<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des La Roque d&#039;Anthéron - Journal Zebuline</title>
	<atom:link href="https://journalzebuline.fr/tag/la-roque-dantheron/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/la-roque-dantheron/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Tue, 04 Aug 2026 13:00:31 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/cropped-LOGO512SITE-4-e1659637379402.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Archives des La Roque d&#039;Anthéron - Journal Zebuline</title>
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/la-roque-dantheron/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">209690185</site>	<item>
		<title>L’art du dialogue s’impose à la Roque d’Anthéron</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/lart-du-dialogue-simpose-a-la-roque-dantheron/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=lart-du-dialogue-simpose-a-la-roque-dantheron</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/lart-du-dialogue-simpose-a-la-roque-dantheron/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 13:00:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[La Roque d'Anthéron]]></category>
		<category><![CDATA[Lucas Debargue]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Paulello Opus 102]]></category>
		<category><![CDATA[Piano]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Victor Julien-Laferrière]]></category>
		<category><![CDATA[violoncelle]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=137868</guid>

					<description><![CDATA[<p>À La Roque, le piano se donne le plus souvent seul, à deux ou face à l’orchestre. Le duo avec violoncelle demeure plus rare, et la réunion de deux artistes amis de longue date n’ayant pourtant jamais partagé l’affiche ensemble, avait de quoi enthousiasmer. Et ce d’autant plus qu’aucune des partitions choisies ne relègue le [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/lart-du-dialogue-simpose-a-la-roque-dantheron/">L’art du dialogue s’impose à la Roque d’Anthéron</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">À La Roque, le piano se donne le plus souvent seul, à deux ou face à l’orchestre. Le duo avec violoncelle demeure plus rare, et la réunion de deux artistes amis de longue date n’ayant pourtant jamais partagé l’affiche ensemble, avait de quoi enthousiasmer. Et ce d’autant plus qu’aucune des partitions choisies ne relègue le clavier au rang d’accompagnateur, et que chacune se distingue par une approche singulière de la composition et de l’instrument.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Fauré, inclassable parmi les inclassables, ouvre ce parcours. <strong>Victor Julien-Laferrière</strong> tire de son instrument un chant mélodique presque éthéré, mais aussi poignant et puissant lorsque l’écriture l’exige. Rien n’est forcé : la ligne respire, soutenue par un piano qui ne la double pas mais l’interroge, l’oriente et lui ouvre d’autres profondeurs. Sur le rare Stephen Paulello Opus 102 aux cordes parallèles, <strong>Lucas Debargue</strong>, pianiste singulier, lettré, également compositeur, distingue chaque voix sans assécher le lyrisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La <em>Sonate</em> de César Franck confirme cet équilibre. Sa version pour violoncelle, autorisée par le compositeur, n’est pas une transcription de circonstance. Le violoncelle n’y occupe pas le centre soliste : il est porté, entouré, englobé par l’architecture mouvante et fascinante d’un piano monumental. La technique est omniprésente ; l’intelligence des plans et la musicalité à l’œuvre n’étonnent pas quand on sait également la carrière de chef d’orchestre de Victor Julien-Laferrière, à l’écoute de toutes les inflexions qui l’entourent.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le sens de l’écoute</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après l’entracte, les <em>Trois Pièces</em> de Nadia Boulanger fascinent. Deux viennent de l’orgue et conservent quelque chose de son étagement des registres : le violoncelle devient tour à tour pédalier mouvant ou ligne suspendue, tandis que le piano fait chanter le grave et diffuse l’harmonie dans l’aigu. Qui porte alors le chant ? Les deux instruments, selon un échange constant des fonctions. Trop souvent considérée d’abord comme pédagogue, ou laissée dans l’ombre de sa sœur Lili, Nadia Boulanger apparaît ici de nouveau comme une musicienne passionnante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Grieg ne rompt pas le fil français : on entend plutôt l’estime réciproque que lui et Ravel se vouaient. La netteté du rythme, la couleur, l’art de faire surgir un paysage de l’harmonie. Le duo révèle la modernité et les accents presque français de cette <em>Sonate</em> sans lui retirer son élan propre. Leur entente se mesure moins aux regards échangés qu’à la précision avec laquelle chacun sait écouter et laisser place à l’autre.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br>Le concert a été donné <strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 1<sup>er</sup> août</mark></strong> au Parc de Florans dans le cadre du festival international de piano de la Roque d’Anthéron</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/">Musiques </a>ici </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/lart-du-dialogue-simpose-a-la-roque-dantheron/">L’art du dialogue s’impose à la Roque d’Anthéron</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/lart-du-dialogue-simpose-a-la-roque-dantheron/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">137868</post-id>	</item>
