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	<title>Archives des Politique culturelle - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Politique culturelle - Journal Zebuline</title>
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		<title>Empreintes Africaines : Un héritage à célébrer </title>
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		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 11:37:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Entre le cours Julien, la Friche la Belle de Mai et les Ateliers Jeanne Barret, le festival Empreintes Africaines fête la Journée de la Femme Africaine et des minorités de genre (JIFA) jusqu’au 2 août. Plus qu’une simple proposition qui mêle musique, danse, mode et littérature, cette manifestation, portée par l’association TaniMena, se présente comme [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Entre le cours Julien, la Friche la Belle de Mai et les Ateliers Jeanne Barret, le <a href="https://www.lafriche.org/evenements/on-air-2026-jifa-x-empreintes-africaines/">festival <strong><em>Empreintes Africaines</em></strong></a> fête la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Journée_internationale_de_la_femme_africaine">Journée de la Femme Africaine </a>et des minorités de genre (JIFA) jusqu’au 2 août. Plus qu’une simple proposition qui mêle musique, danse, mode et littérature, cette manifestation, portée par l’<a href="https://www.helloasso.com/associations/tanimena">association TaniMena</a>, se présente comme un espace de rencontre entre traditions et identités panafricaines féminines, deux semaines durant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’événement s’est déjà ouvert le week-end du 18 juillet – avec une mise en lumière de récits cinématographiques de réalisatrices sénégalaise, haïtienne, brésilienne et britano-nigériane –, le prochain rendez-vous du festival se tient ce 31 juillet, sur les toits de la Friche. Au programme, un défilé de pièces de designers afrodescendantes de la scène locale, accompagnées de danseuses de voguing. La deuxième partie de soirée est consacrée aux artistes algériennes, <strong>Nadia Ammour</strong> et <strong>Souad Asla</strong>. Elles dévoileront une création musicale inédite, à la croisée des héritages gnawa et de la poésie amazighe, avec en invité le mandoliste <strong>Malik Ziad</strong> – seule présence masculine de la quinzaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin <strong>N0L4.44</strong> et <strong>Eau Vive</strong>, du collectif <strong>Entourage</strong>, clôtureront la soirée avec un DJ set en forme de melting-pot sonore. Une invitation pour les corps à se libérer grâce aux rythmes dancehall, baile funk, kuduro et autres pépites musicales dénichés dans les clubs des diasporas africaines, afro-créoles et latines.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">De Dar es Salam à Marseille</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La suite se passe le 1<sup>er</sup> août, aux Ateliers Jeanne Barret. <strong>Loélia </strong>y propose un atelier d’écriture, voix et corps, en non-mixité choisie. L’artiste danseuse, autrice et circassienne dont le travail est très ancré dans son héritage afro-descendant, interrogera le rapport au corps. Comment se situe-t-on par rapport à lui ? Et comment se situe-t-il face aux discriminations et aux questions d’intersectionnalités ? Pour cela, elle convie, entre autres, les hanches à raconter les héritages, les résistances, et bien sûr aussi les joies. «&nbsp;<em>Une forme de thérapie politique</em>&nbsp;» qui présente l’une des multiples manières d’exister en tant que femme afrodescendante. Des discussions, ateliers et une chorale sont également attendus le lendemain à La Friche.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du 6<sup>e</sup> au 15<sup>e</sup> arrondissement de Marseille, <em>Empreintes Africaines</em> entend «&nbsp;<em>mettre en lumière les histoires et les imaginaires que les femmes africaines ou afro-descendantes ont envie de raconter&nbsp;</em>», explique une des organisatrices du rendez-vous, <strong>Mialy Razakarivony Ratsifehera</strong>. Avant d’ajouter que «&nbsp;<em>si les femmes en 1974, en Tanzanie, ont réussi à monter la JIFA, à notre échelle à Marseille, on peut réussir à mettre en lumière toutes les diversités&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">AMANDINE EL ALLAUI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>JIFA : une date pour l’émancipation des femmes africaines </strong><br>Des femmes venues de tout le continent se sont réunies le 31 juillet 1962 à Dar es Salam, en Tanzanie, pour créer la première Organisation Panafricaine des Femmes. Malgré les barrières linguistiques et les différences culturelles et ethniques, elles allient leurs forces pour dessiner de nouveaux imaginaires qui visent à améliorer leurs conditions de vie et s’émanciper. La Journée Internationale de la Femme Africaine est promulguée la même année par les Nations unies, et il faudra attendre le 31 juillet 1974 pour qu’elle soit officiellement consacrée à l’occasion du premier congrès de l’Organisation panafricaine des femmes au Sénégal. A.E.-A.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/"><em>Politique culturelle</em> ici</a> </p>
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		<title>Avignon, mémoire vive</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Philippe Perotti]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 12:27:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Clés du FestivalComment faire exposition d’un art fugace par excellence ? Les Clés du Festival relève brillamment le défi. Près de mille documents composent un parcours savant et limpide, conçu par Antoine de Baecque et scénographié par Claudine Bertomeu. Des origines vilariennes au Off, l’histoire se raconte par ses œuvres, ses métiers et ses [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les Clés du Festival</mark><br></strong>Comment faire exposition d’un art fugace par excellence ? <em><a href="https://maisonjeanvilar.org/les-cles-du-festival/">Les Clés du Festival</a></em> relève brillamment le défi. Près de mille documents composent un parcours savant et limpide, conçu par <strong>Antoine de Baecque</strong> et scénographié par <strong>Claudine Bertomeu</strong>. Des origines vilariennes au Off, l’histoire se raconte par ses œuvres, ses métiers et ses publics. L’exposition ressuscite  les spectacles le temps d’archives écrites et vidéos, et donne à comprendre ce qu’ils ont su accompagner, et aussi ce qu’ils ont su déplacer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://maisonjeanvilar.org/event/itineraire-bisle-festival-vu-par-julien-gosselinnouveau-parcours-au-sein-de-lexposition-permanente/">L’<em>Itinéraire bis</em> </a>de <strong>Julien Gosselin</strong> accompagne ce parcours avec tendresse et bienveillance au fil de cartels jaune canari. Son regard est drôle &#8211; « <em>Même Avignon a essayé d’être cyberpunk </em>» &#8211; mais surtout éclairant sur la manière dont l’héritage récent du Festival a nourri son théâtre dès ses jeunes années. À quoi ressemblera cette exposition dans vingt ans ? Que retiendra-t-elle de notre présent ? </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Belles heures bouillonnantes</mark><br></strong>Parmi la soixantaine de rencontres de la Maison Jean Vilar durant le Festival, les journées d’Artcena induisent un bouillonnement plus intense encore. Place y est faite aux auteurices dramatiques pour des lectures et des rencontres simultanées dans toute la Maison. Les 10 et 11 juillet, <strong>Stanislas Nordey</strong> est venu parler d’Espaces 34 [<em>Litre notre entretien avec <a href="https://journalzebuline.fr/editer-cest-resister/">Stanislas Nordey ici</a></em>], <strong>Actes Sud</strong> des livres audio, <strong>Léonore Confino</strong> du jeune public, <strong>Baptiste Amann</strong> de son écriture… </p>



