samedi 25 avril 2026
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Neige

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Neige © Christophe Raynaud de Lage

Après Mon Cœur en 2019, une pièce très remarquée sur le scandale du Mediator, Pauline Bureau s’intéresse au merveilleux, avec Neige, présentée aux Salins ces 15 et 16 janvier. Dans cette pièce, une réécriture du conte de Blanche-Neige, la metteuse en scène s’intéresse au « passage de l’adolescence à l’âge adulte ». Neige, le personnage principal, cherche à s’affranchir de sa mère autoritaire, et disparaît dans la forêt. C’est le début d’une errance magique, dans un magnifique décor réalisé par les Ateliers de la Comédie de Saint-Étienne. Créé en 2023, la pièce a reçu deux Molière en 2024 (spectacle jeune public, et création visuelle et sonore).

Nicolas Santucci

15 et 16 janvier
Les Salins, Scène nationale de Martigues 

Belugueta

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© Bastien Clochard

Le quintet vocal Belugueta débarque à la Cité de la Musique. Tenant une place importante dans le renouveau de la polyphonie occitane, l’ensemble donne aux chants des attributs d’amour, de deuil, de courage ou de prière. Ancré dans la tradition de la langue d’oc, ils composent, écrivent et improvisent une musique vivante et habitée. Composé de Julen Achiary, Lucie Gibaux, Lisà Langlois-Garrigue, Lolita Delmonteil-Ayral et Julien Lameiras, le quintet mêle les voix aux percussions pour porter le rythme de ses créations.

L.S.
17 janvier
Cité de la musique, Marseille

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Fòco

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© Yannick Doublet

La Cité de la musique de Marseille accueille, en sortie de résidence, le duo composé de Germana Mastropasqua et Xavier Rebut pour une soirée intitulée Italie Réenchantée. Xavier Rebut, chanteur et compositeur, amoureux des musiques traditionnelles de l’Italie, réinvente les codes du chant traditionnel oral par ses compositions. Chanteuse-interprète, Germana Mastropasqua partagera sa connaissance du grand répertoire vocal d’Italie. Tous deux ont travaillé aux côtés de Giovanna Marini, qui est l’une des figures les plus importantes dans la recherche et l’interprétation des traditions musicales populaires italiennes.

L.S.
16 janvier
Cité de la musique, Marseille

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La Pomme empoisonnée

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La Pomme Empoisonnée © Pierre Exsteen

Cette création belge de la compagnie Pan! revisite avec humour et poésie Blanche-Neige et les sept nains autour de la pomme rouge empoisonnée, en ouvrant une porte nouvelle sur les relations familiales contemporaines et les défis des familles recomposées. Sur scène, la fameuse pomme empoisonnée trône sur une table : qui l’a posée là, la belle-mère ou la belle-fille ? À partir de cette image et de cette question, le spectacle explore le cheminement vers une complicité inattendue entre les personnages, malgré disputes, malentendus et incompréhensions. Écrit et mis en scène par Julie Annen, un spectacle jeune public ( à partir de 9 ans) primé aux Rencontres Théâtre Jeune Public de Huy en 2023 pour la qualité de l’interprétation et l’inventivité de la mise en scène.

M.V.
14 janvier
Théâtre La Colonne, Miramas

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Immaqaa

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Immaqaa, ici peut-être (Images de répétition) © Brice Robert

Immaqaa, ici peut-être de Mathurin Bolze, met sur scène neuf interprètes circassiens inventant un langage corporel et visuel inspiré des paysages immenses et fragiles du Grand Nord : un territoire extrême où le silence, la glace et la lumière deviennent autant de forces poétiques que d’éléments à apprivoiser. Le titre lui-même, Immaqaa – qui signifie « peut-être » en inuktitut – suggère l’indéfinition, l’incertitude mais aussi la quête intérieure qui guide le parcours des artistes. En confrontant leurs corps en suspension aux éléments imaginaires de glace et de vent, ils explorent à travers acrobaties aériennes, portés, sauts vertigineux et scénographie mouvante une géographie instable qui questionne l’orientation, l’équilibre et la lumière : métaphores d’une époque en transformation.

M.V.
16 et 17 janvier
Grand Théâtre de Provence, Aix-en-Provence

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Nevché et Alfred s’attaquent à Dantès

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Monte-Cristo © Alfred

Fred Nevché et Alfred proposent une expérience artistique immersive avec ce concert dessiné qui mêle récit initiatique, création électro-rock et projections de dessins. Au cœur de la performance, la vie de l’écrivain Alexandre Dumas et le destin romanesque d’Edmond Dantès. Ce double mouvement biographique et fictif permet d’embrasser à la fois l’homme et l’œuvre, soulignant les échos entre les épreuves, les désirs et les combats personnels du créateur et de son personnage. Fred Nevché y conjugue spoken word, électro-rock et poésie sonore tandis qu’Alfred (Lionel Papagalli), auteur de bande dessinée, y projette en grand format ses illustrations originales, qui accompagnent la progression du récit. Ensemble, ils font vibrer textes, musique et graphisme dans un même élan artistique.

