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	<title>Archives des Politique culturelle - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Politique culturelle - Journal Zebuline</title>
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		<title>À Nîmes, l’eau devient une œuvre collective</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 09:50:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après La Contemporaine et Textiles, la Ville de Nîmes poursuit son principe de programmation culturelle transversale avec une nouvelle thématique fédératrice : l’eau. Sous le titre L’eau, sources d’inspiration, le projet associe plusieurs établissements municipaux &#8211; le Muséum d’histoire naturelle, le musée des Beaux-Arts, le musée du Vieux Nîmes, le musée des Cultures taurines &#8211; [&#8230;]</p>
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<p>Après <em>La Contemporaine</em> et <em>Textiles</em>, la Ville de Nîmes poursuit son principe de programmation culturelle transversale avec une nouvelle thématique fédératrice : l’eau. Sous le titre <em>L’eau, sources d’inspiration</em>, le projet associe plusieurs établissements municipaux &#8211; le Muséum d’histoire naturelle, le musée des Beaux-Arts, le musée du Vieux Nîmes, le musée des Cultures taurines &#8211; mêlant sciences naturelles, histoire urbaine, arts plastiques et traditions camarguaises.&nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">L’eau, origine du vivant</mark></strong></p>



<p>Au Muséum d&rsquo;histoire naturelle <em>Eau, l’expo !</em> s’organise autour de trois grands chapitres : « Eau &amp; Vie », consacré aux origines de la Terre et du vivant ; « Eau &amp; Hommes », qui interroge les usages et les représentations symboliques de l’eau ; et « Eau &amp; Sociétés », centré sur les enjeux contemporains de préservation et de partage de la ressource.</p>



<p>Présenté dans la galerie Courbet, <em>Aqua-Muséum</em> met en valeur les collections naturalistes de l’établissement, notamment des poissons, tout en s’intéressant aux équilibres fragiles de la Méditerranée et aux défis écologiques auxquels le milieu marin est confronté aujourd’hui.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Fascinations picturales </mark></strong></p>



<p>Au Musée des Beaux-Arts, <em>Lumières et ténèbres : la fascination de l’eau</em> réunit des œuvres allant du XVII<sup>e</sup> siècle à l’époque contemporaine autour des thèmes du reflet, des tempêtes, du sublime ou encore des créatures marines. L’exposition s’intéresse autant aux dimensions symboliques et mythologiques qu’aux recherches esthétiques des artistes, fascinés par les transparences, les mouvements et les reflets aquatiques.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Résurgences</mark></strong></p>



<p>Le Musée du Vieux Nîmes accueille pour sa part <em>Résurgences, l’eau à Nîmes</em> qui revient sur la manière dont la présence, l’absence ou l’acheminement de l’eau ont structuré le développement de la ville depuis l’Antiquité. Une exposition qui s’intéresse aux réseaux d’approvisionnement, aux usages domestiques, aux fontaines, aux crues et aux transformations urbaines induites par la gestion de l’eau, tout en abordant les défis contemporains liés aux pénuries, aux excès climatiques et aux nouveaux équilibres environnementaux.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Mutations camarguaises</mark></strong></p>



<p>Présentée au Musée des Cultures Taurines Claude et Henriette Viallat, <em>Camargue, terre d’eaux</em> invite à plonger, à travers des tableaux, photographies, films et objets, dans l’histoire et les mutations contemporaines de cette région singulière, qui apparaît souvent comme une nature sauvage et immuable, alors qu’elle est le résultat d’une relation ancienne entre l’homme et l’eau.&nbsp;</p>



<p>À noter enfin qu’au-delà des expositions, « Eau, source d’inspirations » multiplie les formats pendant toute la saison : visites guidées, ateliers familiaux, dégustations, conférences et parcours urbains.&nbsp;</p>



<p>MARC VOIRY</p>



<pre class="wp-block-verse"><em><strong>L’eau, sources d’inspiration</strong></em><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Jusqu’au 22 novembre</mark><br><a href="https://musees-occitanie.fr/musee/museum-dhistoire-naturelle-de-nimes/">Muséum d'histoire naturelle, </a><a href="https://musees-occitanie.fr/musee/musee-des-beaux-arts-de-nimes/">Musée des Beaux-Arts</a>, <a href="https://museedelaromanite.fr/autour-du-musee/musee-du-vieux-nimes">Musée du Vieux Nîmes</a>, <a href="https://www.nimes.fr/que-faire-a-nimes/culture/les-musees-le-planetarium/musee-des-cultures-taurines">Musée des Cultures Taurines</a> Claude et Henriette Viallat, Nîmes</pre>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Rudy Ricciotti revisite l’esprit des Ferias</strong><br>C’est la « starchitecte » <strong>Rudy Ricciotti</strong> qui a été choisie cette année par la Ville de Nîmes pour concevoir l’affiche officielle de la Feria. Ses esquisses et recherches graphiques sont exposées du 19 mai au 14 juin sur les « Murs Foster » du hall du Carré d’Art.<br>L’exposition est accompagnée d’une rencontre-dédicace organisée à la librairie du Carré d’Art le 23 mai, autour de la sérigraphie de l’affiche et des ouvrages de l’artiste. M.V.</pre>



<p></p>
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		<title>Saison Méditerranée : Du grand spectacle sur le grand port</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Santucci]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 09:25:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Alexis Nys]]></category>
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		<category><![CDATA[Saison Méditerranée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Comment l’idée d’ouvrir la Saison Méditerranée dans le Grand port de Marseille est-elle née&#160;? &#160; Alexis Nys. C’est la première fois qu’une Saison ne s’inaugure pas à Paris. Julie Kretzschmar, sa commissaire générale, a proposé un événement populaire à Marseille pour montrer toute l’étendue des disciplines artistiques et des mélanges culturels qu’il peut y [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Zébuline. Comment l’idée d’ouvrir la <em>Saison Méditerranée</em> dans le Grand port de Marseille est-elle née&nbsp;? &nbsp;</strong></p>



<p><strong>Alexis Nys.</strong> C’est la première fois qu’une <em>Saison</em> ne s’inaugure pas à Paris. Julie Kretzschmar, sa commissaire générale, a proposé un événement populaire à Marseille pour montrer toute l’étendue des disciplines artistiques et des mélanges culturels qu’il peut y avoir dans cette ville, en lien avec la Méditerranée. Elle a voulu profiter de cet événement pour se mettre face à la mer, et construire un grand événement dans cet espace qui est d’ordinaire fermé aux Marseillais.</p>



<p><strong>La particularité de cet espace, fermé au public, n’a pas été trop contraignant pour vous&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>La <em><a href="https://www.institutfrancais.com/fr/programme/aide-projet/saison-mediterranee-2026">Saison Méditerranée</a></em> est impulsée par l’État, et le <a href="https://www.marseille-port.fr/actualites/le-port-souvre-la-saison-mediterranee">Grand Port maritime de Marseille</a> (GPMM) relève lui aussi de l’État, donc il y a eu une fluidification des contacts. On a eu en juin dernier un rendez-vous avec Christophe Castaner [<em>président du conseil de surveillance du port, ndlr</em>], qui nous a affiché son souhait de participer à cet événement et d’ouvrir le port. Assez vite, le GPMM nous a proposé un espace, le Port Center [<em>entre le J4 et le J1, il peut accueillir 5000 personnes, ndlr</em>]. On y a vu une scénographie sur laquelle on pouvait travailler. La difficulté est sur l’artistique, c’est à dire de trouver des compagnies qui sont capables de travailler sur des formats de cette envergure-là. On a pensé à la compagnie Mécanique Vivante – et ses sirènes de pompiers qui évoquent les sirènes de bateaux –, et on a proposé au Conservatoire de Marseille de construire une forme sur-mesure, participative, en mobilisant plus de 200 musiciens amateurs qui vont intervenir pour ce moment-là [lire ci-dessous]. </p>



