mardi 25 août 2026
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What did you expect ?

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What did you expect ? © X-DR

Difficile de savoir à quoi s’attendre avec Christian Ubl, nom bien connu de la scène chorégraphique marseillaise. Cet artiste formé au patinage, aux danses latines et contemporaines aime à penser des spectacles ludiques et conceptuels, s’articulant autour de la théorie du chaos et de l’enchaînement imprévisible. En compagnie du mentaliste Kurt Demey, et d’un public dont il attendra réactivité et même participation, le chorégraphe présentera sa dernière création What did you expect ? à Klap ce 24 juin, avant de l’emmener à Avignon pour le temps fort (et estival) des Hivernales.

 S.C.
24 juin
KLAP – Maison pour la danse
, Marseille

Retrouvez nos articles Scènes ici

Lovemusic

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Collectif Lovemusic © X-DR

À l’issue d’une résidence au GMEM, le collectif Lovemusic présente United States of Love 2.0, un concert consacré aux œuvres de jeunes compositrices et compositeurs de l’University of California, Berkeley. Durant plusieurs semaines, les membres de Lovemusic ont accompagné ces créateurs dans un processus de transformation des pièces, nourri par les répétitions et les sessions d’enregistrement. Cette démarche est cœur de l’identité du collectif. Fondé à Strasbourg, celui-ci s’attache à défendre la musique contemporaine à travers des collaborations horizontales et une approche immersive du concert. Sans chef, les musiciennes et musiciens apprennent à développer l’écoute collective et la scène devient un lieu d’interaction directe avec le public. Lumière, vidéo et scénographie participent à leurs propositions, pensées comme de véritables expériences sensorielles.

A.-M.T.
26 juin 
Friche Belle de Mai
, Marseille

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Chants Libres

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Sahak Mesrop © X-DR

Du 26 au 28 juin, Bargemon, Callas et Claviers accueillent l’étape provençale de Chants libres, festival national de chant choral. Cette édition 2026 met l’Arménie à l’honneur à l’occasion du jumelage entre Marseille et Erevan. Un fil conducteur qui traverse l’ensemble du week-end et trouve son point d’orgue dans Chanter Paradjanov, présenté au Théâtre de Verdure de Callas. Le spectacle rend hommage à Sergueï Paradjanov, figure du cinéma soviétique du XXe siècle. Né en Géorgie dans une famille arménienne, le réalisateur s’est imposé par une œuvre visuelle singulière, faite d’images symboliques, de références aux traditions populaires et de tableaux inspirés des arts plastiques. Son film Sayat Nova, consacré au poète arménien du même nom, est une œuvre marquante du cinéma d’auteur.

Du 26 au 28 juin

À Bargemon, Callas et Claviers

Un article complet est à lire dans notre magazine paru le 12 juin et toujours en kiosque.

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Encore Encore

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Encore Encore ©Thomas Castelas

Le festival électro revient pour sa 7e édition à Correns, dans le Var. Pour ouvrir sa première journée, le rendez-vous accueille Softness et sa flûte traversière, suivi de PPJ qui mélange la samba à la techno. Mai-Linh, Eau Vive b2b Nol et Abstraxion poursuivront entre house, trance et rythmes hypnotiques.

Le lendemain, Sauna Radio w. Renlo & Sean Fender, Schön Paul, Pastel, Gloria et Fabiola navigueront entre sonorités house, techno et surprises sonores. Dj Babatr apportera sa « raptor house », tandis que Deize Tigrona déploiera des sons funk cariocas. Caiman proposera son univers entre folk-rock et dream pop, Balthazar Montanaro fera dialoguer traditions occitanes et musiques contemporaines, et le Club de poésie sortira les mots du papier pour en faire une expérience vivante et joyeuse.

26 au 28 juin

Correns

Un article complet est à lire dans notre magazine paru le 12 juin et toujours en kiosque.

