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	<title>Archives des livre - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des livre - Journal Zebuline</title>
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		<title>La voix des anonymes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Bonnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 10:16:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un pays qui n’est jamais nommé, mais que l’on reconnaît facilement comme étant Haïti, un jeune homme écrit une longue lettre à son oncle alors qu’il a été dépêché pour dresser l’inventaire d’une bibliothèque, dans une « petite ville du bord de mer ». Dès son arrivée, il fait face à de violents maux de tête, [&#8230;]</p>
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<p>Dans un pays qui n’est jamais nommé, mais que l’on reconnaît facilement comme étant Haïti, un jeune homme écrit une longue lettre à son oncle alors qu’il a été dépêché pour dresser l’inventaire d’une bibliothèque, dans une « petite ville du bord de mer ». Dès son arrivée, il fait face à de violents maux de tête, puis se sent progressivement envahi par des figures et des voix qui le hantent pendant son sommeil. La narration du jeune homme, au départ très académique, semble se libérer peu à peu, tandis que le récit se transforme en roman choral.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des fantômes obsédants</mark></strong></p>



<p>Mais bien plus que ce jeune homme, fils adoptif d’un riche politicien, le personnage central est Manie, la « petite bossue de la rue des Fronts-forts ». Sa voix est d’ailleurs la première offerte aux lecteurs parmi celles de ces « anonymes » que Lyonel Trouillot veut faire entendre. À travers ses évocations parfois naïves, parfois cruellement réalistes, elle donne à voir la misère sociale et psychologique des laissés-pour-compte de Port-au-Prince et l’emprise grandissante des sectes évangélistes sur cette population.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Échos de la violence</mark></strong></p>



<p>L’anonymat est ici inversé&nbsp;: tous les personnages ont des noms, sauf celui qui, par sa naissance et son éducation, est appelé à faire partie de la sphère du pouvoir en Haïti. Depuis la bibliothèque qu’il a la charge d’examiner, il entend les échos des affrontements qui secouent le pays : guerre des gangs, fuite des politiques, violences à l’encontre du peuple.</p>



<p>Lyonel Trouillot vit aujourd’hui encore en Haïti. Avec <em>Bréviaire des anonymes</em>, il lutte contre l’oubli de son pays, plongé dans une crise profonde depuis 2021 dans l’indifférence générale, mais aussi contre celui des premières victimes de cette situation&nbsp;: les femmes, les enfants et les marginaux.</p>



<pre class="wp-block-verse">GABRIELLE BONNET<br><br>Bréviaire des anonymes de Lyonnel Trouillot, Actes Sud</pre>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="250" height="475" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/CVT_Breviaire-des-anonymes_3557.jpg?resize=250%2C475&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136197" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/CVT_Breviaire-des-anonymes_3557.jpg?w=250&amp;ssl=1 250w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/CVT_Breviaire-des-anonymes_3557.jpg?resize=158%2C300&amp;ssl=1 158w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/CVT_Breviaire-des-anonymes_3557.jpg?resize=150%2C285&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/CVT_Breviaire-des-anonymes_3557.jpg?resize=221%2C420&amp;ssl=1 221w" sizes="(max-width: 250px) 100vw, 250px" /></figure>
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		<title>Chanter la révolte et la nostalgie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Bonnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 10:10:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le fort lien qui unit l’auteur de Banjo à Marseille n’est plus à démontrer. L’écrivain jamaïcain, qui a vécu aux États-Unis avant de vagabonder en Europe et en Afrique du Nord, s’est implanté dans la cité phocéenne entre 1923 et 1928. Du 17 au 21 février, la bibliothèque de l’Alcazar lui a consacré plusieurs événements [&#8230;]</p>
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<p>Le fort lien qui unit l’auteur de <em>Banjo</em> à Marseille n’est plus à démontrer. L’écrivain jamaïcain, qui a vécu aux États-Unis avant de vagabonder en Europe et en Afrique du Nord, s’est implanté dans la cité phocéenne entre 1923 et 1928. Du 17 au 21 février, la bibliothèque de l’Alcazar lui a consacré plusieurs événements dans le cadre d’une rétrospective intitulée « Claude McKay, back to Marseille ». La maison d’édition marseillaise Héliotropismes s’était déjà penchée sur l’œuvre de l’écrivain, en publiant notamment en 2022 son autobiographie, <em>Un sacré bout de chemin</em>. C’est au tour d’Hors d’atteinte, également basée à Marseille, de s’y consacrer avec la publication d’une sélection de poèmes rassemblés sous le titre <em>Nous qui nous révoltons</em>.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une sélection de poèmes en version bilingue</mark></strong></p>



