dimanche 8 février 2026
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Esquif

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Esquif © Christophe Raynaud de Lage

Avec Esquif, l’autrice et metteuse en scène Anaïs Allais Benbouali s’adresse pour la première fois au jeune public, dans ce spectacle qui interroge les inégalités abyssales de notre région. Elle confie à la mer Méditerranée le rôle de conteuse : témoin des passages de migrants et réfugiés en quête d’un avenir meilleur. Au violoncelle, Amandine Dolé incarne la voix de l’Océan Viking, navire de sauvetage de SOS Méditerranée, engagé depuis 2019 dans des missions de secours en mer. La pièce se présente comme un recueil de mémoires sensibles, et cherche à humaniser des rescapés trop souvent réduits à l’anonymat d’une crise humanitaire.

PAULINE LIGHTBURNE

Du 20 au 22 janvier
Zef, Scène nationale de Marseille

65 rue d’Aubagne à La Criée

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65 RUE DAUBAGNE 2025 - FILAGE © Clement Vial

Après l’Astronef, le Théâtre Antoine Vitez et le Théâtre de l’Œuvre, 65 rue d’Aubagne de Mathilde Aurier s’empare de La Criée, pour six représentations, du 14 au 18 juillet. Dans cette pièce, la dramaturge met en scène l’histoire de Nina (Camille Dordoigne), habitante des immeubles effondrées le 5 novembre 2018, mais absente ce matin-là. Mathilde Aurier a construit son récit en l’interrogeant elle, mais aussi des proches de victimes, des membres du Collectif du 5 novembre, des habitant·es de Noailles, des associations. Il en ressort du théâtre documenté qui donne à son récit l’effroi du réel, la pudeur de la fiction. Un tableau puissant du drame marseillais, qui sait jongler entre l’intime et le politique ; le tragique et le documentaire. À voir absolument.

Nicolas Santucci

Du 14 au 18 janvier
La Criée, Théâtre national de Marseille

Les Meutes

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Les Meutes © Vincent Berenger

La Compagnie Microscopique efface la dichotomie entre réel et imaginaire avec cette création immersive. Dans Les Meutes, d’Éloïse Mercier, chaque spectateur peut se retrouver avec ses failles, ses inquiétudes ; ses convictions aussi.

L’univers de la forêt y est omniprésent : un paysage onirique dans lequel évolue la meute de Lou, le personnage principal. Une meute représentant la pression sociale et la force du groupe. Mais également la meute que chacun a en soi, cette force profonde qui anime, consciemment ou non. Les silences, autant que les paroles, sont significatifs et proposent un moment d’intériorisation.

MANON MILLET
14 janvier
Les Salins
, Scène nationale de Martigues

Dans ton intérieur

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Dans ton intérieur © Indra Crittin

Une pièce de théâtre documentaire intime, où la comédienne et performeuse Julia Perazzini part sur les traces de son grand-père paternel italien, un homme dont elle porte le nom mais dont l’existence reste pour elle une énigme presque totale. Une enquête personnelle qui devient un récit scénique qui bouscule les codes du théâtre documentaire, en mêlant introspection, humour et poésie : objets qui frémissent, tiroirs qui s’ouvrent d’eux-mêmes et fantômes qui se réveillent. Une proposition artistique à l’écriture savoureuse qui interroge la mémoire, la présence invisible des absents et la construction identitaire.

M.V.

15 et 16 janvier

Zef, Scène nationale de Marseille

Tresser une couronne

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Photos du travail de la performeuse Laetitia Ky

« Comment prendre soin des cheveux crépus quand on ne nous l’a jamais appris ? » C’est le point de départ de création pour la nouvelle pièce de Laurent Franchi – Tresser une couronne. Une question pas si anodine, puisque qu’elle interroge le racisme dans notre société, et comment un père adoptant peut en protéger son fils racisé. S’inscrivant dans la continuité d’A Voix Puissante, qui interrogeait la parentalité – en particulier l’homoparentalité – le metteur en scène met ici, en mots et en images, tout le processus de déconstruction de sa blanchité. À la fois enquête et épopée intime, la pièce – toujours en cours de création – sera nourrie par des témoignages de familles mixtes et des recherches scientifiques.

Carla Lorang et Lavinia Scott

15 janvier
Bistrot Le 40, Valréas
Une proposition du Centre dramatique des Villages du Haut-Vaucluse

A.-S. Turion en création

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© Lamy

La même chose mais pas tout à fait pareille est une expérience théâtrale participative, où « l’idée de participation est prise dans un sens trèèès large », conçue par Anne-Sophie Turion, autrice, metteuse en scène et performeuse associée à La Bande du ZEF.

