<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des Orchestre de Paris - Journal Zebuline</title>
	<atom:link href="https://journalzebuline.fr/tag/orchestre-de-paris/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/orchestre-de-paris/</link>
	<description></description>
	<lastBuildDate>Wed, 17 Jul 2024 10:04:32 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/cropped-LOGO512SITE-4-e1659637379402.png?fit=32%2C32&#038;ssl=1</url>
	<title>Archives des Orchestre de Paris - Journal Zebuline</title>
	<link>https://journalzebuline.fr/tag/orchestre-de-paris/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">209690185</site>	<item>
		<title>Mäkelämania au Festival d’Aix</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/makelamania-au-festival-daix/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=makelamania-au-festival-daix</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/makelamania-au-festival-daix/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jul 2024 10:04:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Charlotte Bray]]></category>
		<category><![CDATA[Christiane Karg]]></category>
		<category><![CDATA[Festival d’Aix]]></category>
		<category><![CDATA[Gilles Henry]]></category>
		<category><![CDATA[GTP]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Michel Vinit]]></category>
		<category><![CDATA[Klaus Mäkelä]]></category>
		<category><![CDATA[Orchestre de Paris]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=124584</guid>

					<description><![CDATA[<p>Création En ouverture des deux soirées de concert, était donnée, en création mondiale, une œuvre commandée conjointement par l’Orchestre de Paris et le Festival d’Aix à la jeune compositrice britannique&#160;Charlotte Bray,&#160;A Sky Too Small. Les premières notes données sur le fil des violons se charpentent avec les graves des cuivres, vibrations pailletées dans une esthétique [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/makelamania-au-festival-daix/">Mäkelämania au Festival d’Aix</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Création</mark></strong></p>



<p>En ouverture des deux soirées de concert, était donnée, en création mondiale, une œuvre commandée conjointement par l’Orchestre de Paris et le Festival d’Aix à la jeune compositrice britannique&nbsp;<strong>Charlotte Bray</strong>,&nbsp;<em>A Sky Too Small</em>. Les premières notes données sur le fil des violons se charpentent avec les graves des cuivres, vibrations pailletées dans une esthétique de l’attente. Le silence se sculpte sur les pizzicati étouffés des violons tandis que s’élabore un tableau sonore constitué de traits en écho avant que l’ensemble s’embrase. L’évocation de la liberté volée, &#8211; l’histoire est celle d’une personne injustement emprisonnée-,&nbsp;&nbsp;trouve des tonalités sombres et glaciales en une construction proche du poème symphonique où la fin est un reflet douloureux du début. Malgré cette tension qui met tout en cage, même le ciel, naissent ici et là des fleurs mélodiques dont la fragile beauté nous donne encore l’espérance d’une possible réconciliation des êtres.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le goût du spectaculaire</mark></strong></p>



<p>Lumineuse dans ses grands contrastes, ses crescendos vertigineux, ses entrées aux accords nets, selon le «&nbsp;goût français&nbsp;», d’où le nom de «&nbsp;Paris&nbsp;» qui lui est accolé, la&nbsp;<em>Symphonie n° 31</em>&nbsp;que Mozart composa en 1778, rompait avec les angoisses précédentes, jouant des ambivalences entre les tonalités majeures et mineures. Les timbales annoncent les orages romantiques tandis que pour la première fois chez Mozart, apparaissent les clarinettes… Après une pause nécessaire, la&nbsp;<em>Symphonie fantastique</em>&nbsp;de Berlioz déployait sa foisonnante instrumentation, ses couleurs, ses accents. La direction d’une précision tranchante apportait un velouté subtil à cette partition révolutionnaire. Le chef, habité, danse, mime, joue, en osmose totale avec son orchestre, ciselant les détails, offrant une liberté vivifiante aux instrumentistes qui épousent avec virtuosité toutes les inflexions du propos. La quintessence du mouvement romantique se voit résumée ici, dans une interprétation d’une fougue, d’une intelligence et d’une poésie rares.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Post-romantisme</mark></strong></p>



