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	<title>Agnes Freschel, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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	<title>Agnes Freschel, auteur/autrice sur Journal Zebuline</title>
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		<title>Au festival CineHorizontes, l’Espagne queer en étendard </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Oct 2026 09:26:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« L’Espagne franquiste n’aime pas les gens comme moi ». Le fim de clôture de CineHorizontes le 16 octobre reliait deux thèmes qui parcouraient de nombreux films cette année : la guerre civile, et la question LGBTQIA+. Le personnage principal de La Cena, une comédie très réussie de Manuel Gomez Pereira, est homosexuel. Plutôt de droite et conformiste. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">« <em>L’Espagne franquiste n’aime pas les gens comme moi </em>». Le fim de clôture de <strong><em>CineHorizontes</em></strong> le 16 octobre reliait deux thèmes qui parcouraient de nombreux films cette année : la guerre civile, et la question LGBTQIA+. Le personnage principal de <em>La Cena</em>, une comédie très réussie de <strong>Manuel Gomez Pereira</strong>, est homosexuel. Plutôt de droite et conformiste. Mais ce directeur de palace, incarné par Alberto San Juan, sait que son homosexualité ne passera pas après la victoire de Franco, et qu’il doit fuir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La comédie semble répondre à <em>La Bola negra</em>, drame historique de <strong>Javier Calvo</strong> et <strong>Javier Ambrossi</strong> – prix de la mise en scène à Cannes, représentant l’Espagne aux Oscars, et qui a remporté le prix du scénario décerné par le jury de <em>Cinehorizontes</em>. Un film brillamment construit sur trois fils narratifs centré chacun sur un personnage gay, trois histoires qui se rejoignent et explorent la mémoire de la guerre civile espagnole, des récits perdus, de l’homosexualité de Garcia Lorca, et d’un pays qui a du mal à parler d’amour…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le palmarès</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le prix spécial du Jury présidé par Paul B. Preciado a été décerné à <em>Iván &amp; Hadoum</em>, un fim de <strong>Ian de la Rosa</strong>, qui a également remporté le prix d’interprétation, décerné à <strong>Silver Chicón</strong>. Une belle histoire d’amour, justement, sorte de Roméo et Juliette qui ne finirait pas tragiquement, entre un fils cadre dans une entreprise fruitière et une ouvrière marocaine, sur fond de lutte syndicale. Une love story méditerranéenne qui serait classique si Iván n’était pas trans, si les scènes de sexe et d’amour n’étaient pas si finement, si sensuellement filmées, et si le statut du macho dominant espagnol, patron et chef de famille, si intimement remis en cause par le trajet d’Ivan, et le regard tendre et affranchi d’Hadoum.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le personnage principal de <em>Yo no morire de amor</em> est, lui aussi, comme incidemment homosexuel&nbsp;: la jeune Claudia (<strong>Julia Mascort</strong>) affronte une des plus douloureuses et des plus fréquentes épreuves de la vie&nbsp;: la lente dégradation de sa mère, qui perd la mémoire, sa motricité, et se dégrade au fil de 5 longues années obligeant sa famille, et surtout sa cadette lesbienne, à de douloureux sacrifices, un isolement, que connaissent tous les aidants. Ce film a remporté le grand prix l’Horizon d’or, «&nbsp;<em>parce qu’il fait partie des films qui parlent de ce que nous traversons tous, et dont nous ne parlons pas&nbsp;</em>», précisait Paul B. Preciado, qui expliquait également le choix de ne pas récompenser <em>La Bola Negra</em> mais un film au budget «&nbsp;<em>bien plus modeste&nbsp;</em>» qui avait davantage besoin de ce prix. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réalisatrice, <strong>Marta Matute</strong>, expliquait que <em>Yo no morire de amor</em> raconte sa propre histoire. Sa démarche intime pourrait être celle de toutes les aidantes, filles, épouses ou mères, qui vivent en silence, et dans l’isolement, la prise en charge dévorante des êtres aimés qui sombrent.</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL<br>(membre du jury 2026)</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>CineHorizontes</em> s’est déroulé du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">8 au 17 octobre</mark> à <strong>Marseille. </strong></pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Culture : une conférence pour sonner l’« alerte rouge »</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 14:11:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La baisse des crédits continuelle, l’absence du thème culturel dans les programmes politiques,&#160; la remise en cause des droits des auteurs et artistes, les coups portés à la liberté de création… Jérôme Clément fait le constat que partage tout le milieu culturel&#160;: l’idée d’une culture publique émancipatrice et décentralisée, d’une exception qui la préserverait des [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La baisse des crédits continuelle, l’absence du thème culturel dans les programmes politiques,&nbsp; la remise en cause des droits des auteurs et artistes, les coups portés à la liberté de création… <strong>Jérôme Clément</strong> fait le constat que partage tout le milieu culturel&nbsp;: l’idée d’une culture publique émancipatrice et décentralisée, d’une exception qui la préserverait des lois des marchés, est aujourd’hui obsolète, attaquée de toute part par les forces de l’argent qui veulent rentabiliser les œuvres et maîtriser les discours et les artistes. Elle est aussi abandonnée par les politiques qui ne la perçoivent plus que comme un coût, ou au mieux un outil de com’. