mercredi 15 juillet 2026
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Romería, le pélerinage à Vigo

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Après Été 93 en 2017, qui mettait en scène une fillette dont les parents mouraient du Sida et quittait Barcelone pour vivre chez son oncle, tante et cousine, dans la campagne catalane. Puis Nos Soleils, Ours d’or berlinois en 2022, qui chroniquait les difficultés d’une famille paysanne à Alcarràs, Carla Simón clôt sa trilogie autobiographique avec Romería où la protagoniste revient en Galice dont son père est originaire.

Marina (Llúcia Garcia) a 18 ans.  Elle a été adoptée très jeune et vit à Barcelone. A l’occasion d’une démarche administrative pour obtenir une bourse et intégrer une faculté de cinéma, elle s’aperçoit que son père biologique ne l’a pas reconnue. Elle doit alors reprendre contact avec ses grands parents pour qu’ils authentifient devant notaire cette filiation.

Marina entreprend le voyage vers Vigo, pour obtenir cette légalisation, mais surtout, guidée par le journal intime de sa mère écrit en 1983, pour reconstituer l’histoire d’amour de ses parents et comprendre pourquoi, alors qu’il est mort bien après sa naissance, son père n’est jamais venu la voir.

Elle rencontre ses oncles, tantes, cousins. Se confronte aux récits contradictoires de chacun sur ce père inconnu. Bute sur les non-dits, la rigidité du grand père, ancien directeur d’un Chantier naval, patriarche tout puissant et sur le déni de sa femme paralysée par les préjugés.

A l’écran, s’égrène le calendrier de ce séjour, ponctué par les grandes questions que se pose Marina : cinq jours de l’été 2004 pour les résoudre.

Les images instables tournées en DV par Marina rencontrent celles plus léchées de la réalisatrice. Scènes familiales où elle excelle à isoler la jeune fille et à se glisser dans son regard. Scènes presque documentaires de fêtes votives dans cet été galicien. Scènes fantasmées, épurées dans une lumière domptée par la chef op Hélène Louvart quand le film bascule et que la narration se fait presqu’exclusivement du point de vue de la mère. Les années 80, s’immiscent alors dans le présent. La soif de liberté post franquiste. La drogue, le sexe puis le séisme du sida. L’époque de Marina et celle de sa mère se font écho dans les mêmes paysages. Le duo qu’elle forme avec son cousin se superpose au couple de ses parents.

La mer elle est agitée ou calme mais ça reste la mer

Cette phrase tirée du carnet maternel qu’en voix off Marina lit ou se remémore, introduit et conclut le film. L’élément marin, est omniprésent dans Romería.

Dans le prénom de l’héroïne, dans sa double ascendance : océan Atlantique par le père, mer Méditerranée par la mère. Dans le décor : port, barque, bateau, crique.

La mer, lieu des jeux joyeux entre cousins, paradis originel. La mer, riche de symboles : mer-mère, surface miroitante et profondeur secrète, baptême et renaissance. La mer où les dauphins des dernières images semblent comme leurs ancêtres mythiques reconduire l’âme des morts vers l’au-delà.

Oui, le bleu infini est paysage et élément constitutif du film de Carla Simon. Le pèlerinage ( sens du mot espagnol « Romeria »)  est aussi une navigation avec, comme amer, l’immeuble où les parents de l’héroïne ont habité et de la terrasse duquel ils voyaient l’horizon et les îles Cies. Il faudra à Marina se repérer dans l’espace – faire au sens propre des « repérages » comme la cinéaste qu’elle est en train de devenir. Se repérer encore dans le temps, faire coïncider les dates, se glisser dans le regard des défunts ou, vêtue d’une robe rouge taillée dans un vêtement paternel, se glisser dans le corps de sa mère à laquelle, on le lui répète, elle ressemble tant !

Le film construit autour d’une douleur, consacre la naissance solaire de Marina en cinéaste débutante et témoigne de la subtilité de Carla Simón en cinéaste confirmée.

