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	<title>Archives des Danse - Journal Zebuline</title>
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	<title>Archives des Danse - Journal Zebuline</title>
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		<title>How Romantic : Le couple en option</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 11:54:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>How Romantic se présente comme une relecture d’On achève bien les chevaux, le film de Sydney Pollack inspiré des marathons de danse organisés aux États-Unis pendant la Grande Dépression. Pourtant, on peinera à reconnaître au fil du récit les danses de couple, le bal ou même le lindy hop, revenu en force depuis quelques années. [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><em>How Romantic</em> se présente comme une relecture d’<em>On achève bien les chevaux</em>, le film de Sydney Pollack inspiré des marathons de danse organisés aux États-Unis pendant la Grande Dépression. Pourtant, on peinera à reconnaître au fil du récit les danses de couple, le bal ou même le lindy hop, revenu en force depuis quelques années. La référence agit moins comme un répertoire de gestes que comme une question lancée au présent : que reste-t-il, un siècle plus tard, de la danse à deux ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La danse à plusieurs, semble répondre <strong>Katerina Andreou</strong>. Les quatorze interprètes de la compagnie norvégienne Carte Blanche entrent un à un, le même temps que les spectateurs, s’installent sur une longue estrade, puis se laissent gagner par une pulsation sourde. Un bras frémit, un pied bat le sol, les corps se soulèvent, se rejoignent et se contaminent. Les lèvres, teintées de rouge, s’animent au rythme des vibrations.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le couple n’a pas disparu : il devient une option parmi d’autres. Plusieurs duos se dessinent, de tous les genres&nbsp;: beaux, sensuels, violents, parfois fragiles. Des bras enlacent soudain le vide ; des partenaires se soutiennent, s’abandonnent ou se perdent dans le groupe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’univers du bal a laissé place à la culture rave et à l’imaginaire des free parties, que la chorégraphe ré-esthétise sans les mettre sous cloche. Sous les rangées de projecteurs jaunes et roses, la fête devient un paysage composé, traversé d’éclats, de ruptures et de réminiscences.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Tenir la cadence</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette heure de danse, très intense, est travaillée dans ses moindres inflexions. Les motifs se répètent, s’amplifient, passent d’un corps à l’autre ; le mouvement collectif laisse émerger une solitude, puis la résorbe. Le goût de l’éclat et de l’impression fugitive n’est jamais entaché par l’évidente minutie de l’écriture. Les interprètes de <strong>Carte Blanche</strong>, superbes, font de l’épuisement une énergie et de la virtuosité une manière de tenir ensemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le souvenir des marathons demeure alors dans cette injonction à continuer, au-delà de la fatigue. Mais la compétition recule au profit d’une transe partagée. Même l’irruption du <em>Sacre du printemps</em>, avec ce qu’elle charrie de peur du collectif et de goût de l’abjuration, ne suffit pas à assombrir durablement ces élans.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le romantisme annoncé par le titre n’est ainsi ni un véritable horizon ni tout à fait une ironie. Il flotte comme une possibilité parmi d’autres dans un futur laissé ouvert. Les derniers sauts, frontalement adressés au public, ont la violence joyeuse de celles et ceux qui refusent de s’arrêter. On tient peut-être là le spectacle le plus optimiste de cette édition.</p>



<p class="wp-block-paragraph">SUZANNE CANESSA</p>



<pre class="wp-block-verse"><em>How Romantic</em>, de <strong>Katerina Andreou</strong>, avec la compagnie Carte Blanche, a été joué du <mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">13 au 16 juillet</mark> à <a href="https://www.google.com/search?client=safari&amp;rls=en&amp;q=La+FabricA+du+Festival+d%E2%80%99Avignon&amp;ie=UTF-8&amp;oe=UTF-8">La FabricA du Festival d’Avignon</a></pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles<em> </em><a href="https://journalzebuline.fr/category/on-y-etait"><em>Scène</em>s ici</a></p>