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En grave danger de disparaître, la culture publique s’essouffle, sur la défensive, défendant sa liberté, ses budgets, ses salariés, ses idéaux aussi, de partage, de défense des valeurs d’égalité et de connaissance de l’autre. Elle appelle à la solidarité, se fédère, rappelant qu’elle est à l’os, incapable d’encaisser un choc supplémentaire qui sera fatal à ses modèles. Pourtant performants, générateurs de profits économiques et d’immenses profits humains.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conférence de Jérôme Clément sera animée par des militantes de la CGT spectacles, et l’intersyndicale des entrepreneurs du spectacle est également attendue.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">A.F.</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Culture, Alerte rouge !<br>rencontre autour de l’ouvrage de Jérôme Clément<br></strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">21 octobre</mark> La Cômerie, Marseille</pre>
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		<title>Au Théâtre des Salins, une nouvelle direction qu’on connaît bien. Entretien avec Éric Gialis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 11:58:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Il est rare qu’un directeur par intérim soit conforté dans ses fonctions. Comment s’est passé votre recrutement&#160;?Éric Gialis. Avec un processus de recrutement standard, un jury qui retient une short list de 4 candidats qui présentent leurs projets, soutenus le 23 septembre. J’ai été retenu à l’unanimité par le jury puis le ministère. Vous [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Il est rare qu’un directeur par intérim soit conforté dans ses fonctions. Comment s’est passé votre recrutement&nbsp;?<br>Éric Gialis.</strong> Avec un processus de recrutement standard, un jury qui retient une short list de 4 candidats qui présentent leurs projets, soutenus le 23 septembre. J’ai été retenu à l’unanimité par le jury puis le ministère.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous assuriez la direction par intérim en raison de la maladie de Gilles Bouckaert.<br></strong>Oui il était en arrêt maladie depuis février 2023, et a été déclaré inapte au travail en juin 2025.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mais votre présence aux Salins est bien plus ancienne&nbsp;!<br></strong>Oui, je suis arrivé en septembre 2010 comme administrateur, recruté par Annette Breuil. Avant cela j’étais administrateur de la Scène nationale de Dieppe, et encore avant au Maillon à Strasbourg.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Il n’est pas courant de passer de la direction administrative à la direction générale et artistique&#8230;<br></strong>Mais j’ai un parcours très atypique. J’ai un diplôme d’ingénieur en physique et même si j’ai toujours aimé le théâtre j’ai commencé comme ingénieur… avant de répondre à une annonce de la Scène européenne de Strasbourg qui cherchait un chargé de relations publiques. J’ai ensuite été adjoint, puis administrateur. Mais en tant qu’administrateur, c’est le projet artistique qui m’intéressait, l’amour du théâtre, pas les tableurs&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dieppe et à Martigues sont des villes communistes. Est-ce important&nbsp;?<br></strong>Oui bien sûr. Je savais que dans ces villes la culture était globalement accompagnée, et que le projet de ces scènes nationales s’inscrirait dans une politique globale, qu’il serait compris et soutenu.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Comment ce soutien se manifeste-t-il&nbsp;?<br></strong>Par la présence de la Ville dans les moments importants, un réel intérêt, et bien sûr un financement essentiel. Mais aussi dans le dispositif pour les scolaires, par exemple. Nous recevons 6 000 scolaires par an, et chaque élève de maternelle et de primaire vient au moins une fois par an au théâtre. C’est la Ville qui paye les transports.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelles sont les singularités des Salins dans le réseau des scènes publiques&nbsp;?