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FORTissimo

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© Ghizlane Laala

FORTissimo, qui investit les lieux patrimoniaux pour un été qui mêle jazz, musique de chambre et grand spectacle orchestral, a bien compris que le cadre faisait aussi partie de la musique. On ne vient pas seulement écouter, on s’imprègne d’un lieu, on visite une exposition avant le concert, on observe les étoiles après le dernier accord. Parmi les concerts, balades musicales, visites patrimoniales et moments de partage proposés, il y a, ce mercredi 24 (à partir de12h), Les Pianos sauvages. Des pianos « en liberté » pour écouter et/ou jouer sur plusieurs places publiques de Toulon, de La Seyne-sur-mer, de La Garde, de Cuers, de Brignoles, de Saint-Maximin, se concluant de 18 h à 20 h par un Grand final sur la Place Puget de Toulon.

Jusqu’au 19 septembre

Divers lieux, Toulon et alentours

Un article complet est à lire dans notre magazine paru le 12 juin et toujours en kiosque.

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Festival d’été de Châteauvallon

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Sunyoung Seo © X-DR

À Châteauvallon durant un mois, les spectacles exceptionnels vont se succèder sur la colline qui domine la baie de Toulon. Comme pour ses éditions précédentes, le Festival débute avec lyrisme ces 26, 28 et 30 juin, par une grande production de l’Opéra de Toulon. Madame Butterfly est un opéra étonnant, parce que la musique de Puccini est sublime, mais aussi parce que le personnage de la Japonaise trompée et délaissée est de fait au centre de la musique. Ce papillon, incarné par Sunyoung Seo, soprano sud-coréenne, se brûle les ailes, détruite par la domination coloniale et masculine. Elle ne se révolte pas, mais dit, en renonçant, toute la violence d’une femme, puis d’une mère, dupée et arrachée à sa culture.

Du 26 juin au 28 juillet

Châteauvallon, scène nationale d’Ollioules

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Design Parade

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Eduardo Altamirano © Daniel Martinez

L’année 2026 marque les 20 ans du festival consacré au design d’objet à Hyères et les 10 ans de sa déclinaison toulonnaise dédiée à l’architecture intérieure. Deux concours, récompensés par différents prix, réunissent dix finalistes en design d’objet et dix en architecture intérieure. Leurs projets sont exceptionnellement, pour cette édition anniversaire, exposés tout l’été dans les espaces de la Villa Noailles.

Également au programme l’exposition 20+10 : Génération(s) Design Parade, traversée historique du festival, qui réunit designers, architectes d’intérieur et créateurs passés par la Villa Noailles, aujourd’hui devenus des figures importantes de la scène internationale. Et Suivez le fil ! Design et Textile, présentée à l’Hôtel des Arts, qui explore les liens entre textile, espace et architecture intérieure.

Du 25 au 28 juin

Expositions ouvertes jusqu’au 30 août

Hyères et Toulon

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Festival Beleza

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Siska © X-DR

Au bord du plan d’eau des Ferréols, à Digne-les-Bains, percussions, samba, musiques afro-fusion et contes prennent possession des lieux durant deux jours, les 26 et 27 juin. Ouverture avec un concert de batucada signé Balaphonik Sound System, suivi de La Cie Gorgomar avec le spectacle Heureuse comme Armelle qui raconte, avec humour, les épopées d’Ulysse. Enfin, la soirée se terminera au son des rythmes électro de DJ Fader.

Au programme de la deuxième journée, un conte musical de l’association Maracâ, deux spectacles de Frédéric Naud, et de la musique avec Siska, illustre chanteuse de reggae marseillaise, The Bongo Hop, groupe musical inspiré des sonorités caribéennes et colombiennes, et le Mobylette Sound System, collectif de DJ marseillais à roulettes.

26 et 27 juin

Plan d’eau des Ferréols, Digne-les-Bains

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Partir en Escapades

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Illustration par Mona Lobert

Le théâtre Durance organisait la seizième édition des Escapades, rendez-vous musical gratuit devenu incontournable à Château-Arnoux-Saint-Auban (04) les 18, 19 et 20 juin, pour célébrer la fin de sa saison théâtrale. « Avec ce festival, on veut donner des clés de compréhension du monde par l’art, sans jamais être hors-sol, comme nous le faisons dans toute notre programmation théâtrale au cours de l’année » explique Elodie Presles, directrice de cette Scène nationale. Pour la deuxième soirée, trois projets sont présentés.

