jeudi 26 mars 2026
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Montagne Sauvage

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Montagne Sauvage © X-DR

Pas facile de décrire le projet ambitieux Montagne Sauvage... Le quintet de musiques improvisées tente de capter l’essence des forces élémentaires du paysage montagneux, par une expérience méditative qui emmène vers la transe et des ébullitions sonores puissantes. Montagne Sauvage est formé par le trio Shan (Ariel Tessier, Julien Pontvianne et Pascal Charrier), qui avait débuté ce projet et qui était passé en résidence au GMEM en septembre dernier, ainsi que la saxophoniste norvégienne Sigrid Aftret et la chanteuse turque Canan Domurcakli. Ensemble, ils s’inspirent de l’ouvrage Les âmes sauvages de l’anthropologue Nastassjia Martin – écrit sur la résistance du peuple Gwich’in qui habite l’Alaska.

 L.S.
17 mars
Friche la Belle de Mai, Marseille

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La Porte d’Ensor

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La Porte d’Ensor © X-DR

Objet théâtral singulier, la création 2024 de Marion Courtis et Serge Noyelle s’attache à mettre en scène le mystère de James Ensor. Peintre belge expressionniste, mais aussi symboliste et anarchiste, son œuvre transpire l’inquiétude, la curiosité, et la liberté. C’est un peu tout cela qui a été condensé par les co-directeur·ice du Théâtre des Calanques de Marseille et les 10 interprètes qui se partagent l’affiche. Une pièce où le figuratif prend souvent le pas sur le dramatique, dans un enchaînement de tableaux tantôt inquiétants, tantôt burlesques.

 N.S.
12 au 14 mars
Théâtre des Calanques, Marseille

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Le Syndrome d’Ulysse

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© X-DR

Coécrite par Ali Babar Kenjah et Serge Barbuscia, la création Le Syndrome d’Ulysse est bien plus qu’un spectacle musical : c’est une traversée poétique au cœur du déracinement. Face aux tragédies qui s’écrivent sur les rivages de la Méditerranée, le théâtre Le Balcon dévoile une création bouleversante sur l’âme humaine et ses errances. En miroir de l’errance antique, la pièce transforme la figure d’Ulysse en celle, plus vulnérable, du migrant contemporain et donne un visage et une voix à ceux que l’on ne nomme plus que par leur absence.

Né d’une mémoire familiale entre Sicile et Tunisie, puis nourri par une résidence en Martinique sous le regard d’Édouard Glissant et de Derek Walcott, ce projet unit les rives de la Méditerranée et de la Caraïbe. Portés par une troupe incandescente – Serge Barbuscia, Jérémy Bourges, Théodora Carla, Bass Dhem et Aïni Iften –, les textes et les chants explorent cette fracture de l’âme, ce mal de terre que subit celui qui ne peut plus revenir. Une œuvre humaniste, à la langue haute et nécessaire, qui nous rappelle que chaque étranger porte en lui un fragment de notre propre histoire. Une invitation à la fraternité, à ne manquer sous aucun prétexte.

D.D.-V.
Du 12 au 22 mars
Le Balcon, Avignon

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Sahra Halgan et Sarah Lenka

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Sahra Halgan © Aymeric

Dans le cadre de leur deuxième soirée En attendant les Escapades, le Théâtre Durance accueille Sahra et…Sarah. La première c’est Sahra Halgan est une artiste militante du Somaliland qui œuvre dans la lutte pour les droits de son peuple, dont le pays n’est pas reconnu à l’international. Elle chante d’une voix singulière et perçante sur une musique rock’n’roll qui se trouve au croisement de la musique touareg, ethio-jazz, mélodies somaliennes et un groove électrisé. Et la deuxième c’est Sarah Lenka, qui mêle jazz, blues et folk aux sonorités maghrébines dans un nouvel album ISHA – qui signifie « femme » en hébreu. Il s’inscrit comme un hommage à l’exil des femmes et au déracinement.

L.S.
13 mars
Théâtre Durance
Scène nationale de Château-Arnoux-Saint-Auban

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Titizé, un rêve vénitien

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© Viviana Cangialosi

Chorégraphe, metteur en scène et clown suisse de renommée internationale, Daniele Finzi Pascaa signé les cérémonies des Jeux olympiques d’hiver de Turin et de Sotchi, collaboré avec le Cirque Éloize et le Cirque du Soleil. Son théâtre, qu’il nomme lui-même « théâtre de la caresse », mêle tendresse, poésie et virtuosité. Dans Titizé, son rêve vénitien, il convie dix artistes – acrobates, danseurs, acteurs et musiciens – à fusionner leurs disciplines pour faire surgir un univers parallèle et envoûtant. Les corps lévitent, les objets défient l’équilibre, les effets visuels décuplent la magie. La Commedia Dell’Arte y côtoie le merveilleux, le cirque épouse la danse et la musique dans une Venise mystérieuse et onirique. Léger comme un songe, ce voyage poétique berce d’illusions et laisse les yeux ébahis. Beau comme un mirage.