<br></strong>C’est une scène nationale qui a la possibilité d’accompagner des projets d’envergure parce qu’elle dispose d’un outil scénique exceptionnel&nbsp;: un plateau de 24m d’ouverture et 18m de profondeur. Ces dimensions permettent d’accueillir des spectacles qui dépassent notre zone d’implantation, qui attirent du public de Marseille, qui représente 15% de nos spectateurs. Ou d’Aix, Avignon et Arles, et de la Côte bleue. On peut voir ici des spectacles qui passent difficilement ailleurs. Mais toutes les scènes ont leur singularité. Depuis que je dirige j’essaie de coordonner les accueils avec les scènes de la région, de ne pas créer de concurrence, de résonnances négatives, avec les scènes voisines, de prévoir des tournées régionales.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le festival du Train bleu n’a pas lieu en 2026 pourtant…&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, il reprend en 2027, il fallait après 10 ans revoir le format de cette manifestation que les Salins avaient initiée, et que nous souhaitions remettre en partage, pour repenser une nouvelle dynamique. C’est chose faite, et le Train bleu redémarre en mai 2027.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Êtes-vous concerné par les baisses de subventions, et en particulier par le désengagement de la Métropole&nbsp;?<br></strong>Non, nous n’avons pas de financement de la Métropole. Mais nous avons subi des baisses, non pas de la Ville de Martigues, qui est notre principal financeur, mais de l’État, qui n’a pas pu nous baisser beaucoup car nous étions au socle minimal de financement d’une scène nationale. Ils ont pourtant supprimé de dispositifs spéciaux qu’ils nous accordaient, comme l’aide à la résidence. Le Département n’a pas baissé cette année, mais la Région oui, pour la deuxième année consécutive. Nous sommes, comme tout le monde, conduits à reconsidérer nos moyens et réduire notre activité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous portez pourtant un nouveau projet ambitieux…<br></strong>Oui, dans la continuité mais avec des changements. Le festival <em>Vice Versa</em> en mars veut changer le regard en mettant le public sur le plateau, face à la salle avec une scène et une jauge plus petites. Nous n’avons pas véritablement de petite salle, et nous voulons faire venir des spectacles différents, plus réduits, qui puissent s’enchainer aussi pour construire un vrai temps forts.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous renouvelez aussi le soutien aux artistes…<br></strong>Oui, il est essentiel. Nous allons associer, pour une durée de 3 ans, 5 artistes en création. Pour la première vague ce sont Nacim Battou, Balkis Moutashar, Clara Hédouin, Lorraine de Sagazan et Ben Duke qui se succèderont pour travailler à la création de leur spectacle. C’est vraiment important pour moi de renforcer notre volume financier d’aide à la production.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Un axe de votre projet s’appelle</strong> <strong><em>Habiter ici, rencontrer l’ailleurs</em></strong><strong>…<br></strong>Oui il s’agit de faire connaitre les cultures européennes, en visitant un pays chaque année. On commence en décembre par la Grèce, avec Christos Papadopoulos, Anna Lemonaki et <em>Mami</em>, le magnifique spectacle de Mario Banushi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi cette volonté&nbsp;?<br></strong>Nous vivons dans un monde qui se replie. Nous avons besoin de connaitre l’autre, de le rencontrer. Le théâtre facilite ces rencontres. Je crois profondément qu’il est un puissant antidote au repli identitaire.&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse">ENTRETIEN REALISE PAR AGNÈS FRESCHEL</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes">Scènes</a> ici !</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Mais qui donc a mis Marianne à terre ? </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Oct 2026 07:57:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’insurrection n’est jamais fondamentalement désirable, elle est par nature violente, fauteuse de destruction et souvent de mort. Même lorsqu’elle est nécessaire contre des régimes tyranniques, cette violence engendre la désapprobation, la peur et la mise en branle de réflexes réactionnels réactionnaires, qui persistent souvent après les changements de régime que les insurrections victorieuses – les [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">L’insurrection n’est jamais fondamentalement désirable, elle est par nature violente, fauteuse de destruction et souvent de mort. Même lorsqu’elle est nécessaire contre des régimes tyranniques, cette violence engendre la désapprobation, la peur et la mise en branle de réflexes réactionnels réactionnaires, qui persistent souvent après les changements de régime que les insurrections victorieuses – les révolutions – peuvent déclencher.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans <em>L’Éducation sentimentale</em>, Flaubert raconte longuement la révolution de 1848, qui a mis fin au règne de Louis-Philippe et instauré la II<sup>e</sup> République, et le sac du Palais-Royal, avec le trône jeté par la fenêtre, et une prise de possession vengeresse et «&nbsp;obscène&nbsp;» des derniers symboles de la monarchie en France.