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	<title>Archives des Portrait - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Portrait - Journal Zebuline</title>
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		<title>Oxana  « Sans combat il n’y a pas de vie »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Apr 2025 08:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En exergue, on peut lire&#160;; «&#160; ce film est librement inspiré de la vie d’Oksana Chatchko&#160;» . C’est à partir de rencontres, de témoignages, en particulier du documentaire d’Alain Margot, Je suis Femen, que Charlène Favier la réalisatrice de Slalom, a fait le portrait de cette femme, co- fondatrice avec Anna Hutsol et Oleksandra Chevtchenko, [&#8230;]</p>
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<p>En exergue, on peut lire&nbsp;; «&nbsp; <em>ce film est librement inspiré de la vie d’<strong>Oksana Chatchko</strong>&nbsp;</em>» . C’est à partir de rencontres, de témoignages, en particulier du documentaire d’<strong>Alain Margot, </strong><em>Je suis Femen,</em> que <strong>Charlène Favier</strong> la réalisatrice de <em>Slalom,</em> a fait le portrait de cette femme, co- fondatrice avec <strong>Anna Hutsol</strong> et <strong>Oleksandra Chevtchenko</strong>, du mouvement FEMEN en avril 2008 et&nbsp; qui a mis fin à ses jours le 23 juillet 2023 à l’âge de 31 ans.</p>



<p>Une fête traditionnelle, des feux, des bougies sur des couronnes, des fillettes qui dansent, images floutées, dans des couleurs chaudes ; la fête de Kupala et une petite fille qui murmure « <em>Je veux épouser Dieu</em> ». Juste avant le titre <em>OXANA. </em>C’est son trajet, son combat que va nous retracer la cinéaste, de 2002 à Khmelnytskyï en Ukraine au 23 juillet 2018 19h à Paris. En passant par Kiev,Minsk , Moscou. Allers retours entre son adolescence marquée par les traumatismes familiaux et la pauvreté, sa relation avec la religion orthodoxe, son activité de peintre d’icônes, son désir de liberté, sa prise de conscience et pour finir a solitude, son désarroi, son désespoir.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un beau portrait</mark></strong></p>



<p>Par petites touches, <strong>Charlène Favier</strong> construit son Oxana : <em>« Je raconte l’Oxana habitée, l’Oxana christique, l’Oxana mystique, l’Oxana qui est un peu alchimiste. Aussi la créatrice, l’artiste »</em>  Se peint ainsi peu à peu le portrait de cette femme avec toutes ses ambigüités. Des plans comme des tableaux : couleurs chaudes des scènes  où les trois fondatrices, Oxana et ses amies, Lada (<strong>Lada Korovai</strong>) et Anna ( <strong>Oksana Zhdanova</strong>) construisent leur mouvement  FEMEN, leurs combats, et préparent leurs actions contre l’oppression. Couleurs sombres des séquences où elles se font arrêter et torturer. Couleurs froides des rues de Paris où Oxana traine sa solitude après avoir été mise de côté par Inna Shevchencko (<strong>MarinaKoshkina</strong>) .Et le visage d’Oxana , souvent filmé, en gros plan, lumineux, comme incandescent, visage christique. Une icône comme celles qu’elle peint, transforme, détourne et qui vont être exposées  à Paris. Un film sous le signe de la peinture : on découvre  les toiles d’Oxana puis celles d’ Apolonia Sokol ( <strong>Noée Abita</strong> , Lyz dans <em>Slalom</em>) qui devient son amie. On voit les <em>« seins qui  attirent l’attention </em>» et qui, dénudés, peints de slogans deviennent des objets qui protestent .Le corps même d’Oxana devient tableau tels les artistes du body painting. « <em>You are fake</em> » lance t-elle à la fin…Un message adressé au monde qui ne réagit pas face aux dictateurs qui violent les droits humains mais aussi à tous ceux qui se mettent en avant au détriment du combat</p>



<p>&nbsp;« <em>.Faire ce film, c’était aussi une manière pour moi de&nbsp; rendre justice à Oxana&nbsp; visionnaire, artistiquement mais aussi politiquement. Son engagement et celui des Femen n’a malheureusement jamais été d’autant d’actualité. »</em> précise&nbsp; Charlène Favier.&nbsp; Certain.e.s pourraient lui reprocher de ne pas avoir décrit assez précisément&nbsp; les actions du mouvement femen&nbsp; «&nbsp;<em>l’un des mouvements les plus importants du XXIe siécle</em> » comme indiqué dans le synopsis. D’autres d’avoir fait une icône de celle qui croyait surtout à la lutte collective. Et pourquoi pas&nbsp;? <em>Oxana &nbsp;est </em>&nbsp;le portrait réussi d’une femme qui s’est battue, superbement interprétée par <strong>Albina Korzh,&nbsp; </strong>que la musique de <strong>Delphine Malaussena</strong> accompagner avec élégance et justesse.</p>



<p>Annie Gava</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le film sort en salles le 16 avril</mark></p>
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		<title>17 ans avec Peaches</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Mar 2025 06:47:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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		<category><![CDATA[Marie Losier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si vous ne connaissez pas Peaches, la « queen déjantée du punk-électro, véritable icône féministe et queer », Peaches Goes Bananas, le nouvel opus de Marie Losier, donne l’occasion de la découvrir. Et si cette chanteuse vous est familière, le portrait qui en est fait permettra de l’approcher un peu plus en tant qu’artiste, mais aussi en [&#8230;]</p>
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<p>Si vous ne connaissez pas Peaches, la « <em>queen déjantée du punk-électro, véritable icône féministe et queer</em> », <em>Peaches Goes Bananas</em>, le nouvel opus de <strong><a href="https://www.instagram.com/losier.marie/">Marie Losier</a></strong>, donne l’occasion de la découvrir. Et si cette chanteuse vous est familière, le portrait qui en est fait permettra de l’approcher un peu plus en tant qu’artiste, mais aussi en tant que femme. La cinéaste, qui l’a rencontrée dans les coulisses d’un spectacle, l’a suivie pendant 17 ans.</p>



<p>Extraits de spectacles, fans en délire, tenues excentriques et sexuellement très connotées, préparatifs en coulisses, séances de maquillage, essais de sonorisation, archives personnelles, à Toronto, Ghent, Paris, Berlin… ainsi débute le film. La caméra mobile, souvent proche de l’artiste et de la scène, suit les tournées de cette artiste hors normes. Marie Losier, on le voit, adore les performances déjantées de cette femme qui déborde d’énergie, ses chapeaux en forme de vagins, ses danseurs dans leurs sous-vêtements couleur chair, les seins et les clitoris suspendus au-dessus de la foule… «<em> Les gens disent que grâce à moi, ils se sentent mieux dans leur corps </em>»,lui a confié l’artiste.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>À la pelloche </strong></mark></p>



<p>Mais elle a su aussi approcher la touchante Peaches qui s’occupe, de près et de loin, de Souri, sa sœur bien aimée, atteinte d’une sclérose en plaques depuis ses vingt ans. Le film la montre, couchée à ses côtés, chantant ensemble, faisant des grimaces ou une course dans un couloir, Souri en fauteuil roulant&nbsp;; Souri, morte depuis.</p>



<p>Le tout est filmé avec une vieille caméra Bolex&nbsp;: «<em> On ne voit pas ce qu’on filme, donc on se concentre sur l’instant, et puis on découvre toutes sortes de surprises quand on obtient le résultat.&nbsp;</em>» Un résultat qui ne manque certainement pas de (belles) surprises pour le spectateur aussi.</p>