<p class="wp-block-paragraph">On retiendra surtout la lecture de <strong>Claudine Galea</strong>, qui a dirigé le service culture de <em>La Marseillaise</em> dans les années 1990. <em>Lear for real</em> actualise l’histoire du roi fou et de sa fille : Daddy Lear perd la mémoire, devient sénile, veut sortir de la maison de retraite et appelle sa fille toutes les minutes pour dire sa douleur… Un texte bouleversant, touchant au plus juste la détresse de ceux qui se perdent et de ceux qui les regardent partir. Interprété par <strong>Laurent Ziserman</strong> et <strong>Sophie Lahayville</strong>, il devrait être créé lors du Festival 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Pour toujours Novarina</mark><br></strong>La Maison Jean Vilar a rendu hommage au poète disparu avec des rencontres, le <em>Dictionnaire Valère Novarina</em> et une installation présentant ses œuvres plastiques, en particulier le néon bleu <em>La lumière nuit</em>. On y retrouve les images de ses onze spectacles donnés au Festival jusqu’en 2020. De <em>L’Origine rouge</em> à <em>Personnages de la pensée</em>, reste l’électrochoc d’une langue inimitable, qui cherche le sens dans des recoins inusités et passe par le corps et la voix. </p>



<figure class="wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex">
<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="391" data-id="137757" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/20260708_152415-1.jpg?resize=696%2C391&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137757" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/20260708_152415-1.jpg?w=900&amp;ssl=1 900w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/20260708_152415-1.jpg?resize=300%2C169&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/20260708_152415-1.jpg?resize=768%2C432&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/20260708_152415-1.jpg?resize=150%2C84&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/20260708_152415-1.jpg?resize=696%2C391&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/20260708_152415-1.jpg?resize=747%2C420&amp;ssl=1 747w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Vue de l’exposition <em>Viva Novarina ! </em>© Margot Laurens &#8211; Association Jean Vilar</figcaption></figure>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" data-id="137756" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC5901.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137756" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC5901.jpg?w=1000&amp;ssl=1 1000w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC5901.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC5901.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC5901.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC5901.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC5901.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">r<br>André Marcon © Margot Laurens &#8211; Association Jean Vilar</figcaption></figure>
</figure>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>André Marcon</strong>, novarinien en chef, a lu &#8211; à peine, joué plutôt &#8211; la première partie du <em>Discours aux animaux</em>. Moment exceptionnel de maîtrise, d’invention, de restitution fine de chaque virage, chaque caillou du texte. Aussi précis, incisif, drôle, harangueur et digressif qu’il y a presque quarante ans, quand il l’a créé et laissé Avignon bouche bée…&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Feuilleton de l’été</mark><br></strong>En écho aux <em>Clés du Festival</em>, <em>Mon Festival, nos festivals</em> confie chaque matin les archives à deux voix. <strong>Jean-Louis Martinelli</strong> et <strong>Charles Berling</strong> offrent un épisode émouvant, porté par leur vieille complicité. Ils évoquent leur Avignon commun, l’édition 1998 &#8211; assez épique &#8211; et cet <em>Œdipe le tyran</em> mis en scène dans la Cour d’honneur, avec Berling dans le rôle-titre. Jean Eustache surgit le temps d’un joli détour, Jean Vilar reste la boussole. Derrière les souvenirs affleure leur goût du théâtre politique et du service public, jusqu’au rappel de la menace que le gouvernement Sarkozy avait fait peser sur le spectacle vivant. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7739.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137754" style="width:600px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7739.jpg?w=900&amp;ssl=1 900w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7739.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7739.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7739.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7739.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7739.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Stanislas Nordey et Virginie Colemyn © Margot Laurens &#8211; Association Jean Vilar</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong>Stanislas Nordey</strong>, accompagné de <strong>Virginie Colemyn</strong>, livre un épisode à la mesure, démesurée, de son talent d’acteur. Il raconte son premier Off en 1988, dans un Marivaux qui fut d’emblée un triomphe, puis sa Cour d’honneur dans <em>Architecture</em> de <strong>Pascal Rambert</strong>. Il cite Peter Handke, Falk Richter, les lit, les dit, les joue, rendant chaque passage essentiel. De son père réel, Jean-Pierre Mocky, à <strong>Jacques Weber</strong> qui le représente, il va jusqu’à <em>Munition d’amour</em>, texte de <strong>Claudine Galea</strong> qu’il créera l’an prochain. Elle y parle de la découverte tardive de son cancer : « <em>j’ai préféré écrire à voir</em> ». La vie, la mort, l’amour font vibrer la calade, tandis que <strong>Virginie Colemyn</strong> lit <em>Avignon à vie</em>, de <strong>Pascal Rambert</strong>, et ses mythiques « Je n’ai pas vu ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le Off entre en scène</mark><br></strong>Le lendemain, place au Off avec <strong>Alain Timár</strong>, directeur du Théâtre des Halles, qui ne parlera pourtant que du In, interrogé par <strong>Michel Flandrin</strong>, notre collaborateur, qui l’aiguillonne et contextualise. Ce pionnier évoque les spectacles qui ont changé sa vie : Aperghis, Beckett dans la Cour avec un arbre sans feuilles &#8211; « <em>on n’a pas besoin de remplir l’espace pour l’occuper</em> » -, Georges Wilson, Rufus, Michel Bouquet et Fabrice Luchini enfant. Des marionnettes géantes sur roulettes traversent, incontrôlables dans le vent, le cloître des Célestins : « <em>ce qu’on a vécu comme un psychodrame devient, par la force du souvenir, une belle histoire à vous raconter</em> ». Et puis <em>May B</em> de Maguy Marin, <em>Nelken</em> de Pina Bausch, ces chorégraphes qui ont fait de la danse un « <em>art total</em> », dans l’esprit du <em>« service public du théâtre </em>» voulu par Jean Vilar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour clore le feuilleton, <strong>Justine Heynemann</strong>, accompagnée de <strong>Rachel Arditi</strong>, apporte une vision plus récente du Off, qu’elle fréquentait dès l’adolescence, toujours à la recherche d’un théâtre féministe. Marivaux pour ses premières armes, puis ses propres textes : <em>Les Petites Reines</em>, <em>PUNK.E.S</em>, <em>Culottées</em> et <em>Olympe(s)</em> rappellent, dans un festival dont l’histoire reste dominée par les hommes, que le théâtre ne s’écrira plus sans les femmes.&nbsp;</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-full"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="360" height="240" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7493.jpg?resize=360%2C240&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-137755" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7493.jpg?w=360&amp;ssl=1 360w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7493.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/07/DSC7493.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w" sizes="auto, (max-width: 360px) 100vw, 360px" /><figcaption class="wp-element-caption">Delphine de Vigan © Margot Laurens &#8211; Association Jean Vilar</figcaption></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les figurants au premier plan</mark><br></strong>Lors d’une rencontre menée avec finesse par le journaliste et écrivain <strong>Matthieu Mével</strong>, <strong>Delphine de Vigan</strong> est revenue sur l’adaptation, qui permet parfois de découvrir une part intime, personnelle, insoupçonnée de son propre texte. <em>Les Figurants</em> est pourtant sa première pièce directement écrite pour la scène, mise en scène par <strong>Valérie Donzelli</strong>, venue du cinéma. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Cécile, Orso, Bruno, Joyce et Nora attendent sur un tournage. Invisibles mais indispensables, ils sont, selon Cécile, la vieille dame jouée par <strong>Béatrice de Staël</strong>, les <em>« prolétaires du cinéma </em>». La pièce leur offre enfin le cadre et la parole. Les comédien·nes jouent avec naturel, solidement ancré·es dans le théâtre, tandis que la mise en scène convoque surtout le cinéma : voix hors champ, attente, ordres donnés par ceux que l’on ne voit pas. Une jolie ode aux oubliés des plateaux. Le texte, évocateur et attentif aux êtres, demeure pourtant plus littéraire que véritablement dramaturgique : les confidences dessinent les personnages sans toujours produire la tension que réclame la scène. Comme quoi écrire pour le théâtre n’abolit pas le mystérieux travail de l’adaptation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>Les Clés du Festival</em>, exposition permanente ouverte toute l’année, <br>Maison Jean Vilar, Avignon</pre>



