<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Nicolas Bouchaud - Journal Zebuline</title>
	<atom:link href="https://journalzebuline.fr/tag/nicolas-bouchaud/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/nicolas-bouchaud/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Mon, 27 Apr 2026 09:19:29 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/cropped-LOGO512SITE-4-e1659637379402.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Archives des Nicolas Bouchaud - Journal Zebuline</title>
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/nicolas-bouchaud/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">209690185</site>	<item>
		<title>Dao, duo de célébrations</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/dao-duo-de-celebrations/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=dao-duo-de-celebrations</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/dao-duo-de-celebrations/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 09:19:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Alain Gomis]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[cinema]]></category>
		<category><![CDATA[D'Johé Kouadio]]></category>
		<category><![CDATA[Dao]]></category>
		<category><![CDATA[Katy Corréa]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Bouchaud]]></category>
		<category><![CDATA[Pathé Joliette]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Samir Guesmi]]></category>
		<category><![CDATA[Thomas Ngijol]]></category>
		<category><![CDATA[Varietes]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=136157</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dao s’ouvre sur un prologue singulier et émouvant. On y rencontre les deux personnages principaux à l’heure où le film n’est encore qu’un projet en construction. Des actrices noires, pour la plupart non professionnelles, âgées d’une cinquantaine d’années, se succèdent devant la caméra d’Alain Gomis. Elles découvrent un texte qu’elles acceptent de lire ou non&#160;; [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/dao-duo-de-celebrations/">Dao, duo de célébrations</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Dao </em>s’ouvre sur un prologue singulier et émouvant. On y rencontre les deux personnages principaux à l’heure où le film n’est encore qu’un projet en construction. Des actrices noires, pour la plupart non professionnelles, âgées d’une cinquantaine d’années, se succèdent devant la caméra d’<strong>Alain Gomis</strong>. Elles découvrent un texte qu’elles acceptent de lire ou non&nbsp;; se livrent sur leur rapport souvent difficile au monde, au regard des autres, à leur précarité. Une parole rare que le réalisateur ne pouvait se résoudre à couper au montage. Mais également une belle idée de mise en scène, qui rappelle qu’un cinéma volontiers qualifié de naturaliste ou de documentaire pour son usage de la caméra à l’épaule ou de dialogues improvisés est avant tout le fruit d’un travail colossal, et d’un autre mode de composition – celui qu’Agnès Varda qualifiait de «&nbsp;cinécriture&nbsp;». C’est ainsi que nous faisons la connaissance d’une fille et d’une mère, se reconnaissant le temps d’une lecture commune&nbsp;: <strong>Katy Corréa</strong>, comédienne non professionnelle dotée d’une aura sensible,et <strong>D’Johé Kouadio</strong>, formée, entre autres, à l’école Kourtrajmé, tombent littéralement dans les bras l’une de l’autre. Le récit peut alors commencer, et fera l’objet, par endroits, de nouveaux retours à des lectures entre comédiens pour souder les liens entre des personnages toujours plus nombreux.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">D’un rite à l’autre</mark></strong></p>



<p>Autre très belle idée, celle de conjuguer en montage alterné les deux célébrations rituelles qui jalonnent la vie de Gloria&nbsp;: le mariage de sa fille en banlieue parisienne, et la cérémonie funéraire dédiée à son père, en Guinée-Bissau. Redouté par l’indépendante Gloria, qui ne nourrit à l’égard des hommes que rancœur et méfiance, le mariage de Nour est filmé avec une joie mais également une mélancolie certaine, que son achèvement dans une nuit marquée par une énième dispute entre cousins conclut sur une note douce-amère. À l’inverse, la cérémonie funéraire consacrant le père mort en ancêtre, après avoir fait l’objet d’effusions douloureuses – dont, admettons-le, de dispensables exécutions animales rituelles – se conclut sur une certaine sérénité. Durant les trois heures qui constituent le film, le temps passe à une allure folle. Il faut dire que la caméra sait capter des moments collectifs riches et expansifs, et de belles interventions de comédiens complices&nbsp;: <strong>Thomas Ngijol </strong>esquissant une tentative, rhétorique ou non, de coming-out, mais également <strong>Samir Guesmi</strong>, <strong>Nicolas Bouchaud </strong>… Et de nombreux comédiens et figurants, proches de la famille d’Alain Gomis, livrant au fil des déambulations des confidences que le réalisateur ignorait – notamment ce cousin racontant la mort de son père, tué par une mine alors qu’il livrait des armes aux indépendantistes.<br>Une belle et étonnante traversée.</p>



<pre class="wp-block-verse">SUZANNE CANESSA<br><strong>Alain Gomis</strong>, <em>Dao</em>, 3h04, sortie le 29 avril<br>Le film sera projeté en avant-première le 23 avril aux Variétés et au Pathé Joliette à Marseille</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/dao-duo-de-celebrations/">Dao, duo de célébrations</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/dao-duo-de-celebrations/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">136157</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Festival Propagations : les espaces sont sonores</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/festival-propagations-les-espaces-sont-sonores/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=festival-propagations-les-espaces-sont-sonores</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/festival-propagations-les-espaces-sont-sonores/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 May 2025 13:05:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Alexis Forestier]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Elise Chauvin]]></category>
		<category><![CDATA[ensemble Court-Circuit]]></category>
		<category><![CDATA[Erri De Luca]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[François Chattot]]></category>
		<category><![CDATA[Georges Perec]]></category>
		<category><![CDATA[GMEM]]></category>
		<category><![CDATA[Ircam]]></category>
		<category><![CDATA[Julie Moulier]]></category>
		<category><![CDATA[Laëtitia Pitz]]></category>
		<category><![CDATA[Laurent Poitrenaux]]></category>
		<category><![CDATA[Marie-Sophie Ferdane]]></category>
		<category><![CDATA[Marseille]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques-Fictions]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Bouchaud]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Hurel]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Xavier Charles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=129727</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un dispositif impressionnant occupe pour un mois l’intérieur du Module du GMEM à la Friche. Un dôme ambisonique conçu par l’Ircam (Paris) accueille 35 spectateurs sous 49 haut-parleurs et des projecteurs pour douze Musiques-Fictions, lectures immersives conçues par auteur·ices, compositeur·ices et metteur·euses en scène.  Elles proposent des voyages différents, qui instaurent un rapport peu commun [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/festival-propagations-les-espaces-sont-sonores/">Festival Propagations : les espaces sont sonores</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Un dispositif impressionnant occupe pour un mois l’intérieur du Module du <a href="https://gmem.org/saison/festival-propagations-2025">GMEM</a> à la Friche. Un dôme ambisonique conçu par l’<a href="https://www.ircam.fr">Ircam</a> (Paris) accueille 35 spectateurs sous 49 haut-parleurs et des projecteurs pour douze <em>Musiques-Fictions</em>, lectures immersives conçues par auteur·ices, compositeur·ices et metteur·euses en scène. </p>



