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Baoum : le cirque comme doudou

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Baoum © Fanny Magot

Sous la pluie marseillaise, un matin ordinaire devient une expérience sensorielle partagée. Avec Baoum, la compagnie Scom propose un spectacle de cirque et de danse pensé pour les tout-petits, où souffle, bruit et mouvement composent une matière poétique. Une pièce qui rappelle que le jeune public est un public à part entière, peut-être le plus exigeant.

Le dispositif scénique se présente comme un cocon. Rose pâle et blanc dominent, les gradins miniatures et circulaires sont installés à hauteur d’enfant. Ici, pas de frontalité : tout invite à la proximité. Le temps de l’accueil est soigné, assuré par les artistes eux-mêmes qui distribuent des ballons de baudruche. Au centre, un ballon coiffé d’un casque, relié à une console de loopers, annonce l’univers sonore à venir.

Les premiers sons naissent du souffle s’échappant d’un ballon dégonflé, mêlé à des bruitages façon beatbox, joués en direct par Augustin. Ils accompagnent la performance de Violetta, une acrobate, qui pratique l’acrodanse, une discipline qui mélange danse et cirque. Ensemble, les interprètes explorent les liens entre l’air et le corps, le geste et le son. Le ballon devient membrane sonore, le souffle moteur du mouvement.

Baoum ne raconte pas une histoire au sens classique, mais développe une dramaturgie du sensible : gonflement, tension, attente, explosion. Chaque « baoum » est aussitôt adouci par un sourire, un geste rassurant, une pluie de confettis. La peur se dissout, le rire surgit. Sans discours pédagogique, le spectacle interroge subtilement l’interdit et sa transgression, en transformant l’éclatement du ballon en jeu partagé. La fin ouvre l’espace : les enfants investissent la scène, dansent, rient, entraînant parfois les parents. Le spectacle ne se regarde plus, il se vit.

ISABELLE RAINALDI

Spectacle donné le 31 janvier à Archaos, Pôle national cirque, Marseille.

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Préludes napolitains

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c A.-M.T.w

Par leur complexité, leur expressivité et leur technicité, les dix préludes de Raffaele Calace sont souvent comparés aux 24 caprices de Paganini pour violon. Cette œuvre colossale n’avait jamais été jouée à Marseille dans sa totalité. Né à Naples en 1863, le compositeur, avec près de 200 créations à son actif, est la figure la plus marquante de l’histoire de la mandoline. Il a transformé l’instrument, jusqu’alors cantonné à un rôle d’accompagnement, en un bijou de virtuosité soliste.

Avant les préludes, Palumbo a partagé la scène avec Vincent Beer-Demander, concertiste international, professeur au Conservatoire Pierre Barbizet et créateur de l’Académie de Mandoline de Marseille. Leur duo – deux mandolines dans un andante puis un allegretto grazioso – a révélé une belle complicité, les deux instruments jouant, dialoguant jusqu’au final jubilatoire.

Puis Palumbo s’élance seul dans les préludes. Le premier, d’une couleur romantique qui évoque Brahms, est interprété les yeux fermés, totalement habité. Le jeune soliste confie que c’est un prélude qu’il écoutait avec son père. Le second est plus fantastique, avec des accents verdiens, plus sombre, et s’achève par une ritournelle lumineuse comme un happy end après des heures obscures. Le troisième affiche densité et folie. Le cinquième abandonne la mélodie pour un discours plus intellectuel, avec des nuances extraordinaires. Le dixième en sol mineur a la stature d’un orchestre entier, intense et beethovenien. Le onzième est très court ; le douzième, en si bémol majeur, possède un côté mozartien. Le quinzième en sol mineur donne l’illusion d’un duo – mais c’est toujours un seul musicien. Et le dernier, dit Grand Prélude, couronne tout : une montée chromatique ahurissante qui débouche sur un moment d’allégresse intense, d’une élégance absolue.

