lundi 15 avril 2024
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Transe Zarbi

Sur scène, Zar Electrik n’avait plus grand-chose à prouver. Le trio marseillais sort un premier EP à son image : incandescent

Marseille est ce continent des possibles. Celui où un vent de transe gnaouie peut se laisser désorienter par l’appel en boucle d’une kora électrique. Une rencontre à peine établie que vient emporter une tornade électro, elle-même déjà sous l’influence d’une extase arabo-andalouse, ou d’un air de rumba catalane. Avec son premier EP intitulé Hawa, Zar Electrik immerge l’auditeur dans un nuage irradiant aux allures de casse-tête sonore afro-méditerranéen qu’il serait inutile de chercher à résoudre. Porté par la rencontre entre Anass Zine (chant, guitare, oud, gumbri, percussions) et Arthur Peneau (chant, kora, percussions), laquelle s’est ouverte à Didier Simione, ses machines et synthétiseurs, Zar Electrik livre un récit musical tout aussi hypnotique que festif. 

Promesse d’hybridité

Un six-titre sous forme de road trip dont le décor défile à vive allure. Nous abandonnant dans la chaleur d’un désert du Maghreb pour nous récupérer dans le magma urbain et nocturne d’une ville-monde avant de nous laisser un répit pour méditer et trouver son chemin dans la complexité des rapports humains. Zar Electrik, c’est aussi une odyssée vocale dans laquelle la complémentarité des deux chanteurs fonctionne à merveille, autant quand la musique invite à danser qu’à l’introspection. Il n’est plus question ici d’Orient ou d’Occident, d’Europe ou d’Afrique, de musiques traditionnelles ou de modernité. Hawa est une promesse d’hybridité. Et Zar Electrik, une formation parmi les plus ensorcelantes du moment.

LUDOVIC TOMAS

Hawa, de Zar Electrik
(Lamastrock/Jarring Effects)

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