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	<title>Archives des Samia Chabani - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Samia Chabani - Journal Zebuline</title>
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		<title>Belsunce dans les oreilles </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 13:03:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis 25 ans, l’association Ancrages s’attache à préserver et à valoriser les mémoires des communautés immigrées. Sa coordinatrice, Samia Chabani (également collaboratrice de Zébuline) produit aujourd’hui une série de podcasts en partenariat avec Radio Grenouille pour faire entendre ces mémoires, quartier par quartier.  Les cinq premiers épisodes, réunis sous le titre Fi Khatar Belsunce («&#160;Hommage [&#8230;]</p>
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<p>Depuis 25 ans, l’<a href="https://ancrages.org">association Ancrages</a> s’attache à préserver et à valoriser les mémoires des communautés immigrées. Sa coordinatrice, <strong>Samia Chabani</strong> (également collaboratrice de <em>Zébuline</em>) produit aujourd’hui une série de podcasts en partenariat avec Radio Grenouille pour faire entendre ces mémoires, quartier par quartier. </p>



<p>Les cinq premiers épisodes, réunis sous le titre <em>Fi Khatar Belsunce</em> («&nbsp;Hommage à Belsunce&nbsp;») offrent chacun un point de vue différent sur l’histoire récente de ce quartier, à travers le récit d’un·e habitant·e – à commencer par <strong>Bouga</strong>, rappeur connu pour le titre culte <em>Belsunce Breakdown</em>.</p>



<p>Samia Chabani se concentre d’abord sur les activités commerciales dans le quartier, surnommé dans les années 1980 «&nbsp;le triangle d’or&nbsp;». Comme l’expliquent les commerçant·es interrogé·es – <strong>Halima Brahim</strong> et <strong>Nasser Sabeur</strong> – Belsunce était alors économiquement prospère, notamment grâce aux vacanciers algériens qui venaient y acheter des produits de consommation.&nbsp;</p>



<p>Iels décrivent également l’importance du commerce à la sauvette, les bazars, la répartition communautaire de l’activité (les Arméniens et la vente de chaussures, les juifs séfarades et la vente de gros…), et la possibilité d’une ascension économique et sociale.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Bande-son</mark></strong></p>



<p>La musique est également omniprésente dans les récits, et chaque interview est entrecoupée de titres de musique maghrébine et arabe. D’ailleurs, dans le troisième épisode, <strong>Mohamed Chabani</strong>, ancien vendeur de cassettes, explique l’importance de la musique pour les populations exilées, et décrit l’industrie musicale qui existait dans le quartier.&nbsp;</p>



<p>Le racisme, la précarité et les tensions avec les autorités sont sous-jacents dans nombre de leurs récits, mais n’en sont pas le cœur. Le podcast s’intéresse surtout à ce Belsunce prospère, de partage, dans lequel les différentes communauté «&nbsp;vivaient en bonne intelligence&nbsp;» comme le formule Mohamed Chabani.</p>



<p>Dans le dernier épisode, l’anthropologue <strong>Michel Peraldi</strong> offre un regard plus académique sur l’histoire et l’évolution du quartier, et met en lumière les dynamiques qui ont transformé le Belsunce prospère dont le podcast fait vivre la mémoire, en celui que nous connaissons aujourd’hui.</p>



<p>CHLOÉ MACAIRE&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Quartier d’exil - Fi Khatar Belsunce </em></strong><br>Disponible en streaming <br><a href="https://ancrages.org/article/ecoutez-lhistoire-de-belsunce-quartier-dexil-fi-khatar-hommage-a-tribute-to-belsunce/">ancrages.org / radiogrenouille.com</a></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société</em> ici </a></p>



<p></p>
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		<title>Tatouer nos mémoires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 15:05:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>«&nbsp;Le tatouage amazigh&nbsp;: fonctions sociales et usages contemporains</em>.&nbsp;» Le sujet de la table ronde pouvait paraître étroit, peu susceptible de concerner hors d’une communauté. Pourtant ce sont les particularités mêmes de cette histoire, celle des femmes dites berbères (déclinaison du mot barbare), qui touchent à une universalité&nbsp;: celle de la transmission, par les femmes et leur corps, des marques de la beauté, de la fierté, du sacré. Ou de l’appartenance, du réprouvé, du harām.<br>Pour les trois femmes amazighes présentes, l’histoire du tatouage est la même&nbsp;:&nbsp; <strong>Malika Assam</strong>, maîtresse de conférence en langue et culture amazighes, <strong>Raïssa Leï</strong>, chorégraphe et artiste engagée pour la transmission des cultures amazighes, et <strong>Samia Chabani</strong> qui organisait la table ronde, ont toutes trois une mère, ou une grand-mère, qui portait ces tatouages géométriques. Ils ont été une marque de fierté, puis de honte. En France, leurs mères étaient comparées à des Apaches, et au Maroc moquées ou déclarées impures.&nbsp;</p>



<p>Ce rejet a commencé dans les années 40, mais n’a atteint les villages que dans les années 60&nbsp;: toutes les femmes amazighes nées avant avaient le visage tatoué, non comme un rituel de passage, comme nous l’apprend Malika Assam, mais comme un ornement. A visée esthétique, comme les bijoux, les vêtements, les tatouages n’étaient pas non plus un langage, précise-t-elle&nbsp;: certains signes varient d’un village à l’autre, d’une femme à l’autre. Raissa Leï souligne pourtant que certains tatouages ont un sens, certes variable, sans pour autant signer une appartenance, mais une singularité de chacune, une manière de valoriser le corps, qu’on retrouve aussi dans la pluralité des danses d’Afrique du Nord.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ornements millénaires </mark></strong></p>



<p>Des ornements, une esthétique du corps qui remonte à des millénaires, bien avant l’invasion arabe. La culture amazighe, c’est d’abord une langue, parlée, dans ses différences, «&nbsp;<em>de l’ouest du Maroc à l’est de l’Égypte</em>&nbsp;». Au temps des pharaons, les textes les nomment les Libyens, et les représentent, hommes et femmes, avec des tatouages, 3000 ans avant notre ère. Plus tard désignés comme Maures, ils sont aussi représentés en Occident avec des tatouages. Animistes, puis Juifs pour partie, désignés comme des «&nbsp;berbères&nbsp;» (étranger en grec) par les Romains puis très majoritairement convertis à l’Islam dès le VIIe siècle, les Amazighs ont conservé et transmis leur culture par les femmes. Par la beauté, le corps, la cuisine, le tissage, les bijoux.</p>



<p>Et le tatouage. Sa pratique se répand aujourd’hui en Europe loin des marins et des prisons qui ont longtemps été le lieu d’un tatouage populaire, réprouvé, masculin. L’exposition <em>Tatouage, Histoire de la Méditerranée,</em> visible pour quelques jours encore, démontre que l’usage contemporain, esthétique, figuratif souvent, du tatouage, prend ses racines dans l’embellissement individuel d’un peuple qui se désignait lui même comme celui des êtres libres.&nbsp;</p>



