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	<title>Archives des Critiques - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Critiques - Journal Zebuline</title>
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		<title>Loghofète, ou le prénom perdu: Une enquête sur l’exil signée Fred Nevché </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 13:57:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il est seul sur scène. Une vieille chanson arménienne s&#8217;élève. Sur l&#8217;écran, le portrait d&#8217;un couple apparaît, digne, venu d&#8217;un autre temps. Fred Nevché commence à parler. C&#8217;est un fleuve qu&#8217;il évoque. Il remonterait à contre-courant pour retrouver sa source. Il pourrait être le&#160;Nahr Beyrouthdont l’embouchure se situe dans la zone de&#160;Karantina, quartier d&#8217;installation des [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Il est seul sur scène. Une vieille chanson arménienne s&rsquo;élève. Sur l&rsquo;écran, le portrait d&rsquo;un couple apparaît, digne, venu d&rsquo;un autre temps. <strong>Fred Nevché</strong> commence à parler. C&rsquo;est un fleuve qu&rsquo;il évoque. Il remonterait à contre-courant pour retrouver sa source. Il pourrait être le&nbsp;Nahr Beyrouthdont l’embouchure se situe dans la zone de&nbsp;Karantina, quartier d&rsquo;installation des réfugiés arméniens après leur quarantaine du Lazaret. Il le sépare du Bourj Hammoud où beaucoup de familles se sont ensuite installées.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui se déroule sur le plateau, ce sont plusieurs histoires en une seule. Celle de la famille de Nevché d’abord et de son arrière-grand-père Loghofète, orfèvre arménien arrivé le 15 octobre 1923 au service sanitaire de quarantaine de Marseille, puis au camp Oddo, avec sa femme Satenik et leurs cinq enfants, dont le grand-père de l&rsquo;artiste. De ce prénom, l’artiste n&rsquo;a jamais retrouvé la moindre trace ailleurs. Personne d&rsquo;autre ne l&rsquo;a porté. Comment en retrouver l’origine&nbsp;?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">En avril 2025 Nevché rencontre, à l&rsquo;initiative de l&rsquo;Institut français et de la Bibliothèque Orientale de Beyrouth, Diala Lteif, urbaniste et historienne à Cambridge. Ensemble, ils vont imaginer, grâce aux fonds photographiques libanais, une traversée croisée entre le quartier de la quarantaine à Beyrouth et la mémoire de l’exil des Arméniens à Marseille. Si la famille de Nevché n’a jamais mis les pieds à Beyrouth, son destin ressemble à celui des exilés au Liban. En se rendant dans ce pays avec Diala, Fred retrouve les saveurs de son enfance&nbsp;: les sou-beureg, lasagnes arméniennes, le soudjouk, saucisse séchée…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ambre, satin et racisme</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le récit se déploie par fragments, entrecoupé de chansons : celle, magnifique, qu&rsquo;il compose autour du prénom de son arrière-grand-mère, Satenik, qui signifie ambre et satin tandis que son portrait s’anime en fonds d’écran. Des photos de famille défilent, tantes, cousins, grands-parents, tandis qu’à Beyrouth, Lteif décrit l&rsquo;architecture particulière des maisons arméniennes en tôle ondulée (tanaké), modulables, à charpente de bois, bâties par des mains d&rsquo;exilés.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le spectacle évoque les 58 000 réfugiés débarqués à Marseille entre 1922 et 1924 relégués dans des camps de fortune – Oddo, Saint-Jérôme, Les Milles –, l’hostilité de la population, jusqu&rsquo;aux mots de Simon Flaissières, sénateur-maire de Marseille en 1923 – pourtant connu comme le médecin des pauvres – dénonçant une redoutable immigration des peuples d’orient qui s’est «&nbsp;<em>abattu sur les quais de notre grand port. La variole, le typhus la peste se dirigent vers nous&nbsp;avec ces immigrants dénués de tout, réfractaire aux mœurs occidentales.</em> » De cette succession de voix, de visages, naît un objet hybride&nbsp;; un « podcast vivant », qui entrelace récit documentaire, poésie, chansons originales et projections d&rsquo;archives et dans lequel le prénom disparu de Loghofète incarne tous les anonymes de l&rsquo;exil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">14 octobre 2026 </mark><br>Création française au Palais de la Porte Dorée – Musée national de l’histoire de l’immigration, à Paris, dans le cadre de la Saison Méditerranée.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 octobre 2026</mark> <br><strong> </strong>Ouverture des Nouvelles Rencontres Averroès, à l’Espace Julien, Marseille</pre>
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		<title>Les Émouvantes, La flûte autrement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Lavinia Scott]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 13:23:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En 1969, sortait Space Oddity, de David Bowie. Près de soixante ans plus tard, le quintet de Fanny Martin propose également une odyssée spatiale tout aussi novatrice que le folk-rock psychédélique de la légende britannique, mais dans un style assurément jazz. C’est à ce voyage intergalactique qu’a convié le quintet de Fanny Martin depuis la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En 1969, sortait <em>Space Oddity</em>, de David Bowie. Près de soixante ans plus tard, le quintet de <strong>Fanny Martin</strong> propose également une odyssée spatiale tout aussi novatrice que le folk-rock psychédélique de la légende britannique, mais dans un style assurément jazz. C’est à ce voyage intergalactique qu’a convié le quintet de Fanny Martin depuis la salle Audoli du Conservatoire Pierre Barbizet de Marseille pour clôturer le festival des <strong><em>Émouvantes</em></strong>. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais avant le grand départ, il y avait d’abord le trio <strong>Journal Intime</strong>. Composé de <strong>Sylvain Bardiau</strong> à la trompette, <strong>Frédéric Gastard</strong> au saxophone basse et <strong>Matthias Mahler</strong> au trombone, le trio a traversé les époques et les styles. Passant de Jimi Hendrix à Chostakovitch ou même les mélodies du <em>Livre de la jungle</em>, Journal Intime reprend le tout avec les éclats du jazz. Puis la formation cuivrée s’oriente vers le bruitisme. Les notes se mutent en sons aux accents comiques, où les instruments évoquent tour à tour des voix de personnages de dessins animés, un scratch de vinyle ou encore des gargouillements lorsque le saxophoniste verse de l’eau dans son embouchure.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis arrive, dans un tout autre style, le projet <em>Jet Wistle</em> de Fanny Martin, accompagnée de <strong>Jules Regard</strong> (trombone), <strong>Adlane Aliouche</strong> (claviers), <strong>Théo Fardèle</strong> (basse), et <strong>Sacha Souêtre</strong> (batterie). Avec sa flûte traversière, la leadeuse bouscule les codes du classique grâce à des effets de reverb ou les recherches harmoniques sonores. La flûte est déchaînée et scintillante, portée par des esthétiques électro, rock, ou bruitiste.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il y a aussi des passages doux, qui laissent place à une voix aérienne ou un solo de trombone à la reverb appuyée. La performance multiplie les éclats d’énergie pour mieux suivre un personnage perdu dans l’espace, cherchant la «&nbsp;planète des poissons&nbsp;». Major Tom ne retrouvera pas sa planète bleue, mais Fanny a certainement trouvé la sienne et le public aussi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">LAVINIA SCOTT</p>



<pre class="wp-block-verse">Concert donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">12 septembre</mark> au Conservatoire Pierre Barbizet.<br>Une proposition du festival les <em>Émouvantes</em>.</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>La Maison Forestière d’Anne Alvaro et François Cervantès : parler d’inceste et prendre soin </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 11:52:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La délicatesse d’écriture de François Cervantès, sur un sujet comme les violences intrafamiliales et l’inceste, peut laisser un sentiment ambigu. Le respect bienfaisant qu’il dégage pour son personnage, la victime, est évident, et rare dans ce moment qui exhibe et médiatise les plaies, et qui expose les victimes à un double traumatisme&#160;: celui de la [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-maison-forestiere-danne-alvaro-et-francois-cervantes-parler-dinceste-et-prendre-soin/">La Maison Forestière d’Anne Alvaro et François Cervantès : parler d’inceste et prendre soin </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">La délicatesse d’écriture de <strong>François Cervantès</strong>, sur un sujet comme les violences intrafamiliales et l’inceste, peut laisser un sentiment ambigu. Le respect bienfaisant qu’il dégage pour son personnage, la victime, est évident, et rare dans ce moment qui exhibe et médiatise les plaies, et qui expose les victimes à un double traumatisme&nbsp;: celui de la violence, celui de sa révélation.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais la mise à distance peut aussi être vue comme une atténuation, un dévoiement, une appropriation, qui peut aussi choquer les victimes qui ont besoin d’une accusation crue, d’une dénonciation radicale, qui ne se déroulerait pas face à un homme assis qui est de fait l’auteur, et le metteur en scène, des mots et des maux d’une autre. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car le parti pris de François Cervantès est de mettre en abyme théâtral la révélation de cette femme, directrice de théâtre, qui a été battue et violée par son père comme ses sœurs. Elles ont toutes failli en mourir, on les a séparées en les «&nbsp;plaçant&nbsp;». Et si les mains tendues, les livres, le théâtre, ont «&nbsp;sauvé&nbsp;» cette femme, il n’en est pas de même de ses sœurs.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">1 enfance sur 10</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Anne Alvaro</strong> entre progressivement dans le personnage. Se présente&nbsp;: Anne Alvaro, actrice, portant les mots de François, qui est là et répond «&nbsp;oui&nbsp;». Puis elle s’approche d’une servante – cette lampe de théâtre qui sert à éclairer les plateaux vides – et entre dans le rêve de son personnage – qui représente une personne vraie – pour dire ses mots, soit la transcription calme et sereine, que l’auteur en fait.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’un geste, quand elle évoque le moment où son père la fait venir dans son lit, Anne Alvaro ploie comme une liane. S’écroule, de biais. Au paroxysme du spectacle, sans même hurler, un peu plus fort, un peu plus raide, elle évoque la hache qu’elle arrache aux mains de son père qui allait décapiter sa sœur.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La Maison forestière</em> prend le temps de remercier de leur délicatesse ceux qui tendent la mains accueillent, protègent. De souligner les vertus réparatrices du jeu, du théâtre, des fictions, de l’onirique. Le spectacle émeut et déclenche une immense compassion. Mais compatir signifie souffrir avec. Pour se débarrasser des réflexes incestueux qui ravagent 1 enfance sur 10 en France, il ne s’agit plus seulement de compatir, mais d’accorder pleinement crédit aux victimes directes qui savent aussi, aujourd’hui, prendre la parole.