lundi 9 février 2026
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Fora

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Fora - Alice Rende © Clara Pedrol

Dans le cadre de l’Entre2 Biac organisée par Archaos, pôle national du cirque, Alice Rende, une des artistes de la « Bande » du Zef, présente un solo de cirque où la contorsion, spectaculaire, se marie à l’art de la disparition. Enfermée dans un parallélépipède de plexiglas très étroit, comme un gastéropode dans un tube à essai, elle plaque son ventre, ses mains, ses joues, ses pieds, contre les parois transparentes, laissant apparaître les pressions, les torsions qu’elle doit déployer pour se hisser hors de ce cocon froid et lisse. Dehors, Fora, où elle parviendra au terme de ce beau solo animé de lenteurs et d’accélérations, qui fait remonter des images inconscientes, utérines, oniriques, noyées. Où la virtuosité de l’acrobate n’a d’égale que sa puissance de suggestion.

AGNÈS FRESCHEL

21 et 22 janvier
La Gare Franche (Zef)
Scène nationale de Marseille

23 janvier
Théâtre de Pertuis

28 janvier
Le Sémaphore, Port de Bouc

30 et 31 janvier
Théâtre de Fonblanche, Vitrolles

Mare Nostrum 4

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© X DR

Tout commence en 2005 quand Paolo Fresu, trompettiste sarde, Richard Galliano, accordéoniste français, et Jan Lundgren, pianiste suédois, décident d’associer leurs talents lors de trois concerts en Suède. Le succès est immédiat tant leur proposition combine à merveille les traditions musicales de chacun. Trois albums vont suivre en 2007, 2016 et 2019 enregistrés dans leurs pays natals, témoignant d’une fusion unique entre folk, musique classique et jazz. On pensait la boucle bouclée mais que nenni. Avec Mare nostrum 4 (mars 2025), le trio impétueux propose douze récits musicaux qui célèbrent des lieux, comme Belle île en mer, la vie (Life), l’espoir (Hope), la vérité cachée (Hidden Truth). Ils nous offrent aussi une bouleversante relecture de La Vie en Rose que l’on aura le bonheur d’entendre à Aix-en-Provence.

 A.-M.-T.
27 janvier
Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence

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Rêvons c’est l’heure

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Rêvons c’est l’heure (lors du festival Avant le soir) © Mairie1_7

Titre d’un air de Jules Massenet, « Rêvons c’est l’heure », donne le ton à ce récital intimiste porté par Brigitte Peyré (soprano), Muriel Tomao (mezzo-soprano) et Caroline Boirot (piano). Sœurs par la musique, les deux chanteuses forment avec la pianiste une triade complice. Le répertoire pour duos de femmes n’est pas si étendu mais elles l’explorent avec des mélodies françaises et des lieds allemands. Elles y incluent des œuvres de compositrices. Elles alternent premiers et seconds sopranos, dessus et dessous, mêlant harmonieusement duos et solos brillants. Ce spectacle a été créé l’été dernier dans le cadre du festival Avant le soir, qui invite les Marseillais à des spectacles dans les parcs et jardins des 1er et 7e arrondissements. Nous aurons plaisir à les entendre à nouveau. En salle, cette fois.

A.-M.T.
24 janvier
Cité de la musique, Marseille

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Mouvement social au Conservatoire de Marseille  : Jean-Marc Coppola fait le point

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© AMAURY BAQUÉ

Après une semaine de colère sociale au Conservatoire puis dans l’ensemble du Campus Art Méditerranée, son président du conseil d’administration Jean-Marc Coppola, et adjoint au maire en charge de la Culture, revient sur cette semaine agitée. S’il salue l’accord signé vendredi avec les représentants du personnel [lire sur lamarseillaise.fr], il dénonce l’incurie des autres collectivités, les procès injustes faits contre l’établissement, et pointe l’instrumentalisation du conflit par la France Insoumise. Entretien 

Zébuline. Après une semaine de tensions, vous avez finalement trouvé un accord avec les représentants du personnel vendredi dernier. Que pouvez-vous nous dire sur la teneur de cette réunion ? 

