mardi 7 juillet 2026
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Gratte Gratte

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© Léa Fritsch

La Compagnie 22h22 a du talent ! L’intelligence et la folie du texte de Margaux Lebrun et de la mise en scène collective se conjuguent, et Gratte Gratte est un vrai régal. On y découvre la la promesse d’une compagnie, créée en 2023, qui fait jongler l’art théâtral en commençant par un sobre théâtre de tréteaux, peu de chose sur scène, trois comédiennes et un comédiens brillant·es, des fulgurances à hurler de rire, des danses et musiques qui vous emportent. Il est question de la jeunesse rurale, de ces jeux de hasard que l’on gratte jusqu’à l’addiction, de ces amis d’enfance qu’on laisse, puis qu’on revoit avec chaleur, et distance Et de conflit de classe aussi. Les comédien·nes Zoé Lignac, Clara Navarro, G-Hogo Samperiz et Emmanuelle Taton, en alterbnace avec l’autre-ice Margaux lebrun, sont brillant.es. Bref allez-y…

R.V.

du 4 au 25 juillet  à 20h50

relâche les 9, 16, 23 juillet

Théâtre des Béliers

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Marjoline

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© Serge Gutwirth

Marjoline est comme un castelet rechapé d’une brocante. Dans cette boîte à extravagances de la compagnie avignonnaise Deraïdenz, une étonnante épopée s’entreprend. Précisons qu’au départ, la Marjoline en question est plutôt sédentaire. Des accords de guitare sans lendemain, des lectures vite délaissées, rien ne résiste au carré de verre auquel elle accorde l’essentiel de son attention.

À tel point que survient l’inévitable : la gamine est si accaparée qu’elle finit absorbée de l’autre côté de l’écran. Dans ce nouveau pays des merveilles, la geek en herbe devient une figurine manipulée, face à des créatures plus ou moins avenantes.

Lewis Carroll côtoie le mythe de Narcisse dans cette fable picaresque, imaginée par ses interprètes. Marjorie Pagliai et Coline Agard dessinent et animent cette suite de mésaventures bigarrées. Les précipices de l’ignorance virtuelle, le désarroi de la solitude numérique se matérialisent au fil d’une odyssée bariolée d’illusions à vue et de fantasmagories bidouillées. Face à la froide bêtise algorithmique, Marjoline brandit une fantaisie artisanale, une inspiration iconoclaste, servies avec élégance, sans baisse de rythme et 100 % à la main.

MICHEL FLANDRIN

du 4 au 12 juillet à 10h

relâche le lundi

L’Éveilleur

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La Fileuse de nuit

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© X-DR

La Fileuse de nuit est une partition qui jongle avec les mots et leurs acceptions. La proposition se double d’un ravaudage mémoriel, au fil duquel une retoucheuse aussi intrépide qu’indécise, s’efforce de combler, voire de masquer, les trous et les béances qui mitent son récit familial.

Donc, on serait dans un conte, un tâtonnement erratique, qui s’amorce au fond d’une grotte. Une spéléologue tente de frayer dans l’obscurité. Plus avant, se devinent des portes qui ouvrent sur des placards à silence. Comme dans toute fable, l’héroïne croise des ogres, certains avec une longue barbe bleuâtre, d’autres perclus de croix gammées. Elle côtoie encore des monstres d’autant plus terribles qu’ils respirent l’ordinaire.

Le travail relève d’un rafistolage dramatique à la fois subtil et échevelé, brodé par une petite main qui finit par méditer en compagnie de Tchekhov. Le chroniqueur fataliste la pousse à admettre, qu’au-delà de les réparer, il est encore possible d’embrasser les vivants. En points universels, Elsa Rozenkop et son équipe reprisent le théâtre en une tapisserie artisanale, couturée en majesté.

M.F.