<pre class="wp-block-verse"><em>Itinéraire bis — Le Festival vu par Julien Gosselin</em> et <em>Viva Novarina !</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu'au 25 juillet</mark><br><br><em>Les Belles Heures</em> <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les 10 et 11 juillet </mark><br><br><em>Mon Festival, nos festivals</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 12 au 17 juillet</mark>  <br><br><em>Du livre à la scène</em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les 13 et 14 juillet</mark><br><a href="https://maisonjeanvilar.org">Maison Jean Vilar</a></pre>



<pre class="wp-block-verse"><em>Les Figurants</em>, de <strong>Delphine de Vigan</strong>, mis en scène par <strong>Valérie Donzelli</strong>, <br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu'au 25 juillet à 19h</mark>, <a href="https://lascala-provence.fr">La Scala Provence</a>. </pre>



<pre class="wp-block-verse">Rencontres, conférences et lectures sont enregistrées par L’Écho des planches et disponibles gratuitement sur <a href="https://maisonjeanvilar.org" data-type="link" data-id="maisonjeanvilar.org">maisonjeanvilar.org</a>. </pre>



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		<title>L’esprit critique </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2026 11:44:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’expression désigne un art, celui de la critique, mais aussi plus globalement une manière de penser, qui dépasse l’approbation ou la désapprobation, et se fonde sur la mise en doute et la dialectique.&#160; On peut aussi lire «&#160;critique&#160;» comme un verbe, et l’expression comme un constat&#160;: l’esprit humain, naturellement, critique. Exerce sa capacité d’analyse du [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">L’expression désigne un art, celui de la critique, mais aussi plus globalement une manière de penser, qui dépasse l’approbation ou la désapprobation, et se fonde sur la mise en doute et la dialectique.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">On peut aussi lire «&nbsp;critique&nbsp;» comme un verbe, et l’expression comme un constat&nbsp;: l’esprit humain, naturellement, critique. Exerce sa capacité d’analyse du réel perceptible. Émet des avis, des jugements, verbalise ce que le corps éprouve, rappelle ce que la mémoire sait, construit des analogies, compare, démonte, admire. Et transmet son avis, en parlant ou en écrivant.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet esprit critique est nécessaire à la démocratie. Les régimes autoritaires refusent la remise en cause politique. Ils écrivent, dans les «&nbsp;lois&nbsp;» qui les régissent, l’interdiction de critiquer le pouvoir, ceux qui le représentent, les décisions qu’ils prennent et les forces armées qui les défendent.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Comment peut-on « présumer légitime » ?</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais l’esprit critique est aussi l’ennemi des régimes démocratiques déclinants. Ainsi l’Assemblée nationale française a voté le 7 juillet une «&nbsp;<em>présomption d’usage légitime des armes</em>&nbsp;» par les policiers et les gendarmes. La gauche dénonce un «&nbsp;<em>permis de tuer</em>&nbsp;», et un rapport de la Cour des comptes publié le 20 juillet préconise plus de transparence, l’usage systématique des caméras piétons et le recours à des observateurs extérieurs aux forces de l’ordre lors de leurs déploiements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des forces de l’ordre font l’objet de plus de 12 000 plaintes par an des Français, nombre en constante augmentation même si peu de plaintes aboutissent. Est-il revenu le temps, pas si lointain, où la censure effaçait des photos les policiers français raflant la population du Vieux-Port ou encadrant les internés du Camp des Milles&nbsp;? L’esprit critique, nécessaire aux démocraties, interdit l’idée de «&nbsp;soutien indéfectible&nbsp;» ou de «&nbsp;légitimité présumée&nbsp;». Tout gardien de l’ordre doit être soumis à la possibilité de la critique, à la remise en cause de la légitimité de ses actes au nom des principes de ceux qui arment son bras.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Piratage des esprits</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet esprit critique nécessaire, encadré par les lois sur la liberté d’expression, souffre pourtant d’une autre menace active. Elle s’exerce sur des réseaux dits sociaux qui aspirent nos données et nous servent du pré-pensé en fonction d’études algorithmiques. Loin de permettre d’observer, de nuancer, de comprendre, d’établir des analogies, de déployer du sens complexe, ces réseaux exacerbent la binarité, le pour/contre figé dans des camps préétablis, et enferment chaque individu dans la caricature de lui-même, le poussant dans des retranchements d’autant plus insidieux qu’ils immiscent la vie publique dans la sphère privée.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette binarité peut transformer un adolescent peu sûr de sa virilité en masculiniste, une féministe de la première heure en transphobe patentée, une victime sociale en raciste vengeur, un décolonial en censeur aveugle, un fragile en suicidé. En suralimentant les esprits des idées qu’ils connaissent et des opinions qu’ils partagent, les réseaux algorithmiques produisent le contraire de l’esprit critique, tout en singeant ses règles et en prétendant défendre la liberté d’expression. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Critiques d’art</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En ces temps de festivals, la réflexion sur la critique de spectacles s’est exposée dans des débats publics, à Avignon ou à Arles. Les mêmes maux guettent les journalistes qui s’y exercent&nbsp;: l’autocensure directe (difficile de critiquer la Fondation Louis Vuitton dans les médias de LVMH) et la censure économique (difficile de laisser de la place, dans des journaux en difficulté, à des articles qui défendent des artistes émergeants) peuvent se combattre, mais la concurrence avec une binarité réductrice est plus complexe à éviter.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">La critique d’art, née sous sa forme moderne, en France, avec Diderot et les Lumières, s’est développée à la fois dans les journaux et dans les universités. Dans des formes et des buts relativement proches au départ, relevant les spécificités, les nouveautés, les points forts et faibles d’une œuvre, permettant au lecteur de la contextualiser, à l’artiste de se confronter à un avis argumenté.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les critiques se sont abondamment plantés, fustigeant la Tour Eiffel, portant aux nues des œuvres médiocres, ignorant les femmes, trimballant d’immondes idées racistes sur le jazz… Mais des critiques comme Serge Daney, Thibaudat, Laure Adler, Rosita Boisseau ou Léonardini ont fait connaitre des artistes et des écrivains, fait comprendre des démarches, éclairé les programmateurs, les subventionneurs… et surtout le public ! </p>