<p>Deuxième volet du diptyque symphonique, le concert du 14 juillet était consacré à la&nbsp;<em>Nuit transfigurée</em>&nbsp;de Schönberg et à la&nbsp;<em>Quatrième Symphonie en sol majeur</em>&nbsp;de Mahler. D’emblée, Klaus Mäkelä sait faire entrer public et orchestre dans la chair de l’œuvre. Le travail subtil des aigus façonne l’invisible et l’indicible. Théâtral, l’orchestre nous emporte dans son rêve nourri des vers de Richard Dehmel où «&nbsp;la lune court au-dessus des grands chênes&nbsp;» et voit un couple sa «&nbsp;trahison&nbsp;», son pardon au cœur de la quiétude des arbres. Suivait cette évocation frémissante l’œuvre mahlérienne, dont le lyrisme intègre danses villageoises, grelots, se plaît aux ruptures, aux amples vagues des cordes éclairées par les sonorités rutilantes des cuivres, utilise les altos et les violoncelles sur les parties mélodiques réservées traditionnellement aux violons, leur accordant une épaisseur veloutée. Dans le mouvement final, la voix de la soprano&nbsp;<strong>Christiane Karg</strong>&nbsp;énonce les «&nbsp;<em>joies de la vie céleste</em>&nbsp;» avec une aisance et un naturel qui en rendent la beauté évidente. Un art de la joie qui nous transcende…</p>



<p>Deux membres éminents de l’orchestre,&nbsp;<strong>Gilles Henry</strong>&nbsp;(violon) et&nbsp;<strong>Jean-Michel Vinit</strong>&nbsp;(cor) faisaient leurs adieux lors des première et seconde soirée, autre moment d’acclamations pour un public dont les applaudissements ont retenti comme rarement au GTP&nbsp;!</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p>Les 13 &amp; 14 juillet, GTP, Aix-en-Provence, Festival d’Aix&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/makelamania-au-festival-daix/">Mäkelämania au Festival d’Aix</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/makelamania-au-festival-daix/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">124584</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Le Festival de Pâques en pleine ascension </title>
		<link>https://journalzebuline.fr/le-festival-de-paques-en-pleine-ascension/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=le-festival-de-paques-en-pleine-ascension</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/le-festival-de-paques-en-pleine-ascension/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Apr 2023 20:27:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Alexandre Kantorow]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Pâques]]></category>
		<category><![CDATA[Lahav Shani]]></category>
		<category><![CDATA[Martha Argerich]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Orchestra Mozart]]></category>
		<category><![CDATA[Orchestre de Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Renaud Capuçon]]></category>
		<category><![CDATA[Yuja Wang]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=119074</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le concert de clôture reflète l’esprit du Festival de Pâques. La carte blanche du fantastique violoniste qu’est Renaud Capuçon s’attache à réunir sur scène la belle phalange de Génération @ Aix dont une partie a débuté là il y a dix ans. Désormais aguerris, les jeunes musiciens jouent d’égal à égal avec le maestro, lui [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/le-festival-de-paques-en-pleine-ascension/">Le Festival de Pâques en pleine ascension </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le concert de clôture reflète l’esprit du <em>Festival de Pâques</em>. La carte blanche du fantastique violoniste qu’est <strong>Renaud Capuçon</strong> s’attache à réunir sur scène la belle phalange de Génération @ Aix dont une partie a débuté là il y a dix ans. Désormais aguerris, les jeunes musiciens jouent d’égal à égal avec le maestro, lui donnent la réplique avec fougue, lorsqu’ils ne sont pas seuls, face à de sublimes partitions comme <em>Violoncelles vibrez&nbsp;!</em> <em>pour deux violoncelles et orchestre</em> (de six violoncelles) du contemporain Giovanni Sollima. Après les plus classiques Bach et Vivaldi, Renaud Capuçon annonce un thème et variations sur les modèles de Haydn, Bach, Mozart, le cinéma et bien d’autres… Un «&nbsp;joyeux anniversaire&nbsp;» pétillant d’humour et de facéties.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des solistes éblouissants</mark></strong></p>