Du 4 au 25 juillet à 15h50

Relâche le dimanche

Artéphile Théâtre

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Le clown comme un poème

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© Christophe Raynaud de Lage

Alors que son Entreprise fête son quarantième anniversaire, François Cervantes monte au plateau. Une table, une chaise, quelques notes et c’est parti pour un récit-conférence. Il revient sur son entrée en théâtre : la création de sa compagnie, la recherche collective, le premier spectacle synonyme de succès.

Ne pas paresser, explorer de nouvelles voies. D’où le recours aux masques, puis l’apparition du clown, cet étranger qui vient de l’intérieur. Ainsi advint Catherine Germain, ainsi surgit son clown Arletti, en lice dans 6 des 19 spectacles créés par L’Entreprise. L’apparition de la dame-clown, toute en espiègle spontanéité, tourneboule et enrichit l’exposé. Dans un troisième et dernier temps, Catherine reviendra au naturel.

Le spectacle tient d’une masterclass, avec son chapelet d’anecdotes et d’enseignements. Il relève encore d’une leçon gesticulée et d’un dialogue complice qui agrègent les paroles explicatives à de ravissantes démonstrations. Finalement, au bout du conte, Le Clown comme un poème se résume en une indéfectible et scintillante histoire d’amour.

M.F.

Du 4 au 25 juillet à 19h

relâche le mercredi

Théâtres des Halles

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Miss Mermaid, crevettes et paillettes

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@ Miss Mermaid-2026-Flivari_Panique!_France3Cinema_Betv_Proximus

Pauline Brunner est réalisatrice, scénariste, actrice. Elle a travaillé dans le cinéma d’animation, a prêté sa voix, entre autres, à la souris Célestine face à l’ours Ernest.

Marion Verlé, elle, réalise, écrit des doc d’auteur ou des émissions télé. Les deux jeunes femmes unissent leurs multiples talents, en 2019, dans un documentaire épatant : Miss Mermaid. L’histoire incroyable mais vraie de la cousine de Pauline, Alexia, femme de ménage à Fécamp. Contre une condition qui l’assigne à une vie grise et normée et malgré ceux qui la jugent « excentrique », la trentenaire s’entraîne dur pour devenir une sirène professionnelle et participer au concours de Miss Sirène France. Ce sujet, traité dans la lignée de la célèbre émission Strip-tease devient en 2025, le premier long métrage de fiction de Pauline et Marion. Elles reprennent tous les éléments du documentaire source mais le développent en comédie sociale populaire et poétique.

On est au Havre. C’est la fête carnavalesque du hareng, jeux de foire lourdingues comme deviner le nombre de harengs nécessaires pour arriver au poids de la grosse Barbara, beuveries et chants folkloriques.

Des amies se retrouvent pour un enterrement de vie de jeune fille. Autour de la promise : une femme enceinte, une mère de trois bambins, et Fanny, s’autorisant dans leur quotidien, l’ivresse d’un soir. Fanny (Aloïse Sauvage) divorce et ne croit plus trop à la conjugalité comme accomplissement d’une vie de femme. Plus en colère que triste. Elle vit chez ses parents, travaille la nuit dans une usine de crevettes. C’est dégueulasse, pas suffisamment payé pour rembourser ses dettes. Quand elle découvre par hasard à la télé, l’interview d’une sirène professionnelle, Anémone (Alison Wheeler), la voilà qui se prend à rêver. Pourquoi ne ferait-elle pas comme elle ? Elle suit alors assidûment les tutos de la star des bassins sur le Net.

Boat movie solidaire

Un concours doit se tenir à Bilbao. Aidée par Paulette (Annie Mercier) une collègue de travail, ayant passé l’âge de la retraite depuis longtemps, et par Martin (Thomas VDB), un marin pêcheur en lutte contre la pratique industrielle du métier, engagé à l’usine après avoir perdu son permis de pêche, Fanny va acheter une queue écaillée à crédit, tourner des vidéos You tube et suivre un entraînement sportif.