<p class="wp-block-paragraph">Marie-José Sirach, présidente du syndicat de la critique, journaliste à <em>L’Humanité</em>, expliquait lors de débats à Avignon que son rôle n’était ni de juger, ni de prescrire. Pas question de « j’aime/j’aime pas », pas question d’attribuer des notes ou un nombre d’étoiles comme pour un Airbnb ou un livreur Uber (pratique pitoyable par ailleurs). Il est question d’écrire des textes, de démêler des pensées, d’ouvrir des voies, des possibles, et de participer à la relation entre le public et les œuvres. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Un processus exactement inverse de celui des réseaux sociaux, qui piratent la sphère privée en la bombardant d’invisibles missiles&nbsp;: il s’agit de prendre le temps de la lecture, de l’écriture, pour que les expériences privées des artistes croisent celles des spectateurs, unis dans une collectivité qui les transforme, et les incite au véritable débat&nbsp;: pas ceux où on campe sur ses positions, mais ceux où on résout, dans la merveilleuse sensation d’une possible transformation personnelle.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Celle que l’on cherche, au fond, au-delà du plaisir du divertissement, lorsqu’on ouvre un livre, ou qu’on pousse la porte des théâtres.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



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		<title>4 heures et 17 minutes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 11:43:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est un peu moins de la durée de Maldoror dans la Cour d’Honneur, un peu plus de celle du Deuil sied à Electre au jardin de Mons. À peine. C’est le temps qu’il faut à Total pour encaisser 10 millions de bénéfices nets. 4 heures et 17 minutes suffisent pour accumuler ce bénéfice exceptionnel, dû [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">C’est un peu moins de la durée de <em>Maldoror</em> dans la Cour d’Honneur, un peu plus de celle du <em>Deuil sied à Electre</em> au jardin de Mons. À peine. C’est le temps qu’il faut à Total pour encaisser 10 millions de bénéfices nets. 4 heures et 17 minutes suffisent pour accumuler ce bénéfice exceptionnel, dû à la pénurie d’essence en mars 2026.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">10 millions, c’est le montant du surgel qui met en danger immédiat et inédit 28 établissements financés par l’État. Mais il n’est pas question en France de taxer le capital, même quand il est généré par des profits de guerre. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’État doit gagner plus, pas dépenser moins</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les finances publiques de la France sont en berne faute de recettes fiscales, parce que les plus riches, les entreprises florissantes, échappent à l’impôt et reçoivent même d’abondantes aides publiques. Les riches n’ont jamais été aussi riches en France, mais la seule recette du macronisme est l’austérité. Fermer tous les robinets des dépenses, peu importent les conséquences sur la vie des Français·es, sur l’économie réelle, sur le déficit des caisses sociales, sur l’éducation, la santé, la justice, la culture, l’information, la crise climatique, la disparition du vivant, les finances des collectivités en charge de tâches de plus en plus lourdes. Il faut fermer les robinets, quelles qu’en soient les conséquences réelles, pourvu que les comptables d’État, qui se prennent pour des économistes alors qu’ils n’ont pas lu Keynes (ni Marx évidemment) continuent de sévir en faisant des soustractions.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ceux qui nous gouvernent semblent ignorer qu’une crise budgétaire n’est pas une crise économique, et que la France reste un pays riche. Ils prennent le risque de nous plonger dans une terrible récession, en asséchant tous les services publics, les associations, les paysans, les commerçants, les artisans, tous ces emplois non délocalisables qui éduquent, soignent, informent, donnent de la joie, permettent l’échange. Sans eux, les inégalités vont se creuser davantage encore, la pauvreté toucher l’ensemble des classes dites moyennes, les étudiants souffrir de la faim, la délinquance et la criminalité exploser faute de juges, la souffrance psychique faute de soignants. Et le racisme, toutes les violences discriminatoires, vont augmenter, parce que les humains en souffrance, quand ils n’ont plus de recours, cherchent naturellement des boucs émissaires.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un pays sans culture publique est un pays mort</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La manifestation de l’intersyndicale de la culture le 13 juillet à Avignon dépassait la volonté inquiète de préservation d’un secteur, pour entrer dans une phase de combat, enfin ressenti comme nécessaire et légitime, y compris de la part des directeurs nommés par le Ministère. Joris Mathieu, président du Syndeac, expliquait que défendre la culture devait se concevoir en grand, comme un sauvetage global des services publics, comme un projet de société auquel il ne faut renoncer à aucun prix. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, il faut obtenir le dégel immédiat des 10 millions, mais aussi un financement décent de la culture par l’État, à hauteur de 1% de son budget (actuellement de 0,7%). Il s’agit de faire entendre que le combat culturel se mène aujourd’hui sur deux fronts&nbsp;simultanés : contre l’extrême droite et sa nostalgie d’une France fantasmée, blanche, chrétienne et monarchique, ou pétainiste&nbsp;; contre l’extrême-centre qui gouverne en piétinant les intérêts du peuple et en servant les milliardaires qui désindustrialisent le pays et accaparent ses richesses.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les élus avec la culture</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les élus des collectivités locales, premiers financeurs de la culture en France, sont nombreux à signer, à droite comme à gauche, l’appel de l’intersyndicale de la culture pour refinancer la culture publique. Ils savent combien elle est indispensable à la vie économique de leurs territoires et à leurs habitants. Victimes de restrictions budgétaires insensées et intenables, les élus se tiennent aux côtés des acteurs culturels, dans une solidarité inédite entre la droite républicaine et la gauche, face à la folie destructrice d’un gouvernement à bout de souffle et de légitimité.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