Le programme se poursuit avec la Mazurka Op. 141, cette fois pour mandoline et mandole. Palumbo dans les aigus et VBD dans les graves, léger, dansant, virevoltant, excellent dans ce changement d’ambiance.

ANNE-MARIE THOMAZEAU

Le concert s'est déroulé le 31 janvier à Archipel 49, Marseille.

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Le jazz en commun

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Mare Nostrum Trio © X-DR

Richard Galliano, Paolo Fresu et Jan Lundgren se sont réunis il y a vingt ans pour une série de concerts, et le fruit de ce travail est devenu un projet qui dure : Mare Nostrum Trio. Cette année, ils sortaient leur quatrième album, Mare Nostrum IV, et se rendaient au Grand Théâtre de Provence pour faire découvrir au public aixois leur musique teintée de folk, à l’inspiration classique et toujours jazz.

Un trio aux trois nationalités différentes – suédoise, française et italienne – et un effectif inhabituel pour le jazz : accordéon, piano, trompette et bugle – sans batterie. Un jazz qui mêle mélancolie nordique avec la une chaleur méditerranéenne, une musique qui traverse l’Europe, et ses sensibilités. Le répertoire y est alimenté par chaque musicien de leurs compositions mais aussi de quelques reprises, comme Les moulins de mon cœur de Michel Legrand, La Vie en Rose qui conclue le concert avec une salle qui le reprend en chœur.

Dans l’ensemble, le jazz du groupe, reste dans une atmosphère suave, lisse, une ambiance rêveuse qui renvoie à des scènes de films rétro, des ballades sur les quais de Seine. Parfois, restant un peu trop en surface, les sonorités de ces instruments peinent à exprimer davantage de profondeur. Mais quelques morceaux font jaillir des pépites auditives comme les compositions atmosphériques de Richard Galliano sur Belle-Île en mer ou Aurore, enchaînées l’une à la suite de l’autre.

Il y a le souffle dans le coffre de l’accordéon, comme les vagues de la mer, ce vibrato, aussi qui donne un effet presque synthé à l’instrument. Paolo Fresu claque un rythme sur le bord de sa bugle et Jan Lundgren effleure les cordes dans le coffre du piano. Peu à peu une mélodie émerge, folklorique et entraînante, elle se transforme, de plus en plus crescendo jusqu’à éclore en ébullition jazz, pleine de variantes, et même une petite référence joyeuse à Hey Jude qui saisit le public.

LAVINIA SCOTT

Concert donné le 27 janvier au Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence.

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Les cordes de l’espoir

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Bilal Alnemr © ClasseekMusic

Les Cordes de Shams – Music for Intercultural Dialogue a été créée en 2024 à l’initiative de Bilal Alnemr, violoniste d’origine syrienne. L’association a pour vocation d’accompagner, de former et de soutenir de jeunes musiciens talentueux exilés en Europe. La soirée débutera par un court documentaire, Un violon contre la guerre, diffusé dans l’émission « Envoyé spécial » le 30 octobre dernier, retraçant le parcours remarquable de Bilal.

La projection sera suivie d’un concert de 30 minutes lors duquel Bilal interprétera la Partita n° 2 de J.-S. Bach. Composée vers 1720, c’est l’un des sommets absolus du répertoire pour violon solo dont on connait bien la Chaconne, mouvement final monumental de 15 minutes qui développe plus de 60 variations sur une progression harmonique de quatre mesures. Bach y crée l’illusion d’un orchestre complet avec un seul violon.

De Damas à Aix

Cette œuvre est digne de la vie incroyable de Bilal. En 2009, dans une maison de Damas, il découvre la musique classique dans la clandestinité. Depuis le toit, Bilal capte la chaîne Mezzo grâce à une antenne bricolée par son père qui lui a offert son premier violon. Fasciné par les virtuoses qu’il observe à l’écran, le jeune garçon apprend en autodidacte, reproduisant inlassablement leurs gestes, sans savoir qu’un jour ils deviendront ses professeurs.