		<item>
		<title>La Roque d’Anthéron prend ses quartiers</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/la-roque-dantheron-prend-ses-quartiers/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=la-roque-dantheron-prend-ses-quartiers</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/la-roque-dantheron-prend-ses-quartiers/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 07:45:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Kantorow]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Dmitry Masleev]]></category>
		<category><![CDATA[Frank Braley]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Philippe Collard]]></category>
		<category><![CDATA[La Roque d'Anthéron]]></category>
		<category><![CDATA[Lise Berthaud]]></category>
		<category><![CDATA[Liya Petrova]]></category>
		<category><![CDATA[Nathanaël Gouin]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Bianconi]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Trio Owon]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=137257</guid>

					<description><![CDATA[<p>Lancés le 8 juin, les concerts hors-les-murs pensés comme des préludes au festival se multiplient de part et d’autre du Pays d’Aix, des Bouches-du-Rhône et même des Alpes-de-Haute-Provence. C’est ainsi au Théâtre Jean le Bleu de Manosque que Nathanaël Gouin se plongera ce mercredi 24 juin dans une lecture de la Water Music de Haendel [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-roque-dantheron-prend-ses-quartiers/">La Roque d’Anthéron prend ses quartiers</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Lancés le 8 juin, les concerts hors-les-murs pensés comme des préludes au festival se multiplient de part et d’autre du Pays d’Aix, des Bouches-du-Rhône et même des Alpes-de-Haute-Provence. C’est ainsi au Théâtre Jean le Bleu de Manosque que <strong>Nathanaël Gouin </strong>se plongera ce mercredi 24 juin dans une lecture de la <em>Water Music </em>de Haendel s’apparentant à une réécriture. Où l’art délicat et sublime de la transcription permettra au pianiste d’arpenter les rives du Westminster Bridge, mais aussi celles de la <em>Vtlava </em>de Smetana, <em>La Vague et la Cloche </em>de Duparc ou encore le <em>Turandot </em>de Puccini. Une belle ode au voyage&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Rendez-vous ensuite à Marseille le 26 juin pour un récital de <strong>Dmitry Masleev </strong>dédié au post-romantisme lyriquissime de Rachmaninov et Mendelssohn. Le même soir, du côté de Gordes, au Théâtre des Terrasses, <strong>Jean-Philippe Collard </strong>fera résonner lui aussi des pages lyriques et mélancoliques&nbsp;; celles de Bach, de Ravel – <em>Pavane pour une infante défunte </em>et <em>Oiseaux tristes</em>, entre autres – et Rachmaninov, toujours. Le lendemain, toujours au Théâtre des Terrasses, <strong>Philippe Bianconi </strong>se plongera dans les pages les plus picturales de Liszt – <em>Troisième Année de Pèlerinage</em>, <em>Saint François de Paule marchant </em>–<em>, </em>de Ravel – <em>Gaspard de la nuit </em>– et de Schumann – <em>Kinderszenen</em>, entre autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> Le 2 juillet, les Carrières de Rognes accueilleront un trio à tomber&nbsp;: <strong>Alexandre Kantorow</strong>, <strong>Liya Petrova </strong>et <strong>Lise Berthaud </strong>dans les plus belles pages de César Franck et Antonin Dvořák. Cap ensuite sur Lambesc les 6 et 7 juillet&nbsp;: le parvis de l’Église Notre-Dame de l’Assomption accueillera tout d’abord le <strong>Trio Owon </strong>sur des pages d’Haydn, Schumann, Schubert et Mendelssohn. Avant que ne lui succède <strong>Frank Braley </strong>et son programme soliste explorant Mozart, Beethoven, Schbuert et Debussy. Rendez-vous pour la suite des évènements, dès le 16 juillet, à l’emblématique Parc de Florans.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br><br>Préludes du Festival de La Roque d’Anthéron<br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 7 juillet<br></mark></strong>Divers lieux, Provence</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-roque-dantheron-prend-ses-quartiers/">La Roque d’Anthéron prend ses quartiers</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/la-roque-dantheron-prend-ses-quartiers/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">137257</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Couleurs sonores, nuances en palettes</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/couleurs-sonores-nuances-en-palettes/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=couleurs-sonores-nuances-en-palettes</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/couleurs-sonores-nuances-en-palettes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Aug 2025 13:16:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Florent Boffard]]></category>
		<category><![CDATA[La Roque d'Anthéron]]></category>
		<category><![CDATA[Marton Illés]]></category>