Jean-Marc Coppola. Cette grève des agents d’accueil portait essentiellement sur des questions de pouvoir d’achat, de reconnaissance de leur métier, et de conditions de travail. Les agents d’accueil font un métier ingrat, ils travaillent tôt le matin et tard le soir, et ils ne se sentaient pas assez reconnus et valorisés par rapport à leur fonction et à leur engagement. On a répondu à des revendications tout à fait légitimes, qu’on aurait même dû anticiper. Il y avait des gens sérieux et constructifs en face de nous, qui ont exprimé leur colère et leur mal-vivre. 

À côté des revendications des personnels d’accueil du Conservatoire, d’autres revendications se sont agrégées. Notamment sur le manque de transparence autour du projet de Campus Art Méditerranée. 

Certains membres du personnel émettent des critiques, en disant que le projet n’est pas débattu, qu’il n’y a pas de transparence. Mais la réalité est très simple : non seulement il y a de la transparence, mais il y a aussi un dialogue nourri. Toutes les décisions prises passent par le conseil d’administration, et l’ensemble des représentants du personnel, ainsi que les étudiants et étudiantes, peuvent être présents s’ils ou elles le souhaitent. Avant le conseil, il y a aussi des réunions préparatoires où l’on débat des questions en amont, où des éléments, des éclaircissements, sont donnés. Ce n’est pas possible d’entendre qu’il n’y a pas de transparence. C’est la transparence la plus claire. 

Les agents ont tout de même dû se mettre en grève pour obtenir gain de cause.  

On tire toujours des enseignements pour que cela ne se reproduise pas. Il faudra mieux anticiper à l’avenir. Mais je sais aussi que la porte de Raphaël Imbert est ouverte en permanence. Qu’il rencontre parfois des représentants syndicaux en dehors des réunions préparatoires. Après ils peuvent contester, ne pas être d’accord. Certains représentants du personnel – pas la majorité – ont peut-être autre chose dans la tête, surtout en période électorale. 

Qu’est-ce qui vous fait penser cela ? 

Quand je me suis rendu mercredi matin au Conservatoire, j’ai croisé Sébastien Barles et trois personnes de la France insoumise, qui m’ont dit qu’ils étaient allés voir les agents d’accueil. Si c’est pour soutenir dans leur grève, ça ne me dérange pas, mais parfois, on est aussi capable de souffler sur les braises… 

Des représentants du personnel ont aussi dénoncé les choix dans le budget du Campus. Il serait favorable à la direction, au détriment des agents de contact, et des missions pédagogiques. 

Sur le financement, on hérite d’un établissement qui a été créé dans le passé, que l’on continue d’accompagner puisque le principal financeur c’est la Ville. Mais l’objectif c’est qu’il soit de plus en plus autonome de la municipalité : non pas que la Ville se désengage, mais qu’il y ait aussi l’État dans une plus grande part. Quant à la Région, le Département et la Métropole, ils sont aujourd’hui complètement absents. La Métropole a par exemple une compétence obligatoire en matière d’enseignement supérieur, ce qu’il y a aux Beaux-Arts. Or la Métropole ne l’exerce pas. Elle argue qu’elle n’a pas la compétence culture, alors qu’il n’est pas question de cela, mais bien d’enseignement supérieur. À ce titre, elle devrait financer une grande partie de l’établissement. D’ailleurs, la Métropole finance allègrement le Conservatoire d’Aix-en-Provence… Il y a une volonté de ne pas aider Marseille. C’est paradoxal pour une présidente de Métropole qui est candidate à la mairie de Marseille. 

Dans les contestations sur la répartition du budget, certains estiment qu’il y a des économies à faire en interne. Dans le budget proposé mercredi, il a été proposé une baisse de 4% dans les dépenses au niveau de la direction générale, du secrétariat général, et de l’administration. Certains estiment que l’argent qui est mis pour le secrétariat général, ou la direction, prive en même temps les missions pédagogiques. C’est faux. On ne touche pas aux missions des enseignants et enseignantes, on fait très attention à ça. 