Le trio solidaire est tour à tour émouvant et ridicule, uni dans ce rêve qui, dans un contexte économique et social impitoyable, fait exploser la réalité triviale, et ouvre les possibles. On passe de la saleté d’un appartement à récurer aux ondulations gracieuses des corps immergés parmi les poissons. Des charlottes de protection de l’usine aux couronnes fleuries et aux sequins chatoyants. Le rêve de Fanny, n’est en rien celui d’une midinette : la petite sirène ne souffre pas pour l’amour d’un homme, encore moins d’un prince !

Le scénario tend et détend les situations, jusqu’à un boat movie improbable et joyeux. Les réalisatrices s’attachent aux personnages secondaires, cabossés et généreux. Et font de leur héroïne, incarnée avec punch par la comédienne Aloïse Sauvage – artiste pluridisciplinaire, chanteuse, musicienne, parolière, danseuse, formée aux arts du cirque, une sirène féministe des plus convaincantes.

ELISE PADOVANI

Miss Mermaid de Pauline Brunner et Marion Verlé

Sortie : 1er juilllet 2026

ENTRONCAMENTO : Les yeux de Laura

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@Les Alchimistes

Entroncamendo est une toute petite ville du centre du Portugal à la croisée de deux lignes ferroviaires où les anciennes communautés ouvrières du chemin de fer ont vu arriver d’autres populations fuyant la cherté de Lisbonne. Le réalisateur y a grandi ; il en fait le cadre et le substrat de son deuxième long métrage. Un lieu clos de tragédie où on n’échappe pas à son destin. Où s’exacerbent les tensions entre Portugais et Gitans – une guerre entre pauvres attisée par une extrême droite conquérante. Où les rivalités commerciales entre dealeurs se règlent à l’arme blanche, au coup de poing ou de feu. Et où, surtout, triomphent le conservatisme, les préjugés racistes, la misogynie, la masculinité toxique de gros durs sans cervelle. C’est là qu’arrive Laura (Ana Vilaça). Visage rond, moue boudeuse, un sourcil coupé et des yeux qui semblent en avoir trop vu. Une maturité qui lui fait voir les mâles du cru, tels qu’ils sont : des gosses inconséquents. Peu de mots. Pas d’effusions. Laura pratique la boxe et ne s’en laisse pas conter. Des ecchymoses sur le corps, entr’aperçues au miroir, laissent imaginer la violence récente qu’elle fuit. Elle est accueillie par son cousin Bruno ( Sergio Coragem), père d’une fillette, et séparé de la mère de l’enfant, Nadia ( Cleo Diára), une « Noire » qui s’est « mise » avec un Gitan, Gilinho (Henrique Barbosa). Le couple est ostracisé par le quartier tout entier, rejeté par leur propre famille. Nadia et Laura se rapprocheront inévitablement.

Dans la cité, tous dealent hasch ou coke. Cash compté à l’euro près, comptes-rendus aux boss et règlements de compte quand le compte n’y est pas. « Tout est permis/La loi de la rue/une lame sur la nuque » rapent les jeunes du quartier

Laura essaie un travail « honnête » : magasinière dans un supermarché pour 450 € par mois. Bien vite elle rejoindra le trafic de la dope.

Immersion et distanciation

Sur ce sujet exploré par nombre de documentaires et de fictions, le jeune réalisateur de 33 ans, assume ses références :  Le Prophète de Jacques Audiard, le Shéhérazade de Jean-Bernard Marlin, les plans de Cristian Mungiu et le cinéma guérilla, caméra à l’épaule, laissant une part d’improvisation. Il y apporte son expérience et sa singularité : Entroncamendo est un film de gangsters, sociologique et féministe, qui joue à la fois de l’immersion documentaire et de la mise à distance.

La plongée dans la vie du quartier et de cette jeunesse portugaise se fait par le choix du  casting mêlant pros et non pros, par la multiplication des trajectoires des personnages, par le réalisme des conversations ordinaires de bistrot ou de discothèque, xénophobes et sexistes. Le réalisateur précise que la présence de gitans sur les plateaux a dû parfois être cachée pour obtenir les autorisations du tournage.