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Puis la fureur s’assombrit. Une curiosité obscène fit fouiller tous les cabinets, tous les recoins, ouvrir tous les tiroirs. Des galériens enfoncèrent leurs bras dans la couche des princesses, et se roulaient dessus par consolation de ne pouvoir les violer</em>.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans en venir à ces crimes la journée du 17 octobre a semé le chaos, en particulier à Marseille, et transformé un combat juste et une manifestation massive en ville qui brûle et se calfeutre, en proie à la terreur. Les dégâts infligés à la République n’ont pas renversé le Gouvernement, même si Marianne s’est retrouvée à terre dans le hall de la mairie de Marseille. Mais il est évident que le combat des jeunes pour des conditions d’études décentes, et des classes populaires contre la vie chère, s’en trouve considérablement affaibli. Comme en 1848, cette violence ne peut que conforter les partis qui attendent de s’emparer du pouvoir, la bourgeoisie en 1848, l’extrême-droite aujourd’hui.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La première stupéfaction passée, il y eut chez les bourgeois comme un étonnement de vivre encore. L’exécution sommaire de quelques voleurs, fusillés sans jugements, parut une chose très juste.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Qui va-t-on «&nbsp;fusiller&nbsp;» aujourd’hui&nbsp;? Les pilleurs&nbsp;? Les casseurs&nbsp;? LFI qu’on accuse d’avoir poussé au crime&nbsp;? Les mineurs qui vont devoir rester confinés chez eux&nbsp;?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">À qui profite le crime ? </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Flaubert décrivait, en multipliant les voix et les tons, les rouages objectifs de l’accession de la bourgeoisie au pouvoir, et l’échec du peuple à s’en emparer vraiment par l’insurrection.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Alors, la Propriété monta dans les respects au niveau de la Religion et se confondit avec Dieu. Les attaques qu’on lui portait parurent du sacrilège, presque de l’anthropophagie.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque nos pilleurs s’en prennent aux commerces des centres-villes, les forces de l’ordre semblent davantage occupées à contenir et réprimer les manifestants pacifiques qu’à arrêter les déprédations. La Propriété, depuis 1848, a conservé son caractère sacré. Lorsqu’ils se révèlent impuissants à la protéger, ceux qui plongent la France dans la récession et le désespoir se permettent alors d’insulter le peuple qui se révolte. Retailleau n’hésite pas à parler de «&nbsp;<em>la chienlit qui menace la République&nbsp;</em>», et Bardella de «&nbsp;<em>l’armée du crime&nbsp;</em>».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant au président Macron, au lieu d’être confus de l’imprévision manifeste du dispositif policier, il promet d’être impitoyable envers les inconséquents qui détruisent les biens communs et le service public. Pense-t-il à lui-même&nbsp;?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société</em> ici</a></p>
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		<title>Sète rend hommage à Jean Vilar, un Sétois peu ordinaire </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2026 09:42:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sète, ville natale de Georges Brassens, Jean Vilar, Paul Valéry, Hervé di Rosa, Manitas de Plata… et ville d’enfance d’Agnès Varda ou Robert Combas, est clairement une exception culturelle. Mais en célébrant Jean Vilar, la ville rend hommage à celui de ses enfants qui a le plus profondément révolutionné la vie culturelle française. Fondateur du [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Sète, ville natale de Georges Brassens, Jean Vilar, Paul Valéry, Hervé di Rosa, Manitas de Plata… et ville d’enfance d’Agnès Varda ou Robert Combas, est clairement une exception culturelle. Mais en célébrant Jean Vilar, la ville rend hommage à celui de ses enfants qui a le plus profondément révolutionné la vie culturelle française. Fondateur du <em>Festival d’Avignon</em>, directeur du Théâtre National populaire, penseur et défenseur acharné du «&nbsp;Théâtre de service public&nbsp;», son empreinte est immense, et ses descendants aussi variés que nombreux.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://museepaulvalery-sete.fr">musée Paul Valéry</a> propose depuis juillet et jusqu’au 8 novembre une exposition <em>Les couleurs de Jean Vilar</em> [voir journalzebuline.fr] qui, à travers un parcours d’œuvres majeures, rappelle l’attachement du metteur en scène aux couleurs des costumes et des décors, mais aussi des programmes, des oriflammes et des publications. Le 17 octobre une visite commentée de l’exposition sera suivie d’un débat sur les métiers du théâtre entre <strong>Hervé di Rosa</strong> et <strong>Macha Makeieff</strong>, puis une conférence de <strong>Violaine Vielmas</strong>, docteure en littérature et spécialiste de Jean Vilar, éclairera sur son parcours méconnu d’écrivain. Le lendemain une conférence de <strong>Geneviève Winter</strong> s’attachera à l’art du comédien. Des lectures et spectacles ponctueront les conférences, en particulier <em>Le Dossier Oppenheim</em>, création du jeune Vilar auteur, et