lundi 9 février 2026
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À la Garance, une délicieuse programmation

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Chloé Tournier © Christelle Calmette

Zébuline. Comment s’est passée l’année 2025, marqué par des baisses inédites des subventions, pour La Garance

Chloé Tournier. Nous avons eu des baisses de subventions de la région, comme toutes les structures, et de la DRAC. Toutes nos autres tutelles ont maintenu leur engagement, voir même l’ont augmenter. On a eu la chance d’avoir une aide exceptionnelle du département du Vaucluse, qui a mis en place le dispositif AMI de Diffusion avec lequel ils soutiennent des compagnies vauclusiennes en prenant en charge les coûts liés à leur accueil et leur diffusion. 

On est aussi allé chercher des recettes propres, de mécénat, ou de projets parallèles, et on a multiplié les partenariats. Grâce à cela, on a réussi à finir l’année à l’équilibre, mais cela reste une situation précarisante pour moi et mes équipes. 

Sur une note plus gaie, vous proposez une très belle seconde partie de saison, avec cette semaine, les seules représentations de Valentina de Caroline Guiela Nguyen dans la région.

Cette deuxième partie de saison est marquée par des propositions assez éclectiques, avec de grands noms. Vous avez cité Caroline Guiela Nguyen qui vient avec sa création Valentina, sur laquelle on s’est engagé en pré-achat. Je suis aussi très contente qu’on accueille David Geselson, qui est un metteur en scène que j’aime beaucoup, cette fois avec une reprise de répertoire, Doreen, qui est un spectacle qui a une dizaine d’année. C’est drôle, parce qu’avec ces deux exemples on a deux extrêmes de la prise de risque en termes de format.

Y’a-t-il des propositions de la Bande du futur ? 

Oui ! La bande du futur, notre comité de jeunes programmateur·ices, a une enveloppe de 20 000 euros par an pour programmer des choses qui selon eux font sens et peuvent toucher leurs pairs. Cette année, ils ont choisi Vive de Joséphine Chaffin, qui a joué à La Garance en octobre, et Ma République et moi de Issam Rachyq-Ahrad (les 26 et 27 mars, ndlr). Depuis Issam est devenu artiste associé, donc c’est une jolie histoire. 

Il est devenu artiste associé parce qu’il a été choisi par la bande ? 

Non, on s’est rencontrés en parallèle. Je pense que ça montre bien l’alignement du projet. 

Florianne Facchini, également artiste associée à La Garance, est aussi au programme de cette seconde partie de saison. 

Elle crée son spectacle le 26 mai dans le cadre du festival Confit !, qui présente des projets artistico-culinaires. Son spectacle, La Pastasciutta antifascista de Casa Cervi s’intéresse aux histoires de lutte par l’alimentation en partant d’un évènement qui a eu lieu en 1942, dans l’Italie fasciste. À l’époque, pour différentes raisons, Mussolini interdit la consommation de pâtes. La famille Cervi décide alors de servir à des pâtes à tout leur village, dans l’espace public, et pour cela les sept frères de la famille sont exécutés.  

Ce spectacle est produit par Ça mijote, un nouveau réseau dont La Garance est à l’initiative. 

Oui, c’est un réseau qui est dédié aux projets artistico-culinaires. C’est une question de plus en plus travaillée, mais soumise à des biais, notamment des freins assez classiques liés à des questions logistiques. Il y a aussi, souvent, une lecture qui se concentre uniquement sur la question de la convivialité, qui est bien sûr centrale, au détriment d’une analyse dramaturgique et esthétique. 

Ce réseau a donc trois objectifs : le partage de ressources sur les questions que chacun·e peut se poser sur la production et la diffusion de projets artistico-culinaire, la création d’un fond de production mutualisé, et la recherche. On s’associe avec un·e chercheur·euse pour réfléchir ensemble à ce que le culinaire fait à la culture. 

Quelles sont les structures qui font partie du réseau ? 

Pour l’instant, nous sommes quatre avec la scène nationale de l’Essone, la scène nationale du Channel à Calais, et le CDN de Thionville. Il nous paraissait important de ne pas penser qu’entre structures culturelles, donc on a aussi un chef cuisinier, une artiste et un·e journaliste et un·e chercheur·euse. On se donne quelque mois d’expérimentation avant d’accueillir d’autres structures. 