<p><strong>Il y aura de la musique mais pas seulement.&nbsp;</strong></p>



<p>La particularité de <a href="https://www.lieuxpublics.com/fr">Lieux Publics</a> est d’être pluridisciplinaire. On embrasse tout le spectre des disciplines à condition que ca ne se joue pas dans un théâtre. Il y aura de la danse avec <em>Danser ma ville</em> et <em>Tarab</em>, du théâtre avec Sébastien Kheroufi sur la digue du Large, et deux grandes installations plastiques.</p>



<p><strong>Parmi les œuvres plastiques, il y a <em>Re-Lighthouse</em>, un phare qui va prendre place au bout du J4. Que pouvez-vous nous dire sur cette installation&nbsp;?&nbsp;</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="alignright size-large is-resized"><img data-recalc-dims="1" fetchpriority="high" decoding="async" width="696" height="696" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/credit_shareef_sarhan_.jpg?resize=696%2C696&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136560" style="width:286px;height:auto" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/credit_shareef_sarhan_.jpg?resize=1024%2C1024&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/credit_shareef_sarhan_.jpg?resize=300%2C300&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/credit_shareef_sarhan_.jpg?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/credit_shareef_sarhan_.jpg?resize=768%2C768&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/credit_shareef_sarhan_.jpg?resize=696%2C696&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/credit_shareef_sarhan_.jpg?resize=1068%2C1068&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/credit_shareef_sarhan_.jpg?resize=420%2C420&amp;ssl=1 420w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/credit_shareef_sarhan_.jpg?w=1080&amp;ssl=1 1080w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Shareef Sarhan</figcaption></figure>
</div>


<p>C’est une œuvre de Shareef Sarhan qu’on&nbsp; accueille depuis un an à la Cité des arts de la rue avec le programme Pause [<em>programme national d’accueil en urgence des scientifiques et des artistes en exil</em>]. Il vient de Gaza, mais il a eu la «&nbsp;chance&nbsp;» de ne pas y être au moment du 7-Octobre et de la réponse israélienne. Avec l’aide du collectif marseillais Maam for Gaza artists, on a ciblé Shareef car il avait envie de travailler dans l’espace public. Il avait construit ce phare à Gaza, qui avait été une «&nbsp;illumination&nbsp;» pour lui. Lui qui travaillait habituellement en galerie – pour de la photo notamment –, il a découvert la puissance de l’art en espace public. L’accueillir à la Cité des arts de la rue nous a permis de lui donner plus d’ouvertures sur les possibles de cette pratique, et de l’emmener vers la reconstruction de ce phare.</p>



<p><strong>Un phare qui a été détruit par des chars israéliens sur le port de Gaza. On imagine l’émotion pour lui de le voir s’ériger à nouveau.</strong></p>



<p>Oui, il dit qu’il se reconstruit lui-même en même temps qu’il reconstruit ce phare. Le projet c’est ensuite de le démonter et de le déplacer à Bordeaux et Montpellier cet automne, l’exposer à la Cité des arts de la rue, et un jour, quand ce sera possible, on l’emmènera à Gaza. Ce phare porte un récit puissant&nbsp;: l’art peut reconstruire, et il est plus fort que la guerre.&nbsp;</p>



<p>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR NICOLAS SANTUCCI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Une nuit au Grand Port<br></strong>Ce sera le point d’orgue de la séquence d’ouverture de la <em>Saison Méditerranée</em> à Marseille. Le 23 mai, le port se transforme en une grande scène où se mêleront spectacle vivant, danse et rencontres culinaires. Les mythiques carrioles de la Friche investissent le Grand Port afin d’offrir au public des créations culinaires venues des rives méditerranéennes : slata méchouïa, beignets d’anchois et autres délices. <br>Les arts vivants feront aussi partie intégrante de la fête. L’alliance de <a href="https://www.campusartmediterranee.fr">Campus Art Méditerranée</a> et de la <a href="https://mecanique-vivante.com">compagnie Mécanique Vivante</a> présenteront leur<em> Symphonie portuaire</em>, une «<em> ode à la mer</em> »dans une création musicale plurielle où fanfare intergénérationnelle, orchestre polyphonique, musicien·nes solistes, percussionnistes composent un grand tableau vivant. <br>La soirée se clôturera avec <em>Tarab</em>, de la compagnie Shōnen, réunissant le compositeur Rayess Bek et huit danseur·euses originaires d’Égypte, du Liban et de Palestine. Pas question de rester assis : des danseur·euses complices (ils sont 200 !) embarqueront le public dans des danses sociales participatives, de la dabkeh à la taa’kib, jusqu’au bout de la nuit. C.L.<br><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">23 mai</mark><br><strong>Grand Port Maritime de Marseille</strong>, Marseille </pre>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="464" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Symphonie-portuaire-CREDITJeremie-Bernard.jpg?resize=696%2C464&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136561" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Symphonie-portuaire-CREDITJeremie-Bernard.jpg?resize=1024%2C683&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Symphonie-portuaire-CREDITJeremie-Bernard.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Symphonie-portuaire-CREDITJeremie-Bernard.jpg?resize=768%2C512&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Symphonie-portuaire-CREDITJeremie-Bernard.jpg?resize=1536%2C1024&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Symphonie-portuaire-CREDITJeremie-Bernard.jpg?resize=2048%2C1365&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Symphonie-portuaire-CREDITJeremie-Bernard.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Symphonie-portuaire-CREDITJeremie-Bernard.jpg?resize=696%2C464&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Symphonie-portuaire-CREDITJeremie-Bernard.jpg?resize=1068%2C712&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Symphonie-portuaire-CREDITJeremie-Bernard.jpg?resize=1920%2C1280&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Symphonie-portuaire-CREDITJeremie-Bernard.jpg?resize=630%2C420&amp;ssl=1 630w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Symphonie-portuaire-CREDITJeremie-Bernard.jpg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">Symphonie portuaire © Jeremie Bernard</figcaption></figure>



<p></p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Taoufiq Izzediou va faire danser la ville</strong><br>Le chorégraphe Taoufiq Izzediou est un pionnier de la danse contemporaine au Maroc, son pays natal. Dans le cadre de la Saison Méditerranée, le Théâtre Joliette et Lieux Publics l’invitent à recréer son projet participatif <em>Danser ma ville</em>, créé à l’occasion de la dernière édition de <em>On Marche</em> à Marrakech, cette fois à Marseille et avec des Marseillais·es.  <br>Une création dans l’espace public grand format, puisqu’il réunit près d’une centaine de personnes, de tout âge, toutes origines et tous types de corps sur l’esplanade Gisèle Halimi (à proximité du Mucem). <em>C.M.</em><br><br>16 mai<br><strong>Esplanade Gisèle Halimi</strong>, Marseille </pre>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" decoding="async" width="696" height="463" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/visuel-DANSER-MA-VILLE-%C2%A9-Gabriela-Carvalho-1.jpg-1.jpg?resize=696%2C463&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136562" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/visuel-DANSER-MA-VILLE-%C2%A9-Gabriela-Carvalho-1.jpg-1.jpg?resize=1024%2C681&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/visuel-DANSER-MA-VILLE-%C2%A9-Gabriela-Carvalho-1.jpg-1.jpg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/visuel-DANSER-MA-VILLE-%C2%A9-Gabriela-Carvalho-1.jpg-1.jpg?resize=768%2C511&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/visuel-DANSER-MA-VILLE-%C2%A9-Gabriela-Carvalho-1.jpg-1.jpg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/visuel-DANSER-MA-VILLE-%C2%A9-Gabriela-Carvalho-1.jpg-1.jpg?resize=696%2C463&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/visuel-DANSER-MA-VILLE-%C2%A9-Gabriela-Carvalho-1.jpg-1.jpg?resize=1068%2C710&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/visuel-DANSER-MA-VILLE-%C2%A9-Gabriela-Carvalho-1.jpg-1.jpg?resize=632%2C420&amp;ssl=1 632w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/visuel-DANSER-MA-VILLE-%C2%A9-Gabriela-Carvalho-1.jpg-1.jpg?w=1200&amp;ssl=1 1200w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">DANSER MA VILLE © Gabriela Carvalho</figcaption></figure>