<p>Auparavant on est saisis par la palette d’<strong>Alexandre Kantorow </strong>qui, dès les premières attaques, séduit par la connivence établie d’emblée avec le piano. L’instrument n’est plus que le vecteur d’une âme. Le pianiste tisse des paysages infinis, laisse respirer la partition. Son éblouissante virtuosité offre à ses interprétations un phrasé lumineux à la fois aérien et profondément ancré dans la matérialité sonore. Bien sûr, on attendait <strong>Martha Argerich</strong>, l’immense, la fantaisiste, la merveilleuse. Elle plonge dans l’essence des œuvres, en livre la quintessence et leur accorde un air d’évidence limpide. L’excellent pianiste et complice <strong>Lahav Shani</strong> lui donne la réplique. Prokofiev, Rachmaninov, Ravel, peu importe le compositeur, des mondes s’ouvrent, et on se laisse guider aveuglément. Incroyable soliste, avec des capacités qui semblent échapper au commun des mortels, <strong>Yuja Wang</strong> interprète avec une indicible puissance le <em>Concerto pour piano</em> composé pour elle par Magnus Lindberg, une étoffe taillée sur mesure&nbsp;: le bel <strong>Orchestre de Paris</strong> sert alors d’écrin à la pianiste, lui faisant écho sur des vibrations, prolongées par les cordes ou les percussions, en une esthétique cinématographique. Il faudra à l’orchestre se retrouver seul dans la <em>Symphonie n° 6, </em>dite<em> Pathétique</em> de Tchaïkovski pour montrer toute sa finesse, évitant les pièges du pathos comme ceux de passages parfois trop martiaux, sous la direction très enlevée et subtile de <strong>Klaüs Mäkelä</strong> qui semble danser les partitions. &nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des ensembles aussi</mark></strong></p>



<p>Avant l’Orchestre de Paris, d’autres formations démontrent leur excellence sur la scène du Grand Théâtre de Provence. Ainsi, l’<strong>Orchestra Mozart</strong>, d’une remarquable unité dans ses couleurs, ses phrasés, la circulation des thèmes en une palette cohérente sous la houlette efficace de <strong>Daniele Gatti</strong>, abordant avec une infinie douceur <em>Siegfried-Idyll</em> que Wagner composa pour l’anniversaire de son épouse, Cosima. Il est vrai que ce concert aura souffert de la proximité avec celui du <strong>Quatuor Dutilleux</strong> donné au conservatoire Darius Milhaud, dont la verve sert avec panache le <em>Quintette à cordes</em> de Fauré avec le pianiste <strong>Jorge Gonzales Buajasan </strong>et le somptueux<em>Quatuor à cordes en fa majeur</em> de Ravel. On entend aussi ce compositeur que l’on réduit trop souvent au <em>Boléro</em>, lors du concert <strong>Solistes de la Karajan-Akademie de Berliner Philharmoniker</strong>, dans son <em>Introduction et Allegro pour harpe, flûte, clarinette et quatuor à cordes en sol majeur</em>, une pépite&nbsp;! Inclassables les soirées d’opéra et de chant. Le <strong>Gürzenich Orchester Köln</strong> dirigé avec une élégante justesse par <strong>François-Xavier Roth</strong> joue une version de concert du <em>Vaisseau Fantôme</em> de Wagner d’anthologie avec le <strong>Chör der Oper Köln</strong>, époustouflant de présence dans une mise en espace qui le convoque devant la scène, faisant entrer le public dans les eaux nordiques tandis que les solistes (tous les chanteurs sans partition&nbsp;!) interprètent avec une intelligence passionnée ce récit de damnation et de rédemption (<strong>Ingela Brimberg</strong> est une exceptionnelle Senta). Le temps s’efface devant <em>Electric Fields</em> conçu par <strong>David Chalmin</strong> (électronique live) et la soprano <strong>Barbara Hannigan</strong>. Sa voix, comme venue d’un autre monde, module sur les brisures, fragile et bouleversante à l’extrême dans son exploration des limites&nbsp;; puis elle est reprise par les effets électroniques qui la renvoient à l’octave en un dialogue polyphonique&nbsp;; parfois murmurée, elle laisse transparaître les crêtes sonores et les pulsations des textes, transcendant les mots et les musiques de Hildegarde von Bingen, Barbara Strozzi ou Francesca Caccini, accompagnée par les deux pianos de <strong>Katia et Marielle Labèque</strong>, en un tissage onirique et arachnéen. Le monde est musique.&nbsp;</p>



