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	<title>Archives des Vieille Charité - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Vieille Charité - Journal Zebuline</title>
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		<title>Aden-Marseille, deux villes dialoguent</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 08:52:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Centre de la Vieille Charité accueille Aden-Marseille. Du VIIIe siècle jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui, l’exposition plonge le public dans les relations entre les deux villes portuaires À mi-chemin entre l’Inde et l’Europe, Aden, ville portuaire du Yémen, devient dès l’Antiquité un lieu central pour les échanges commerciaux. L’exposition présentée au Centre de la Vieille Charité de [&#8230;]</p>
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<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le Centre de la Vieille Charité accueille Aden-Marseille. Du VIII<sup>e</sup> siècle jusqu&rsquo;à aujourd&rsquo;hui, l’exposition plonge le public dans les relations entre les deux villes portuaires</mark></em></strong></p>



<p>À mi-chemin entre l’Inde et l’Europe, Aden, ville portuaire du Yémen, devient dès l’Antiquité un lieu central pour les échanges commerciaux. L’exposition présentée au Centre de la Vieille Charité de Marseille met en lumière un pan de l&rsquo;histoire de cette ville et de ce pays qui connaîssent aujourd’hui une grave crise humanitaire, et explore les liens qui les unissent la cité phocéenne.</p>



<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Sur les traces d’Aden</mark></em></strong></p>



<p>À l’origine de l’exposition, une collection de 25 pièces provenant du Yémen, offertes au Musée d’archéologie de Marseille au XX<sup>e</sup> siècle par des négociants. Mais pour cette exposition, s’y ajoute un prêt exceptionnel du musée du Louvre. Parmi ces prêts, il y a notamment cette magnifique dalle en albâtre provenant de la cité de Ma&rsquo;rib du royaume de Saba, datant du VII<sup>e</sup> siècle.</p>



<p>La première salle met également en évidence des inscriptions funéraires datant du premier siècle avant notre ère, un fragment de bas-relief représentant une déesse, des plaques dédicatoires ou encore des stèles funéraires. Des cartels explicatifs rapportent la place centrale que la religion occupait dans le sud de la péninsule arabique.</p>



<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Des Européens à Aden<br></mark></em></strong><br>Changement de salle et d’époque. L’exposition plonge ensuite au cœur du XVII<sup>e</sup> siècle. En 1644, un premier échantillon de café est rapporté à Marseille, et quelques années plus tard un premier débit de « moka » est ouvert par Pascaly Haroukian, un arménien installé à Marseille. L’exposition s’attarde d’ailleurs sur des collections de tasses importées, parfois venues de Chine, utilisées pour boire le café yéménite.</p>



<p>Le commerce des épices et du café, que les Yéménites ont progressivement internationalisé, ravive l’intérêt pour ce territoire, et les échanges commerciaux s’intensifient. À travers des figures comme celle du commerçant Antonin Bess, arrivé en 1899 à Aden, la ville est perçue comme un nouvel eldorado par les Marseillais.</p>



<p>Mais si d’un côté les occidentaux voient en la ville d’Aden une opportunité de s&rsquo;enrichir à travers le commerce, le contraste est patent avec les Yéménites. Sous protectorat britannique depuis 1886, ils vivent au sein d’une société coloniale très hiérarchisée&nbsp;: le tableau de Raoul Du Gardier, représentant un marin yéménite en train de nettoyer le pont d’un navire occidental, en témoigne.</p>



<p><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Et aujourd’hui…<br></mark></em></strong><br><em>Marseille-Aden</em> rend hommage aux yéménites et à leurs ancêtres en prolongeant l’histoire à travers des témoignages de descendants de marins et de migrants. Tahar, et d’autres Yéménites installés à Marseille, témoignent de leur double culture dans des entretiens filmés. On apprend que la Joliette fut un ancien centre de vie de la diaspora yéménite. Aujourd’hui, des artistes se réapproprient les récits de leur pays, comme Nasser Al Aswadi, qui travaille autour de la répétition d’un mot ou d’une forme. Installé en France depuis 2010, il inscrit ses créations dans un dialogue entre « héritage et modernité ». Son travail clôt le parcours, avec notamment sa sculpture en inox <em>Toléranc</em>e.</p>



<pre class="wp-block-verse">CARLA LORANG<br><br> Aden-Marseille<br><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 29 mars 2026<br></mark></em></strong><a href="https://musees.marseille.fr/centre-de-la-vieille-charite-cvc">Centre de la Vieille Charité,Marseille</a></pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels/"><em>Arts Visuels</em> ici</a></p>
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		<title>Tatouer nos mémoires</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 15:05:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>«&nbsp;Le tatouage amazigh&nbsp;: fonctions sociales et usages contemporains</em>.&nbsp;» Le sujet de la table ronde pouvait paraître étroit, peu susceptible de concerner hors d’une communauté. Pourtant ce sont les particularités mêmes de cette histoire, celle des femmes dites berbères (déclinaison du mot barbare), qui touchent à une universalité&nbsp;: celle de la transmission, par les femmes et leur corps, des marques de la beauté, de la fierté, du sacré. Ou de l’appartenance, du réprouvé, du harām.<br>Pour les trois femmes amazighes présentes, l’histoire du tatouage est la même&nbsp;:&nbsp; <strong>Malika Assam</strong>, maîtresse de conférence en langue et culture amazighes, <strong>Raïssa Leï</strong>, chorégraphe et artiste engagée pour la transmission des cultures amazighes, et <strong>Samia Chabani</strong> qui organisait la table ronde, ont toutes trois une mère, ou une grand-mère, qui portait ces tatouages géométriques. Ils ont été une marque de fierté, puis de honte. En France, leurs mères étaient comparées à des Apaches, et au Maroc moquées ou déclarées impures.&nbsp;</p>



