mardi 19 mai 2026
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Politique, pénétration et course à pied 

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next autopsy d'un massacre amoureux © X-DR

Après un mois et demi à travailler les questions de mémoires et d’oubli [Lire ici], la Biennale des Écritures du réel s’est conclue sur plusieurs propositions consacrées à l’amour. Donnée au Théâtre La Cité, la soirée Capital sexuel mettait en dialogue deux performances s’intéressant aux rapports de domination dans la sphère romantico-sexuelle. 

L’intitulé de cette soirée s’inspire du concept de capitalisme affectif, inventé par la sociologue Eva Illouz pour décrire la façon dont le domaine des émotions et le langage économique s’influencent mutuellement. Les deux performances font ouvertement référence au travail de la chercheuse, et le prolonge en un geste artistique. 

La soirée a débuté par une sortie de résidence de la « créature drag » Giboulé de Marx pour son premier spectacle Nos intimités politiques. Dès le début de cette conférence drag, iel annonce la couleur : « on va parler politique et cul ». Vêtu·e d’un magnifique costume en tulle d’inspiration arlequin et installé·e derrière un grand bureau, Giboulé de Marx se lance dans une leçon sur l’histoire de la pénétration depuis la pédérastie institutionnelle en Grèce. « La pénétration est une question de statut » argumente-t-iel, dans les relations sexuelles hétéro comme homosexuelles, et peut à ce titre être analysé au prisme du rapport de classe. Notre conférencier·e drag conduit brillamment cet argumentaire avec humour et moult anecdotes, citant Marx et Illouz, et intercalant son cours avec des moments de performances ou de lip-sync. 

Libération ou libéralisation ? 

Après l’entracte, c’est au tour d’Anne-Laure Thumerel de prendre place sur scène avec next/autopsy d’un massacre amoureux. Lorsque le public revient dans la salle, l’autrice et comédienne court sur un tapis de course, en robe rouge à manche longue. Derrière elle sur un écran noir, une pluie de phrases décousues : « on n’allait pas se marier non plus », « les femmes se font souvent des films » et finalement, « on ne s’était rien promis » 

Quand elle prend la parole, sans cesser de courir, elle s’adresse à un amant invisible, qu’elle décrit comme un « amoureux consommateur éternellement insatisfait » et appelle « mon amour », terme qu’il refuse. Il vient de la quitter… enfin pas vraiment, car ils n’ont jamais été ensemble. Face à un absent qui prétend ne pas vouloir restreindre son autonomie en l’enfermant dans un couple, elle ironise, décortique le langage pseudo-libérateur mais surtout transactionnel auquel il semble emprunter. L’écriture est piquante, précise, tout en allitération et en assonance. L’effort de son interminable course sur place l’essouffle, mais elle continue de courir : l’image est évidente, mais résolument efficace. 

La comédienne change progressivement de position dans sa tirade et adopte une approche théorique de la situation. Elle lui – nous – fait littéralement la leçon sur ce qu’est le capitalisme affectif et sur le rôle qu’a joué la libération sexuelle dans son avènement.

CHLOÉ MACAIRE 

Capital sexuel #1 et #2 ont été donné le 29 avril au Théâtre La Cité, Marseille

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Y’en a marre du seum 

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J’ai cette semaine entendu plusieurs fois des reproches sourds, et douloureux. Vous, lecteurs et lectrices fidèles et si précieux, trouvez votre Zébuline bien triste, et mes éditos très plombants. Or, vraiment, je vous assure, nous ne désirons rien davantage que de réjouir les artistes, les auteurices, tous ceux qui créent, pensent, militent pour nous sortir du tunnel terrifiant où nous semblons foncer à grande vitesse contre un mur inévitable (par exemple, ici, j’aurais dû trouver une métaphore moins désespérante et inéluctable). Est-ce que je dois, vraiment, continuer à relayer avec tant de gravité les images, d’une société qui s’enfonce dans la misère, le fascisme et la guerre ? 

