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	<title>Archives des Nach - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Nach - Journal Zebuline</title>
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		<title>Danser au féminin</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Nov 2023 09:20:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est dans le domaine du hip-hop que Mellina Boubetra et Nach ont fait leurs premières armes. L’une y a trouvé un jeu sans cesse renouveler sur l’ancrage, la gravité et la désarticulation des corps&#160;; l’autre, en s’immisçant dans le mouvement Krump dès le milieu des années 2000, une obsession pour la danse rituelle et le [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">C’est dans le domaine du hip-hop que <strong>Mellina Boubetra </strong>et <strong>Nach</strong> ont fait leurs premières armes. L’une y a trouvé un jeu sans cesse renouveler sur l’ancrage, la gravité et la désarticulation des corps&nbsp;; l’autre, en s’immisçant dans le mouvement Krump dès le milieu des années 2000, une obsession pour la danse rituelle et le goût du récit.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Créées respectivement en 2018 et 2021, <em>Intro </em>et <em>Rehgma </em>se pensent comme des dialogues à trois voix. La toute première pièce conçue par <strong>Mellina Boubetra</strong> vise ainsi moins l’introduction que l’introspection&nbsp;collective : celle d’<strong>Allison Faye</strong>, <strong>Katia Lharaig </strong>et <strong>Fiona Pincé</strong>, questionnant les possibles et limites de leurs corps raidis, exultants, discourants. Tantôt à l’unisson, tantôt en décalage, voire en réponse l’une à l’autre, les danseuses n’en dévoilent que davantage leur individualité, portées chacune à leur façon par la musique de <strong>Patrick de Oliveira</strong>. Musique qui devient, dans <em>Rehgma</em>, un protagoniste à part entière, incarné par un piano que <strong>Noé Chapsal </strong>et la chorégraphe elle-même viendront explorer le temps de boucles envoûtantes et d’envolées toujours surprenante. C’est ici, plus encore que la gestuelle saccadée et l’exploration de mouvements contenus dans des points de fixation différés, la capacité des thèmes et développements à toujours surprendre, à toujours adopter de nouvelles tournures, qui enthousiasme le plus durablement. Et avec elle le goût de l’abstraction qui se refuse à dénuder les corps, préférant leur offrir de nouvelles possibilités d’incarnation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Beauté brute</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est avant tout de corps, de physicalité et de jouissance qu’il est question chez <strong>Nach</strong>. La danseuse formée au Krump rappelle le temps d’une conférence dansée plutôt inspirée ce que ce courant né dans les ghettos de Los Angeles contient de nouveau mais aussi d’éternel en termes de rage, de rite et de théâtralité. Le flamenco et son «&nbsp;duende&nbsp;», le butô et le kathakali se frayent un chemin dans ce récit de formation se bornant à la première personne mais aussi dans une autre première pièce, <em>Cellule</em>, plaidant pour l’exploration sensorielle, l’expérience des limites et le goût de la beauté brute.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse">Spectacle donné les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 et 25 novembre </mark>dans le cadre du cycle <em>ChoreograpHer</em> au Pavillon Noir, Aix-en-Provence.</pre>
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		<title>Krumpeuse en série</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Nov 2023 17:59:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Programmée dans le cadre du cycle ChoreograpHer, c’est seule que Nach occupera la scène du Pavillon Noir le temps d’un diptyque consacré au krump. La chorégraphe et danseuse également connue sous le nom d’Anne-Marie Van, se prête ainsi le temps de&#160;Nulle part est un endroit au rare et savoureux exercice de la conférence dansée. Tombée [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Programmée dans le cadre du cycle <em>ChoreograpHer</em>, c’est seule que <strong>Nach </strong>occupera la scène du Pavillon Noir le temps d’un diptyque consacré au krump. La chorégraphe et danseuse également connue sous le nom d’<strong>Anne-Marie Van</strong>, se prête ainsi le temps de&nbsp;<em>Nulle part est un endroit </em>au rare et