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>La Maison forestière</em> a été créé à la Friche Belle de Mai (Marseille) <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">du 8 au 12 septembre.</mark></pre>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/la-maison-forestiere-danne-alvaro-et-francois-cervantes-parler-dinceste-et-prendre-soin/">La Maison Forestière d’Anne Alvaro et François Cervantès : parler d’inceste et prendre soin </a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>« Glaneuses et glaneurs » : une cartographie sensible du monde avec les diplomé·e·s des Beaux-arts de Marseille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 09:58:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Glaneuses et glaneurs propose de considérer les pratiques artistiques comme autant de façons de « glaner » dans l’environnement, qu’il soit physique ou intellectuel. Dans les travaux des 36 jeunes artistes et designers présents, l’acte de glaner devient moins une collecte qu’une manière de prêter attention aux relations : entre les êtres, les matières, les [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Glaneuses et glaneurs</em></strong> propose de considérer les pratiques artistiques comme autant de façons de « glaner » dans l’environnement, qu’il soit physique ou intellectuel. Dans les travaux des 36 jeunes artistes et designers présents, l’acte de glaner devient moins une collecte qu’une manière de prêter attention aux relations : entre les êtres, les matières, les territoires et les mémoires. Les pratiques sont multiples et les médiums variés&nbsp;: peinture, sculpture, photographie, installation, design, performance, vidéo.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Terre et ciel</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’entrée de l’exposition on découvre une constellation de cinq vases en céramique de <strong>Yijie Fan</strong>, présentés sur des socles à différentes hauteurs, titrée <em>Mémoire du sol</em>, portant sur tous leurs côtés des empreintes de sol récoltées par l’artiste. Tout autour, plusieurs œuvres qui regardent du côté du ciel, de la spiritualité, des rêves&nbsp;: <em>Promenade stellaire</em> de <strong>Valentin Aubert</strong>, une structure en tiges et plateaux de métal fine et légère, telle une cartographie en 3D, accueillant diverses sphères en verre coloré, réalisées lors d’un workshop avec le Cirva.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Esprit es-tu là</em>&nbsp;? d’<strong>Elliot Fortin</strong>, une vidéo documentaire d’une trentaine de minutes, accompagnée d’un petit carnet de photographies et de dessins rêveurs, réalisée lors de son séjour au sein de la communauté spirituelle de la Vale do Amanhecer au Brésil, où on découvre une communauté baignant dans un syncrétisme religieux total, qui compte des milliers d&rsquo;habitants et de médiums résidents. Ou bien encore un tableau de <strong>Victoire Junot</strong>, <em>La chimère et les endormies</em>, à l’aspect de conte doux, et une série de 16 dessins aux traits fins de <strong>Kaki Weiss</strong>, <em>Cantique des oiseaux</em>, réalisés sur set de table jaune, figurant sur chacun un homme ou une femme à tête d’oiseau et au corps nu, en train de danser.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Intimes</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En peinture, à côté des propositions à tendance surréaliste amusante et inquiétante de <strong>Mathilde Jardin</strong> (<em>Les jeux sont faits</em> &#8211; <em>Communion, colza et gymnastique</em> &#8211; <em>Tubercules</em>) on trouve plusieurs travaux figuratifs liés aux relations familiales ou intimes&nbsp;: une peinture qui regarde pour retenir avec <strong>Florian Leu</strong> et ses deux portraits attentionnés de grand-mère, accrochés côte à côte, <em>Nonna</em> et <em>Mamie</em>. Et dispersés dans plusieurs espaces de l’exposition, les œuvres d’<strong>Emilie Martinez Ngombet</strong>, une constellation autour de la transmission, de la filiation et des gestes domestiques&nbsp;: portrait de <em>Sophie Akendengue</em>, assise cigarette à la main au coin d’une table, regard perçant. <em>Main de maman</em> et <em>Structure de soutien</em>, petite peinture à l’huile sur bois posée à l’horizontale sur un petit support en plâtre et en grès, au-dessus desquels est installée <em>Aux tresses que j’ai coupées</em>, deux suspensions composées de mèches synthétiques et de grès blanc. Et <em>Triptyque autour de la table</em>, huile sur un bloc de bois aux côtés biseautés, représentant une sorte d’architecture familiale&nbsp;: ombre de dossier de chaise, bras nu et main ouverte, verre de vin, femme assise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce même registre, une vidéo d’une dizaine de minutes signée <strong>Zoé Bardot</strong>, <em>J’aime tout</em> <em>(extrait)</em>. L’artiste est filmée en train d’ouvrir de vieilles portes, fermées depuis longtemps, dont les serrures résistent, de sa maison familiale, et redécouvre en les commentant espaces, objets et histoires intimes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Glaneuses et glaneurs</em></strong> <br>Jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">4 octobre </mark><br>Friche la Belle de Mai, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels">Art Visuel</a> ici </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://journalzebuline.fr/glaneuses-et-glaneurs-une-cartographie-sensible-du-monde-avec-les-diplome%c2%b7e%c2%b7s-des-beaux-arts-de-marseille/">« Glaneuses et glaneurs » : une cartographie sensible du monde avec les diplomé·e·s des Beaux-arts de Marseille</a> est apparu en premier sur <a href="https://journalzebuline.fr">Journal Zebuline</a>.</p>