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		<title>Où va-t-on quand on va au musée ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 08:22:51 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 2024, 40% des Français·es ont visité au moins un musée ou une exposition. C’est, avec la visite des monuments historiques (64%) et de la sortie au cinéma (60%), la pratique culturelle la plus répandue des Français. Mais seuls 38% de ces visiteurs vont au musée de leur lieu de résidence&#160;: la visite d’exposition est [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En 2024, 40% des Français·es ont visité au moins un musée ou une exposition. C’est, avec la visite des monuments historiques (64%) et de la sortie au cinéma (60%), la pratique culturelle la plus répandue des Français. Mais seuls 38% de ces visiteurs vont au musée de leur lieu de résidence&nbsp;: la visite d’exposition est une pratique de villégiature, surtout dans le Sud, où les villes rivalisent de créativité pour attirer habitants et vacanciers.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant au type d’exposition visitée, il varie assez fortement selon l’âge&nbsp;: si les plus de 50 ans sont friands des musées des beaux-arts, leurs cadets préfèrent les musées scientifiques, archéologiques et ethnographiques. Quant aux expositions d’art contemporain, elles sont fréquentées par tous et toutes, quel que soit l’âge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autre caractéristique transgénérationnelle, les visiteureuses savent peu quel type de musée ils visitent, qui les finance et quelles sont leurs règles, qui diffèrent pourtant fortement selon qu’ils sont privés ou publics.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Monter les côtes</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi les fondations privées, comme Luma à Arles ou Carmignac à Porquerolles, ne sont pas liées à des missions de service public&nbsp;: elles ne sont pas tenues à des objectifs pédagogiques ou de démocratisation, ni à des commandes d’artistes, ni au respect d’une parité, au soutien aux artistes locaux… même si, dans la pratique, les fondations privées sont souvent les premiers commanditaires d’art contemporain&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut dire que, contrairement aux musées publics, les fondations font ce qu’elles veulent de leurs œuvres acquises&nbsp;: elles peuvent en particulier les revendre, après avoir fait monter leur côte… en les exposant. Les musées publics, eux, sont tenus au principe d’inaliénabilité du patrimoine public&nbsp;: toute œuvre acquise l’est définitivement. Les expositions publiques font monter les côtes des artistes qu’elles exposent mais ils ne peuvent revendre leur fonds et doivent assurer sa sécurité, son stockage et sa conservation.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">National ou de France ?</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est donc important de connaitre le statut des musées que l’on visite&nbsp;: le Mucem est un musée national, financé entièrement par le ministère de la Culture. Les musées nationaux d’art de la région, dédiés à Chagall, Fernand Léger et Picasso, se concentrent sur la Côte d’azur (Nice, Biot, Antibes). Les Frac &#8211; Fonds régionaux d’art contemporain &#8211; sont financés conjointement par les Régions et par l’État – qui a eu tendance à se désengager depuis leur création par Jack Lang en 1982, mais continue à prescrire des missions d’acquisition, d’éducation artistique et de décentralisation des expositions sur l’ensemble des territoires régionaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les musées de France sont, quant à eux, très nombreux&nbsp;: ils ont un label de l’État, ils n’en reçoivent que peu de financement. Ce sont généralement des musées municipaux, départementaux ou métropolitains. Ce sont eux qui produisent le plus grand nombre d’expositions temporaires, eux aussi qui mènent à l’année des actions d’éducation culturelle et artistique. Ils collaborent, se prêtent des œuvres de leurs fonds pour élaborer des expositions temporaires qui tournent, parfois, d’un musée de France à l’autre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’essentiel des musées, labellisés ou non Musées de France, sont donc financés par les municipalités. Certaines comme Avignon, Martigues ou Marseille, ont fait le choix de la gratuité d’entrée et des ateliers de pratique. Elles ont ainsi réussi à notablement augmenter la fréquentation de leurs musées hors temps estival&nbsp;: par leurs citoyens, qui poussent désormais la porte de leur musée pour y fréquenter une œuvre, quelques minutes, à la pause déjeuner. Au fond, si notre m/patrimoine est inaliénable, c’est parce qu’il est à nous&nbsp;!</p>



<pre class="wp-block-verse">AGNÈS FRESCHEL<br><br>Les chiffres de fréquentation sont ceux du ministère de la culture pour l’année 2024 (pratiques culturelles), et 2022 (répartition des visiteurs par tranche d’âge)</pre>



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		<title>Face au RN, Les Arts Éphémères vont voir ailleurs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 07:50:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque printemps depuis 2009, des folies artistiques s’installaient dans le parc de Maison Blanche. Des œuvres créées pour l’occasion par les jeunes artistes des Beaux-arts de Marseille, comme d’autres artistes déjà reconnus. Mais Les Arts Éphémères au parc de Maison Blanche, c’est terminé. Les dernières élections municipales ont vu le secteur passer à l’extrême droite [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Chaque printemps depuis 2009, des folies artistiques s’installaient dans le parc de Maison Blanche. Des œuvres créées pour l’occasion par les jeunes artistes des Beaux-arts de Marseille, comme d’autres artistes déjà reconnus. Mais Les Arts Éphémères au parc de Maison Blanche, c’est terminé. Les dernières élections municipales ont vu le secteur passer à l’extrême droite avec Éléonore Bez comme nouvelle maire d’arrondissements. Impossible pour la direction des Arts éphémères de poursuivre ce partenariat historique&nbsp;: «&nbsp;<em>Cela n’avait plus de sens</em>&nbsp;» souffle Martine Robin, qui assure le co-commissariat de l’événement. Même constat du côté d’Isabelle Bourgeois, l’autre commissaire, qui explique qu’il n’y avait pas de «&nbsp;<em>volonté partagée</em>&nbsp;» de continuer ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Rester dans le secteur</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le parc de Maison Blanche ne sert plus de «&nbsp;maison mère&nbsp;», la manifestation reste tout de même dans le secteur des 9/10. Elle s’est installée le 24 juin dernier dans un autre jardin, celui de l’hôpital Salvator, sur le boulevard Sainte-Marguerite. Pas un point de chute pour autant signale la direction des Arts Éphémères, puisque sa venue était déjà actée avant les élections.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une première pour les <em>Arts éphémères</em>, une première aussi pour cet hôpital spécialisé dans la psychiatrie infanto-juvénile. Les groupes d’adolescents peuvent visiter les œuvres présentes au pied de l’hôpital, et «&nbsp;<em>des liens se créent entre les artistes et les ados</em>&nbsp;» explique Martine Robin, qui se réjouit également que ce lieu «&nbsp;<em>offre plus d’espace pour les artistes</em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année dans le jardin, huit pièces sont présentées au public. Sous la thématique de la «&nbsp;vibration&nbsp;», on peut y voir les photos grand format de <strong>Lucie Etna Lefebvre-Hawthorne</strong>&nbsp;; une installation en frêne monumentale de <strong>Julien Cordier Klée</strong>&nbsp;; ou encore la sculpture en matières recyclées, aux allures de cerf-volant, de l’artiste <strong>Sonsonz</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Itinérances</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans son lieu de repli, <em>Les Arts Éphémères</em> optent sur l’itinérance pour son futur, et voient loin. Déjà cette année, la manifestation a inauguré ce printemps une exposition à Istres , mais s’installera ensuite à Port-de-Bouc, Plan de Cuques et Chateauneuf-le-Rouge. L’année prochaine, de nouveaux partenariats devraient voir le jour. Avec le musée international de la parfumerie de Grasse, et son jardin classé remarquable. Avec de nouvelles écoles d’art aussi. Les Beaux-arts d’Aix-en-Provence, de Toulon et la Villa Arson (Nice) devraient rejoindre l’aventure. Une aventure qui change de nom : finis les Arts Éphémères, qui deviendront <em>Itinérances Arts Éphémères</em> à partir de 2027.</p>