Repéré pour son talent extraordinaire par des musiciens français, Bilal a l’opportunité d’étudier au conservatoire d’Aix-en-Provence et quitte son pays. Mais la guerre éclate en Syrie. Séparé de sa famille, pendant sept longues années, il poursuit seul en France sa formation auprès des plus grands noms de la musique classique.

Son parcours exceptionnel l’amène à jouer aux côtés d’Hélène Grimaud, Renaud Capuçon et Barbara Hendricks. Il intègre le prestigieux West-Eastern Divan Orchestra de Daniel Barenboïm, formation emblématique créée pour favoriser le dialogue entre jeunes musiciens israéliens, palestiniens et d’autres pays du Moyen-Orient. La musique devient pour lui un espace de paix et de rencontre.

Le Festival Ugarit

En 2016, grâce à la mobilisation et à la solidarité provençale, sa sœur et ses parents le rejoignent enfin. La famille s’installe à Vauvenargues, au pied de la Sainte-Victoire. Pour remercier ceux qui leur ont ouvert leurs portes, Bilal offre en 2022 un concert aux habitants. Celui-ci débouchera sur l’organisation du Festival Ugarit, qui se tient désormais chaque été –du 17 au 22 juillet 2026, cette année – en Provence. Son nom fait référence à la cité antique syrienne où furent découvertes les plus anciennes partitions musicales connues. Ce festival porte un double symbole : celle des racines syriennes et de l’hospitalité provençale.

Avec les Cordes de Chams, Bilal veut aller plus loin encore. Donner à d’autres artistes la chance qu’il a lui-même connue. La soirée du 7 février permettra au public de découvrir cette nouvelle action et de la soutenir.

ANNE-MARIE THOMAZEAU

Bilal Almener
7 février, 17h30 
La Manufacture, Aix-en-Provence

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Créé ensemble

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© Yohanne Lamoulère

Si d’ordinaire, venir au théâtre consiste à s’asseoir dans les gradins et à regarder les comédien·nes s’échanger des répliques sur scène. Surprise. Au Zef ces 29 et 30 janvier, le public devient le moteur de l’action. Adepte des dispositifs scéniques originaux, Anne-Sophie Turion déploie ici un récit participatif en cinq chapitres et invite son public à lâcher son téléphone, se rencontrer et surtout ralentir.

Un dispositif peu ordinaire

Dès l’entrée la consigne est donnée : « À votre arrivée en salle, asseyez-vous directement sur la scène. » Puis, une petite enveloppe orange avec écrit : « Ouvre-moi lorsque tu n’entends plus un bruit » est distribuée. Faire taire quarante personnes sans recourir à la parole est un pari risqué qui prend un certain temps. Pourtant, peu à peu, le volume baisse, les bavardages se dissipent.

Installés sur des chaises disposées en carré autour de la scène, les gens se regardent, perplexes, presque un peu gênés mais surtout à l’affût d’un silence devenu rare dans notre société. Les premières enveloppes s’ouvrent. Les premiers déplacements émergent. Puis attente. Silence. Perplexité. Soudain, une boîte tombe délicatement du plafond. Personne ne s’en doute encore, mais ce qu’elle contient est central. Il s’agit du décors, mieux les instructions de son installation. Avec une certaine réserve, chacun·e pioche sa mission allant d’aider à déplacer une énorme boulette de papier jusqu’à offrir des chips à ses voisin·es. Une musique de Stromae tourne en fond. Grâce aux micro-actions collectives, le décor s’installe peu à peu dans une ambiance, oscillant entre chantier et soirée improvisée.

Un spectacle collectif

Pensée comme un dispositif participatif et déambulatoire, la pièce place les spectateur·ices dans des situations d’interaction à la fois loufoques et intimes. Les tableaux se succèdent, remplis d’interactions et d’interrogatoires tantôt bruyants tantôt silencieux. « Quelle est la circonférence des oreilles de la personne en face de vous ? »

Habituée au détournement d’objets et aux créations collectives, Anne-Sophie Turion explore l’intime à travers une quête commune. Si l’histoire se déploie en cinq chapitres, elle donne la curieuse impression d’avoir vécu mille et une soirées laissant le cerveau bien rempli d’un tas d’informations insignifiantes sur ses partenaires de jeu.