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		<title>Les dites piafs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Chloé Macaire]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2026 08:53:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Lors de la dernière édition d’Avant le soir, en 2025, le collectif Le Dragglomérat avait remporté un franc succès avec leur concert Fo·lles. Et les deux drag-queens confirment cette année ce succès auprès du public marseillais avec un nouveau spectacle. Celui-ci aurait dû s’appeler Chat·tes ou Cochon·nes, expliquent-elles, et elles avaient «&#160;un super programme pour [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Lors de la dernière édition d’<em>Avant le soir</em>, en 2025, le collectif <strong>Le Dragglomérat</strong> avait remporté un franc succès avec leur concert <em>Fo·lles</em>. Et les deux drag-queens confirment cette année ce succès auprès du public marseillais avec un nouveau spectacle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Celui-ci aurait dû s’appeler Chat·tes ou Cochon·nes, expliquent-elles, et elles avaient «&nbsp;<em>un super programme pour ça</em>&nbsp;» mais leur producteur s’y est opposé &#8211; après tout <em>Avant le soir</em> est un évènement familial. Elles ont donc choisi le titre bien moins explicite <em>Coco·tte·s</em>, terme qui désignait jadis les prostituées, ont conçu un programme musical porté sur les oiseaux, un répertoire foisonnant qu’elles font remonter jusqu’au XIVe siècle avec l’aubade <em>Rossignolet du bois</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Poule-itiquement correct </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les performeuses, accompagnées au piano par <strong>Roberto Bello</strong>, n’épargnent presque aucun style. De l’air de beuverie <em>Summer is coming in</em>, première chanson profane enregistrée en Angleterre, à une version française de <em>Papageno-Papagena</em> extrait de <em>La Flûte enchantée</em>, en passant par <em>Le Faux-cul</em> de Coccinelle et une interlude pianistique avec <em>La poule</em> de Haydn, elles retracent une étonnante histoire de la musique. Et surtout des textes : dans beaucoup de chansons, les noms d’oiseaux permettent d’évoquer des sujets tabous, comme l’homosexualité. C’est le cas dans <em>Les Pingouins</em> de Juliette Greco dont les paroles évoquent les relations homosexuelles et en particulier entre pingouines, écrit à une époque où le jeu de mot n’était pas aussi évident qu’aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces sous-entendus, qu’ils soient de nature sexuelle ou ouvertement politique comme dans <em>Poulailler’s Song</em> de Souchon, dont <strong>Oral de Luxe</strong> propose une reprise particulièrement saisissante, s’inscrivent parfaitement dans la tradition drag, dont l’art du jeu de mot a toujours fait partie. Un brillant terrain de jeu pour les deux chanteuses qui s’en donne à cœur joie, égrainant la représentation de petites leçons d’ornithologie plus ou moins scientifique &#8211; leur explication de la différence entre pingouins et manchots est correcte, le fait que «&nbsp;<em>les coucous, c’est ceux qui se mettent des plumes dans le…</em>&nbsp;» peut-être un peu moins…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le succès de <em>Coco·tte·s</em> rappelle que «&nbsp;familial&nbsp;» et «&nbsp;grand public&nbsp;» ne signifient pas nécessaire consensuel ou politiquement correct, mais seulement rassembleur.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">CHLOÉ MACAIRE&nbsp;</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Coco·tte·s</em> <br>a été donné <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">le 26 août</mark><br>Square Albrecht (Marseille) dans le cadre d’<em>Avant le soir </em></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes">Scènes</a> ici</p>
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		<title>Rentrée littéraire : « Le Livre de la disparition », ou le rire glaçant d’Ibtisam Azem</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anne-Marie Thomazeau]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 09:14:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Matin ordinaire à Tel-Aviv. Les cafés ouvrent leurs volets, les voitures roulent. Mais quelque chose cloche. Les ouvrières horticoles, les serveurs et les chauffeurs n&#8217;ont pas pris leur poste. Les check-points sont déserts. Quatre millions de Palestiniens ont disparu sans trace, sans explications, sans revendication. Le pays est à l&#8217;arrêt. Et une question est sur [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Matin ordinaire à Tel-Aviv. Les cafés ouvrent leurs volets, les voitures roulent. Mais quelque chose cloche. Les ouvrières horticoles, les serveurs et les chauffeurs n&rsquo;ont pas pris leur poste. Les check-points sont déserts. Quatre millions de Palestiniens ont disparu sans trace, sans explications, sans revendication. Le pays est à l&rsquo;arrêt. Et une question est sur toutes les lèvres : «&nbsp;<em>que s&rsquo;est-il passé ?&nbsp;</em>»&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’idée de cette dystopie, qui pousse à son paroxysme le souhait porté par la frange dure de la population israélienne, est géniale. Dans <em>Le Livre de la disparition</em>, la romancière palestinienne <strong>Ibtisam Azem</strong> s’en empare avec délectation. Publié en arabe en 2014, il est enfin traduit en français.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au cœur du roman, deux hommes. Ariel Levy est journaliste israélien, progressiste, athée, convaincu d&rsquo;appartenir au camp de la paix. Alaa Assaf est cameraman palestinien, petit-fils de Teta, grand-mère qui vient de mourir. Ils sont voisins à Tel-Aviv, se respectent, se déclarent amis.