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L’Amour à crédit

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Sauvons les meubles (C)© New  story

Munie de son appareil photo canon, une grande femme brune. C’est Lucile, une photographe reconnue qui vit à Paris et s’est éloignée de la province où elle a grandi. « J’ai le sentiment que le revenu universel est un appui pour consommer autrement au-delà d’un recours contre la grande pauvreté. Au fond, le revenu universel pour l’immensité de la population, çà changerait tout »  conclut celui dont elle tire le portait, Benoit Hamon (dans son propre rôle)  Séance photo interrompue par des appels téléphoniques. Lucile doit venir au plus vite auprès de sa mère, très malade.  Ce retour dans la maison familiale, encombrée, comme figée, dans un village du sud, est un choc pour Lucile. Elle y retrouve, son père (Jean- Luc Piraux), lunaire, complètement perdu, son frère Paul (Yoann Zimmer) et sa nièce (jouée par la fille de la cinéaste) Ainsi que tous ses souvenirs d’enfance. Les objets, les photos, les herbes folles du jardin, l’atelier boutique dont sa mère, alitée, ne peut plus s’occuper. Elle apprend par l’infirmière, Nadège (Ophélie Bau) que Colette n’en a plus pour longtemps et qu’on doit l’accompagner. Quand frère et sœur découvrent que leur mère a fait des prêts à la consommation, usurpant l’identité de sa fille, c’est un choc, surtout pour Lucile. Que révèle ce geste de leur lien ? Que dit-il de l’amour ? Et comment « sauver les meubles » ?  Regarder la réalité en face ? Affronter l’huissier qui va tout saisir ? Trouver une solution pour ne pas payer les 40 000 euros que Lucile doit : prêts que Colette a contractés pour un voyage scolaire, pour renflouer les caisses de la boutique, pour les études ; tout cela pour faire bonne figure … Pour sauver les meubles, il faudrait que Lucile porte plainte pour usurpation d’identité, et s’explique avec sa mère avant qu’il ne soit trop tard. Au fil des heures passées dans la chambre ; les tensions s’apaisent, des choses se disent : « Pourquoi tu as fait ca ?-  C’est pour vous protéger ». Une mère qui aurait aimé étudier l’histoire de l’art, qui ne s’est pas permis d’être plus dans la joie. « On n’a pas réussi à se parler toutes les deux » C’est par la photographie que mère et filles se disent enfin qu’elles s’aiment Une séquence bouleversante qui se conclut par un selfie et une parole qui permettra à Lucile de lâcher prise   « Je t’aime ma fille. Ma fille, ma beauté » et de vivre désormais  plus dans la joie.

Guilaine Londez incarne Colette ; c’est la propre mère de  Catherine Cosme, à qui elle dédie son film,  qui a inspiré ce personnage: « une femme très élégante, et rien dans son apparence ne laissait transparaître la difficulté financière dans laquelle elle vivait. C’est cette dualité que j’ai voulu transposer dans le personnage. » confie la réalisatrice.

La talentueuse Vimala Pons, qui est de tous les plans du film, joue délicatement, avec nuances,  Lucile, cette fille, tour à tour froide, dure, fragile.

La directrice de la photo Caroline Guimbal a su capter la lumière du Sud, dans les rues du village, le jardin, la rivière, en parfait contraste avec les couleurs en demi -teinte de la maison et de la chambre où tout se dénoue. 

Ce premier  long métrage de Catherine Cosme,  à la fois chronique familiale et dénonciation du système bancaire qui enfonce toujours un peu plus les personnes fragiles et en difficulté va résonner en chacun.e, faisant resurgir des émotions enfouies ou /et renaitre l’espoir de liens à recréer.