<p class="wp-block-paragraph">NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Une mairie qui fait déjà parler d’elle</strong><br>Tout juste élue à la mairie des 9/10, Éléonore Bez s’est distinguée en refusant d’approuver plusieurs subventions à des associations de son secteur. <em>La Marseillaise</em> expliquait le 25 juin que le conseil d’arrondissement avait bloqué les délibérations pour Les Petits débrouillards, qualifiée de « <em>structure hautement politisée sous couvert d’animation scientifique</em> » par Guil Darmon, délégué à la santé-recherche. Même finesse concernant Les Rencontres tziganes « <em>qui s’illustrent en encourageant l’occupation illégale de terrains publics</em> » selon le conseiller d’arrondissement Rahym Debiane… la foudre est tombée aussi sur la Ligue de protection des oiseaux « <em>qui s’est éloignée depuis longtemps de sa mission d’observation de la faune pour se transformer en officine d’extrême-gauche</em> », renchérissait Yannick Drayon, une autre conseillère RN. Des décisions qui n’ont pas empêché le conseil municipal, réuni quelques jours plus tard, de voter ces subventions. <em>N.S.</em></pre>



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		<title>Rencontre du troisième gars</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 14:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
		<category><![CDATA[Idées et rencontres]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le festival de la photographie à Arles est événement international qui dure 4 mois et s’appelle les Rencontres. Un drôle de titre, historique, pour une manifestation qui se décline essentiellement en expositions et non en débats. Mais ces Rencontres de la photographie ouvrent toutes les portes du monde, donnent à voir les voix des peuples, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Le festival de la photographie à Arles est événement international qui dure 4 mois et s’appelle les Rencontres. Un drôle de titre, historique, pour une manifestation qui se décline essentiellement en expositions et non en débats. Mais ces Rencontres de la photographie ouvrent toutes les portes du monde, donnent à voir les voix des peuples, éclairent aussi les combats intimes, secrets et douloureux, des gens. Dans leurs différences historiques, civilisationnelles, géographiques, saisis par des regards d’artistes, les gens apparaissent dans leur humanité commune.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Là est le paradoxe de la rencontre photographique&nbsp;: l’objectif reste profondément subjectif, le cadre donne conscience du hors champ, l’instant figé de l’épaisseur du temps. Celui qui regarde peut alors, vraiment, rencontrer ce qui surgit. L’autre humain, l’étonnante altérité animale, les paysages comme autant d’horizons à habiter, à évoquer, à reconstruire.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde campiste, binaire, qui ne cherche qu’à opposer, confronter et vaincre ces rencontres n’ont pas de prix. Elles empruntent un chemin aujourd’hui négligé, celui de la dialectique qui dépasse les oppositions et qui, sans les nier, construit une troisième voie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Foules, fous, folles… Foot !</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La photographie peut saisir l’inopiné. L’illustration, comme celle de notre collaboratrice Mona Lobert, peut aussi concentrer le réel, le confronter, comme le font nos cerveaux lorsqu’ils rapprochent des images mentales. Ou comme l’a fait le hasard, le 4 juillet. Non pas à Arles, ou la question du genre et des homophobies sont peu présentes cette année, mais à Marseille, qui a vécu une belle Rencontre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Pride est une fête où les différences se déclinent en initiales qui loin de s’affronter se complètent et s’augmentent. Chaque Pride est une intense rencontre avec soi-même et l’alter ego, que ne peuvent comprendre vraiment celleux qui ne se confrontent pas au regard désapprobateur de l’autre. Ou à l’incompréhension. Ou encore, plus facile mais toujours agaçant, à la surprise. Les LGBTQIA+ savent que ces regards ne sont jamais loin de la gifle, du rejet brutal, que certain·es vivent encore jusque dans leurs familles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or samedi 4 juillet toustes les queers de la cité phocéenne se sont retrouvé·es face à une foule heureuse fêtant la victoire de l’équipe du Maroc. On aurait pu imaginer sinon une confrontation, du moins une hostilité ou un évitement&nbsp;: l’homosexualité est interdite et punie d’emprisonnement au Maroc, le milieu du foot reste homophobe et sexiste, et la séparation en genre est la règle de base du sport– il s’agit, d’ailleurs de la Coupe de Monde de football masculin, ce&nbsp;que personne ne précise jamais.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Typologie de la fête</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Or une véritable rencontre a eu lieu. Peut-être parce que les queers, profondément antiracistes, étaient visiblement content·es de la victoire et de la joie des marocain·es. Peut-être parce que les drapeaux colorés, surtout lorsqu’ y figurent des étoiles, rapprochent celleux qui les brandissent ou s’en couvrent les épaules. Plus probablement parce que toustes étaient en quête de fierté, cette pride si particulière qu’éprouvent les discriminé·es lorsqu’iels ne rasent plus les murs, et prennent un peu la rue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur les quais du Vieux Port toustes sont allé·es ensemble, après la victoire marocaine, ou après le show de Mami Watta et Ruby, supporter le match très masculin France Paraguay. Les échanges de coups bas ont été sifflés d’un même élan patriotique, et personne n’a empêché la communion de toustes ces francaise·s binationaux·ales, bisexuel·les ou bizarres.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agissait plus d’un tête-à-tête avec un alter ego, mais bien d’une rencontre du troisième type. Celui qu’on comprend mal, cet alien aliéné venu d’un autre monde en soucoupe volante. Avec qui on peut chanter.</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