On pourrait relativiser : Trump ne durera pas toujours, l’élection de Bardella n’est pas certaine, la région Sud ne basculera pas forcément à l’extrême droite un an après, et la culture pourra peut-être survivre dans un monde d’extrême-centre qui lui coupe les vivres. Peut-être même que la gauche va se réveiller ? Et les extrêmes-riches cesser de croire qu’ils peuvent, sans conséquence, affamer le peuple pour quelques dividendes de plus ? 

Cela peut advenir. Même la prise de conscience de certains extrêmes-riches. Nous espérons de toutes nos forces, de tous nos imaginaires suggestifs, que cela adviendra. Mais nos pages reflètent la réalité du monde. Soit, en ruralité vauclusienne, la nécessité de repenser l’économie agroalimentaire. À Arles, l’influence d’une héritière milliardaire sur l’art contemporain. Dans les Rotatives de la Marseillaise, le rappel des corps décharnés par la barbarie nazie. 

Gare Alloncle

Nous tiendrons, autant que nous le pourrons. Autant que le système de distribution de la presse et ses financements n’auront pas implosé face aux assauts combinés d’un monde capitaliste qui veut concentrer les profits, et d’une extrême-droite qui achète les réseaux et les titres pour faire définitivement main basse sur l’opinion. 

Les journalistes tiendront, tant que le pays résistera à l’idée que l’opinion prime sur les faits, que l’audiovisuel public est trop cher et doit laisser place à des chaînes d’opinion d’extrême-droite. 

Nous tiendrons, tant que les forces démocratiques de la Nation résisteront aux assauts antidémocratiques en leur sein. Le rapport Alloncle sur l’audiovisuel public français, qui « coûte » 2,5 fois moins cher que l’audiovisuel public anglais et 3 fois moins cher que l’audiovisuel public allemand, a été publié par une Assemblée nationale qui reconnait pourtant l’ineptie de ses conclusions, et le scandale des présupposés et des questions posées durant les débats. 

Il faut dire que les gouvernements successifs ont permis cette main basse sur l’opinion, qui a commencé en appauvrissant la culture, la presse, l’édition, la recherche et l’université, puis en dénonçant leurs déficits, leurs gabegies et leur islamo-gauchisme. Il suffit aujourd’hui de proposer des alternatives privées, portées par des fondations plus ou moins caritatives aux mains de capitalistes plus ou moins fascisants, pour accaparer définitivement ces biens publics.  

Relisons Marx…

Pourtant, et c’est une leçon de base du marxisme que toute la gauche devrait connaitre : ceux qui veulent opposer une résistance au capital doivent s’emparer des outils de production. Un principe pas si révolutionnaire : il n’est pas question de s’en emparer par les armes ou par confiscation, mais simplement de remettre en cause les systèmes de reproduction sociale, d’augmentation des profits et de redistribution des dividendes, et d’inégalité devant l’impôt.   

En se désintéressant des mécanismes économiques la gauche s’est laissé confisquer les seuls outils capables de maitriser l’opinion, presse et édition indépendantes, culture et audiovisuel public, université et recherche. La fondation Cartier s’installe au Palais royal, la fondation Vuitton fait monter la côte des artistes de la collection de Bernard Arnault, mais plus personne à gauche ne comprend que ces questions sont au cœur de la fabrique de l’opinion.

 …et Alexis de Tocqueville

« La presse libre est, pour ainsi dire, la seule compensation de la démocratie », écrivait Tocqueville, effrayé par le poids de « l’opinion publique » dans le système démocratique américain. Il semble que Lagardère, Stérin, Arnault et Bolloré ont lu De la démocratie en Amérique, mais que les partis démocratiques français ont échappé à la leçon, négligeant de financer les seules forces indépendantes auxquelles ils doivent, aujourd’hui, leur survie. 

AGNÈS FRESCHEL


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À deux, au Yucatan

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@Nour Films

Le Cosmos, dans la pensée grecque, désigne ce qui s’oppose au chaos ; dans notre imaginaire contemporain, c’est l’univers, ses mondes, ses étoiles. Le titre du film de Germinal Roaux, joue sans doute sur ces sens premiers mais renvoie aux fleurs de Cosmos, de la famille des astéracées, symboles d’harmonie, dont un des protagonistes fera un bouquet final. Il y a d’emblée l’association du Tout et de la partie, de l’universel et de l’intime, de l’aspiration à un équilibre menacé par nos peurs et une technologie arrogante et destructrice.