ELISE PADOVANI

Romería, de Carla Simón

en salle le 8 avril

Ad Vitam

[MUSIC & CINEMA] Babystar

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Luca (Maja Bons), Pourrait être une adolescente comme les autres. Mais elle a 4, 3 millions de followers. Fille unique, elle vit dans une luxueuse maison, acquise grâce au travail acharné de ses parents… influenceurs ! C’est en partie grâce à elle qu’ils sont devenus riches : depuis sa naissance, tout est mis en scène et filmé, même les moments les plus intimes. On commente, on conseille, on recommande ce qu’il faut acheter, consommer, pratiquer pour ressembler à cette « babystar », pour réussir comme cette famille « idéale » . En permanence on prépare le prochain podcast. « Mes parents sont les plus importants pour moi, »  précise Luca…Tout brille, tout scintille. La lumière expose les visages, les corps, les couvrant d’un vernis qui commence à se craqueler le jour où sa mère (Bea Brocks) et son père (Liliom Lewald) tout excités, lui annoncent qu’ils envisagent d’avoir un deuxième enfant. Elle ne sera plus unique !  Très dure sera la chute ! Luca commence à réaliser qu’elle a été utilisée, depuis sa naissance, comme un « instrument », une machine à faire de l’argent.  Une séquence au bord de la piscine, terrible. Luca  feint de se noyer et les parents, nonchalamment allongés sur leur transat, discutant du futur podcast, ne réagissent pas. Il faudra que Luca jette à l’eau un livre de son père pour qu’il plonge et le récupère ! .Lorsque ses parents créent un modèle d’IA à son image, elle prend conscience, à la manière du Truman Show, à quel point elle est surveillée. Quand sa mère est enceinte, une fille, Luca réalise que sa sœur sera elle aussi exposée, utilisée, une machine à rêves pour les autre, une machine à fric pour ses parents. Rien ne sera plus pareil !

Vous l’aurez compris le premier long métrage de Joscha Bongard, Babystar, n’est pas un film confortable malgré ces images, lisses et brillantes. Sous ses couleurs séduisantes, ses cadres soignés, son éclat presque pop, le film met en scène quelque chose de très trouble : la fabrication des êtres par le regard des autres. Le directeur de la photographie,, Jakob Sinsel avec qui .le réalisateur avait déjà travaillé pour son documentaire Pornfluencer .et ses courts métrages,  a su par ses choix, dont le fish-eye traduire le malaise qui s’installe. Le compositeur Jonas Vogler a opté pour la voix humaine comme élément central de la bande son. Choix particulièrement intéressant ! Tout au long du film Luca cherche sa propre voix et la musique l’accompagne dans cette quête douloureuse.

La violence n’est pas toujours brutale. Elle peut être pastel, glamour, photogénique. Elle peut sourire à la caméra.et c’est ce paradoxe qui fait qu’on sort Babystar  avec un sentiment de malaise même si on est conscient du danger des réseaux sociaux  « Les réseaux sociaux sont le reflet de notre système capitaliste, et il faut qu’on en parle (…) Je pense que ce film s’adresse à tout le monde et qu’il est peut-être même plus intéressant pour des personnes qui ne sont pas beaucoup en ligne ou qui s’intéressent aux réseaux sociaux sans y être vraiment présentes. »précise Joscha Bongard qui espère ainsi alerter sur l’usage excessif des téléphones et des plateformes.  » Espérons –le !

Annie Gava

[MUSIC & CINEMA] Don’t let the sun

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Dont-Let-the-Sun_Copyright-Lomotion.

Un lever de soleil. Il est 18h 55 et la température est de 49 degrés. Une ville se couche. Rues désertes, dans une lumière blanche. Une voix appelle la population à rester enfermée dès que le soleil se lève. Don’t let the sun…C’est ainsi que commence le premier film de fiction de Jacqueline Zünd, sélectionnée à Locarno en section Cinéastes du présent. Un film qui nous donne à voir un monde menacé par un désastre écologique imminent,  un désastre qui est peut être déjà arrivé. La chaleur a déplacé les rythmes, transformé les villes, réduit les gestes à leur stricte nécessité. On vit la nuit, on attend, on s’économise et dans les appartements, l’air semble manquer. La catastrophe n’est pas seulement météorologique ; elle est relationnelle. À mesure que la température monte, quelque chose se retire des rapports humains. Cleo (Agnese Claisse) qui vit seule avec sa fille, Nika (Maria Pia Pepe), 9 ans, s’adresse à une agence de location de personnes pour jouer le rôle de gens absents, combler une solitude. C’est Jonah (excellent Levan Gelbakhiani) qui lui est proposé pour servir de père à Nika. Les premières rencontres ne se passent pas très bien malgré les efforts de Jonah ; il lui achète un skate, l’emmène à la fête foraine, au musée des animaux à présent disparus… « Je n’ai pas besoin d’un père ! » répète Nika. C’est dans un labyrinthe des glaces que la glace va se briser entre eux…et donner un peu d’espoir.