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<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/"><em>Politique culturelle</em> ici </a></p>
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		<title>« L’art est plus fort que la guerre »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 14:23:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’ouverture de la Saison Méditerranée à Marseille est un événement exceptionnel. D’une part parce que c’est la première fois qu’une de ces «&#160;saisons&#160;» culturelles, concoctées chaque année par le ministère des Affaires étrangères via l’Institut français, concerne un espace international plutôt qu’un pays. Et d’autre part parce que les enjeux ont changé depuis juin 2023. [&#8230;]</p>
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<p>L’ouverture de la <a href="https://www.institutfrancais.com/fr/programme/aide-projet/saison-mediterranee-2026">Saison Méditerranée </a>à Marseille est un événement exceptionnel. D’une part parce que c’est la première fois qu’une de ces «&nbsp;saisons&nbsp;» culturelles, concoctées chaque année par le ministère des Affaires étrangères via l’Institut français, concerne un espace international plutôt qu’un pays. Et d’autre part parce que les enjeux ont changé depuis juin 2023. À cette date, Emmanuel Macron déclarait à Marseille qu’il voulait «&nbsp;<em>mettre en valeur la jeunesse et les diasporas de toutes les rives&nbsp;</em>» de la Méditerranée. &nbsp; Aujourd’hui il s’agit, par des moyens diplomatiques, de maintenir ou rétablir un horizon de paix dans un monde qui s’est enflammé.&nbsp;</p>



<p>Ainsi, cette « Méditerranée » est devenue un euphémisme :  cette Saison a prévu dès son origine de programmer des artistes venus de la rive arabophone de la Méditerranée. Plus précisément du Maroc, d’Algérie, de Tunisie, d’Égypte et du Liban, c’est-à-dire des pays qui ont un lien historique avec la langue française. Mais depuis le 7-Octobre et la sanglante riposte israélienne, depuis les tensions avec l’Algérie, ou entre l’Algérie et le Maroc, et les violences commises par la Tunisie contre les migrants subsahariens… la question des solutions diplomatiques se pose avec une acuité nouvelle. Plus encore depuis que le sud du Liban subit les représailles disproportionnées et aveugles de l’armée israélienne. Comme le dit Alexis Nys [<a href="https://journalzebuline.fr/saison-mediterranee-du-grand-spectacle-sur-le-grand-port/">Lire ici]</a>, comme l’espère Julie Kretzschmar, commissaire générale de la Saison, le dialogue des cultures et des arts est un outil puissant sinon pour arrêter les guerres, du moins pour soigner les sentiments des peuples. </p>



<p>&nbsp;<strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">La Méditerranée est ici</mark></strong></p>



<p>Le geste est donc politique, et c’est d’ailleurs la première fois qu’une Saison ouvre ailleurs qu’à Paris. La Ville de Marseille participe donc au financement de l’ouverture de cet événement «&nbsp;populaire et festif&nbsp;» qui ne s’attache pas aux artistes de la région, pourtant eux aussi méditerranéens. Les Corses, les Espagnols, les Italiens de Marseille sont aussi des Méditerranéens, comme les Provençaux et différents parleurs marseillais. Et les autres diasporas de Marseille, subsahariennes, iliennes, séfarades, ashkénazes, comoriennes, tchétchènes ou arméniennes, russes ou ukrainiennes, sont aussi méditerranéennes quand elles s’installent sur nos rives.</p>



<p>Au fond, c’est d’ailleurs cela, la Méditerranée. Un espace où les particularismes s’expriment mais où les communautés ont su, souvent,&nbsp; s’entendre et se fondre. Un espace avec ses circulations, ses rencontres, ses échanges de poésie, d’artisanat, d’ornements et de musiques. Sur toutes ses rives, ses terres arides nourrissent difficilement, mais produisent des saveurs et des parfums charpentés et inoubliables.&nbsp; Car cette mer qui ne reflue pas, découpe les côtes en calanques et dessine chacun de nos horizons avec un bleu constant qui rejoint, sans vague, celui du ciel.&nbsp;</p>



<p>Cette Méditerranée commune, séculaire et offerte à tous ceux qui la rejoignent, est aujourd’hui une mer de mort, de bombes et de déchirements. De génocide, de noyade de masse, de guerres sans fin. Un espace qui divise violemment les peuples qui la constituent, qui la traversent.&nbsp;</p>



<p>Mais&#8230; peut-être que les artistes, et tous les exilés de Marseille, peuvent construire ensemble une réponse aux impasses des guerres. Et le Fort Saint Jean redevenir un phare, pour Gaza.&nbsp;</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<p>PS. Je finis d’écrire cet édito dans le train qui me ramène vers ma ville. Au sortir du tunnel de l’Estaque la rade éclate, la découpe de ses îles, son eau soudaine et ses scintillements. Les genêts et les bruyères mêlent leur rose et or au vert des pins, les coquelicots s’imposent, et les tags sur les murs ocres se joignent aux couleurs inouïes du paysage. Une Américaine assise à mes cotés murmure&nbsp;: <em>It’s so beautiful</em>. Ici, la Méditerranée n’est pas qu’une saison.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p>Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/edito/"><em>Société</em> ici </a></p>



<p></p>
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		<title>Dodeskaden, la mémoire en partage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Elise Padovani]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 13:24:05 +0000</pubDate>
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<p><em>Zébuline&nbsp;: Dodeskaden, c’est quoi&nbsp;?</em></p>



<p><em>Julien&nbsp;Chesnel </em>: Dodes’ka-den, c’est le titre du premier film couleur d’Akira Kurosawa (1970) et l’onomatopée japonaise traduisant le bruit des engins sur les rails, répétée par le jeune héros qui s’imagine en conducteur. C’est aussi le nom de notre association hébergée depuis trois ans ici, au 90, bd des Dames. Dans une des «&nbsp;pépites patrimoniales&nbsp;» de la Ville. On est dans un superbe immeuble art déco, ancien fleuron de la compagnie maritime Paquet. Le choix de ce nom, ça évoque pour nous à la fois le train initiatique de la Ciotat en image tutélaire et la part de mémoire à conserver et partager.</p>



<p><em>Mais encore&nbsp;?</em></p>



<p><em>Julien&nbsp;:</em> Dodeskaden est né en 2012 à Lyon, dans un squat de la Croix Rouge. Expérience de quatre mois, animée par un collectif de passionnés. Programmation tous azimuts, ouverte à toutes les formes cinématographiques. Invitation de collectifs européens et français&nbsp;: une activité H24/ 7 jours sur 7.</p>



<p>Quelques participants après cette aventure éphémère se sont installés à Marseille, s’impliquant dans de nouveaux projets comme la création sur le Cours Julien du Videodrome2. Dodeskaden, collectif de programmateurs, enseignants, cinéastes, renaît en récupérant 1500 bobines, une partie du fonds de La Ligue française de L’Enseignement des Bouches du Rhône. Il faut savoir que des années 30 aux années 90, on comptait quelque 18 000 ciné clubs en France. 15 ans après la disparition relativement brutale de ces lieux de diffusion massive, qui ont marqué la culture de ces décennies et le rapport particulier qu’entretient la France avec le cinéma, les ligues se débarrassent de leurs encombrantes archives. Pour nous, ce fut d’abord un «&nbsp;jouet&nbsp;» répondant à notre désir de programmation dans des lieux comme le Videodrome, le MuCEM. Mais bien vite on a pris conscience de notre responsabilité face à ce trésor, porteur d’histoire(s). Et Julie est arrivée, forte de son expérience aux archives du Parti Communiste. Elle a contribué à structurer l’association, investie d’une mission de collecte, de préservation patrimoniale, de catalogage mais qui voulait conserver son ADN. La dimension archivistique s’articulant avec le réemploi des films dans d’autres contextes&nbsp;: l’éducation populaire l’animation d’ateliers dans les établissements scolaires ou les centres sociaux, l’accueil des chercheurs universitaires, les résidences d’artistes. Il s’agit de valoriser en les diffusant, les dépôts qui nous sont faits&nbsp;à l’instar du fonds que nous a légué l’ethnomusicologue Bernard Surugue, un collaborateur de Jean Rouch.</p>