<p>Ce rejet a commencé dans les années 40, mais n’a atteint les villages que dans les années 60&nbsp;: toutes les femmes amazighes nées avant avaient le visage tatoué, non comme un rituel de passage, comme nous l’apprend Malika Assam, mais comme un ornement. A visée esthétique, comme les bijoux, les vêtements, les tatouages n’étaient pas non plus un langage, précise-t-elle&nbsp;: certains signes varient d’un village à l’autre, d’une femme à l’autre. Raissa Leï souligne pourtant que certains tatouages ont un sens, certes variable, sans pour autant signer une appartenance, mais une singularité de chacune, une manière de valoriser le corps, qu’on retrouve aussi dans la pluralité des danses d’Afrique du Nord.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ornements millénaires </mark></strong></p>



<p>Des ornements, une esthétique du corps qui remonte à des millénaires, bien avant l’invasion arabe. La culture amazighe, c’est d’abord une langue, parlée, dans ses différences, «&nbsp;<em>de l’ouest du Maroc à l’est de l’Égypte</em>&nbsp;». Au temps des pharaons, les textes les nomment les Libyens, et les représentent, hommes et femmes, avec des tatouages, 3000 ans avant notre ère. Plus tard désignés comme Maures, ils sont aussi représentés en Occident avec des tatouages. Animistes, puis Juifs pour partie, désignés comme des «&nbsp;berbères&nbsp;» (étranger en grec) par les Romains puis très majoritairement convertis à l’Islam dès le VIIe siècle, les Amazighs ont conservé et transmis leur culture par les femmes. Par la beauté, le corps, la cuisine, le tissage, les bijoux.</p>



<p>Et le tatouage. Sa pratique se répand aujourd’hui en Europe loin des marins et des prisons qui ont longtemps été le lieu d’un tatouage populaire, réprouvé, masculin. L’exposition <em>Tatouage, Histoire de la Méditerranée,</em> visible pour quelques jours encore, démontre que l’usage contemporain, esthétique, figuratif souvent, du tatouage, prend ses racines dans l’embellissement individuel d’un peuple qui se désignait lui même comme celui des êtres libres.&nbsp;</p>



<p>Une conviction que <strong>Nicolas Misery</strong>, commissaire de l’exposition et directeur des musées de Marseille, veut concrétiser en acquérant la série de portraits de Dalila Dalléas Bouzar, <em>Les Princesses</em>. «&nbsp;<em>Pour rééquilibrer le fonds des musées de Marseille, qui contient peu d’œuvres de femmes, et très peu&nbsp; d’artistes du Maghreb</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Agnès Freschel</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Tatouage, Histoire de la méditerranée</em> se tient<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> jusqu’au 28 septembre</mark> au centre de la Vielle Charité, Marseille</pre>



<p>Retrouvez nos articles <em><a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/">Politique culturelle</a></em> ici</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



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		<title>Twerker au musée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Jul 2025 15:20:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nicolas Misery, directeur des Musées de Marseille, était ravi d&#8217;accueillir à la Vieille Charité les 900 personnes inscrites pour la soirée de lancement des Jeudis au musée, série de quatre rendez-vous au programme de L&#8217;Été marseillais. « C&#8217;est une façon différente de découvrir les lieux : nous voulions montrer que l&#8217;on peut danser au musée, écouter de la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><a href="https://www.instagram.com/nicolas_misery/?hl=fr"><strong>Nicolas Misery</strong>,</a> directeur des Musées de Marseille, était ravi d&rsquo;accueillir à la Vieille Charité les 900 personnes inscrites pour la soirée de lancement des <strong><em>Jeudis au musée</em></strong>, série de quatre rendez-vous au programme de L&rsquo;Été marseillais. « <em>C&rsquo;est une façon différente de découvrir les lieux : nous voulions montrer que l&rsquo;on peut danser au musée, écouter de la musique, participer à une performance. On a tous immensément besoin de danser !</em> »</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Entre les cimaises, des corps vivants</mark></strong></h3>



<p>De fait, le public a manifestement apprécié la découverte de l&rsquo;exposition du moment, <em>Tatouage. Histoires de la Méditerranée</em>, au tempo du collectif <strong><a href="https://www.instagram.com/we.twerkistan/">Twerkistan</a></strong>. Ses danseurs, après avoir travaillé au contact des œuvres et répété in situ, ont entraîné dans leur sillage un cortège de sourires ravis et étonnés, y compris chez les enfants les plus jeunes, marquant du pied le rythme. </p>