Peu de dialogues dans ce film où le silence est un outil narratif essentiel .La musique du compositeur Marcel Vaid  accentue la chaleur qui pèse sur la ville blanche, sur les rues vides dont le  directeur de la photo Nikolai von Graevenitz a réussi à faire ressentir la poussière et le poids  accablant. Mention spéciale pour le choix des décors, en particulier pour l’immeuble et la cage d’escalier, superbes, d’un architecte milanais. Les plans récurrents de la ville vue de haut, des séances d’entrainement d’un sport de combat où les corps se rapprochent puis se repoussent, très symboliques, les appels journaliers à se confiner dés le lever du soleil,  enferment le spectateur dans ce monde dystopique : quand tout devient invivable, ce n’est pas seulement la lumière qui manque, c’est la possibilité de se tenir encore les uns auprès des autres.

Un film très maitrisé qui préfère l’atmosphère au récit, la sensation au discours mais qui peut refroidir certains…. malgré la chaleur

Annie Gava

Quelles valeurs actuelles ? 

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La Une du journal d’extrême droite a inondé les réseaux de presse, soutenue par la filière de diffusion dominée par les Relay aux mains de Bolloré. Cette Une propose aux acheteurs, mais impose aux regards de tous·tes, une contre-vérité historique, raciste, qui ne devrait pas avoir place dans l’espace public. 

Ce colonialisme décomplexé nie une Histoire documentée, commençant par une conquête meurtrière, suivie d’une occupation violente, de tortures établies, de répression sanglante des immigrés en France et d’une guerre de libération meurtrière qui a tué 250 000 Algériens et en a déplacés 2 millions.

Cette Une raciste est passée inaperçue parce qu’elle coïncidait avec l’attaque tout aussi raciste et abjecte dont le nouveau maire dionysien a été victime. Mais la presse ne peut pas, à ce point, dire n’importe quoi.

Contrairement à l’attaque grossière mais massive de Bally Bagayoko par des médias audiovisuels qui s’emballent et peuvent être aisément contredits, la Une de Valeurs Actuelles est construite, sinon subtile. 

Procédés illittéraires

En haut à gauche, la caution intellectuelle, Boualem Sansal. Il est interviewé longuement (8 pages) avec Suzy Simon-Nicaise, responsable du Cercle Algérianiste, nostalgique de l’Algérie Française, défendant Bugeaud dans ses publications et dénonçant le « terrorisme et le séparatisme » des Algériens en France. 

Dans les titres, un euphémisme caractérisé : les 132 ans de colonisation deviennent 132 ans de « présence française ». Et de belles ellipses : « santé, éducation, agriculture, énergie » ne mentionnent ni les essais nucléaires, ni la sous citoyenneté musulmane, ni l’exploitation extractive, ni pillage culturel, ni l’enrôlement forcé comme chair à canon des guerres françaises.

Moins subtil, l’énoncé contrefacteur. De nombreux détails de la photo montrent qu’elle a été générée par une IA : les visages des deux hommes sont identiques, il manque une demie-bouche à la femme en mini-jupe qui a une palme en guise de main gauche, les voitures semblent de papier froissé… Le temps béni des colonies doit décidément inventer des images !

Instances de dérégulation

Que fait l’Arcom ? Rien. L’Autorité est chargée par le Conseil d’Etat de réguler la communication audiovisuelle et numérique, mais le déferlement de négrophobie à l’encontre de l’édile de la « ville des rois morts et des peuples vivants » ne la choque pas. Elle ne défend même plus le principe, gravé pourtant dans la loi française, du pluralisme audiovisuel 1

Quant au pluralisme de la presse, il garantit au citoyen un accès égal à une pluralité d’opinion. La domination en nombre d’exemplaires et de titres des journaux d’extrême droite dans les réseaux de distribution d’extrême droite est contraire aux conclusions du Conseil d’État et de l’UE. Sans parler, évidemment, de l’incitation à la haine raciale qui est un crime, et de l’affirmation de fake news. 

Prétendre que la colonisation française a construit l’Algérie est un mensonge. Quelle instance pour réagir ? 

AGNÈS FRESCHEL

 1. « Il découle des stipulations de […] la Convention européenne […] une obligation de mettre en place […] un cadre juridique et administratif propre à garantir le pluralisme des médias, qui doit s’entendre tant du pluralisme externe entre les différents médias d’information que du pluralisme interne qui vise […] à assurer une expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion, l’accès du public devant ainsi être garanti à des informations impartiales et exactes et à une pluralité d’opinions et de commentaires. » (Décision n° 463162 du Conseil d’État du 13 février 2024)


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Léviathan

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Léviathan © Simon Gosselin

Qui punit-on et pourquoi ? D’où vient la logique de la punition ? Pourquoi le système judiciaire peine-t-il à produire un véritable sentiment de justice chez la plupart des citoyens ? Dernière création de Lorraine de Sagazan, dont le titre fait référence à la fois au monstre biblique qui impose la soumission par la peur, et à la métaphore du pouvoir étatique chez le philosophe Thomas Hobbes, Léviathan est un spectacle qui interroge, en brouillant les frontières entre fiction et documentaire, les fondements de l’autorité et du contrat social, la justice punitive et l’institution judiciaire. Autour de situations de comparution immédiate documentées, mêlant théâtre et témoignages, Lorraine de Sagazan prolonge les interrogations : qui est le monstre ?