Vous apportez toujours votre soutien à Raphaël Imbert ? 

Bien sûr, on a la chance d’avoir en directeur général un artiste capable de gérer un tel établissement. Il a dirigé le Conservatoire avant le Campus Art Méditerranée, et personne n’a jamais remis en cause cette gestion. Mais il y a des expressions parmi les représentants du personnel – quelques-uns, pas la majorité – qui remettent en cause sa légitimité. Mais en quoi peuvent-ils juger la légitimité d’une personne qui a fait ses preuves ? En tant que jazzman reconnu, et en tant que directeur de conservatoire. 

Je le soutiens d’autant plus que mercredi, devant le Conservatoire, il a entendu quelqu’un lui dire « voleur, on sait ou t’habites ». C’est inadmissible, je le condamne, et je souhaite qu’il y ait des suites données. Le conflit, c’est la vie. Mais dans le respect. 

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR NICOLAS SANTUCCI

C’est quoi le Campus Art Méditerranée ?
Campus Art Méditerranée est le nouveau nom donné à l’Inseamm (Institut national supérieur d’enseignement artistique Marseille Méditerranée). Il regroupe le Conservatoire de Marseille, l’école des Beaux-Arts, et l’Ifamm (Institut de formation artistique Marseille Méditerranée). Le budget de cet Établissement public de coopération culturelle, dirigé par Raphaël Imbert depuis octobre 2023, est abondé en grande partie par la Ville de Marseille (16,5 millions) et par l’État à hauteur d’1,2 million. N.S.

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Roommates

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Room with a view © Maria Baranova

Le Ballet national de Marseille revient aux Salins trois ans après son dernier passage, et présente un programme audacieux qui déploie un univers dansé kaléidoscopique et aux écritures plurielles. Sur scène, onze interprètes font vivre des œuvres appartenant au répertoire du Ballet depuis 1992 et trois créations de 2022. On y croise l’hyper-réalisme de Peeping Tom, le minimalisme de Lucinda Childs, les influences urbaines de François Chaignaud et Cecilia Bengolea et les mouvements poétiques de Claude Brumachon et Benjmain Lamarche. Cet alliage ambitieux s’achève sur un extrait de l’incontournable Room with a view, une création qui avait invité Rone – artiste et producteur de musique – à travailler avec (La)Horde.

L.S.
22 janvier
Les Salins, Scène nationale de Martigues

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Un grand récit

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Un grand récit © Christian Varlet

Un grand récit est un voyage dansé qui a été créé fin 2025. Nacim Battou – collectif Ayghama – interroge notre rapport à l’histoire dans une fresque où huit interprètes racontent ce qui nous relie, nous traverse où nous rassemble. Venus d’horizons différents, les danseurs·euses dessinent une utopie, une utopie qui propose une alternative à notre lecture des récits du passé. Un choix qui touche au candide, mais n’est-ce pas une manière transgressive d’inventer sa propre légende, de réapproprier et incarner par le corps nos grands récits et nos petites histoires intimes ?

L.S.
23 janvier
Châteauvallon, Scène nationale d’Ollioules

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Soirée Coline

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PRINTEMPS de Michel Kelemenis © MBarret-Pigache

La Colonne, à Miramas, propose une soirée à double programme avec les danseurs de l’école de danse Coline. En première partie, la chorégraphe belge d’origine australienne, Joanne Leighton, signe une quatrième création pour cette formation avec Forêt(s). Elle y compose une danse collective où le mouvement perpétuel fait apparaître ou disparaître des formes circulaires. Place ensuite à Michel Kelemenis, qui propose avec PRINTEMPS une danse autour du Köln Concert de Keith Jarrett – qui fête son cinquantième anniversaire.