<p><em>Comment allier conservation et circulation</em>&nbsp;?</p>



<p><em>Julie Cazenave </em>: On s’adapte aux usages. Pour des actions de formation, on choisira des copies dont on a plusieurs exemplaires. Quand le film est plus rare ou presque unique, bien sûr, nous ne l’utilisons pas de la même façon. Il faut apprendre les précautions d’usage de l’archiviste. Transmettre la pratique. Quand on se rend dans une école, on emporte aussi le dispositif de projection qui correspond au film dans l’esprit du cinéma itinérant. Nous avons un grand nombre de films d’animation venus des pays de l’Est, des merveilles de techniques à faire découvrir aux enfants. Quand nous récupérons un fonds, nous récupérons aussi souvent les appareils de projection. Nous avons des films en 16 mm, en 35mm. Nous pouvons aussi projeter en numérique. Nous sommes ainsi dépositaires d’une histoire des techniques. Ici, on a une vieille table de montage, un scanner bricolé, des projecteurs de toutes sortes, toute une collection de supports visuels pédagogiques comme les films fixes en vogue jusque dans les années 60, les Pathéoramas…</p>



<p><em>Comment vous situez-vous face à la cinémathèque française qui va s’installer prochainement à Marseille&nbsp;?</em></p>



<p><em>Julien&nbsp;:</em> Il y a cinq ans, le président de la République Emmanuel Macron a annoncé la création de cette antenne régionale. Nous avons organisé un colloque sur le projet d’UNE cinémathèque et non de LA cinémathèque, en conviant tous les acteurs locaux qui travaillaient sur la question de l’archive cinématographique, à y réfléchir.</p>



<p>En fait, même si on partage des tutelles, il n’y a aucun projet concurrentiel entre la cinémathèque marseillaise moulée sur la parisienne et notre cinémathèque populaire qui se donne une mission de préservation patrimoniale et d’éducation populaire par un maillage territorial. Il y a un vrai travail de mutualisation avec les festivals comme AFLAM, RISC, FFM. Les associations comme La turbine des Ecritures, l’ARSSE, Lieux Fictifs… les compagnons de toujours du Polygone Etoilé…</p>



<p>Il s’agit aussi d’enrichir et de partager des bases de données comme le font déjà une vingtaine de cinémathèques. Et de se coordonner. Par exemple, PRIMITIVI qui produit des images de luttes sociales depuis des années, se retrouve producteur d’archives et a besoin de ce travail de cinémathèque.</p>



<p><em>Vous êtes hébergés ici à titre provisoire&nbsp;?</em></p>



<p><em>Julien :</em> On a plusieurs tonnes à déménager ; notre fonds compte dix mille bobines ! Avant d’être installés ici, on était au Grand Domaine, au 26 de ce boulevard au milieu d’ateliers d’artistes. L’immeuble du 90 est en passe d’être vendu par la Ville comme d’autres pépites architecturales. L’acquéreur a un cahier des charges précis qui peut nous inclure. Mais il y a d’autres pistes comme l’îlot du Château vert dans le cadre d’Euro méditerranée, où on pourrait travailler avec d’autres associations. Notre projet est de nous installer dans un lieu pérenne qui corresponde à notre projet : stocker dans de bonnes conditions, organiser des projections, accueillir du public, des chercheurs, des artistes comme aujourd’hui les musiciens du conservatoire travaillant leurs partitions spatiales dans notre acousmonium. Demeurer une « brigade d’intervention » dans les quartiers à la suite des instituteurs-ambulants d’antan portant leurs marmottes dans les écoles, mais pouvoir aussi accueillir des scolaires dans de bonnes conditions pour des projections ou des ateliers dans nos locaux.</p>



<p><em>Combien êtes-vous pour faire vivre l’association et quels sont vos financements&nbsp;?</em></p>



<p><em>Julie :</em> Le noyau « dur » est constitué de trois personnes : Julien Gourbeix, Julien Chesnel  et moi. Mais il y a en tout une douzaine de salariés avec des contrats différents. Pour le fonctionnement, c’est la Mairie de Marseille et le CNC. Les collectivités locales soutiennent nos projets.</p>



<p>Propos recueillis par Annie Gava et Elise Padovani</p>
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		<title>Pas de CGT, telle était la voix des Molières</title>
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		<pubDate>Wed, 13 May 2026 07:41:09 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>C’est un discours traditionnel chaque année aux Molières, celui de la CGT spectacle, qui cette année n’a étrangement pas eu lieu. Du côté des organisateurs on avance une réponse tardive de l’organisation syndicale&nbsp;; de l’autre on est surpris de cet argument puisque ce discours est inscrit de fait (et non de droit) chaque année dans le déroulé de la cérémonie. Les organisateurs arguent qu’ils n’avaient plus de place pour ce discours, alors que tous les journalistes ont pu le voir inscrit rouge sur blanc dans le programme qui leur a été distribué.</p>



<p>L’organisateur de cette cérémonie est Jean-Marc Dumontet, une des plus gros producteurs de théâtre privé parisien, proche d’Emmanuel Macron (son coach vocal en 2017 pour le slogan «&nbsp;<em>Parce que c’est notre projet&nbsp;! </em>»). Dans cette cérémonie, qui est donc privée, la CGT est invitée tous les ans à s’exprimer – avec l’aval du service public de France Télévisons qui soutient et retransmet. Ces dernières années, elle a pointé la précarisation massive dans le spectacle vivant. Mais dans les grosses productions du théâtre on ne comprend pas toujours la revendication syndicale&nbsp;: les gros producteurs continuent à bien se porter, les productions à succès, consensuelles ou non, à tourner, alors pourquoi donner audience à un discours syndical&nbsp;?</p>



<p>Rappelons que si le spectacle vivant existe c&rsquo;est en grande partie grâce à la CGT Spectacle&nbsp;: tous les quatre ans depuis des lustres les organisations patronales s’attaquent au régime de l’intermittence&nbsp;; tous les quatre ans la CGT Spectacle est (presque) la seule, en en tout cas la plus en force, à monter au créneau pour dire que les professionnels du spectacle vivant veulent vivre de leurs métiers. Et que sans acteur·ice·s, sans technicien·ne·s, dans des professions qui sont par nature intermittentes, il n’y a pas de spectacles&nbsp;; et de rappeler, études économiques à l’appui, que le régime de l’intermittence ne coûte pas plus qu’un régime de chômage classique, le régime général.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">FONPEPS et APAJ</mark></strong></p>



<p>Ce sont aujourd’hui des acronymes qui fâchent. Pourquoi cette censure de la CGT Spectacle cette année&nbsp;? Parce qu’il ne fallait pas parler de ce qui mobilise la profession depuis des mois, à savoir le Fonpeps (Fonds national pour l’emploi pérenne dans le spectacle). Ce fonds a été mis en place en 2016 pour aider à l’emploi pérenne, à la création de CDD et CDI dans le secteur artistique. Il comprend plusieurs dispositifs&nbsp;: AESP (aide unique à l’embauche dans le spectacle), ADEP (pour les musiciens) et a été complété par un dispositif vertueux qui est l’APAJ, l’aide au plateau artistique dans les salles de petites jauges.</p>



<p>Grâce à ce dispositif, dans les salles de moins de 500 places, dès qu’un·e artiste joue et qu’il est déclaré, son cachet est soutenu. Un dispositif simple, efficace et pas cher. Des milliers de représentations bénéficient de ce fonds depuis sa création, des centaines de compagnies sont sorties de la précarité et ont pu salarier les artistes et technicien·ne·s. Au Festival Off d’Avignon, l’APAJ a signé la fin du Moyen Âge, et les jeunes compagnies rentrent dans le droit. Tout cela pour 15 millions&nbsp; d’euros. Soit 0,5% du budget de la culture.</p>