la lecture par <strong>Denis Lanoy</strong> de sa correspondance avec Georges Perros, que Vilar avait chargé de lui dégotter des auteurs dramatiques, et qui s’est révélé peu conciliant… </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Écouter les fantômes des théâtres </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais c’est au Théâtre Molière que débuteront ces journées le 16 octobre, avec la création <em>Vous êtes ici</em> d’<strong>Édith Amsellem</strong>. La metteuse en scène marseillaise a pourtant déjà créé ce spectacle [voir journalzebuline.fr], plusieurs fois ! Mais <em>Vous êtes ici</em> raconte l’histoire de chaque lieu où il passe, réécrit avec chaque équipe qui intervient sur scène. Un spectacle toujours formidable, où l’on voit aussi défiler de fausse Angelica Liddell, une Mnouchhkine plus vraie que nature, un très sombre Claude Régy… Sans doute le plus bel hommage que l’on puisse rendre au théâtre public, à Jean Vilar et à la décentralisation !</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Les Journées Jean Vilar</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 16 au 18 octobre</mark><br><a href="https://tmsete.com">Théâtre Molière</a>, <a href="https://museepaulvalery-sete.fr">Musée Paul Valéry</a>, Sète</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/tag/occitanie/"><em>Occitanie</em> ici </a></p>
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		<title>« Des femmes comme les autres » : Dominique Cabrera présente son nouveau film à Cinemed</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Oct 2026 08:59:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Qui sont ces Femmes comme les autres et que raconte votre film&#160;?&#160; Dominique Cabrera. Au fond, c’est l’histoire de deux vieilles dames pour qui il n’est pas trop tard. L’une Simone, pour dire son mot. L’autre, Jeannine, pour faire œuvre.&#160; Simone est jouée par Hélène Vincent, Jeannine par Yolande Moreau. Qu’est-ce qui vous a [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Qui sont ces <em>Femmes comme les autres</em> et que raconte votre film&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dominique Cabrera.</strong> Au fond, c’est l’histoire de deux vieilles dames pour qui il n’est pas trop tard. L’une Simone, pour dire son mot. L’autre, Jeannine, pour faire œuvre.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Simone est jouée par Hélène Vincent, Jeannine par Yolande Moreau. Qu’est-ce qui vous a inspiré cette histoire&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La passion de ma mère pour la broderie. Je l’ai toujours vue broder mais un jour j’ai regardé de plus près ce qu’elle faisait, et je me suis intéressée aussi à la broderie contemporaine. La broderie est utilisée par beaucoup de femmes de générations diverses pour dire leur mot. Broder, ce n’est pas seulement répéter des motifs, des abécédaires, ces femmes ouvrent des portes. Certaines brodent des utérus, des slogans féministes. Elles font œuvre, à leur manière, avec du fil et de la toile.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Des matériaux simples, donc.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut faire de la beauté avec peu de choses, mais avec beaucoup de temps. C’est comme ça que les femmes brodaient leur trousseau, fabriquaient quelque chose de précieux, au-delà du prix commercial, en y mêlant des choses traditionnelles et des choses singulières.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi avoir tourné à Montpellier&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les personnages dont je m’inspirais étaient ma mère et sa voisine. On a tourné dans l’appartement de ma mère et autour, c’est le film le plus écologique que j’ai fait&nbsp;! Ce n’est pas vraiment leur histoire, c’est une fiction, mais c’est un film sur la solitude de la vieillesse, sur la place de ces deux vieilles dames dans la ville, dans les rues, dans le tram. Elles sont invisibilisées, personne ne les voit vraiment et pourtant elles sont là, elles existent, leurs mots comptent. Le sentiment de leur révolte compte. C’est un message simple en fait. Hélène se révolte contre l’injustice raciste, par des mots. Yolande dit un traumatisme ancien dans une image brodée qui révèle ce qui est au nœud de sa psyché.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="377" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/Copyright-Everybody-on-Deck-Ad-Libitum-Jour2Fete.jpg?resize=696%2C377&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-138659" style="width:920px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/Copyright-Everybody-on-Deck-Ad-Libitum-Jour2Fete.jpg?resize=1024%2C554&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/Copyright-Everybody-on-Deck-Ad-Libitum-Jour2Fete.jpg?resize=300%2C162&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/Copyright-Everybody-on-Deck-Ad-Libitum-Jour2Fete.jpg?resize=768%2C415&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/Copyright-Everybody-on-Deck-Ad-Libitum-Jour2Fete.jpg?resize=1536%2C830&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/Copyright-Everybody-on-Deck-Ad-Libitum-Jour2Fete.jpg?resize=150%2C81&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/Copyright-Everybody-on-Deck-Ad-Libitum-Jour2Fete.jpg?resize=696%2C376&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/Copyright-Everybody-on-Deck-Ad-Libitum-Jour2Fete.jpg?resize=1068%2C577&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/Copyright-Everybody-on-Deck-Ad-Libitum-Jour2Fete.jpg?resize=777%2C420&amp;ssl=1 777w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/Copyright-Everybody-on-Deck-Ad-Libitum-Jour2Fete.jpg?w=1600&amp;ssl=1 1600w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/10/Copyright-Everybody-on-Deck-Ad-Libitum-Jour2Fete.