mercredi 14 octobre 2026
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Mères méditerranées

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Nabeul Tunisie 2019 © Marion Poussier

Le 16 et 17 mai, pour l’ouverture de la Saison Méditerranée 2026, les témoignages de femmes prennent possession du fort Saint-Jean du Mucem. Au centre du nouveau spectacle de Mohamed El Khatib, « Mères méditerranées » : les histoires de femmes issues de diasporas marseillaises. Une référence à l’exposition Bonne mère, déjà visible au Mucem. Une multitude de récits et d’expériences singulières à travers lesquels l’auteur donne à voir la diversité des façons d’être mère. Des témoignages de deuils, de luttes mais aussi de moments de bonheur récoltés par Mohamed El Khatib. En donnant la parole aux premières concernées, l’auteur aspire à une retranscription honnête, loin des images fantasmées, dans une performance mêlant film, installation et chœur théâtralisé en plein air.

Pour annoncer le spectacle : cette photographie de Marion Poussier, prise en 2019 sur une plage de Nabeul en Tunisie. Une ville au nord du pays qui borde la mer Méditerranée. C’est justement cette mer qui est au cœur du projet de Mohamed El Khatib. “La mer comme horizon, danger ou souvenir”, peut-on ainsi lire sur la présentation officielle du spectacle. Une vision retranscrite grâce à 23 femmes issues des 23 pays du pourtour méditerranéen, qui prêtent corps et voix à ce spectacle.

La thématique n’est pas nouvelle pour l’auteur dont les précédentes pièces révélaient déjà un travail personnel autour de ses origines et de leur transmission. Les récits de ses parents venus du Maroc sont devenus une source d’inspiration pour l’artiste, qui travaille à valoriser cette facette de l’histoire.

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Gémenos, carrefour de toutes les littératures

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Jean-Paul Delfino et René Fregni © Gémenos Culture Événements

Salle Jean-Jaurès comble, hôtel de ville transformé en village littéraire ; durant deux jours, cinquante écrivains ont investi le centre-ville pour dédicacer leurs ouvrages, débattre et échanger. Floryse Grimaud, l’enthousiaste organisatrice du salon, est satisfaite : « Il faut se battre pour le livre et les auteurs dans cette époque où tout vacille, et le public était au rendez-vous. »

Le plateau de cette édition ne manquait pas d’ambition. Johana Gustawsson, nouvelle reine internationale du thriller français, née à Aubagne, en assurait la présidence. Jean-Paul Delfino, auteur prolifique à la plume érudite en était l’invité d’honneur. Deux grands témoins complétaient ce quatuor d’exception : Pascal Ory, de l’Académie française, historien de référence sur l’époque contemporaine et la culture, et Richard Werly, correspondant du média suisse Blick et l’un des meilleurs éditorialistes européens. À leurs côtés, des auteurs très estimés, comme Laurine Roux – tout juste lauréate du Grand Prix des libraires 2026 pour Trois fois la colère (Éditions du Sonneur) – ou René Frégni.

Un monde qui « part en vrille »

C’est dans les débats que cette édition a pris son relief particulier. Vingt rencontres se sont succédé, débordant rapidement du cadre purement littéraire pour ausculter le temps présent. Jean-Paul Delfino, évoquant son roman Counani (Istya & Cie) au côté du photographe et sportif de haut niveau Stéphan Plana, a exprimé une inquiétude partagée : celle d’un monde qui « part en vrille » miné par les guerres, l’individualisme et la déferlante des réseaux sociaux. Sophie Boutière-Damahi, dont l’éditeur marseillais Le Bruit du monde publie La Part des vivants, a tracé un parallèle troublant entre l’atmosphère de Marseille dans les années 1930 et situation politique et économique actuelle. Pascal Ory et Richard Werly ont prolongé cette réflexion, l’un avec le regard de l’historien, l’autre avec l’urgence du journaliste qui observe les démocraties vaciller.