<p>Mais le 31 décembre 2025, dans un bureau du ministère de la culture, quatre personnes se sont réunies pour réviser les critères de l’APAJ et le diviser par deux&nbsp;! Un peu plus même&nbsp;: sans concertation, sans étude d’impact, il est passé de 15 à 7 millions.</p>



<p>Voilà ce que la CGT avait prévu de dire à la nouvelle ministre, Catherine Pégard, à savoir qu’elle héritait d’une immense injustice et bévue qu’elle pouvait réparer&nbsp;: restaurer ces 7 millions&nbsp;d’euros qui viennent soutenir tous les artistes qui jouent.</p>



<p><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>A-t-elle exigé en amont de ne pas être importunée dans cette soirée ?</strong></mark></p>



<p>Il n’y eu pas de discours de la CGT. En revanche 10 camions de CRS stationnaient devant les Folies Bergères où se tenait la cérémonie, et des dizaines de Robocop accueillaient les invités. Du jamais vu.</p>



<p>RÉGIS VLACHOS</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="146" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-11-a-12.21.30.png?resize=696%2C146&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136475" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-11-a-12.21.30.png?resize=1024%2C215&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-11-a-12.21.30.png?resize=300%2C63&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-11-a-12.21.30.png?resize=768%2C161&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-11-a-12.21.30.png?resize=1536%2C322&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-11-a-12.21.30.png?resize=2048%2C430&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-11-a-12.21.30.png?resize=150%2C31&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-11-a-12.21.30.png?resize=696%2C146&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-11-a-12.21.30.png?resize=1068%2C224&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-11-a-12.21.30.png?resize=1920%2C403&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-11-a-12.21.30.png?resize=2002%2C420&amp;ssl=1 2002w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/05/Capture-decran-2026-05-11-a-12.21.30.png?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>



<pre class="wp-block-verse">Régis Vlachos, auteur et comédien, directeur de la Compagnie du Grand soir, est un collaborateur de Zébuline, dont il a été Président de 2011 à 2022.<br><br>Représentant des compagnies au CA du Festival Off d’Avignon et militant de la CGT-spectacle, il avait prononcé le discours aux Molières 2024, réclamant à Rachida Dati de rétablir les budgets de son ministère.</pre>



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		<title>Y’en a marre du seum </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 14:17:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>J’ai cette semaine entendu plusieurs fois des reproches sourds, et douloureux. Vous, lecteurs et lectrices fidèles et si précieux, trouvez votre Zébuline bien triste, et mes éditos très plombants. Or, vraiment, je vous assure, nous ne désirons rien davantage que de réjouir les artistes, les auteurices, tous ceux qui créent, pensent, militent pour nous sortir [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>J’ai cette semaine entendu plusieurs fois des reproches sourds, et douloureux. Vous, lecteurs et lectrices fidèles et si précieux, trouvez votre Zébuline bien triste, et mes éditos très plombants. Or, vraiment, je vous assure, nous ne désirons rien davantage que de réjouir les artistes, les auteurices, tous ceux qui créent, pensent, militent pour nous sortir du tunnel terrifiant où nous semblons foncer à grande vitesse contre un mur inévitable (par exemple, ici, j’aurais dû trouver une métaphore moins désespérante et inéluctable). Est-ce que je dois, vraiment, continuer à relayer avec tant de gravité les images, d’une société qui s’enfonce dans la misère, le fascisme et la guerre ? </p>



<p>On pourrait relativiser&nbsp;: Trump ne durera pas toujours, l’élection de Bardella n’est pas certaine, la région Sud ne basculera pas forcément à l’extrême droite un an après, et la culture pourra peut-être survivre dans un monde d’extrême-centre qui lui coupe les vivres. Peut-être même que la gauche va se réveiller&nbsp;? Et les extrêmes-riches cesser de croire qu’ils peuvent, sans conséquence, affamer le peuple pour quelques dividendes de plus&nbsp;?&nbsp;</p>



<p>Cela peut advenir. Même la prise de conscience de certains extrêmes-riches. Nous espérons de toutes nos forces, de tous nos imaginaires suggestifs, que cela adviendra. Mais nos pages reflètent la réalité du monde. Soit, en ruralité vauclusienne, la nécessité de repenser l’économie agroalimentaire. À Arles, l’influence d’une héritière milliardaire sur l’art contemporain. Dans les Rotatives de la Marseillaise, le rappel des corps décharnés par la barbarie nazie. </p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Gare Alloncle</mark></strong></p>



<p>Nous tiendrons, autant que nous le pourrons. Autant que le système de distribution de la presse et ses financements n’auront pas implosé face aux assauts combinés d’un monde capitaliste qui veut concentrer les profits, et d’une extrême-droite qui achète les réseaux et les titres pour faire définitivement main basse sur l’opinion.&nbsp;</p>



<p>Les journalistes tiendront, tant que le pays résistera à l’idée que l’opinion prime sur les faits, que l’audiovisuel public est trop cher et doit laisser place à des chaînes d’opinion d’extrême-droite.&nbsp;</p>



<p>Nous tiendrons, tant que les forces démocratiques de la Nation résisteront aux assauts antidémocratiques en leur sein. Le rapport Alloncle sur l’audiovisuel public français, qui «&nbsp;coûte&nbsp;» 2,5 fois moins cher que l’audiovisuel public anglais et 3 fois moins cher que l’audiovisuel public allemand, a été publié par une Assemblée nationale qui reconnait pourtant l’ineptie de ses conclusions, et le scandale des présupposés et des questions posées durant les débats.&nbsp;</p>



<p>Il faut dire que les gouvernements successifs ont permis cette main basse sur l’opinion, qui a commencé en appauvrissant la culture, la presse, l’édition, la recherche et l’université, puis en dénonçant leurs déficits, leurs gabegies et leur islamo-gauchisme. Il suffit aujourd’hui de proposer des alternatives privées, portées par des fondations plus ou moins caritatives aux mains de capitalistes plus ou moins fascisants, pour accaparer définitivement ces biens publics. &nbsp;</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Relisons Marx…</mark></strong></p>



<p>Pourtant, et c’est une leçon de base du marxisme que toute la gauche devrait connaitre&nbsp;: ceux qui veulent opposer une résistance au capital doivent s’emparer des outils de production. Un principe pas si révolutionnaire&nbsp;: il n’est pas question de s’en emparer par les armes ou par confiscation, mais simplement de remettre en cause les systèmes de reproduction sociale, d’augmentation des profits et de redistribution des dividendes, et d’inégalité devant l’impôt.&nbsp; &nbsp;</p>



<p>En se désintéressant des mécanismes économiques la gauche s’est laissé confisquer les seuls outils capables de maitriser l’opinion, presse et édition indépendantes, culture et audiovisuel public, université et recherche. La fondation Cartier s’installe au Palais royal, la fondation Vuitton fait monter la côte des artistes de la collection de Bernard Arnault, mais plus personne à gauche ne comprend que ces questions sont au cœur de la fabrique de l’opinion.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"> …et Alexis de Tocqueville</mark></strong></p>



<p>«<em>&nbsp;La presse libre est, pour ainsi dire, la seule compensation de la démocratie</em>&nbsp;», écrivait Tocqueville, effrayé par le poids de «&nbsp;<em>l’opinion publique</em>&nbsp;» dans le système démocratique américain. Il semble que Lagardère, Stérin, Arnault et Bolloré ont lu <em>De la démocratie en Amérique</em>, mais que les partis démocratiques français ont échappé à la leçon, négligeant de financer les seules forces indépendantes auxquelles ils doivent, aujourd’hui, leur survie.&nbsp;</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