<p>Elles proposent des voyages différents, qui instaurent un rapport peu commun entre les récits et les musiques, les fondant dans un même espace sonore, renouvelant le genre de la fiction radiophonique en la spatialisant. Ce qui l’éloigne de l’idée d’un voyage immobile, même si le corps reste au repos.</p>



<p>Ces lectures qui invitent d’ailleurs assez irrésistiblement au sommeil, comme si mettre son corps au repos mais lui faire produire des images mentales, ouvrait la porte des rêves. Lors de <em>Naissance d’un pont</em>, composé de longs passages du roman de Maylis de Kérangal, rares furent les auditeurs à ne pas chavirer, au cours des presque deux heures de la lecture immersive, dans des poches de sommeil plus ou moins prolongées. La musique de Daniele Ghisi répondait à la structure même du roman&nbsp;: de grandes arches, come des pylônes structurels plantés sur les rives, des élans électroniques qui se répondent, enflent et s’éteignent, puis renaissent et se rejoignent.&nbsp;</p>



<p>Dans cette structure générale des sons précis, instruments, déformations concrètes, interviennent comme autant d’anecdotes particulières, attirant l’oreille vers telle source du son, source du récit.</p>



<p>Le roman de Maylis de Kérangal, qui raconte la construction d’un gigantesque pont au dessus d’une zone sauvage, dans une Californie de fiction est racontée par de grands acteurs (Laurent Poitrenaux, Nicolas Bouchaud, François Chattot, Julie Moulier, Marie-Sophie Ferdane&#8230;) qui incarnent les personnages du roman plutôt que de s’en tenir à la voix du conteur.&nbsp;</p>



<p>Cette première <em>Musique-Fiction</em> de la collection de l’Ircam, créée en 2020, inaugurait un cycle qui a sans doute mieux trouvé son rythme en s’éloignant aussi de l’incarnation, pour garder l’idée d’une lecture monodique, ou d’un dialogue, qui tresse sa complexité avec la musique.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Sous la tente</mark></strong></p>



<p>En 2005, l’auteur Erri De Luca se joint à l’alpiniste Nives Meroi, première femme à avoir gravi les dix plus hauts sommets du monde, dans l’ascension du Dhaulagiri, un mont de l’Himalaya culminant à 8167 mètres. De cette aventure commune il fait un roman, Pour adapter <em>Sur la trace de Nives</em>, Laëtitia Pitz a choisi une discussion nocturne sous une tente en haute montagne entre les deux protagonistes. Un univers très intime mais aussi ouvert, qui correspond parfaitement au dispositif. Sous le dôme ambisonique le public est comme avec Erri et Nives. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="386" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/03_mai_2025_Festival_Propagations_Espece_despaces_04_%C2%A9-Lionel-Escama-1024x568.jpg?resize=696%2C386&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-129731" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/03_mai_2025_Festival_Propagations_Espece_despaces_04_%C2%A9-Lionel-Escama.jpg?resize=1024%2C568&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/03_mai_2025_Festival_Propagations_Espece_despaces_04_%C2%A9-Lionel-Escama.jpg?resize=300%2C167&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/03_mai_2025_Festival_Propagations_Espece_despaces_04_%C2%A9-Lionel-Escama.jpg?resize=768%2C426&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/03_mai_2025_Festival_Propagations_Espece_despaces_04_%C2%A9-Lionel-Escama.jpg?resize=150%2C83&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/03_mai_2025_Festival_Propagations_Espece_despaces_04_%C2%A9-Lionel-Escama.jpg?resize=696%2C385&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/03_mai_2025_Festival_Propagations_Espece_despaces_04_%C2%A9-Lionel-Escama.jpg?resize=1068%2C593&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/03_mai_2025_Festival_Propagations_Espece_despaces_04_%C2%A9-Lionel-Escama.jpg?resize=757%2C420&amp;ssl=1 757w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2025/05/03_mai_2025_Festival_Propagations_Espece_despaces_04_%C2%A9-Lionel-Escama.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Festival Propagations, Espèce d&rsquo;espaces © Lionel Escama</figcaption></figure>
</div>


<p>Les voix des deux comédien·ne·s qui les interprètent jaillissent de côtés opposés de l’installation, comme si deux présences invisibles étaient assises l’une en face de l’autre. Entre eux plane la musique composée par le clarinettiste Xavier Charles. L’absence d’incarnation physique et l’obscurité percée par de doux jeux de lumières créent une atmosphère presque mystique, cohérente avec la teneur de leur discussion. &nbsp;</p>