		<category><![CDATA[Nathalia Milstein]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=131447</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Festival de la Roque d’Anthéron se décline hors-les-murs entre tradition picturale et avant-garde Sous les lumières tamisées du Musée Granet à Aix-en-Provence, puis dans l’acoustique attentive de l’auditorium Marcel Pagnol, l’édition 2025 offre un double visage, à la fois intime et expérimental, qui a su captiver un public comme toujours nombreux, curieux et exigeant. [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/couleurs-sonores-nuances-en-palettes/">Couleurs sonores, nuances en palettes</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Festival de la Roque d’Anthéron se décline hors-les-murs entre tradition picturale et avant-garde</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous les lumières tamisées du Musée Granet à Aix-en-Provence, puis dans l’acoustique attentive de l’auditorium Marcel Pagnol, l’édition 2025 offre un double visage, à la fois intime et expérimental, qui a su captiver un public comme toujours nombreux, curieux et exigeant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Nathalia Milstein, un Chopin ciselé dans l’écrin de Cézanne</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lundi 4 août, sous le regard des toiles de Cézanne, <strong>Nathalia Milstein</strong> proposeun récital où Schumann et Chopin dialoguent comme les couleurs d’une même palette. Les <em>Scènes de la forêt</em> op. 82 de Schumann se déploient comme autant de petits tableaux : du Chasseur aux aguets à l’Adieu empreint de douceur, chaque pièce dessine un univers sonore précis, tout en nuances.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec les <em>Mazurkas op. 50</em>, Milstein donne à entendre un Chopin méditatif, presque aérien, où la liberté des tempi invite à la rêverie. L’intégrale des <em>24 Préludes opus 28</em> se dévoile comme un kaléidoscope d’émotions et de textures, du premier prélude au vingt-quatrième presque orchestral. La pianiste, loin d’une démonstration technique pure, fait preuve d’une interprétation picturale et vivante, où chaque phrase semble s’imprégner des couleurs impressionnistes du lieu.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Márton Illés et l’atelier du son en scène</strong><br>Jeudi 7 août, le Centre Marcel Pagnol a accueilli une expérience rare : une répétition publique consacrée aux œuvres du compositeur hongrois <strong>Márton Illés</strong>. Sous le regard passionné du compositeur, <strong>Florent Boffard</strong> et les instrumentistes complices ont exploré un langage musical novateur, où les gestes, les nuances et les techniques étendues redéfinissaient la production sonore.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pièces <em>Drei Aquarelle</em> et <em>Négy Tárgy</em> ont mis en lumière une esthétique du détail, du frottement d’archet sans attaque aux résonances obtenues par des objets non conventionnels, brouillant les frontières entre instruments et sons. Plus qu’un concert, ce laboratoire sonore sollicite tout particulièrement le piano tous terrains de <strong>Jiyoun Shin</strong>. Et révèle la genèse même de la musique d’aujourd’hui, avec ses questionnements et son intensité dramatique, inscrivant Debussy et Bartók en arrière-plan comme des ombres tutélaires. Un moment tout simplement passionnant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/couleurs-sonores-nuances-en-palettes/">Couleurs sonores, nuances en palettes</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/couleurs-sonores-nuances-en-palettes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">131447</post-id>	</item>
		<item>
		<title>De l’art de transcrire</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/de-lart-de-transcrire/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=de-lart-de-transcrire</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/de-lart-de-transcrire/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jul 2024 08:58:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Festival International de Piano de la Roque d’Anthéron]]></category>
		<category><![CDATA[La Roque d'Anthéron]]></category>
		<category><![CDATA[Nikolaï Luganski]]></category>
		<category><![CDATA[Parc de Florans]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=124898</guid>

					<description><![CDATA[<p>« Quel dommage de débuter le concert à vingt heures, les cigales couvrent le piano, déplorait l’artiste venu écouter le concert de Lucas Debargue la veille : plus tard, les insectes se taisent et le plein air est plus propice à l’écoute de l’instrument ». Repoussé d’une demi-heure, le début du concert se posait sur la toile de [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/de-lart-de-transcrire/">De l’art de transcrire</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">« <em>Quel dommage de débuter le concert à vingt heures, les cigales couvrent le piano</em>, déplorait l’artiste venu écouter le concert de Lucas Debargue la veille : <em>plus tard, les insectes se taisent et le plein air est plus propice à l’écoute de l’instrument </em>». Repoussé d’une demi-heure, le début du concert se posait sur la toile de fond des stridulations des cigales. Pourtant, l’écoute n’en était pas moins belle. Les six pièces extraites de quatre des volumes des <em>Romances sans paroles</em> de Mendelssohn ouvraient la soirée. On a du mal à songer que le compositeur écrivait que « les pièces pour piano ne sont certainement pas ce que j’écris avec le plus de plaisir », tant ces camées délicatement ciselés offrent une impression de liberté. Chaque saynète construit l’appréhension d’un sentiment d’une émotion, installe ici un dialogue aux développements mutins ou semble préfigurer des moments du cinéma muet, là, met en évidence les remuements d’une âme, tristesse, passion, nostalgie, brosse des paysages, précédant