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		<title>Empreintes Africaines : Un héritage à célébrer </title>
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		<dc:creator><![CDATA[journalzebuline]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Jul 2026 11:37:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Entre le cours Julien, la Friche la Belle de Mai et les Ateliers Jeanne Barret, le festival Empreintes Africaines fête la Journée de la Femme Africaine et des minorités de genre (JIFA) jusqu’au 2 août. Plus qu’une simple proposition qui mêle musique, danse, mode et littérature, cette manifestation, portée par l’association TaniMena, se présente comme [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Entre le cours Julien, la Friche la Belle de Mai et les Ateliers Jeanne Barret, le <a href="https://www.lafriche.org/evenements/on-air-2026-jifa-x-empreintes-africaines/">festival <strong><em>Empreintes Africaines</em></strong></a> fête la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Journée_internationale_de_la_femme_africaine">Journée de la Femme Africaine </a>et des minorités de genre (JIFA) jusqu’au 2 août. Plus qu’une simple proposition qui mêle musique, danse, mode et littérature, cette manifestation, portée par l’<a href="https://www.helloasso.com/associations/tanimena">association TaniMena</a>, se présente comme un espace de rencontre entre traditions et identités panafricaines féminines, deux semaines durant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’événement s’est déjà ouvert le week-end du 18 juillet – avec une mise en lumière de récits cinématographiques de réalisatrices sénégalaise, haïtienne, brésilienne et britano-nigériane –, le prochain rendez-vous du festival se tient ce 31 juillet, sur les toits de la Friche. Au programme, un défilé de pièces de designers afrodescendantes de la scène locale, accompagnées de danseuses de voguing. La deuxième partie de soirée est consacrée aux artistes algériennes, <strong>Nadia Ammour</strong> et <strong>Souad Asla</strong>. Elles dévoileront une création musicale inédite, à la croisée des héritages gnawa et de la poésie amazighe, avec en invité le mandoliste <strong>Malik Ziad</strong> – seule présence masculine de la quinzaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin <strong>N0L4.44</strong> et <strong>Eau Vive</strong>, du collectif <strong>Entourage</strong>, clôtureront la soirée avec un DJ set en forme de melting-pot sonore. Une invitation pour les corps à se libérer grâce aux rythmes dancehall, baile funk, kuduro et autres pépites musicales dénichés dans les clubs des diasporas africaines, afro-créoles et latines.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">De Dar es Salam à Marseille</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La suite se passe le 1<sup>er</sup> août, aux Ateliers Jeanne Barret. <strong>Loélia </strong>y propose un atelier d’écriture, voix et corps, en non-mixité choisie. L’artiste danseuse, autrice et circassienne dont le travail est très ancré dans son héritage afro-descendant, interrogera le rapport au corps. Comment se situe-t-on par rapport à lui ? Et comment se situe-t-il face aux discriminations et aux questions d’intersectionnalités ? Pour cela, elle convie, entre autres, les hanches à raconter les héritages, les résistances, et bien sûr aussi les joies. «&nbsp;<em>Une forme de thérapie politique</em>&nbsp;» qui présente l’une des multiples manières d’exister en tant que femme afrodescendante. Des discussions, ateliers et une chorale sont également attendus le lendemain à La Friche.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du 6<sup>e</sup> au 15<sup>e</sup> arrondissement de Marseille, <em>Empreintes Africaines</em> entend «&nbsp;<em>mettre en lumière les histoires et les imaginaires que les femmes africaines ou afro-descendantes ont envie de raconter&nbsp;</em>», explique une des organisatrices du rendez-vous, <strong>Mialy Razakarivony Ratsifehera</strong>. Avant d’ajouter que «&nbsp;<em>si les femmes en 1974, en Tanzanie, ont réussi à monter la JIFA, à notre échelle à Marseille, on peut réussir à mettre en lumière toutes les diversités&nbsp;</em>».</p>