<p>MARYVONNE COLOMBANI</p>



<pre class="wp-block-verse">Le <em>Festival de Pâques</em> s’est tenu du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">31 mars au 16 avril</mark> à Aix-en-Provence.</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/le-festival-de-paques-en-pleine-ascension/">Le Festival de Pâques en pleine ascension </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/le-festival-de-paques-en-pleine-ascension/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">119074</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Revoir ses classiques</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/revoir-ses-classiques/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=revoir-ses-classiques</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/revoir-ses-classiques/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Feb 2023 13:49:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[En rayon]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[Album]]></category>
		<category><![CDATA[Charles Gounod]]></category>
		<category><![CDATA[D’indy Gounod]]></category>
		<category><![CDATA[disque]]></category>
		<category><![CDATA[Indésens]]></category>
		<category><![CDATA[Orchestre de Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Philippe Berrod]]></category>
		<category><![CDATA[Vincent d’Indy]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://journalzebuline.fr/?p=118198</guid>

					<description><![CDATA[<p>La postérité a retenu de Vincent d’Indy sa contribution considérable à l’enseignement de la musique, et notamment à la création de la Schola Cantorum de Paris. Mais aussi et surtout à l’analyse musicale, puisque ses écrits consacrés à la composition et aux formes musicales (dont, tout particulièrement, la forme variation) sont encore étudiés aujourd’hui. Ce [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/revoir-ses-classiques/">Revoir ses classiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La postérité a retenu de Vincent d’Indy sa contribution considérable à l’enseignement de la musique, et notamment à la création de la Schola Cantorum de Paris. Mais aussi et surtout à l’analyse musicale, puisque ses écrits consacrés à la composition et aux formes musicales (dont, tout particulièrement, la forme variation) sont encore étudiés aujourd’hui. Ce grand musicien à la carrière longue et multiple, puisqu’il mourra en 1904 à l’âge de 82 ans, était pourtant un compositeur pour le moins intéressant, certainement plombé par des positions beaucoup trop à droite sur l’échiquier politique pour convaincre ses contemporains…&nbsp;</p>



<p>Il suffit cependant d’entendre le très lyrique <em>Chanson et danses </em>enregistré par les solistes de l’Orchestre de Paris pour regretter cette omission. Un premier mouvement finement agencé fait tinter les inimitables vents de l’Orchestre de Paris. Sept instruments y rivalisent de grâce, et s’unissent sur des harmonies évoquant les plus belles pages de Wagner. Sur les danses, un goût pour la mélopée et la dissonance se fait joyeusement entendre.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Gounod et la couleur</mark></strong><br>Belle idée également que de l’unir, comme l’avaient fait leurs prédécesseurs en 1975, à la <em>Petite Symphonie </em>de Charles Gounod, composée en 1895, soit trois ans auparavant l’opus d’un Vincent d’Indy quasi octogénaire. Outre la nomenclature, fort rare, rassemblant également les seuls instruments à vent, on devine dès l’<em>Adagio </em>un même goût pour la conjugaison du majestueux et du facétieux, et la même passion pour la couleur.&nbsp;</p>