les poèmes de Verlaine qui s’inspira du titre de Mendelssohn pour le recueil qu’il rédigea en prison. On y lit « <em>Le piano que baise une main frêle / Luit dans le soir rose et gris, vaguement </em>»… <br>Rien de frêle dans l’approche pianistique de l’artiste ! La légèreté de la main aborde parfois le clavier comme une harpe, sait approfondir les phrasés, leur donner une épaisseur à la lumineuse densité. Tout est contrôlé, dosé, mesuré afin d’atteindre l’idéal. Le piano sait se faire aérien dans la si preste <em>Fileuse </em>(opus 67 n° 4), se recentre, tourbillonne, ironise, songe… <br>La <em>Ballade n° 3 en la bémol majeur opus 47</em> de Chopin apporte ses ruptures de ton : la douceur de l’introduction est balayée par les élans furieux des accords en fa mineur, les passages chromatiques s’exacerbent sous les amples accords, les octaves rompus, les séries de doubles croches se conjuguent en un foisonnement sensible. Lui répond le chant continu du <em>Nocturne en ré bémol majeur opus 27 n° 2</em>, et son indicible harmonie. La <em>Ballade n°4 en fa mineur opus 52</em> conclut la première partie et ses clair-obscur, ses danses lentes qui empruntent à la valse et la mazurka, médaillon aux contre-points et contre-mélodies entrelaçant deux thèmes jusqu’à l’exubérance de la coda. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À quatre mains&nbsp;?</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Préparée par le caractère épique de la fin du programme de la première partie, la seconde était dédiée à Wagner «&nbsp;vu par&nbsp;», d’abord Lugansky dans <em>Quatre scènes de Götterdämmerung </em>(<em>Le Crépuscule des Dieux</em>) puis Liszt, <em>Mort d’Isolde</em>, extrait de <em>Tristan et Isolde</em> dans sa transcription pour piano. L’élégance du jeu convie à une lecture personnelle des thèmes wagnériens. Plus qu’une transcription pour piano, il s’agit d’un dialogue par-delà les siècles entre deux musiciens. L’un expose son propos, l’autre le commente, l’orne de ses réflexions, de ses émotions, offre échos, lyrisme, emportements, songes, recompose les récits, nous bouleverse. L’assistance est suspendue à la magie qui se déploie là. Un orchestre entier vibre dans l’ossature du Steinway. Extases&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">En bis, le pianiste revenait à Rachmaninov avec <em>La Romance Opus 21 n° 5</em>, <em>Lilas</em> et son Prélude opus 23 n° 7 en ut mineur avant de faire dialoguer Tchaïkovski et Rachmaninov dans la sublime Berceuse opus 16, n° 1… histoire de réconcilier la nuit et ses enchantements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concert donné au Parc de Florans, La Roque d’Anthéron, le 28 juillet 2024</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/de-lart-de-transcrire/">De l’art de transcrire</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/de-lart-de-transcrire/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">124898</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Jeune étoile</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/jeune-etoile/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=jeune-etoile</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/jeune-etoile/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jul 2024 16:33:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Festival International de Piano de la Roque d’Anthéron]]></category>
		<category><![CDATA[La Roque d'Anthéron]]></category>
		<category><![CDATA[Tsotne Zedginidze]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=124894</guid>

					<description><![CDATA[<p>Avec l’assurance tranquille d’une jeunesse qui ne cherche pas l’effet ni ne se targue de quoi que ce soit, Tsotne Zedginidze débutait son récital par l’une de ses propres compositions, un Impromptu époustouflant de maturité. Le tissage des accords, le travail des nuances, le caractère interrogatif de l’incipit, les résolutions qui empruntent à l’atonal puis se lovent dans la [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/jeune-etoile/">Jeune étoile</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec l’assurance tranquille d’une jeunesse qui ne cherche pas l’effet ni ne se targue de quoi que ce soit, <strong>Tsotne Zedginidze</strong> débutait son récital par l’une de ses propres compositions, un <em>Impromptu</em> époustouflant de maturité. Le tissage des accords, le travail des nuances, le caractère interrogatif de l’incipit, les résolutions qui empruntent à l’atonal puis se lovent dans la fluidité de thèmes aux multiples échos, placent d’emblée le jeune compositeur dans son siècle, réunissant les courants du XXème et leur apportant une sorte de conclusion qui les réconcilie. En regard de cette pièce, répondait l’<em>Impromptu opus 90 n° 3 D.899 </em>de Schubert, <em>Andante mosso en sol bémol majeur, </em>dont l’interprétation se pose délibérément sur un tempo lent, le terme « mosso » étant compris ici comme « ému » et non «mouvementé », comme si la musique apprivoisait le frémissement des cigales dans la moiteur de la fin de journée. La douceur des envols est sans doute liée à l’évocation de la princesse <em>Rosamunde</em>, surnom donné à cette partition, car son thème correspond à une variation de la musique de scène que Schubert utilisa pour la pièce éponyme…</p>