L.S.
23 janvier
Théâtre La Colonne, Miramas

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Derrière le tyran, chercher la mère

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Andrea Bajani © Adolfo Frediani

« Je n’ai jamais rien écrit au sujet de ma mère. Je n’ai jamais pensé qu’il vaille la peine de parler d’elle […]. L’encombrement familial était entièrement consacré à mon père, qui s’était placé au centre de la scène et avait rédigé la version unique du roman de la famille. »

Dès l’incipit, le ton est donné. C’est bien d’un tyran dont Bajani – l’Emmanuel Carrère italien – va nous parler dans ce roman qui a obtenu le prix Strega – l’équivalent du Goncourt – en 2025. Un tyran ordinaire dans son rôle de pater familias au pouvoir absolu, « voix et bras de la loi ». Le narrateur, double de l’auteur, revisite une enfance marquée par la terreur face à cet homme qui « avait besoin d’effrayer pour se sentir aimé même s’il savait d’instinct qu’aucune crainte ne suffirait à lui apporter autant d’amour qu’il le voulait, ou plutôt que la crainte ne ferait que provoquer peur, insincérité ». La mission que Barjani s’est fixée à travers une écriture au scalpel : « désincorporer » la mère du père, « la soustraire à l’invasion », lui « redonner existence », « la « réhabiliter ».

Violence et adultère

Au côté du narrateur enfant, on sent la tension monter lorsque l’heure de retour du père approche. On vit avec la mère, les quelques tentatives avortées de se soustraire au joug : un CDD de caissière de quelques mois « seule période où elle avait quelque chose à raconter, ce qui n’était jamais arrivé auparavant et qui n’arriverait plus ensuite », un café avec une amie du quartier que son père considère d’un œil soupçonneux : « sa conséquence fut la disparition de l’amie, l’interdiction de la voir. » Et puis l’adultère : « il avait persuadé ma mère d’accepter cette liaison selon le double argument d’une nécessité existentielle pour lui (il “en avait besoin”, il “ne se sentait pas vivant”) et d’une sauvegarde objective, à ses dires, du temps qu’il passait avec ma mère. Il ne la privait de rien ».

Le récit va crescendo. Oscillations entre contrôle total et explosions : père qui flanque par terre le gâteau d’anniversaire de la sœur, père qui se rue, hachette à la main, sur le canoé des vacances pour le détruire. Constellation de crises, « évidence d’un désespoir, d’un tableau psychique complexe et d’un héritage fasciste nié, mais fondamental dans ses attitudes ».

Après chaque tempête, le père condamne la famille au silence durant des jours, avant d’aligner « trois mots dans une phrase, donnant le signal clair que la vie pouvait recommencer ». Si adulte, le narrateur échange avec ses parents par téléphone. Même à distance les émotions jouent les yoyos : « Lorsque la voix de ma mère était détendue, j’étais envahi par une sorte de joie lancinante (…) Un soulagement qu’il était facile de prendre pour du bonheur, alors qu’il était l’exact envers de la terreur ».

Dix années se sont écoulées depuis ce jour de décembre où l’auteur décide de rompre définitivement tout lien avec ses géniteurs. Le roman en fête l’Anniversaire… Une libération.

ANNE-MARIE THOMAZEAU

L’Anniversaire d’Andrea Bajani
Gallimard – 19 € 
Parution le 15 janvier

Voir Turbo briller

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Turbo © Olivier Chourreau

Sur la scène du Théâtre des Chartreux, Coco Mellier interprète Turbo, un personnage drag king/queer qui rêve des feux de la rampe. Depuis sa chambre d’éternel.le adolescent.e des années 2000, iel campe sur son fauteuil rose, devant un téléphone en fourrure qui ne sonne pas. Iel attend une réponse du bureau de candidature de l’émission des Super Super Super Star, qui pourrait lui donner sa chance. Turbo s’entraîne, se prépare, danse, lipsynque, transforme sa chambre en plateau télévisé et fantasme des shows imaginaires. 