La région à l’honneur

Fidèle à sa vocation territoriale, le salon a mis en lumière les maisons d’édition implantées localement : Le Bruit du monde, Hors d’atteinte, Melmac et L’Écailler à Marseille, Rouge profond à Aix-en-Provence, Feed Back à Toulon, Kels éditions à Aubagne, Les Livres de la promenade à Nice. Autant de structures indépendantes précieuses, à l’heure où de grands groupes dictent leurs lois et potentiellement, comme l’a rappelé la récente affaire Grasset, leurs idées d’extrême droite.

Genre, polar et peinture ont aussi trouvé leur place. La toute jeune Lucie Ramognino présentait Trop fortes, un jeu des 7 familles singulier où mères et grand-mères cèdent la place à « la Doyenne », « l’Oubliée » ou « l’Inspirante » et réhabilitent les artistes invibilisées par les hommes. Robert Rossi avec son Chasseur de figues interrogeait la genèse du masculinisme, tandis qu’Agnès de Clairville et son roman autobiographique La Poupée qui fait oui explorait les logiques d’emprise et le silence des femmes transmis de génération en génération.

Enfin, Thierry Maugenest a fait revivre Cézanne, et Audrey Sabardeil, Thierry Aguila et Mathieu Croizet ont exploré les noires -et toujours très politiques- contrées du polar.

ANNE-MARIE THOMAZEAU

Le salon s’est déroulé le 9 et 10 mai à Gémenos.

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La persistance du son

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Lucia Peralta©X-DR

Loin d’un hommage démonstratif ou trop théorique à la musique spectrale, écueil auquel ce type de programme n’échappe pas toujours, la soirée a fait entendre, d’une œuvre à l’autre, une même attention aux phénomènes de résonance, aux glissements de texture et à la lente transformation du timbre. Plus qu’une esthétique commune, c’est une manière d’écouter qui semblait traverser l’ensemble du concert.

Cette cohérence s’est particulièrement révélée dans les pièces mêlant alto (Lucia Peralta) et informatique musicale (Marco Suárez-Cifuentes). Dans Big-Bang de Luis Rizo-Salom, les prolongements électroniques ont accompagné l’instrument avec une grande souplesse, comme si certaines harmoniques continuaient à se déployer dans l’espace après le geste instrumental lui-même.

Tangent de Camila Agosto a poursuivi ce dialogue avec la même finesse, sans jamais chercher l’effet spectaculaire. L’électronique n’y fonctionnait pas comme une couche ajoutée au son de l’alto, mais comme l’extension naturelle de sa matière.

À l’intérieur du timbre

Au centre du programme, la création mondiale de Matiz XVII de Rodrigo Lima s’est imposée avec une évidence rare. La pièce, la 17e d’un cycle de solos, déploie une écriture dense, précise, attentive aux micro-variations de timbre, tout en conservant une vraie lisibilité formelle. Elle parvient à porter en elle le son chaleureux et incisif que l’alto peut avoir. L’attention presque suspendue du public pendant l’exécution témoignait de la force de cette création.

Les moments plus strictement électroacoustiques ont semblé moins marquants. Les pièces de Ariadna Alsina Tarrés et Marco Suárez-Cifuentes proposaient des matières sonores riches et travaillées, mais avec une tension dramatique plus diffuse. Placées entre des œuvres où la présence physique de l’’altiste occupait un rôle central, elles donnaient l’impression d’une écoute plus distante.

La soirée se refermait avec Prologue, solo pour alto qui a marqué l’histoire de la musique spectrale, dans sa version avec électronique (20001). Gérard Grisey apparaît ainsi moins comme une figure tutélaire que comme une présence discrètement persistante. Le concert aura surtout rappelé combien cette pensée du son demeure féconde dans la création actuelle, bien au-delà du seul héritage historique du spectralisme.