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR CHLOÉ MACAIRE 

Valentina 


Écrite comme un conte à hauteur d’enfant, la nouvelle création de Caroline Guiela Nguyen invite le public à un voyage entre la France et la Roumanie. À la lisière de la réalité et du conte, la pièce aborde avec justesse ce que représente le poids des mots. À travers le récit de Valentina, neuf ans, et de sa maman venue de Roumanie pour guérir son cœur malade, Caroline Guiela Nguyen plonge ses personnages au cœur d’un destin bouleversant. Lorsque Valentina, en rentrant de l’école trouve un mot posé, elle devient la traductrice entre sa mère et le médecin. Entre deux pays, deux langues, les deux femmes doivent composer… Pour construire le récit, la dramaturge et metteuse en scène est allée chercher le réel, au contact de l’association Migrations Santé Alsace, qui favorise l’accès des populations exilées aux droits en matière de santé. C’est dans ce cadre là que la metteuse en scène a appris que, « faute de professionnels pouvant assurer la traduction, les familles avaient recours à leurs propres enfants ». Après Saigon, et Lacrima, Caroline Guiela Nguyen offre une œuvre sensible, intime et éminemment politique. 
CARLA LORANG

21 et 22 janvier 
La Garance, Cavaillon

Valentina © Jean-Louis Fernandez

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Little Cailloux

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Little Cailloux © Claude Méry

Spectacle dansé conçu pour les tout petits, Little Cailloux offre un moment de découverte joyeux pour parents et enfants. La création de la chorégraphe Christine Fricker, amène aux oreilles des bambins des sons mélodiques et des rythmes surprenants, les invitant à observer la scène habitée par des personnages chatoyants. Depuis des années, la Compagnie Itinerrances déploie des spectacles à destination de la jeunesse, en créant dans les théâtres, les espaces publics, les écoles et les crèches des plateaux sensoriels. Dans Little Cailloux, les danseuses Alice Galodé et Aude Cartoux s’amusent avec les visuels, les imaginaires et interrogent l’espace. À l’issue du spectacle, elles invitent les familles à rejoindre la scène pour conclure tous·tes ensemble avec un bal festif.

C.L.
21 janvier
Les Salins, Scène nationale de Martigues

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Vendre la mèche

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Vendre la mèche © David Le borgne

Qu’y a-t-il derrière les représentations? Comment rendre la justice sociale désirable? Dans ce solo dansé, l’artiste et chorégraphe Morgane Brien-Hamdane explore les manières dont la fiction peut devenir un outil de réparation. À travers la danse, iel convoque la vengeance non pas comme un outil diabolique, mais comme un accessoire de transformation, «un plaisir capable de déplacer l’injustice ». La performance s’appuie sur une succession de gestes spéculatifs et alterne entre diverses émotions contradictoires. Formé·e aux Beaux-Arts de Bordeaux, l’artiste développe une pratique hybride mêlant écriture, mouvement et performance. AÀ la recherche de récits situés, Morgane Brien-Hamdane crée des partitions chorégraphique et sonore qui deviennent «des terrains d’échos et de détournements ».

C.L.
24 janvier
Klap – Maison pour la danse, Marseille

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Ronce

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Ronces © Bastien Capela

Pourquoi les sorcières devraient-elles faire peur ? Souvent associées à des caricatures de vieilles dames au nez crochu, elles hantent depuis des millénaires l’imaginaire des enfants et meme parfois des adultes. Dans Ronces, la chorégraphe Capucine Lucas démonte les idées reçues et revisite la figure de la sorcière à travers un conte initiatique dansé qui s’adresse à tous les âges. Longues mèches tressées, tête ornée de bois de cerf, corps recouvert d’une peau de bête, les danseuses deviennent tour à tour diverses figures. D’abord douce et voluptueuse, comme si leur corps flottait dans les airs, la danse se déploie petit à petit, mêlant à la fois animalité et sensualité. Loin des idées préconçues, Capucine Lucas révèle des sorcières combatives et joyeuses, «célébrant l’émancipation des filles de tous âges ».

C.L.
24 janvier
Le Pôle, Le Revest-les-eaux

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Earthbound

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Earthbound © Guido Mencari

À la croisée du théâtre, de la performance et de la réflexion écologique, Earthbound dresse le portrait d’une humanité contrainte d’apprendre à s’associer, à se mêler à d’autres espèces et à des machines, non pour dominer, mais pour guérir la planète et réinventer sa relation au vivant. Un spectacle de la metteuse en scène et marionnettiste italienne Marta Cuscunà, inspiré directement de l’essai Staying with the Trouble de la philosophe américaine Donna Haraway, interrogeant nos rapports contemporains à l’environnement, à la technologie, à l’identité et à la transformation.

Sur scène, l’artiste manipule des figures scéniques hybrides : chimères mécaniques, entités animales et traces d’humanité se confrontent et se combinent pour imaginer une utopie de coexistence symbiotique.