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		<title>L’âme de Belsunce, l’âme de Marseille</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 09:26:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Provence]]></category>
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<p>«&nbsp;<em>Un théâtre, ce n’est pas un bâtiment. C’est un endroit où une ville se transforme.&nbsp;</em>» C’est ainsi que <strong>Dro Kilndjian</strong>, actuel coordinateur du Théâtre de l’Œuvre, a conclu la présentation de la réhabilitation du théâtre de la rue Thubaneau le 21 avril. Des travaux qui vont priver le quartier d’un lieu de vie essentiel à son équilibre jusqu’en janvier 2028, mais qui devraient permettre de retrouver un outil aux normes, qui pourra accueillir artistes, associations, publics et ateliers de pratique artistique loin de la précarité actuelle du lieu.</p>



<p><a></a> Car le Théâtre de l’Œuvre est devenu une maison essentielle dans un quartier marqué par la pauvreté, les trafics et l’habitat précaire, mais riche d’une vie associative intense, de cultures et de mémoires plurielles, et d’un patrimoine architectural et religieux uniques. Le théâtre accueille des spectacles et des concerts, souvent militants (voir p.XVIII), mais aussi des distributions alimentaires du Secours populaire, des associations de femmes, et de nombreuses activités culturelles ou sociales.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Continuité de l’activité</mark></strong></p>



<p>Dro Kilndjian assure que certaines seront reprises par la régie de quartier, d’autres, sans doute, par la bibliothèque de l’Alcazar. Cette continuité est indispensable&nbsp;: il est plus facile et rapide de construire une salle de spectacle à Berre L’Étang [voir page suivante] que dans l’hyper-centre de Marseille, où les rues étroites et la circulation transforment la moindre pose de benne en casse-tête. Mais toute l’activité ne pourra pas être maintenue durant ces vingt mois.</p>



<p>Car ce sont 165 levers de rideau qui ont eu lieu cette saison, dans une salle souvent pleine. Si une partie de la programmation musicale sera sans doute reportée dans l’espace public ou à l’Espace Julien, au Makeda ou à la Mesón, partenaires fidèles, la plus grande part de la programmation, en particulier théâtrale, sera annulée durant la saison prochaine, et le début de la suivante.</p>



<p>C’est donc dans un étrange mix d’inquiétude et d’enthousiasme que la conférence de presse du 21 avril s’est déroulée&nbsp;: <strong>Sophie Camard</strong>, maire du secteur, soulignait que le premier arrondissement de Marseille allait être incroyablement transformé ces prochaines années grâce aux équipements culturels renouvelés et réhabilités, énumérant l’Œuvre, le Gymnase, la Cité de la Musique, l’Ilot Velten, l’Opéra…</p>



<p>Un avenir plein de promesses qui tardent à s’accomplir, tant le bâti culturel marseillais a été&nbsp;laissé à l’abandon, et nécessite, partout, de complexes travaux. Au Théâtre de l’Œuvre le système de chauffage date de 1948, une partie des salles est fermée et plus grand-chose n’est aux normes.</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Financements incomplets</mark></strong></p>



<p>Si l’association La Paix, qui gère le lieu, a réussi à trouver des fonds importants, ceux-ci restent pour l’heure insuffisants, en particulier parce que le Département et la Métropole sont absents. Des «&nbsp;Fonds Feder&nbsp;» (subvention européenne de 1 450 000 €) ont été fléchés vers cette réhabilitation par la Région, mais celle-ci n’a enclenché aucun financement propre, pas plus que l’État. La Ville de Marseille apporte 520 000€ et une garantie bancaire, le Centre National de la Musique 500 000€, et la Banque des territoires un prêt de 750 000 euros. Qu’il faudra rembourser. L’équipement technique de la scène, de la salle et des studios, estimé à 450 000 €, n’est pour l’heure pas financé.</p>



<p>Quant au financement du fonctionnement futur, et de la période de transition, il reste notoirement insuffisant et repose sur les reliquats d’un miracle [voir ci-dessous], quelques subventions annuelles (45 000 € de la Ville de Marseille, 6 000 € du Département 13 au titre de la vie associative, et 15 000 € de l’État au titre de l’aide au tiers-lieux), et surtout des recettes propres, qui représentent plus de 70% du budget… et vont disparaitre durant la période de fermeture.</p>



<p>Les sept emplois permanents vont donc être réduits à deux et demi durant la période de fermeture, et Sophie Camard assure que la Ville va les reloger. Mais il faudra, pour mener à bien la réouverture, une équipe de dix personnes, et un sérieux coup de boost des tutelles pour que l’Œuvre de Belsunce s’accomplisse.</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Construit dans le jus<br></mark></strong><br>Le projet architectural est celui d’une transformation, d’une augmentation, d’une rénovation « qui a su remarquablement tenir compte du mobilier, du bâti et de l’histoire », soulignait Gwénaël Richerolle, adjoint délégué aux équipements culturels. En effet Guillaume Baccaria, de l’agence Land Architectes, expliquait que le bâtiment d’angle ne nécessitait pas de travaux structurels, et que l’essentiel des travaux porterait sur la dent-creuse au-dessus de la salle de spectacles, où deux étages allaient s’élever, pour accueillir des studios de répétition et des ateliers de pratique. La façade s’inscrira dans la continuité architecturale de la rue, un petit toit terrasse – sans activité nocturne bruyante, promet l’équipe – dominera le bâtiment.<br><br>Au-dessous, la salle de spectacle sera profondément transformée, mais sans dénaturer aucune des qualités du petit bijou architectural qu’elle est : l’alcôve disparaitra, permettant une meilleure ouverture de scène, les sièges seront démontés, restaurés puis remontés dans une configuration presque identique… mais ils pourront aussi être escamotés pour que les 174 places deviennent une salle accueillant 300 personnes debout.<br><br>Une configuration qui oriente l’avenir du lieu plutôt vers les musiques actuelles, même si Dro affirme qu’il continuera à programmer du théâtre !<br><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Un lieu historique<br></mark></strong><br>L’association la Paix, qui gère le théâtre, est née en 1931, dans le quartier de Belsunce, et s’est toujours engagée à la fois dans la diffusion du music-hall, des musiques, du cabaret, de la mandoline… en étant attentive aux « chemins de vie écorchés » des habitants du quartier, rappelait Dro Kilndjian.<br><br>La Paix a ouvert le théâtre de l’Œuvre en 1952, continuant cette double vocation « art et charité ». Et poursuit aujourd’hui cette double destination de tiers-lieu avant l’heure, sans connotation religieuse. Quoique… Après une fermeture due à la non-conformité des lieux aux normes incendie et accessibilité, Yves Millo, l’ancien coordinateur, a pu rouvrir en 2017 grâce à la vente d’un tableau d’Augustin Lesage, Énigmes des siècles (1924). Un trésor insoupçonné qui ornait les murs de l’escalier et fait désormais partie des collections du Musée d’art moderne de Lille. Un miracle ?<br><br>A.F.</pre>



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		<title>Dansez, dansez, sinon nous sommes perdus  </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 08:57:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Édito]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Il n’est pas si courant qu’un homme de droite cite cette phrase de Pina Bausch. Michel Bissière, vice-président de la Région Sud en charge de la culture, a adopté un ton grave lors de la conférence de presse du Festival de Marseille, rappelant à demi-mot que nos manifestations culturelles sont menacées par l’extrême droite, mais [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Il n’est pas si courant qu’un homme de droite cite cette phrase de Pina Bausch. Michel Bissière, vice-président de la Région Sud en charge de la culture, a adopté un ton grave lors de la conférence de presse du Festival de Marseille, rappelant à demi-mot que nos manifestations culturelles sont menacées par l’extrême droite, mais aussi par les restrictions budgétaires imposées aux collectivités&nbsp;par le gouvernement.&nbsp;</p>



<p>&nbsp;«&nbsp;<em>La création artistique est une nécessité pour inventer des récits communs</em>&nbsp;», affirme-t-il, tandis que Nicole Joulia, son homologue au Département 13, s’inquiète aussi de l’impasse budgétaire de la Métropole Aix-Marseille&nbsp;: «&nbsp;<em>Les Marseillais ont prouvé qu’ils pouvaient se lever contre ceux qui ne respectent pas les différences. Il faut que nous soyons prêts à défendre ensemble une culture publique ouverte, celle qui fait la richesse de notre territoire et de notre région.</em>&nbsp;»&nbsp;</p>