ÉVA TURBANT

Prologos s’est joué le 9 mai à La Friche dans le cadre de Propagations, festival du GMEM, Centre national de Création musicale à Marseille

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La traversée poétique d’Andrea Laszlo de Simone

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Una Lunghissima Ombra, Andrea Laszlo De Simone © Giovanni Canitano

Dans le cadre de la Biennale d’Aix, Andrea Laszlo de Simone – compositeur césarisé de la BO du Règne animal – a dévoilé Una Lunghissima Ombra, une œuvre totale issue de son dernier album et pensée comme une immersion absolue. Ici, pas d’artifice : seul le mariage sacré de l’image, du son et du verbe compte.

Synesthésie humaniste

Ce n’est pas un concert, mais une expérience organique. Dans cette Fondation où la géométrie règne en maître, le musicien italien a insufflé une vie nouvelle aux parois de béton et de verre. L’expérience repose sur un équilibre fragile et magnifique entre la rigueur des lignes architecturales et la fluidité d’une musique qui semble couler directement du cœur.

La scénographie, jouant sur les contrastes d’ombres et de lumières, répond aux oscillations sonores d’un orchestre de chambre en état de grâce. Le spectateur, placé au centre de ce dispositif, se retrouve enveloppé par une architecture invisible, bâtie de vibrations et de reflets.

Pourtant, cette immersion sensorielle ne serait rien sans la présence de la parole. Dans cette langue italienne si mélodieuse, les textes de de Simone agissent comme un ancrage émotionnel nécessaire et portent des mots simples mais universels — sur le temps qui fuit, sur l’amour, sur la place de l’homme dans l’immensité.

« Le verbe vient ici donner un sens à l’abstraction, transformant une expérience esthétique en une confidence intime. »

En intégrant la poésie des paroles à cette architecture sonore et visuelle, l’artiste crée un pont entre l’immatériel et l’humain, et il semble qu’on écoute une âme.

Un manifeste de la fragilité

Ce passage à Aix-en-Provence est une démonstration de ce qu’un art humaniste peut produire : une invitation à ralentir, à regarder et à écouter vraiment. En faisant fusionner l’œil, l’oreille et l’esprit, Andrea Laszlo de Simone rappelle que l’art est avant tout une affaire de présence. Une ombre très longue, certes, mais qui rassure et qui éclaire.

DANIELLE DUFOUR-VERNA

Ce concert-installation a eu lieu le 25 avril à la Fondation Vasarely, Aix en Provence

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Au Château de Servières, la mémoire déplacée d’Élias Kurdy

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Sphinx de Palmyre 2023 © Elias Kurdy

Né en Syrie et passé par Damas, Beyrouth puis Marseille, Élias Kurdy propose au Château de Servières (Marseille) Mémoire en transit. Un parcours à la fois géographique et symbolique, qui « explore les liens entre circulation des objets archéologiques et déplacements forcés des populations » à travers « une narration sensible à la frontière entre mémoire, fiction et archéologie ».

Les œuvres exposées dans les espaces du Château de Servières prennent la forme de tablettes écrites, de fragments sculptés ou d’objets réalisés en terre, en plâtre ou en matériaux bruts, évoquant des vestiges archéologiques (tessons, reliques…). Des formes et des écritures énigmatiques, qui interrogent la circulation des objets, les déplacements forcés et la manière dont les civilisations laissent des traces, mais sans renvoyer à une époque identifiable. Des œuvres qui brouillent les temporalités : le présent devient un futur vestige, l’apparition de l’écriture reste une question toujours ouverte.

M.V.

Mémoire en transit

Du 15 mai au 4 juillet

Château de Servières, Marseille

Dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026 et du Printemps de l’Art Contemporain

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Écrire les mots qu’ils manquent

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© Thierry Laporte

« C’est quoi cette rage d’écrire ? ». La question est au centre du nouveau spectacle d’Aurélie Van Den Daele, Je crée et je vous dis pourquoi. Une pièce où chaque récit de femmes tente d’apporter une bribe de réponse, selon leurs expériences, leurs rêves ou leur milieu social. Des histoires que le public découvre à mesure qu’il évolue dans le théâtre Joliette. Des coulisses à la grande scène en passant par le débarras poussiéreux, ce spectacle déambulatoire plonge le spectateur dans des récits intimes. Casque sur les oreilles, isolé, avec presque l’impression que les histoires lui sont racontées à lui seul.