<p>Les mélomanes les plus curieux pourront s’essayer au jeu des sept différences en faisant également l’acquisition de <em>Gounod d’Indy</em>, paru lui aussi chez Indé Sens mais comportant l’enregistrement par les solistes en 1975. L’opus enregistré en 2021 et paru lui aussi en ce début d’année 2023 comporte cependant un atout de taille&nbsp;: deux œuvres en sus de contemporains de Gounod et d’Indy. Le très beau <em>Quintette en sol mineur </em>d’un autre inconnu, Paul Taffanel, faisant sonner ses vents avec le grain des cordes et l’élan mélodique de la voix – à moins qu’il ne s’agisse du contraire&nbsp;? Et la charmante <em>Pastorale </em>de Gabriel Pierné, modale en diable et joliment transcrite pour quintette par le clarinettiste <strong>Philippe Berrod</strong>. De quoi se tordre joliment les (h)anches&nbsp;!</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>D’indy Gounod</em>, par les solistes de l’<strong>Orchestre de Paris</strong><br>Indésens - 16,90 €</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/revoir-ses-classiques/">Revoir ses classiques</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/revoir-ses-classiques/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">118198</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Salomé garde la tête haute</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/salome-garde-la-tete-haute/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=salome-garde-la-tete-haute</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/salome-garde-la-tete-haute/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Aug 2022 13:33:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Andrea Breth]]></category>
		<category><![CDATA[Elsa Dreisig]]></category>
		<category><![CDATA[Festival d’Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Grand Théâtre de Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Orchestre de Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Richard Strauss]]></category>
		<category><![CDATA[Salomé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://tdi_95_e24</guid>

					<description><![CDATA[<p>Que faire aujourd’hui de la salomania et de son culte un brin défraîchi de femme fatale&#160;? Au sujet de Salomé, fascinante coupeuse de tête, la metteuse en scène bavaroise Andrea Breth ne tarit heureusement ni d’idées, ni d’amour. Grand bien a pris à ce pilier du théâtre allemand, qui fut entre autres la première femme [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/salome-garde-la-tete-haute/">Salomé garde la tête haute</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="max-width:600px">Que faire aujourd’hui de la <em>salomania</em> et de son culte un brin défraîchi de femme fatale&nbsp;? Au sujet de Salomé, fascinante coupeuse de tête, la metteuse en scène bavaroise <strong>Andrea Breth</strong> ne tarit heureusement ni d’idées, ni d’amour. Grand bien a pris à ce pilier du théâtre allemand, qui fut entre autres la première femme nommée à la tête de la Schaubühne, de s’y atteler. Et de compter, pour cette production, sur la voix et la présence scénique d’<strong>Elsa Dreisig</strong>, que l’on pensait à tort trop légère, trop mozartienne pour ce rôle si exigeant.</p>



<p style="max-width:600px">Car il faut bien admettre que la performance de la soprane franco-danoise relève du prodige&nbsp;: la partition, pourtant rude et ample, semble d’une simplicité désarmante. La pureté surréaliste de son timbre et la souplesse ahurissante de son instrument contrastent brutalement avec la sauvagerie de l’<strong>Orchestre de Paris</strong>, qu’<strong>Ingo Metzmacher </strong>fait tour à tour rugir, trembler, danser avec grâce…&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="447" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Copyright-Salome-de-Richard-Strauss-%E2%80%93-direction-musicale-Ingo-Metzmacher-%E2%80%93-mise-en-scene-Andrea-Breth-%E2%80%93-Festival-dAix-en-Provence-2022-%C2%A9-Bernd-Uhlig-2.jpeg?resize=696%2C447&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115252" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Copyright-Salome-de-Richard-Strauss-%E2%80%93-direction-musicale-Ingo-Metzmacher-%E2%80%93-mise-en-scene-Andrea-Breth-%E2%80%93-Festival-dAix-en-Provence-2022-%C2%A9-Bernd-Uhlig-2.jpeg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Copyright-Salome-de-Richard-Strauss-%E2%80%93-direction-musicale-Ingo-Metzmacher-%E2%80%93-mise-en-scene-Andrea-Breth-%E2%80%93-Festival-dAix-en-Provence-2022-%C2%A9-Bernd-Uhlig-2.jpeg?resize=300%2C193&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Copyright-Salome-de-Richard-Strauss-%E2%80%93-direction-musicale-Ingo-Metzmacher-%E2%80%93-mise-en-scene-Andrea-Breth-%E2%80%93-Festival-dAix-en-Provence-2022-%C2%A9-Bernd-Uhlig-2.jpeg?resize=696%2C447&amp;ssl=1 696w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>FESTIVAL D’AIX EN PROVENCE 2022
SALOME
DIRECTION MUSICALE: Ingo Metzmacher  
MISE EN SCÈNE: Andrea Breth
DÉCORS: Raimund Orfeo Voigt
COSTÜMES: Carla Teti
LUMIÈRE: Alexander Koppelmann
CHORÉGRAPHIE: Beate Vollack