Annie Gava

© New  story

En salles le 6 mai 2026

Clochette a raté sa vie

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Clochette a rate sa vie © Cie Quasi

Clochette a raté sa vie est un projet itinérant, évolutif, débuté en janvier dernier, qui s’écrit et se construit de lieu en lieu, au fil du temps et des actualités, dans la perspective d’une création la saison prochaine. Entre fragments de vie, humour discret et mélancolie diffuse « c’est à la fois un texte sans fin et une ronde infinie de très courts dialogues à jouer, le plus souvent entre des couples, dans leur quotidien à la fois banal et singulier. » Une proposition d’une trentaine de minutes d’Alain Béhar, metteur en scène et comédien associé au Théâtre du Bois de L’Aune et au Théâtre des 13 vents – CDN de Montpellier qui explore les failles de l’existence contemporaine à travers une succession de scènes brèves.

M.V.

12 mai

Théâtre du Bois de l’Aune, Aix-en-Provence

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Bandit Bandit

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Bandit Bandit © X-DR

Le Café Julien accueille Bandit Bandit, les « Bonnie & Clyde » montpelliérains, à l’occasion de la sortie de leur nouvel album Cavalcades – ce que la nuit ne dit pas. Un disque rétrospectif, qui évoque la rupture entre la chanteuse Maëva Nicolas et le guitariste Hugo Herleman. Si leur séparation n’entraîne pas la fin du groupe, elle permet au duo d’entamer un nouveau chapitre, sans pour autant perdre son univers musical. Les influences rock, indie et pop se mêlent à une sensibilité affirmée, plus présente que dans leurs précédents projets. Avec Cavalcades, le groupe propose un dernier regard vers l’arrière avant de continuer à avancer. Bandit Bandit fait le bilan, porté par une Maëva Nicolas désarmante qui évoque sans détour des sujets rares dans le monde du rock, comme l’avortement à travers le morceau Opaline.

I.L.

8 mai

Café Julien,Marseille

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Trio Pythéas

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Trio Pythéas © X-DR

Deux Mendelssohn, deux voix, deux manières d’habiter le Romantisme. Chez Félix, la ligne file avec une évidence lumineuse, portée par l’élan et la clarté ; chez Fanny, sœur longtemps méconnue, l’écriture se resserre, chante, s’assombrit parfois, avec une densité intérieure longtemps mésestimée. Le Trio Pythéas fait dialoguer ces partitions comme on ouvre une chambre d’échos : motifs qui se répondent, tensions harmoniques, frémissements du piano, du violon et du violoncelle. Marie-France Arakélian, Yann Le Roux-Sèdes et Jean-Florent Gabriel y cherchent moins une histoire familiale qu’une écoute croisée, attentive au chant, aux nuances et aux silences.

S.CA.

9 mai
Cité de la Musique, Marseille

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Finale Orizon Sud

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Noé Extrat © Loana Duron

110 au départ, 5 encore en course pour la finale. Pour cette 16e édition, les candidat·es du tremplin Orizon Sud devront se départager jeudi 7 mai, à l’Espace Julien. Sur scène vont se relayer : Blasta Collective, Fire Club, Mathlide, Noé Extrat et Zoon Kara. Au rendez-vous, des artistes funk, electro mais aussi pop.

Ils devront faire leurs preuves face au jury et au public, tous deux chargés d’élire le lauréat. À la clé pour les gagnant·es : des scènes rémunérées en salles et festivals, du temps de résidence ou encore des coachings scéniques. L’année dernière, Louis LNR avait remporté la compétition. Pour 2026, réponse ce 7 mai.

F.L.

7 mai

L’Espace Julien, Marseille

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Qui vive !

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Qui vive ! © Drichos

Les œuvres de Purcell, Monteverdi, Strozzi ou De Bailly, modernisées par la guitare électrique… Création 2022 de la compagnie Rassegna, le spectacle Qui vive mêle les musiques anciennes et modernes pour « une réflexion originale sur le temps, ses accélérations et sa façon d’aller et venir en période de turbulences », selon ses créateur·ices. Durant 1h15, sur scène, flûtes à bec électrisées, platines vinyles et boucles augmentées redonnent vie à la musique baroque. Un mélange des genres auquel est habituée la troupe. En 2018 déjà, son spectacle Contretemps plongeait dans un univers médiéval aux sons des flûtes kaval.

F.L.