L’histoire se déroule dans un lieu qui semble hors du temps : le Yucatan, une terre maya. Forêt, palmeraie, herbes hautes balayées par le vent. Tout y est minimal et essentiel, abstrait et strictement concret. La photo, superbe, cadre avec soin les espaces, les objets, entre pénombre domestique et lumière extérieure en poudré gris saturé. 

Le noir et le blanc, qu’adopte le réalisateur ne met pas seulement à distance le spectateur, pas plus qu’il n’est strictement esthétique mais permet comme il le précise « de raconter des histoires d’êtres humains pris dans des contrastes existentiels ».  En voix off, un texte poétique parle de deux solitudes qui prennent rendez-vous dans une mémoire étrangère.

Leon, Lena et Bruno

Au cœur de ce territoire, Leon (Antonio Catzin) un paysan sexagénaire vit seul dans sa petite maison à pièce unique. Il garde près de lui un crâne humain, parle à ses deux poules et vit de peu. Illettré mais riche d’une culture ancienne où le rapport des hommes au monde n’est pas de force, de conquête, de violence. Où on a appris à respecter l’arbre, le vent, les nuages, les bêtes et à accepter la mort. On entre dans son existence de gestes et de silence, par de longues séquences en temps réel, hypnotiques. Sa demeure -sans titre de propriété, est sur le point d’être anéantie par la construction d’une route. Les bulldozers sont déjà là, arrachant les arbres, se rapprochant de lui. Face à ce « progrès » en marche forcée, il ne fait pas le poids. A l’occasion d’un rare déplacement à la « ville » la plus proche, puis par l’intermédiaire de Bruno, un chien au nom humain, et sans doute aussi par l’intervention des dieux tutélaires du destin, il rencontre Lena (Ángelina Molina). Elle est veuve depuis des années. Elle aussi, a dépassé la soixantaine. Très malade, elle est revenue de Mexico où elle menait une brillante carrière de femme de lettres et d’universitaire, pour mourir dans sa région d’origine. Elle habite seule avec son chien, une grande maison coloniale aux hautes portes et longues coursives qui accueille l’ombre, la lumière, et bientôt Leon. Ces deux-là que tout oppose vont se retrouver et s’entraider. Peu se passe. Peu se dit. Toute la culture de Lena ne lui a appris ni à calmer ses angoisses, ni à accueillir la mort. Leon, le paysan maya qui parle une langue oubliée, va le lui apprendre.

Germinal Roaux dit qu’il a gardé en tête les mots de Marceline Desbordes Valmore : « la poésie n’est pas une petite chose : elle est essentielle, elle est notre dernière chance de respirer dans le bloc du réel ». Avec Cosmos, c’est cette respiration qu’il cherche et parvient à nous faire partager.

ELISE PADOVANI

Cosmos de Germinal Roaux

En salle le 6 mai

Nour Films

Filles & Soie

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Filles & Soie © Fabio Falzone

Créé par Séverine Coulon, Filles & Soie, revisite trois grands contes classiques pour interroger la construction des normes féminines et masculines dès l’enfance. Entre théâtre d’objets, marionnettes et langue des signes, la pièce s’appuie sur une relecture de Blanche-Neige, La Petite Sirène et Peau d’âne, inspirée notamment par l’album Les Trois Contes de Louise Duneton. En revisitant ces histoires, Séverine Coulon a eu envie d’interroger, avec humour, les modèles transmis dès l’enfance. Les héroïnes deviennent les vecteurs d’une réflexion sur les normes sociales, l’image de soi, l’obsession des apparences et les rôles assignés aux filles comme aux garçons. En incarnant tour à tour ces personnages féminins, deux comédiennes, l’une sourde, la seconde entendante, accompagnées de la musique de Sébastien Troester, explorent un parcours d’émancipation invitant à se libérer des stéréotypes et à « être soi-même ».

M.V.