<p>«&nbsp;Tatouage<em>&nbsp;porte beaucoup sur la décolonisation et les rapports de genre, des questions qui résonnent avec les préoccupations des membres de Twerkistan. Nous apprécions leur esprit de liberté, leur impertinence, et c&rsquo;est important de travailler avec des artistes locaux</em>&nbsp;», commentait le directeur.</p>



<p>Cette mise en résonance festive aurait pu durer plus longtemps que l&rsquo;on ne s&rsquo;en serait pas plaints. Car la suite de la soirée, aussi agréable fut-elle, a pris la forme plus classique d&rsquo;un sound system. Sur scène, dans la cour du vénérable bâtiment, les Djs du collectif ont ambiancé les spectateursavec du reggae, dancehall, hip-hop et afrobeats. Non dénuée d&rsquo;une coloration politique&nbsp;–&nbsp;les paroles de certains titres classiques n&rsquo;ont pas pris une ride&nbsp;: «&nbsp;<em>No justice, no peace</em>&nbsp;», comme le chantait Steel Pulse, se scande aujourd&rsquo;hui encore dans les mobilisations contre les violences policières.</p>



<p>GAËLLE CLOAREC</p>



<pre class="wp-block-verse">Twerkistan a inauguré les « Jeudis au musée » <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 17 juillet </mark>à la Vieille Charité, Marseille. Prochaine date, <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 24 juillet </mark>avec une carte blanche au festival <em>The Echo</em>.</pre>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/musiques/">Musiques ici</a></p>



<p></p>
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		<title>Quand la philosophie pense l’art </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Oct 2024 06:03:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Volontiers provocatrice dans l’intitulé de ses thèmes («&nbsp;Constellations de la connerie&nbsp;» en 2021 «&nbsp;Philosophie, rire et chansons&nbsp;» en 2022) la <strong><em>Semaine de la pop philosophie</em></strong> choisit pour cette 16<sup>e</sup> édition qui se déroule à Marseille du 12 au 19 de passer sur le gril pop-philosophique l’un des fondements de la politique culturelle publique en France. C’est-à-dire l’engagement volontariste pour un accès du plus grand nombre à la culture et à l’art, porté par la conviction qu’ils sont des sources d’émancipation pour chacun et chacune, et ne doivent pas être réservés à des privilégié·e·s. Mais <strong>Jacques Serrano</strong>, concepteur de cette manifestation s’étonne de «<em> ces missionnaires de la culture pleins de bonne volonté et de bons sentiments qui ne cessent, depuis des décennies, d’entretenir l’idée que le spectateur a besoin d’eux pour l’aider à ouvrir les yeux sur le monde, délaissant parfois la création au profit de la fréquentation</em>&nbsp;». Et la <em>Semaine de la pop philosophie</em> de s’interroger&nbsp;: « L’Art pour tous<em> serait-il devenu un slogan vide de sens, une assertion dans laquelle le peuple ne se retrouverait pas et qui dénoterait même involontairement un certain mépris à son égard ?&nbsp;</em>»</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Au programme</mark></strong></p>



<p>Comme chaque année, la <em>Semaine de la pop philosophie</em> se déroule dans des lieux emblématiques de la ville de Marseille comme la Vieille Charité, le Mucem, le Théâtre des Bernardines, le Muséum d’histoire naturelle / Musée des Beaux-Arts, le Mac (musée d’art contemporain), la Bibliothèque de l’Alcazar, la Bibliothèque départementale Gaston Defferre ou encore la Cité de la Musique.</p>



<p>Parmi la quinzaine de rencontres proposées, au cours desquelles vont se succéder une trentaine d’intervenant·e·s, citons par exemple <em>L’Art pour tous : illusion ou mépris ?</em> (4 octobre, Vieille Charité) de <strong>Jean-Marie Schaeffer</strong>, philosophe et critique d’un art, écrit au singulier, qui incarnerait le bon goût officiel, auquel il faudrait que tous·tes soient éduquées. Dans <em>L’art ou l’insubordination au service de l’ordre établi</em> (12 octobre, MAC) le philosophe <strong>Francesco Masci</strong> s’interroge sur les promesses non-réalisées des avant-gardes artistiques du XX<sup>e</sup> siècle, qui à travers leur insubordination contre la société marchande et l’illusion de la représentation, annonçaient que l’art transformerait la vie. Ou encore <em>Discrétion volontaire. Pour une pratique élitiste de l&rsquo;art</em> (19 octobre, Ateliers Jeanne Barret) de <strong>Jean-Baptiste Farkas</strong>, qui considère que dans une époque formatée par l’industrie culturelle qui lui demande d’apparaître toujours davantage, l’artiste doit inventer des façons d’y d’échapper. Et, au sein de sa pratique, «&nbsp;<em>ménager une part d’ombre dont l’extrémité est une forme d’élitisme</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Semaine de la pop-philosophie</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 12 au 19 octobre </mark><br>Divers lieux, Marseille</pre>