<p class="wp-block-paragraph">S’inscrivant dans la tradition d’un Liszt, Tsotne Zedginidze se livre lui aussi à des variations sur les œuvres de ses prédécesseurs. Il présentait&nbsp;<em>ainsi Dedication to Ravel and Debussy</em>, subtil entrecroisement de thèmes célèbres des deux compositeurs, mêlé à ses propres réflexions. Une rêverie s’orchestre autour de musiques aimées, les reprend, les module, les traduit à l’aune de sa sensibilité. Le voyage se prolonge lors de&nbsp;<em>Piece to Japan</em>&nbsp;où sont brossés les paysages d’un univers fantasmé, pages d’un carnet de route qui se plaît aux errances…&nbsp;<em>L’Improvisation sur L’Anneau du Nibelung de Wagner</em>&nbsp;subjuguait par sa fermeté de composition et sa fantaisie virtuose.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En deuxième partie, le jeune pianiste s’attachait au triptyque que Ravel composa sur les trois poèmes pour piano d’Aloysius Bertrand,&nbsp;<em>Gaspard de la nuit</em>. Là encore il s’agit d’une transposition&nbsp;: Ravel transcrit musicalement les mots du poète en une osmose qui laisse transparaître les ombres. Tour à tour émergent&nbsp;<em>Ondine</em>, cette nymphe qui tente de séduire un humain afin d’obtenir une âme immortelle, le&nbsp;<em>Gibet&nbsp;</em>et son pendu qui assiste à son dernier coucher de soleil,&nbsp;<em>Scarbo</em>, le petit gnome porteur de funestes présages. Le pianiste privilégie à la noirceur, la beauté des mélodies et les enrobe d’une douceur parfois malicieuse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ovationné par le public il offrira en bis son&nbsp;<em>Prélude n° 2</em>, condensé de finesse sur le velouté du Fazioli choisi pour le concert. Merveilles&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concert donné le 24 juillet, Parc de Florans, La Roque d’Anthéron<sup></sup></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/jeune-etoile/">Jeune étoile</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/jeune-etoile/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">124894</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Un, deux… Brahms !</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/un-deux-brahms/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=un-deux-brahms</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/un-deux-brahms/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Aug 2023 20:27:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Adam Laloum]]></category>
		<category><![CDATA[Festival International de Piano de la Roque d’Anthéron]]></category>
		<category><![CDATA[La Roque d'Anthéron]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Ange Nguci]]></category>
		<category><![CDATA[Orchestre Consuelo]]></category>
		<category><![CDATA[Victor Julien-Laferrière]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=120457</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les notes du poète Les images féminines hantent la musique de Brahms : la bienveillante attention de Clara Schumann n’est pas un mystère, ni son influence créatrice sur le musicien. Pourtant le XIXème siècle ne fut pas plus que les précédents, enclin à mettre en avant et soutenir les femmes artistes. George Sand, amie et admiratrice [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/un-deux-brahms/">Un, deux… Brahms !</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les notes du poète</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les images féminines hantent la musique de Brahms : la bienveillante attention de Clara Schumann n’est pas un mystère, ni son influence créatrice sur le musicien. Pourtant le XIXème siècle ne fut pas plus que les précédents, enclin à mettre en avant et soutenir les femmes artistes. George Sand, amie et admiratrice de Pauline Viardot, s’en inspire pour camper le personnage de Consuelo, « <em>la plus grande, la plus prophétique de ses héroïnes</em> » (Michelle Perrot in George Sand à Nohant). Elle écrivait à la musicienne : <em>« ah ! que je voudrais parfois avoir quinze ans, un maître intelligent, et toute ma vie à moi seule ! Je donnerais mon être tout entier à la musique, et c’est dans cette langue-là, la plus parfaite de toutes, que je voudrais exprimer mes sentiments et mes émotions. Je voudrais faire les paroles et la musique en même temps</em> » (ibidem). En hommage, le violoncelliste et chef d’orchestre <strong>Victor Julien-Laferrière</strong> fonde l’<strong>Orchestre Consuelo</strong>, musiciens amis qui se cooptent, d’où une magnifique unité. C’est cet ensemble, surnommé par son fondateur « <em>l’Orchestre des Amis de Brahms</em> », qui accordera la souplesse et la vivacité de ses interprétations aux œuvres brahmsiennes dans l’écrin familier de la conque du parc de Florans. La virtuosité sobre et élégante d’<strong>Adam Laloum </strong>s’attachait à l’un des plus longs concertos du répertoire, le <em>Concerto pour piano en ré mineur opus 15 </em>(une cinquantaine de minutes d’exécution). Si les premières représentations en janvier 1895 à Hanovre puis à Leipzig ne furent pas couronnées de succès (la représentation de Leipzig fut abondamment sifflée), la musique étant jugée incompréhensible, sa reprise par Clara Schumann rendit grâce aux beautés de l’œuvre, conçue au départ comme une symphonie. La part orchestrale ne laisse pas dominer sans réserve le soliste, mais l’intègre à son climat fantastique où sourdent les légendes. Le spectaculaire est évité, le piano fusionne avec les autres instruments, puis entame un dialogue nourri avant d’introduire de nouvelles atmosphères, les cordes jouent en sourdine soutenues par les cors en un mouvement intimiste puis le piano s’épanche en tournoiements