M.V.

2 avril

Les Salins, Scène nationale de Martigues

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Thérèse et Isabelle

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Thérèse et Isabelle © Marie Gioanni

Un spectacle de la compagnie Les Louves à minuit, à partir du texte Thérèse et Isabelle de la romancière Violette Leduc, longtemps censuré (rédigé entre 1948 et 1951, paru sous forme censurée en 1966, puis en version intégrale en 2000, bien après la mort de son autrice). Elle y évoque une relation amoureuse entre deux jeunes femmes, découvrant l’amour et le plaisir charnel dans le pensionnat d’un collège du Nord de la France. La metteuse en scène Marie Fortuit en propose une adaptation qui met en lumière la dimension intime et subversive de l’œuvre, qui décrit, au sein de paysages scéniques et sonores, la naissance du désir mais aussi la honte de la classe sociale, portée par le jeu de trois interprètes et la musicalité de la langue.

M.V.

3 avril

Théâtre du Bois de l’Aune, Aix-en-Provence

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Punk.e.s

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Punk.e.s © Arnaud Dufau

Rachel Arditi et Justine Heynemann sont deux artistes qui explorent les figures féminines et les récits d’émancipation, tout autant que la mémoire des contre-cultures et leur résonance contemporaine. Comme son nom l’indique, Punk.e.s s’intéresse à l’histoire et à l’héritage du mouvement punk, envisagé comme un espace de contestation et d’affirmation identitaire. À partir de témoignages et de matériaux documentaires, entre jeu, narration et adresse directe au public, le spectacle met en lumière des trajectoires de femmes ayant trouvé dans le punk un lieu d’expression et de liberté.

M.V.

3 avril

Châteauvallon
Scène nationale d’Ollioules

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Couscous pirate !

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© Yohanne Lamoulère

Le dispositif Manifattura, porté par le Zef, vise à ouvrir le théâtre à des formats hybrides, favorisant la participation des publics et la circulation entre artistes et spectateurs. C’est au sein de ce dispositif qu’est proposé Couscous pirate ! Une création portée par la chorégraphe et performeuse Floriane Facchini, artiste engagée dans un travail centré sur les dynamiques collectives. Une expérience scénique qui s’apparente à un rituel festif, où le couscous, plat emblématique de partage, y est envisagé comme un vecteur de lien social et un matériau artistique. Une approche qui s’inscrit également dans une recherche sur les gestes du quotidien et leur potentiel performatif.

M.V.

4 avril

Zef, Scène nationale de Marseille

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Sarah Sommers

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Sarah Sommers © Makar Artemev

Invitée par actoral, la musicienne et performeuse Sarah Sommers est une artiste basée à Berlin qui développe une pratique centrée sur les musiques électroniques, dans une approche qui privilégie l’immédiateté du geste et la physicalité du son.

L’artiste conçoit ses sets comme des expériences immersives, où la dimension sonore dialogue avec une présence scénique affirmée. Son travail s’inscrit dans une tradition de live électronique qui se distingue du DJ set par la production en temps réel de la musique, ouvrant à des variations, des accidents et une part d’imprévisible. Entre textures techno, rythmiques dansantes et paysages sonores plus abstraits, Sarah Sommers propose une traversée sensorielle qui engage autant le corps que l’écoute.

M.V.

2 avril

La Cômerie, Marseille

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Groupe Phare à La Criée

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Ma République et moi © Xavier Cantat

Ma République et moi, présenté à La Criée du 1er au 8 avril, est un spectacle écrit et interprété par Issam Rachyq-Ahrad, où, à travers l’évocation de son enfance et de la relation à sa mère, il aborde des questions d’identité, d’intégration et de vivre-ensemble.

Le 3 avril à 19 h, les jeunes amateurs de L’Échappée Belle – Théâtre-École proposent, sur La Mezzanine du théâtre, un Préambule à ce spectacle. Durant environ quarante minutes, Jade Bouchoucha, Fares Dali-Youcef, Nil Marc-Aydin, Olive Bernard, accompagnés par Florence Gayraud Blayo et Alexis Moati font résonner, entre transmission, appropriation et création, les thématiques du spectacle avec leur propre expérience.

M.V.

3 avril

La Criée, Théâtre national de Marseille

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