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Des femmes comme les autres</em> © <em>Everybody on Deck &#8211; Ad Libitum &#8211; Jour2Fête</em></figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi tourner chez votre mère&nbsp;? Est-ce important&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ça compte pour moi, mais ça compliquait les choses pour ma mère, pour ma famille, ce tournage&nbsp;! Ma famille a été très impliquée dans le film, ma mère apparait discrètement à l’image, mon frère, mon neveu et ma nièce y ont travaillé, leur mère Anna Zisman, anthropologue, a co-écrit le scénario…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Quelle part y a-t-elle pris&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle connait ma mère, la ville, elle a mené des entretiens avec des brodeuses et vraiment co-écrit le scénario et les dialogues… &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Donc ce film devait se tourner dans ce décor familial…&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui. J’ai visité beaucoup d’autres appartements mais d’une part ça nous permet de garder une image du lieu pour toujours, d’autre part je ne trouvais pas ailleurs cette exiguïté, la beauté des détails, ce caractère vraiment habité. Cela correspond avec ce que je voulais, un fim très simple, sans musique, sans lumières, un univers banal. J’ai hésité à me décoller de l’histoire, à tourner à Toulouse, à Bordeaux…&nbsp; Mais cet appartement était le meilleur endroit, comme Montpellier était la seule ville possible, parce qu’on avait écrit depuis cet endroit-là. Pour cet arbre qu’elles partagent, qu’elles regardent toutes les deux de leur balcon respectif, pour cette architecture classique et posée de la ville, pour la foule de jeunes gens qui envahit ses rues, cette ville qui pulse.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le film a reçu des financements régionaux…</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, par la Région Occitanie et la Métropole de Montpellier, et le bureau d’accueil du cinéma nous a vraiment aidées. On a beaucoup tourné dans les trams, c’est comme ça que les vieilles dames se déplacent, et leur soutien a été précieux&nbsp;!&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTRETIEN REALISE PAR AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Des femmes comme les autres </em><br>Avant-premières en présence de la réalisatrice<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">17 et 22 octobre</mark><br><strong>Pathé Comédie</strong>, Montpellier</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema/"><em>Cinéma</em> ici </a></p>
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		<title> « Cinémanimé » : en Région Sud, le cinéma se dessine </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 08:42:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le réseau art et essai de la Région Sud propose dans ses 30 cinémas municipaux ou indépendants la 27e édition de son festival Cinémanimé. Les films, pour la plupart destinés aux enfants de 3 à 12 ans, sont aussi ouverts aux adultes, et pas seulement à ceux qui les accompagnent&#160;! Le cinéma d’animation est particulièrement [&#8230;]</p>
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]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph">Le réseau art et essai de la Région Sud propose dans ses 30 cinémas municipaux ou indépendants la 27<sup>e</sup> édition de son festival <em>Cinémanimé</em>. Les films, pour la plupart destinés aux enfants de 3 à 12 ans, sont aussi ouverts aux adultes, et pas seulement à ceux qui les accompagnent&nbsp;! Le cinéma d’animation est particulièrement riche d’artisanat formel et de récits d’enfance qui inventent un autre rapport à la narration et au réel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un rapport que les enfants pourront toucher du doigt dans les ateliers, une quarantaine en tout, mis en place sur tout le territoire régional autour de quatre thèmes&nbsp;: le stop-motion (animation image par image), le bruitage, la fabrication de «&nbsp;machines d’animation&nbsp;» comme le zootrope, et des ateliers philo autour du <em>Monde à l’envers</em>, un programme de courts métrages qui aborde, dès 4 ans, la question de l’altérité et de la différence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La programmation d’avant-premières et de sorties nationales est tout aussi riche&nbsp;: le célèbre <em>Shaun le mouton</em> se confronte à la <em>Bêêête d’Halloween</em>, pour rire sans avoir trop peur&nbsp;; stop-motion également avec une série de courts métrages autour de <em>Capelito</em>, le champignon en pâte à modeler&nbsp;; animation 3D avec <em>Gruffalo</em>, le gentil monstre des bois…&nbsp; Mais la plupart des films proposés reposent sur une animation 2D traditionnelle dessinée à la main et souvent très belle, en particulier dans <em>Muyi, la, légende d’un village de femmes</em> de Julien Cheng ou dans <em>Le Corset</em>, de Louis Clichy, l’histoire d’un petit paysan dont le corps penche, mutiprimé au festivals de Cannes et Annecy.