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis vient le matin sans Palestiniens. L&rsquo;État d&rsquo;urgence est déclaré. Les recherches battent leur plein. Si les extrémistes et les colons se félicitent de voir le pays, « nettoyé », la majorité de la population, est hébétée. D&rsquo;autres, comme Ariel, sont saisis de culpabilité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Le carnet rouge</strong></mark></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour trouver des indices, ce dernier pénètre dans l&rsquo;appartement de son ami. Il y découvre un carnet rouge, le journal d&rsquo;Alaa. Au fil des pages, le juif mesure l&rsquo;abîme qui les sépare et dont il n’avait pas conscience. Dans ses écrits, le palestinien consigne les souvenirs de sa grand-mère Teta qui vivait à Jaffa en 1948, année de la <em>Nakba</em>, «&nbsp;<em>la catastrophe&nbsp;</em>»<em>.</em> Les Juifs occupent la ville, chassent la population arabe qui passe de 100 000 à 4 000 habitants. Tandis que son mari s&rsquo;exile à Beyrouth, Teta, bien qu’expulsée, choisit de rester dans la ville. Un jour, elle retourne dans sa maison espérant récupérer les rideaux qu&rsquo;elle a cousus. Un couple de juifs y est installé. Elle repart les mains vides. Ariel prend peu à peu conscience, avec difficulté, du poids que porte son ami dans un pays qui lui demande de sourire et d&rsquo;être reconnaissant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La colère contenue</mark></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="400" height="585" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/ibtisam-azem-imagine-un-matin-sans-palestiniens-6a3106a3cd732800801815.jpeg?resize=400%2C585&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-138037" style="aspect-ratio:0.6837752458027189;width:318px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/ibtisam-azem-imagine-un-matin-sans-palestiniens-6a3106a3cd732800801815.jpeg?w=400&amp;ssl=1 400w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/ibtisam-azem-imagine-un-matin-sans-palestiniens-6a3106a3cd732800801815.jpeg?resize=205%2C300&amp;ssl=1 205w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/ibtisam-azem-imagine-un-matin-sans-palestiniens-6a3106a3cd732800801815.jpeg?resize=150%2C219&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/ibtisam-azem-imagine-un-matin-sans-palestiniens-6a3106a3cd732800801815.jpeg?resize=300%2C439&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/ibtisam-azem-imagine-un-matin-sans-palestiniens-6a3106a3cd732800801815.jpeg?resize=287%2C420&amp;ssl=1 287w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Il se souvient d&rsquo;un accès de fureur d&rsquo;Alaa, un soir où Ariel lui avait fait observer, avec la bienveillance du libéral convaincu, qu&rsquo;il vivait tout de même dans un État moderne, avec des libertés qu’envieraient les réfugiés de Beyrouth. Alaa avait explosé.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La Disparition</em> fait surgir avec clarté ce qu&rsquo;Azem fait murmurer à travers la voix d’Ariel : « <em>Que s&rsquo;est-il passé à tes citoyens sains d&rsquo;esprit, ô patrie ? Depuis que nous avons établi cet État, creusons-nous notre tombe de nos propres mains ? Allons-nous exécuter l&rsquo;agenda des colons et réaliser leurs rêves ? Ce sont les premiers ennemis de l&rsquo;État.</em> »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le génie d&rsquo;Ibtisam Azem est de mettre en lumière, en creux, l&rsquo;importance d&rsquo;une présence quotidienne et de montrer à quel point l&rsquo;économie, la culture, le quotidien d&rsquo;Israël repose sur une présence palestinienne indispensable tant le destin des deux peuples est intriqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ibtisam Azem est née et a grandi, près de Jaffa. Elle est fille et petite-fille de déplacés de 1948. Elle a étudié à l&rsquo;Université hébraïque de Jérusalem, à Freiburg en Allemagne, avant de s&rsquo;installer à New York où elle travaille comme journaliste.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">ANNE-MARIE THOMAZEAU</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Le Livre de la disparition</em>, <strong>Ibtisam Azem</strong><br>Éditions Globe – 21€<br>Traduit de l'arabe par Leïla Tahir<br>Paru le<mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> 26 août</mark></pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>À Éguilles, Cathy Heiting pique au vif</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Dussutour]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 08:36:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’inlassable contre-diva provençale Cathy Heiting présentait ce soir-là son nouveau projet en trio consacré à la condition féminine avec la pianiste la plus swinguante des alentours, Maryline Ferrero, et la batteuse Aurélie Agullo, issue d’univers plus rock. Croisant des extraits de « Convenances et bonnes manières », un manuel de « savoir-vivre » à l’usage des femmes paru en [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">L’inlassable contre-diva provençale <strong>Cathy Heiting</strong> présentait ce soir-là son nouveau projet en trio consacré à la condition féminine avec la pianiste la plus swinguante des alentours, <strong>Maryline Ferrero</strong>, et la batteuse <strong>Aurélie Agullo</strong>, issue d’univers plus rock. Croisant des extraits de « <em>Convenances et bonnes manières </em>», un manuel de « savoir-vivre » à l’usage des femmes paru en 1964, qu’elle a retrouvé dans les affaires de sa mère, avec des standards de jazz agrémentés de quelques incartades hors-piste, le trio déroule un set féministe et narquois du meilleur aloi. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Revendication et joie de vivre</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est une lecture musicale délicieusement subversive qui se déploie et les thèmes interprétés font écho aux extraits choisis, telle cette livraison de <em>A Child Is Born</em> lors du tableau rétrospectivement hilarant consacré à l’éducation des enfants. Pendant que la leadeuse lit avec une conviction débordante de second degré, la pianiste égraine quelques notes bleues, et la batteuse, elle, développe quelques piques percussives bien senties. La fin du programme se dirige vers l’émotion, avec quelques mots personnels adressés par Heiting à sa mère, soulignés par une interprétation de <em>Piensa en mi</em> (ce boléro composé en 1935 revigoré par l’interprétation de Luz Casal dans <em>Talons Aiguilles</em> d’Almodovar en 1991).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La prestation se termine entre revendication (<em>You don’t owe me</em> «&nbsp;Je ne t’appartiens pas&nbsp;» de Lesley Gove en 1963&nbsp;: le premier hit féministe étatsunien) et joie de vivre avec notamment James Brown… une sorte de braquage bien senti sur un monument de soul écrit par un vieux macho que l’on dirait masculiniste de nos jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">LAURENT DUSSUTOUR</p>



<p class="wp-block-paragraph">Concert donné le <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">22 août </mark>au domaine Camaïssette, Éguilles. </p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>À venir</strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 septembre</mark><br>Hôtel C2, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>« Unworlding » : réinventer le monde à la Friche </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 14:42:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une exposition portéé par The Racial Imaginary Institute, plateforme fondée par la poète Claudia Rankine et le photographe John Lucas, qui travaille sur les constructions raciales à travers l’art, la recherche et la pensée. « Unworlding » : dé-assembler un monde construit par des histoires de colonialisme, racisme, déplacement de populations, dépossession des territoires. Parmi la quinzaine d’artistes [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Une exposition portéé par <a href="https://www.theracialimaginary.org/"><strong>The Racial Imaginary</strong> <strong>Institute</strong></a>, plateforme fondée par la poète <strong>Claudia Rankine</strong> et le photographe <strong>John Lucas</strong>, qui travaille sur les constructions raciales à travers l’art, la recherche et la pensée. « Unworlding » : dé-assembler un monde construit par des histoires de colonialisme, racisme, déplacement de populations, dépossession des territoires. Parmi la quinzaine d’artistes présents, plusieurs, américain·e·s, sont en résidence à la Fondation Camargo à Cassis.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Défaire</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des exemples les plus littéraux de la notion de «&nbsp;défaire&nbsp;» se trouve sur une petite étagère blanche, où est exposé, par <strong>Sonya Clark</strong>, sous le titre <em>Unraveled</em> ce qu’il reste d’un drapeau confédéré (associé à la défense de l&rsquo;esclavage et à la suprématie blanche) détricoté&nbsp;: du coton dénoué, réduit à des fils, rassemblés en trois petits tas, rouge, blanc, bleu. Une œuvre non spectaculaire, qui a demandé patience, attention et travail partagé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chez <strong>Adam Pendleton</strong>, c&rsquo;est l&rsquo;image d&rsquo;un monument qui est soumise à la déconstruction. <em>Notes on the Robert E. Lee Monument, Richmond VA (figure)</em> est une vidéo en noir et blanc (de 7 minutes) qui se focalise sur la statue équestre du général confédéré Robert E. Lee à Richmond, en Virginie. Un monument devenu le point central des manifestations de <strong>Black Lives Matter</strong> en 2020, à la suite du meurtre de George Floyd. Parcourue de flashes lumineux et d’obscurité, la caméra tourne autour de la statue clôturée, recouverte de graffitis et slogans (« ACAB », « I Can&rsquo;t Breathe »&#8230;), transformant la statue confédérée en symbole de résistance antiraciste.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="928" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2.jpg?resize=696%2C928&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-138020" style="aspect-ratio:0.7500104075600517;width:424px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=1152%2C1536&amp;ssl=1 1152w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=1536%2C2048&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=150%2C200&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=300%2C400&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=696%2C928&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=1068%2C1424&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?w=1920&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?resize=315%2C420&amp;ssl=1 315w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.2-scaled.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Notes on the Robert E. Lee Monument, Richmond VA</em> &#8211; Adam Pendleton © M.V.</figcaption></figure>
</div>