Il règne dans la pièce une atmosphère entre sororité, partage et bienveillance. Bien que chacune des comédiennes interprète seule le rôle d’une artiste dans l’une des pièces du théâtre, les motivations qui les poussent à écrire traduisent une forme d’universalité : « écrire pour celles qui n’ont pas les mots ». Dans le théâtre, ces femmes crient leur solidarité les unes avec les autres. « J’accepte que ta plume devienne ma plume », affirme l’une d’elles.

Elles retranscrivent aussi sur papier ce qui ne peut pas être dit à l’oral. C’est l’histoire de l’une d’elles qui écrit pour échapper au contrôle de son mari. Lui qui « colonise sa parole » mais enrage de ne pas avoir de droit de regard sur ses écrits.

L’émotion est saisissante, alors que comédiennes et public se retrouvent pour une dernière scène, aux airs de boum. Sous une immense boule à facettes, toustes dansent et chantent ensemble, dans un espace où iels étaient jusqu’alors isolé·es par leur casque. En fond sonore, Mourir sur scène de Dalida donne tout son sens au moment.

Un rapport à la transmission

L’amour des mots, l’une d’elles l’a découvert en jouant au scrabble avec sa grand-mère. Un rapport à la transmission et au passé particulièrement présent dans le spectacle. Dès les premières minutes, c’est la voix d’une enfant puis d’une personne âgée qui nous expliquent leur vision du désir. Puis, tout au long du spectacle, les références et hommages à des autrices et chanteuses pleuvent. Pour beaucoup d’artistes du passé dont le récit se mêle à celui des artistes actuelles.

FANTINE LAMBEY

Ce spectacle du Théâtre de l’Union a été joué au Théâtre Joliette, Marseille, les 6 et 7 mai

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Au Café Julien, Bandit Bandit se met à nu

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Bandit Bandit © X-DR

Lumières rouges sombres, scène exiguë, trois guitares et une batterie. Il n’en fallait pas plus à Bandit Bandit pour enflammer le Café Julien. Le ton est donné dès les premières minutes du concert. L’ambiance sera électrique, poignante et intimiste.

Sur scène, le duo et ses deux musiciens livrent une véritable performance rock. Entre quelques phrases adressées au public, Maëva Nicolas et Hugo Herleman enchaînent des morceaux de leur dernier album Cavalcades – ce que la nuit ne dit pas,et d’anciens titres que les fans affectionnent. La chanteuse est magnétique, danse et saute, les cheveux au vent. Hugo Herleman se fait plus discret, mais habite la salle, déchaîné, à chaque solo de guitare. Sans être superficiel, le concert, visiblement très travaillé, prend des allures de spectacle chorégraphié. Le duo ne perd pas le sens de la scène pour autant et joue, comme à son habitude, « comme si c’était la dernière fois ».

La puissance des maux

Changement d’atmosphère, lumières blanches. Après presque une heure de show, les riffs typiques du rock cèdent leur place à des rythmes plus lents et mélancoliques. Accompagnée par une guitare, Maëva Nicolas, encore essoufflée, lit un de ses poèmes. Les Chambres fermées parle de l’avortement qu’elle a vécu en 2024. Une manière d’annoncer la prochaine chanson, Opaline, qui porte sur la même thématique. Et de glisser un message : « Des personnes se permettent de parler d’avortement de confort. Déjà, ta gueule. Et après, ta gueule tout simplement ». Dans la salle, cris et applaudissements.