<p>Une conviction que <strong>Nicolas Misery</strong>, commissaire de l’exposition et directeur des musées de Marseille, veut concrétiser en acquérant la série de portraits de Dalila Dalléas Bouzar, <em>Les Princesses</em>. «&nbsp;<em>Pour rééquilibrer le fonds des musées de Marseille, qui contient peu d’œuvres de femmes, et très peu&nbsp; d’artistes du Maghreb</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Agnès Freschel</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Tatouage, Histoire de la méditerranée</em> se tient<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> jusqu’au 28 septembre</mark> au centre de la Vielle Charité, Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/">Politique culturelle</a></em> ici</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Nos articles <em>Diasporik</em>, conçus en collaboration avec <a href="https://ancrages.org">l’association Ancrages</a> sont également disponible en intégralité sur leur site</p>
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		<title>La Folle Histoire de Marseille est lancée </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lilli Berton Fouchet]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 08:58:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est un nouveau rendez-vous, qui va ponctuer l’année 2025 puis 2026 à Marseille. Un festival d’histoire publique porté par la Ville de Marseille, en partenariat avec la revue L’Histoire, La Provence et Aix Marseille Université (Amu), qui entend « faire de l’histoire un bien commun vivant, partagé et accessible à toutes et tous. » Ce 4 juillet au Musée d’histoire, La Folle Histoire [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>C’est un nouveau rendez-vous, qui va ponctuer l’année 2025 puis 2026 à Marseille. Un festival d’histoire publique porté par la Ville de Marseille, en partenariat avec la revue <em><a href="https://www.lhistoire.fr/">L’Histoire</a></em>, <em><a href="https://www.laprovence.com/">La Provence</a> </em>et <a href="https://www.univ-amu.fr/">Aix Marseille Université (Amu)</a>, qui entend « <em>faire de l’histoire un bien commun vivant, partagé et accessible à toutes et tous.</em> » Ce 4 juillet au Musée d’histoire, <em>La Folle Histoire de Marseille</em> accueillait les deux premiers rendez-vous de cette première édition « expérimentale » : une exposition sur les escaliers de la gare Saint-Charles, témoins du passé colonial de la ville, et une table ronde qui s’interrogeait sur le cosmopolitisme de Marseille.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">2025, exposition décoloniale </mark></strong></h3>



<p>Au sous-sol, le musée présente l’exposition <em>Les statues des escaliers de la gare Saint-Charles.</em> <em>Comment le passé colonial de Marseille marque le paysage urbain</em>. Un premier rendez-vous pour <em>La Folle Histoire de Marseille</em> conçu par <strong>Samia Chabani</strong> – sociologue, directrice de l’association <a href="https://ancrages.org/author/samia-chabani/">Ancrages</a>, et collaboratrice au journal <em>Zébuline</em> rubrique Diasporik– qui met en avant l’histoire impériale et coloniale de la ville. Elle adopte une approche critique, invitant à débattre de l’iconographie coloniale encore présente dans l’espace public, en particulier dans cet escalier monumental.</p>



<p>Des panneaux et illustrations analysent les représentations symboliques présentes sur ces escaliers. Ils reflètent une conception hiérarchique de la société, marque de l’époque coloniale : au plus haut, les lions d’Ary Bitter, qui personnifient « Marseille et le Commerce/Marseille et l’Industrie ». Un palier en dessous, les pylônes d’Auguste Carli, avec Marseille en colonie grecque et porte de l’Orient. Et plus bas, des figures de femmes et d’enfants d’Afrique et d’Asie, : allégories coloniales de 1924 réalisées par Louis Botinelly sur les consignes précises du Port et des édiles. Des représentations qui sexualisent, voire animalisent, les femmes racisées représentées. L’exposition présente aussi les maquettes d’origine de ces statues, une affiche de l’exposition coloniale de 1922, ainsi que des mini-documentaires de <a href="https://marsimperium.org/">Mars Imperium</a> à découvrir.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Une histoire en mouvement</strong></mark></h3>



<p>S’en est suivi une table ronde intitulée&nbsp;«<em> Marseille&nbsp;: Porte du monde ? </em>»,&nbsp;vouée à éclaircir les récits migratoires à&nbsp;l’aide&nbsp;de quatre historiens spécialisés de l’Antiquité à l’époque actuelle. Modérée par&nbsp;<strong>Valérie&nbsp;</strong><strong>Hannin</strong>, directrice de la rédaction de la revue&nbsp;<em>L’Histoire</em>&nbsp;et&nbsp;co-initiatrice du festival, la discussion interroge les imaginaires de Marseille « ville cosmopolite ».&nbsp;Si le point d’interrogation&nbsp;de la dénomination de la table ronde&nbsp;peut surprendre, Céline Regnard,&nbsp;historienne spécialiste des migrations et de Marseille à l’époque contemporaine, précise qu’en 2021,&nbsp;15,7&nbsp;% des habitants de&nbsp;Marseille sont nés à l’étranger,&nbsp;contre&nbsp;20&nbsp;% en région parisienne. </p>



<p>L’échange&nbsp;se poursuit&nbsp;à l’époque de la Grèce antique avec&nbsp;<strong>Paulin&nbsp;</strong><strong>Ismard</strong>, historien politique et social de cette&nbsp;période ; passe par&nbsp;<strong>Gilbert&nbsp;</strong><strong>Buti</strong>, historien spécialiste d’histoire économique et sociale de l’Europe méditerranéenne moderne, qui analyse une peinture diffusée incarnant la diversité des peuples présents le vieux port de Marseille ; poursuit avec&nbsp;<strong>Benjamin Stora</strong>, grand historien spécialiste de l’Algérie contemporaine, qui évoque la connexion entre Alger et Marseille ainsi que les récits oubliés de cette communauté ; et revient à&nbsp;<strong>Céline Regnard</strong>,&nbsp;qui s’attèle à défaire les stéréotypes et à remémorer l’ambivalence de la ville.</p>



<p>LILLI BERTON FOUCHET&nbsp;</p>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/">Politique Culturelle ici</a></p>
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		<title>DIASPORIK : Mémoire à tiroirs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Oct 2024 09:09:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis son atelier marseillais, l’artiste creuse l’histoire du Maroc et ses récits d’exil à travers les objets souvenirs et les diasporas marocaines en Europe. Prenant comme point de collecte son atelier marseillais dans lequel il devient dépositaire de leur récit, il malaxe inlassablement le même matériau : l’exil, la migration, le déracinement. Diasporik&#160;: Quelle est [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Depuis son atelier marseillais, l’artiste creuse l’histoire du Maroc et ses récits d’exil à travers les objets souvenirs et les diasporas marocaines en Europe. Prenant comme point de collecte son atelier marseillais dans lequel il devient dépositaire de leur récit, il malaxe inlassablement le même matériau : l’exil, la migration, le déracinement.</p>