<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="928" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1.jpg?resize=696%2C928&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-138018" style="width:297px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=768%2C1024&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=1152%2C1536&amp;ssl=1 1152w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=1536%2C2048&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=150%2C200&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=300%2C400&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=696%2C928&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=1068%2C1424&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?w=1920&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?resize=315%2C420&amp;ssl=1 315w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/%C2%A9M.V.1-scaled.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Salvage</em> &#8211; Rana Batrawi © M.V.</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Gaza</mark></strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs œuvres font directement référence à Gaza&nbsp;: à l’entrée de l’exposition, <em>Salvage</em> de <strong>Rana Batrawi</strong> est une sculpture-installation de trois mètres d’envergure, réalisée à partir de gravats provenant de bâtiments détruits à Gaza lors de la guerre de 2021. Un tas gris dans lesquelles se trouvent des traces de vie&nbsp;: des photographies, une télévision qui grésille, un livre (<em>Men in the sun</em> de Ghassan Kanafani). Une mémoire, une identité et des émotions qui résistent au milieu des décombres.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Juste à côté, sous le titre <em>I love Gaza</em> de <strong>Shareef Sarhan</strong>, une installation constituée d’un ensemble de petits blocs de béton posés individuellement sur des socles, sérigraphiés, sur tous leurs côtés, d’images d’immeubles, transpercés de fers à béton sectionnés. Quelques mètres plus loin, trois photographies d’<strong>Amer Nasser&nbsp;</strong>: <em>En attendant le cessez-le-feu</em>, <em>En attendant le retour</em> et <em>En attendant la reconstruction</em>, documentant, dans une temporalité étrange, à la fois suspendue et suivant son cours, des signaux de vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Unworlding</em></strong><br>Jusqu’au <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">11 octobre</mark><br><a href="https://www.lafriche.org">Friche la Belle de Mai</a>, Marseille</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/arts-visuels">Art visuel</a> ici </p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Survivances, mémoire et transmission </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Carla Lorang]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 11:45:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Habitué aux assemblées, aux débats et aux fonctionnaires en cravate, l’Hôtel de Région accueille un tout autre univers du 27 août au 20 septembre avec l’exposition d’art contemporain Survivances organiséepar Le Cube hors les murs. Après un premier projet, Ce qu’il reste du monde, présenté à la Maison arménienne de la jeunesse et de la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Habitué aux assemblées, aux débats et aux fonctionnaires en cravate, l’Hôtel de Région accueille un tout autre univers du 27 août au 20 septembre avec l’exposition d’art contemporain <strong><em><a href="https://www.maregionsud.fr/agendas/detail/survivances">Survivances</a></em></strong> organiséepar Le Cube hors les murs<em>.</em> Après un premier projet, <em>Ce qu’il reste du monde</em>, présenté à la Maison arménienne de la jeunesse et de la culture en mai dernier, le trio de commissaires marseillais – <strong>Rebecca Brodskis</strong>, <strong>Silvio Mildonian</strong> et <strong>Jean-Philippe Vigneron</strong> – poursuit son travail en réunissant une vingtaine de jeunes artistes autour de <em>Survivances</em>. Une exposition qui explore, à travers une diversité de médiums – peintures, sculptures, performances… – ce qui subsiste après les bouleversements, ce qui continue d’exister malgré les ruptures&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Ce qui reste</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À l’entrée de l’exposition, l’immense toile au crayon de <strong>Julie Darmon</strong>, aux allures du <em>Dormeur du val</em>, interpelle. Inspirée par <em>Touching Reality</em> (2012) de Thomas Hirschhorn, Julie Darmon puise dans des images de corps mutilés issues de différents conflits trouvées en accès libre sur Internet. Sur une immense toile, sont représentées trois victimes de morts violentes dépourvues de couleurs et recomposées en une figure anonyme. Avec <em>Survivances</em>, leur mémoire continue de résonner, tandis que d’autres artistes prolongent cette même réflexion sur les traces laissées par les conflits. Avec <em>My Dear Gaza… I Love You</em>, <strong>Shareef Sarhan</strong> rassemble des photographies prises à Gaza entre 2005 et 2023. Après la destruction de son studio et d’une partie de ses archives, ces images deviennent des témoins directs d’un quotidien ordinaire bouleversé, dont il retranscrit des fragments sur des pierres cubiques couleur ocre.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex"><div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="500" height="632" data-id="137993" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6926.jpg?resize=500%2C632&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137993" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6926.jpg?w=500&amp;ssl=1 500w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6926.jpg?resize=237%2C300&amp;ssl=1 237w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6926.jpg?resize=150%2C190&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6926.jpg?resize=300%2C379&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6926.jpg?resize=332%2C420&amp;ssl=1 332w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px" /><figcaption class="wp-element-caption">© C.L.</figcaption></figure>