<p>Cette édition bilingue permet d’apprécier à la fois les poèmes dans leur version originale, en créole jamaïcain et en anglais « standard », ainsi que le travail des trois traductrices pour tenter de faire entendre le rythme puissant et la couleur des mots de McKay. Les poèmes présentés dans cette édition ont été choisis parmi les <em>Complete Poems</em> (2008) qui réunissent quatre recueils publiés entre 1912 et 1922, auxquels s’ajoutent d’autres poèmes datant de 1910 à 1940. Dans <em>Nous qui nous révoltons</em>, ces poèmes sont répartis en six ensembles&nbsp;(Jeunesse jamaïcaine, Racisme et résistance, Engagement politique et conscience sociale, Les ombres de Harlem, Exils et Vagabondages) et abordent des thématiques aussi variées que les violences raciales, le rapport à la nature, l’amitié ou encore la nostalgie du pays natal. L’un de ces poèmes rapproche avec tendresse « les collines de Jamaïque » et les champs provençaux par l’intermédiaire d’une couleur, le rouge, commune aux poinsettias et aux coquelicots.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un poète précurseur et actuel</mark></strong></p>



<p>McKay, grand lecteur de Villon, Baudelaire, Byron ou encore Keats, utilise généralement des formes poétiques classiques, comme la ballade et le sonnet, et met souvent un refrain ou une structure cyclique qui rappelle le blues. Parmi les poèmes choisis figure « If We Must Die » (Si nous devons mourir), qui devint un symbole de la lutte contre les violences raciales lors du sanglant « Red Summer » en 1919 aux États-Unis. Il fut l’un de textes fondateurs du Harlem Renaissance, ce mouvement culturel, artistique et politique de renouveau de la culture afro-américaine qui s’est développé dans les années 20 et 30. Pourtant, McKay ne s’est jamais « considéré comme un poète noir », selon ses propres dires, et cette apparente absence d’engagement lui a parfois été reprochée. Il n’empêche que son chant de révolte, qui a inspiré jadis les poètes de la Négritude, est aujourd’hui encore d’une criante actualité.</p>



<pre class="wp-block-verse">GABRIELLE BONNET<br><br>Claude McKay, Nous qui nous révoltons, Traduit du créole jamaïcain par Karine Guerre et de l’anglais (États-Unis) par Gaëlle Cogan et Michaëla Cogan, Édition dirigée par Matthieu Verdeil</pre>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="600" height="1017" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/MCKAY_NOUSQUINOUSREVOLTONS_COUV-600x1017-1.jpeg?resize=600%2C1017&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136193" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/MCKAY_NOUSQUINOUSREVOLTONS_COUV-600x1017-1.jpeg?w=600&amp;ssl=1 600w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/MCKAY_NOUSQUINOUSREVOLTONS_COUV-600x1017-1.jpeg?resize=177%2C300&amp;ssl=1 177w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/MCKAY_NOUSQUINOUSREVOLTONS_COUV-600x1017-1.jpeg?resize=150%2C254&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/MCKAY_NOUSQUINOUSREVOLTONS_COUV-600x1017-1.jpeg?resize=300%2C509&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/MCKAY_NOUSQUINOUSREVOLTONS_COUV-600x1017-1.jpeg?resize=248%2C420&amp;ssl=1 248w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
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		<title>Poésie flamboyante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 10:03:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Falmarès nous convie dans son paysage intérieur. Il nous invite à entrer dans son jardin, celui des flamboyants. Et on s’y trouve particulièrement bien. Poète, peintre, dessinateur et ambassadeur de la paix, le jeune auteur est né en 2001 à Conakry. À quatorze ans, après la perte de sa mère, il quitte la Guinée. Ce [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Falmarès</strong> nous convie dans son paysage intérieur. Il nous invite à entrer dans son jardin, celui des flamboyants. Et on s’y trouve particulièrement bien.</p>



<p>Poète, peintre, dessinateur et ambassadeur de la paix, le jeune auteur est né en 2001 à Conakry. À quatorze ans, après la perte de sa mère, il quitte la Guinée. Ce sera le désert, les horreurs de la Libye, la Méditerranée sur un zodiac surchargé, les camps italiens où il commence à écrire parce qu’il n’avait « <em>rien à lire&nbsp;</em>», puis la France. Nantes, comme port d&rsquo;attache et comme terre d&rsquo;écriture. Il y suit des ateliers d&rsquo;écriture pour jeunes migrants et bénéficie de belles rencontres littéraires En 2018, il publie son premier recueil. En 2020, le Prix lycée poésie de l&rsquo;Unicef salue une voix singulière. En 2023, <em>Catalogue d&rsquo;un exilé</em> (Flammarion) qui raconte son périple jusqu’en France, le révèle au grand public.</p>



<p>Ce nouveau recueil est structuré en plusieurs livres parmi lesquels <em>Les flamboyants</em>, <em>Le rythme du tambour</em>, <em>Catalogue d&rsquo;âme sœur</em>, <em>Festins</em>. Et en effet, l’ouvrage, incandescent, flamboie. On y trouve des griots et des contrôles d&rsquo;identité, des arbres à palabres et des frontières arrogantes, la kora mandingue et «&nbsp;<em>le chant de la flûte peule avec son sourire grave qui réveille l&rsquo;enfance au pays des chimères</em>&nbsp;». Une grand-mère avec le tabac noir sous la langue. Annatina, «&nbsp;<em>silhouette féminine au visage de miel dans les quartiers tempêtes&nbsp;»,</em> les prières de Mami Wata. La nostalgie d&rsquo;un pays où «&nbsp;<em>les plantations chantaient d&rsquo;énormes cantiques sur les collines argileuses&nbsp;et la fille du fleuve contemplait une chose étrangère à la lumière de la nature</em>. » On y découvre l&rsquo;art d&rsquo;écouter le silence des vents, le frissonnement des vagues, la parole muette des choses.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Poésie d’exil</mark></strong></p>