A.-M.T.
17 et 18 mars
Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence

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Voyage au pays des couleurs

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© X-DR

Dans le cadre du festival Babel Minots, la Cie Les Amis de FantomUs investit l’Auditorium de la Cité de la Musique de Marseille avec un spectacle poétique. Nicolas Lelièvre aux percussions et à l’électronique, Olivier Hue aux cordes, clarinette et pédales d’effets, embarquent le public dans une traversée visuelle et sonore de l’histoire de la couleur. De Lascaux à Soulages, des miniatures persanes aux estampes japonaises, des peintures sur sable aborigènes aux pixels de nos écrans, les œuvres défilent sous un regard neuf. Un instrumentarium hors du commun – luth oriental, percussions d’eau, de cailloux, de tiges de verre, feuilles de papier – crée une musique originale qui transforme notre façon de voir. Rouge, vert, bleu : chaque couleur devient sensation, émotion, rythme.

A.-M.T.
13 mars
Cité de la Musique de Marseille

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Beck joue Mendelssohn

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Arielle Beck © Sylvain Gelineau Photographism

Révélée à neuf ans par Martha Argerich, Arielle Beck, 17 ans, s’impose déjà comme une artiste à part entière, compositrice et improvisatrice. Formée auprès de Stephen Kovacevich et de Claire Désert au Conservatoire national supérieur de Paris, elle avait ébloui le public de La Roque d’Anthéron l’an passé.Dans le foyer de l’Opéra de Marseille, elle rendra hommage à un autre génie précoce, Mendelssohn. Au programme, les exigeantes Variations sérieuses, sommet du piano romantique, le fringant Rondo capriccioso, la tendresse des Romances sans paroles, la rigueur du Prélude et fugue op. 35, et la féerie de L’Ouverture du Songe d’une nuit d’été, transcrite pour piano. Et en guise de cadeau, une improvisation signée Beck.

 AMT
15 mars, 11 heures
Foyer de l’Opéra de Marseille

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Taire

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Taire © Christophe Raynaud de Lage

Avec Taire, la metteuse en scène Tamara Al Saadi met ici deux jeunesses en miroir : celle du mythe antique d’Antigone et celle d’Eden, une jeune placée à l’Aide sociale à l’enfance (ASE). En ouverture, elle rappelle l’étymologie du mot enfant : « celui qui ne dit pas » en latin. Et c’est justement la parole aux enfants, d’ici et d’ailleurs qu’elle donne. Les laissés pour compte en France, 400 000 enfants placés en France à l’ASE et dont la communauté nationale ne se soucie guère. En creux aussi, les milliers d’enfants tués et délogés en Palestine dont la communauté ne se soucie guère plus. Des sujets difficiles, qu’elle parvient à mettre en scène non sans poésie et humour ; bien aidée par les performances de ses comédien·nes complices Mayya Sanbar et Ismaël Tifouche Nieto.

 N.S.
18 mars
La Colonne, Miramas

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Une maison de poupée

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La Maison de poupée © X-DR

Avec comme point de départ une maison de poupée, la marionnettiste norvégienne Yngvild Aspeli s’empare de la célèbre création d’Henrik Ibsen. Entre jeu d’acteur et marionette,cette oeuvre classique scandinave plonge dans le destin de Nora, femme au foyer et mère de trois enfants, qui pour sauver la vie de son mari, s’embarque dans le mensonge en empruntant de l’argent illégalement. Prisonnière de la toile qu’elle a tissée au fil des années, la découverte de son secret fait vaciller sa relation avec son mari et sa famille. Sur scène, la toile se démêle et laisse place à des créatures mystérieuses et effrayantes. Fiction et réalité se mélangent dans une version contemporaine, pensée comme un miroir du passé reflétant vraisemblablement le présent.

C.L.
10 mars

La Passerelle, Scène nationale de Gap

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Moi, canard

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Moi, canard © Louise Quignon

Dans cette version du Vilain Petit Canard de Hans Christian Andersen, l’histoire est racontée à hauteur d’enfant, mais avec une lucidité et une sensibilité qui parlent à tous les âges : un canard, qui ne correspond à aucune case sociale ou morphologique, choisit de tracer sa propre route et d’affirmer sa liberté. Cette réécriture du conte par Ramona Badescu met en lumière la quête d’identité et l’acceptation de soi, éloignée des regards normatifs ou exclusifs de la société. Sur scène, Enora Boëlle, co-auteure, occupe l’espace avec un jeu physique et expressif. Dans un décor épuré, son canard devient le narrateur de sa propre vie, explorant ses émotions, ses doutes et ses élans avec humour et profondeur.

M.V.

Du 17 au 20 mars

Zef, Scène nationale de Marseille

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