CARLA LORANG

Le spectacle a été créé les 29 et 30 janvier au Zef, Scène nationale de Marseille.

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Marina Otero : Ce qu’elle appelle mémoire

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Kill Me, Marina Otero © Marina Caputo

Dans la lignée – plus pop et entraînante – d’Angélica Liddell, la chorégraphe Marina Otero creuse depuis 2020 un sillon passionnant, où les ambiguïtés de l’autofiction se heurtent à un rapport radical au corps et à la douleur. Troisième volet de son projet autofictionnel Recordar para vivir (se rappeler pour vivre), Kill me interroge une fois de plus, après Fuck me et le seule en scène Love me, la folie amoureuse, la crise intime et les lignes de fracture entre sincérité et performance. Sur scène, vidéos, témoignages, mouvements et retournements s’enchaînent pour donner vie à un alter ego dont les pulsions suicidaires n’ont jamais été aussi criantes.

Sincérité toute nue

Une fois de plus, la danseuse et chorégraphe s’incarne sur scène sans concession. Le récit débute sur un nouveau diagnostic psychiatrique, tombant comme un couperet : un trouble borderline. Les trois danseuses et la musicienne qui se joindront ensuite à elle – Ana Cotoré, Myriam Henne-Adda, Natalia Lopéz Godoy, Javiera Paz –, en souffrent également.

Tomás Pozzi, émanation d’un spectre de Nijinsky, est quant à lui atteint de schizophrénie. La mise à nu se fait ici aussi bien littérale que psychologique, dans un dispositif où les corps deviennent à la fois surfaces de projection, preuves vivantes et champs de bataille. Et la fragilité de se faire, plus que jamais, une inépuisable matière chorégraphique.

SUZANNE CANESSA

Kill me, Marina Otero

6 février
Pavillon Noir, Aix-en-Provence

10 février
Les Salins, Scène nationale de Martigues

13 février
Les Hivernales, CDCN Avignon

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Kill Me, Marina Otero © Sofia Alazraki

Duo ascendant

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Mega Lune © Camille Holtz

Zébuline. Vos textes sont souvent portés par des sujets de société, du féminisme à la géopolitique. Qu’est-ce qui vous plaît dans les textes à caractère engagé ?

Faustine. À la base, je suis artiste plasticienne et je fais du documentaire, milieu dans lequel nous travaillons déjà ensemble. Encadrer les thèmes de nos morceaux nous permet de rester ancrés dans la réalité, sans partir dans des limbes musicales autocentrées. On a ce rapport à la réalité crue, aux questions territoriales ou de migration, d’identité. Le féminisme est une lutte indispensable que je tiens au corps, un enragement. Cela me permet de m’affirmer en tant que femme et de tirer un fil depuis le texte jusqu’à la scène, d’essayer d’y mettre un coup de pied dans les codes de la chanteuse en la transformant parfois en monstre.

Votre univers musical est singulier : les riffs techno, EBM, synthwave s’habillent d’un chant pop qui tire vers le lyrique. Comment est née cette pâte ?

Tim : Faustine vient du chant lyrique, et j’étais plutôt un rockeur guitariste et chanteur dans mes jeunes années. On a eu envie de se retrouver dans ce projet et je me suis mis aux machines et au synthé, car c’est l’électro et la techno qui nous réunissaient. On s’est pas mal cherchés sur l’équilibre pop/techno et je pense qu’on s’est trouvés, à l’image des deux derniers titres de l’album : Queen of tyrannie et Megalo.

Dans le clip de Queen of Tyrannie – comme souvent dans votre direction artistique – on retrouve à la fois l’univers du drag, du gothique et des allusions au gore. Quelles sont vos inspirations ?