<p></p>
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		<title>Louis s’en va-t-en guerre</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Jun 2024 13:21:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Artiste compagnonne pour 3 ans du théâtre de la Joliette, Tamara Al Saadi présente à Marseille l’ensemble du répertoire de sa compagnie La Base. Un répertoire influencé par son histoire personnelle d’Irakienne réfugiée en France à 5 ans, et par sa formation en Master d’expérimentation en arts et politique sous la direction de l’anthropologue Bruno [&#8230;]</p>
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<p>Artiste compagnonne pour 3 ans du théâtre de la Joliette, <strong>Tamara Al Saadi</strong> présente à Marseille l’ensemble du répertoire de sa compagnie La Base. Un répertoire influencé par son histoire personnelle d’Irakienne réfugiée en France à 5 ans, et par sa formation en Master d’expérimentation en arts et politique sous la direction de l’anthropologue Bruno Latour. <strong><em>Partie</em></strong>, créé en 2022 à Avignon, spectacle participatif et fabriqué à vue, aborde la mobilisation et le vécu d’un jeune soldat français pendant la première guerre mondiale.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Fort, normal, bas</mark></strong></p>



<p>Le plateau blanc est posé directement sur le gravier de la cour de La Vieille Charité, on prend place face à lui sur un gradin en bois, muni d’un petit livret distribué à l’entrée. L’équipe artistique arrive et Tamara Al Saadi explique : les livrets sont de différentes couleurs correspondant aux cases masquées du panneau de bois. Lorsqu’elle dévoile une couleur, les spectateurs concernés tenant le livret de même couleur doivent lire le texte. De façon forte, normale ou basse selon la seconde case dévoilée. Le spectacle commence.</p>



<p>Eliane, vendeuse de quatre saisons, la mère de Louis, fait la cuisine dans des aller-retours amusants avec la créatrice sonore qui derrière la table réalise avec malice les bruitages de la scène, comme de toutes celles qui vont suivre. Louis se lève, puis part au marché. C’est là qu’il va apprendre, par la rumeur du chœur des spectateurs que la guerre se prépare. Il va passer des guêtres, prendre son paletot, partir avec d’autres, au front dans les tranchées, acclamés par la foule. Et dans ses lettres à sa mère, avec pudeur et retenue, pour ne pas l’inquiéter, raconter la guerre. Dont l’évocation se fabrique sous nos yeux, sonore, en tas de terre, en fumigènes noirs, en texte, où naissent le doute, le silence, la folie. Traversés des témoignages de Louis, de plus en plus déchirants, et du chœur des spectateurs haut, normal ou bas.</p>



<p>Le pire arrive après de multiples horreurs, conclues méloramatiquement par une lettre, pleine d’espoir, d’Eliane à son fils, dont elle n’a plus de nouvelles. Lue à voix basse par tous les spectateurs. En nos temps d’un bellicisme présenté comme désirable, la piqûre de rappel d’un théâtre délicat, inventif et participatif&nbsp; est bienvenue.</p>



<p>MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Partie</em> de Tamara Al-Saadi a été présenté du 1<sup>er</sup> au 4 juin à la Vieille Charité par le Théâtre de la Joliette<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>A venir</strong><br>les 12  et 13 juillet</mark><br>Scène Nationale Châteauvallon-Liberté<br>Châteauvallon, Ollioules</pre>
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		<title>Musées de Marseille : de la place pour les femmes </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Julie Bordenave]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Dec 2023 08:58:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque année, la majestueuse salle en pierres voûtées du Préau des Accoules, occupant une partie de l’ancien observatoire de Marseille, se pare d’une nouvelle scénographie, adaptée aux oeuvres accueillies. Ces plongées successives dans les époques et esthétiques sont rendues possibles grâce aux prêts en provenance du FCAC, du Mac, de la Vieille Charité ou encore [&#8230;]</p>
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<p>Chaque année, la majestueuse salle en pierres voûtées du Préau des Accoules, occupant une partie de l’ancien observatoire de Marseille, se pare d’une nouvelle scénographie, adaptée aux oeuvres accueillies. Ces plongées successives dans les époques et esthétiques sont rendues possibles grâce aux prêts en provenance du FCAC, du Mac, de la Vieille Charité ou encore du très riche fonds Cantini, mettant à disposition des plus jeunes de réels originaux, un fait rare en France. Avec <em>Elles!</em>, il s’agit de mettre en valeur le travail de femmes artistes emblématiques des XX<sup>e</sup> et XXI<sup>e</sup> siècles. Selon les préceptes de cet exigeant musée jeune public, cette nouvelle exposition thématique intègre des jeux pédagogiques en regard de chaque oeuvre – tous imaginés et conçus par l’équipe du musée : un puzzle pour expérimenter les influences cubistes de <strong>Jenny-Laure Garcin</strong>, les fantasques et replètes <em>Nanas</em> colorées de <strong>Niki de Saint Phalle</strong> à reconstituer en figurines, l’éblouissante lumière méditerranéenne vue par <strong>Maria Helena Veiria da Silva</strong> (<em>Marseille en blanc</em>, 1931) à éprouver en 3D à l’aide de modules en bois, ou encore un jeu en kit aux allures de bronze doré, rappelant tant l’usage des matières de <strong>Germaine Richier</strong>, que la palette de couleurs de <strong>Louise Nevelson</strong>.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/12/IMG_7491.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-122012" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/12/IMG_7491.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/12/IMG_7491.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/12/IMG_7491.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/12/IMG_7491.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/12/IMG_7491.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/12/IMG_7491.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/12/IMG_7491.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/12/IMG_7491.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Vue de l&rsquo;exposition © VilledeMarseille</figcaption></figure>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">S’emparer des œuvres&nbsp;<br></mark></strong><br>C’est l’occasion aussi pour les plus jeunes de découvrir des oeuvres plus conceptuelles issus du mouvement japonais Gutaï, des fragments photos d’<strong>Annette Messager</strong> (<em>Mes voeux</em>, 1988) ou encore une fantasque couverture respirante posée à terre, issue de la série <em>Somnambulist</em> de <strong>Wendy Jacob</strong>, conçue en collaboration avec l’étholoque autiste <strong>Temple Grandin </strong>(1993). Cette douzaines d’oeuvres éclectiques, mixant techniques, univers et époques, attire l’oeil et démange les mains – ah, cet irrésistible tableau textile à composer à l’aide d’étoffes à superposer, pour donner vie aux belles dames et songes d’Orient de <strong>Baya</strong>, dont est ici exposée <em>Femme et cithare</em> (1966) ! La frontière est délibérément floue entre la contemplation et la mise en pratique, et le parcours se double de quelques réflexions théoriques – chronologie liée à la parité, coin lecture avec des ouvrages thématiques. Pour élargir le propos à travers les époques et les continents, les sociétés matrilinéaires sont mises à l’honneur dans un préambule. Une manière sensible et pertinente de s’emparer intuitivement des oeuvres, au lieu de les contempler en chiens de faïence. &nbsp;</p>