12 et 13 mai

Liberté, Scène nationale de Toulon

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Le Roi et l’Oiseau

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Le Roi et l’oiseau © Anais Baseilhac

Vu au Grand Théâtre de Provence en mars dernier, Le Roi et l’Oiseau confirme le talent d’Émilie Lalande pour faire danser les récits sans les réduire. Après Pierre et le Loup, elle s’empare de ce chef-d’œuvre du cinéma d’animation avec ce même goût pour la musique, la fantaisie et la lisibilité du geste. Ancienne recrue du Ballet Preljocaj, la chorégraphe compose une fable limpide et troublante, où l’élégance du geste, la précision des corps et le goût du théâtre ouvrent l’imaginaire autant qu’ils aiguisent le regard. Chez elle, la fantaisie n’adoucit pas le propos : elle donne à voir, avec grâce, l’amour, la peur, la tyrannie et le désir obstiné de liberté.

S.CA.
6 mai
La Colonne, Miramas

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L’Amour à crédit

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Sauvons les meubles (C)© New  story

Munie de son appareil photo canon, une grande femme brune. C’est Lucile, une photographe reconnue qui vit à Paris et s’est éloignée de la province où elle a grandi. « J’ai le sentiment que le revenu universel est un appui pour consommer autrement au-delà d’un recours contre la grande pauvreté. Au fond, le revenu universel pour l’immensité de la population, çà changerait tout »  conclut celui dont elle tire le portait, Benoit Hamon (dans son propre rôle)  Séance photo interrompue par des appels téléphoniques. Lucile doit venir au plus vite auprès de sa mère, très malade.  Ce retour dans la maison familiale, encombrée, comme figée, dans un village du sud, est un choc pour Lucile. Elle y retrouve, son père (Jean- Luc Piraux), lunaire, complètement perdu, son frère Paul (Yoann Zimmer) et sa nièce (jouée par la fille de la cinéaste) Ainsi que tous ses souvenirs d’enfance. Les objets, les photos, les herbes folles du jardin, l’atelier boutique dont sa mère, alitée, ne peut plus s’occuper. Elle apprend par l’infirmière, Nadège (Ophélie Bau) que Colette n’en a plus pour longtemps et qu’on doit l’accompagner. Quand frère et sœur découvrent que leur mère a fait des prêts à la consommation, usurpant l’identité de sa fille, c’est un choc, surtout pour Lucile. Que révèle ce geste de leur lien ? Que dit-il de l’amour ? Et comment « sauver les meubles » ?  Regarder la réalité en face ? Affronter l’huissier qui va tout saisir ? Trouver une solution pour ne pas payer les 40 000 euros que Lucile doit : prêts que Colette a contractés pour un voyage scolaire, pour renflouer les caisses de la boutique, pour les études ; tout cela pour faire bonne figure … Pour sauver les meubles, il faudrait que Lucile porte plainte pour usurpation d’identité, et s’explique avec sa mère avant qu’il ne soit trop tard. Au fil des heures passées dans la chambre ; les tensions s’apaisent, des choses se disent : « Pourquoi tu as fait ca ?-  C’est pour vous protéger ». Une mère qui aurait aimé étudier l’histoire de l’art, qui ne s’est pas permis d’être plus dans la joie. « On n’a pas réussi à se parler toutes les deux » C’est par la photographie que mère et filles se disent enfin qu’elles s’aiment Une séquence bouleversante qui se conclut par un selfie et une parole qui permettra à Lucile de lâcher prise   « Je t’aime ma fille. Ma fille, ma beauté » et de vivre désormais  plus dans la joie.

Guilaine Londez incarne Colette ; c’est la propre mère de  Catherine Cosme, à qui elle dédie son film,  qui a inspiré ce personnage: « une femme très élégante, et rien dans son apparence ne laissait transparaître la difficulté financière dans laquelle elle vivait. C’est cette dualité que j’ai voulu transposer dans le personnage. » confie la réalisatrice.

La talentueuse Vimala Pons, qui est de tous les plans du film, joue délicatement, avec nuances,  Lucile, cette fille, tour à tour froide, dure, fragile.