M.V.
16 janvier
Pôle Culturel Miremont, Plan-de-Cuques

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Ettore Scola, vu par Robert Guédiguian 

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Vittorio Gassman et Stefania Sandrelli dans Nous nous sommes tant aimés ! d’ Ettore Scola © X-DR

Zébuline. L’Institut culturel italien a choisi l’expression « Les héritages infidèles » pour nommer cette soirée. Que doit-on comprendre ?

Robert Guédiguian. Je suis très fidèle à l’esprit de ce cinéma-là, « national-populaire » comme disait Gramsci, et Jean Vilar plus tard. Je reste très sensible à ces idées-là, mais on ne parle pas tout-à-fait la même langue, les choses ont changé. Le cinéma ne se fait plus de la même manière. Reste quand même l’essentiel : des acteurs qui jouent un texte et nous racontent une histoire. 

Robert Guédiguian © Florence Behar Aboudaram

Vous connaissiez personnellement Ettore Scola ?

Oui. La dernière fois où il est venu en France pour un débat à Paris, on lui a demandé avec quel cinéaste français il voulait intervenir, il m’a choisi. Il a eu ce jour-là un mot qui m’a beaucoup touché, en réponse à une question du public qui demandait pourquoi moi, et il a répondu avec beaucoup d’humour : « Parce que c’est le meilleur cinéaste italien contemporain. » Nous nous sommes revus plusieurs fois par la suite. 

L’esprit de Scola, il subsiste ?

Je vais dire une phrase que j’ai dite dans Mitterrand : « Je crois aux forces de l’esprit ». Même avec la victoire de Meloni, ça ne veut pas dire que l’esprit Scola a disparu. Ça s’est un peu dissout, comme un comprimé d’Efferalgan. Ça ne fait plus corps, ce n’est pas réuni, mais c’est là, en suspension. 

L’Institut culturel italien est un lieu de passage et de mémoire. En choisissant de montrer Nous nous sommes tant aimés, quel message tente-t-on d’adresser à la jeunesse marseillaise d’aujourd’hui ? 

Que la vie est belle quoi qu’il arrive. Au bout du compte, il reste l’amitié, le message est assez clair.  

Est-ce qu’au fond, ce film de Scola, terriblement actuel, ne nous démontre pas que le plus grand risque n’est pas l’échec politique, mais le renoncement intime et le cynisme ?

Oui, bien sûr. Il faut toujours affirmer et faire exister ce qui nous a fondés. La forme peut changer, mais pas le fond des principes. Par exemple, pour moi, le principe de partage des richesses est un principe fondamental, viscéral, quoiqu’il arrive. Je peux envisager d’autres façons, d’autres techniques, selon le monde dans lequel nous vivons, mais cela reste pour moi un principe essentiel de la vie en société, de la vie de l’humanité. 

Quoi d’autre est pour vous non négociable ?

L’absolue sincérité. Ne pas jouer avec l’école, avec la financiarisation du cinéma. Ne jamais transiger sur l’urgence de ce qu’on a à faire ; ne pas faire de choses pour de mauvaises raisons.

Peut-on dire que Scola, à l’instar de Pasolini ou de Renoir, est une des figures tutélaires de votre cinéma ?

Oui, c’est vrai. J’ai été vraiment marqué par Affreux, sales et méchants que Pasolini avait adoré. Scola est un grand cinéaste, Pasolini est un génie, ce qui ne dévalorise pas l’un par rapport à l’autre. On peut même éprouver plus de plaisir à voir un film de Scola qu’un de Pasolini, mais Pasolini est d’une verticalité dingue. Je pense qu’il est un des plus grands artistes de la deuxième moitié du XXe siècle. 

Une dernière question : quelle est votre définition du bonheur ? 