En première partie, la chanteuse-poète OTTiLie [B], accompagnée pour la première fois de musiciens live, performe ses titres originaux en français, explorant des sujets profonds dans un mélange de poésie noire et de mélodies complexes. Puis c’est l’explosion de couleur avec le groupe toulousain Atomic Ping Pong (illustration), une claque musicale ! Des arrangements de clarinette-basse, de flûte traversière et de guitare électrique sur des titres sans filtre – en français – contre l’homophobie, le racisme, le machisme, le capitalisme. Et ça fait du bien. Le chanteur-claviériste canadien Jean-François Leclerc, à l’énergie débordante sur scène, porte avec brio et humour les titres, dans des jeux de question-réponse avec Coline Ellouz, à la voix captivante et profonde. Un groupe à voir et revoir en live, avec plusieurs dates dans toute la France et le 24 juillet à Avignon dans le cadre du festival Off. Pour clôturer la soirée, la DJ La Louuve proposait un set mêlant techno et raï. « C’est ma manière de mettre en avant la culture algérienne ! » explique la DJ, qui faisait la veille une date au Makeda à Marseille. Une soirée qui donne à penser autant qu’à voyager.

MONA LOBERT

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Lady Macbeth n’existe pas

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En Répétition © Olivier Querop

La pièce de Samuel Gallet parle, bien, de Shakespeare. De théâtre dans le théâtre, des enjeux d’aujourd’hui qui ne sont plus ceux d’hier, de traductions, de rapport entre les générations, de mansplaining. Qu’il met en scène lucidement avec un personnage acteur de 56 ans qui fait la bise aux jeunes femmes contre leur gré, et explique le théâtre à celle qui le dirige… Une pièce a priori bien de son temps, où on rappelle qu’Ophélmia, Lady Macbeth et Juliette étaient joués par des hommes, et que le genre des comédien·nes ne doit plus être un impératif dans les distributions.

Reste que ce texte, écrit par un homme, mis en scène par un homme Laurent Brethome, et une femme, Clémence Lebatut, trimballe et augmente les fantasmes shakespeariens sur la dangerosité féminine, et les sorcières maléfiques qu’elles sont toutes un peu. Une des personnages, qui défend un théâtre ancré dans le réel, répète qu’elle voit des Lady Macbeth partout, dans la rue, des exilées, des pauvres, des errantes. Or Lady Macbeth n’existe que dans le fantasme des hommes, tout comme Médée ou Clytemnestre : les femmes tuent très peu, et généralement par représailles de violences commises sur elles. Aucune Lady Macbeth ne traine dans les rues, et les exilées pauvres n’ont pas plongé leurs mains dans le sang de leurs victimes…

Life is not a tale

Les personnages de la pièce représentent donc une génération des comédien·nes genderfluid, à cheval sur le iel, mais qui trimballe pourtant sans problème cette vision de la femme sorcière avide de sang et de pouvoir. Et qui désire plus que tout incarner cette figure si peu féministe du répertoire, qui les pousse au harcèlement, au meurtre, à la folie collective. « Life is a tale », affirmait Macbeth ? Il est temps de sortir des schémas si genrés du répertoire, et d’affirmer sur scène que la vie n’est pas un conte.

Enfin, puisque le but d’une création de sortie d’école supérieure de théâtre est de mettre en valeur les comédien·nes à leur entrée dans la vie professionnelle, on ne peut que souligner le talent évident des 6 sortant·es de l’Eracm : Azenor Glotin, qui incarne la metteuse en scène déterminée, tourmentée par la mort de sa mère, Garance Courtial, qui joue très bien la mauvaise comédienne, Benoit Billon et Clarisse Ensenat, impressionnant·es de présence comique, Henri Ardisson et Amélie Kierzenbaum, très convaincant·es dans leurs monologues face public. Loin des « poor players » de Shakespeare qui s’agitent inutilement sur les scènes, « and then are heard no more » : on entendra parler d’elleux d’ici peu, et longtemps !

AGNÈS FRESCHEL

En répétition a été joué à l’IMMS, la Friche, Marseille, du 18 au 20 juin.

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