<p>ANNIE GAVA</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong><em>Peaches Goes Bananas</em>, de Marie Losier<br>En salles le 5 mars</strong></mark></p>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema/">Cinéma ici </a></p>
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		<title>Écrire à l’italienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Nov 2023 09:11:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le nom de Jean-Baptiste Andrea, déjà primé par différentes institutions célébrant la littérature exigeante et grand public – le Femina des lycéens, le Grand Prix RTL-Lire – se faisait déjà familier ces dernières années. Et ce même si la carrière de romancier de cet auteur touche-à-tout demeure assez récente&#160;: quatre romans parus entre 2017 et [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le nom de <strong>Jean-Baptiste Andrea</strong>, déjà primé par différentes institutions célébrant la littérature exigeante et grand public – le Femina des lycéens, le Grand Prix RTL-Lire – se faisait déjà familier ces dernières années. Et ce même si la carrière de romancier de cet auteur touche-à-tout demeure assez récente&nbsp;: quatre romans parus entre 2017 et 2023, tous aux très réputées éditions de l’Iconoclaste. Repéré par la fondatrice et directrice de la maison, Sophie de Sivry, décédée au printemps dernier, il était devenu le premier et ultime primo-romancier consacré par ses soins. Mais avant de se lancer en littérature, l’ex-diplômé de Sciences Po et de l’ESCP aura pris son temps. Né en 1971, il abandonne tout au tournant de la vingtaine pour des petits boulots de traduction aux éditions Harlequin, avant de se dédier à l’écriture de scénarios et à la réalisation de films proches du cinéma de genre. Voire même de l’horreur, ou du moins le fantastique, au cœur de son premier film <em>Dead End,</em> qu’il tourne en 2002 à Los Angeles. Il explore également les ressorts de la comédie policière, versant noir, dans <em>Big Nothing</em>, sorti en 2006 et comptant notamment David Schwimmer à son casting. Suivront en France la comédie horrifique très «&nbsp;teen&nbsp;» <em>Hellphone </em>réalisée par James Huth en 2007, avec un Jean-Baptiste Maunier à peine sorti de l’enfance, puis <em>La Confrérie des larmes</em> en 2013, thriller paranoïaque porté par Jérémie Rénier et Audrey Fleurot. C’est toujours la solidité de l’écriture que l’on salue, et l’efficacité d’un dispositif fait de rebondissements et révélations tenant le spectateur en haleine, à défaut de le convaincre complètement.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Poser le décor</mark></strong></p>



<p>Dans chacun de ces récits, c’est également le goût cinématographique du décor et le penchant pour l’immersion qui emportent. Cette Italie et ses palais génois tant admirés par le jeune et désargenté Mimo, personnage central de <em>Veiller sur elle</em>, en constitue plus que le cadre&nbsp;: le centre, l’identité même. Celle de ces ancêtres, qui ont si bien connue l’Italie où «&nbsp;orangers, citronniers et bigaradiers s’étendaient à perte de vue. […] <em>Impossible de ne pas s’arrêter, frappé par le paysage coloré, pointilliste, un feu d’artifice mandarine, melon, abricot, mimosa, fleur de soufre, qui ne s’éteignait jamais.</em>&nbsp;» Le goût du style et de la langue passe, pour Andrea, avant tout par l’image. Saturé de paysages aussi somptueux que l’histoire qui se dessine se fera tortueuse, <em>Veiller sur elle </em>se traverse comme autant de scènes de reconstitution soignées. Les personnages s’y font eux aussi hauts en couleur&nbsp;: Mimo Vitaliano, sculpteur en herbe à peine haut d’1 mètre 40 et né sans le sou, croisera le chemin de Viola Orsini, riche héritière à qui l’on aura que trop rappelé que son genre l’assigne au silence. La petite histoire, celle d’un amour d’enfance trop pur et trop à rebours des conventions sociales pour triompher, est sans doute ce qui marquera le plus durablement dans <em>Veiller sur elle</em>, plus encore que la grande accompagnant l’Italie de l’entre-deux-guerres aux années 1980, un peu plus convenue. Depuis <em>Ma Reine</em>, c’est encore et toujours de ces liens inaltérables d’amour et d’amitié que veut nous parler Jean-Baptiste Andrea, lui qui a à cœur de «&nbsp;parler de la beauté du monde&nbsp;», y compris en se frottant à l’histoire du fascisme.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une œuvre sans auteur ?</mark></strong></p>



<p>C’est au grand bonheur du président du jury Didier Lecoin, qui lui aura accordé son double vote, que le prix Goncourt s’est vu attribuer à cet auteur dont le goût du romanesque et de la fresque tranche quelque peu avec l’autofiction intime et âpre primée l’an dernier – <em>Vivre vite</em>, qui consacrait l’autrice Brigitte Giraud. Quitte à faire grincer quelques dents&nbsp;: devrait-on y voir le triomphe d’un académisme suranné, au détriment du style, de l’expérimentation, en bref, de tout ce qui fait la littérature&nbsp;? Quelques phrases lâchées çà et là par Andrea desservent allègrement sa cause&nbsp;: «&nbsp;<em>Ce qui m’intéresse, c’est de disparaître de mes livres. Des anecdotes que je distille dans la narration jusqu’au style&nbsp;: il ne faut pas qu’on me sente écrire.</em>&nbsp;» À moins qu’on y lise avant tout des gages de pudeur et de modestie&nbsp;: deux qualités bien trop rares pour qu’on les disqualifie d’un revers de la manche.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse">Jean-Baptiste Andrea était présent à la librairie Un Point Un Trait à Lodève le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">jeudi 16 novembre.</mark></pre>
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		<title>La lutte et sa mémoire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Aug 2023 12:37:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Difficile, pour Christian de Leusse, de se souvenir de quand et pourquoi il a décidé de conserver tant d’archives. «&#160;J’ai toujours accumulé, emmagasiné. Cela remonte peut-être à ma formation à Sciences Po, et à cette habitude à laquelle nous incitaient tous nos professeurs&#160;: acheter Le Monde tous les jours. Mais, dès mon entrée dans la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Difficile, pour <strong>Christian de Leusse</strong>, de se souvenir de quand et pourquoi il a décidé de conserver tant d’archives. «<em>&nbsp;J’ai toujours accumulé, emmagasiné. Cela remonte peut-être à ma formation à Sciences Po, et à cette habitude à laquelle nous incitaient tous nos professeurs&nbsp;: acheter </em>Le Monde <em>tous les jours.</em> <em>Mais, dès mon entrée dans la vie homosexuelle, j’ai ressenti le besoin, la manie de conserver des documents. J’ai vécu seul durant l’écrasante majorité de ma vie, et j’ai heureusement bénéficié d’un espace suffisamment grand pour stocker ces ressources qui s’accumulaient. Mais mes invités me demandaient souvent d’où me venait cette manie.&nbsp;» </em>Aujourd’hui, les quelques quarante années conservées rue d’Aix semblent malgré tout à l’étroit&nbsp;: ils seront bientôt transférés au 94 boulevard de la Libération. L’association fondée par ses soins, <strong><em>Mémoire des sexualités</em></strong>, et dont il est aujourd’hui le co-secrétaire, entend dédier ce lieu à la conservation et à la consultation «<em>&nbsp;raisonnée</em>&nbsp;»de ces archives, qui «<em>&nbsp;doivent être partagées mais aussi protégées, coûte que coûte&nbsp;</em>». Le projet, qui ambitionne également de faire de ce lieu un espace de vie et d’accueil, fait actuellement l’objet d’une campagne d’appel aux dons sur HelloAsso.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une série d’avancées</mark></strong></p>