<p>JULIE BORDENAVE</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Elles&nbsp;! Femmes artistes dans les collections&nbsp;des musées de Marseille</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 27 juillet<br></mark>Préau des Accoules, Marseille<br><a href="http://musees.marseille.fr">musees.marseille.fr</a></pre>
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		<title>Racines et actualité de l’Utopie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Sep 2023 07:14:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Voyage en Utopies, thème de l’édition 2023 du festival Allez Savoir, avait été choisi avant le passage de relais de l’ancien directeur de l’EHESS, Christophe Prochasson, au nouveau, Romain Huret. Mais celui-ci semble s’en être emparé gaillardement, ce qui n’étonnera pas, puisque l’historien est spécialiste de la fabrique des inégalités dans les sociétés contemporaines, et [&#8230;]</p>
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<p><em>Voyage en Utopies</em>, thème de l’édition 2023 du festival <strong><em>Allez Savoir</em></strong>, avait été choisi avant le passage de relais de l’ancien directeur de l’EHESS, Christophe Prochasson, au nouveau, <strong>Romain Huret</strong>. Mais celui-ci semble s’en être emparé gaillardement, ce qui n’étonnera pas, puisque l’historien est spécialiste de la fabrique des inégalités dans les sociétés contemporaines, et l’inégalité, au cœur des réflexions séculaires sur l’utopie depuis l’île décrite par Thomas More au XVI<sup>e</sup> siècle. «&nbsp;<em>Que faire des utopies&nbsp;?</em>&nbsp;» se demande-t-il dans l’édito de la manifestation. «&nbsp;<em>Comment les réconcilier avec la rationalité, souvent froide, des sciences sociales et leurs méthodologies d’enquête et d’accumulation des savoirs&nbsp;?</em>&nbsp;» Peut-être justement comme cela, en proposant au public d’assister non pas à d’austères conférences entre spécialistes, mais en hybridant les formats et en invitant la réflexion à dialoguer avec les arts.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Utopie ou dogmatisme ?</mark></strong></p>



<p>Cinq jours durant, en entrée libre, chacun est invité à piocher dans un programme touffu et à circuler dans la cité phocéenne pour se faire sa propre opinion sur la question et sur une foule d’autres. Au Moyen Âge et à la Renaissance, par exemple, creusets de notre propre époque, est-ce que les universités ont plutôt été une fabrique d’utopie, en favorisant la circulation des idées, ou au contraire ont-elles formaté les esprits en tirant vers le dogmatisme&nbsp;? Réponse le 21 septembre à la bibliothèque de l’Alcazar. Et puisque rien ne vaut de mettre la main à la pâte, pourquoi ne pas participer, le 23 septembre, à l’atelier tout public proposé à la Vieille Charité par <strong>Pierre-Antoine Marti</strong>, féru de littérature d’anticipation&nbsp;? Il s’agira de concevoir une société idéale dans la Méditerranée, en évitant qu’elle ne dérive, comme tant d’autres, vers la dystopie.</p>