La ville se découvre surtout grâce à Laura, venue de l’extérieur. La mise en scène travaille les cadrages, fenêtres ou portes, dans des espaces resserrés. Ou ouvre la nuit interlope aux lumières diffuses. Beau travail de la chef op Leonor Teles.

On entend la musique des quartiers : techno, rap et morceaux populaires mais c’est Debussy qui accompagne la jeune femme.

ELISE PADOVANI

Entroncamento de Pedro Cabeleira en salle le 1er juillet

L’amer, toujours recommencé

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Le 20 juin au Mucem, SOS Méditerranée n’a pas « célébré » ses 10 ans. Pourtant en dix ans d’existence l’ONG a sauvé 43 418 vies. Soit l’équivalent de la population de Martigues, d’un stade Vélodrome au trois-quarts plein, d’un tiers de la ville d’Aix, d’un arrondissement de Marseille. 43 418 personnes à qui les sauveteurs ont tendu la main pour que, une par une, elles montent à bord et ne finissent pas noyé·es au fond de notre mer amère. Des missions de sauvetage presque artisanales dans les moyens mis en œuvre, mais au résultat massif. Et désespérant. 

Triste record

La Méditerranée vient de vivre en silence ses semaines les plus meurtrières. Le nombre de disparus sur la route de la Méditerranée centrale est sans précédent. En cause, le harcèlement judiciaire que connaissent les navires de sauvetage, qui sont immobilisés ou empêchés d’accoster. Qui subissent des tirs. Chaque jour d’immobilisation tue des hommes, des femmes, des enfants (1/4 des naufragés) qui se noient faute de secours. 

Depuis 10 ans SOS Méditerranée sauve des vies parce que les États côtiers et l’Europe ont illégalement abandonné leurs missions de sauvetage. L’UE finance les garde-côtes libyens pour empêcher les migrants sub-sahariens de franchir la mer. En 10 ans, si 43 418 vies ont été sauvées, ce sont officiellement 35 000 personnes qui ont disparu en mer, et plus 192 000 qui ont été intercepté·es par les garde-côtes libyens, et renvoyé·es dans des prisons où les femmes, et certains hommes, sont systématiquement violé·es. Où tous sont racketté·es  et exploité·es comme esclaves. 

Les ONG de sauvetage pallient les manquements des États européens démissionnaires. SOS Méditerranée, depuis 10 ans, travaille les consciences, éduque, communique, organise des formations, des évènements artistiques de soutien. Prudemment, sans prendre part à la vie politique française, considérant que le sauvetage des vies humaines devrait parler à tous les décideurs publics. 

L’asphyxie des ONG, l’asphyxie du peuple

Mais aujourd’hui les dons privés et publics diminuent. Parce que le secteur associatif s’est massivement appauvri et que tous font appel aux dons pour survivre. Parce que chacun·e croise chaque jour des dizaines de pauvres qui demandent de quoi manger, parce que chacun·e a peur pour son propre avenir. Parce que les médias, qui sont pour une bonne part aux mains de l’extrême-droite en France, ne remettent pas en cause les défaillances de l’État, attisant au contraire la peur des « migrants ». Parce que les politiques d’immigration désignent des boucs émissaires et contaminent les esprits, les discours, et les lois nationales. Non contre la pauvreté, mais contre les pauvres. 

Aujourd’hui il ne s’agit plus, pour les ONG de sauvetage, de faire seulement appel aux dons. Le droit maritime international doit être appliqué, l’Europe doit cesser de financer les garde-côtes libyens et les États côtiers doivent rétablir des mesures de sauvetage à la mesure du désastre humain. Fondées non sur la compassion, ponctuelle et variable, mais sur le droit international. Le droit des peuples.

La main tendue, le poing levé

Tendre la main à ceux qui sombrent, lever le poing contre ceux qui nous abusent. Il ne suffit plus aujourd’hui de faire appel à la solidarité d’un peuple qui s’appauvrit, et moins encore au mécénat d’entreprises capitalistes qui s’enrichissent et spéculent sur l’art, notre santé, notre climat et la guerre. Le sang futur de nos enfants. 