<p>C’est en 1979 que le militant rejoint le Groupe de Libération Homosexuelle avec grand fracas – il sera outé, cette année-là, par un reportage peu scrupuleux de <em>Paris Match</em>. Il constate très vite l’absence criante d’une documentation dédiée à la question. «<em>&nbsp;L’association conserve à l’époque une petite année d’archives. Je l’enrichis durant les années suivantes de tous les documents que je trouve.&nbsp;</em>»La tâche est alors, de son propre aveu, plutôt aisée, puisque les publications dédiées à l’homosexualité sont réduites à <em>«&nbsp;portion congrue. Il y avait </em>Gai Pied, Homophonie, Le Journal Lesbien<em>… et c’est à peu près tout. Aujourd’hui, on recense près de 77 marches des fiertés. 77&nbsp;! Marseille avait emboîté le pas à Paris en 1994 – et j’y étais, bien entendu&nbsp;! On est passés, en trente ans, de deux villes à 77&nbsp;!&nbsp;</em>»Le militant de la cause homosexuelle, mais pas que, aujourd’hui âgé de 77 ans, a vu avec bonheur <em>«&nbsp;les nouvelles initiales se greffer au L et au B, et les publications dédiées se diversifier, à l’infini&nbsp;!&nbsp;»</em>. Il y a environ cinq ans, de «<em>&nbsp;jeunes militants formidables&nbsp;</em>»le convainquent de céder ces archives, précieuses avant tout pour la perspective, vertigineuse, qu’elles offrent sur l’Histoire des luttes et des «<em>&nbsp;nombreuses victoires&nbsp;et séries d’avancées </em>»des LGBTQIA+. «<em>&nbsp;On ne peut comprendre les luttes passées, comme celles d’aujourd’hui d’ailleurs, qu’en arborescence.&nbsp;</em>»Le site <em>Mémoire des sexualités</em>, qu’il alimente abondamment, établit une chronologie documentée et problématisée de ces luttes. Il rit sous cape à plusieurs reprises, notamment lorsqu’il mentionne son dernier dossier, <em>Gaudin et les pédés</em>, qu’il se réjouit avec une joie enfantine de voir répertorié en ces termes sur Google.</p>



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<p>À le voir s’y plonger, commenter, se reprendre, on conçoit l’étendue de cette connaissance dédiée aux personnalités marquantes, politiquement comme culturellement. Le souvenir de l’un convoque celui de l’autre, et la conversation rebondit très vite, sur tel fondateur de tel mouvement associatif, tel créateur d’un prix littéraire gay – dont il documente scrupuleusement les palmarès successifs. La joie demeure le maître mot de ces digressions et retours en arrière, que ne viennent jamais assombrir les pourtant tout aussi fréquentes tragédies. Les violences à l’égard des personnes LGBT n’ont «<em>&nbsp;hélas, toujours pas disparu.&nbsp;</em>», déplore-t-il en évoquant l’agression récente d’un couple de proches. On devine également que la question des déportations homosexuelles demeure un des combats les plus délicats de cet homme ayant imposé le dépôt d’une gerbe dédiée à la mémoire des homosexuels déportés le 30 avril&nbsp;: «<em>&nbsp;Encore aujourd’hui, je suis confronté à ces gens me disant que </em>“très peu” <em>de personnes homosexuelles ont été déportées en France. Voire même pas du tout, à en croire certains se réfugiant derrière l’opacité de la bureaucratie française de l’époque en la matière.&nbsp;» </em>Il évoque le cas de Pierre Seel avec émotion&nbsp;: la documentation dédiée à la déportation compte parmi les plus importantes et les plus répertoriées de son site d’archives.</p>



<p>Tout aussi intéressant demeure le souvenir éclairé qu’il a des coulisses, scissionnistes et autres fausses pistes. Ces «<em>&nbsp;stigmatisations isolées qui parfois bloquent une série d’avancées&nbsp;: la réticence de certaines féministes radicales à une prise en charge de la prostitution, ou à la reconnaissance de la transidentité en font partie, à mon sens. Mais toutes les luttes n’ont pas toujours concordé, loin de là&nbsp;!</em>&nbsp;»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Tabous et blocages</mark></strong></p>



<p>Ces «<em>&nbsp;blocages&nbsp;</em>»qui, «<em>&nbsp;généralement, précèdent une avancée vers la tolérance&nbsp;</em>»n’ont rien d’exceptionnel. En témoigne la bienveillance sans faille des jeunes militants et militantes de la cause, lui qui a connu «<em>&nbsp;une séparation plus nette entre gays et lesbiennes, parfois mâtinée de mépris, de méfiance.&nbsp;</em>»Lui-même admet «<em>&nbsp;nourrir aujourd’hui une empathie et une gentillesse plus grandes à l’égard des personnes queer et trans. Moulé que j’étais dans ma propre culture, j’ai eu besoin d’évoluer, de me renseigner, de comprendre.&nbsp;</em>»Les similitudes entre la transphobie d’aujourd’hui et l’homophobie d’hier lui apparaissent aujourd’hui nombreuses&nbsp;: «<em>&nbsp;Une fois encore, la France gagnerait à moins se braquer sur une hostilité de principe et à jeter un œil là où les avancées ont lieu. Souvent, c’est en Espagne que ça se passe. La prise en compte de l’autorité parentale, et la possibilité de changer de genre dès 16 ans… Le voilà, l’avenir. En France, ce sont aujourd’hui les parents, et d’ailleurs souvent les mères, qui se débrouillent avec la transidentité de leur enfant, sans aide, sans soutien. Mais cela changera très vite, j’en suis sûr.&nbsp;</em>»<em>&nbsp;</em></p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>
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		<title>Erika Nomeni, à coups de cœur</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 May 2023 08:37:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[DJ Waka]]></category>
		<category><![CDATA[Éditions Hors d’Atteinte]]></category>
		<category><![CDATA[Erika Nomeni]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[L’Amour de nous-mêmes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La distance qui sépare Erika Nomeni de son héroïne Aloé est, de son propre aveu, très mince. «&#160;Peu de choses nous distinguent. La seule chose qui m’éloigne d’elle, c’est que je finis par l’abandonner à la fin du récit, sans savoir ce qui pourra lui arriver. Et que moi, je ne sais toujours pas quoi [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>La distance qui sépare <strong>Erika Nomeni </strong>de son héroïne Aloé est, de son propre aveu, très mince. <em>«&nbsp;Peu de choses nous distinguent. La seule chose qui m’éloigne d’elle, c’est que je finis par l’abandonner à la fin du récit, sans savoir ce qui pourra lui arriver. Et que moi, je ne sais toujours pas quoi faire de ma vie&nbsp;!&nbsp;»</em>. De nombreux éclats de rire ponctuent les confidences de cette autrice touche-à-tout, et tempèrent autant les élans d’enthousiasme que les poussées de désespoir. Tout semble à la fois drôle et tragique, à l’instar de cette scène d’ouverture nous présentant une Aloé «&nbsp;coincée chez [elle] entre les cafards et les punaises de lit&nbsp;», terrifiée à l’idée que la seconde espèce de nuisibles ouvre de nouveau la voie à la première. La définition qu’elle fait de Marseille, sa ville d’adoption après la banlieue parisienne où elle a atterri à son arrivée en France, est hautement métaphorique, et elle le sait&nbsp;: «&nbsp;<em>On refait les façades, mais à l’intérieur est toujours aussi crade.</em>&nbsp;»</p>



<p>Si <em>L’Amour de nous-mêmes </em>acte l’entrée d’Erika Nomeni en littérature, l’artiste touche-à-tout est déjà bien connue des Marseillais, sous le pseudonyme, entre autres, de DJ Waka&nbsp;:&nbsp; rappeuse, beatmakeuse, elle s’est également investie dans le milieu associatif et audiovisuel, chez Baham Arts ou encore à <em>Radio Galère</em>. L’envie d’écrire lui est apparue comme une évidence, et le choix de son sujet, hautement autobiographique et politique, également&nbsp;: «<em>&nbsp;Je ne me voyais pas écrire sur autre chose que l’amour.&nbsp;Je ne suis pas une universitaire&nbsp;: j’aime la fiction, c’est ce que je lis, c’est ce qui me travaille. </em>»À ce goût de lectrice répond le désir, concomitant, de faire apparaître les siens dans le cadre trop rare de la fiction, là où les racisé·e·s et les LGBTQIA+ se voient souvent cantonnés au cadre du documentaire ou du plaidoyer. «<em>&nbsp;Si on n’est que des objets d’étude, on n’existe pas vraiment. Ou du moins pas encore.&nbsp;</em>»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Convergence des douleurs</mark></strong></p>