</div>


<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="500" height="794" data-id="137994" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6943.jpg?resize=500%2C794&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137994" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6943.jpg?w=500&amp;ssl=1 500w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6943.jpg?resize=189%2C300&amp;ssl=1 189w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6943.jpg?resize=150%2C238&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6943.jpg?resize=300%2C476&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/09/IMG_6943.jpg?resize=264%2C420&amp;ssl=1 264w" sizes="auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px" /><figcaption class="wp-element-caption">© C.L.</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Place à la couleur</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À quelques pas de là, Silvio Mildonian, artiste d’origine arménienne, présente des toiles colorées inspirées de l’expressionnisme abstrait. Des peintures faites de couches successives, faisant écho aux manuscrits arméniens enterrés pendant les invasions pour être préservés. « <em>Les textes pouvaient disparaître, tandis que les couleurs, elles, subsistent. La couleur devient une trace, capable de traverser le temps</em> », explique-t-il. <em>Survivances</em> interroge les formes contemporaines de la mémoire, de la transmission et de permanence, un troisième chapitre intitulé <em>Hypothèse d’un paradis</em> prévoit de prolonger cette démarche.</p>



<p class="wp-block-paragraph">CARLA LORANG</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><em>Survivances</em></strong><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">28 août au 9 septembre<br></mark><a href="https://www.maregionsud.fr">Hôtel de Région</a>, Marseille</pre>



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		<title>Corps blessés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Annie Gava]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Sep 2026 08:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">En ouverture de <em>La Frappe,</em> un  très gros plan sur un corps dont on ne sait pas bien dans quelle position il se trouve, ni à qui il appartient. Un travelling lent sur la peau  « <em>Comme une cartographie de la peau. C’est le sujet du film. Je voulais raconter cette histoire non pas sur la peau mais sous la peau. Montrer qu’une peau peut être un désert, une page blanche, le corps de l’un ou de l’autre – puisqu’il y a un frère et une sœur dans cette image, représentés comme un couple »</em> précise le réalisateur, <strong>Julien Gaspar-Oliveri</strong>. Ce sont Enzo (<strong>Diego Murgia)</strong> et Carla (<strong>Romane Fringeli</strong>) qui vivent seuls depuis plusieurs années et ont une relation très fusionnelle. Le retour de leur père, Anthony, (<strong>Bastien</strong> <strong>Bouillon</strong>, incroyable dans ce rôle))  officiellement parti en Argentine, en réalité en prison durant cinq ans pour fraude, va tout bouleverser, remettant en mouvement une mémoire enfouie, faite de blessures, de culpabilité et d&rsquo;un désir presque impossible de reconstruire. Enzo veut à tout prix reformer une famille. Il a une relation depuis quatre mois avec Roxane (<strong>Héloïse Volle</strong>) et c’est lors de l’anniversaire de sa copine que Carla va montrer à quel point elle ne veut pas, elle, faire famille à tout prix… Enzo qui a briqué la maison pour l’accueillir se soumet au bon vouloir d’un père dont l’emprise ne tarde pas à reprendre ses droits dans la dynamique familiale. La camera du directeur de la photo, <strong>Martin Rit</strong>, capte les moindres émotions de ses personnages, dans des cadres très resserrés, utilisant des zooms, souvent en plans séquences, révélant ainsi leurs fragilités et leurs traumatismes. Non dits, regards évités,  peu à peu le spectateur reconstitue un puzzle tragique, celui d’une enfance blessée.  Spectateur qui ne sort pas indemne de ce premier long métrage de Julien Gaspar-Oliveri qui en a écrit le scenario, avec <strong>Claudia Bottino</strong> et <strong>Dorothée Lachaud</strong>. « <em>Le sujet est très autobiographique. En revanche, le récit ne l’est pas. Je n’ai pas eu envie de de raconter les scènes que j’avais vécues, de rester collé à ma propre souffrance »</em> La musique  de <strong>Delphine Malaussena</strong> accompagne le récit avec discrétion. Jamais envahissante, elle se glisse dans les interstices du silence, soulignant les émotions des personnages remarquablement interprétés par les jeunes acteurs en particulier <strong>Diego Murgia</strong> dont le visage reflète les émotions contradictoires qui l’envahissent tout au long du film<strong>. « </strong><em>Je ne me suis toujours pas remis de Rosetta des frères Dardenne. J’avais16 ans et je me suis dit : ok, c’est ça. Je veux faire ça, c’est tout. En tant qu’acteur je veux faire ce que fait Emilie Dequenne, mais je veux aussi fabriquer cette image brutale-là, comme réalisateur »</em> confie le réalisateur. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La Frappe</em> a cette force-là !Le film qui sort en salle le 2 septembre vient d’obtenir le Prix de la mise en scène et le Valois du Meilleur Acteur pour Diego Murgia au Festival du Film Francophone d’Angoulême</p>



<p class="wp-block-paragraph">Annie Gava</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>© Ad Vitam<strong></strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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