<p>Une perspective d’alliance inédite&nbsp;? Allons-nous vers la possibilité d’un regroupement républicain d’urgence face à la double menace de l’extrême droite, qui censure et annule les festivals à tour de bras, et de l’extrême centre, qui impose aux collectivités territoriales d’annuler des événements et des subventions pour tenir leurs budgets&nbsp;?&nbsp;</p>



<p><em><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Vous dansiez ? j’en suis fort aise</mark></strong></em></p>



<p>L’élection de Jordan Bardella comme président de la République semble aujourd’hui probable. Plus seulement possible, probable. Le monde culturel s’y prépare avec effroi. Les élus attachés au bien commun et aux valeurs de la République aussi, se demandant quelles alliances nouvelles ils doivent tisser pour éviter le pire.</p>



<p>Et c’est la sidération qui domine, empêchant l’action, empêchant de danser, empêchant d’affirmer que cela est impossible, qu’il faut se mobiliser… Car comment la patrie qui a inventé la démocratie moderne et les droits de l’Homme, les droits d’auteur et l’exception culturelle, le théâtre de service public, une politique publique du livre et du cinéma, peut-elle sombrer à ce point&nbsp;? Comment le pays d’Europe où vivent les plus grandes communautés musulmanes et juives, celui qui au sortir de la guerre a su adopter des lois sociales qui le structurent encore aujourd’hui, peut-il désirer renouer avec le régime et les valeurs de Vichy, le droit du sang et la préférence nationale, la défense inconditionnelle des forces de l’ordre même lorsqu’elles sombrent dans la violence&nbsp;? &nbsp;</p>



<p>À gauche, on sait que l’appauvrissement des classes populaires, l’absence de perspective des jeunes et la destruction progressive des services publics doit s’arrêter pour que le fascisme s’éloigne. Mais comment les fractures entre les partis permettraient-elles aujourd’hui une candidature unique, seule capable de se qualifier au second tour&nbsp;? &nbsp;</p>



<p>À droite, les quelques-uns qui résistent au ciottisme et restent fidèles au gaullisme, les quelques-uns qui pourraient, dans un duel gauche-RN, faire barrage au fascisme, les quelques-uns qui ne cèdent pas au lavage de cerveau du système Bolloré, sont aujourd’hui hyper-minoritaires. Ce sont pourtant eux qui doivent comprendre, et faire comprendre à leur camp, que désespérer le peuple conduit soit au fascisme, soit à la révolution. De type sanglant.</p>



<p><em><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Et bien chantons maintenant</strong></mark></em></p>



<p>Cet été de festivals qui s’annonce sera peut-être le dernier&nbsp;: un président d’extrême droite ne permettra pas cet espace de liberté et de démocratie. Déjà, à Avignon, le nouveau maire a choisi deux vice-présidents d’extrême droite, et critique la programmation d’un festival qu’il juge pro-palestinien. Déjà, les maires RN retirent les drapeaux LGBTQI, censurent les festivals et les maisons de théâtre. Déjà la commission parlementaire ciottiste a attaqué l’audiovisuel public, ciment essentiel à notre démocratie. Déjà les aides à la presse indépendante disparaissent, laissant le champ libre à la presse Bolloré.</p>



<p>Nous avons un peu plus d’un an. Il est temps de chanter ensemble, à pleins poumons. Sinon nous sommes perdus.</p>



<p>AGNÈS FRESCHEL&nbsp;</p>



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<p></p>
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		<title>Cultures et régénération</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gaëlle Cloarec]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 09:15:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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		<category><![CDATA[Martina Aiazzi Mancini]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Considérer «&#160;l&#8217;espace vacant&#160;» des friches comme un lieu de transformation, de soin, et de retrouvailles avec le vivant, par le biais de l&#8217;art, tel était l&#8217;objectif du programme européen Future DiverCities. Quatre ans durant, neuf projets ont pu se développer dans les villes de Berlin, Zagreb, Split, Kuopio, Florence, Timişoara, Elefsina, Liepaja et Marseille, en [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Considérer «&nbsp;<em>l&rsquo;espace vacant</em>&nbsp;» des friches comme un lieu de transformation, de soin, et de retrouvailles avec le vivant, par le biais de l&rsquo;art, tel était l&rsquo;objectif du programme européen <em><strong>Future DiverCities</strong></em>. Quatre ans durant, neuf projets ont pu se développer dans les villes de Berlin, Zagreb, Split, Kuopio, Florence, Timişoara, Elefsina, Liepaja et Marseille, en bénéficiant d&rsquo;un budget considérable (<strong>1 994 232&nbsp;€, dont 340 947&nbsp;€ pour La Friche Belle de Mai, qui en assurait la coordination).</strong></p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Une expérience réplicable ?</mark></strong></p>



<p>Le 16 avril, c&rsquo;était l&rsquo;heure du bilan à La Friche, et globalement, il semblait satisfaisant. Peut-être réplicable, si on table sur ce qu&rsquo;exprimait <strong>Gilles Pelayo</strong>, qui représentait la Commission Européenne&nbsp;: «&nbsp;<em>mettre ainsi l&rsquo;écologie au centre résonne avec les priorités de l&rsquo;UE</em>&nbsp;». Et sur le portail détaillant les financements, dans le registre technocratique usuel&nbsp;: «&nbsp;<em>c</em><em>es projets pilotes serviront aux chercheurs, qui formuleront des recommandations et des méthodes pour mieux qualifier et systématiser le facteur écologique dans les stratégies de régénération urbaine axées sur la culture. Ce projet vise à préparer les responsables des pôles créatifs à mener des débats plus larges sur la régénération urbaine durable, contribuant ainsi à un changement de paradigme politique plaçant l&rsquo;écologie au cœur des préoccupations.</em>&nbsp;»</p>



<p>Loin du jargon, les structures invitées témoignaient de belles expériences, sur des sites très variés. Quatre ans, c&rsquo;est suffisant pour prendre le temps de vivre avec les habitants d&rsquo;un territoire, de les connaître, de leur demander ce qu&rsquo;ils aimeraient que les artistes transmettent à leurs jeunes générations. «&nbsp;<em>Quelles œuvres on laisse dans leurs squares, jardins, montagnes&nbsp;?</em>&nbsp;», voilà qui était important pour <strong>Martina Aiazzi Mancini</strong>, venue des Appenins, région de forêts. Idem pour <strong>Anna Priedola</strong>&nbsp;: Liepaja, sa ville Lettone, a connu une histoire militaire lourde&nbsp;; l&rsquo;enjeu dans ce port de guerre était de montrer à quel point le littoral alentour fourmille d&rsquo;une biodiversité fragile mais vaillante. <strong>Hannu Hautti</strong> et <strong>Laura Pakarinen</strong>, en Finlande, défendaient un propos similaire&nbsp;: prêter attention aux relations entre humains et non-humains, pour envisager un futur plus juste pour tous. Conclusion de <strong>Laetitia Manach</strong>&nbsp;: «&nbsp;<em>Ce sont des apprentissages&nbsp;: le projet s&rsquo;achève, mais le travail n&rsquo;est pas fini. C&rsquo;est toujours une bataille de préserver les communs contre l&rsquo;économie.</em>&nbsp;»</p>