<p><strong>Diasporik&nbsp;: Quelle est la genèse de cette exposition?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Badr El Hammami&nbsp;</strong>: Initialement, je voulais ouvrir l&rsquo;espace de mon atelier à Marseille pour collecter les récits en proposant à chacun.e d’amener un objet. L’exposition a pris forme autour de la restitution des histoires collectées, et le tiroir est devenu le fil conducteur de ce parcours visuel et sonore. Il s’est alors dessiné un itinéraire, dans lequel chaque ouverture permet l’écoute d’un récit, d’un objet, d’une provenance, d’une transmission… On retrouve également des objets racontés, qui sont des objets intimes, des objets souvenirs.</p>



<p><strong>Comme la fibule&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Oui. En Méditerranée nous partageons des identités plurielles notamment afro-amazighes.&nbsp;L’un des objets racontés est&nbsp;la fibule.&nbsp;Ce bijou hérité de nos grands-mères passe d’une génération à l’autre. Portée depuis le 7<sup>e</sup> siècle avant notre ère en Europe, la fibule fait partie d’un patrimoine commun de l’humanité depuis l’âge de bronze. Appelée&nbsp;<em>tazerzit </em>en amazigh, elle se fait broche, insigne ou amulette à l’occasion.&nbsp;Généralement constituée de métal, elle sert à fixer les extrémités d&rsquo;un vêtement.</p>



<p><strong>Quel objet avez-vous retenu pour l’affiche de l’exposition ?</strong></p>



<p>Il s’agit d’une poterie du quotidien.&nbsp;Un pichet,&nbsp;<em>El ghoraf</em>, céramique marocaine en terre cuite peinte à la main avec du goudron naturel (<em>El Kotran</em>, la &nbsp;poix).Traditionnellement, ces bols sont utilisés pour boire de l&rsquo;eau, car ils désinfectent l&rsquo;eau et lui donnent également une saveur particulière. La céramique maintient la fraîcheur naturelle de l&rsquo;eau. Ces objets du quotidien sont présents en exil et conservent les saveurs du pays d’origine. Les motifs sont simples et réalisés au doigt, marquant l’objet, en quelque sorte, d’empreintes indélébiles.&nbsp;</p>



<p><strong>À Bruxelles la communauté marocaine est importante. Est-ce la raison pour laquelle vous avez retenu la capitale belge ?</strong></p>



<p>Les Marocains constituent un groupe social majeur en Belgique et 2024 célèbre les 60 ans des accords bilatéraux de coopération et des migrations de travail entre le Maroc et la Belgique. Leur provenance est principalement du Rif, une région amazighe singulière, du fait de son histoire de résistance à la colonisation espagnole puis française. Avec une langue et une identité régionales fortement ancrées dans le terroir et les traditions amazighes.&nbsp;</p>



<p><strong>L’exposition est une invitation au voyage ?</strong></p>



<p>Exactement, une invitation à&nbsp;sortir nos histoires de nos tiroirs. Les migrants emmènent toujours avec eux un objet souvenir. Comme une ancre. Un objet embarqué, lourd de sens, et destiné à sécuriser le périple sans oublier le point de départ vers sa destination.&nbsp;Ces objets sont malheureusement voués à disparaître, parce qu’ils relèvent de l’intime. Il peut paraître impudique de les mettre en dialogue, on n’aime pas toujours l’espace de partage avec les autres, et parfois on veut garder pour nous… Mais j’avais envie de révéler ces objets souvenirs, ces trésors qui sont «&nbsp;entre nos mains », à travers celles et ceux qui est les possèdent.&nbsp; Ensemble ils constituent une mémoire collective importante, parce qu’elle raconte le déplacement et l’attachement de toute la communauté amazighe au travers de cette transmission&nbsp;culturelle.</p>



<p><strong>Une culture transmise oralement par les femmes&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Oui. Je suis berbère, je suis rifain, Cette culture m&rsquo;habite et elle m’a été transmise oralement.&nbsp;Ce n’est pas parce qu&rsquo;on n&rsquo;écrit pas notre culture qu&rsquo;elle n&rsquo;existe pas.&nbsp;Dans cette culture les femmes occupent une fonction centrale&nbsp;: elles la transmettent. La fouta&nbsp;qui cintre le corps des femmes sans les contraindre, est un des objets importants.&nbsp; Élément de parure de femmes, déclinée en tissu ou en laine selon la saison, elle fait partie de la « collection »&nbsp;de ces choses&nbsp;fragiles&nbsp; que nous avons « entre nos mains ».</p>



<p>Entretien réalisé par SAMIA CHABANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 1er février </mark><br><a href="https://www.lafriche.org/magazine/la-galerie-de-la-salle-des-machines-un-lieu-unique-et-reinvente/">Galerie de Tous les possibles</a><br><a href="https://www.lafriche.org/">Friche la Belle de Mai</a>, Marseille </pre>



<p>Découvrez d&rsquo;autres articles de <a href="https://journalzebuline.fr/diasporik-so-pride/">DIASPORIK</a></p>



<p></p>
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		<title>DIASPORIK : Se former, pour lutter contre les discriminations</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Apr 2024 09:06:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Vous organisez trois jours de formation sur les discriminations en direction des tsiganes. Pourquoi avoir eu envie de commencer par ce sujet ?  Samia Chabani.&#160;L’entrée principale de cette&#160;formation&#160;est la prise en compte des discriminations dans les pratiques professionnelles. Il est essentiel de préciser qu’elle est soutenue par la Fondation de France. Au sein de l’enjeu de lutte contre les [&#8230;]</p>
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<p><strong>Zébuline. Vous organisez trois jours de formation sur les discriminations en direction des tsiganes. Pourquoi avoir eu envie de commencer par ce sujet ? </strong></p>



<p><strong>Samia Chabani.</strong>&nbsp;L’entrée principale de cette&nbsp;formation&nbsp;est la prise en compte des discriminations dans les pratiques professionnelles. Il est essentiel de préciser qu’elle est soutenue par la Fondation de France. Au sein de l’enjeu de lutte contre les discriminations, l’antitsiganisme demeure l’un des « angles morts ».&nbsp;À&nbsp;Marseille, le contexte de rejet&nbsp;autour de la&nbsp;possible&nbsp;création d’un village d’insertion&nbsp;pour&nbsp;populations romanis [<em>projet finalement reporté par la préfecture, ndlr</em>], illustre l’enjeu d’une meilleure connaissance des parcours résidentiels, migratoires et des conditions de vie de ces populations.</p>