<p>Aloé est, comme Erika, «&nbsp;une femme noire, queer, prolo et en surpoids&nbsp;». Des facteurs qui, loin de seulement s’additionner, se conjuguent, s’expliquent les uns les autres. Au sujet de ce corps mal-aimé, elle rappelle à quel point celui-ci a été façonné par des violences, sexuelles comme racistes&nbsp;: «&nbsp;À l’adolescence, j’ai pris le poids de l’immigration. Ma peau s’est déchirée, des vergetures sont apparues et, plus tard, se sont transformées en armure&nbsp;». Nombreuses sont les fulgurances qui jalonnent ce texte écrit sous forme de lettres à une interlocutrice mystérieuse. La rappeuse dans l’âme s’accroche au poétique, au symbole, à ce «&nbsp;je&nbsp;» brandi comme la garantie la plus évidente de sincérité. «<em>&nbsp;Il n’y a pas que des structures. Les traumatismes individuels, générationnels, sont toujours intriqués les uns dans les autres. Je voulais être le plus authentique possible.&nbsp;</em>»Rien n’est passé sous silence des fragilités et des appétits de cette Aloé – car il s’agit souvent de la même chose. Rares sont ceux qui ont aussi bien mis en mots l’hyperphagie, mais aussi le goût de l’alcool et des drogues en général pour panser le mal-être, y compris et surtout en société, et dans les milieux militants. Ces milieux où se rejouent souvent, de façon plus insidieuse, des mécanismes de violence bien trop familiers.</p>



<p>«<em> Cette difficulté d’être soi quand on nous demande de ne pas être, ou d’être en-dessous&nbsp;: c’est ce dont je voulais parler. Le cancre existe parce que le bon élève existe, et la norme ne peut exister que lorsque l’on fait exister la marge. Je voulais parler de comment certains espaces nous renvoient constamment à la marge, et nous demandent de jouer un rôle.</em> »<em>&nbsp;</em></p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Résistance</mark></strong></p>



<p>Les rapports amoureux n’échappent malheureusement pas, à en croire l’autrice et son héroïne cabossée, aux rapports de domination. Ceux-ci établissent des hiérarchies entre les <em>dark </em>et <em>light skin</em>, entre l’homme, «&nbsp;gentil chasseur&nbsp;» et la «&nbsp;bonne proie&nbsp;», entre les blancs et les noirs, entre les hétéros et les queers, entre les cis et les trans. De quoi nourrir indéfiniment la misère sexuelle, la vraie, celle qui est avant tout affective&nbsp;; ce «&nbsp;sentiment d’avoir trop d’amour à vendre sur le marché de l’amour&nbsp;» dont souffre Aloé. Un lexique bienvenu explicitera les différentes catégories auxquelles les personnages se voient assujettis, non sans humour ou distanciation. Avec une mention spéciale pour le «&nbsp;conficrush&nbsp;», c’est-à-dire le&nbsp;«&nbsp;coup de cœur en lien avec le confinement&nbsp;». Le terme le plus passionnant demeure cependant celui d’«&nbsp;afroqueer&nbsp;», certes encore imparfait, mais indispensable «&nbsp;<em>ne serait-ce que parce que, quand tu mets le terme </em>«<em>&nbsp;afro&nbsp;</em>»<em> quelque part, c’est tout de suite plus beau&nbsp;!&nbsp;»</em>. Et surtout parce qu’il nous rappelle «&nbsp;<em>à quel point la noirceur est associée à la masculinité.&nbsp;Quand je croise de l’animosité dans la rue, je ne sais pas si elle vient du fait que je suis noire, grosse, queer… Mais la plupart du temps, on me mégenre, on me dit </em>“monsieur”<em>. Ce que je trouve assez drôle. Mais je sais que cela arrive très souvent à des femmes noires très féminines, très apprêtées, minces, maquillées, qui ont les cheveux longs…&nbsp;</em>»</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/05/nomeni_amour_couv.jpeg?resize=149%2C255&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-119133" width="149" height="255"/></figure>
</div>


<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vers l’avenir</mark></strong></p>



<p>Aujourd’hui, les lignes bougent, y compris pour cette autrice trop souvent malheureuse en amour, et désormais plus sollicitée. «<em>&nbsp;En étant moins invisible, je ne m’attendais pas à devenir un objet à posséder.&nbsp;Je me rends compte que personne n’a envie de risquer d’être déplacé, de se sentir dépassé.&nbsp;</em>»Lors de la transition de Mario, cet «&nbsp;amimour&nbsp;» qui est peut-être le seul, le vrai, Aloé se découvre «&nbsp;comme une dominante, capable d’être transphobe&nbsp;». La tentation de la revanche socio-amoureuse existe, et avec elle celle du proverbe qui <em>«&nbsp;invite à préparer deux tombes</em>&nbsp;». Mais l’autrice ne se pense pas très douée pour la revanche. Et on espère qu’elle nous redonnera à lire de ses nouvelles, le plus tôt possible.</p>



<p>SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>L’Amour de nous-mêmes, </em><strong>Erika Nomeni</strong>&nbsp;<br>Éditions Hors d’Atteinte - 19 €<br></pre>
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		<title>La trempe d’une reine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Dec 2022 12:23:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a une reine de la trap, quelque part cachée dans son bunker varois. Cette reine, c’est Trampqueen, ou Delphine à ville, une artiste qui manie l’art des mots, comme du son, avec une fraîcheur et une sensibilité détonantes. Une originalité qui découle certainement de ses influences contrastées, entre rap et grunge, films de [&#8230;]</p>
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<p>Il y a une reine de la trap, quelque part cachée dans son bunker varois. Cette reine, c’est <strong>Trampqueen</strong>, ou Delphine à ville, une artiste qui manie l’art des mots, comme du son, avec une fraîcheur et une sensibilité détonantes. Une originalité qui découle certainement de ses influences contrastées, entre rap et grunge, films de zombies et <em>Mary Poppins</em>. C’est ce cocktail qui est à l’affiche le jeudi 15 décembre à l’Usine à Gaz, à Cuers, avant de sortir quelques jours plus tard un nouveau titre.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une histoire de clown</mark></strong><br>À bientôt la trentaine, Trampqueen est une artiste jeune. Par l’âge certes, mais aussi par son parcours musical, qui l’a vu éclore sur scène il y a seulement un an. En aout 2021, elle n’a fait que deux concerts, un dans un garage, un autre dans un appartement «&nbsp;<em>devant une vingtaine de personne</em>&nbsp;», dit-elle. Elle a aussi sorti une première mixtape quelques mois plus tôt… le 25 décembre 2020. Mais c’est sur Instagram, où elle est très active, qu’elle se fait repérer. «&nbsp;<em>Un jour, une clown s’abonne à mon compte, et il se trouve que c’était la co-présidente de l’Atom Festival</em>.&nbsp;» Sur les bases de sa seule mixtape au son voodoo-trap, comprendre du rap à l’énergie punk, le festival proche de Carcassonne invite cette artiste à venir se produire le 28 aout 2021. «<em>&nbsp;C’était excellent, c’est à ce moment-là que j’ai compris ce que je voulais faire.</em>&nbsp;»&nbsp;</p>



<p>Cette première étape franchie, elle enchaine alors les concerts. Toujours accompagnée de <strong>Liquid Jane</strong> (backeuse et manageuse) et <strong>John Cooltrain</strong> (ingé-son), on l’a vue à la <em>Guinguette Sonore</em> d’Istres, au Ground Zero à Lyon, au Makeda et à La Mesón à Marseille… Sur scène, Delphine se transforme en Trampqueen, un personnage qu’elle a construit dès le début du projet. «&nbsp;<em>Pour moi Trampqueen est une reine post apocalyptique qui vit dans son bunker, coupée du monde, pour se protéger de l’extérieur.</em>&nbsp;» Un bunker dont elle ne sort que pour les concerts. «&nbsp;<em>Sur scène c’est comme la transe, tu t’oublies toi-même, c’est le seul moment dans la société où on peut être plaintif, agressif, faire ce que l’on veut, parce qu’on peut l’excuser par l’art, se cacher derrière.&nbsp;</em>»</p>



<p>Cette démarche d’incarnation descend de son goût pour le cinéma, dont elle se prédestinait plus jeune. «<em>&nbsp;Je me suis rendu compte que j’allai peut-être mettre dix ans à faire un film, alors qu’en une soirée je faisais trois sons. J’avais besoin de créer compulsivement et c’était le média le plus rapide pour moi.&nbsp;</em>»&nbsp;</p>