<p>Falmarès «&nbsp;<em>fils de la kora, dompteur des mers et des mauvais vents</em>&nbsp;», ne se positionne jamais en victime mais en poète qui chante et revendique. «&nbsp;<em>Ne me fermez pas votre porte, insolente frontière, car j&rsquo;ai ce qui vous manque&nbsp;</em>»<em>.</em> Il invoque la grandeur de l&rsquo;homme, la possibilité de s&rsquo;inventer un destin plus solaire, plus légitime qu’il affirme, page après page, avec une force tranquille et une générosité débordante.</p>



<p>Les textes sont bruts, comme venus d&rsquo;une lointaine terre d&rsquo;enfance. Foisonnants. Touchants. Au cœur du recueil, le flamboyant, bien sûr, cet arbre rouge sang que toute l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest connaît, et métaphore centrale : une beauté qui résiste et fleurit précisément là où on ne l&rsquo;attendait plus. Comme la poésie elle-même. Comme Falmarès.</p>



<p><em>Le jardin des flamboyants</em> est un hymne. Celui d&rsquo;un exilé devenu poète, «&nbsp;<em>qui a fait de la langue française sa patrie et de la poésie sa liberté la plus profonde&nbsp;</em>». À lire, ou mieux : à dire à voix haute, et à offrir sans modération.</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br> Le jardin des flamboyants, de Falmarès<br>Flammarion - 21,50 €</pre>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="395" height="600" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/15643720.jpg?resize=395%2C600&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136185" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/15643720.jpg?w=395&amp;ssl=1 395w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/15643720.jpg?resize=198%2C300&amp;ssl=1 198w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/15643720.jpg?resize=150%2C228&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/15643720.jpg?resize=300%2C456&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/15643720.jpg?resize=277%2C420&amp;ssl=1 277w" sizes="(max-width: 395px) 100vw, 395px" /></figure>
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		<title>GR 2013 : une marche féministe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 09:51:45 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Pour comprendre le livre d&rsquo;Abigaël Lordon, il faut d&rsquo;abord appréhender le chemin qu&rsquo;elle emprunte. Le GR 2013 est le premier sentier métropolitain officiel et balisé au monde. Son tracé de 365 kilomètres en forme de huit s&rsquo;étire autour de l&rsquo;étang de Berre et du massif de l&rsquo;Étoile. Initié en 2010 par Baptiste Lanaspeze, fondateur des Éditions Wild Project, dans le cadre d&rsquo;une mission d&rsquo;éditorialisation de la programmation artistique commandée par Marseille-Provence 2013, le sentier est finalisé en 2012 et le balisage posé en mars 2013.</p>



<p>Il traverse 38 communes sur un territoire de 3 000 km². Ce qui le distingue des GR classiques, c&rsquo;est son ambition. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un simple itinéraire de randonnée mais constitue un récit de territoire. En proposant d&rsquo;arpenter des zones urbaines et périurbaines, il traverse des paysages contrastés – autoroutes et rivières, pavillons et collines, zones industrielles, commerciales, naturelles. Couronné de la Médaille d&rsquo;Urbanisme de l&rsquo;Académie d&rsquo;architecture et désigné « meilleur nouveau sentier » par le National Geographic, il a accueilli plus de 150 000 randonneurs dès 2013.</p>



<p>C&rsquo;est sur ce sentier qu&rsquo;Abigaël Lordon, 28 ans, part seule un lundi d&rsquo;été, pour revenir trois semaines et 365 kilomètres plus tard après avoir traversé, villes et village. Marseille bien sûr mais aussi Auriol, Allauch, le plateau de l’Arbois, le Camp des mille, Martigues, Salon, Vitrolles…</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Marcher pour résister</mark></p>



<p>Le journal graphique qu&rsquo;elle en tire, publié avec le soutien du Bureau des Guides – l&rsquo;association qui regroupe les artistes-marcheurs initiateurs du sentier et en assure son animation – ne ressemble pas à un carnet de randonnée ordinaire. Le sous-titre, <em>géographe intime et braconnage féministe</em>, dit la posture. Lordon raconte qu&rsquo;elle est « <em>partie marcher en tant qu&rsquo;être humain</em> » et qu&rsquo;elle a été « <em>constamment ramenée à son corps féminin</em> ».</p>



