vendredi 7 août 2026
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Shiraz

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Shiraz © Kiasaraei

Des danseur·euses du monde entier ont répondu à l’appel du chorégraphe iranien Armin Hokmi. Pour sa première œuvre collective, l’artiste propose une plongée hypnotisante au cœur d’un geste continu. Inspiré par l’atmosphère artistique du Festival des Arts de Chiraz – événement artistique majeur qui s’est tenu tous les étés de 1967 à 1977 en Iran – le chorégraphe promet un tableau dansé fait d’oscillations et de vibrations en tout genre. Main devant le visage, geste répétitif, les corps remuent dans un mouvement minimal, quasi ininterrompu. Entre archives, souvenirs et création, Shiraz promet de faire émerger une danse à la fois mémorielle et contemporaine. Une œuvre qui célèbre la création, la danse et le collectif.

C.L.
28 avril
Pavillon Noir,Aix en Provence

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Mélodie du Souvenir

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Lawrence Foster © Marc Ginot

Sous la direction de Lawrence Foster, l’Orchestre philharmonique de Marseille interprète trois œuvres-hommages dans un concert intitulé Mélodies du souvenir. En 1920, Igor Stravinsky compose Symphonie pour instruments à vent enhommage à Debussy, disparu deux ans plus tôt. Un autre hommage, celui de Joseph Joachim pour Brahms. Les deux artistes sont brouillés, alors Joachim écrit Concerto pour violon et violoncelle en la mineur, espérant une réconciliation. Quant à la Symphonie n°3 ou « Héroïque », d’abord vouée à Napoléon Bonaparte, dédicace ensuite retirée, elle est l’une des œuvres les plus populaires de Beethoven, finalement dédiée au prince Lobkowitz, grand mécène au compositeur.

L.S.
19 avril
Auditorium du Pharo, Marseille

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Derya Yildirim & Grup Şimşek

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Derya Yildirim © X-DR

Derya Yildirim s’est initiée à la musique en famille. Elle est née en Allemagne de parents turcs, et s’empreigne d’un héritage anatolien autant que du multiculturalisme urbain. Multi-instrumentiste, elle joue notamment le baglama, un luth turc à sept cordes qui sera le centre de gravité de son univers sonore. Avec son groupe, Grup Şimşek, l’artiste poursuit un travail de revitalisation du folk anatolien l’infusant de soul psychédélique. En 2024, la formation rejoint le label new-yorkais Big Crown Records et sort Yarın Yoksa (« S’il n’y a pas de lendemain »), un album produit avec Leon Michels pour un folk vivant, politique et universel.

L.S.
17 avril
Makeda, Marseille

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Daphnis et Chloé

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Morguane Bertrand interprète Chloé © Cyril Cosson

L’un des plus grands spécialistes d’Offenbach, le musicologue et chef d’orchestre Jean-Christophe Keck présente Daphnis et Chloé sur la scène de l’Odéon à Marseille. Pour Offenbach, la mythologie grecque écrite par Longus devient pastiche de la vie parisienne sous Napoléon III. S’appuyant sur le livret de Clairville et Cordier, le roman pastoral est transformé en opéra-bouffe aux mélodies légères. Une partition agréable, délicate et aérée qui ne chavire jamais dans l’outrance ni les effets. Le dieu Pan s’éprend d’amour pour la bergère Chloé, amoureuse de Daphnis avait qui elle a grandi, et lui reçoit les avances des bacchantes avant que l’eau de Léthé – ou l’eau de l’oubli – ne parvienne à arranger la situation et ses quiproquos.

L.S.
26 avril
Théâtre de l’Odéon, Marseille

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Histoire universelle

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© Manifeste rien

Histoire universelle de Marseille d’Alèssi Dell’Umbria est un impressionnant ouvrage qui retrace et analyse le dernier millénaire de la Cité phocéenne. En croisant divers disciplines, telles que l’urbanisme, la linguistique et l’histoire politique, l’historien se rapproche d’une certaine forme d’exhaustivité.