C’est à ce moment que le concert dépasse la simple performance. Maëva Nicolas descend dans la fosse, demande au public de crier, chante et danse avec lui. Quelques morceaux plus sombres viennent ensuite, abordant des sujets comme la mort ou la dépression. Puis, la batterie reprend le dessus, et le concert s’achève dans une dernière montée d’énergie. Maëva Nicolas fait alors face au public, soulève sa guitare sur laquelle figure un sticker« More Women On Stage ». C’est son ultime message à faire passer, avant que les lumières s’éteignent.

IVANIE LEGRAIN

Concert donné le 8 mai au Café Julien, Marseille.

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La citadelle résistance et désobéissance

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Citadelle de Marseille A©Jean-Pierre Garufi

Avec comme point de départ l’emprisonnement de Habib Bourguiba – leader politique indépendantiste puis président tunisien – à la Citadelle de Marseille entre 1939 et 1942, l’exposition La Citadelle : Résistance et désobéissance imagine un dialogue à plusieurs voix – artistes, chercheureuses – autour des mémoires coloniales franco-tunisiennes.

Initié par l’institut Français dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026, le projet a réuni, entre mars et mai 2026, deux artistes en résidence croisée entre le centre d’art B7L9 et la Citadelle de Marseille. Des allers-retours entre les deux rives de la Méditerranée pour penser des œuvres autour du « patrimoine mémoriel et immatériel lié au passé colonial entre la France et la Tunisie ».

Parmi eux, le réalisateur Saber Zammouri, qui travaille à partir d’archives, d’images de récits pour interroger les relations entre la France et la Tunisie, les trajectoires individuelles et les dynamiques migratoires, et l’artiste sonore Hugo Mir-Valette, dont la pratique du deep listening explore les couches invisibles du son et l’écoute au-delà de ce qui est perceptible. Accompagnés de chercheurs, les artistes développent des œuvres questionnant les répercussions sociales, culturelles et politiques de cette histoire commune dans une démarche résolument décoloniale !

C.L.

Du 16 mai au 1er octobre

La Citadelle de Marseille, Marseille

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Adios Toledo !

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Julien Grassen © X-DR

Adios Toledo ! est le nom d’une rencontre musicale imaginée par le pianiste, compositeur de jazz et ethnomusicologue Julien Grassen Barbe. Ce projet, concocté lors d’une résidence à l’Espace culturel de Chaillol, a donné vie à une douzaine de pièces originales s’inspirant des traditions de l’Inde du Nord et de la liturgie des communautés judéo-portugaises du Sud-Ouest, sa terre d’enfance.

Avec trois musiciens aguerris au Dhrupad, la musique classique hindoustanie, le quartet propose un voyage poétique qui nous emmène à Jaipur, Barcelone, Porto et Jérusalem, et rend hommage à Garcia da Orta, médecin séfarade du XVIe siècle ayant fui l’Inquisition pour Goa.

AMT

Le 15 mai

Petit Duc, Aix-en-Provence

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Nine Spirit fête ses 25 ans

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Nine Spirit © X-DR

C’est à une grande fête musicale que le public de La Criée est convié ce 18 mai : les 25 ans de la compagnie Nine Spirit, fondée par Raphaël Imbert, et désormais portée par la pianiste Amandine Habib. Pour l’occasion, la compagnie présente Shake The Spirits, un concert au confluent du jazz onirique et d’un néoclassique aux teintes levantines. Ici, le groupe tisse une toile sonore où le piano dialogue avec des percussions subtiles et des cordes lyriques. Plus qu’une simple performance, cette soirée est une invitation à franchir les horizons musicaux sous l’égide d’une virtuosité sensible. Dans le cadre prestigieux de La Criée, Amandine Habib et ses complices offrent une fresque humaniste et solaire, marquant de leur empreinte cette escale phocéenne indispensable.

 D.D.-V.
18 mai
La Criée, Théâtre national de Marseille
Un programme de Marseille Concerts

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