<p>Discussion qui est en fait plus souvent une juxtaposition de monologues qu’un échange. Elle décrit ses ascensions, leur coût physique, son amour des sommets et sa relation avec son mari et binôme en montagne Romano. Riche d’années d’expérience, elle est assez pragmatique, mais une forme de lyrisme sous-tend souvent son propos, ce qui est appuyé par la douceur de la voix d’Océane Caïrati. Lui, plus spirituel, disserte longuement sur la place des montagnes dans différentes religions, de l’Olympe au discours de Béatitudes, dressant des comparaisons dont s’amuse Nives.&nbsp;</p>



<p>Mais si cette création de 2025 de 50 minutes est moins dilatée et théâtrale que celle de 2020, la musique complique la compréhension du texte, dense et complexe, et couvre parfois les mots de ses stridences. Elle confère au texte une dimension sombre qui n’est pas toujours à propos, le dialogue étant réflexif, mais joyeux.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Pérec est space</mark></strong></p>



<p><em>Espèces d’espaces</em> de Philippe Hurel se fonde sur l’essai éponyme de Georges Perec, qui est plus qu’un livret. Le texte, suite de notes sur les lieux quotidiens du plus lyrique des oulipiens, donne son architecture au spectacle. Recréé à La Criée pour <em>Propagations</em> avant une tournée française, ce premier «&nbsp;opéra&nbsp;» (2011) du compositeur joue des codes du genre comme Perec se joue des genres littéraires&nbsp;: l’ensemble Court-Circuit dirigé par&nbsp;Jean Deroyer, s’implique avec un plaisir visible dans une partition chaleureuse, riche de polyphonies, mais explorant aussi l’espace du son dans sa dimension spectrale, et citant, ça et là, une comptine, un jingle télévisé, un accordéon populaire…&nbsp;</p>



<p>Le texte est porté par la chanteuse Elise Chauvin (chant et voix parlée) et par le comédien Jean Chaize. Ils sont judicieusement amplifiés, conservant ainsi un phrasé naturel, qui leur permet&nbsp; d’occuper et modifier l’espace scénique. &nbsp;</p>



<p>La mise en scène d’Alexis Forestier joue tout aussi joliment du caractère inclassable du texte, fait d’énumérations, d’une progression clinique du plus petit au plus vaste espace, d’un quiz sur les pièces habitables d’une maison, de drôleries constantes, de tables et de corps qui s’empilent, de vêtements et de rôles datés, la soprano jouant les femmes d’intérieur avec juste ce qu’il faut de distance. Car «&nbsp;<em>vivre, c’est passer d’un espace à l’autre, en essayant le plus possible de ne pas se cogner</em>&nbsp;». Méthodique et paradoxal comme tous les textes de Perec, le spectacle se conclut par une note de la Waffen-SS&nbsp;: une commande d’arbres et de plantes pour construire une haie séparative entre les deux chambres à gaz d’Auschwitz. Avec Perec, la déconstruction du verbe n’est jamais très loin de la Shoah.</p>



<p>Chloé Macaire et Agnès Freschel</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Propagations</em> se poursuit <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jusqu’au 11 mai</mark> à Marseille.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/"><em>Musiques</em> ici </a></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/festival-propagations-les-espaces-sont-sonores/">Festival Propagations : les espaces sont sonores</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/festival-propagations-les-espaces-sont-sonores/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">129727</post-id>	</item>
		<item>
		<title>[SPÉCIAL SAISON] : 13 Vents : en avant les artistes ! </title>
		<link>https://journalzebuline.fr/special-saison-13-vents-en-avant-les-artistes/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=special-saison-13-vents-en-avant-les-artistes</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/special-saison-13-vents-en-avant-les-artistes/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alice Rolland]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Feb 2024 07:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Adrien Béal]]></category>
		<category><![CDATA[Céline Champinot]]></category>
		<category><![CDATA[Clémence Jeanguillaume]]></category>
		<category><![CDATA[Lionel Dray]]></category>
		<category><![CDATA[Marguerite Bordat]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Aubert]]></category>
		<category><![CDATA[Marion Guerrero]]></category>
		<category><![CDATA[Nathalie Garraud]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Bouchaud]]></category>
		<category><![CDATA[Occitanie]]></category>
		<category><![CDATA[Olivier Saccomano]]></category>
		<category><![CDATA[Pierre Meunier]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre des 13 Vents]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=122400</guid>

					<description><![CDATA[<p>La règle est simple, la formule rodée : à chaque mois, son artiste ou son équipe artistique invitée. C’est le cas depuis l’arrivée de Nathalie Garraud et Olivier Saccomano à la tête de la direction artistique du centre dramatique national de Montpellier en 2018. L’hospitalité au temps long y est érigée au rang de norme, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/special-saison-13-vents-en-avant-les-artistes/">[SPÉCIAL SAISON] : 13 Vents : en avant les artistes ! </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La règle est simple, la formule rodée : à chaque mois, son artiste ou son équipe artistique invitée. C’est le cas depuis l’arrivée de <strong>Nathalie Garraud</strong> et <strong>Olivier Saccomano</strong> à la tête de la direction artistique du centre dramatique national de Montpellier en 2018. L’hospitalité au temps long y est érigée au rang de norme, d’équité créative, de mission des plus fondamentale destinée à valoriser l’expérience et la recherche. Tout en tentant de transformer durablement les rapports entre les artistes et les publics. Pendant quatre semaines, il y a souvent une pièce de répertoire et une œuvre récente. Ainsi qu’un <em>Qui Vive!</em>, parenthèse joyeuse et rafraîchissante sous le signe de la découverte dont le programme est conçu avec les invités. Après un mois de janvier consacré au comédien <strong>Nicolas Bouchaud</strong>, maître d’un jeu théâtral singulier, févriers’annonce sous le signe de l’étonnement. Celui de <strong>Pierre Meunier</strong> et <strong>Marguerite Bordat</strong>, déterminés à nous montrer ce que l’on ne voit pas, puisant dans des matières brutes pour nous emmener ailleurs. <em>La Bobine de Ruhmkorff </em>(31 janvier au 2 février)est une réflexion incongrue autour de la bobine d’induction, capable de transformer un courant électrique de faible tension en très forte intensité. Le procédé, certes ingénieux, se transforme en une parfaite (bien que surprenante) illustration des mécanismes de l’attirance sexuelle. Cette pièce ancienne est mise en écho avec leur dernière création, pourtant très différente, <em>Bachelard Quartet </em>(7 au 9 février), une ode aux quatre éléments qui font la vie, sorte de rêverie lucide et subtilement sonore, irriguée par les mots poétiques du grand penseur Gaston Bachelard.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Parole adolescente</mark></strong></p>