lyriques qui peuvent faire allusion à l’amour que Brahms porte à Clara. La coda et les trilles qui achèvent le deuxième mouvement subjuguent par leur subtile légèreté. Le dernier temps du concerto entremêle les thèmes en une danse vive. La maestria de l’interprète fait oublier l’impressionnante technique nécessaire à l’exécution de l’œuvre. Seule l’émotion reste en une palette nuancée parcourant une gamme qui va du recueillement au triomphe. Adam Laloum offrira en bis le subtil <em>Intermezzo opus 118 n° 2 en la majeur</em> de Brahms puis l’un de ses bis fétiche, <em>Moments musicaux opus 94 n° 2 en la bémol majeur</em> de Franz Schubert. Enchantements ! </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Sacre d’une étoile</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si la&nbsp;<em>Sérénade pour orchestre n° 2 en la majeur opus 16</em>&nbsp;donnée la veille n’avait pas convaincu, la&nbsp;<em>Sérénade pour orchestre n° 1 en ré majeur opus 11</em>&nbsp;nous rendait l’envergure de l’Orchestre Consuelo en six mouvements dessinés comme de délicats tableautins&nbsp;: lyrisme mêlé des échos pittoresques d’une fête villageoise, ciel plus inquiet rendu par les syncopes des cordes, harmonie d’une symphonie pastorale, plénitude, airs allants, mélodie des cors, éclats brillants… introduction enjouée à la pièce maîtresse que fut le&nbsp;<em>Concerto pour piano et orchestre n° 2 en si bémol majeur opus 83</em>, (composé vingt ans après le premier), joué par&nbsp;<strong>Marie-Ange Nguci</strong>. Dès les premières notes, conversation entre le cor et le piano vite rejoint par les respirations des cordes, la jeune pianiste impose son jeu, clair, puissant, élégant, nuancé. En un exercice de haute voltige, le piano se joue des arabesques, des accords profonds, des couleurs foisonnantes, des trilles aériens, des trémolos, livre l’expression pure du Sturm und Drang, le «&nbsp;Orage et passion&nbsp;» qui a scellé les débuts du romantisme allemand dans ses éclats, ses retournements, ses passages alanguis, ses cadences aux allures d’improvisation, ses échappées oniriques, ses volutes souples, ses effervescences et ses déchaînements. Toute simple face au public, l’ancienne élève du regretté Nicolas Angelich, est souveraine et lumineuse dans son interprétation. En danse, elle serait sacrée étoile sur scène tant elle transcende la musique qu’elle aborde.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En bis elle montrera d’autres facettes de son immense talent en présentant le premier Mouvement du&nbsp;<em>Concerto pour la main gauche en ré majeur&nbsp;</em>de Ravel, l’<em>étude n° 6, Toccata</em>, de Saint-Saëns et&nbsp;<em>Tombeau sur la mort de Monsieur Blancheroche en do mineur FbWV632</em>&nbsp;de Froberger. Éblouissements&nbsp;!&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concerts donnés les 13 et 14 août au parc de Florans dans le cadre du Festival international de piano de La Roque d’Anthéron&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Attention! </mark>Le concert de <strong>Maria João Pirès</strong> du 17 août est malheureusement annulé pour raisons de santé. <strong>Marie-Ange Nguci</strong> a accepté de remplacer cette immense dame du piano. Son programme comprendra des oeuvres de Bach-Busoni (<em>Chaconne</em>), Ravel (<em>Gaspard de la Nuit</em>), Beethoven (<em>Fantaisie en sol mineur opus 77</em>), Schumann (<em>Kreisleriana opus 16</em>).  Une variété d&rsquo;oeuvres exigeantes qui mettra encore en évidence les qualités rares de la jeune pianiste. </p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/un-deux-brahms/">Un, deux… Brahms !</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/un-deux-brahms/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">120457</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Nelson Goerner l’enchanteur</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/nelson-goerner-lenchanteur/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=nelson-goerner-lenchanteur</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/nelson-goerner-lenchanteur/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Aug 2023 15:01:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Aziz Shokhakimov]]></category>
		<category><![CDATA[Festival International de Piano de la Roque d’Anthéron]]></category>
		<category><![CDATA[La Roque d'Anthéron]]></category>
		<category><![CDATA[Nelson Goerner]]></category>
		<category><![CDATA[Rachmaninov]]></category>
		<category><![CDATA[Sinfonia Varsovia]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=120438</guid>

					<description><![CDATA[<p>Deux concertos de Rachmaninov dans la même soirée, même pas peur&#160;! L’immense pianiste&#160;Nelson Goerner&#160;interpréta les&#160;Concertos pour piano et orchestre n° 3 et 4&#160;du compositeur russe aux côtés du&#160;Sinfonia Varsovia&#160;avec la puissance et la verve poétiques qui lui sont propres&#160; Une annonce en début de concert précisait le changement de programme&#160;: l’ordre chronologique serait bouleversé et [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/nelson-goerner-lenchanteur/">Nelson Goerner l’enchanteur</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux concertos de Rachmaninov dans la même soirée, même pas peur&nbsp;! L’immense pianiste&nbsp;<strong>Nelson Goerner</strong>&nbsp;interpréta les&nbsp;<em>Concertos pour piano et orchestre n° 3 et 4&nbsp;</em>du compositeur russe aux côtés du&nbsp;<em>Sinfonia Varsovia</em>&nbsp;avec