Salome 
Elsa Dreisig 
Jochanaan 
Gábor Bretz 
Herodes 
John Daszak
Herodias 
Angela Denoke 
Narraboth 
Joel Prieto 
Ein Page der Herodias 
Carolyn Sproule 
Erster Jude 
Léo Vermot-Desroches 
Zweiter Jude
Kristofer Lundin 
Dritter Jude 
Rodolphe Briand 
Vierter Jude 
Grégoire Mour 
Fünfter Jude / Zweiter Soldat 
Sulkhan Jaiani 
Erster Nazarener / Ein Kappadozier 
Kristján Jóhannesson 
Zweiter Nazarener 
Philippe-Nicolas Martin 
Erster Soldat 
Allen Boxer
Eine Sklavin 
Katharina Bierweiler

Danseuses et danseurs 
Martina Consoli 
Beatriz De Oliveira Scabora 
Jacqueline Lopez 
Alessia Rizzi</figcaption></figure>
</div>


<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>De l’ô dans le gaze&nbsp;</strong></p>



<p style="max-width:600px">Cette Salomé d’une blancheur immaculée se fait, malgré elle, astre d’une nuit sans fin. Celle-ci se mue en cène de pacotille, table de banquet vidée de victuailles, ou en terre volcanique, lieu d’éruption du désir. La jeune princesse sort, conformément au livret, à peine de l’enfance&nbsp;: tout juste sait-elle se distinguer de sa mère, Hérodiade. Autre brillante idée&nbsp;: cette mère bafouée par son mari est interprétée avec une délicatesse émouvante par <strong>Angela Denoke</strong>, qui incarna elle-même Salomé à plusieurs reprises et cale joliment ses interventions sur celles de sa jeune partenaire. Étouffé par la violence mortifère de son environnement, le désir naissant de cette Salomé adolescente est impossible à assouvir. Il ne peut que se faire pervers, morbide&nbsp;: et ce d’autant plus parce qu’il se dirige vers l’incarnation même de la pureté. Soit Jochanaan, aussi fade et pédant que la voix de <strong>Gabor Bretz </strong>est riche et ancrée. Bien que visiblement moins intéressée par ses protagonistes masculins que par ses figures féminines, Andrea Breth nous gratifie cependant d’un Hérode nuancé, là où d’autres l’auraient volontiers dépeint en beau-père libidineux. <strong>John Daszak </strong>l’incarne avec le même mélange de majesté et de naïveté, fort d’un ambitus à rallonge et d’un volume particulièrement impressionnant. Les quelques ralentis superflus et surtout les choix de lumière et de floutage par le rideau de gaze, figurant les sept voiles que Salomé ne retirera pas, ou encore le passage obligé de l’abattoir pourront sembler un peu vieillots. Mais la sincérité et la cohérence du projet l’emportent, très largement. </p>