<p><strong>À qui s’adresse cette formation&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>À une mixité de publics&nbsp;: des professionnels, agents de service public qui sont en charge de ces questions, mais aussi à des intervenants bénévoles ou&nbsp;en service civique, intervenant dans le cadre de&nbsp;l’accompagnement social ou culturel,&nbsp;l’hébergement d’urgence, l’accès aux droits et aux soins. Des personnes qui interviennent, sans avoir nécessairement bénéficié d’une formation initiale ou continue sur la prévention des discriminations.&nbsp;Sophie Latraverse, juriste experte en RSE rappelle que 82% des employeurs déclarent n’avoir reçu aucune formation sur les discriminations.&nbsp;</p>



<p><strong>En quoi cette discrimination se distingue-t-elle des autres formes de racisme&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Il y a chez les populations tsiganes, un cumul de représentations péjorées qui font d’eux une «&nbsp;classe dangereuse&nbsp;»&nbsp;: suspicion de traite humaine, de vol, de délinquance, criminalisation du nomadisme… Autant de stigmates liés à un mode de vie singulier autant qu’à l’assignation sociale produite par la catégorisation administrative et plus largement à l’exclusion. Beaucoup de gens associent romanis, tsiganes, gens du voyage… alors que l’on parle de groupes sociaux différents.&nbsp;C’est intéressant aussi de voir qu’aujourd’hui combien on promeut la mobilité comme une compétence à haute valeur ajoutée, alors que le nomadisme apparaît toujours comme un mode de vie marginal et déprécié.&nbsp;</p>



<p><strong>Vous invitez&nbsp;Ilsen About, un historien&nbsp;qui s’intéresse à&nbsp;l’histoire des politiques antitsiganes au XX</strong><strong><sup>e</sup></strong><strong>&nbsp;siècle. Comment cette discrimination d’État s’est elle matérialisée&nbsp;?</strong></p>



<p>De différentes manières&nbsp;: l’enfermement des tsiganes, mais aussi par la création du carnet anthropométrique [<em>document administratif créé en 1912 pour surveiller les déplacements des populations nomades, ndlr</em>]. On peut dire que les tsiganes ont subi une forme de contrôle social et administratif (fichage) extrêmement puissant – qui a pu concerner d’autres populations –&nbsp;mais qui&nbsp;perdure&nbsp;encore, et participe&nbsp;à&nbsp;cette représentation de «&nbsp;classe dangereuse&nbsp;».&nbsp;Sans oublier que les tsiganes ont également été déportés pendant la Seconde Guerre mondiale. &nbsp;</p>



<p><strong>Comment peut-on analyser, ou quantifier,&nbsp;le racisme dont sont victimes&nbsp;les populations tsiganes aujourd’hui&nbsp;?</strong></p>



<p>L’objet du cycle en trois sessions&nbsp;est&nbsp;d’invoquer différentes formes de discriminations,&nbsp;mais aussi d’introduire des concepts qui nous permettent de les penser. L’approche pluridisciplinaire et l’alternance d’interventions entre chercheurs et professionnels y contribuent.&nbsp;Si les discriminations sont réelles, on a une difficulté à les documenter et à les prendre en compte, car on n’a pas le droit de faire des statistiques ethniques mais également à faire valoir le droit pour aboutir à de véritable recours juridique.&nbsp;Il y a quelques années, la Cnil a autorisé&nbsp;la création d’une enquête&nbsp;qui s’appelle&nbsp;<em>Trajectoires et&nbsp;origines</em>, qui a permis de quantifier les discriminations&nbsp;et de les distinguer [<em>sous la direction de Cris Beauchemin, Christelle Hamel et Patrick Simon, qui intervient dans la session de juillet, ndlr]. </em>L’enquête statistique réalisée conjointement par l’Ined et l’Insee éclaire la question des inégalités et des discriminations. Elle illustre l’impact systémique des discriminations en France, notamment celles des discriminations liées à l’origine. L’assignation raciale est un concept qu’on a du mal à penser en France. La reconnaissance de l’absence de race ne suffit pas à résoudre la question du racisme. Tout l’enjeu de cette formation est de montrer comment la construction sociale de la « race » permet d’identifier les processus de racialisation. Le cycle de formation mobilise les experts du sujet, comme la sociologue Sarah Mazouz, autrice de <em>Race</em> aux éditions Anamosa, ouvrage qui propose une approche critique de la notion de race. Nous nous faisons également l’écho des actions du réseau local ou du Défenseur du Droit. La formation se tient à la Maison départementale de lutte contre les discriminations.</p>



<p><strong>Le&nbsp;champ culturel joue-t-il suffisamment&nbsp;son rôle dans la lutte contre les discriminations envers les tsiganes&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>C’est paradoxal.&nbsp;Le champ culturel a pu contribuer à lutter contre l’antitsiganisme, en valorisant ces cultures (on pense à des artistes comme Django Reinhardt), tout en renforçant des stéréotypes, tels que la figure hyper sexualisée de la «&nbsp;gitane&nbsp;». Récemment, on peut saluer la scénographie de l’exposition&nbsp;<em>Barvalo</em>&nbsp;au Mucem, qui a été une très belle réussite. Le projet a été pensé avec les peuples romanis, qui ont pu apporter le regard des concernés… Le musée du Gadjo de l’artiste Gabi Jimenez était une forme innovante de retournement du stigmate.&nbsp;Cette méthode participative devrait être la règle, pas l’exception. La commissaire de l’exposition Julia Ferloni et William Acker seront présents pour partager leur expérience. Enfin l’institut Calam sera présent pour évoquer l’articulation entre les identités religieuses et LGBTQ+.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR N.S.</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Approche multifactorielle des discriminations </strong><br>Du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">14 au 16 mai</mark> : La question des discriminations en direction des tsiganes, romanis. <br>Du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">9 au 11 juillet </mark>: Introduction à l’enquête Teo2 et approche juridique des discriminations <br>Du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">7 au 9 octobre</mark> : Introduction à la sociologie de la race et articulation des discriminations  Lgbtophobie.</pre>