la puissance et la verve poétiques qui lui sont propres&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une annonce en début de concert précisait le changement de programme&nbsp;: l’ordre chronologique serait bouleversé et le quatrième concerto précèderait le troisième, cette apogée du romantisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, le&nbsp;<em>quatrième concerto en sol mineur</em>, est d’une facture très intéressante, se détache de l’humus romantique, esquisse de nouvelles voies, répond à des inspirations multiples, se fait l’écho des ébauches écrites en Russie (Rachmaninov le créera en 1927 à Philadelphie aux USA) et pourtant il est d’une grande sobriété par rapport aux œuvres précédentes. L’écriture somptueuse de la partition réservée à l’orchestre pour ce concerto mal aimé lui donne la capacité d’un dialogue foisonnant avec le piano. Et quel piano&nbsp;! Une émotion à fleur de peau, sans excès, d’une élégance bouleversante… L’artiste soliste accorde tout son sens à l’œuvre, en dessine l’ossature, la transcende, alchimie virtuose qui sera mise au service du&nbsp;<em>Concerto n° 3</em>&nbsp;en ré mineur. En tout cas, on est loin de la critique américaine qui affirmait «&nbsp;l’écriture orchestrale a la richesse du nougat et la partie de piano rutile de mille effets éculés&nbsp;» (in feuille de salle remarquablement concoctée par Marie-Aude Roux)&nbsp;!&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le&nbsp;<em>Concerto n° 3</em>&nbsp;était porté par la verve intelligente de Nelson Goerner dont les mains volent littéralement sur le clavier, emporte l’orchestre dans sa fougue. Ses échanges de regards avec les instruments solistes qui dialoguent avec lui soulignaient l’osmose entre l’œuvre et les musiciens. Les cadences offertes au piano, démentes de difficultés (la première déjà monstrueuse est suivie par une seconde qui est un véritable Everest pianistique&nbsp;!), en laissent goûter toute la brillance. Si le thème initial est d’une allure simple, les superpositions de voix, la complexité de la structure, le tissage aux expansions chatoyantes, la richesse des motifs rythmiques, le foisonnement des variations pianistiques, tout concourt à l’expression d’un lyrisme aux formes multiples, envoûtant dans ses orages comme dans ses danses légères. Le jeu ancré et aérien du poète du piano qu’est Nelson Goerner subjugue, son sens aigu des nuances, ses phrasés signifiants, touchent, bouleversent, transportent, au point que l’on ne sait plus si l’orchestre dirigé avec passion par Aziz Shokhakimov le suit dans la finesse extrême de son interprétation. Les grands élans de l’ensemble suffisent à construire un écrin au sublime. On est submergé par la beauté.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que Rachmaninov, lors de la première représentation de son œuvre avait été incapable de jouer un bis, présentant ses mains meurtries au public, Nelson Goerner, après deux concertos virtuoses, eut encore la force de faire agir la magie avec le&nbsp;<em>Nocturne n° 20 en ut dièse mineur (opus Posthume)</em>&nbsp;de Chopin, l’essence même de la poésie&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concert donné le 12 août au parc de Florans dans le cadre du Festival international de piano de La Roque d’Anthéron&nbsp;&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/nelson-goerner-lenchanteur/">Nelson Goerner l’enchanteur</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/nelson-goerner-lenchanteur/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">120438</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Virtuose ? Affirmatif !</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/virtuose-affirmatif/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=virtuose-affirmatif</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/virtuose-affirmatif/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Aug 2023 12:19:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Alexander Malofeev]]></category>
		<category><![CDATA[Aziz Shokhakimov]]></category>
		<category><![CDATA[Festival International de Piano de la Roque d’Anthéron]]></category>
		<category><![CDATA[La Roque d'Anthéron]]></category>
		<category><![CDATA[Nathanaël Gouin]]></category>
		<category><![CDATA[Sinfonia Varsovia]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=120427</guid>

					<description><![CDATA[<p>Soirée monumentale à La Roque&#160;: les deux jeunes pianistes,&#160;Nathanaël Gouin&#160;et&#160;Alexander Malofeev&#160;se partageaient le concert aux côtés du&#160;Sinfonia Varsovia&#160;galvanisé par son chef,&#160;Aziz Shokhakimov, pour la deuxième partie de l’Intégrale des Concertos pour piano de Rachmaninov. En préambule, le&#160;Sinfonia Varsovia&#160;présentait une pièce de la compositrice polonaise&#160;Grazyna Bacewicz&#160;dont l’œuvre permet de retracer les remuements de l’histoire du XXème [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/virtuose-affirmatif/">Virtuose ? Affirmatif !</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Soirée monumentale à La Roque&nbsp;: les deux jeunes pianistes,&nbsp;<strong>Nathanaël Gouin</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>Alexander Malofeev</strong>&nbsp;se partageaient le concert aux côtés du&nbsp;<strong>Sinfonia Varsovia</strong>&nbsp;galvanisé par son chef,&nbsp;<strong>Aziz Shokhakimov</strong>, pour la deuxième partie de l’Intégrale des Concertos pour piano de Rachmaninov.