<p>Mars se fait triplement féminin, la parité est prise très au sérieux aux 13 vents. Quel est ce trio ? <strong>Céline Champinot</strong>, artiste associée, <strong>Marion Aubert,</strong> membre de l’Ensemble associé et <strong>Rébecca Chaillon</strong>. Trois autrices qui se connaissent bien, trois lieux, trois pièces puissantes s’intéressant à la question de la métamorphose, qu’elle soit liée à l’adolescence, à la folie ou à l’amour tragique. Au théâtre Jean Vilar, <em>Plutôt vomir que faillir </em>de Rébecca Chaillon (du 6 au 8 mars) fait sauter les tabous de la parole adolescente, traversée par le rejet des normes, la relation difficile au corps, la violence indomptée… À La Vignette, dans <em>Juliette et Roméo sont morts</em> (26 et 27 mars), Céline Champinots’intéresse à l’amour suicidaire qui hante la tragédie de Shakespeare et aux désirs qu’il met en exergue à un âge lui aussi adolescent. Pour ce qui est de <em>Mues</em>, à voir aux 13 Vents (13 au 15 mars), dont le texte signé Marion Aubert et la mise en scène par <strong>Marion Guerrero</strong>, raconte la lutte d’une femme pour ne pas se perdre dans la brume de la folie alors qu’elle arpente un coin perdu des montagnes des Cévennes dont on ne sait plus si elles sont rêve ou cauchemar.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Expérience unique</mark></strong></p>



<p>En avril, <strong>Adrien Béal</strong> embarque le public dans une expérimentation scénique troublante, aussi précise que déroutante. On découvre avec curiosité ses deux dernières pièces, des créations collectives enthousiasmantes de l’ordre de l’expérience unique. <em>Les pièces manquantes (puzzle théâtral) </em>(3 et 4 avril), met six personnages, trois hommes et trois femmes, face à des situations que l’on préfèrerait éviter. Certaines pièces de puzzle manquent, chaque fois différentes, ce qui rend la représentation unique, alors que l’incompréhension nourrit un jeu théâtral déconcertant. Aussi dérangeante que la précédente, <em>Toute la vérité </em>(23 au 25 avril) se concentre sur cinq gestes transgressant des interdits de la société, notamment parce qu’ils sont en lien avec la sexualité, le désir, la famille. Les sens sont troublés, les perceptions déstabilisées, les habitudes repensées. Mai-juintermine la saison en duo avec <em>Madame l’Aventure</em> de <strong>Lionel Dray</strong> et <strong>Clémence Jeanguillaume</strong>, une pièce répétée et créée sur le plateau des 13 Vents, également co-production du CDN, et jouée dans le cadre du festival <em>Le Printemps des Comédiens</em>(31 mai au 2 juin et 7 au 9 juin). Ce périple théâtral s’inspire librement des grands récits d’aventure, faisant vivre sur scène «&nbsp;<em>un monde plein de terreur, de suspens, de sang et d’ennui&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p>Toute la programmation de cette deuxième partie de saison est aussi traversée par une saison poésie se déroulant en itinérance citadine. Dans plusieurs lieux de Montpellier (Madredriosa, Black Out, Le Dôme), à plusieurs moments, on peut y écouter des artistes reconnus (Rébecca Chaillon le 29 février, Fantazio le 21 mars, Cécile Mainardi le 2 mai) comme des poètes en devenir, lesquels osent faire sortir ce qui les anime lors de scènes ouvertes toujours étonnantes d’inspiration comme de spontanéité. Les 13 Vents est la maison des artistes, de tous les artistes.</p>



<p>ALICE ROLLAND</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>13 Vents</strong><br>Centre dramatique national <br>Montpellier<br><a href="http://13vents.fr">13vents.fr</a></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/special-saison-13-vents-en-avant-les-artistes/">[SPÉCIAL SAISON] : 13 Vents : en avant les artistes ! </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/special-saison-13-vents-en-avant-les-artistes/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">122400</post-id>	</item>
		<item>
		<title>MONTPELLIER : Joue-la comme Bouchaud</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/montpellier-joue-la-comme-bouchaud/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=montpellier-joue-la-comme-bouchaud</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/montpellier-joue-la-comme-bouchaud/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alice Rolland]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jan 2024 10:51:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Éric Didry]]></category>
		<category><![CDATA[Hérault]]></category>
		<category><![CDATA[Maîtres anciens]]></category>
		<category><![CDATA[Montpellier]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Bouchaud]]></category>
		<category><![CDATA[Occitanie]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre des 13 Vents]]></category>
		<category><![CDATA[Véronique Timsit]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=122392</guid>