<p>GAËLLE CLOAREC</p>



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		<title>Berre-l&#8217;Étang : Plus vite que son nom</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 08:42:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est tout près de l’étang que la nouvelle salle de spectacle s’est construite, dans un geste architectural osé, et très réussi. L’agence d’architectes marseillaise Leteissier-Corriol a remporté le concours et la Ville lui a donc confié, en novembre 2024, une parcelle triangulaire pour y construire son projet. Celle-ci a choisi l’ellipse, et un geste architectural [&#8230;]</p>
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<p>C’est tout près de l’étang que la nouvelle salle de spectacle s’est construite, dans un geste architectural osé, et très réussi. L’agence d’architectes marseillaise Leteissier-Corriol a remporté le concours et la Ville lui a donc confié, en novembre 2024, une parcelle triangulaire pour y construire son projet. Celle-ci a choisi l’ellipse, et un geste architectural ambitieux&nbsp;: des voiles de béton de grande hauteur, des murs qui oscillent comme des vagues, encerclent une salle de spectacle de 350 places (700 places debout) qui sera équipée d’un plateau large, profond et surmonté d’une belle hauteur, et pourra ainsi accueillir théâtre, musique, danse et cirque. Un soin particulier est apporté à l’acoustique externe pour couvrir le bruit des avions qui survolent l’étang. Les espaces entourant la salle centrale sont en partie dédiés aux professionnels (locaux de stockage, loges, coulisses, bureaux), et pour partie au public, qui sera accueilli dans un hall vaste et lumineux.</p>



<p>Si la scène, les gradins et les espaces intérieurs sont encore à construire, le gros-œuvre est achevé. «&nbsp;<em>On a tenu les délais, on a tenu les budgets</em>&nbsp;» fait remarquer le maire <strong>Mario Martinet</strong> lors de la visite de chantier du 26 avril. Soit 5 millions d’euros, pour un bâtiment de 1650 m<sup>2</sup>, qui doit répondre à des impératifs écologiques forts dans une zone à la fois inondable et classée. Pourtant rien n’a ralenti le chantier sinon la découverte, dans le sol, des ruines de béton de l’ancien aérodrome (voir ci-dessous).</p>



<p>«&nbsp;<em>Tout est allé si vite, si bien, que nous n’avons pas encore réussi à décider de son nom&nbsp;!</em>&nbsp;». Une consultation est lancée auprès des Berrois, et devra aboutir vite…</p>



<p><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Politique publique, sans concurrence</mark></strong></p>



<p>Car la programmation prévue, quant à elle, est «&nbsp;<em>déjà finalisée pour la saison procha</em><em>ine</em>&nbsp;» annonce <strong>Sandrine Prat</strong>, directrice des affaires culturelles de la ville, qui va également assurer la direction de la nouvelle salle. Elle promet une vingtaine de levers de rideau, à partir du dernier week-end de novembre. L’adjoint à la culture, <strong>Loïc Baladéjo</strong>, l’approuve d’un sourire, mais précise que tout cela ne sera dévoilé que le 12 juin, lors d’une conférence de presse qui présentera «&nbsp;<em>toute la programmation des équipements culturels municipaux, ainsi que celle du Forum.</em>&nbsp;»</p>



<p>En effet la ville de Berre possède déjà une salle de spectacle bien connue des programmateurs et des artistes (voir ci-dessous)&nbsp;: Sandrine Prat assure que la complémentarité est son souci permanent «&nbsp;<em>Cette salle donnera l’occasion à l’association qui dirige le Forum de programmer ici, quand elle le voudra, pour aller au-delà de sa jauge de 80 places. Il n’est pas question de concurrence, les politiques publiques bâtissent des synergies entre les équipements de la ville, pour aller plus loin. Cette politique du spectacle vivant a été initiée historiquement par le Forum, son École des Arts est essentielle, nous comptons beaucoup sur elle&nbsp;!&nbsp;»</em></p>



<p>AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong>Berre et la culture publique, une affaire qui dure…</strong></mark><br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color"><strong><br></strong></mark>À Berre-L’Étang, la politique culturelle publique n’est pas secondaire. Le maire Mario Martinet,&nbsp;réélu depuis 2016, explique même que sa troisième mandature sera «&nbsp;celle de l’affirmation du caractère essentiel, pour les Berrois, de la vie culturelle&nbsp;». Son adjoint à la culture, Loïc Baladejo, est désormais Premier adjoint. Un symbole fort, qui repose sur une politique volontaire d’équipements structurants et de médiation entamée dès les années 1980 par la municipalité communiste, et poursuivie par les édiles socialistes qui ont succédé.<br><br>En effet la petite ville de&nbsp;14 000 habitant·es s’est équipée dès 1986 de sa Médiathèque Edmonde Charles-Roux Defferre, véritable lieu de vie en centre-ville qui met à la disposition gratuite des Berrois·es plus de 45 000 livres, journaux, et DVD. Son cinéma, municipal, Ciné89, à quelques pas, est classé «&nbsp;art et essai&nbsp;» et «&nbsp;label jeunesse&nbsp;»&nbsp;: il propose une programmation de films d’auteurs, de rencontres, d’avant-premières et de festivals remarquable.<br><br>Quant au Forum de Berre, il est connu de tous les programmateurs de spectacle vivant&nbsp;: la salle, historique, propose depuis&nbsp;1989, sous la direction de&nbsp;Patrick Veyron durant 35 ans, puis sous celle de Mikhael Piccone, une programmation exigeante, attentive aux artistes du territoire, à la pointe des musiques actuelles mais aussi classiques et lyriques, fondée sur un travail de médiation avec les publics, en particulier les jeunes des cités environnantes. Son École des arts associe les participants aux cours de théâtre, d’arts plastiques, de danseS et de musiques, à la programmation et à la médiation, et tient lieu de conservatoire.</pre>



<figure class="wp-block-image size-large"><img data-recalc-dims="1" loading="lazy" decoding="async" width="696" height="463" src="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/DSC_1213.jpeg?resize=696%2C463&#038;ssl=1" alt="" class="wp-image-136250" srcset="https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/DSC_1213-scaled.jpeg?resize=1024%2C681&amp;ssl=1 1024w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/DSC_1213-scaled.jpeg?resize=300%2C200&amp;ssl=1 300w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/DSC_1213-scaled.jpeg?resize=768%2C511&amp;ssl=1 768w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/DSC_1213-scaled.jpeg?resize=1536%2C1022&amp;ssl=1 1536w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/DSC_1213-scaled.jpeg?resize=2048%2C1363&amp;ssl=1 2048w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/DSC_1213-scaled.jpeg?resize=150%2C100&amp;ssl=1 150w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/DSC_1213-scaled.jpeg?resize=696%2C463&amp;ssl=1 696w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/DSC_1213-scaled.jpeg?resize=1068%2C711&amp;ssl=1 1068w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/DSC_1213-scaled.jpeg?resize=1920%2C1277&amp;ssl=1 1920w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/DSC_1213-scaled.jpeg?resize=631%2C420&amp;ssl=1 631w, https://i0.wp.com/journalzebuline.fr/wp-content/uploads/2026/04/DSC_1213-scaled.jpeg?w=1392&amp;ssl=1 1392w" sizes="auto, (max-width: 696px) 100vw, 696px" /><figcaption class="wp-element-caption">L’interieur de la salle, en travaux © Mairie de Berre</figcaption></figure>



<pre class="wp-block-verse"><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Bol d’air<br></mark><br>Dans cette ville dont l’histoire industrielle et sociale est très marquée par la pétrochimie, le barrage EDF de Saint-Chamas qui a tant pollué l’étang, et les restes enfouis de la base aéronautique navale – camp militaire d’hydravions détruit par les l’armée nazie en 1942 – le bol d’air d’une vie culturelle riche et généreuse est indispensable.<br><br>C’est d’ailleurs au bord de l’étang, sur l’ancien site de la base navale, que la salle de spectacles sans nom mais avec murs ondulés s’élève. L’état sanitaire de l’étang permet à nouveau la baignade et Berre a engagé, avec Martigues et les autres villes de l’étang, une démarche d’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco. Le nouveau quartier, plus résidentiel, pavillonnaire, estival, est désormais relié au centre-ville par «&nbsp;une promenade plantée d’arbres&nbsp;» où le maire promet aussi des «&nbsp;œuvres d’art et des sculptures de grande taille&nbsp;».<br><br>Les arbres sont déjà plantés, et la promenade du centre-ville vers la rive est déjà fréquentée par les familles, qui observent le chantier, et ce beau bâtiment qu’ils ont hâte de pouvoir nommer.<br><br>A.F.</pre>



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