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		<title>« La photo doit proposer des lectures alternatives »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Jul 2026 07:37:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Arles]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Christoph Wiesner]]></category>
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		<category><![CDATA[photographie]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontres d&#039;Arles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Dès votre arrivée en 2020, vous vous étiez donné comme ligne un festival ouvert sur le féminisme, l’histoire post-coloniale et l’écologie. C’est presque le programme de cette édition 2026 non&#160;? Christoph Wiesner. Tout à fait&#160;! Ce sont des points d’ouverture que je voulais développer, sans renier le reste. Les grands noms de la photographie [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Dès votre arrivée en 2020, vous vous étiez donné comme ligne un festival ouvert sur le féminisme, l’histoire post-coloniale et l’écologie. C’est presque le programme de cette édition 2026 non&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Christoph Wiesner.</strong> Tout à fait&nbsp;! Ce sont des points d’ouverture que je voulais développer, sans renier le reste. Les grands noms de la photographie sont aussi célébrés cette année, avec les monographies sur Ming Smith, Martine Barrat, William Klein, Harry Gruyaert, Edward Steichen…</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Depuis 2020 les </strong><em><strong>Rencontres</strong></em><strong> donnent plus de places aux femmes photographes.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, au-delà de la parité et de la répresentation des femmes, c’est une scène qui m’a toujours intéressé. Tout comme l’ouverture sur les relectures postcoloniales, que je trouve passionnantes. Quand on suit la jeune production artistique actuelle, on voit que ces questionnements sont très présents, et cela génère des œuvres remarquables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Je vous ai souvent entendu dire que la photographie devait être résistante. Mais à quoi doit-elle résister aujourd’hui&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle doit au moins résister aux discours dominants, et proposer des lectures alternatives de sujets sociétaux, comme c’est le cas cette année avec le post-colonialisme ou le vivant. Au-delà d’une approche purement documentaire, la photographie peut être un outil de témoignage, de résistance, de questionnement.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sur le post-colonialisme justement, vous proposez une grande exposition sur le Ghana. Pourquoi avoir choisi ce pays en particulier&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il se trouve que la commissaire de cette exposition, Damarice Amao, est française d’origine ghanéenne, et elle avait déjà proposé une exposition sur le regard décolonial au Centre Pompidou. L’exposition présente notamment le travail de Paul Strand, photographe américain que l’on connaît pour ses photos documentaires. Il avait dû quitter les États-Unis au moment du Maccarthysme et est venu s’installer en France à la fin des années 1950. Au moment de l’indépendance du Ghana, son nouveau président Kwame Nkrumah a invité Paul Strand à venir faire un reportage sur son pays, libéré du joug colonial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui est intéressant dans le travail de Damarice Amao, c’est qu’elle a reconstruit ce trajet et a étudié la scène locale au moment de l’indépendance. Elle montre comment la photographie a servi à (ré)écrire l’histoire d’une nouvelle nation indépendante. Et comment cette histoire, du début des années 1960, a infusé jusqu’à la production artistique contemporaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Cette année marque aussi le bicentenaire de la photographie. Pour le célébrer, vous avez choisi une grande exposition sur les animaux. C’est étonnant, ou audacieux, comme choix.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est plutôt un avant-goût, puisque le bicentenaire sera officiellement lancé début septembre à Paris. En 2027, il y aura une multitude de rendez-vous autour de cet événement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année il y en a deux. D’une part, l’exposition <em>Modèle Animal</em>. <em>200 ans de photographie</em>&nbsp;; fruit de notre formidable collaboration avec le musée Photo Élysée de Lausanne. Cette exposition retrace 200 ans d’histoire, et montre à quel point la photographie couvre tous les champs. D’autre part le spectacle pendant la semaine d’ouverture produit par Les Rencontres et écrit et réalisé par Laurent Perreau avec la musique de Christophe Chassol, un ciné-concert sur les premières images de la photographie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’édition précédente a été marquée par une petite polémique autour d’une première œuvre réalisée avec l’intelligence artificielle. Elle sera de nouveau présente cette année dans au moins trois expositions. J’imagine que la question de l’IA dans les </strong><em><strong>Rencontres </strong></em><strong>a été débattue. Quelle est votre position sur ce sujet&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les œuvres que l’on présente, l’IA est utilisée comme un outil, au même titre que les couleurs ou les pinceaux du peintre. Je vais prendre le cas de Lisa Oppenheim, qui présente des « hybrides hypothétiques » d’une fleur qu’un botaniste français avait créé au début du XX<sup>e </sup>siècle aujourd’hui disparu. Cela montre que l’intelligence artificielle permet de combler des manques, des choses pour lesquelles on n’a pas de représentations. C’était le cas l’an dernier, avec des œuvres sur des absences historiques, des choses qui n’ont jamais été documentées, des communautés qui n’ont jamais été photographiées. Mais ça n’enlève pas toutes les questions sur le rôle que l’on doit concéder à l’intelligence artificielle. Tant que c’est maitrisé, qu’elle est utilisée comme un outil, il n’y a pas de problème. L’enjeu c’est que l’IA ne remplace pas la création humaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>De nombreux festivals connaissent des tensions budgétaires avec les baisses de subvention. </strong><em><strong>Les Rencontres</strong></em><strong> se portent-elles bien&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme pour tous les événements de notre envergure, la Région a opéré une baisse forfaitaire de 4%. Notre chance, c’est que notre modèle repose majoritairement sur nos fonds propres. La billetterie, les stages photos et les catalogues, représentent un peu plus de 50% de notre budget. On peut remercier le public d’être fidèle car c’est grâce à lui que l’on peut continuer à faire ces <em>Rencontres</em>. Notre budget compte aussi un peu moins de 20% de mécénat.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Une anxiété avec le changement climatique aussi&nbsp;? Les </strong><em><strong>Rencontres d’Arles</strong></em><strong> doivent-elles déjà s’adapter&nbsp;?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est évidemment un enjeu que nous avons anticipé depuis plusieurs années en aménageant les horaires d’ouverture&nbsp;: certains lieux ouvrent désormais plus tôt le matin et ferment plus tard le soir. L’ADN des Rencontres, c’est aussi investir des lieux patrimoniaux qui ne peuvent pas être climatisés. On recommande de venir plus tôt dans la journée, à la fraiche&nbsp;; et nous installons des brasseurs d’air, des ventilateurs, pour rendre l’expérience de visite la plus optimale possible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">ENTETIEN RÉALISÉ PAR NICOLAS SANTUCCI</p>