Le collectif Manifeste Rien adapte le volume en un seule en scène qui condense 1000 ans en une heure, en se concentrant de manière assumée sur les mécanismes de domination qui ont façonné la ville dans son identité comme dans son urbanisation. Virginie Aymone narre cette histoire d’opposition perpétuelle d’opposition au pouvoir et interprète de nombreux personnages, rois, révolutionnaires, notables et anonymes marseillais·es…

C.M.
25 avril
Théâtre du Mille-feuille, Marseille

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Wastories

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© Koen Broos

Que faire de nos déchets, sinon en faire de l’art ? C’est bien tout le travail de la compositrice viennoise Eva Reiter avec Wastories, une création de théâtre musical initiée par l’ensemble bruxellois HYOID voices. Réunissant quatre voix solistes, une partition électronique et la vidéo de l’Anversois Koen Broos, l’œuvre s’empare de la thématique des déchets non comme slogan militant, mais comme matière poétique et sonore. Le recyclage irrigue jusqu’à l’écriture elle-même : Reiter récupère, digère et restitue, transformant le geste collectif en forme protéiforme. Le livret est confié à l’Allemande Hannah Dübgen, dramaturge et librettiste dont la plume a déjà irrigué plusieurs opéras internationaux. HYOID voices, spécialiste des formats transdisciplinaires, offre à cette matière brute un ensemble vocal d’une grande exigence. Une œuvre qui fait du rebut son territoire d’invention.

 A.-M.T.
21 avril
GMEM, Friche la Belle de Mai

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Route fleurie à l’Odéon

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Amelie Tatti interprète Mimi © X-DR

La Route fleurie de Francis Lopez fait son retour sur la scène marseillaise dans une nouvelle production portée par l’Opéra de Marseille, avec orchestre et chœur. La mise en scène est signée Carole Clin, fidèle à la maison, qui réunit autour d’elle une distribution solide sous la codirection musicale de Christian et André Mornet : Côté hommes, Kaëlig Boché en Jean-Pierre, Jean-François Novelli en Raphaël et Fabrice Todaro en Poupoutzoff. Côté femmes, Amélie Tatti en Mimi, Laurence Janot en Rita Florida et Laura Tardino en Lorette, rôle qui, en 1952, avait révélé – aux côtés de Bourvil – la jeune Annie Cordy. À Marseille, où l’opérette conserve une place à part dans la vie musicale, ce titre s’inscrit comme un classique du répertoire et continue de séduire par son atmosphère légère et ensoleillée, entre Montmartre et la Côte d’Azur.

 A.-M.T.
18 et 19 avril
L’Odéon, Marseille

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The Mad Dog of Europe : Hollywood au temps des nazis

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C’est un documentaire incroyable qui donne à voir un film qui n’a jamais été produit. Affiche les pages du scénario dactylographié. Analyse les étapes de cet échec. Reconstitue par un montage d’archives et de témoignages, un Hollywood d’avant-guerre, pactisant avec le tout nouveau régime d’Hitler, par pragmatisme, lâcheté ou sympathie.

Frère aîné de Joseph, fils d’un Juif allemand immigré, dont il cherchera toujours l’admiration. Herman J. Mankiewicz , oscarisé en 1942 pour l’écriture de Citizen Kane avec Orson Welles, est né à New York. Journaliste au New York Times, critique de théâtre, il quitte dans les années 20, Broadway pour Hollywood -parce qu’il y a de l’argent à se faire et que les concurrents possibles « sont des Idiots ».  D’abord rédacteur de cartons pour les films muets, il s’impose très vite comme un scénariste et dialoguiste de talent. C’est l’époque où les films se produisent à la chaîne : il signe beaucoup de productions frivoles et oubliables. Le projet de The Mad dog of Europe naît peut-être d’un désir de reconnaissance mais aussi de la volonté « d’avoir un impact sur le monde ». L’Allemagne est le pays de son père, il connaît la frustration des Allemands après 1918. Il comprend les mécanismes qui vont donner les pleins pouvoirs à Hitler, et projette de réaliser un film antinazi. Ce sera une parabole sur le fascisme, à travers les destins de deux familles, juive et catholique.

De 1933 à 1938, il tentera en vain de mener à bout ce projet. Les patrons des grands studios d’Hollywood sont souvent juifs mais le marché cinématographique allemand est trop rentable pour mécontenter le Reich. Hitler et Goebbels prennent très au sérieux le cinéma, formidable outil de propagande. Ils envoient le consul Georg Gyssling pour surveiller l’image de l’Allemagne Nouvelle dans les productions américaines. Ils ont leurs espions, leurs activistes, leur salle où on projette des films profascistes. Ils peuvent aussi s’appuyer sur l’antisémitisme américain et les idéologies de hiérarchie raciale du KKK. Le chef de la police de Los Angeles craint davantage les Juifs communistes que les Nazis. Ouvriers et techniciens juifs sont licenciés par leurs contremaîtres. Blacklisté par l’Allemagne, Herman est viré des grands studios. Il réécrit le scénario : son Hitler devient Mitler. Et l’Allemagne, une Transylvanie fictive. Mais ça ne suffit pas aux censeurs. Son ami producteur Sam Jaffe associé au projet jette l’éponge. Herman a perdu la bataille.