<p style="max-width:600px">SUZANNE CANESSA</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-small-font-size" style="max-width:600px"><em>Salomé</em> de Richard Strauss a été donné du 5 au 19 juillet au Grand Théâtre de Provence dans le cadre du <em>Festival d’Aix-en-Provence</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/salome-garde-la-tete-haute/">Salomé garde la tête haute</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/salome-garde-la-tete-haute/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">115062</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Sur les traces du cheval blanc</title>
		<link>https://journalzebuline.fr/sur-les-traces-du-cheval-blanc/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=sur-les-traces-du-cheval-blanc</link>
					<comments>https://journalzebuline.fr/sur-les-traces-du-cheval-blanc/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maryvonne Colombani]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Aug 2022 13:28:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Critiques]]></category>
		<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[On y était]]></category>
		<category><![CDATA[Esa-Pekka Salonen]]></category>
		<category><![CDATA[Festival d’Aix-en-Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Golda Schultz]]></category>
		<category><![CDATA[Orchestre de Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Romeo Castellucci]]></category>
		<category><![CDATA[Stadium de Vitrolles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://tdi_94_92c</guid>

					<description><![CDATA[<p>Événement s’il en était, la Symphonie n° 2 en ut mineur, «&#160;Résurrection&#160;» de Gustav Mahler ouvrait le Festival d’Aix-en-Provence. La symbolique du terme, réponse à deux années sous le boisseau de la pandémie, s’attachait aussi au lieu qui accueillait le somptueux Orchestre de Paris dirigé avec élan et précision par Esa-Pekka Salonen&#160;: le Stadium de [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/sur-les-traces-du-cheval-blanc/">Sur les traces du cheval blanc</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="max-width:600px">Événement s’il en était, la <em>Symphonie n° 2 en ut mineur</em>, <em>«&nbsp;Résurrection&nbsp;»</em> de Gustav Mahler ouvrait le <strong><em>Festival d’Aix-en-Provence</em></strong>. La symbolique du terme, réponse à deux années sous le boisseau de la pandémie, s’attachait aussi au lieu qui accueillait le somptueux <strong>Orchestre de Paris</strong> dirigé avec élan et précision par <strong>Esa-Pekka Salonen</strong>&nbsp;: le Stadium de Vitrolles, bâtiment construit sur les plans de l’architecte <strong>Rudy Ricciotti </strong>(qui écrivit à son sujet&nbsp;: «&nbsp;<em>ce monolithe noir et poétique</em>&nbsp;») et destiné à recevoir concerts et manifestations sportives – malheureusement fermé quatre ans après son inauguration en 1994 par la mairie Front National nouvellement élue (1998). L’énorme cube noir posé sur le rouge d’une ancienne décharge de bauxite a été, depuis cette date, saccagé et habité par le monde interlope de la nuit. Des travaux de rénovation ont rendu le site accessible, tout en lui laissant les stigmates de ses années d’abandon. Le titre «&nbsp;résurrection&nbsp;» scellait ici l’union entre une œuvre, une fin de période de restrictions et la renaissance d’un lieu culturel. Bref, entre la revanche des forces démocratiques et la symbolique de la monumentale symphonie, il était aisé d’emplir d’élan et d’enthousiasme les foules.&nbsp;</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color" style="max-width:600px"><strong>Paroxysme sonore</strong></p>