savoureux exercice de la conférence dansée. Tombée amoureuse de cette branche du hip-hop née au début des années 2000 à Los Angeles, pétrie de rage et de poésie, Nach décompose et retranscrit, vidéo à l’appui, les pas, la gestuelle de cette danse «&nbsp;<em>s’emparant de la violence pour s’en défaire&nbsp;</em>». En 2008, la jeune femme s’était envolée pour la Californie afin d’aller à la rencontre de ce mouvement en pleine effervescence. Devenue une krumpeuse convaincue, Nach a signé depuis trois chorégraphies pour différents effectifs. C’est sa toute première qu’elle proposera de découvrir à la suite de <em>Nulle part est un endroit&nbsp;</em>: <em>Cellule</em>, créée en 2019, nimbée de jeux de lumières et de sons empruntés aussi bien à cette danse faite d’éclats et de dureté qu’à un cinéma sibyllin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Nulle part et un endroit </em></strong><br><strong><em>Cellule</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 novembre <br></mark>Pavillon Noir, Aix-en-Provence</pre>
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		<title>La danse plus vivante que jamais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marie Godfrin-Guidicelli]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Feb 2023 17:20:41 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">De nombreuses thématiques ou recherches communes traversent les différentes propositions artistiques des <strong><em>Hivernales</em></strong>, notamment ce qui a trait à l’homme et au vivant plus généralement. Dans ce qui les sépare avec <em>Nice Trip</em> du duo <strong>Mathieu Desseigne-Ravel </strong>et<strong> Michel Schweizer </strong>qui «&nbsp;pousse la logique jusqu’à faire de la frontière un objet de désir en ce qu’elle devient un univers en soi&nbsp;». Dans ce qui les unit avec <em>Habiter le seuil</em> de <strong>Marine Chesnais</strong> qui plonge en apnée à la rencontre d’animaux mythiques ou <em>Infinité</em>, création 2023 de <strong>Yvann Alexandre</strong>, où le paysage devient matière à faire surgir l’humanité et à créer des mondes intérieurs et extérieurs. Dans <em>Empire of a Faun imaginary</em>, <strong>Simone Rousset</strong> interroge la capacité de l’homme à rêver tandis que <strong>Rachid Ouramdane</strong> s’inspire du phénomène naturel des <em>murmurations</em> (ballet des vols d’étourneaux) pour imaginer <em>Möbius</em>, une ode au vivant qui croise langage acrobatique et chorégraphique. Quand l’idée du «&nbsp;faire ensemble&nbsp;» devient une nécessité vitale…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Aspiré par le ciel&nbsp;</mark></strong><br>Le corps féminin, érotique et/ou politique, est au cœur des créations. De <strong>Nach </strong>qui&nbsp;revendique «&nbsp;ce qui s’y passe, ce qui y entre ou ce qui en sort&nbsp;», dans <em>Elles disent</em>, de <strong>Maud Le Pladec</strong>, qui redonne voix à des femmes musiciennes restées longtemps dans l’ombre de l’histoire (<em>Counting stars with you</em>). Ou encore dans le solo <em>Blast&nbsp;!</em> de <strong>Ruth Childs</strong> qui fait «&nbsp;un focus sur les corps douloureux, souffrants, débordants, étranges, violents&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme toujours <em>Les Hivernales</em> invitent le public à vivre des expériences, à expérimenter des traversées. Contemplatives et minimales quand il s’agit de <em>Larsen C</em> de <strong>Christos Papadopoulos</strong> qui approfondit ses recherches sur notre résilience face à un phénomène cinétique et gestuel&nbsp;; vertigineuses quand <strong>Camille Boitel </strong>et<strong> Sève Bernard</strong> inversent les sensations, soudain aspirés par le ciel (<em>La Lévitation réelle)</em>. Ou performatives quand le <strong>Collectif Es</strong> nous inclut dans un méga <strong>Karaodance </strong>prétexte à «&nbsp;une mise en scène de soi-même le temps d’une chanson&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour couronner le tout – 25 équipes artistiques sont conviées cet hiver à la fête –, l’artiste associé des <em>Hivernales</em> <strong>Massimo Fusco</strong> met à profit sa carte blanche pour inviter une constellation d’artistes ami·e·s (<strong>Doria Belanger</strong>, <strong>Vanessa Court</strong>, <strong>Fabien Almakiewicz</strong>) à exposer leurs installations au Grenier à Sel et à la Collection Lambert, et proposer une expérience immersive qui flirte avec le salon de massage et le salon d’écoute. Son <em>Corps sonores</em> est une parenthèse, comme une manière de se reconnecter à son propre corps et au monde.