<pre class="wp-block-verse">S’inscrire auprès de <a href="mailto:formation@ancrages.org">formation@ancrages.org</a><br>Lieu: Maison départementale de lutte contre les discriminations <br>67 av de Toulon 13006 Marseille </pre>
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		<title>L’actualité d’Ancrages</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Mar 2024 14:40:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre des rencontres professionnelles Babel Music XP, Ancrages anime la conversation Marseille, Port d’attaches des musiques du monde&#160;? Avec Élodie Le Breut, directrice de l’AMI (Aide aux Musiques innovatrices, Marseille), Amine Soufari, compositeur et chef d&#8217;orchestre, Issiaka Kouyate, directeur artistique du festival Nuits des Griots, Manu Théron, programmateur du Pôle des musiques du [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans le cadre des rencontres professionnelles <em>Babel Music XP</em>, Ancrages anime la conversation <em>Marseille, Port d’attaches des musiques du monde&nbsp;? </em>Avec <strong>Élodie Le Breut</strong>, directrice de l’AMI (Aide aux Musiques innovatrices, Marseille), <strong>Amine Soufari</strong>, compositeur et chef d&rsquo;orchestre, <strong>Issiaka Kouyate</strong>, directeur artistique du festival <em>Nuits des Griots, </em><strong>Manu Théron</strong>, programmateur du Pôle des musiques du monde à la Cité de la musique de Marseille<em>, </em><strong>Benjamin Mélia</strong>, compositeur et tambourinaïre.</p>



<p>Les musiques méditerranéennes constituent un héritage précieux et Marseille, ville-monde, est le terroir dynamique de la diversité d’expressions artistiques au croisement des musiques régionales et des musiques dites du monde&nbsp;: l’échange consistera à réinterroger l’appellation comme les réalités professionnelles qu’elles recouvrent.&nbsp;</p>



<p>Marseille est le port d’attache et de création du savant mélange de répertoires à la fois enracinés et circulatoires.&nbsp;Autour de l’enjeu de <em>mondialité culturelle</em>, Jean-Marc Coppola, adjoint au maire de Marseille en charge de la Culture, aime à rappeler le rôle essentiel des musiques du monde comme langage universel de coopération.&nbsp;Dans un contexte de regain des tensions et d’incertitudes géopolitiques, les acteurs du monde artistique animent des dynamiques de créations artistiques comme vecteurs de paix et de cohésion entre les peuples.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mondialité durable</mark></strong></p>



<p>L’enjeu de développement durable pour la ville de Marseille est considérable au regard des diasporas présentes et des initiatives des professionnels composant la mosaïque locale. Ces atouts historiques favorisent un cadre attractif aux initiatives et aux talents de demain, mais cet enjeu exige une meilleure mobilité culturelle, en particulier une facilitation des visas, et des moyens en matière de structuration de marchés.</p>



<p>Pour rappel, en 2023, l’industrie mondiale de la musique enregistrée a généré des revenus de 28,6 milliards de dollars avec la croissance des revenus du streaming compensant les baisses dans d’autres formats de revenus. En Europe, la deuxième plus grande région de musique enregistrée au monde (après les US), les revenus ont augmenté de 3,5 % en 2020, principalement grâce à la croissance du streaming de 20,7 %.</p>



<p>Au-delà des controverses que suscite l’appellation «&nbsp;Musique du monde&nbsp;», elle n’échappe pas au changement de paradigme en cours qui appelle une attention singulière pour soutenir les artistes et pour offrir aux publics les programmations favorables à la dimension cosmopolite du territoire qui est le nôtre.&nbsp;</p>



<p>SAMIA CHABANI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Marseille, Port d’attaches des musiques du monde ?</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 mars à 14h</mark><br><em>Babel Music XP</em>, Friche La Belle de Mai, Marseille</pre>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Marseille Impériale et coloniale, quelle histoire, quel héritage&nbsp;?&nbsp;</strong></h2>



<p>L’association Coudes à coudes et la mairie des 4<sup>e</sup> et 5<sup>e</sup> arrondissements invitent à échanger sur les enjeux de cette histoire ce 28 mars à l’Espace Hypérion de Marseille. <strong>Céline Regnard</strong>, historienne, anime la table-ronde associant <strong>Xavier Daumalin</strong>, historien, <strong>Daniel Garnier</strong>, co-auteur du guide colonial, <strong>Delphine Cavallo</strong>, ingénieure de recherche et <strong>Samia Chabani</strong>, notre collaboratrice.</p>



<p>Ancrages est l’un des partenaires de la recherche Mars Imperium menée par le laboratoire TELEMMe d’Aix-Marseille Université et rassemblant cinq unités de recherche&nbsp;: laBibliothèque numérique Odyssée, les Archives municipales de Marseille, la Bibliothèque municipale à vocation régionale de Marseille, l’INA-Méditerranée, les Archives de la Chambre de commerce de Marseille, le MuCEM et les Musées de Marseille.</p>



<p>L’association a initié les premiers parcours visant à interroger les empreintes coloniales de la ville. En interrogeant le sens des statues et des noms de rue. Il semble grand temps de décoloniser l’espace public marseillais et d’interroger les traces de l’histoire impériale et coloniale empreintes d’apologie de domination et de dépossession. <em>A.F.</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Marseille Impériale et coloniale, quelle histoire, quel héritage</strong> ? <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 mars à 18h30</mark><br>Espace Hypérion, Marseille</pre>
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		<title>DIASPORIK : les cultures de l’exil ont leur chronique  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Samia Chabani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Mar 2024 09:24:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Samia Chabani : « Sur les parcours hérités des marges et des délaissés, Ancrages apporte sa contribution à la transmission des cultures et mémoires d’exil de Marseille.  Dépasser la confidentialité de la recherche et valoriser les parcours d’habitant·e·s m’ont offert de nombreuses occasions de rencontre. Cette chronique sera l’occasion de poursuivre et de vous emmener à la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Samia Chabani : </strong>« Sur les parcours hérités des marges et des délaissés, <a href="https://ancrages.org">Ancrages </a>apporte sa contribution à la transmission des cultures et mémoires d’exil de Marseille. </p>



<p>Dépasser la confidentialité de la recherche et valoriser les parcours d’habitant·e·s m’ont offert de nombreuses occasions de rencontre. <strong>Cette chronique</strong> sera l’occasion de poursuivre et de vous emmener à la rencontre de figures emblématiques. Celles valorisant un <strong>quartier populaire</strong>, une <strong>communauté diasporique</strong> ou un <strong>événement scientifique ou culturel</strong>.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-123127" style="width:674px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?w=1620&amp;ssl=1 1620w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2024/03/IMG_3104.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Samia Chabani © X-DR</figcaption></figure>
</div>


<p>À Marseille, les identités narratives sont multiples, métissées, aux contours perméables… Cet espace narratif propose de se départir des catégories administratives et identitaires qui enferment, assignent, épuisent toute créativité, dans un contexte où la condition cosmopolite prévaut. C’est une invitation régulière que je vous propose, ouvrant sur les sciences sociales et la poésie, la recherche comme le sensible. Ici, les frontières se voudront imaginaires, les histoires vraies croiseront les mythes, les imaginaires et les utopies viendront disputer l’argument du réel.&nbsp;</p>



<p><strong>Etes-vous prêt à embarquer pour un nombre d’escales inconnu, à travers les ports et leurs habitant·e·s&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Car si l’histoire de la Méditerranée est fameuse par les sièges, les chutes et prises de possessions et de pouvoirs, elle a également su transmettre une culture d’hospitalité qu’il apparaît urgent de remettre au-devant de la scène.</p>