La directrice de la photo Caroline Guimbal a su capter la lumière du Sud, dans les rues du village, le jardin, la rivière, en parfait contraste avec les couleurs en demi -teinte de la maison et de la chambre où tout se dénoue. 

Ce premier  long métrage de Catherine Cosme,  à la fois chronique familiale et dénonciation du système bancaire qui enfonce toujours un peu plus les personnes fragiles et en difficulté va résonner en chacun.e, faisant resurgir des émotions enfouies ou /et renaitre l’espoir de liens à recréer.

Annie Gava

© New  story

En salles le 6 mai 2026

Clochette a raté sa vie

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Clochette a rate sa vie © Cie Quasi

Clochette a raté sa vie est un projet itinérant, évolutif, débuté en janvier dernier, qui s’écrit et se construit de lieu en lieu, au fil du temps et des actualités, dans la perspective d’une création la saison prochaine. Entre fragments de vie, humour discret et mélancolie diffuse « c’est à la fois un texte sans fin et une ronde infinie de très courts dialogues à jouer, le plus souvent entre des couples, dans leur quotidien à la fois banal et singulier. » Une proposition d’une trentaine de minutes d’Alain Béhar, metteur en scène et comédien associé au Théâtre du Bois de L’Aune et au Théâtre des 13 vents – CDN de Montpellier qui explore les failles de l’existence contemporaine à travers une succession de scènes brèves.

M.V.

12 mai

Théâtre du Bois de l’Aune, Aix-en-Provence

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Bandit Bandit

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Bandit Bandit © X-DR

Le Café Julien accueille Bandit Bandit, les « Bonnie & Clyde » montpelliérains, à l’occasion de la sortie de leur nouvel album Cavalcades – ce que la nuit ne dit pas. Un disque rétrospectif, qui évoque la rupture entre la chanteuse Maëva Nicolas et le guitariste Hugo Herleman. Si leur séparation n’entraîne pas la fin du groupe, elle permet au duo d’entamer un nouveau chapitre, sans pour autant perdre son univers musical. Les influences rock, indie et pop se mêlent à une sensibilité affirmée, plus présente que dans leurs précédents projets. Avec Cavalcades, le groupe propose un dernier regard vers l’arrière avant de continuer à avancer. Bandit Bandit fait le bilan, porté par une Maëva Nicolas désarmante qui évoque sans détour des sujets rares dans le monde du rock, comme l’avortement à travers le morceau Opaline.

I.L.

8 mai

Café Julien,Marseille

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Trio Pythéas

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Trio Pythéas © X-DR

Deux Mendelssohn, deux voix, deux manières d’habiter le Romantisme. Chez Félix, la ligne file avec une évidence lumineuse, portée par l’élan et la clarté ; chez Fanny, sœur longtemps méconnue, l’écriture se resserre, chante, s’assombrit parfois, avec une densité intérieure longtemps mésestimée. Le Trio Pythéas fait dialoguer ces partitions comme on ouvre une chambre d’échos : motifs qui se répondent, tensions harmoniques, frémissements du piano, du violon et du violoncelle. Marie-France Arakélian, Yann Le Roux-Sèdes et Jean-Florent Gabriel y cherchent moins une histoire familiale qu’une écoute croisée, attentive au chant, aux nuances et aux silences.

S.CA.

9 mai
Cité de la Musique, Marseille

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Finale Orizon Sud

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Noé Extrat © Loana Duron

110 au départ, 5 encore en course pour la finale. Pour cette 16e édition, les candidat·es du tremplin Orizon Sud devront se départager jeudi 7 mai, à l’Espace Julien. Sur scène vont se relayer : Blasta Collective, Fire Club, Mathlide, Noé Extrat et Zoon Kara. Au rendez-vous, des artistes funk, electro mais aussi pop.

Ils devront faire leurs preuves face au jury et au public, tous deux chargés d’élire le lauréat. À la clé pour les gagnant·es : des scènes rémunérées en salles et festivals, du temps de résidence ou encore des coachings scéniques. L’année dernière, Louis LNR avait remporté la compétition. Pour 2026, réponse ce 7 mai.

F.L.

7 mai

L’Espace Julien, Marseille

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