Le secteur culturel, les médias indépendants, les associations humanitaires et sociales, les collectivités mises à l’amende par l’État français au profit des grands groupes capitalistes, peuvent reprendre la main sur ce qui leur est dû, comme le secours est dû à ceux qui viennent ici chercher refuge. 

Car un autre triste record a été battu au premier trimestre 2026. Celui des bénéfices de TOTAL. Grâce à la guerre, le second trimestre sera certainement plus lucratif encore. Ce bénéfice trimestriel net (4,9 milliards d’euros) a bondi de 51% pendant le blocage du détroit d’Ormüz. Cette somme, engrangée sur trois mois, est l’équivalent d’une fois et demie le budget annuel de la Région Sud (3,2 milliards d’euros). Et près d’une fois et demie celui du ministère de la Culture (3,7 milliards d’euros). 

AGNÈS FRESCHEL


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Nuits Métis

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Widad Mjama et Khalil Epi du duo Aïta mon amour © X-DR

Chaque année depuis 33 ans, le festival Nuits Métis transforme Miramas en carrefour culturel. S’y retrouveront du 24 au 27 juin des artistes venus de cinq continents et huit pays différents. Au programme, concerts, batucadas aux marionnettes géantes, déambulations circassiennes, spectacles jeune public et fanfare. Sur scène : Widad Mjama, pionnière du rap féminin au Maroc, et Khalil Epi, figure emblématique de la scène électronique arabe. Il y aura aussi le reggae hip-hop de Ky-Mani Marley ; le rock de Bab L’bluz ; la kora d’Ablaye Cissoko ou encore la Grèce de Mélina Vlachos.

Du 24 au 27 juin
Théâtre La Colonne et Plan d’eau Saint-Suspi

Miramas
Un article complet est à lire dans notre magazine paru le 12 juin et encore en kiosque.

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Dub Station Festival

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Omega Nebula © X-DR

Rendez-vous de la culture dub de l’été, le Dub Station Festival revient les vendredi 26 et samedi 27 juin au Stadium de Vitrolles. Au programme comme chaque année. Le festival s’arme de sonos béton avec la scène « The Arena » sonorisée par le collectif Blackboard jungle et « The Yard » par et le Lion’s Den sound system venu de berlin. De quoi faire briller Aba Shanti-I, Joe Yorke et Dubkasm ; mais aussi des artistes innovants, comme les Anglais Omega Nebula qui reprennent des codes de la musique électronique sur des rythmes Drum & Bass, ou les Écossais de An Dannsa Dub et leurs mélanges entre dub et musique traditionnelle écossaise. Sur place, il y aura une petite aire de bivouac pour ceux qui ne veulent pas en perdre une miette, un bar, un stand de restauration et un village de stands d’artisanat et de vinyles.

P.L.
26 et 27 juin
Stadium de Vitrolles
Un article complet est à lire dans notre magazine paru le 12 juin et encore en kiosque.

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Carmen, l’Opéra Rock

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Carmen, opéra rock © X-DR

La Carmen de Carmen, l’Opéra Rock parcours nos rues, écoute nos musiques et fait la fête comme nous. Car son histoire, finalement, n’a pas d’âge. Jeanne Noyelle et Mikhael Piccone mettent en scène cette réécriture en « comédie musicale » de la pièce de Bizet dans un langage artistique accessible à tous, mélangeant celui de l’opéra et de la culture populaire. Ainsi, on passe des airs mythiques de Bizet à des chansons de Stromae, Dalida, et Céline Dion, alors que s’invitent danseurs de modern jazz et de K-Pop. Le spectacle est l’occasion de se produire pour de nombreux artistes en herbe : les grands élèves du Forum, ceux de la classe de chant du Conservatoire de Marignane, du pôle vocal et des ateliers jeunes musiciens.

P.L.
27 juin
Forum de Berre

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