					<description><![CDATA[<p>À Montpellier, on l’avait vu récemment en Iago manipulateur dans un Othello signé Jean-François Sivadier. Un metteur en scène dont il est souvent estampillé «&#160;acteur fétiche&#160;». Mais ce mercredi, au Théâtre des 13 Vents, il n’est pas question de jouer collectif pour Nicolas Bouchaud. Non pas que cela ne soit pas de son goût, au [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/montpellier-joue-la-comme-bouchaud/">MONTPELLIER : Joue-la comme Bouchaud</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>À Montpellier, on l’avait vu récemment en Iago manipulateur dans un <em>Othello</em> signé Jean-François Sivadier. Un metteur en scène dont il est souvent estampillé «&nbsp;acteur fétiche&nbsp;». Mais ce mercredi, au Théâtre des 13 Vents, il n’est pas question de jouer collectif pour <strong>Nicolas Bouchaud</strong>. Non pas que cela ne soit pas de son goût, au contraire, il aime les grandes troupes. Toutefois, le travail qu’il présente au CDN de Montpellier en ce mois de janvier est une exploration de l’art du jeu menée en solitaire. Du moins sur scène. Car pour <em>Maîtres anciens</em>, adaptation du roman éponyme de Thomas Bernhard créée en 2017, il collabore avec le metteur en scène <strong>Éric Didry</strong> et <strong>Véronique Timsit</strong>, son autre complice artistique.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Se taire ou étouffer</mark></strong></p>



<p>Dès les premiers mots prononcés par Nicolas Bouchaud, on comprend que <em>Maîtres anciens </em>est un texte particulier. Un monologue sans en être un puisque dans le roman de l’écrivain autrichien, trois personnages sont à l’œuvre : le philosophe Atzbacher et son vieil ami Reger, critique musical exigeant, dont le premier relaie les propos, et le gardien du musée, Irrsigler. Par la voix du comédien, les trois fusionnent en une pensée sonore, logorrhée verbale d’une logique parfois purement rhétorique. On y apprend que ce Reger aime plus que tout remettre en cause les fameux «&nbsp;maîtres&nbsp;» que la vision traditionnelle nous impose malgré nous. Peintres, écrivains, musiciens, tous passent par son filtre colérique, entre amour et haine. Nicolas Bouchaud narre, scande, aspire, éructe, rit, s’amuse, bafouille parfois, mais ne perd pas le fil d’un récit qui ne s’arrête jamais. Bernhard l’écrit, l’acteur le dit :&nbsp;se taire signifie «&nbsp;<em>prendre le risque d’étouffer&nbsp;</em>». Même si parler, c’est prendre le risque de se contredire. Beethoven, Heidegger, Bach, Rembrandt, Voltaire… Tous sont passés au fil de la lame du critique qui aime plus que tout chercher les «&nbsp;<em>défauts humains</em>&nbsp;» des œuvres de ces maîtres anciens trop souvent portés aux nues. Malgré tout, Reger le reconnaît : «&nbsp;<em>ils me paraissent profondément rebutants et pourtant je les étudie sans cesse</em>&nbsp;». D’ailleurs, tous les deux jours depuis 30 ans, il s’assoit sur une banquette du Musée d’Histoire de l’art de Vienne pour admirer <em>L’homme à la barbe blanche</em> du Tintoret. Il nous donne un début d’explication : «&nbsp;<em>Ce sont eux qui me maintiennent en vie&nbsp;</em>». Mais il prévient, la liberté que l’on a d’aimer l’art, d’en parler, de s’y confronter ne doit jamais faire disparaître notre propre pensée critique. Selon lui «<em>&nbsp;c’est un art de ne pas lire, écouter, regarder totalement</em>&nbsp;». Ni Dieu, ni maîtres, juste un rendez-vous avec soi. Et avec Nicolas Bouchaud, qui nous a offert une belle leçon de théâtre, l’air de rien.&nbsp;</p>



<p>ALICE ROLLAND</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Maîtres anciens (comédie)</em> a été présenté du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 au 12 janvier </mark>au Théâtre des 13 vents, Centre Dramatique National, Montpellier </pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/montpellier-joue-la-comme-bouchaud/">MONTPELLIER : Joue-la comme Bouchaud</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/montpellier-joue-la-comme-bouchaud/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">122392</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Iago, l’âme noire d’Othello</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/iago-lame-noire-dothello/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=iago-lame-noire-dothello</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/iago-lame-noire-dothello/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Oct 2023 07:38:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Adama Diop]]></category>
		<category><![CDATA[Cyril Bothorel]]></category>
		<category><![CDATA[Hérault]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-François Sivadier]]></category>
		<category><![CDATA[Jisca Calvanda]]></category>
		<category><![CDATA[Montpellier]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Bouchaud]]></category>
		<category><![CDATA[Occitanie]]></category>
		<category><![CDATA[Opéra Comédie]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=120884</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’Opéra Comédie s’ouvre au théâtre et accueille un des spectacles les plus formidables de l’année. Un classique du 16e siècle qui, par la pertinence des choix de mises en scène, répond aux interrogations actuelles sur le patrimoine et le répertoire. Faut-il monter Shakespeare&#160;? Son racisme est systémique. Il croit, comme beaucoup d’hommes de son temps, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/iago-lame-noire-dothello/">Iago, l’âme noire d’Othello</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>L’Opéra Comédie s’ouvre au théâtre et accueille un des spectacles les plus formidables de l’année. Un classique du 16<sup>e</sup> siècle qui, par la pertinence des choix de mises en scène, répond aux interrogations actuelles sur le patrimoine et le répertoire.</p>



<p>Faut-il monter Shakespeare&nbsp;? Son racisme est systémique. Il croit, comme beaucoup d’hommes de son temps, que les êtres vivants sont gouvernés par leurs «&nbsp;humeurs&nbsp;», entendez leurs liquides intérieurs, bile pour les atrabilaires, sang pour les sanguins, lymphe pour les lymphatiques… Que leur caractère en dépend, que leurs actes en découlent, que leur&nbsp;«&nbsp;race&nbsp;» et leur&nbsp;«&nbsp;sexe&nbsp;» déterminent sans libre arbitre les comportements&nbsp; humains. <em>Le Marchand de Venise</em>, juif, est naturellement avare et cruel. Les femmes fortes doivent être dressées (<em>La Mégère apprivoisée</em>), les Ecossais sont cupides, les Gallois malins et les Maures sanguins. Shakespeare n’est pas suprémaciste, il n’établit pas de hiérarchie, mais il catégorise nettement. Faut il pour autant se passer de son génie dramatique et de ce répertoire qui nous appartient&nbsp;?&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Magistral </mark></strong></p>