<p>Dans la foulée de son concert à Cuers, elle s’apprête à sortir un nouveau titre. Encore un 25 décembre, deux ans jour pour jour après sa première mixtape. Après une trêve hivernale loin des scènes, son année 2023 s’annonce chargée&nbsp;: un double EP qu’elle compte produire avec son équipe, et une tournée qu’elle est train de booker elle-même. De quoi prendre la lumière qu’elle mérite, hors de son bunker cette fois.&nbsp;</p>



<p>NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Trampqueen</strong> était en concert le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 décembre</mark>&nbsp;à l’Usine à Gaz, Cuers</pre>
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		<title>Siska, une tête chercheuse </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Dec 2022 17:29:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
		<category><![CDATA[A Woman’s Tale]]></category>
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		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce vendredi 2 décembre Siska a un problème. Son oreille est bouchée et elle doit voir un ORL. Ce mal classique des musiciens aurait pu faire annuler l’interview, mais elle tient sans aucune hésitation son engagement&#160;: «&#160;J’irai lundi matin…&#160;», dit-elle élégamment. Voilà maintenant quelques jours qu’elle occupe La Mesón, la salle du centre-ville de Marseille, [&#8230;]</p>
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<p>Ce vendredi 2 décembre <strong>Siska</strong> a un problème. Son oreille est bouchée et elle doit voir un ORL. Ce mal classique des musiciens aurait pu faire annuler l’interview, mais elle tient sans aucune hésitation son engagement&nbsp;: «&nbsp;J’irai lundi matin…&nbsp;», dit-elle élégamment.</p>



<p>Voilà maintenant quelques jours qu’elle occupe La Mesón, la salle du centre-ville de Marseille, où elle invite les vendredi 9 et samedi 10 décembre à deux soirées qu’elle prépare avec excitation. Il y aura son groupe <strong>No Night In Zion</strong> le premier soir et, point d’orgue du week-end, un duo piano-voix avec <strong>Cathy Escoffier</strong> le lendemain. Une rencontre étonnante, entre une artiste qui a grandi et appris son art dans les conservatoires, et Siska, dont l’aventure musicale, construite en autodidacte, a commencé à quelques mètres à peine de La Mesón.&nbsp;</p>



<p>Sourire éternellement vissé aux lèvres, Siska pointe le premier étage du 63, rue Consulat. «&nbsp;<em>Je ne reconnais pas la porte mais c’était ici&nbsp;!&nbsp;</em>» Ici, c’est l’endroit où elle habitait «&nbsp;<em>en communauté&nbsp;</em>», au début des années 1990. « <em>Je vivais avec des musiciens, on était une dizaine et on faisait tout ensemble&nbsp;</em>». Avec eux, Siska rencontre des «&nbsp;<em>frères</em>&nbsp;» et monte son premier groupe Axxam, avec lequel elle fait ses débuts dans les bars du coin. «&nbsp;<em>On était plus nombreux sur scène que dans le public</em>&nbsp;», sourit-elle.&nbsp;</p>



<p>Au même moment, elle crée avec cette bande un nouveau rendez-vous dans le quartier de Noailles. Ce sera la première édition du <em>Festival du Soleil</em>, devenu par la suite la fête la plus importante du quartier – un 14 juillet sauce épicée – aujourd’hui disparu, mais qui lui a permis une rencontre décisive.&nbsp;</p>



<p>Alors qu’ils ont rencardé de nombreux groupes pour participer à cette soirée, au dernier moment tous annulent, sauf un. Ce groupe, c’est Les Guenilles, «&nbsp;<em>des petits blancs avec des dreads&nbsp;</em>» descendus de Serre-Chevalier. Forcément, au début, ils sont pris «&nbsp;<em>de haut&nbsp;</em>», mais l’ambiance tourne vite quand ils commencent à jouer. «&nbsp;<em>C’était le feu.</em> <em>Je n’avais jamais vu des mecs sauter comme ça sur scène, ils nous ont tous calmés.&nbsp;</em>» Dans ce groupe il y a un certain Julien Soupa Ju, avec qui elle va fonder Watcha Clan et, plus tard, une famille.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/12/SLP08961-Edit-1.jpg?resize=683%2C1024&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-117708" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/12/SLP08961-Edit-1.jpg?resize=683%2C1024&amp;ssl=1 683w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/12/SLP08961-Edit-1.jpg?resize=200%2C300&amp;ssl=1 200w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/12/SLP08961-Edit-1.jpg?resize=696%2C1044&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/12/SLP08961-Edit-1.jpg?resize=280%2C420&amp;ssl=1 280w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/12/SLP08961-Edit-1.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w" sizes="auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Charlie Kapagolet – Agence Jam Teery</figcaption></figure>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un coup de fil qui change tout&nbsp;</mark></strong><br>Une quinzaine d’années plus tard, nous voilà sur la scène du festival <em>Fusion</em> à Berlin. C’est un des plus grands rendez-vous de musique underground et Watcha Clan y est programmé pour la troisième fois. Siska, qu’on appelle alors Sista Ka, est la chanteuse charismatique de ce groupe à succès, qui donne en moyenne cent concerts par an dans toute l’Europe. Mais si ce concert devait être formalité pour elle, ce soir-là, il se passe quelque chose&nbsp;: Siska a les yeux humides quand elle monte sur le plateau.&nbsp;</p>



<p>Quelques minutes plus tôt, elle a eu sa fille au téléphone. Elle fête alors son premier anniversaire, loin d’elle, à Marseille. «&nbsp;<em>J’ai craqué, je sentais que je loupais un truc.</em>&nbsp;» Au moment de monter sur scène, sa décision est prise&nbsp;: Watcha Clan, c’est terminé. Paradoxalement, ce concert est selon elle une de ses meilleures performances, joué avec cette énergie d’une aventure qui touche à sa fin.</p>



<p>De l’énergie, il lui en a fallu toutes ces années passées sur la route. «&nbsp;<em>Un soir on était à Istanbul, le lendemain en Alsace.</em>&nbsp;» Chaque membre du groupe a ses petites astuces pour lutter contre la fatigue et la monotonie. «&nbsp;<em>L’un c’était la prière, l’autre son instrument, et moi le yoga.&nbsp;» </em>De ces années, elle en garde un souvenir vivace.«<em>&nbsp;C’est une chose que ça marche musicalement dans un groupe. Mais après il faut vivre sur la route, dans la voiture. Et nous on était une vraie famille.&nbsp;</em>»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Nomade à sédentaire</mark></strong><br>Quand vient le moment de tout arrêter, ce n’est pas si évident. Elle doit réapprendre la vie quotidienne, se sédentariser, faire ses courses… mais elle s’occupe de sa fille. Une petite qui jusqu’à présent appelait sa grand-mère «&nbsp;maman&nbsp;». Cette nouvelle étape de sa vie va aussi nourrir son nouveau projet musical.&nbsp;</p>



<p>Car si le groupe est terminé, l’envie de rejouer pointe très vite. «&nbsp;<em>La musique ne s’arrête jamais, elle est toujours en toi, et puis il faut bien gagner sa vie.&nbsp;</em>» Elle commence alors la composition de son album <em>A Woman’s Tale</em>, puis cinq ans plus tard de <em>Mauvaise graine</em>, dans lesquels elle raconte sa vie de femme, affiche aussi une sensualité qu’elle avait souvent cachée, peut-être due à son enfance passée dans les Quartiers Nord de Marseille, au Merlan.</p>



<p>Les paroles changent, la musique aussi&nbsp;; comme dans sa vie, le rythme ralenti. Fini la jungle et la drum and bass de Watcha Clan, place désormais à une trip-hop lancinante empreinte de soul. Une musique qu’elle compose dans sa nouvelle maison, proche de la mer et des Goudes, loin des tumultes du centre-ville.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/12/SLP09002-Edit-1.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-117709" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/12/SLP09002-Edit-1.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/12/SLP09002-Edit-1.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/12/SLP09002-Edit-1.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/12/SLP09002-Edit-1.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Charlie Kapagolet – Agence Jam Teery</figcaption></figure>