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’autres films en sortie nationale complètent les 10 avant-premières comme <em>Chien bleu</em>, série de courts à partir des albums de l’école des Loisirs, ou <em>Petite Casbah</em> d’Antoine Colomb, où quatre enfants vivent ensemble les premières répressions à Alger en 1955. Un film important [voir sur journalzebuline.fr], qui écrit un récit multiple sur des événements longtemps censurés, et qui permettra à tous les enfants concernés par l’Algérie, descendants des diverses périodes d’immigration et communautés, de connaitre les événements qui ont fabriqué leur histoire familiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Cinémanimé</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 14 octobre au 10 novembre</mark><br>Région Sud</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/cinema">Cinéma</a> ici </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Festival d’automne de Gardanne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 08:35:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 35e festival de Gardanne se tient du 16 au 25 octobre dans les trois salles du cinéma 3 casinos. S’il a changé d’échelle et de format, il garde un esprit de festival, en particulier en proposant une sélection « premier regard » qui soutient des premiers longs métrages, et en programmant des rencontres chaque soir. Ainsi [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le 35<sup>e</sup> festival de Gardanne se tient du 16 au 25 octobre dans les trois salles du cinéma 3 casinos. S’il a changé d’échelle et de format, il garde un esprit de festival, en particulier en proposant une sélection « premier regard » qui soutient des premiers longs métrages, et en programmant des rencontres chaque soir. Ainsi le festival ouvre avec une avant-première d’<em>Une femme aujourd’hui</em> de Robert Guédiguian, en sa présence et celle de Gérard Meylan. À noter également <em>Notre salut</em> présenté par l’historien Gérard Leidet (association ProMeMo), ou <em>Les Filles d’Abraham</em>, présenté par leur réalisatrice marseillaise Anais El Yousfi.</p>



<p class="wp-block-paragraph"> <em>A.F.</em></p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 16 au 25 octobre</mark><br><strong>Cinéma 3 casinos</strong>, Gardanne</pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/festival-dautomne-de-gardanne/">Festival d’automne de Gardanne</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>Philosopher le bouleversement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 07:31:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La Semaine de la Pop philosophie va commencer [Lire ici], les Rencontres d’Averroès s’annoncent, tandis qu’actoral clôture une édition particulièrement riche en réflexion et en littérature. Peuvent-ils nous aider à penser le monde et à proposer à nos enfants la société nouvelle qu’ils désirent ? Sans adultisme, sans répression, sans inégalité sociale, sans discrimination ? Avec une [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">La <em><a href="https://www.popphilo.fr">Semaine de la Pop philosophie</a></em> va commencer [<a href="https://journalzebuline.fr/la-pop-culture-a-lheure-du-numerique/">Lire ici</a>], les <em>Rencontres d’Averroès</em> s’annoncent, tandis qu’<em>actoral</em> clôture une édition particulièrement riche en réflexion et en littérature. Peuvent-ils nous aider à penser le monde et à proposer à nos enfants la société nouvelle qu’ils désirent ? Sans adultisme, sans répression, sans inégalité sociale, sans discrimination ? Avec une envie de vivre retrouvée parce que le futur serait désirable ? </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Digression renaissante</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Montaigne au XVI<sup>e</sup> siècle soutenait que philosopher était apprendre à mourir. Apprendre à aller son chemin jusque-là, en connaissant sa fin et en rencontrant l’autre, «&nbsp;cannibale&nbsp;» du «&nbsp;nouveau monde&nbsp;» ou philosophe latin. Lui qui passait le plus clair de son temps dans sa bibliothèque parlait de Sénèque comme d’un ami qui lui aurait ouvert les voies de la vie, appris à vivre, appris à mourir. Alors que les guerres de religion dévastaient l’Aquitaine, que Bordeaux était ravagé par la peste, que les coliques néphrétiques lui faisaient vivre un enfer de douleur sans anesthésie possible, Montaigne croyait, plus que tout, à la philosophie pour conforter un monde renaissant et enfin humaniste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous vivons certainement un temps aussi bouleversé par les technologies que les humanistes accédant aux bibliothèques du monde, à l’impression, à la circulation de la pensée, mais aussi à des syphilis et pestes venues d’autres continents. Et comme au temps de la «&nbsp;révolution Gutenberg&nbsp;» et de la découverte des «&nbsp;indiens&nbsp;» d’Amérique les réactions de préservation de l’ordre ancien sont violentes. D’autant que les technologies numériques, purs produits du capitalisme, sont par nature moins immédiatement bénéfiques que l’imprimerie (même si de nombreux esprits bien nés de ce temps pensaient que partager le savoir avec le peuple mènerait la chrétienté à sa perte).