<p>Les remarques récoltées sur le chemin – «&nbsp;<em>c&rsquo;est courageux&nbsp;</em>», «&nbsp;<em>vous dormez dans la rue ?&nbsp;</em>»,«<em>&nbsp;vous n’avez pas peur toute seule&nbsp;</em>», «&nbsp;<em>vous êtes d&rsquo;une nature indépendante&nbsp;</em>» – en témoignent. Des déclarations bienveillantes qui sont autant de révélations inconscientes sur ce que signifie encore, pour une femme, occuper seule l&rsquo;espace public. Les titres des chapitres ou de portions de textes tout comme les dessins, naïfs, sont autant de propositions poétiques&nbsp;: «&nbsp;conversations philarmoniques », «&nbsp;mille feuilles&nbsp;», «&nbsp;paysages sciences-fictives&nbsp;», «&nbsp;vibrations souterraines&nbsp;» ou «&nbsp;trajectoires célestes&nbsp;».</p>



<p>Ce livre revendique sa dimension politique comme étant le récit d’un éveil féministe. Avec ses pieds, dit Lordon, elle a « <em>sculpté une forme de résistance à un ensemble d&rsquo;oppressions visibles et invisibles […] sans le savoir, le GR 2013 est devenu mon parcours symbolique d’émancipation.</em> »</p>



<pre class="wp-block-verse">ANNE-MARIE THOMAZEAU<br><br>Marcher vers soi,Abigaël London<br>Bureau des Guides GR 2013 / Éditions Wildproject - 20 €</pre>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="600" height="689" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/9782381141091_1_75.jpeg?resize=600%2C689&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136175" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/9782381141091_1_75.jpeg?w=600&amp;ssl=1 600w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/9782381141091_1_75.jpeg?resize=261%2C300&amp;ssl=1 261w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/9782381141091_1_75.jpeg?resize=150%2C172&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/9782381141091_1_75.jpeg?resize=300%2C345&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/9782381141091_1_75.jpeg?resize=366%2C420&amp;ssl=1 366w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>
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		<title>Le Ramadan, un phénomène social total</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 08:59:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Akram Belkaïd]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques du Ramadan]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Akram Belkaïd présentait son nouveau livre le 6 mars à la librairie marseillaise L’Île aux mots, autour d’un apéro iftar, au coucher du soleil. A Marseille, habituellement, on ne fait pas de ramdam autour du ramadan, dont le début était concomitant cette année avec le carême chrétien. À Noailles, il donne à voir ses étals [&#8230;]</p>
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<p>Akram Belkaïd présentait son nouveau livre le 6 mars à la librairie marseillaise L’Île aux mots, autour d’un apéro iftar, au coucher du soleil. A Marseille, habituellement, on ne fait pas de ramdam autour du ramadan, dont le début était concomitant cette année avec le carême chrétien. À Noailles, il donne à voir ses étals sucrés et révèle les odeurs de menthe et de coriandre dans les rues.&nbsp;À l’heure de l’iftar, les rues se vident progressivement ,pour se réanimer quelques temps après…</p>



<p>Journaliste à l’<em>Orient XXI</em> et rédacteur en chef du <em>Monde diplomatiqu</em>e, Akram Belkaïd est l’un des observateurs les plus fins du monde arabe et de ses diasporas : ces<em> Chroniques du ramadan</em> rassemblent des textes courts écrits au fil des années, fragments de mémoire, réflexions sociales, récits d’iftar et scènes du quotidien. Et leur lecture prenait une saveur particulière à cette heure, en ce lieu, en ce mois….</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Au carrefour des vécus</mark></strong></p>



<p>Pour l’auteur, le ramadan est un phénomène social total,&nbsp;qui mobilise simultanément tous les aspects d’une société, sans qu’on puisse les disséquer isolément. Un moment où se croisent foi, consommation, solidarités et paradoxes.&nbsp;</p>



<p>Car derrière l’apparente uniformité du rite, il y a la diversité des vécus, ceux du chibani isolé, de la mère en surcharge mentale, du cadre pressé ou de l’étudiant précaire….</p>



<p>On jeûne à Alger comme à Paris, à Casablanca comme à Marseille, sous des lumières différentes mais dans une même quête spirituelle. Évidemment, de l’extérieur, on voit surtout les tables bien garnies et&nbsp;pantagruéliques, et les restrictions diurnes. Mais la réalité culturelle, partagée est bien plus complexe, et se révèle dans les récits.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La meilleure Zlabia, celle de Boufarik !</mark></strong></p>



<p>Ainsi, Akram Belkaïd décrit avec tendresse les récits ordinaires  d’une cocotte-minute récalcitrante, des débats autour de la meilleure zlabia, non la tunisienne mais celle de Boufarik, à côté d’Alger, sa ville natale. Il raconte aussi, avec humour et précision, la préparation de l’iftar ou des prières surérogatoires, recommandées mais non obligatoires, du Tarawih (prières du soir après le Salat, prière rituelle).</p>



<p>Ses chroniques tissent une géographie du ramadan contemporain, faite d’ajustements nécessaires, de solidarité ancestrale et de pratiques culturelles contemporaines. L’auteur ne se contente pas d’observer : il interroge le sens d’un mois à la fois spirituel et profondément social, questionnant les usages jusqu’à ceux des dé-jeûneurs dans une société cosmopolite où la liberté de conscience est fondamentale.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un ramadan embourgeoisé</mark></strong></p>