<p>Si au départ, elle souhaite couper avec ses anciens compagnons pour démarrer ce projet, elle comprend vite que Clément, du Watcha Clan, lui est indispensable. Frère de Julien Soupa Ju, il a intégré le groupe quand il en était à ses balbutiements. Très doué dans tous les styles de musique, Siska le présente comme un «&nbsp;<em>cadeau des dieux&nbsp;»</em>. Aujourd’hui, elle échange avec lui les morceaux qu’elle compose dans ce que cette docteure en économétrie appelle «&nbsp;<em>son labo de recherche&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p>C’est dans ce studio à domicile que Siska termine actuellement la composition de son prochain album. Un retour à ses premiers amours reggae qu’elle écrit en pensant à son ami Joby alias Ras Jahby, personnage central du reggae marseillais décédé en 2021. Quand elle l’évoque, pour la première fois son visage toujours radieux s’assombrit quelque peu. C’est à ce moment que Krystle Warren arrive pour les balances de son concert qu’elle donne le soir-même à La Mesón. Siska doute qu’elle la reconnaisse, alors même que la chanteuse américaine a fait des chœurs sur son album. Humble, elle s’approche timidement vers Krystle qui la remet immédiatement. Un échange cordial a lieu, mais il est temps pour Siska de rentrer chez elle, retrouver sa maison et son quotidien de sédentaire, qu’elle tient aujourd’hui à préserver.&nbsp;</p>



<p>NICOLAS SANTUCCI &nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse">Carte blanche à <strong>Siska</strong><br>Projection du film<strong> <em>Le Premier Rasta</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">8 décembre<br></mark>Les Variétés, Marseille<br><br><strong>No Night In Zion</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 décembre<br></mark><br><strong>Siska &amp; Cathy Escoffier</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">10 décembre<br></mark>La Mesón, Marseille<br><a href="http://lameson.com">lameson.com</a></pre>
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		<title>Dans les voyages de Meryem Koufi </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Dec 2022 09:27:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sur la scène de l’auditorium de la Cité de la Musique de Marseille, deux artistes et deux instruments se font face&#160;: la kouitra de Meryem Koufi et le mandole-luth d’Hakim Hamadouche. Facétieux, ce dernier s’estime être «&#160;à la rue&#160;» pour ce premier jour de résidence. Rien pourtant dans ce qu’ils jouent ensemble ne saurait laisser [&#8230;]</p>
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<p>Sur la scène de l’auditorium de la Cité de la Musique de Marseille, deux artistes et deux instruments se font face&nbsp;: la kouitra de <strong>Meryem Koufi</strong> et le mandole-luth d’<strong>Hakim</strong> <strong>Hamadouche</strong>. Facétieux, ce dernier s’estime être «&nbsp;<em>à la rue&nbsp;</em>» pour ce premier jour de résidence. Rien pourtant dans ce qu’ils jouent ensemble ne saurait laisser penser une telle chose. D’ailleurs Meryem Koufi sourit et le tempère. Elle a invité l’ancien acolyte de Rachid Taha pour l’accompagner sur cette nouvelle création, en hommage aux voix féminines de la musique arabo-andalouse. Celles de Reinette l’Oranaise ou d’Alice Fitoussi qui ont toutes deux bercé son enfance. Un retour aux sources pour cette artiste algéroise installée en France, qui navigue depuis dix ans dans les sonorités <em>flamencas</em>.</p>



<p>Si cette soirée convoque la musique et les figures tutélaires de son enfance, Meryem Koufi, chanteuse-musicienne, nourrit son art de ses nombreux voyages. Une aventure qui commence quand elle arrive en France en 2004. «&nbsp;<em>Je faisais une fac de musicologie en Algérie, et j’ai collaboré avec une compagnie française à l’occasion de l’année de l’Algérie en France en 2003.&nbsp;</em>» À la suite de cette expérience, elle décroche une bourse du gouvernement français et s’installe à Besançon, en Franche-Comté. Et si elle rit quand on lui fait remarquer que la transition entre la douceur algéroise et la rigueur hivernale de cette région a dû être difficile, elle en garde un très bon souvenir. «&nbsp;<em>C’était une époque très riche de ma vie, je découvrais plein de choses, je rencontrais des musiciens…&nbsp;</em>» Nait alors un goût du voyage qui ne la quittera plus.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Excursions musicales</mark></strong><br>Comme en 2005, quand la compagnie Altérité avec laquelle elle collabore à Besançon, lui propose de partir de Inde pour mettre en musique des poèmes soufi qu’elle venait de découvrir. Elle rencontre alors Nishit Mehta avec qui elle monte le spectacle <em>Chemin de soie</em>, qui a depuis tourné en Inde et en France et fait l’objet d’un disque. «&nbsp;<em>Quand je suis arrivée dans ce pays j’étais très jeune, ça a été une découverte majeure pour la jeune musicienne que j’étais. C’était une explosion de couleurs, de saveurs et de liens très forts que j’ai gardés.&nbsp;</em>» Elle y retourne depuis ponctuellement, un «&nbsp;<em>repère</em>&nbsp;» pour elle.&nbsp;</p>



<p>Son autre repère, c’est l’Espagne. Pays où elle voyage aussi régulièrement, puisqu’elle se forme auprès Eduardo Rebollar, son «&nbsp;<em>maestro</em>&nbsp;» comme elle l’appelle. «&nbsp;<em>Dans ces musiques, ce qu’on nous transmet, c’est plus qu’un enseignement musical, c’est un enseignement autour de la vie, de l’humain.&nbsp;</em>» Aujourd’hui encore, quand on lui demande pourquoi elle est tombée dans le flamenco, elle ne sait que répondre. «&nbsp;<em>Je n’arrive toujours pas à m’expliquer la fascination, la passion et l’engagement que j’ai pour cette musique. Ce n’était pas ma formation initiale, mais quand j’en joue, je sens que je suis chez moi.&nbsp;</em>»&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’appel du Sud&nbsp;</mark></strong><br>C’est d’ailleurs pour se rapprocher du pays du flamenco qu’elle s’est installée à Arles en 2015, après dix ans passés à Paris. Une ville qu’elle découvre en 2013 après y avoir joué. Elle y repère des «&nbsp;<em>gitans flamencos d’Algérie&nbsp;</em>», des pieds noirs dont elle ne connaissait pas l’existence. De cette rencontre est née le spectacle <em>Mémoire des gitans et flamencos d’Algérie </em>qu’elle a joué dans cette même salle où elle sera accompagnée cette fois d’Hakim Hamadouche</p>



<p>«&nbsp;<em>On a bu un coup après sa carte blanche au théâtre de l’Œuvre, et je lui ai dit que ce serait bien qu’on fasse une résidence ensemble&nbsp;</em>», explique Meryem. Le hasard faisant bien les choses, Manu Théron, musicien et programmateur de la Cité de la Musique, l’appelle deux semaines plus tard pour lui proposer une résidence. Le soir même, elle soumet l’idée à Hakim&nbsp;: il est disponible. Ils se retrouvent donc tous les deux pour rendre hommage à ces figures importantes de la musique algérienne, et à ses grandes oubliées. Ils préparent «&nbsp;<em>un voyage, un retour à </em>[leurs]<em> premiers amours, l’arabo-andalou et le chaâbi qui en est un dérivé populaire, avec des sonorités flamencas et le rock, blues, punk d’Hakim.</em>&nbsp;»</p>