N’avons-nous rien appris ?

Quand, grâce au travail d’infiltration des réseaux nazis américains par Leon Lewis, et aux nouvelles de plus en plus inquiétantes venues d’Europe, le boss Mayer prend conscience qu’il est sur la liste des Juifs à abattre et qu’il faut, par le cinéma, combattre Hitler, le projet de The Mad Dog of Europe est mort.  

Les fils d’Herman combattront les armées d’Hitler. Plus tard, les films hollywoodiens glorifieront les héros américains venus sauver l’Europe et les Nazis seront définitivement des « bastards ». Définitivement ? Dans l’Amérique trumpienne, ce documentaire de Rubika Shah retrouve une pertinence étonnante. Le petit-fils d’Herman, principal narrateur du film, conclut par ces mots :« Il y a toujours des Mitler. Il y a toujours des nationalistes prêts à se ranger du côté des fascistes…la menace du nationalisme semble s’élever et s’affaiblir avec les différentes générations. Mais quand il revient, on se dit : n’avons-nous rien appris ? »

ELISE PADOVANI

THE MAD DOG OF THE EUROPE de Rubika Shah

Sortie le 15 avril

Truly Naked : Porno et sentiments

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KRIS DEWITTE

Truly Naked est un film doux sur un sujet dur. Qui joue la carte de la tendresse, de l’émotion et de la complexité dans un milieu dominé par le Phallus triomphant. A la fois, récit d’apprentissage et comédie sentimentale, subtilement féministe, il révèle, comme l’annonce le titre, « un vrai Nu », qui ne sera pas seulement de chair.

Alec (Caolán O’Gorman) est un enfant du porno comme on peut l’être de la balle. Ses parents se sont rencontrés sur un tournage X. Sa mère est morte depuis longtemps. Il vit avec son père Dylan (Andrew Howard) qui continue à produire et commercialiser des films porno amateurs. Malgré sa belle cinquantaine (et grâce au viagra), il y joue le partenaire sexuel de jeunes femmes. Alec, devenu un adolescent de 17 ans, introverti, timide et chaste, filme et monte les scènes, très doué et imaginatif dans ce travail. Hors de chez lui, il est le lycéen british, blazer cravate, harcelé par les bandes machos de sa classe. Il souffre de n’avoir pas d’amis. Mais comment en avoir quand sa maison sert de studio X et que des godes anaux peuvent traîner dans les lavabos ? Il cache autant qu’il le peut la nature de la petite entreprise familiale. Par souci de mixité, un de ses professeurs le contraint à s’associer à une fille de sa classe, Nina (Safiya Benaddi) pour un exposé sur l’addiction aux films porno en ligne. Un pas après l’autre, les deux ados avancent maladroitement, sur la carte du tendre, découvrent leurs secrets respectifs. Dans le décor romantique des falaises littorales anglaises, ou au creux de lits partagés, ils dénudent leur cœur.

Nina voit dans la représentation des pénétrations et des jaillissements de sperme, une célébration du patriarcat, une aliénation des femmes qui cherchent toujours à être aimées même sans plaisir. Une des « comédiennes » fétiches de Dylan, Lizzie (interprétée par une véritable actrice porno Alessa Savage, également consultante sur le film) y voit un jeu sans tabou. Entre deux séances, Lizzie crée et vend des tee-shirts aux inscriptions féministes militantes. Elle affirme à Nina avoir trouvé dans ce milieu une certaine liberté et une acceptation -rare dans nos sociétés, de ce qu’elle était.

Pour réaliser son projet, la réalisatrice s’est entourée de femmes. Philine Janssens, l’indispensable coordinatrice d’intimité. Et Myrthe Mosterman, la chef op dont la photo trouve un équilibre parfait entre la lumière naturelle des espaces publics ou naturels, et celle crue des scènes de sexe, entre le rouge organique d’une chair de pieuvre et le clair-obscur des échanges entre les deux ados.

Les yeux grands fermés

Muriel d’Ansembourg aborde ici, sans didactisme, les questions du consentement, des rapports filiaux, des premières fois adolescentes, du désir. Elle brosse le portrait d’un père atypique que son fils « paterne », entraîné dans la logique de la concurrence effrénée du X, capable d’aller trop loin pour sauver son affaire. Le film d’initiation se marque de moments très forts -voire dérangeants qu’on ne divulgachera pas.