<p>La réponse de <strong>Jean-François Sivadier </strong>est magistrale. Othello doit-il être joué par un Noir&nbsp;? Evidemment oui, mais le meurtrier ne peut pas être le seul Noir. En faisant jouer le Doge de Venise et Emilia, épouse de Iago qui incarne la raison, par <strong>Jisca Calvanda</strong>, Jean-François Sivadier dynamite de l’intérieur la caractériologie raciste et sexiste shakespearienne. En inventant un «&nbsp;<em>whiteface</em>&nbsp;» génial (<strong>Adama Diop</strong>, au moment de tuer sa femme, s’enduit le visage de peinture blanche), il va au bout du processus&nbsp;: Othello, rendu fou par Iago, devient celui qu’on le pousse à être&nbsp;: un Noir colonisé de l’intérieur, glorifié pour sa force et sa puissance, poussé à la violence, devenu le pantin des Blancs.&nbsp;</p>



<p>Le féminicide n’est à aucun moment minimisé. Acte extrême, il met fin à toutes les vies, toutes les ambitions, tous les désirs. Le spectacle haletant et déchirant s’écroule… et rien ne reste de la joie comique des premières scènes, où le père suprémaciste (<strong>Cyril Bothorel</strong>) est hautement ridicule, ni du plaisir que l’on peut prendre aux mensonges et manipulations de Iago&nbsp;: <strong>Nicolas Bouchaud</strong>, acteur fétiche de Sivadier, parvient à l’exploit sidérant de séduire et répugner à la fois. Par son intelligence visible, et sa cruauté ludique, et fatale.</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Othello</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 4 au 6 octobre<br></mark>Opéra Comédie, Montpellier<br><a href="http://domainedo.fr">domainedo.fr</a></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/iago-lame-noire-dothello/">Iago, l’âme noire d’Othello</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/iago-lame-noire-dothello/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">120884</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Butiner au FID</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/butiner-au-fid/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=butiner-au-fid</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/butiner-au-fid/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Jul 2022 05:05:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Rendez-vous]]></category>
		<category><![CDATA[Anton Balekdjian]]></category>
		<category><![CDATA[Berto]]></category>
		<category><![CDATA[Bob Rice]]></category>
		<category><![CDATA[Chun Wang]]></category>
		<category><![CDATA[Daniel Eisenberg]]></category>
		<category><![CDATA[Ebrahim Golestan]]></category>
		<category><![CDATA[FID]]></category>
		<category><![CDATA[Hikky Chen]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Luc Godard]]></category>
		<category><![CDATA[Léo Couture]]></category>
		<category><![CDATA[Lluís Galter]]></category>
		<category><![CDATA[Mathieu Amalric]]></category>
		<category><![CDATA[Mati Diop]]></category>
		<category><![CDATA[Mattéo Eustachon]]></category>
		<category><![CDATA[Mitra Farahani]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Bouchaud]]></category>
		<category><![CDATA[Nikki DeParis]]></category>
		<category><![CDATA[Nikola Spasic]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre Sylvain]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://tdi_117_022</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est la saison où dans les champs s’activent les abeilles. À Marseille, c’est le moment où les cinéphiles d’ici et d’ailleurs se pressent devant les salles pour voir les films que nous offre le FIDMarseille. Pour&#160; cette&#160; 33e édition, 123 films sont venus de 37 pays. Comment choisir ? Un thème, un pays, un·e cinéaste, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/butiner-au-fid/">Butiner au FID</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-black-color has-text-color" style="max-width:600px">C’est la saison où dans les champs s’activent les abeilles. À Marseille, c’est le moment où les cinéphiles d’ici et d’ailleurs se pressent devant les salles pour voir les films que nous offre le <em>FIDMarseille</em>. Pour&nbsp; cette&nbsp; 33<sup>e</sup> édition, 123 films sont venus de 37 pays. Comment choisir ? Un thème, un pays, un·e cinéaste, un film en compétition, un autre joyau, ou encore un lieu, un horaire. Ou tout simplement, butiner au hasard, d’un film à l’autre, recueillant au fil des jours images, sons, paroles et musique que l’on va précieusement garder dans la ruche pour l’hiver.<br></p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>Mercredi 6 juillet. Dépaysements</strong></p>



<p style="max-width:600px">Un espace coincé entre ville et désert, à Daggett, pas loin de Los Angeles. Un lieu découvert par hasard par <strong>Bob Rice</strong> qui, fasciné, y revient et décide d’y faire son premier film, <em>Way Out Ahead of Us. </em>Un regard bienveillant et politique sur des déclassés de la <em>low middle class</em> blanche, autour d’une famille. Celle de Mark, gravement malade et Tracy, mariés depuis 25 ans qui ont élevé leurs enfants respectifs. C’est leur vie quotidienne, loin du rêve américain, au milieu des baraques et des carcasses de voitures que filme Bob Rice ; leur donnant, le temps du film, la fille qu’ils n’ont pas eue ensemble, jouée par une comédienne professionnelle (<strong>Nikki DeParis</strong>). Un regard qui peut-être change le nôtre, remettant en question nos clichés.<br>Une déambulation dans la ville de Tobako, double fictif de Kawaguchi, banlieue de Tokyo en compagnie de Sakaguchi, (<strong>Marino Kawashima</strong>) embauchée, alors qu’elle n’est pas vidéaste, pour réaliser une vidéo touristique de cette ville industrielle dont les fonderies se sont arrêtées peu à peu.&nbsp; C’est ce que nous propose <strong>Yukinori Kurokawa</strong> dans son nouveau film, <em>Garden Sandbox (Niwa no Sunaba</em>). On y rencontre un « ouvrier au repos, un grand classique », un ancien prof qui pêche à la ligne et offre des bonbons spéciaux, une couturière, une bourgeoise qui transforme des robes de mariée en les découpant, une architecte avec qui Sakaguchi entretient une relation ambigüe, sans oublier Kitagawa auquel elle doit ce job improbable. Ainsi, peu à peu, Yukinori Kurokawa, inspiré par le roman graphique <em>Time of Blue </em>de Fumika Inoue et fan de Jerry Lewis dessine le portrait d’une ville désertée &#8211; le tournage s’est déroulé pendant le confinement &#8211; à travers la déambulation un peu claudicante d’une jeune femme qui la découvre. <em>(Compétition GNCR et compétition internationale)</em></p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>Jeudi 7 juillet. Monstres sacrés</strong></p>