M.V.
22 et 23 janvier
Bois de l’Aune, Aix-en-Provence

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La Folle Journée

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Le Mariage de Figaro © Louie Salto

Une relecture vivante et engagée de La Folle Journée ou le Mariage de Figaro de Beaumarchais, avec dans le rôle principal Philippe Torreton. L’histoire est connue : Figaro, valet du comte Almaviva, doit surmonter obstacles, manipulations et intrigues pour épouser Suzanne, sa bien-aimée, quand bien même le comte souhaite la faire sienne. Ruses, manipulations et retournements de situation se succèdent à un rythme soutenu, une pièce où les quiproquos amoureux se mêlent à une satire sociale corrosive. La mise en scène de Léna Bréban met en lumière l’actualité du texte : au-delà de la comédie de caractère et du vaudeville, l’intrigue interroge la domination des privilégiés, la corruption des institutions et la question du consentement.

M.V.
22 janvier
L’Usine, Istres
Dans le cadre de la Saison Vagabonde du Théâtre de l’Olivier.
23 janvier
Théâtre de L’Esplanade, Draguignan

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Histoires de manger

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Histoire de manger © Geoffrey Posada-Serguier

Ce projet théatro-culinaire invite le public à partager un repas mis en scène, transformant la table en un espace de représentation, de mémoire et d’échange. Installée dans le hall du théâtre du Théâtre Joliette, une cuisine mobile met dans chaque plat cuisiné autant d’éléments de narration que d’ingrédients culinaires. Maly Diallo et Tatiana Spivakova, autrices, comédiennes, metteuses en scène et cuisinières, mêlent leurs héritages culturels – respectivement russo-arménien et sénégalais – et transforment les recettes en récits de vie. Histoire de manger est une expérience hybride, entre partage des saveurs et réflexion sur la transmission culturelle, les injonctions alimentaires et les histoires personnelles, à travers ce rituel universel qu’est le repas.

M.V.
23 et 24 janvier
Théâtre Joliette, Marseille

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Malandain Ballet Biarritz

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Boléro © Olivier Houeix

Héritier d’une tradition néo-classique, sur le plan chorégraphique comme sur le plan musical, Thierry Malandain nous invite à traverser Midi-Minuit, un triptyque célébrant une danse virtuose et multiple, cadencée par des chefs-d’œuvre du genre. Midi-pile, ou le concerto du soleil, recréé pour l’occasion, convoque ainsi Poulenc et son concerto pour deux pianos. Minuit et demi, ou le cœur mystérieux, création la plus récente, s’érige, entre autres, sur la célébrissime Danse Macabre de Saint-Saëns. C’est enfin le Boléro de Ravel tant célébré par la danse qui conclut ce programme, invitation à entrer dans la ronde pour mieux s’en émanciper.

S.CA.
23 et 24 janvier
Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence

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Un Requiem pour les vivants

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© Caroline Doutre

Laurence Equilbey dirige Insula orchestra et le chœur Accentus dans le Requiem allemand de Brahms, œuvre qui se distingue radicalement des requiem traditionnels. Composé sur des textes de la Bible de Luther choisis par Brahms lui-même, cette messe qui débute par « Heureux sont ceux qui portent le deuil » ne prie pas pour les morts mais s’adresse aux vivants, leur offrant consolation et espoir. Brahms construit une méditation humaniste et bouleversante en sept mouvements, centrée sur le réconfort de ceux qui restent. Cette interprétation marque le retour de Laurence Equilbey à cette partition, qu’elle avait déjà abordée dans une version à deux pianos en 2009. La soprano australienne Eleanor Lyons et le baryton américain John Brancyassureront les parties solistes.

A.-M.T.
21 janvier 
Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence

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Anniversaire en chambre

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Philippe Cassard, Anne Gastinel et David Grimal © X-DR

Marseille Concerts accueille trois sommités de la musique de chambre : Philippe Cassard au piano, David Grimal au violon et Anne Gastinelau violoncelle. Cette formation célèbre ses vingt ans d’existence avec un programme consacré à deux géants du répertoire. La soirée s’ouvrira sur le Notturno en mi bémol majeur D. 897 de Schubert. Composé en 1827, ce mouvement isolé à l’atmosphère contemplative préfigure l’univers du grand Trio n° 1 en si bémol D. 898 qui suit. Achevée quelques mois avant sa mort en 1828, cette œuvre monumentale traverse quatre mouvements d’une richesse expressive hors norme. Le concert s’achèvera avec le Trio en la mineur de Ravel, composé entre 1914 et sa mobilisation durant la Première Guerre mondiale. Œuvre impressionniste et novatrice, elle marie raffinement harmonique, rythmes basques dans Passacaille et virtuosité éblouissante du Finale.

A.-M.-T.
24 janvier
Auditorium du palais du Pharo, Marseille

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