Il propose surtout une réflexion sur la représentation. Il s’agira souvent pour nos deux ados de fermer les yeux pour se faire confiance et mieux voir, de s’éloigner de l’image enregistrée pour ressentir l’authenticité du moment. Dans une des plus belles scènes de Truly Naked, la caméra qui serre de près Nina et Alec, dans l’obscurité d’une chambre, suit leurs doigts parcourant sur une feuille jaunie, les points saillants d’un texte en braille. Mystère d’une écriture qu’ils ne comprennent pas. Découverte de ce qui devient rencontre, lien, caresse.

ELISE PADOVANI

Truly Naked de Muriel d’Ansembourg

En salle le 15 avril

Vauvert : La censure RN, l’oeuvre du Diable

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Nicolas Meizonnet, maire depuis quelques jours, ne perd pas de temps. Son premier acte, dans cette ville administrée par la gauche depuis 12 ans, est d’annuler l’exposition de Sylvain Brino, puis de convoquer les directeurs de Jazz à Vauvert pour parler de l’avenir, incertain, de leur manifestation. 

Les acteurs culturels du territoire se sont aussitôt mobilisés et ont lancé une pétition qui a recueilli en 3 jours des centaines de signatures, et a été relayée par Libération. La maison d’édition Au Diable Vauvert est particulièrement active dans cette mobilisation, et craint elle-même pour son avenir. 

Entretien avec Lucas Galian, un des salarié·es de la petite maison indépendante, très active, et précieuse pour l’édition militante. 

Zébuline. Quelle est cette exposition qui est annulée, et pourquoi la défendez-vous ?

Lucas  Galian. Chroniques vauverdoises, une exposition commandée par la mairie, dont le financement et l’organisation ont été votés, a été annulée par un simple post du maire, quelques jours après son élection. Il n’a pas retiré le post depuis… 

Le motif est explicite et politique. Pourtant l’exposition de photographies en noir et blanc, de scènes de fêtes, de marché, de repas, du quotidiens vauverdois, qui est un de ses sujets depuis des années, n’a rien de politique. Sylvain Brino a été professeur aux Beaux-Arts, il est un artiste reconnu pour son regard de photographe humaniste. Mais il est aussi, par ailleurs, une personnalité de gauche à Vauvert. Nicolas Meizonnet le décrit comme « un militant LFI » et le censure à ce titre. 

Le festival Jazz à Vauvert est également menacé. Il n’y a rien d’officiel mais la déléguée à la culture aurait déjà menacé, en off, d’annuler le festival.

Post sur le Facebook de Nicolas Meizonnet

Et votre maison d’édition ? 

Si le maire annule une exposition photographie apolitique, on imagine ce qu’il fera avec nous ! Nous sommes une maison d’édition clairement queer, féministe et décolonisée, très politique, nous avons édité Che Guevara, Octavia Butler, Angela Davis, le livre de campagne de Vincent Bouget, le nouveau maire communiste de Nimes… nous nous faisons peu d’illusions !

Est-ce que vous dépendez de la mairie ? 

Notre association, Les avocats du Diable, reçoit une subvention de la Ville, de l’ordre de 2000 euros. Ce n’est pas notre financement principal, qui vient de la région Occitanie, du département du Gard et des financements du livre. Mais notre activité se déroule dans un bâtiment de la ville, en particulier les résidences d’écriture, deux appartements où nous recevons des auteurs importants. Virginie Despentes y a écrit une partie de Vernon Subutex, nous avons mené, avec les auteurices, des actions dans les écoles, au pied des immeubles, dans les prisons, sur tout le territoire, pour démocratiser la lecture. Nous tenons aussi des événements…Nous ne pourrons pas continuer cette activité de résistance culturelle, d’indépendance de la pensée, de visibilisation des invisibilisé.es, avec une mairie aussi radicalement hostile.

Votre pétition précise que « le totalitarisme commence toujours par tenter de contrôler la culture ». Pensez-vous qu’il est nécessaire de mobiliser sur ce sujet ? 

Oui, la menace RN est en marche, le monde va mal, nous devons réagir, Vauvert n’est qu’un exemple, qu’il faut transformer, pour nous, en combat, et en victoire. 

Entretien réalisé par AGNÈS FRESCHEL

Pour signer la pétition
www.change.org/p/stop-à-la-censure-culturelle-par-le-rn-à-vauvert 

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