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En préambule, le&nbsp;<strong>Sinfonia Varsovia</strong>&nbsp;présentait une pièce de la compositrice polonaise&nbsp;<strong>Grazyna Bacewicz</strong>&nbsp;dont l’œuvre permet de retracer les remuements de l’histoire du XXème siècle (joug du Tsar russe, guerre de 1914-1918, Seconde Guerre mondiale, occupation nazie, régime soviétique stalinien&#8230;). Ces époques troublées marquent le travail de l’artiste issue d’une famille de violonistes. Ses partitions portent une attention particulière aux cordes. Son&nbsp;<em>Ouverture pour orchestre symphonique</em>&nbsp;de 1943 est amorcée par un motif rythmique de timbales qui sous-tendra discrètement toute la pièce dont les effets proches de ceux des films d’action, à grand renfort de croches, d’accélérations, de tempêtes qui s’apaisent avec une flûte des temps heureux de l’Arcadie antique et chantent avec le cor et les altos. La transparence des paysages pacifiques s’interrompt soudain avec l’irruption de l’Allegro dont l’énergie balaie tout sur son passage, au son des clairons que la texture dense des cordes souligne, défiant l’ennemi et surmontant toutes les catastrophes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Élégantes coutures</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Après cette entrée en matière époustouflante, le Sinfonia Varsovia était prêt à accueillir le Steinway des concertistes. Le très subtil&nbsp;<strong>Nathanaël Gouin</strong>&nbsp;entrait en scène pour la&nbsp;<em>Rhapsodie sur un thème de Paganini opus 43</em>&nbsp;de Rachmaninov qui peut être considérée comme son cinquième concerto, cousant (la rhapsodie du grec «&nbsp;ῥάπτω», coudre et «&nbsp;ᾠδή&nbsp;», chant) ensemble les onze premières variations en une section initiale, puis les 12 à 18 pour le mouvement lent, et les dernières constituant un finale. Il est souvent suggéré que le motif du Dies Irae que l’on retrouve dans cette pièce serait une référence au mythe selon lequel Paganini aurait vendu son âme au diable en échange de sa virtuosité et de l’amour d’une femme… La naissance de l’amour est reprise par le film de Tornatore, basé sur un roman d’Alessandro Baricco (<em>Novecento</em>),&nbsp;<em>La légende du pianiste sur l’océan</em>, qui mêle les accents poétiques de la variation XVIII et la rencontre amoureuse. Le soliste se glisse avec aisance dans les scansions oniriques de l’œuvre, y glisse un regard espiègle, en épouse les nuances, se laisse emporter dans la houle de l’orchestre en une musique d’une infinie délicatesse. Sa capacité à transcrire les moindres émotions était encore plus évidente lors des rappels, une sublime&nbsp;<em>Romance de Nadir</em>&nbsp;(<em>Les Pêcheurs de Perles&nbsp;</em>de Bizet dans un superbe arrangement du pianiste lui-même) et le&nbsp;<em>Prélude n° 12 en sol dièse mineur</em>de Rachmaninov. Il fallait bien un entracte pour se remettre afin de plonger dans le deuxième&nbsp;<em>Concerto pour piano et orchestre en ut mineur opus 18</em>&nbsp;de Rachmaninov.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Duo de géants</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Alexander Malofeev, familier de La Roque depuis ses treize ans, et suivi par un public qui se plaît à voir grandir ce grand artiste, s’attachait à l’interprétation du plus joué des concertos de Rachmaninov dont la conception a quelque chose d’assez romanesque : désespéré par l’échec de sa première <em>Symphonie </em>(les instrumentistes bâclent le travail, ne respectent ni les tempi ni les indications du compositeur et la plus grande partie de la critique l’éreinte), le compositeur se retire en lui-même, se réfugie dans l’alcool et ne crée plus durant trois ans. Nicolas Dahl, psychiatre spécialiste des désintoxications sous hypnose l’encourage à composer un concerto (n’y a-t-il meilleur remède que l’art ?). Le deuxième Concerto, dédié au docteur Dahl en remerciement, naît alors suivi par une période très féconde pour le compositeur. L’œuvre, aux multiples difficultés (dont celle des dixièmes à jouer d’une seule main), se raconte au fil de son écriture. Les célèbres premières notes du piano laissent ensuite le rôle central à l’orchestre dont il accompagne la mélodie jusqu’à son premier solo. La beauté, le lyrisme échevelé, les rêveries, les emportements, les nostalgies, sont déclinés avec une verve et une grâce bouleversantes. L’orchestre, dirigé avec une intelligente passion par Aziz Shokhakimov, puissant comme les orages d’une âme, devient un écrin aux élans pianistiques d’Alexander Malofeev dont le jeu lumineux transcrit les envols d’une partition qu’il sert avec enthousiasme et intelligence. Il séduira encore lors des bis avec le <em>Prélude pour la main gauche opus 9 n° 1</em> de Scriabine et l’éblouissante <em>Toccata en ré mineur opus 11</em> de Prokofiev qui décidément semble être l’un de ses morceaux de rappel fétiche : l’énergie mécanique et espiègle de cette Toccata avait conclu son concert soliste à la Maison du Cygne de Six-Fours-les-Plages en juillet dernier.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concert donné le 8 août au parc de Florans, dans le cadre du Festival international de piano de La Roque d’Anthéron</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/virtuose-affirmatif/">Virtuose ? Affirmatif !</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/virtuose-affirmatif/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">120427</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