<p>Plus concrètement, à ceux qui prédisaient un affaiblissement des rites et de la pratique religieuse, Akram Belkaïd apporte un démenti documenté.&nbsp;«&nbsp;<em>Il gagne du terrain,</em> affirme-t-il, <em>en même temps qu’il évolue, qu’il change, qu’il s’adapte</em>». On pourrait dire qu&rsquo;il « s&#8217;embourgeoise », écrivaient, en 2000, l&rsquo;historien François Georgeon, ou Fariba Adelkhah dans R<em>amadan et Politique</em>.</p>



<p>Un paradoxe qui n’est qu’apparent « <em>on jeûne pour ressentir la faim, partager l’épreuve…Mais chaque soir, l’abondance guette, au risque de déjouer&nbsp;tous les messages de prévention des médecins comme des appels à modération des théologien</em>s. »&nbsp;</p>



<p>Car derrière la convivialité des tables se cache aussi la logique d’un capitalisme mondialisé qui a su transformer l’épreuve spirituelle en marketing. Guirlandes rococo, rayons débordants de sirop de glucose et autres sodas, folklore illustré par les chameaux et palmiers…. le ramadan s’est mondialisé jusque dans nos supermarchés et nos assiettes.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Irrationalité et gravité</mark></strong></p>



<p>Autre paradoxe, les <em>Chroniques du Ramadan </em>interrogent le lien entre spiritualité et rationalité.&nbsp;Ainsi, la fluctuation du calendrier religieux génère un espace de débat : pourquoi persister à guetter la lune à l’œil nu à l’heure des calculs astronomiques ? Pour Belkaïd, cette persistance de la tradition dans la modernité reste une part essentielle de la poésie du rite.&nbsp;</p>



<p>À travers sa plume, le ramadan devient ainsi le miroir des mutations d’un islam diasporique, qui reflète les tensions sociales et des élans de générosité qui se réinventent chaque soir au moment de rompre le jeûne.&nbsp;</p>



<p>Mais les anecdotes sur l’origine d’une recette, les débats sur les dates ou le choix d’une série n’effacent pas la gravité de la situation internationale. En préambule de son essai, Belkaïd revient sur les peuples qui meurent de faim, et rappelle que le ramadan à&nbsp;Gaza était dans tous les esprits cette année.Une réalité qui a bouleversé la dimension spirituelle de l’épreuve.&nbsp;</p>



<p>De fait, entre pratique individuelle et consumérisme collectif, les communautés diasporiques peinent à faire entendre leurs voix, à constituer un contrepoids politique face au risque omniprésent d’alimenter l’islamophobie rampante.&nbsp;</p>



<p>L’écriture d’Akram Belkaïd, à la fois pudique et incisive, redonne à ce mois de jeune une profondeur politique : celle d’un temps suspendu où la solidarité devient acte de résistance.&nbsp;Un livre tout en nuances, à l’image de son auteur : discret, érudit et profondément humain.&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse">SAMIA CHABANI<br><br>Chroniques du Ramadan<br><br>Voyage intimiste au coeur du jeûne<br><br>Akram Belkaïd<br><br>éditions Tallandier, 2026</pre>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="254" height="350" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/chroniques-du-ramadan.jpeg?resize=254%2C350&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136152" style="width:527px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/chroniques-du-ramadan.jpeg?w=254&amp;ssl=1 254w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/chroniques-du-ramadan.jpeg?resize=218%2C300&amp;ssl=1 218w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/chroniques-du-ramadan.jpeg?resize=150%2C207&amp;ssl=1 150w" sizes="auto, (max-width: 254px) 100vw, 254px" /></figure>
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		<title>Une réalité rêvée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gabrielle Bonnet]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Jan 2026 08:56:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Chimère Tropicales]]></category>
		<category><![CDATA[Corinne Morel Darleux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chimères tropicales porte bien son nom&#160;: le roman nous transporte dans une forêt dense, magique et inquiétante, où l’on croise des êtres hybrides, mi-morts mi-vivants, mi-humains mi-animaux, et où le rêve semble plus puissant que le réel. Le récit se construit autour de l’histoire d’Ariane, ou plutôt de ses pensées et de ses émotions. Le [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Chimères tropicales</em> porte bien son nom&nbsp;: le roman nous transporte dans une forêt dense, magique et inquiétante, où l’on croise des êtres hybrides, mi-morts mi-vivants, mi-humains mi-animaux, et où le rêve semble plus puissant que le réel.</p>



<p>Le récit se construit autour de l’histoire d’Ariane, ou plutôt de ses pensées et de ses émotions. Le lecteur comprend peu à peu que l’intrigue s’entrelace avec le déroulé chaotique du tournage du film <em>Fitzcarraldo</em>, tourné en 1982 par Werner Herzog, et dont Ariane est une fervente admiratrice. Celui-ci est marqué par deux crashs aériens, qui constituent le point de départ de l’obsession d’Ariane pour la recherche de trois enfants rescapés, perdus au beau milieu de la jungle.</p>