<p>Au travers de mon expérience, j’ai pris la mesure du nombre de celles et ceux qui se sentent à la marge du droit au récit, du droit à la ville ou de la mobilité ! Alors, nous porterons notre attention sur les angles morts de l’histoire des habitants des quartiers populaires, des artivistes, des femmes, des étrangers, des voyageurs et autres «&nbsp;sans voix&nbsp;» dont on ignore l’opinion et l’avis, dont on conteste la légitime expression et que les conditions assignent trop souvent au silence.&nbsp;</p>



<p>À Marseille, l’altérité prend naissance dans son mythe fondateur, celui de Gyptis et Protis.<br>En attendant que la vérité émerge entre mythe et légende, entre archéologues et conteurs, faisons nôtres, toutes ces pistes qui fondent nos héritages communs. Relevons le défi de la construction du récit, parce que se raconter à soi et aux autres participe de notre humanité.</p>



<p>C’est par le récit que nous existons et que nous nous désignons au monde&nbsp;! C’est ainsi que nous parviennent les paroles de la poétesse et du sage, de Kharboucha et de Moha autant que d’Hermès et de Gaïa. Ce sont les paroles de félibre, du griot, du chaman que porte le vent jusqu’à Marseille… Les contes s’entremêlent tel un sabir et s’inscrivent dans le vent quand il se lève, comme pour nous rappeler que le sens du vent comme celui de l’histoire n’attend pas ! L&rsquo;histoire a un sens parce qu&rsquo;elle est le lieu où se fait notre humanité.&nbsp;</p>



<p><strong>Alors, le mistral nous rendra-t-il fous en chalant ces paroles jusqu’à nous ?</strong></p>



<p>Longtemps les diasporas ont désigné des communautés dispersées, parfois apatrides, souvent minoritaires. Aujourd’hui, cette notion s’adapte au changement de paradigme des migrations et les mobilités humaines. L’horizon qu’elles dessinent est cosmopolitique, et n’équivaut ni à la « gouvernance mondiale », ni à la « communauté internationale », ni à la « mondialisation » économique et financière. Dans ce contexte, le processus de racialisation prend une résonnance transnationale avec des connexions qui s’opèrent autour de questions clés.&nbsp;»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">En partenariat avec l’association Ancrages, Diasporik est à retrouver chaque semaine dans nos pages.&nbsp;</mark></strong></p>
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		<title>Eclaircir le brun de l’horizon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Mar 2024 15:57:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Diasporik]]></category>
		<category><![CDATA[Européennes]]></category>
		<category><![CDATA[extrême droite]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous vivons, en France, une situation inédite. L’extrême droite, donnée largement en tête dans les sondages sur les intentions de vote aux Européennes, peut faire basculer les précaires équilibres européens vers des positions fascistes, et pourrait gagner les prochaines élections présidentielles. Le parti de Marine Le Pen domine le paysage politique, objectivement secondé par les [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Nous vivons, en France, une situation inédite. L’extrême droite, donnée largement en tête dans les sondages sur les intentions de vote aux Européennes, peut faire basculer les précaires équilibres européens vers des positions fascistes, et pourrait gagner les prochaines élections présidentielles. Le parti de Marine Le Pen domine le paysage politique, objectivement secondé par les transfuges de Zemmour, qui exhibent quant à eux racisme, sexisme, homophobie et transphobie comme au bon vieux temps de grand-papa (celui de Marion Maréchal, le papa de l’autre).&nbsp;</p>



<p>La responsabilité politique incombe évidemment à la Macronie, qui est restée sourde à toutes les protestations sociales et a fait voler en éclat la gauche puis la droite. Mais elle repose aussi sur les partis de gauche qui ne parviennent pas à construire le socle commun d’une alliance et veulent, chacun, l’hégémonie&nbsp;; et à la droite qui vote les lois anti-sociales avec Macron, puis pactise largement avec le diable vaguement dédiabolisé du RN, ou à l’état brut de Reconquête. Et elle prend largement racine dans l’hypocrisie d’une classe politique qui instaure la parité et prône la diversité mais n’a jamais été fichue, depuis Ségolène Royal, de concevoir une femme, un·e racisé·e et/ou un·e LGBTQI présidentiable.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Résultat ? </mark></strong></p>



<p>L’hypocrisie politique génère l’abstention massive des minorités et la pensée dialectique est devenue impossible à énoncer dans le débat public. Les médias dominants somment les politiques de répondre aux raccourcis, de choisir leur camp, d’expliquer clairement des réalités complexes&nbsp;: ils ne peuvent pas à la fois condamner les attentats du 7 octobre et dénoncer le colonialisme israélien, comprendre les difficultés économiques des agriculteurs mais refuser les pesticides, soutenir la production locale mais une humanité internationale, défendre la laïcité et l’universalisme en faisant place aux religions et cultures minoritaires, continuer le combat féministe dans la diversité des définitions de genre…</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Accepter la complexité</mark></strong></p>



<p>Cette pensée dialectique, qui n’a jamais empêché la résolution et la décision, nous est cependant nécessaire, alors que l’horizon national et planétaire est à ce point embruni. Justement, parce que nos horizons se teintent si franchement de brun. Nous avons besoin d’échapper aux raccourcis manichéens que les scoops, les gros titres et les phrases chocs nous imposent, et pas seulement sur CNews. Nous avons besoin des pas de cotés, des humoristes, de l’art, de la beauté, pour faire surgir les aspérités de représentations médiatiques lissées et abrasées, et déminer les discours de haine en nous redonnant l’amour de l’altérité.</p>



<p>Pour contribuer à cela, Zébuline fera désormais plus de place encore, dans ses pages, aux questions culturelles posées par l’évolution des féminismes, des questions queer, des luttes écologistes, des cultures des diasporas.&nbsp;</p>



<p>Pour commencer, nous ouvrons nos pages à l’association Ancrages et à Samia Chabani qui tiendra régulièrement la rubrique Diasporik. Affirmer et reconnaître les cultures des diasporas, hors du fait religieux où on veut les réduire, est plus que jamais essentiel, à l’heure où les actes antisémites se multiplient, et où Zemmour affirme sans sourciller la supériorité des chrétiens sur les musulmans, et de Mozart sur la musique orientale.</p>