<p>GAËLLE CLOAREC</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">«&nbsp;Les citoyens aspirent à plus de démocratie&nbsp;»</h2>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Trois questions à Marie-Aude Fouéré, anthropologue, co-présidente avec l’historienne Sabina Loriga du comité scientifique d’<em>Allez Savoir</em></mark></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Marie-Aude-Fouere-est-co-presidente-du-comite-scientifique-dAllez-Savoir-%C2%A9-%C2%A9-DR.jpg?resize=354%2C236&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-120662" style="width:354px;height:236px" width="354" height="236" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Marie-Aude-Fouere-est-co-presidente-du-comite-scientifique-dAllez-Savoir-%C2%A9-%C2%A9-DR.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Marie-Aude-Fouere-est-co-presidente-du-comite-scientifique-dAllez-Savoir-%C2%A9-%C2%A9-DR.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Marie-Aude-Fouere-est-co-presidente-du-comite-scientifique-dAllez-Savoir-%C2%A9-%C2%A9-DR.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Marie-Aude-Fouere-est-co-presidente-du-comite-scientifique-dAllez-Savoir-%C2%A9-%C2%A9-DR.jpg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Marie-Aude-Fouere-est-co-presidente-du-comite-scientifique-dAllez-Savoir-%C2%A9-%C2%A9-DR.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Marie-Aude-Fouere-est-co-presidente-du-comite-scientifique-dAllez-Savoir-%C2%A9-%C2%A9-DR.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Marie-Aude-Fouere-est-co-presidente-du-comite-scientifique-dAllez-Savoir-%C2%A9-%C2%A9-DR.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Marie-Aude-Fouere-est-co-presidente-du-comite-scientifique-dAllez-Savoir-%C2%A9-%C2%A9-DR.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Marie-Aude-Fouere-est-co-presidente-du-comite-scientifique-dAllez-Savoir-%C2%A9-%C2%A9-DR.jpg?w=1584&amp;ssl=1 1584w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2023/09/Marie-Aude-Fouere-est-co-presidente-du-comite-scientifique-dAllez-Savoir-%C2%A9-%C2%A9-DR.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 354px) 100vw, 354px" /><figcaption class="wp-element-caption">Marie Aude Fouéré est co-présidente du comité scientifique d&rsquo;Allez Savoir © DR</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>Comment prépare-t-on un festival de sciences sociales d’une telle ampleur&nbsp;?</strong></p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-black-color">Marie-Aude Fouéré</mark></strong>. Nous avons travaillé étroitement avec les Musées de Marseille, et les autres institutions, notamment le CNRS, Aix-Marseille Université&#8230; Sabina et moi avons essayé de trouver un équilibre entre les disciplines, histoire, sociologie, géographie etc… ; à articuler avec les dimensions artistiques de la manifestation. Ces dernières ont pris un relief particulier cette année, dont le thème, l’utopie, est par exemple très présent en littérature. Chacune depuis notre discipline, nous nous intéressons à la mémoire, et nous avons mis nos réseaux en commun. J’étais attentive à ce que la programmation porte sur d’autres aires culturelles que l’Europe, s’intéresse à l’Asie, l’Afrique&#8230; Un autre critère était important : assurer un équilibre de genre entre les intervenants.</p>



<p><strong>L’Université populaire Marseille-Provence s’est emparée aussi de ce thème de l’utopie en cette rentrée, pour son cycle de conférences<em>.</em> Cela est dans l’air ?</strong></p>



<p>Je pense que ces questions reviennent de manière récurrente dans le champ intellectuel. Sans doute, aussi, vivons-nous un moment historique particulier, avec des crises qui s’accumulent&nbsp;: politiques, nos démocraties prenant un tournant autoritaire&nbsp;; migratoires&nbsp;; écologiques&nbsp;; climatiques&#8230; La jeunesse est inquiète de son avenir et les citoyens aspirent à plus de démocratie. Toutes ces voix demandent à être entendues, pour ne pas laisser nos sociétés basculer dans différents types d’horreur.</p>



<p><strong>Concernant l’équilibre entre les genres, chaque année le dialogue inaugural se fait à deux voix. Pour cette édition, ce seront l’historien Jérôme Baschet et sa consoeur </strong><strong>Axelle Brodiez-Dolino.</strong> <strong>Ils évoqueront les reviviscences de la pensée utopique aujourd’hui. En tant que spécialiste de la mémoire, qu’est-ce que cela vous inspire&nbsp;?</strong></p>



<p>La programmation d’<em>Allez Savoir </em>est riche en tables rondes et rencontres qui porteront sur les utopies du passé. Il sera intéressant de se pencher sur ce qu’il se passe actuellement. Jérôme Baschet travaille sur l’expérience zapatiste, Axelle Brodiez-Dolino sur les formes contemporaines de solidarité. Est-ce que les mouvements d’aujourd’hui vont puiser dans les ressources de leurs prédécesseurs, comme un imaginaire auquel se référer&nbsp;? Je n’ai pas la réponse, j’attends d’assister aux événements pour voir si les gens s’en emparent.</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR G.C.</p>