<p>Les allers-retours entre l’angoisse d’Ariane, infirmière à Paris et les tentatives de survie des enfants en milieu hostile se succèdent, accompagnés par les commentaires de la narratrice. Celle-ci explique à plusieurs reprises qu’« <em>Ariane a parfois du mal à accepter la réalité </em>». De fait, peu à peu, la frontière entre le réel et l’imaginaire, entre l’inconscient et le conscient, se brouillent. Dans la forêt, les repères se perdent, transformant le récit en une réflexion hallucinée sur notre rapport à la nature, à la folie et à la création artistique.</p>



<p>L’admiration et le respect de l’autrice pour la forêt tropicale jaillissent à chaque page de ce roman déroutant. Comme dans le réalisme magique sud-américain dont elle semble s’inspirer, Corinne Morel Darleux fait se côtoyer avec habilité le merveilleux et le familier, le réel et l’irréel. Une image, commune aux <em>Chimères</em> et au film de Herzog, le résume avec force et poésie&nbsp;: <em>« Un voilier se détache de la canopée</em> ».</p>



<pre class="wp-block-verse">GABRIELLE BONNET<br><br> Chimères tropicales, de Corinne Morel Darleux<br>Éditions Dalva - 21,50 €</pre>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="1020" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/corinne-morel-darleux-chimeres-tropicales-dalva-editions-699x1024.jpg?resize=696%2C1020&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-134210" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/corinne-morel-darleux-chimeres-tropicales-dalva-editions.jpg?resize=699%2C1024&amp;ssl=1 699w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/corinne-morel-darleux-chimeres-tropicales-dalva-editions.jpg?resize=205%2C300&amp;ssl=1 205w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/corinne-morel-darleux-chimeres-tropicales-dalva-editions.jpg?resize=768%2C1125&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/corinne-morel-darleux-chimeres-tropicales-dalva-editions.jpg?resize=150%2C220&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/corinne-morel-darleux-chimeres-tropicales-dalva-editions.jpg?resize=300%2C439&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/corinne-morel-darleux-chimeres-tropicales-dalva-editions.jpg?resize=696%2C1019&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/corinne-morel-darleux-chimeres-tropicales-dalva-editions.jpg?resize=287%2C420&amp;ssl=1 287w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/01/corinne-morel-darleux-chimeres-tropicales-dalva-editions.jpg?w=805&amp;ssl=1 805w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>
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		<title>La littérature en résistance</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chris Bourgue]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Apr 2025 15:07:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Azar Nafisi]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Lire Lolita à Téhéran]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
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		<category><![CDATA[Zulma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lire Lolita à Téhéran&#160;de l’autrice iranienne&#160;Azar Nafisi, a&#160;été&#160;publié en 2003 aux&#160;États-Unis,&#160;rapidement traduit en une vingtaine de langues. Réédité l’an dernier, son adaptation cinématographique vient de sortir sur nos écrans.&#160;Franchement autobiographique,&#160;il&#160;nous plonge dans l’horreur&#160;de la période révolutionnaire islamique des années&#160;1980&#160;et son régime de&#160;totalitaire. Dans les premières pages,&#160;Azar Nafisi&#160;confronte&#160;deux photos&#160;: celle des sept étudiantes couvertes de noir [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Lire Lolita à Téhéran</em>&nbsp;de l’autrice iranienne&nbsp;<a></a><strong>Azar Nafisi</strong>, a&nbsp;été&nbsp;publié en 2003 aux&nbsp;États-Unis,&nbsp;rapidement traduit en une vingtaine de langues. Réédité l’an dernier, son adaptation cinématographique vient de sortir sur nos écrans.&nbsp;Franchement autobiographique,&nbsp;il&nbsp;nous plonge dans l’horreur&nbsp;de la période révolutionnaire islamique des années&nbsp;1980&nbsp;et son régime de&nbsp;totalitaire.</p>



<p>Dans les premières pages,&nbsp;Azar Nafisi&nbsp;confronte&nbsp;deux photos&nbsp;: celle des sept étudiantes couvertes de noir de la tête aux pieds, l’autre les montrant cheveux lâchés, ongles peints, vêtus de couleurs vives.&nbsp;Une dichotomie saisissante.&nbsp;Obligées de&nbsp;mentir à leur famille pour suivre, de 1995 à 1997,&nbsp;le séminaire proposé&nbsp;par&nbsp;leur professeure&nbsp;à son domicile et dans le secret,&nbsp;elles analysent avec passion&nbsp;les rapports entre leur&nbsp;réalité et les&nbsp;fictions, et&nbsp;s’encouragent&nbsp;à la rébellion, fût-elle minime.&nbsp;Les romans sont, entre autres,&nbsp;<em>Lolita</em>&nbsp;de Nabokov,&nbsp;<em>Orgueil et Préjugés</em>&nbsp;de Jane Austen,&nbsp;<em>Gatsby le Magnifique</em>&nbsp;de&nbsp;Fitzgerald.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Retrouver un espace de liberté</mark></strong></p>