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		<title>Avignon, l’urgence de dire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 10:31:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Celles et ceux qui l’aiment à la folie y reviennent comme à un rendez-vous avec un proche, des amis, des parents, le bled, son village. Aller à Avignon pour «&#160;faire le festival&#160;» est, pour des centaines de milliers de Français, un moment qui compte infiniment et intimement. Qui bouleverse, fait surgir des idées nouvelles, aide [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Celles et ceux qui l’aiment à la folie y reviennent comme à un rendez-vous avec un proche, des amis, des parents, le bled, son village. Aller à Avignon pour «&nbsp;faire le festival&nbsp;» est, pour des centaines de milliers de Français, un moment qui compte infiniment et intimement. Qui bouleverse, fait surgir des idées nouvelles, aide à répandre et démocratiser les pensées qui peinent à toucher les consciences. Les radicales, les complexes, les dialectiques, les non-binaires, celles qui soutiennent le peuple violenté, ici ou ailleurs. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Conçu au lendemain de la guerre pour le In, aux prémices de 68 pour le Off, «&nbsp;Avignon&nbsp;» est un formidable outil de démocratisation culturelle, de combat politique, d’émancipation individuelle. Multiple et pluraliste, c’est aussi un lieu où les idées peuvent s’affronter violemment ; où les spectateurs peuvent aller jusqu’à agresser les artistes, comme Rebecca Chaillon il y a trois ans.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Poumon économique du territoire, les festivals sont pourtant ignorés, fuis ou réprouvés par une partie des habitants&nbsp;: ils modèlent l’habitat adapté à la location estivale, font grimper les prix aux terrasses, crispent les frontières sociales entre l’intra et l’extra muros, enrichissent ceux qui possèdent mais créent nuisances et bruits pour ceux qui habitent. Sont-ils encore inamovibles&nbsp;? Persisteront-ils dans leur capacité à créer du sens et du lien&nbsp;?</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Avignon peut disparaître </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Festivals d’Avignon, qui semblent un pilier indispensable, solide, de notre démocratie culturelle, sont aujourd’hui menacés par un ensemble de décisions politiques nationales et locales. Le Off grâce au travail d’AF&amp;C, cherche à échapper aux dérives marchandes et à fixer des cadres aux marchands de sommeil et de spectacle, mais de nombreuses compagnies ne prennent plus le risque financier de rester durant tout le festival. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le dispositif de soutien à l’emploi culturel pour les salles de petites jauges (APAJ) a été sabré par le ministère de la Culture, les subventions des compagnies sont en berne, celles des lieux avignonnais viennent d’être baissées, pour certaines, de 5% en cours d’année par la nouvelle municipalité. «&nbsp;Faire Avignon&nbsp;», pour les artistes, coûte de plus en plus cher, et rapporte de moins en moins de «&nbsp;dates&nbsp;» programmées par les diffuseurs publics et privés, eux-mêmes en mal de financements.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La nuit avant l’aurore </mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le In n’est pas épargné par la difficulté grandissante de produire des spectacles. Il ne l’est pas non plus par la canicule qui va asphyxier la ville et exige de prévoir équipements, navettes, et aménagements coûteux. Les corps, cet été, vont souffrir, les parades être moins joyeuses, et les nuits mêmes plus accablantes.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais In et Off proposent une offre de spectacles incomparable, des moments de pensée commune, des révolutions possibles des esprits. Ainsi le Festival se conclura par une <em>Aube des Questions</em>, qui rappelle celle que Giraudoux évoquait dans <em>Électre</em> en 1937. Déjà, il attendait l’aurore après la guerre qui s’annonçait. Une aurore qui a créé le Festival.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Comment cela s’appelle-t-il, quand le jour se lève, comme aujourd’hui, et que tout est gâché, que tout est saccagé, et que l’air pourtant se respire&nbsp;?(…)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Cela a un très beau nom. Cela s’appelle l’aurore.&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



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		<title>Festivals d’Avignon, une pluralité assumée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 07:44:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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		<category><![CDATA[Fastival Off d'Avignon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Off sous un autre angle Le Off n’en finit pas de grossir et de confirmer, année après année, l’importance du théâtre pour des millions de Français Affichant cette année 1780 spectacles, soit plus de 1250 représentations par jour, le Off est une énorme machine qui propose cette année 2,6 millions de billets à la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le Off sous un autre angle</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Off n’en finit pas de grossir et de confirmer, année après année, l’importance du théâtre pour des millions de Français</p>



<p class="wp-block-paragraph">Affichant cette année 1780 spectacles, soit plus de 1250 représentations par jour, le Off est une énorme machine qui propose cette année 2,6 millions de billets à la vente. L’an dernier 1,6 millions billets ont été vendus, soit 22 millions d’euros de recettes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les retombées économiques directes des deux festivals pour le territoire sont estimées à 60 millions d’euros. Le Off a la part maigre des subventions publiques (voir encadré), et ses recettes proviennent très largement des recettes, partagées entre les théâtres et les compagnies. Un système qui enrichit certains théâtres, et appauvrit la plupart des compagnies. Pour autant le Off est-il essentiellement une affaire de gros sous ? Rien n’est moins sûr.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Moraliser le Off</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les festivaliers, artistes ou spectateurs, connaissent toustes les prix exorbitants des logements durant le festival, les salles improvisées, les conditions d’accueil indécentes de certains lieux qui s’improvisent théâtres, les «&nbsp;créneaux&nbsp;» trop chers, les prix qui augmentent aux terrasses des restaurants pour des assiettes médiocres, la cruauté des parades obligées pour conquérir quelques spectateurices putatif·ves sous un soleil de plomb…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ces conditions économiques qui ruinent les compagnies les plus fragiles et raccourcissent les séjours des festivalier·es coexistent avec le meilleur&nbsp;: des spectacles bouleversants, engagés, ciselés, débordants, dans certains lieux, dont la qualité n’a rien à envier au In, parfois&nbsp;; et la ferveur palpable de centaines de milliers de spectateurs pour le spectacle vivant, la pensée, l’écriture, le monde, les acteurs, qui se ressent à chaque coin de rue, dans chaque file d’attente qui s’étire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant aux abus des marchands de plateaux et de sommeil, l’association AF&amp;C (Avignon Off et Compagnies) tente depuis des années de réguler et moraliser les pratiques. Par la création d’un Label Off qui engage les salles&nbsp;; par une rationalisation de l’affichage, conçue en accord avec la Ville&nbsp;; par une mutualisation intelligente du transport des décors depuis Paris&nbsp;; et surtout par son <em>Fonds de soutien à l’émergence et à la création</em>, nettement augmenté cette année&nbsp;: ce sont plus de 300 000 euros qui sont versés en 2026 aux compagnies lauréates qui créent un spectacle à Avignon.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le travail d’AF&amp;C</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux co-directeurs Raymond Yana et Laurent Domingos ont pris cette décision pour compenser en partie la forte réduction (-50%) du <em>Dispositif de soutien à l&#8217;emploi du plateau artistique de spectacles vivants diffusés dans des salles de petites jauges</em>, un fonds du Ministère destiné aux compagnies qui déclarent et payent les artistes et les techniciens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est donc l’association AF&amp;C qui compense le désengagement de l’État, par un système de reversement de 0,9% du prix des billets achetés sur Tickets off, le système de centralisation de la billetterie du Off qu’ils ont mis en place&nbsp;: acheter une Carte Off et prendre ses billets sur la plateforme permet donc, outre les réductions de 30% sur les spectacles, de financer les compagnies émergentes… Le Village du Off, propose également des débats et présentations de spectacles, et une programmation musicale festive, les <em>Sons du Off</em>, qui conclut les nuits. Quant au Village Tadamm ouvert l’an dernier, il est destiné aux familles, propose de courts spectacles et ateliers et édite un programme et des cartes de réduction pour les moins de 14 ans&nbsp;: 200 spectacles jeune public sont programmés au Off, ce qui en fait, aussi, le plus grand festival jeune public de France&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">T’es In en 3500</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Les subventions des Festivals<br></strong><br>7, 75 M€ pour le In<br><br>4 470 000 € de l'État (Ministère, DRAC, Préfecture)<br><br>1 900 000 € de la Ville et du Grand Avignon<br><br>750 000 € de la Région Sud<br><br>630 000 € du Département<br><br>0,152 M€ pour le Off <br><br>83 000 € de l'État (Ministère, Agence de la transition écologique, Préfecture)<br><br>27 000 € de la Ville et du Grand Avignon<br><br>42 000 € de la Région Sud (Projet Fret)</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/"><em>Politique culturelle</em> ici</a></p>



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