<p>NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Meryem Koufi et Hakim Hamadouche</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">1<sup>er</sup> décembre<br></mark>Cité de la Musique de Marseille<br><a href="http://citemusique-marseille.com">citemusique-marseille.com</a></pre>
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		<title>Hakim Hamadouche : du rock à la casbah    </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Nov 2022 16:39:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ce lundi 31 octobre, c’est le premier jour des répétitions. Hakim Hamadouche débarque au théâtre de la rue Thubaneau mandole-luth à la main, coiffé de son chapeau habituel, chemise bleue et pantalon assorti. Il est classe et décontracté, ni grand, ni petit, ni maigre, ni gros. Son charisme, c’est son regard&#160;: vif et malicieux. Alors [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Ce lundi 31 octobre, c’est le premier jour des répétitions. <strong>Hakim Hamadouche</strong> débarque au théâtre de la rue Thubaneau mandole-luth à la main, coiffé de son chapeau habituel, chemise bleue et pantalon assorti. Il est classe et décontracté, ni grand, ni petit, ni maigre, ni gros. Son charisme, c’est son regard&nbsp;: vif et malicieux. Alors qu’on recherche un espace pour lui tirer le portrait, il sort son instrument et commence à jouer. On comprend vite qu’il ne le quittera plus, acquiesçant en chanson toutes les directives de la photographe. Hamadouche virevolte, chante, joue, et tire frénétiquement sur sa clope électronique, témoignage d’un passé de bon fumeur. Il faut attendre un court silence pour lui poser une question. Il y répond sans détour, puis très vite, se remet à chanter, joue et retire sur sa clope électronique. En trente minutes, le constat est tiré&nbsp;: l’interview ne se fera pas assise mais debout, en marche et au rythme d’Hakim. Un rythme qui ne s’arrête jamais.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Musicien de mariages&nbsp;<br></mark></strong>Quand il arrive à Marseille en 1982, l’artiste n’a pas d’instrument à la main. Il vient pour étudier aux Beaux-Arts de Luminy, «&nbsp;<em>plasticien ou peintre, c’était ça mon truc.&nbsp;»</em> À cette époque, l’avenir est incertain. «&nbsp;<em>Je connais bien la ville, j’ai même dormi dehors&nbsp;</em>», souligne-t-il amusé. Même aujourd’hui, il ne s’en plaint pas&nbsp;: «&nbsp;<em>c’est facile quand on a la rage de faire quelque chose</em>&nbsp;». C’est d’ailleurs la faim qui le pousse à reprendre la chanson, cette musique qu’il voulait laisser derrière lui, en Algérie, dans une jeunesse rythmée par le chaâbi qu’il jouait lors des mariages. Mais au lieu de faire la plonge dans les restaurants comme ses camarades, lui préfère jouer «&nbsp;<em>et ça a marché.</em>&nbsp;» Il monte un premier groupe qu’il appelle Leïla Percussion, un mélange d’afro, de jazz et de brésilien. Puis un deuxième, Hakim Seillemar, «&nbsp;<em>Marseille à l’envers</em>&nbsp;». Se dessine déjà ce style qui le caractérise. De la musique aux multiples influences, où l’on ressent particulièrement ses racines algériennes et l’énergie punk-rock britannique. «&nbsp;<em>Je suis une éponge&nbsp;</em>». Hakim commence à jouer «&nbsp;<em>de partout</em>&nbsp;» à Marseille, comme dans la région, et se fait un nom. Un jour, on l’appelle pour jouer sur un disque et il monte à Paris. Au détour d’une rue, dans un bar, il fait alors une rencontre qui va changer sa vie.</p>



<p></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="869" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/11/UNEZBLN6-1.jpg?resize=696%2C869&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-117348" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/11/UNEZBLN6-1.jpg?w=700&amp;ssl=1 700w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/11/UNEZBLN6-1.jpg?resize=240%2C300&amp;ssl=1 240w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/11/UNEZBLN6-1.jpg?resize=696%2C869&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2022/11/UNEZBLN6-1.jpg?resize=336%2C420&amp;ssl=1 336w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Hakim Hamadouche © Malaika Mariejeanne &#8211; Agence Jam Teery</figcaption></figure>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">De Ramallah à San Francisco<br></mark></strong>«&nbsp;<em>C’est un ami en commun qui nous a</em> <em>présentés</em>&nbsp;». En 1991, Rachid Taha est déjà une star. Les Français l’ont découvert avec la reprise de <em>Douce France</em> de Charles Trenet par son groupe Carte de séjour. Il est beau, a plein de talent, et se lance en solo. Il cherche des musiciens et Hakim se rend disponible. «&nbsp;<em>J’ai laissé tout ce que je faisais pour suivre Rachid&nbsp;</em>». Un sacrifice qu’il ne regrette pas. «&nbsp;<em>J’ai beaucoup appris avec lui</em>. <em>Les années avec Rachid, c’était merveilleux.</em>&nbsp;» Si la plupart du temps Taha compose avec Steve Hillage du groupe Gong, il lui demande parfois d’écrire des morceaux. «&nbsp;<em>Un jour il m’a demandé de faire du Jimi Hendrix, du Beatles et du Amadou &amp; Mariam dans une même chanson.</em>&nbsp;» Deux heures plus tard, Hakim lui pond <em>Je t’aime mon amour</em>, à l’écoute duquel on retrouve distinctement toutes les volontés de l’artiste. Pendant vingt-huit ans, ils jouent ensemble dans cent-dix pays, de Ramallah à San Francisco. Et vivent l’intensité d’une tournée qui ne s’arrête jamais, où l’alcool comme les drogues sont au menu… Pour se préserver, Hakim a tout arrêté il y a dix-sept ans. «&nbsp;<em>Au début c’était difficile, mais je n’ai plus bu depuis. J’étais obligé, sinon je serais mort.&nbsp;</em>» Rachid, lui, n’a pas arrêté.&nbsp;</p>



<p>Il succombe dans la nuit du 12 septembre 2018 à une crise cardiaque, dans son sommeil. Il laisse son «&nbsp;armée mexicaine&nbsp;» – surnom qu’il a donné à ses musiciens – sans capitaine. Il est alors temps pour Hakim Hamadouche de prendre seul la lumière. «&nbsp;<em>Il faut bien que je vive</em>&nbsp;», lâche-t-il, presque désolé. Il sort un premier album sous son propre nom en 2020,&nbsp;<em>Live</em>, qu’il produit lui-même. La route continue, il compose pour le cinéma, le spectacle vivant. Et espère bientôt sortir un album électro, composé sur son ordinateur pendant le confinement, s’il arrive à réunir les fonds nécessaires. «&nbsp;<em>Je ferai peut-être un kisskiss machin</em>&nbsp;», comprendre un financement participatif sur internet.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><em>«&nbsp;C’est ma ville&nbsp;»</em><br></mark></strong>À Marseille, il vient pour une «&nbsp;carte blanche&nbsp;», à savoir deux concerts les vendredi 4 et samedi 5 novembre au Théâtre de l’Œuvre. Quatre de ses musiciens – ils sont huit habituellement – descendent de Paris pour l’occasion, le reste du groupe est composé de Marseillais. Des amis musiciens rencontrés pendant ses longues années passées dans la cité phocéenne. «&nbsp;C<em>’est ma ville, tous mes amis sont là.&nbsp;</em>» Même si le déroulé des soirées n’est pas encore réglé en ce premier jour de répétition, il prévoit un «&nbsp;<em>joyeux bordel</em>.&nbsp;» Un chanteur de raï sera présent, une poétesse… Si Hakim ménage le suspens, il ne peut pas cacher la présence de Manu Théron, Sam Karpienia et Gari Gréu, du Massilia Sound System, qui pousse la porte du théâtre. «&nbsp;<em>Oh tu manges toi&nbsp;?</em>&nbsp;», s’inquiète-t-il à la vue d’un Gari mince. On parle alors de nourriture de tournée, les souvenirs remontent, et Rachid –jamais bien loin dans son esprit – est de nouveau cité. Hamadouche embrasse ses invités qui arrivent tour à tour, il virevolte de nouveau, il est heureux. Ses amis sont là, et ils vont faire de la musique ensemble. Hakim n’en demande pas plus.</p>



<p>NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Hakim Hamadouche</strong> a donné deux concerts les <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">4 et 5 novembre</mark> <br>au Théâtre de l’Œuvre, à Marseille</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>À venir :</strong><br>Le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">1<sup>er </sup>décembre</mark> à la Cité de la musique de Marseille pour le concert de sortie de résidence de l'Ensemble Meryem Koufi</pre>