<p>​Le texte a été écrit après l’exil définitif de l’autrice pour les États-Unis en 1997. Sans respecter la chronologie, elle évoque par vagues les moments importants de son parcours. Revenue des États-Unis en 1979 après la chute du Shah, elle enseigne à l’Université de Téhéran qu’elle quitte suite à l’injonction qui lui avait été faite de porter le voile.</p>



<p>Cependant elle acceptera plus tard&nbsp;un poste dans une université plus libérale,&nbsp;consentantfinalement au voile. L’important n’est-il pas qu’elle enseigne et éclaircisse l’horizon de ses étudiants&nbsp;?&nbsp;Azar Nafisi met en lumière les pouvoirs de la littérature qui libère l’imaginaire malgré la fermeture des librairies, les exécutions, les dénonciations. Si le récit est parfois un peu lourd,&nbsp;chargé de trop de détails,&nbsp;on ne peut&nbsp;que respecter son engagement&nbsp;et rendre hommage à son auteure.</p>



<p>CHRIS BOURGUE</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Lire Lolita à Téhéran</em> de <strong>Azar Nafisi</strong><br>Zulma - 21,50 €<br>Traduit de l’anglais par Marie-Hélène Dumas</pre>
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		<title>La littérature en équilibre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Mar 2025 11:19:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Gallimard]]></category>
		<category><![CDATA[livre]]></category>
		<category><![CDATA[Olivia Rosenthal]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Olivia Rosenthal n’a jamais aimé les lignes droites. Son écriture procède par bifurcations, croisements, détours et glissements. Une femme sur le fil ne fait pas exception. Mille paragraphes numérotés trament ce texte où s’entrelacent récit intime, destinées tragiques et vies minuscules, méditations sur le deuil et le vide – curieusement mais systématiquement adossés – et dialogues avec des acrobates.  Ici, tout commence par le fil. Littéral et métaphorique, il [&#8230;]</p>
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<p><strong>Olivia Rosenthal</strong> n’a jamais aimé les lignes droites. Son écriture procède par bifurcations, croisements, détours et glissements. <em>Une femme sur le fil</em> ne fait pas exception. Mille paragraphes numérotés trament ce texte où s’entrelacent récit intime, destinées tragiques et vies minuscules, méditations sur le deuil et le vide – curieusement mais systématiquement adossés – et dialogues avec des acrobates. <br><br>Ici, tout commence par le fil. Littéral et métaphorique, il relie, retient, entrave parfois. Il est celui du textile, domaine du père, ingénieur daltonien qui distinguait mal les couleurs mais maniait les matières. Celui de l’équilibriste, entre ciel et sol, vertige et maîtrise. Celui de l’angoisse, qui survient par bouffées, qui submerge Zoé à la vue de cet oncle <em>« aux mains baladeuses </em>». Celui de l’écriture, ligne tendue sur laquelle Rosenthal avance en défiant comme à son habitude l’injonction du récit classique.<br><br>Ces mille fragments numérotés dessinent un parcours éclaté, où se mêlent des voix familières ou inconnues, les souvenirs d’une sœur disparue. Une structure en éclats, mouvante, où la pensée avance par essais, recule, trébuche parfois, mais ne cesse de chercher son point d’équilibre. Et où la légèreté surgit toujours d’un discours pour parer à la caricature : comme dans cet hilarant traité de ponctuation : «<em> J’estime que les points d’exclamation sont des béquilles pour des phrases non abouties, celles dont on ne saisit pas à la seule lecture l’harmonie, l’intonation, le rythme et l’intention. Il y a un aveu de faiblesse dans l’usage du point d’exclamation. </em>»</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vide et expérimentation</mark></strong></h3>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignleft size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="926" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-F.-Mantovani-%C2%A9-Editions-Gallimard.jpg?resize=696%2C926&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-128744" style="width:268px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-F.-Mantovani-%C2%A9-Editions-Gallimard.jpg?resize=770%2C1024&amp;ssl=1 770w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-F.-Mantovani-%C2%A9-Editions-Gallimard.jpg?resize=226%2C300&amp;ssl=1 226w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-F.-Mantovani-%C2%A9-Editions-Gallimard.jpg?resize=768%2C1021&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-F.-Mantovani-%C2%A9-Editions-Gallimard.jpg?resize=150%2C200&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-F.-Mantovani-%C2%A9-Editions-Gallimard.jpg?resize=300%2C399&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-F.-Mantovani-%C2%A9-Editions-Gallimard.jpg?resize=696%2C926&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-F.-Mantovani-%C2%A9-Editions-Gallimard.jpg?resize=316%2C420&amp;ssl=1 316w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/03/Photo-F.-Mantovani-%C2%A9-Editions-Gallimard.jpg?w=800&amp;ssl=1 800w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Photo F. Mantovani © Éditions Gallimard</figcaption></figure>
</div>