<p style="max-width:600px">La qualité de l’orchestre, de son chef, des chœurs (Chœur de l’Orchestre de Paris et Jeune Chœur de Paris), des deux solistes, la soprano <strong>Golda Schultz</strong> et l’alto <strong>Marianne Crebassa&nbsp;</strong> s’accordent à l’ampleur de l’œuvre. On ferme les yeux et on se laisse transporter par les vagues sonores. Se dessinent avec force les fresques des premier et dernier mouvements, les éclats tourmentés d’une âme, lumières contrastées, violemment portées par les ombres. Le ländler qui débute le second mouvement apaise l’impétuosité des origines, se pare d’un sublime contre-chant de violoncelles. Les timbales du troisième mouvement dessinent l’entrée de la mélodie des cordes et des vents, opposant légèreté et tragédie. La contralto que Mahler souhaitait entendre chanter «&nbsp;<em>comme un enfant au paradis</em>&nbsp;», soutenue par les cuivres, épouse le chant populaire <em>Urlicht</em>, «&nbsp;<em>O Röschen rot</em>&nbsp;» (<em>Ô petite rose&nbsp;rouge</em>). Le <em>Dies Irae</em> du dernier mouvement souligne la fragilité de l’existence humaine, déchainements des cuivres, chœurs emportés, récitatifs ciselés, martèlements percussifs… la résurrection promise est amenée par un paroxysme sculpté dans la masse sonore. Le temps s’efface…</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Resurrection-de-Gustav-Mahler-%E2%80%93-direction-musicale-Esa-Pekka-Salonen-%E2%80%93-mise-en-scene-Romeo-Castellucci-%E2%80%93-Festival-dAix-en-Provence-2022-%C2%A9-Monika-Rittershaus.jpeg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-115249" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Resurrection-de-Gustav-Mahler-%E2%80%93-direction-musicale-Esa-Pekka-Salonen-%E2%80%93-mise-en-scene-Romeo-Castellucci-%E2%80%93-Festival-dAix-en-Provence-2022-%C2%A9-Monika-Rittershaus.jpeg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Resurrection-de-Gustav-Mahler-%E2%80%93-direction-musicale-Esa-Pekka-Salonen-%E2%80%93-mise-en-scene-Romeo-Castellucci-%E2%80%93-Festival-dAix-en-Provence-2022-%C2%A9-Monika-Rittershaus.jpeg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/08/Resurrection-de-Gustav-Mahler-%E2%80%93-direction-musicale-Esa-Pekka-Salonen-%E2%80%93-mise-en-scene-Romeo-Castellucci-%E2%80%93-Festival-dAix-en-Provence-2022-%C2%A9-Monika-Rittershaus.jpeg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption>Résurrection de Gustav Mahler – direction musicale Esa-Pekka Salonen – mise en scène Romeo Castellucci – Festival d’Aix-en-Provence 2022 © Monika Rittershaus</figcaption></figure>
</div>


<p style="max-width:600px">Une pluie rédemptrice, on ne sait, inonde alors le plateau couvert d’une terre aride, apportant à la touffeur de l’été une fraîcheur bienvenue. Pourquoi les yeux fermés&nbsp;? Un cheval blanc a d’abord arpenté la scène, image de liberté, de pureté, sans doute, mais sa propriétaire fait une découverte macabre, appelle les secours. Une équipe d’experts vêtus de combinaisons blanches (on se croirait dans E.T.) extrait du sol, durant tout le spectacle, une ribambelle de cadavres, adultes, enfants, bébés, corps déposés sur des sacs mortuaires dans lesquels ils seront ensuite transportés dans les fourgonnettes des légistes. Le bruissement de leur activité (qui trouve un écho dans celui de la pluie finale) se superpose à celui de la symphonie. Il y aura même un tractopelle pour peaufiner le travail&nbsp;! Les corps découverts et emportés, une femme continuera à s’acharner sur le sol, cherchant encore un possible oubli… Le caractère régulier et attentif des personnages jure avec la luxuriance de la musique. De résurrection il n’y a guère, de transcendance non plus.</p>



<p style="max-width:600px">Certes, appeler un grand metteur en scène comme <strong>Romeo Castellucci</strong> pour l’ouverture du festival était un pari réussi (le public s’est précipité en masse pour assister à l’événement), mais on peut se demander pourquoi une telle exubérance morbide et même, en amont, pourquoi avoir voulu à tout prix construire une mise en scène pour une symphonie, la musique est suffisamment éloquente à elle seule pour emplir les imaginaires. Avec ce dispositif, les violons et le chef d’orchestre étaient invisibles. Le plaisir de voir diriger une telle œuvre a manqué, terriblement.&nbsp;</p>



<p style="max-width:600px">MARYVONNE COLOMBANI</p>



<p class="has-luminous-vivid-orange-color has-text-color has-small-font-size" style="max-width:600px"><em>Résurrection</em> a été donné du 4 au 13 juillet au Stadium de Vitrolles dans le cadre du <em>Festival d’Aix-en-Provence</em>.&nbsp;</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/sur-les-traces-du-cheval-blanc/">Sur les traces du cheval blanc</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://journalzebuline.fr/sur-les-traces-du-cheval-blanc/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">115061</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