Avant la création de son spectacle (du 28 au 30 janvier), c’est une invitation à découvrir le processus de création en cours, tout en testant les interactions possibles entre le public et la structure du spectacle en devenir : chacun·e est invité·e à accomplir de micro-actions discrètes – regarder simultanément un plafond, écouter des chuchotements, déplacer des objets légers, suivre une partition individuelle – qui influencent la dynamique du rassemblement et font émerger des phénomènes de rencontre inattendus.

M.V.

15 janvier (14h)

Zef, Scène nationale de Marseille

Kay ! Lettres à un poète

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Kay ! © R.Arnaud

Écrivain et poète jamaïcain naturalisé états-unien, Claude McKay fut l’un des plus fiers représentants du mouvement de la Harlem Renaissance, ainsi qu’un militant pour les droits civiques proche des milieux révolutionnaires. Il fut également un grand voyageur, sillonnant l’URSS et l’Europe, et consacra plusieurs de ses écrits à la ville de Marseille. Avec Kay ! Lettres à un poète disparu, le réalisateur Matthieu Verdeil, et Lamine Diagne, auteur, comédien et multi-instrumentiste, lui rendent un vibrant hommage sous forme de spectacle protéiforme alliant vidéo, jazz et texte. Lamine Diagne s’y invente un dialogue épistolaire avec l’écrivain à propos de Marseille, et de leurs places respectives d’homme noir dans la société occidentale.

C.M.

15 et 16 janvier

Bois de l’Aune, Aix-en-Provence

Petite balade aux enfers

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Petite balade aux enfers © Stefan Brion

Mis en scène, scénographié et adapté par Valérie Lesort, Petite balade aux enfers propose une version miniature, mêlant chant lyrique et manipulation d’objets, du mythe d’Orphée et Eurydice, inspiré de l’opéra de Christoph Willibald Gluck. Sur scène, évoluant dans des décors en carton-pâte soigneusement éclairés, évoquant un opéra-comique miniature, les personnages sont des mini-chanteurs-marionnettes, mi-humains, mi-fantastiques. Marie Lenormand (Orphée), Caroline Guentensperger (Eurydice) et Amélie Tatti (Amour) sont accompagnées au piano par Nicolas Royez et soutenues par les voix de la Maîtrise Populaire de l’Opéra-Comique.

M.V.

Du 14 au 16 janvier

Théâtre du Jeu de Paume, Aix-en-Provence

Un week-end avec Bach

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David Lively © Soudoroguine

C’est un week-end de rêve, intégralement consacré à Bach, qu’a concocté la Société marseillaise des amis de Chopin en collaboration avec la Société de musique de chambre de Marseille. Pendant deux jours, le public pourra explorer différentes facettes du Cantor de Leipzig. Le voyage débute le samedi 17 avec un programme consacré aux influences transalpines du compositeur. Floriane Hasler, Florian Caroubi, Marine Faup-Pelot et Julien Beaudiment révèleront comment Bach s’est nourri de la musique italienne pour enrichir son propre langage. La soirée se poursuivra avec David Lively qui s’attaquera à l’un des sommets de la pensée musicale : L’Art de la fugue. Le dimanche verra ces mêmes interprètes explorer L’Offrande musicale, avant que Marie-Rosa Günter ne clôture ce week-end exceptionnel par les Variations Goldberg, monument d’intelligence et de virtuosité.

 A.-M.T.
17 et 18 janvier 
Temple Grignan
, Marseille

Jean-François Dichamp

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Jean-François Dichamp © Sam McElroy

À l’invitation de Marseille Concerts,Jean-François Dichamp nous embarque dans ses « Folies d’Espagne » à destination de l’Escurial, ce majestueux palais-monastère construit au XVIe siècle par Philippe II près de Madrid et symbole de la grandeur impériale. Le pianiste interprètera des extraits des Goyescas, œuvres phares du répertoire espagnol pour piano qui exigent une virtuosité exceptionnelle. Au programme également des pièces de Domenico Scarlatti. Bien qu’italien, le compositeur baroque a passé l’essentiel de sa carrière à la cour d’Espagne, composant plus de 550 sonates pour clavier. La musique populaire ibérique, avec ses rythmes de danse et ses dissonances audacieuses, a profondément marqué son œuvre. Le rapprochement entre Scarlatti et Granados, séparés par deux siècles, révèle cette fascination commune.

A.-M.T.
18 janvier, 11 h
Foyer de l'Opéra de Marseille

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