<p></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Allez Savoir</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">20 au 24 septembre<br></mark>Divers lieux, Marseille<br><a href="http://allez-savoir.fr">allez-savoir.fr</a></pre>
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		<title>« La seule chose que je pouvais faire c’était dessiner »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Dec 2022 13:07:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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		<category><![CDATA[Vieille Charité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir artiste&#160;? Ghada Amer. Je n’avais pas envie d’être artiste, en fait. Quand j’étais petite, en Égypte, j’adorais les cours de dessin, on nous mettait dans un coin, avec des crayons et des couleurs, et on faisait ce qu’on voulait. C’était pour les cancres en réalité, ou [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir artiste&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Ghada Amer.</strong> Je n’avais pas envie d’être artiste, en fait. Quand j’étais petite, en Égypte, j’adorais les cours de dessin, on nous mettait dans un coin, avec des crayons et des couleurs, et on faisait ce qu’on voulait. C’était pour les cancres en réalité, ou quand il y avait la guerre avec Israël, c’était très calmant pour les enfants. Donc à chaque fois que j’étais angoissée, j’aimais toujours dessiner. Mais je ne savais pas que quelque chose comme «&nbsp;artiste&nbsp;» existait. En classe de terminale, à Nice, je suis tombée en très grave dépression, et la seule chose que je pouvais faire c’était dessiner. Mes parents m’ont parlé des Beaux-Arts, et c’est comme ça que j’ai découvert la Villa Arson, l’art, et qu’on pouvait s’amuser toute sa vie&nbsp;!</p>



<p><strong>Et le féminisme, c’est arrivé comment&nbsp;?</strong></p>



<p>C’est arrivé tout seul [<em>rires</em>]. Parce qu’on peint ce qui nous entoure, ce qui nous touche, que ce soit un coucher de soleil, une situation politique. Et comme femme venant d’Égypte en France, j’ai vu que les femmes n’étaient pas traitées de la même manière que les hommes, ni ici, ni là-bas. Dans la famille, on était quatre filles, je n’avais pas de frère. Les gens se moquaient beaucoup de mon père, parce qu’il voulait nous donner une bonne éducation. Ils disaient qu’il perdait son argent en nous mettant dans des écoles françaises, chères. Plus tard, j’ai lu les livres d’histoire de l’art&nbsp;: aucune femme, la moitié de l’humanité absente. C’est quand même bizarre, et inquiétant&nbsp;!&nbsp;</p>



<p><strong>Beaucoup de vos œuvres sont tramées d’écriture, que ce soit en arabe, anglais ou français. Qu’est-ce que l’écriture représente pour vous&nbsp;?</strong></p>



<p>Je suis née dans la calligraphie, c’est une forme d’art, un truc d’abstraction. J’ai connu tout ce qui est art figuratif bien après avoir connu l’art calligraphique. Donc pour moi, l’écriture c’est l’art. C’est comme les femmes que je dessine&nbsp;: d’un côté c’est dessiné, de l’autre écrit, mais je ne vois pas de différences.</p>



<p><strong>Vous dîtes, à propos de votre travail le plus récent, les sculptures, que vous présentez à la Vieille Charité, que ça vous a permis de vous débarrasser de vos propos politiques pour passer à autre chose. Vous êtes passée à quoi&nbsp;?</strong></p>



<p>À la joie&nbsp;! J’aime le processus créatif, c’est pour ça que je change beaucoup&nbsp;: il y a l’écriture, après il y a les femmes, les broderies, les jardins, la céramique, les dessins et la vidéo. Un médium après l’autre, j’aime me sentir toujours dans la création. Je veux toujours explorer, être créative, libre.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR MARC VOIRY</p>



<p>Lire aussi notre article <em><a href="https://journalzebuline.fr/la-voix-de-la-femme-est-revolution/">La voix de la femme est Révolution</a></em>&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Ghada Amer, Orient-Occident</em></strong>
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu'au 16 avril
</mark>Mucem, Marseille
04 84 35 13 13 
<a href="http://mucem.org">mucem.org</a></pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Ghada Amer, Sculpteure</em></strong>
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu'au 16 avril
</mark>Vieille Charité, Marseille
04 91 14 58 80 
<a href="http://musees.marseille.fr">musees.marseille.fr</a></pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Ghada Amer, Witches and Bitches</em></strong>
<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu'au 26 février
</mark>Frac Paca, Marseille
04 91 91 27 55 
<a href="http://fracpaca.org">fracpaca.org</a></pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>À lire&nbsp;:</strong><br><em>A woman's voice is Revolution</em>, 35 €<br>Catalogue de la rétrospective, Éditions Dilecta (Mucem)</pre>
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		<title>La voix de la femme est Révolution </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Dec 2022 12:58:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Exposition]]></category>
		<category><![CDATA[Frac]]></category>
		<category><![CDATA[Ghada Amer]]></category>
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		<category><![CDATA[Mucem]]></category>
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		<category><![CDATA[Vieille Charité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au débouché de la passerelle reliant le bâtiment principal du Mucem au J4 et le fort Saint-Jean, c&#8217;est une sculpture-jardin qui attire l&#8217;œil. Des pieds d&#8217;immortelles, cette plante aux vertus cicatrisantes, entourent une calligraphie de belles dimensions, faite de métal et charbon. «&#160;Pour en souligner le côté ardent&#160;», explique la conceptrice de l&#8217;œuvre, Ghada Amer. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Au débouché de la passerelle reliant le bâtiment principal du Mucem au J4 et le fort Saint-Jean, c&rsquo;est une sculpture-jardin qui attire l&rsquo;œil. Des pieds d&rsquo;immortelles, cette plante aux vertus cicatrisantes, entourent une calligraphie de belles dimensions, faite de métal et charbon. «&nbsp;<em>Pour en souligner le côté ardent</em>&nbsp;», explique la conceptrice de l&rsquo;œuvre, <strong>Ghada Amer</strong>. Car l&rsquo;artiste franco-américano-égyptienne s&rsquo;est inspirée de l&rsquo;un des slogans entendus sur la place Tahrir il y a onze ans, lors du Printemps arabe en Égypte. En changeant un seul phonème – <em>sawt al-mar&rsquo; ati thawra</em> au lieu de <em>sawt al-mar&rsquo; ati awra </em>– les féministes subvertissaient un adage attribué au Prophète&nbsp;: «&nbsp;la voix de la femme est source de honte&nbsp;» devenant «&nbsp;la voix de la femme est Révolution&nbsp;». Une stimulante entrée en matière pour la première rétrospective consacrée en France à cette plasticienne née en 1963 au Caire, connue pour être une figure engagée de l&rsquo;art contemporain.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Trois parcours marseillais</strong></mark><br>Prévoyez une demi-journée pour découvrir le travail de Ghada Amer : si chacun des lieux accueillant ses œuvres peut parfaitement se visiter seul, le triple parcours permet d&rsquo;en aborder les différentes facettes. </p>