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Et l’au-delà&nbsp;</mark></strong><br>Pour prolonger les plaisirs spectaculaires, <em>Les Hivernales</em> proposent une multitude de rendez-vous dans des lieux partenaires&nbsp;: projection de courts-métrages au cinéma Utopia sur le thème «&nbsp;Vidéodanse et écologie(s)&nbsp;», stages, ateliers parent-enfant, séances de training quotidien et masterclass avec les artistes invités.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARIE GODFRIN-GUIDICELLI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Les Hivernales</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 31 janvier au 18 février<br></mark>Divers lieux<br>Avignon et alentours<br>04 90 82 33 12<br><a href="http://hivernales-avignon.com">hivernales-avignon.com</a></pre>



<div class="wp-block-group alignwide"><div class="wp-block-group__inner-container is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained">
<h2 class="wp-block-heading">L’émerveillement à hauteur d’enfant</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 8 février,<em> Les Hivernales</em> offrent un formidable terrain de jeu et de découverte au jeune public avec sa programmation <em>HiverÔmomes</em> !</mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet hiver, <strong>Sylvain Huc</strong> (compagnie <strong>Divergences</strong>) le transporte dans un espace enchanté et cauchemardesque baptisé avec humour <em>Wonderland</em>, inspiré de Lewis Carroll, un pays où tout est possible comme traverser le miroir, grandir ou rapetisser à souhait. Au-delà de l’émotion, ce qui intéresse le chorégraphe, c’est avant tout la sensation, et <em>Wonderland </em>en est une occasion rêvée. Formée par Matt Mattox et ses descendants, <strong>Carole Bordes</strong> (compagnie <strong>Émoi</strong>) présente une conférence dansée autour de son travail nourrie de son analyse d’archives et d’interviews menées auprès de trois générations de danseurs. Son témoignage en forme d’hommage s’appuie sur le web documentaire, des moments dansés, des vidéos pour approcher de manière vivante le travail pédagogique et chorégraphique de cet artiste américain reconnu comme «&nbsp;le père du modern jazz&nbsp;». Avec <em>ZAK Rythmic</em>, <strong>Héla Fattoulmi </strong>et <strong>Éric Lamoureux</strong> revisitent leur pièce chorégraphique et musicale <em>AKZAK</em> pour créer comme un jardin d’éveil dans lequel cinq interprètes découvrent et partagent plusieurs possibilités de «&nbsp;faire rythme&nbsp;» ensemble&nbsp;par la voix, les percussions, le langage du corps, le tout dans une grande proximité avec le jeune public. Dans le duo <em>Une échappée</em>, <strong>Julie Nioche</strong> transforme les objets et métamorphose les corps pour nous pousser à voir la réalité autrement et «&nbsp;la rendre plus poétique au rythme des musiques entrainantes&nbsp;». Enfin, sur le texte de <strong>Catherine Verlaguet</strong> <em>La Chambre d’eaux</em>, <strong>Marie Barbottin</strong> évoque l’histoire d’une jeune fille née dans une baignoire, le poing en avant, dans un spectacle où texte-partition et danse jouent à parts égales. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Empire-of-a-Faun-Imaginary2_Camilla-Greenwell-performer-Tasha-Hess-Neustadt.jpg?resize=593%2C829&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-118063" width="593" height="829" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Empire-of-a-Faun-Imaginary2_Camilla-Greenwell-performer-Tasha-Hess-Neustadt.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Empire-of-a-Faun-Imaginary2_Camilla-Greenwell-performer-Tasha-Hess-Neustadt.jpg?resize=214%2C300&amp;ssl=1 214w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Empire-of-a-Faun-Imaginary2_Camilla-Greenwell-performer-Tasha-Hess-Neustadt.jpg?resize=696%2C974&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/02/Empire-of-a-Faun-Imaginary2_Camilla-Greenwell-performer-Tasha-Hess-Neustadt.jpg?resize=300%2C420&amp;ssl=1 300w" sizes="(max-width: 593px) 100vw, 593px" /><figcaption class="wp-element-caption">Empire-of-a-Faun-Imaginary2_Camilla-Greenwell-performer-Tasha-Hess-Neustadt</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">MARIE GODFRIN-GUIDICELLI</p>
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