<p></p>
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		<title>Ornella Dussol, une héroïne de conte de fées… gitanes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Alice Rolland]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Nov 2022 09:57:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
		<category><![CDATA[Azyadé Bascunana]]></category>
		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[La Chouette Blanche]]></category>
		<category><![CDATA[Montpellier]]></category>
		<category><![CDATA[Occitanie]]></category>
		<category><![CDATA[Ornella Dussol]]></category>
		<category><![CDATA[Pink !]]></category>
		<category><![CDATA[Portrait]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Avec ses grands yeux clairs pétillants, sa chevelure couleur de nuit et son sourire des plus lumineux, Ornella Dussol a quelque chose d’une héroïne de conte de fées. Mais pas un conte de fée comme les autres. Plutôt une histoire bien ancrée dans le réel, avec une pointe de gouaille gitane, dont l’apogée se déroule [&#8230;]</p>
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<p>Avec ses grands yeux clairs pétillants, sa chevelure couleur de nuit et son sourire des plus lumineux, <strong>Ornella Dussol</strong> a quelque chose d’une héroïne de conte de fées. Mais pas un conte de fée comme les autres. Plutôt une histoire bien ancrée dans le réel, avec une pointe de gouaille gitane, dont l’apogée se déroule le 9 novembre dernier. Ce soir-là, la jeune femme de 30 ans monte sur la scène du théâtre Jean Vilar à Montpellier, à l’occasion de <a href="https://journalzebuline.fr/pink-la-petite-sirene-a-paillettes/">la première de <em>Pink !</em></a>, nouvelle création de la compagnie locale La Chouette Blanche. Ornella y joue son propre rôle : celui d’une jeune femme du quartier gitan de la Cité Gély qui réalise son rêve de petite fille de faire du théâtre. Au risque de déplaire à la communauté gitane, dans les normes de laquelle elle ne rentre pas complètement, ne serait-ce parce qu’elle a choisi de partir en quête d’émancipation au lieu de fonder une famille. Et puis d’habitude, ce sont les hommes qui prennent la parole.&nbsp;</p>



<p>Le théâtre se retrouve sur sa route un peu par hasard. En 2017, elle est embauchée par La Vista, salle située dans le quartier prioritaire de Figuerolles, pour s’occuper de l’accueil et de la billetterie, mais aussi pour de la médiation de quartier et de l’accompagnement des scolaires. Deux ans plus tard, le théâtre déménage un peu plus loin, au cœur du quartier gitan de la Cité Gély, lui aussi en zone prioritaire, dans l’enceinte d’une ancienne chapelle désacralisée aux vitraux multicolores. À deux pas de chez Ornella. Au même moment, Azyadé Bascunana, directrice de la compagnie La Chouette Blanche, débute une résidence au long cours dans les lieux avec un désir d’immersion dans cet univers gitan qui la fascine. La comédienne et metteure en scène organise des ateliers de théâtre et des «&nbsp;boums&nbsp;gitanes&nbsp;» réservées aux femmes du quartier dont elle collecte les paroles après avoir réussi à gagner leur confiance. Un jour, pendant un «&nbsp;<em>labo&nbsp;de recherche</em> », une séance de travail à laquelle elle invite plusieurs comédiens et comédiennes, Ornella se retrouve sur scène sans vraiment l’avoir planifié : «&nbsp;<em>Je croyais l’aider… et puis je suis restée !&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une rencontre qui fait «&nbsp;boum&nbsp;»</mark></strong><br>C’est le déclic, la jeune femme impressionne tout le monde. Y compris Marielle Rossignol, une photographe montpelliéraine qui s’intéresse de près au travail d’Azyadé Bascunana au sein de la communauté gitane. «&nbsp;<em>Je vois sur scène Ornella en train de lire du Tchekhov, elle n’a plus d’accent, c’est étrange. Je trouve que cette gitane a vraiment un truc : on ne voit qu’elle, elle est solaire.</em>&nbsp;» De toute évidence, Ornella a le spectacle dans le sang. Au propre comme au figuré : «&nbsp;<em>Du côté de son père, elle descend d’une grande famille de cirque originaire des pays de l’Est, les Kerwich. Mais ça, elle ne nous l’a pas dit tout de suite</em> », sourit Jonathan Chevalier, directeur du théâtre La Vista. Après avoir eu son accord, Marielle Rossignol commence à photographier la jeune gitane pour «&nbsp;<em>raconter son histoire</em>&nbsp;». Très vite, il y a un deuxième «&nbsp;<em>labo&nbsp;</em>» à l’occasion d’une résidence à Marseille au printemps 2021. C’est la première fois qu’Ornella sort de son quartier aussi longtemps. À la fin de la session, c’est décidé : l’apprentie-comédienne fera partie de la future pièce de la compagnie. «&nbsp;<em>Je cherchais le lien avec le réel tout en me posant la question de la légitimité. Ornella était le réel qui rentrait sur le plateau</em>&nbsp;», se remémore Azyadé Bascunana. Alors que réalité et fiction se mêlent dans la création, une grande place est laissée à une écriture de plateau sur-mesure : «&nbsp;<em>J’ai tout de suite été séduite par son vocabulaire, elle trimballe avec elle une langue, une parole brute qui devient poétique par les images qu’elle créé</em>&nbsp;». Un sens de la punchline à savourer à la ville comme au spectacle : «<em> La petite sirène, c’est mon Mickey préféré !&nbsp;</em>», «&nbsp;<em>Je n’ai pas le bon dictionnaire</em>&nbsp;», «&nbsp;<em>J’ai une vie très dramaturgique</em>&nbsp;»…&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La peur d’être jugée</mark></strong><br>Les premières représentations sont un véritable ascenseur émotionnel pour la débutante : «&nbsp;<em>Je n’ai pas réalisé jusqu’au jour J, j’ai pris ça pour un jeu. La veille, lors de la représentation scolaire, j’ai eu peur, je pleurais, je ne me sentais pas capable&nbsp;</em>». Une pression d’autant plus importante qu’elle ne souhaite pas, jusqu’à la première, que son entourage soit au courant. Sa mère fait partie des rares personnes à connaître son secret. «&nbsp;<em>Je leur ai caché jusqu’aux dernières minutes. Y’en a pas qui font du théâtre chez nous !</em>&nbsp;», souffle Ornella. Comme elle le dit dans le spectacle : «&nbsp;<em>j’ai peur d’être jugée, c’est comme ça chez nous.</em>&nbsp;» Avant de reconnaître, soulagée après un baptême du feu devant une salle comble parsemée de petits groupes de la communauté gitane, que «&nbsp;<em>ça leur a plu.</em>&nbsp;»</p>



<p>«&nbsp;<em>Finalement c’est maintenant que les choses commencent pour elle&nbsp;», </em>note Marielle Rossignol dont le projet photographique s’envisage maintenant sur la durée. «&nbsp;<em>J’ai envie de montrer ce que jouer sur scène change dans sa vie. </em>» Avec un défi : la jeune comédienne ne raffole toujours pas de se voir en photo. « <em>Il faut encore qu’elle apprenne à s’aimer</em>&nbsp;», remarque Azyadé Bascunana. Plusieurs dates sont prévues dans la région Occitanie, mais peut-être assez pour que <em>Pink !</em> puisse «&nbsp;<em>faire un carton</em>&nbsp;» selon les vœux d’Ornella dont les yeux brillent quand elle confie : «<em>&nbsp;Mon rêve est de jouer dans un film, par exemple la femme de Zorro, je kiffe !</em>&nbsp;». La route sera peut-être longue pour celle qui ne perçoit pas complètement sa métamorphose : «&nbsp;<em>Je ne réalise pas, je suis pas comédienne, je ne joue pas un rôle.</em>&nbsp;» Tout en étant reconnaissante des bonnes fées qui l’ont conduites au bon endroit au bon moment : «&nbsp;<em>Ça a été la chance de ma vie ! Je suis fière d’avoir réussi, de donner un autre regard sur les gitans. Et puis j’aide les autres femmes gitanes à réaliser leurs rêves.</em>&nbsp;» Une vraie fée gitane.&nbsp;</p>



<p>ALICE ROLLAND</p>
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