<p class="has-black-color has-text-color" style="max-width:600px">Quand la cinéaste iranienne <strong>Mitra Farahani</strong> propose à <strong>Jean-Luc Godard</strong> une correspondance avec l’écrivain et cinéaste iranien <strong>Ebrahim Golestan</strong>, la réponse est immédiate : « <em>Commençons par une correspondance, peut-être que ça ne correspondra pas</em>. » Effectivement, au départ les (non)réponses du franco-suisse déroutent un peu l’Iranien. Et durant vingt-neuf semaines, ces deux penseurs du cinéma et de la vie vont s’envoyer, chaque vendredi, un message. Cette correspondance, fragmentée, hachée, que nous offre Mitra Farahani est jubilatoire, drôle parfois, mélancolique aussi car les deux, presque centenaires, savent que la fin est proche et les photos qu’ils s’envoient de leurs séjours à l’hôpital sont comme un clin d’œil à la Faucheuse. Certes, ils ont du mal à trouver un langage commun. <em>« Il y a quelque chose de prétentieux chez Godard, ça doit être lié à son éducation chrétienne </em>», ironise Golestan. Mais au fil des vendredis, on voit se tisser quelque chose qui ressemble à de l’amitié. Ceux qui aiment Godard le retrouvent avec bonheur, ceux qui ne connaissaient pas Golestan, ont découvert un artiste, un homme qui pense. Et ce dernier opus de Mitra Faharani, <em>À Vendredi, Robinson</em> confirme le talent de celle qui avait réalisé en 2012 le superbe <em>Fifi hurle de joie.</em> <em>(Compétition GNCR)</em></p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><br><strong>Vendredi 8 juillet. Premiers pas</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Leo-Couture-Anton-Balekdjian-et-Matteo-Eustachon%C2%A9-Hara-Kaminara.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115196" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Leo-Couture-Anton-Balekdjian-et-Matteo-Eustachon%C2%A9-Hara-Kaminara.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Leo-Couture-Anton-Balekdjian-et-Matteo-Eustachon%C2%A9-Hara-Kaminara.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Leo-Couture-Anton-Balekdjian-et-Matteo-Eustachon%C2%A9-Hara-Kaminara.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Léo Couture, Anton Balekdjian et Matteo Eustachon© Hara Kaminara</figcaption></figure>
</div>


<p style="max-width:600px">La mer, le sillage d’un ferry, une fille appuyée au bastingage, un concerto de Vivaldi. Nous voilà embarqués avec Lena qui doit retrouver à Arles Marius, un ancien amour de vacances qui tarde à arriver. Elle y rencontre Maurice et son ami Ali. Ces quatre jeunes vont passer ce premier été ensemble, tout en retenue, en désirs qui ne se disent pas. Badinage amoureux, amitiés vagabondes, conversations existentielles. Ils vont se retrouver les deux étés suivants, au bord de la mer encore, à Étretat puis à Ibiza. Les trois courts métrages tournés par trois amis, <strong>Anton Balekdjian</strong>, <strong>Léo Couture </strong>et<strong> Mattéo Eustachon</strong> sont devenus un long, <em>Mourir à Ibiza (Un film en trois étés).</em> Un conte d’été, un peu maladroit parfois mais plein d’énergie qu’on regarde avec plaisir malgré l’image défaillante du premier chapitre. (<em>Compétition Premier mention spéciale, prix Marseille Espérance, prix Lycéens européens</em>)</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>Samedi 9 juillet. Portraits</strong></p>



<p style="max-width:600px">Une cage d’escalier en colimaçon, une femme allongée qui parle. C’est Kristina Milosavljević, une travailleuse du sexe, transgenre, délicate et élégante, que <strong>Nikola Spasic</strong> a filmée dans son quotidien, pendant cinq ans, lui faisant jouer son propre rôle. En plans fixes comme des tableaux impressionnistes, il nous montre sa maison, meublée avec soin, de beaux objets chinés chez des brocanteurs. Ses rituels&nbsp;: ses clients doivent se déchausser en arrivant. Et surtout, il nous la donne à voir, elle, odalisque ou icone comme celle de Sainte Petka qu’elle achète dans une église. Car Kristina est croyante et elle nous livre, frontalement ou, se confiant à Marko, qui a fait des études de théologie, sa difficulté à vivre sa foi et son métier. <em>Kristina,</em> un superbe portrait <em>(Prix Compétition Premier)</em></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="462" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Mathieu-Amalric-est-avec-Damien-Bertrand-devant-le-cinema-La-Baleine%C2%A9Justine-Batteux.jpg?resize=696%2C462&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115197" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Mathieu-Amalric-est-avec-Damien-Bertrand-devant-le-cinema-La-Baleine%C2%A9Justine-Batteux.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Mathieu-Amalric-est-avec-Damien-Bertrand-devant-le-cinema-La-Baleine%C2%A9Justine-Batteux.jpg?resize=300%2C199&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Mathieu-Amalric-est-avec-Damien-Bertrand-devant-le-cinema-La-Baleine%C2%A9Justine-Batteux.jpg?resize=696%2C462&amp;ssl=1 696w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Mathieu Amalric est avec Damien Bertrand devant le cinéma La Baleine © Justine Batteux</figcaption></figure>
</div>