Il y a un proverbe napolitain qui dit : « C’est un peu d’air frais qu’on prend sur le balcon. »

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR DANIELLE DUFOUR-VERNA

« Les héritages infidèles d’Ettore Scola »
15 janvier
Institut culturel italien, Marseille

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Le cabaret des oiseaux

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Le cabaret des oiseaux © Lucien Roux

Le cabaret des oiseaux, deuxième création de la compagnie marseillaise Le Vaisseau, est un spectacle qui se déploie comme une expérience immersive, où le burlesque côtoie la douleur de la perte, dans un mélange d’absurde et de poésie explorant le thème universel de la recherche des êtres aimés. La scène est une vaste pièce sombre traversée d’étranges lueurs, où se trouve une lourde porte, surveillée par des bureaucrates loufoques et abîmés : un homme veut la franchir pour retrouver un être cher qui en est passé de l’autre côté, mais l’accès lui est catégoriquement refusé. À travers une lutte effrénée, faite de procédures délirantes et de rites absurdes, il s’acharne à convaincre ces personnages bureaucratiques, entraînant le spectateur dans un labyrinthe burlesque où se mêlent humour, absurdité et émotion.

M.V.
16 et 17 janvier
L’Ouvre-Boîte, Aix-en-Provence

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L’Origine du monde (46×55)

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L’Origine Du Monde © Musée Fabre Montpellier

Le projet de L’Origine du monde (46×55) est né dans une brocante, où l’artiste Nicolas Heredia découvre une reproduction du célèbre tableau L’Origine du monde de Gustave Courbet, posée parmi des objets usuels et vendue 200 €. Cette trouvaille inattendue devient chez lui l’élément déclencheur d’une exploration théâtrale et intellectuelle sur la valeur que nous accordons aux œuvres, aux objets et aux histoires qui les entourent. Sur scène, l’auteur, metteur en scène, comédien et scénographe transforme ce récit en une sorte de conférence en forme de voyage à la fois ludique, poétique et philosophique, où les objets, les souvenirs et les idées se répondent pour questionner notre rapport à la beauté, à l’authenticité et à la perception.

M.V.
Du 14 au 18 janvier
À Apt, Lacoste, Maubec,
L’Isle-sur-la-Sorgue, Lourmarin
Une proposition de La Garance – Scène nationale de Cavaillon

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Les bonnes ondes du Luberon 

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La Caravane Sonore à Vaugines en septembre © X-DR

Créer du lien au sein des territoires ruraux, croiser les regards de ses habitant·es, offrir une première expérience radiophonique à ses jeunes en les invitant à parcourir leur village micro en main. C’est le point de départ de la Caravane Sonore. Lancé en septembre dernier à Vaugines, le projet embarque les jeunes habitant·es de six communes du sud Luberon dans une aventure faite de rencontres et de sons. En ce début d’année, la Caravane traversera quatre nouveaux territoires: du 14 au 17 janvier à Cucuron, du 4 au 7 février à Cadenet, du 18 au 21 mars à La Bastide-des-Jourdans, puis du 25 au 28 mars à La Tour-d’Aigues.

Pour et par les jeunes

Portée par les jeunes villageois·es, la Caravane Sonore prend la forme d’un plateau radio itinérant. Dans chaque bourgade, les apprenti·es journalistes sont accompagné·es par un professionnel de la radio et des médiateur·ices pour découvrir la réalisation de podcasts, les techniques d’interview et l’écriture. 

La génération Z est au cœur du projet : c’est son regard qui guide la narration. À la rencontre des habitant·es, les adolescent·es collectent récits, anecdotes et souvenirs, donnant une voix aux rues, aux maisons, aux commerçant·es et aux patrimoines locaux. Micro à la main, chacun·e devient, le temps des ateliers, un véritable collecteur d’ambiances et d’histoires locales.

Restitution et mémoire

À l’issue de chaque étape, un temps de restitution est proposé sous la forme d’une exposition ouverte à tous·tes. Histoires de vie, récits collectifs et légendes composent ainsi une grande carte sonore interactive, permettant aux habitant·es comme aux curieux·ses d’écouter les sons et témoignages associés aux lieux des villages. Portée par Culture Lub– association culturelle du sud du Luberon – et en partenariat avec leur média Ouste, l’exposition finale, réunissant les six cartes sonores, sera présentée lors du festival Le Grand Ménage de Printemps, en avril 2026 à La Tour-d’Aigues. 

Au-delà de la création artistique, La Caravane Sonore a pour mission de créer et de renforcer les liens entre habitant·es autour d’un attachement commun. Il s’agit aussi de préserver les récits des villages tels qu’ils étaient et tels qu’ils sont. Si les histoires ne vivent plus, elles risquent de s’envoler et de s’oublier : la Caravane Sonore crée cet espace où la jeunesse les fait vivre !

CARLA LORANG 

La Caravane déambulera à Cucuron (du 14 au 17 janvier), Cadenet (du 4 au 7 février), La Bastide-des-Jourdans (du 18 au 21 mars), et à La Tour-d’Aigues (du 25 au 28 mars)

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