6 mai

L’Usine, Istres

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Leipzig 1726

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© D. Biellmann

Leipzig 1726, un titre de concert qui peut surprendre… sauf les amoureux de J.-S. Bach, qui auront immédiatement saisi la référence. Dans le cadre de la saison des Théâtres en Dracénie, La Chapelle Rhénane, placée sous la direction du ténor et chef Benoît Haller, propose un programme de musique sacrée entièrement dédié au Cantor de Leipzig ; des œuvres toutes composées après son installation dans cette ville en 1723, au faîte de sa puissance créatrice. Au menu : la cantate BWV 138 Warum betrübst du dich, mein Herz, la Messe luthérienne en Sol majeur BWV 236, et la célèbre cantate chorale Ein feste Burg ist unser Gott BWV 80. Ponctué d’évocations biographiques, le concert donne à entendre quelques pages inégalées de celui que beaucoup considèrent comme l’un des plus grands génies de la musique.

A.-M.T.

12 mai

Èglise Saint-Michel, Draguignan

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Les plus belles de mai

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Trouble, Collectif Moÿ Moÿ ©Lucie Fournaise

Ce samedi 9 mai s’ouvre la troisième édition du festival Les Plus Belles de mai, qui vise à promouvoir et à célébrer la présence des femmes dans l’espace public grâce à des performances, des expositions et des activités dans le quartier de la Belle de Mai. Organisé par l’association marseillaise RedPlexus, en partenariat avec la mairie des 2e et 3e arrondissements, l’événement propose quatre soirées tout au long du mois de mai ainsi que des ateliers et une après-midi à la Friche le 29.

Au programme de la première soirée, qui a lieu au Bar Marius, rue Françoise Barbini : La mer danse en elles, un spectacle danse et chant inspiré par des figures féminines importantes de l’histoire méditerranéenne, une performance intituléLa femme arc-en-ciel portée par des habitantes du quartier, et un moment festif autour d’un karaoké.

C.M.

Du 9 au 29 mai

Divers lieux de la Belle de mai, Marseille

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Figure.S

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Figure.S © Cécile

Le metteur en scène Filip Forgeau présente les œuvres de William Shakespeare comme on ne les a jamais vues. Sur scène, Théo Kermel, porteur de trisomie 21, se métamorphose, devient Hamlet puis Lear, Richard III puis Macbeth. Revenus d’entre les morts, les figures emblématiques du dramaturge font un bond dans le temps pour se raconter. Entre rires, cris et larmes, le comédien énonce leurs tourments, folies aussi bien qu’amours, le tout sous la forme de courts poèmes. Théo Kermel n’en est pas à son coup d’essai, lui-même admirateur de Shakespeare et interprète de Roméo dans une autre pièce de Filip Forgeau. Avec Figure.S, les spectateur·ices sont transporté·es dans une ambiance de fête, avec à la clé une double promesse, celle de donner à voir la différence du comédien, et de la normaliser.

I.L.

7 mai

Café L’heure des Thés,La Farlède

Une programmation du Pôle, arts en circulation

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Rétropolis

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Rétropolis © Dom Renckel

Sensibiliser le jeune public aux questions environnementales, c’est le pari que s’est lancé le groupe de rock strasbourgeois Weepers Circus pour son nouveau concert-spectacle. Avec Rétropolis, les quatre musiciens se retrouvent dans une ville ultra-moderne, où les immeubles côtoient les nuages et où le métro ne s’arrête jamais. La verdure a disparu, et ce n’est pas la seule. À Rétropolis, les enfants sont introuvables. Pendant 55 minutes, les musiciens affrontent la jungle urbaine, guidés par l’espoir de les retrouver et de voir la nature reprendre ses droits. Pour ce nouveau voyage, le groupe est accompagné des illustrations de Clotilde Perrin. Une invitation à repenser les modes de vie et le rapport à l’environnement, tout en musique et pour tous·tes, à partir de 5 ans.

I.L.
6 mai

L’Escale,La Garde

Une programmation du Pôle, arts en circulation

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