<p>AGNÈS FRECHEL</p>
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		<title>L’aveu de l’antitsiganisme </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Mar 2024 08:29:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le mardi 20 février avait lieu au cinéma de l’Alhambra, à Marseille, une projection du documentaire Une jeunesse rom (2021) de Deborah Da Silva. Le film s’intéresse à la vie en bidonville en France et notamment au combat pour l’accès à la scolarité des enfants roms en suivant plusieurs associations en Île-de-France et à Toulouse. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le mardi 20 février avait lieu au cinéma de l’Alhambra, à Marseille, une projection du documentaire <em>Une jeunesse rom</em> (2021) de Deborah Da Silva. Le film s’intéresse à la vie en bidonville en France et notamment au combat pour l’accès à la scolarité des enfants roms en suivant plusieurs associations en Île-de-France et à Toulouse. La réalisatrice donne la parole à des jeunes et leurs parents qui racontent leur arrivée en France et la vie en bidonville, le racisme et la précarité, mais aussi et surtout la combativité. Elle suit aussi le travail de l’association L’École pour tous, fondée par l’avocate rom Anina Ciuciu. La projection été suivie d&rsquo;un débat avec les marseillais qui s&rsquo;étaient déplacés. Parmis eux était présente la maire des 15 et 16e arrondissements, Nadia Boulainseur, qui a encore un fois témoigné de son indignation face à l&rsquo;abandon d&rsquo;un énième projet d&rsquo;aide aux familles roms.&nbsp;</p>



<p>En effet, quelques jours avant la projection organisée par les associations Rencontres Tsiganes et Ancrages, le préfet à l’égalité des chances Michaël Sibilleau avait annoncé l’abandon du projet de village d’insertion à Saint-Henri.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Projet(s) avorté(s)</mark></strong></p>



<p>Les villages d’insertion, apparus en France dans&nbsp;les années 2000, sont des lieux d’accueil temporaires dont l’objectif est d’accompagner les familles, choisies pour y résider, vers le logement individuel et l’emploi. Ce dispositif est souvent décrié par des collectifs comme Romeurope qui dénonce dans son fonctionnement un regroupement des populations dans des formes de ghettos où accompagnement social et contrôle social renforcé se confondent. Au contraire, la coordinatrice de Rencontres Tsiganes et membre de Romeurope Caroline Godard explique vouloir œuvrer pour «&nbsp;<em>un retour au droit commun, sans passer par ces habitats intercalaires</em>&nbsp;». Elle poursuit&nbsp;: «&nbsp;<em>la raison pour laquelle on est obligé de revenir vers ce genre d’aménagements, c’est la terrible crise du logement qu’il y a en ce moment&nbsp;</em>».</p>



<p>Le projet était assez mal accueilli par une partie de la population de Saint-Henri. Ils se sont rassemblés le 14 février pour manifester devant l’avis de construction. Nombre d’opposants dénoncent notamment un manque de concertation citoyenne vis-à-vis du projet. Cet argument ne convainc pas la coordinatrice de l’association Ancrages Samia Chabani&nbsp;: «&nbsp;<em>il est important de concerter la population sur certains projets, comme la construction d’une route, mais là on n’est pas en train de créer une nuisance, on est dans le devoir qu’a l’État de mise à l’abri des personnes vulnérable</em>s&nbsp;». Certains propriétaires craignent aussi une dévaluation de leur bien. «&nbsp;<em>Ce n’est pas nouveau cet antitsiganisme, il y a eu la Busserine il y a 10 ans, la mobilisation comités d’intérêt de quartier…&nbsp;</em>» explique Samia Chabani, faisant référence à d’autres projets du même type qui ont avorté par le passé.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">« Non au roms »</mark></strong></p>



<p>Quelques jours avant la manifestation, le 11 février, le bitume du chemin de Bizet, en contrebas de l’ancienne aire d’autoroute où devait être installé le village d’insertion, a été marqué de grandes lettres à la peinture blanche&nbsp;: «&nbsp;<em>Non au roms&nbsp;</em>» [sic]. Derrière les oppositions au projet, c’est donc bien d’antitsiganisme dont il est question.</p>



<p>Cette forme de racisme se caractérise par la très large acceptation dont elle fait l’objet dans la société, ainsi que son aspect hautement institutionnalisé et l’inaction des pouvoirs publics. Son caractère essentialiste justifie les discriminations dont sont victimes ces populations, considérées comme n’étant pas «&nbsp;civilisées&nbsp;» et incapables de le devenir.&nbsp;</p>



<p>Ainsi, leur accès à des ressources normales est compromis. Par exemple, l’un des clichés les plus persistants est leur nomadisme supposé. Cette fausse idée est très largement partagée, y compris chez les travailleurs sociaux qui sont censés les accompagner vers le logement individuel. Comme en témoigne une famille dans le documentaire de Deborah Da Silva, l’accès à un appartement peut aussi être compliqué à cause des violences dont les roms sont encore plus susceptibles d’être victimes en étant isolés. De la même manière, la scolarisation des enfants roms est difficile, en dépit de la volonté des parents. Certains maires ou directeurs refusent l’inscription d’élèves sans domiciliation, bien que ce soit illégal. Il est aussi fréquent que les enfants roms soient victimes de racisme de la part de leurs camarades ou des enseignants qui les stigmatisent en raison notamment des difficultés d’apprentissage liées à leur cadre de vie.&nbsp;</p>



<p>Il existe des associations et des collectifs qui luttent contre l’antitsiganisme et pour l’égalité des droits, mais ce sont rarement des personnes roms qui les dirigent. En effet, l’une des conséquences de toutes ces discriminations est d’empêcher l’accès de ces populations à la parole publique.</p>



<p>Malgré l’aspect profondément culturel de l’antitsiganisme, les associations insistent sur le fait que la lutte contre ces discriminations ne repose pas sur la compréhension de la culture rom «&nbsp;<em>Je ne défends pas des roms</em>, martèle Caroline Godard, <em>je défends des droits&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p>CHLOÉ MACAIRE</p>
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		<title>« L’extrême droite est aux portes du pouvoir »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Nov 2023 11:33:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique Culturelle]]></category>
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		<category><![CDATA[Samia Chabani]]></category>
		<category><![CDATA[travail d’archives]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Médiation culturelle, formation linguistique, travail d’archives, expositions, balades historiques… Le champ d’activités d’Ancrages est multiple. Quel est son axe&#160;? Samia Chabani. Ancrages c’est la volonté de valoriser une histoire invisible. On dit que Marseille est cosmopolite mais cela reste une incantation, quand on regarde dans le détail on se demande qui incarne le cosmopolitisme. [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. Médiation culturelle, formation linguistique, travail d’archives, expositions, balades historiques… Le champ d’activités d’Ancrages est multiple. Quel est son axe&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Samia Chabani.</strong> Ancrages c’est la volonté de valoriser une histoire invisible. On dit que Marseille est cosmopolite mais cela reste une incantation, quand on regarde dans le détail on se demande qui incarne le cosmopolitisme. Nous voulons l’incarner le plus possible, avec tous, toutes les générations et les genres, tous les quartiers, les primo arrivants, les arrivés depuis longtemps. Nous voulons que cette question s’inscrive dans la narration urbaine, qu’elle sorte du champ de la recherche pour s’inscrire dans les rues. Nous ne sommes pas les seuls, plusieurs associations valorisent les récits situés et constituent une société civile méditerranéenne.&nbsp;</p>



