la saison, c’est une belle parade transdisciplinaire qui est venue clôturer trois jours de festivités dédiés au sport et à la culture. À la co-direction artistique de l’événement 13 en jeux, la chorégraphe aixoise Josette Baïz et l’artiste de rue marseillaise Caroline Selig – à la tête respectivement du Groupe [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Sous les premières chaleurs de la saison, c’est une belle parade transdisciplinaire qui est venue clôturer trois jours de festivités dédiés au sport et à la culture. À la co-direction artistique de l’événement <em>13 en jeux</em>, la chorégraphe aixoise <strong>Josette Baïz</strong> et l’artiste de rue marseillaise <strong>Caroline Selig</strong> – à la tête respectivement du <strong>Groupe et compagnie Grenade </strong>et de la compagnie <strong>Artonik</strong> –partagent le goût de la communion et de la fête. Après l’émouvant <em>Rodéo</em> présenté la veille au soir par les jeunes danseurs de <strong>Grenade</strong>, place dimanche matin à la déambulation <em>Kinisi</em> mise au point par <strong>Artonik</strong>, dont le savoir-faire sait galvaniser les espaces publics. Ce nouveau rituel participatif, <strong>Caroline Selig</strong> l’a imaginé comme une procession : « <em>je cherche à creuser les liens entre sport et religion. On élève les athlètes au rang de dieux du stade, on parle de plaquage cathédrale en rugby… Pierre de Coubertin lui-même concevait l’olympisme comme une religion laïque ! À terme, des textes évoqueront ces relations de manière un peu plus incisive </em>». Au sein de cette procession d’un nouveau genre, on retrouvait des chorégraphies participatives issues de gestuelles sportives, deux trampolinistes itinérants, dribblant sans complexe l’un avec le corps de l’autre, mais aussi un groupe de musique et des vélos customisés avec fantaisie… Avant un final aérien à faire tourner les têtes.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Madones tutélaires</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En tête et queue de cortège : deux danseuses haut perchées, veillant telles des madones du haut de leur robes magistrales, faites de balles de tennis pour l’une, volants de badminton pour l’autre. Cette parade est appelée à s’agrémenter au fil des rendez-vous à venir, poursuit <strong>Caroline Sélig</strong> : « <em>il s’agit d’un projet à entrées multiples, pensé en lien avec les associations sportives locales. À Aubagne, la vingtaine de danseuses bénévoles était issue du Conservatoire. Je souhaite que les participants s’agrègent au fil des villes successives, pour étoffer la procession ! La déambulation sera toujours agrémentée d’images en hauteur, et d’un final spectaculaire appelé à évoluer selon typologie des lieux et des villes. </em>» Ici, les acrobates de la compagnie <strong>Lézards bleus</strong>, connus pour leurs fameuses ascensions de façades. Ailleurs peut-être, une partie de badminto<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">n géante avec le public… Prochains rendez-vous : du</mark><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 28 septembre au 1<sup>er</sup> octobre</mark>, lors de l’escale <em>13 en jeux</em> à Istres, puis dans trois autres villes du département l’an prochain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">JULIE BORDENAVE</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Kinisi</em> s’est joué le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">18 juin</mark>, dans le cadre de <em>13 en jeux</em>, à Aubagne.</p>
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		<title>Les rues d’Aubagne vont danser</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Jun 2023 12:14:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[13 en Jeux]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
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		<category><![CDATA[Centre Chorégraphique de Lorraine]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit de préparer les Jeux olympiques en reliant sport et art. Quoi de mieux pour cela que la danse, et le principe de gratuité et de joie partagée dans la rue ? La direction de ce nouvel événement, qui se tient du 15 au 18 juin à Aubagne, est confiée à <strong>Josette Baïz</strong> et sa compagnie <strong>Grenade</strong>, ainsi qu’à <strong>Caroline Selig</strong>, directrice d’<strong>Artonik</strong>. Plusieurs autres éditions auront lieu dans les Capitales Provençales de la Culture désignées par le département 13, jusqu’en 2024. La la prochaine édition est prévue en septembre à Istres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À Aubagne, ce sont pas moins de treize spectacles et quatre DJ sets qui se déploient durant quatre jours. Tout est gratuit, et de grande qualité artistique. Les deux directrices ont choisi de travailler avec des compagnies qui font la richesse du territoire, et d’inviter quelques classiques des arts de la rue, version sport&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Rodéo et Caramel</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les jeunes de la Compagnie Grenade ouvrent la danse jeudi 15 juin en reprenant <em>Kamuyot</em>, une pièce virtuose d’une belle énergie du chorégraphe <strong>Ohad Naharin</strong>, suivi par les Aubagnais entrainés dans une création collective hip-hop du chorégraphe maison <strong>Miguel Nosibor </strong>(compagnie<strong> En Phase</strong>).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis le week-end enchaine les propositions les plus diverses&nbsp;: du théâtre avec une demoiselle qui concocte une tarte Caramel Chocolat&nbsp; (<em>La Cuisinière</em>, Cie <strong>Tout en vrac</strong>) le <strong>Centre Chorégraphique de Lorraine</strong> qui se lance dans un <em>Disco Foot</em> free style qui transforme les dribbles en grands jetés…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La compagnie marseillaise <strong>L’Eléphante</strong> danse sa création <em>Utopy</em>, peuplée d’animaux fantastiques colorés, créée sur la Canebière le 14 mai, <strong>Noëlle Quillet</strong> reprend <em>Garçon</em>, un très beau duo entre la danseuse et une marionnette à sa taille… Quant à la compagnie franc-comtoise <strong>Oxyput</strong>, elle viendra présenter <em>Fuel Fuel</em>, une pièce pour quatre danseurs, un musicien et des jerricans, qui tourne depuis 2018, et que l’on a peu vue dans la région.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce sont les compagnies organisatrices qui enflammeront la fin du festival&nbsp;: le samedi le <strong>Groupe Grenade</strong>, composé de jeunes ados d’un niveau impressionnant, présentera des extraits de sa prochaine création <em>Demain c’est loin</em>, puis leurs ainés, formés et dirigés eux aussi par Josette Baïz, proposeront sa nouvelle création sur un tempo de<em> Rodéo</em>, hip-hop et musclé&nbsp;!&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La compagnie Artonik, associée à <strong>Générik Vapeur</strong>, proposera une déambulation sous l’œil de marionnettes géantes&nbsp;: <em>Kinisi</em> célèbre le sport, revisite ses gestuelles avec le regard toujours décalé et subtil de Caroline Selig, qui n’interdit en rien une musique déjantée et un incroyable don pour le lâcher prise collectif&nbsp;!&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les arts pour tous et toutes, dans la rue, gratuits, par des nombreuses compagnies régionales, avec participation des habitants, et dirigés par des femmes… Que demander de plus&nbsp;?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>13 en Jeux<br></em></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 15 au 18 juin<br></mark>Divers lieux, Aubagne<br><a href="http://departement13.fr">departement13.fr<br></a><a href="http://aubagne.fr">aubagne.fr</a></pre>
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