<p class="has-black-color has-text-color" style="max-width:600px"><em>Maîtres anciens &#8211; comédie</em> publié en 1985, avant-dernier roman de <strong>Thomas Bernhard</strong>. Un ouvrage repéré dès sa parution par <strong>Mathieu Amalric</strong>. Un roman dont s’empare <strong>Nicolas Bouchaud </strong>avec ses amis, <strong>Éric Didry</strong> et <strong>Véronique Timsit, </strong>qui devient une pièce jouée avec succès au Théâtre de la Bastille, mais dont la pandémie empêche la reprise en mars 2020. Alors quand Nicolas Bouchaud demande à Mathieu de faire quelque chose, ce sera un film, pas une captation. Un film dans un théâtre fermé, vide. <em>Maîtres anciens &#8211; comédie</em> se passe au musée d’art ancien de Vienne, où Reger, un homme âgé, vient depuis prés de 40 ans s’asseoir sur la même banquette, dans la salle Bordone, devant <em>L’Homme à la barbe blanche </em>du Tintoret. La caméra du cadreur <strong>Berto </strong>suit Nicolas Bouchaud sur la scène d’une salle aux fauteuils rouges vides, dans les coulisses, dans la régie et même dans la rue de la Roquette devant des passants masqués et abasourdis. La caméra frôle son visage, où passent tour à tour la colère, la hargne, le désespoir aussi de cet homme qui renverse tous les piliers de notre culture occidentale, Beethoven <em>« qui est d’un sérieux ridicule »,</em>&nbsp; Le Greco «&nbsp; qui <em>n’a jamais su peindre une main.</em> » Tout le monde y passe ; Heidegger, Mozart, Stifter … même « Bach, ce gros puant !&#8230;&nbsp;» Sans oublier tous ceux qui veulent apprendre aux enfants cette culture, les professeurs, suppôts de l’État, tous ceux qui font de l’enfance un enfer. Ce qu’a été la sienne.<br>Les choix de mise en scène de Mathieu Amalric pour ce monologue corrosif, plans, longs, sobres, cadres larges ou serrés associent à merveille théâtre et cinéma. (<em>Programme La Folie Amalric</em>)<br></p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>Dimanche 10 juillet. Mystères</strong></p>



<p style="max-width:600px">La tête d’un bébé qui s’endort. Un enfant qu’on douche. Un camping balnéaire. Assis au bord d’une piscine, un retraité raconte la disparition d’un enfant, quelques années plus tôt à trois adolescentes,&nbsp; toutes ouïes. À partir de là, rien n’est plus pareil pour elles. Cet homme qui passe, déguisé en ours, sorte de mascotte du camping, n’est-il pas étrange&nbsp;? Dangereux&nbsp;? Œil des fillettes, œil de la caméra, tout a une impression d’étrange étrangeté. Jeux sur la plage, parties de cartes, bains, jambes des filles, herbes folles, promenades nocturnes, alentours qui deviennent des jungles de tous les dangers. On joue à se faire peur. Peur amplifiée par l’absence (passagère&nbsp;?) d’un autre enfant. On se perd délicieusement dans <em>Aftersun</em>, inspiré à <strong>Lluís Galter</strong> par un fait divers, la disparition d’un enfant suisse, René Henzig, qui passait ses vacances avec ses parents à Sant Pere Pescador, sur la Costa Brava, en 1980. Tournées avec une petite handycam, les images ont le charme délicat des souvenirs ou des rêves de l’enfance.&nbsp; <em>(Compétition Internationale)</em></p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-regular-font-size" style="max-width:600px"><strong><span class="td_text_columns_two_cols">Lundi 11 juillet. Palmarès</span></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Narimane-Mari-remporte-le-grand-prix-de-la-Competition-francaise%C2%A9Hara-Kaminara.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115198" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Narimane-Mari-remporte-le-grand-prix-de-la-Competition-francaise%C2%A9Hara-Kaminara.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Narimane-Mari-remporte-le-grand-prix-de-la-Competition-francaise%C2%A9Hara-Kaminara.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Narimane-Mari-remporte-le-grand-prix-de-la-Competition-francaise%C2%A9Hara-Kaminara.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Narimane Mari remporte le grand prix de la Compétition française © Hara Kaminara</figcaption></figure>
</div>


<p style="max-width:600px">La clôture de la 33<sup>e</sup> édition du FIDMarseille a eu lieu au Mucem en présence de nombreux réalisateurs et des jurys. Le jury de la Compétition internationale présidé par Mati Diop a attribué le Grand Prix à <em>Unstable Object II</em> de <strong>Daniel Eisenberg</strong>. Le Jury de la Compétition française présidé par Dounia Sichov a donné le Grand Prix à <em>On a eu la journée bonsoir</em> de <strong>Narimane Mari</strong>. <em>Kristina </em>de <strong>Nicola Spasic</strong> a obtenu le prix Premier et <em>Sappukei </em>de <strong>Chun Wang</strong> et <strong>Hikky Chen</strong> le prix de la Compétition Flash.<br>Le palmarès complet ici&nbsp;: <a href="https://fidmarseille.org/festival/fid-2022/palmares/">https://fidmarseille.org/festival/fid-2022/palmares/</a> </p>



<p style="max-width:600px">ANNIE GAVA</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-small-font-size" style="max-width:600px">Le <em>FIDMarseille</em> s’est déroulé du 5 au 11 juillet dans divers lieux, à Marseille.&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/butiner-au-fid/">Butiner au FID</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/butiner-au-fid/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">115084</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