<p>En guise de points d’exclamation, ou, « <em>encore pire </em>», de ces points de suspension qui créent une «<em> fausse connivence </em>», on trouvera des variations de rythme, des paragraphes tantôt denses, tantôt réduits à un seul mot, des reprises qui sculptent la langue plutôt qu’elles ne la contraignent. Comme Montaigne, cité au même titre que Philippe Petit ou Françoise Dorléac, Olivia Rosenthal corrige, réécrit, ajoute, ajuste. <em>Une femme sur le fil </em>scrute le rapport au corps, au doute, au vertige, à l’apprentissage du risque. Pour certains circassiens, la marche sur le fil est un ancrage, une façon de suspendre l’instabilité de leur enfance cabossée. Une voltigeuse provoque son public en lui demandant de lui lancer des boîtes de conserve ; un exilé congolais voit sa fille funambule réconcilier, en un seul geste, les deux rives de leursvies séparées par la distance. Ce que répare <em>Une femme sur le fil </em>conservera jusqu’au bout une part secrète ; le récit n’en demeure que plus émouvant.</p>



<p>SUZANNE CANESSA<a></a></p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Une Femme sur le fil</em>, <strong>Olivia Rosenthal<br></strong><a href="https://www.gallimard.fr/catalogue/une-femme-sur-le-fil/9782073083067">Gallimard</a> – 17 euros</pre>



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		<title>Cet obscur objet qu’est le théâtre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Jun 2024 14:38:34 +0000</pubDate>
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<p>C’est leur éditeur, <strong>Bernard Duperrein</strong> qui, après la lecture de ce qui deviendra le premier chapitre du livre, <em>Conversations à Bilbao</em>, demandera aux deux hommes de théâtre que sont <strong>Jean-Marie Broucaret</strong> et <strong>Alain Simon</strong> de compléter ce dialogue d’une bonne quarantaine de pages par d’autres essais composés sur le même mode à propos de leur expérience de théâtre et de transmission. Suivant la méthode inspirée d’un travail mené avec deux actrices au Théâtre des Ateliers (<em>Dialogue</em>), il s’agit d’échanger des mails dans un délai de 24 heures après le moment où l’on reçoit le texte de l’autre, «&nbsp;<em>quelle que soit notre disponibilité, ou de notre inspiration</em>&nbsp;», explique Alain Simon en introduction&nbsp;: «&nbsp;<em>Les dates de début et de fin du dialogue sont fixées à l’avance</em>&nbsp;» une lecture à haute voix hors de leurs lieux d’exercice détermine l’intérêt de ce qui est produit. Comme le lieu de rencontre fut un hôtel de Bilbao, le titre était tout trouvé&nbsp;! La réflexion porte sur la manière de mener «&nbsp;<em>l’option théâtre&nbsp;</em>», le lieu de la représentation, la problématique de la scène et de ses «&nbsp;<em>murs</em>&nbsp;», le moment où le jeu commence, où l’acteur «&nbsp;<em>entre en jeu&nbsp;</em>». C’est brillant, profond, illustré de références. Le langage technique n’est pas occulté, mais éclairé de façon que tout type de lecteur puisse saisir les enjeux du propos. Le théâtre&nbsp;«&nbsp;<em>porte un espoir dans l’humanité. Plus qu’un art vivant, c’est un art des vivants&nbsp;</em>». Un ouvrage qui se lit comme un roman. Une pépite&nbsp;!</p>



<p>M.C.</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Conversations à Bilbao</em>, de <strong>Jean-Marie Broucaret</strong> et <strong>Alain Simon</strong><br>Éditions La ligne d’encre - 12 €</pre>
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		<title>Croquer les êtres et leurs mots</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Jun 2024 14:35:34 +0000</pubDate>
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<p><strong>Olivier Mariotti </strong>nous invite à découvrir<em>Le génie des élèves</em>, quatre opuscules, un volume par saison, au format de poche au sens propre, sous-titrés «&nbsp;<em>cinq questions majeures en mode mineur</em>&nbsp;». Face à chaque portrait au crayon noir d’un·e adolescent·e (issu·e d’une classe de collège ou de lycée), se déclinent ses réponses sur cinq thèmes, toujours les mêmes&nbsp;: L’amour, L’école, La mode, L’art, Les réseaux sociaux. S’esquissent des réminiscences rimbaldiennes avec les poings dans les poches, un penchant pour la révolte avec des poings serrés, ou une angoisse existentielle lorsqu’ils se plaquent des deux côtés du front… Sept minutes de pause par dessin, c’est la contrainte que s’est posée le professeur, qui, à la fin de la séance pose les questions précitées, toujours dans le même ordre. L’écrit validé par l’élève viendra s’imprimer en regard de son portrait. Les questions ne font pas appel à des connaissances mais à une expérience, explique en préface l’auteur. Cette inscription dans le temps de l’autre, dans sa présence, est touchante de sincérité. Certaines réponses sont d’une profondeur émouvante. L’ensemble donne un panorama tendre et présente une vision sensible, nuancée et intelligente de la jeunesse actuelle. Une bouffée d’air frais alors que les dystopies rôdent…</p>



<p>M.C.</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Le génie des élèves</em>, de <strong>Olivier Mariotti</strong><br>Éditions Les Enfants Rouges – 10 €</pre>
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