Créé par Coco Mellier et Riv Espaignet de la Compagnie du feu, Turbo est tout autant un hommage à la culture drag qu’une invitation, accessible aux non-initiés, à la découvrir. Coco Mellier habite son personnage et puis le quitte de temps en temps pour s’adresser au public, alterne la performance drag et le récit de soi avec fluidité et pédagogie. Il évoque le trouble, la dysphorie, la joie trans et la découverte d’un alter égo drag réparateur, qui semble avoir toujours été là. Turbo troque sa robe de soirée pour un costume à paillette, transforme son miroir plein pied en table de mixage de salle des fêtes, passe de la pop star au queer de campagne solitaire, en embarquant son public avec humour et sensibilité. 

L’invisibilisation classiste des enfances queer en ruralité est aussi la source de la personnalité de Turbo, ses rêves de grandeur sont le reflet d’un besoin de reconnaissance, d’une attention qui ne se pose pas sur celleux qui n’en sont pas jugé.es digne. « Vous savez ,dans The Voice, ce moment ou le rideau se lève, et que la.e candidat.e avance sur scène invisible au jury, on entend son souffle dans le micro et puis iel commence à chanter etquelque chose se passe, sa vie vient de prendre une dimension extraordinaire. ». Les images se succèdent, les récits s’imbriquent et Turbose dévoile fier et vulnérable dans ce qui constitue, finalement, une lettre d’amour à l’identité queer.

NEMO TURBANT

Turbo a été joué le 17 janvier au Théâtre des Chartreux

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Danse avec les pauvres

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© Théâtre National Wallonie-Bruxelles

Rumba est le dernier volet de la « trilogie des pauvres diables » de l’auteur italien Ascanio Celestini, dont le Théâtre Joliette a accueilli les deux premiers, Laïka et Pueblo, en 2022. Toujours interprété par le comédien belge David Murgia, dans le même dispositif : un seul en scène frontal, décor minimal, accompagné par un musicien en live, en l’occurrence Philippe Orivel, au clavier et à l’accordéon. Un texte dense, un déluge de mots dit par un David Murgia au débit hallucinant, emportant le public dans ces histoires de gens de peu, qui rebondissent les unes sur les autres, tour à tour amusantes, poétiques, déchirantes, métaphysiques, traversées par l’évocation de la vie de Saint-François d’Assise.

Une attente sous les étoiles

Le spectacle se déroule la nuit de Noël, sur un parking désert de la périphérie d’Assise, en Italie : le narrateur et son acolyte musicien décident de préparer un petit spectacle religieux autour de la vie de Saint François d’Assise, imaginé à partir d’une page d’un prospectus piqué dans une église, en espérant que des cars de pèlerins viendront les voir, sans certitude que cela arrive.

La scène n’est occupée que par un rideau rouge et un portique. C’est par le récit et la voix de l’acteur que surgissent les lieux et les personnages, les « invisibles » : une femme « à la tête embrouillée », Job, le manutentionnaire illettré, « qui ne parle pas, il fait », Joseph le clochard, ancien gardien de cimetière en Afrique, qui chantait la vie des morts qu’il enterrait, huit enfants migrants qui se noient, sans comprendre ce qu’il leur arrive, dans la traversée de la Méditerranée, …

Trivial et métaphysique

Une suite de récits emboîtés, de fragments qui s’agrègent et se répondent dans un puissant raz-de-marée verbal, des jeux de narration où des personnages se croisent et se recroisent, où passé, présent et fable se mêlent. Des moments de comédie suivis de tragédies déchirantes, avec en contrepoint le récit de la vie de Saint François d’Assise, image de dépouillement radical et de proximité avec les démunis.

Un spectacle qui questionne ce que signifie l’humanité hier et aujourd’hui, ici et ailleurs, interroge le sacré et le marchand, conjuguant naturalisme et âpreté sociale à une écriture poétique à l’oralité débridée.

MARC VOIRY

Rumba était présenté le 17 janvier au Théâtre de la Joliette, Marseille

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