F. Le classique, le baroque, le métal… J’adore la question du genre brouillé, de l’entre-deux, d’où le drag : la performeuse trans russe Gena Marvin ou le groupe punk Fecal Matter m’inspirent beaucoup. On a aussi une fascination pour le monstre, la figure ambivalente, le personnage en mutation par différentes phases, comme la nymphose, qui nous passionne.

Côté vidéos, vous semblez prendre beaucoup de plaisir à imaginer et varier les ambiances de vos clips, que vous réalisez en grande partie vous-mêmes. Comment l’expliquez-vous ?

T. C’est notre métier et on a trouvé un endroit où l’on peut faire ce qu’on veut et nous-mêmes. Chaque single a un clip, c’est notre côté MTV des années 1990, Michel Gondry etc. On aimerait casser les murs entre les disciplines, et nous adorerions le faire à la release party du 7 février.

Quels sont vos projets et désirs pour 2026 ?

T. On veut avancer sur le deuxième album, et trouver un tourneur pour jouer plus. On veut se focaliser sur la scène, après avoir bossé les clips et la promo à fond pendant plusieurs mois. On va jouer au Nouveau Casino [à Paris, ndlr] avec un collectif, et on adorerait monter nous même une asso réunissant les artistes techno live de Marseille.

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR LUCIE PONTHIEUX BERTRAM

Mega Lune (release party)
7 février
SoMa, Marseille

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Mentalité Virage Depé

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© Mentalité Virage Depé

Tous les vendredis soirs, des supporters de l’OM se réunissent et vont à la rencontre des plus démunis dans les rues de Marseille. C’est la Maraude Mentalité Virage Depé, qui fête cette année ses 6 ans, et qui a besoin de soutien pour continuer ce travail social, de respect de la dignité humaine, que ne fait pas l’État. Pour les aider, rendez-vous ce 7 février à La Dar pour un concert qui réunit les groupes De la Crau, Cagnard, et Cheap Oai ; et aux platines la Section Zieux Rouges – un rapport avec l’historique Section Fumette ? C’est prix libre, mais on donne le plus possible.

N.S.
7 février
La Dar, Marseille

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L’Indifférente

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L’Indifférente © Léa Nicod

Nous sommes à la journée (fictive) de sensibilisation aux risques liés à l’addiction amoureuse, et Aurélie Aloy donne une conférence. S’appuyant sur des statistiques et les échanges épistolaires d’adolescents amoureux, elle argumente sa décision de se retirer définitivement de l’amour romantique, trop risqué, douloureux et couteux en thérapies.

La spécialiste développe son expertise à partir de sa première (et seule) expérience : une méthode émerge, mais aussi des souvenirs, un peu universels. Formée au Conservatoire de Marseille, Aurélie Aloy présente ici sa première création, qu’elle propose avec la compagnie Telle mère telle fille.

P.L.

3 février
Théâtre L’Escale, La Garde
Une proposition du Pôle

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Du jeu à nous

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L’infiltré © Lucie Rimey Meille

Ocean envisage son spectacle L’Infiltré comme un outil pédagogique sur la construction du genre. C’est ainsi que se crée Du jeu à nous, un espace bienveillant de réflexion adressé aux jeunes. L’artiste engagé a animé cette année, aux côtés de Penda Diouf et Marlène Rostaing, une série d’ateliers avec les secondes et premières en option théâtre du lycée Dumont d’Urville de Toulon (Lire ici). Des exercices d’écriture, de danse et d’improvisation théâtrale ont amené les jeunes à s’interroger sur les problématiques de genre : une invitation à l’introspection et à s’ouvrir à l’autre. Ocean cherche à nous montrer que l’identité de genre n’est qu’une performance, et qu’il existe plus de liens entre personnes cis et trans qu’on ne le penserait. Les élèves présenteront leur travail ainsi qu’une chorégraphie accompagnée par un extrait musical de L’Infiltré.

P.L.

9 février
Le Liberté, Toulon

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