<p><strong>Les récits situés&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Oui, les récits qui viennent des personnes concernées, qui veulent les mettre en forme par des spectacles, des films, des podcasts, des expos. Des auteurs, des artistes, des chercheurs qui partent de leur intimité pour cela, et permettent ainsi d’inscrire l’intime dans la ville. Au croisement des vies de gens qui font escale à Marseille et veulent être visibles, faire partie du récit de cette ville. <em>Aflam</em>, les <em>Histoires vraies de la méditerranée</em>, <em>Films Femmes Méditerranée,</em> <em>Ph’Art et balises</em>… travaillent dans le même sens, et rencontrent les mêmes difficultés.</p>



<p><strong>Pourquoi, à votre avis&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>À Marseille la diversité est combattue par certains, et pour d’autres elle relève du marketing, alors que nous avons tant à apprendre, vraiment, du vivre ensemble méditerranéen. Nous pourrions ici contrer le clivage qui s’accentue entre deux France, en valorisant les mémoires de l’exil. De tous les exils. Mais on continue l’injonction au silence&nbsp;: lorsqu’on accepte l’exilé, le migrant, l’immigré, mais il faut qu’il soit normalisé à l’extrême, qu’il n’exprime pas sa singularité, sous peine d’être accusé de communautarisme.&nbsp;</p>



<p>&nbsp;<strong>Vous sentez cela aujourd’hui encore, à Marseille&nbsp;?</strong></p>



<p>Oui&nbsp;! Au lieu de mettre ce gouvernement face à ses responsabilités, on interdit de parler de violences policières, de discriminations systémiques, de soutien à la Palestine. Ce «&nbsp;deux poids deux mesures&nbsp;» est très mal vécu par les jeunes en ce moment, et j’ai le sentiment que Marseille rate un coche en n’affirmant pas sa voix singulière, son fameux cosmopolitisme, dans le concert actuel aligné sur un gouvernement de plus en plus sourd à la différence, quand il ne la réprime pas.</p>



<p><strong>Vous lancez aujourd’hui un appel au secours pour sauver Ancrages. En quoi sa situation a-t-elle évolué&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>La lutte contre la discrimination est un champ sérieux. C’est une obligation légale, elle est inscrite au plan métropolitain depuis 2013. Où est le plan de lutte contre les discriminations de la Métropole&nbsp;? Cela doit être un axe fort des contrats de ville. Quel budget y consacrent-ils&nbsp;? Aujourd’hui nous sommes financés essentiellement par la Fondation de France, les collectivités et l’État abandonnent cette mission obligatoire à une fondation privée&nbsp;? Ce n’est pas normal.</p>



<p><strong>Vous parlez de baisse de financements concrète ?&nbsp;</strong></p>



<p>Oui, et brutale. L’État a suspendu un appel à projet qui finance l’accueil et l’accompagnement des migrants. Nous perdons 60 000 euros en 2023. Nous perdons aussi 27 000 euros de la Dreets, [<em>Direction Régionale de l’Economie et de l’Emploi, ndlr</em>], 7 000 euros sur la formation linguistique, 20 000 euros sur l’apprentissage culturel, volet qui est pour nous essentiel&nbsp;: on&nbsp; n’accueille pas les exilés seulement dans une langue, mais dans une culture. Pour les luttes contre les discriminations, tous les financements de la Dircah sont nationaux, et tous les nationaux sont à Paris. Et Marseille, dans ce domaine-là, ne lutte pas contre le tropisme centraliste, et n’impose pas sa singularité de ville cosmopolite, qui pourrait être un exemple national, et l’est en tous les cas pour ce qui est de l’espace méditerranéen.&nbsp;</p>



<p><strong>Qu’en est-il de la Ville de Marseille et des collectivités locales&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>La Région a cessé tout financement&nbsp; en changeant de majorité en 2015, rejoignant la municipalité Gaudin ne nous finançait presque pas, et en tous les cas jamais comme acteur culturel. Depuis 2020 nous sommes financés par la Ville en culture, et nous pensons que c’est bien notre place&nbsp;: notre travail, d’affirmation des cultures et des mémoires, de formation des arrivants à la culture, de recherches et valorisation des histoire des migrations à Marseille… est un travail culturel. Mais 25 000 euros c’est peu pour mener une politique de valorisation des cultures des diasporas dans la deuxième ville de France&nbsp;! En plus nous avons été victimes d’un cafouillage…</p>



<p><strong>C’est à dire&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>En 2022 la Ville a mal orienté notre subvention de fonctionnement, nous avons perdu 25 000 euros. La subvention 2023 les a rétablis, mais n’a pas rattrapé 2022, ce qui nous met dans une situation économique intenable. Jean-Marc Coppola nous promet une augmentation en 2024, mais chacun voit que Marseille en grand est fait avec d’autres acteurs culturels que ceux qui se battent depuis 20 ans, au quotidien, pour que la culture marseillaise affirme sa singularité comme une force.&nbsp;</p>



<p><strong>Comment voyez-vous l’avenir&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>L’avenir d’Ancrages est très incertain, même si l’appel à contribution que nous avons lancé reçoit des échos favorables et nombreux. Mais l’avenir d’Ancrages n’est pas ce qui m’inquiète le plus.&nbsp;</p>



<p>Depuis les années 1980 il y a eu des avancées évidentes, légales, dans les luttes contre les discriminations, mais aujourd’hui il y a des projets de loi qui entérinent de nets reculs, des baisses de financement de tous les côtés. La conséquence est immédiate&nbsp;: les choses se tendent nettement dans les villes. Les jeunes générations n’acceptent plus d’être relégués dans une seconde zone de la République, et de ne pas pouvoir seulement l’exprimer. Le terrain est explosif, l’extrême droite est aux portes du pouvoir.&nbsp;</p>



<p>Nous sommes persuadés que notre travail de visibilisation des mémoires diasporiques et le meilleur rempart contre cette menace que nous voyons tous advenir. Mais les acteurs culturels se sentent bien seuls à défendre l’idée que l’histoire et ses rameaux intimes ne peuvent pas être mis sous le tapis, sans risque d’y mettre le feu.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Pour soutenir Ancrages :</strong><br><a href="http://ancrages.org/agenda/campagne-de-soutien-pour-lassociation-ancrages">ancrages.org/agenda/campagne-de-soutien-pour-lassociation-ancrages</a></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/lextreme-droite-est-aux-portes-du-pouvoir/">« L’extrême droite est aux portes du pouvoir »</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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