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Perturber les assignations</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Nouvelles Rencontres d’Averroès veulent «&nbsp;franchir&nbsp;» les frontières physiques et symboliques entre les peuples, et «&nbsp;s’affranchir&nbsp;» des assignations. La <em>Semaine de la Pop philosophie</em>, dorénavant dirigée par un trio intergénérationnel, pose des questions liées à l’actualité immédiate&nbsp;: la séduction au temps de #MeToo, la subversion des algorithmes par la culture queer, le capitalisme permissif et libidineux.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En déplaçant en 1970 les objets d’étude de la philosophie vers la culture populaire, diffusée massivement par une télé naissante et le progrès des enregistrements, Gilles Deleuze ouvrait un champ démocratique mais aussi ambigu&nbsp;: la Pop philosophie s’intéresse à une culture qui n’est pas forcément émancipatrice. Qui n’est pas la culture des dominants, mais celle qu’ils diffusent à destination du peuple par les canaux médiatiques qu’ils possèdent. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces capitalistes pillent aujourd’hui nos données intimes avec allégresse, et s’en servent pour maitriser nos cerveaux et nos opinions. Réfléchir le numérique tout en franchissant les frontières, s’affranchir des assignations et cultiver le non-binaire, introduire de la perturbation dans les chemins tout tracés, les univers tout cloisonnés, que le pouvoir capitaliste impose… penser, philosopher, est sans doute le meilleur moyen d’affronter cette nouvelle révolution technologique et médiatique qui veut imposer à nos enfants Parcoursup et le télé-enseignement (et à la gauche Raphaël Glucksmann).</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



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<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/"><em>Société</em> ici </a></p>



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		<title>« La Grande Scène » : la chorégraphie émergente au Zef </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Oct 2026 13:05:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph">Les Grandes scènes sont portées par l’association PSO – petites scènes ouvertes – qui rassemble neuf structures, Centres de développement chorégraphiques ou Scènes conventionnées «&nbsp;danse&nbsp;», qui ont pour ambition de soutenir la création chorégraphique émergente et de permettre sa diffusion. Ces <em>Grandes scènes</em> &nbsp;annuelles sont la partie visible et publique d’un dispositif professionnel où les questions de danse se posent lors de débats et tables rondes, où les chorégraphes présentent leur projet au réseau des nombreux programmateurs, qui sont présents chaque année dans la ville désignée pur accueillir &nbsp;l’événement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année c’est Marseille. Mais au <a href="https://www.lezef.org/fr/">Zef</a>, Francesca Poloniato ne pouvait pas concevoir de coproduire cet événement sans une ouverture large au public de son théâtre et du quartier. « <em>Beaucoup de pros se déplacent, mais la confrontation avec un vrai public, des collégiens, des gens du quartier, est aussi importante pour les artistes. Et permettre au public d’être au cœur de la création chorégraphique au moment où elle prend corps est particulièrement intéressant</em> ». Laurent Meheust, directeur du CDNC de Roubaix et coordinateur de ces <em>Grandes scènes</em>, connait aussi le public de la danse à Marseille : il a été directeur adjoint du <a href="https://www.kelemenis.fr/fr/">Klap </a>pendant plus de 10 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les soirées du 14 et 25 octobre au Zef-Merlan accueilleront 3 courtes pièces chacune, tandis que le Zef-Gare Franche accueillera une pièce et un débat le 15 à 14h30, le Klap un autre à 11 h. Les débats et tables rondes, ouvertes au public, donneront la parole aux artistes à la Scène 44 des Corsino pour «&nbsp;<em>partager la visibilité, et la responsabilité&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les Grandes scènes</mark></em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">14 </mark>et <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">15 </mark>octobre<br><a href="https://www.lezef.org/fr/">Le Zef</a>, <a href="https://www.kelemenis.fr/fr/">le Klap</a>, Scène 44, Marseille</pre>
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