<p><strong>Mucem</strong><br>Au Musée des civilisations de l&rsquo;Europe et de la Méditerranée, l&rsquo;accent a été mis par les deux commissaires, Hélia Paukner et Philippe Dagen, sur son attention au dialogue entre les aires culturelles. Un orteil sur chaque continent, même si elle vit et travaille à New York, l&rsquo;artiste «&nbsp;<em>se trouve très occidentale au Caire, et très orientale à Paris</em>&nbsp;». Recouvrant une série de 54 cartons, elle a brodé les passages sur la jouissance féminine d&rsquo;une <em>Encyclopédie du plaisir</em>, anciens traités érotiques compilés à la fin du X<sup>e</sup> siècle, à Bagdad, par le savant Abul Hasan Ali ibn Nasr al-Katib. «&nbsp;<em>À l&rsquo;époque, en Europe, l&rsquo;intolérance religieuse faisait rage. Une culture sauve l&rsquo;autre&nbsp;!</em>&nbsp;» Un peu plus loin, un voile facial de soie noire porte la définition du mot «&nbsp;peur&nbsp;» en arabe. Dentelle de Bayeux et perles de jais&nbsp;: Ghada Amer met en scène, dans une même aversion au contrôle du corps féminin, les deux faces du puritanisme&nbsp;: obsession religieuse <em>vs</em> érotisation aliénante.</p>



<p><strong>Frac</strong><br>Au Frac Paca, l&rsquo;exposition <em>Witches and Bitches </em>précise son engagement féministe. Cette référence aux sorcières et putains s&rsquo;attaque aux stéréotypes qui collent aux basques des femmes. Elle-même (lire entretien ci-après) s&rsquo;est heurtée aux préjugés du milieu artistique&nbsp;: entre 1984 et 1989, étudiante à la Villa Arson de Nice, elle s&rsquo;est vu refuser l&rsquo;accès au cours de peinture, en raison «&nbsp;<em>des faibles chances qu&rsquo;auraient les femmes de mener avec succès une carrière de peintre</em>&nbsp;». En réaction Ghada Amer porte, selon les mots de Hélia Paukner, «&nbsp;<em>une colère persistante et créatrice</em>&nbsp;». Son rapport ambivalent aux artistes hommes qu&rsquo;elle admire, mais dont elle conteste la domination systémique, éclate sur les murs du Frac. Revisitant l&rsquo;histoire de l&rsquo;art au féminin, elle dialogue avec les Nymphéas de Claude Monet, en grand format. Sur ses toiles, les fils colorés de la broderie, forme d&rsquo;expression longtemps considérée comme mineure car reliée à l&rsquo;artisanat pratiqué par les femmes, tissent un autre récit.</p>



<p><strong>Vieille Charité</strong><br>Le troisième volet de la rétrospective, en accès libre dans la chapelle du Centre de la Vieille Charité, expose les développements les plus récents de son œuvre sculptée. Aux formes aléatoires de ses «&nbsp;Pensées mexicaines&nbsp;», répondent de grands visages de femmes sur des cartons&#8230; coulés en bronze. Les premières, improvisations évoquant le courant surréaliste, ont été conçues avec les résidus de terre de ses cours de céramique au Greenwich House Pottery (New York), où Ghada Amer s&rsquo;est formée pour intégrer le monde très masculin de la sculpture. «&nbsp;<em>J&rsquo;ai découvert en sculptant que j&rsquo;avais une main gauche</em>&nbsp;», sourit l&rsquo;artiste, droitière. Les seconds immortalisent, dans un matériau exceptionnellement robuste, ce qui fait le lot de cette nomade invétérée&nbsp;: d&rsquo;innombrables déménagements&nbsp;!</p>



<p>GAËLLE CLOAREC</p>



<p>Lire aussi notre <a href="https://journalzebuline.fr/la-seule-chose-que-je-pouvais-faire-cetait-dessiner/">l&rsquo;entretien avec <strong>Ghada Amer</strong></a></p>
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