<p class="wp-block-paragraph">AMANDINE EL ALLAUI</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>JIFA : une date pour l’émancipation des femmes africaines </strong><br>Des femmes venues de tout le continent se sont réunies le 31 juillet 1962 à Dar es Salam, en Tanzanie, pour créer la première Organisation Panafricaine des Femmes. Malgré les barrières linguistiques et les différences culturelles et ethniques, elles allient leurs forces pour dessiner de nouveaux imaginaires qui visent à améliorer leurs conditions de vie et s’émanciper. La Journée Internationale de la Femme Africaine est promulguée la même année par les Nations unies, et il faudra attendre le 31 juillet 1974 pour qu’elle soit officiellement consacrée à l’occasion du premier congrès de l’Organisation panafricaine des femmes au Sénégal. A.E.-A.</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/"><em>Politique culturelle</em> ici</a> </p>
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		<title>La danse des grands hommes</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 08:51:00 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph">La recette de <em><strong>Vaison Danses</strong></em> est simple&nbsp;: il s’agit de programmer les plus prestigieuses compagnies de danse. Dans une certaine variété d’esthétiques, même si toutes défendent une danse qui s’engage physiquement, dialogue avec la musique, et crée des spectacles à la hauteur du Théâtre antique, impressionnant de hauteur. Pas question de prendre de risques&nbsp;: les ballets accueillis doivent remplir l’amphithéâtre et satisfaire un public international de vacanciers réguliers qui attendent une belle danse, pas forcément transgressive, mais contemporaine, et léchée. Pour autant, l’absence de chorégraphe femme cette année dans le théâtre antique est choquant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour fêter ces 30 années, le directeur artistique, <em><strong>Pierre-François Heuclin</strong></em>, a fait appel, le 10 juillet, à <strong>Jean-Christophe Maillot </strong>et son Ballet de Monte-Carlo. <em>Core Meu</em>, reprend et augmente une pièce créée en 2017 sur le sacrifice. Avec désormais 50 danseurs et un ensemble musical, c’est un hommage à Béjart qui reprend, en particulier, la ronde collective, épuisée, de son <em>Boléro</em> mythique.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Hofesh Shechter</strong> porte lui aussi une danse très physique, et des épuisements. Mais au geste parfait, ample et placé il préfère la vitesse débridée et le poing levé, l’ambiguïté, la blessure qui se combat par le choc et l’énergie<em>. In the Brain</em>, sa nouvelle pièce, est dansée le 15 juillet par son ballet II, 8 jeunes danseurs internationaux qui n’ont rien à envier à sa compagnie I. Et qui sont aussi virtuoses dans des contextes de rave ou de clubbing que lorsque les souvenirs de danses diverses, folkloriques, leur remontent <em>dans le cerveau</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 18, place au ballet de l’Opéra de Lyon avec <em>Mycelium</em>, de <strong>Christos Papadopoulos</strong>, qui propose une danse inspirée des réseaux végétaux, des organismes collectifs, des mouvements cellulaires. Une danse du contact, douce et ample, avant l’arrivée du Ballet de Tunis, avec le <em>Carmen </em>d’<strong>Abou Lagraa</strong>, le 22 juillet. Ou plutôt les Carmens, femmes libres méditerranéennes, multiples, qui affirment leur désir et leur liberté jusqu’au face à face avec la violence des hommes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le Ballet Biarritz de <strong>Christophe Malandain</strong> qui viendra, le 25 juillet, clore le festival dans le Théâtre antique, pour une soirée exceptionnelle, puisque le chorégraphe quitte la direction du Ballet. Le programme <em>Juste une dernière danse</em> repose sur trois pièces classiques (Poulenc, Mozart, Ravel) dont son boléro, pour 12 danseurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Les femmes au Nymphée</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À ces cinq soirées prestigieuses sans chorégraphes femmes s’ajouteront quatre soirs plus intimes, et un brin plus féminines, au Théâtre Nymphée : le 17 juillet de jeunes danseurs interprèteront du Mourad Merzouki, mais la scène partagée du 20 juillet reposera sur trois chorégraphes lauréat·es de concours internationaux, dont deux femmes. Celle du 11 juillet propose une pièce pour jeune public de <strong>Caroline Breton</strong>, <em>Euphoria</em>, drôle et colorée. Et le 13 juillet le <strong>Ballet junior Preljocaj</strong> reprendra <em>Near Life experience</em>, une très belle pièce du chorégraphe sur les limbes, le passage entre la vie et la mort, et l’inverse aussi, tissé par des bocaux et des fils rouges. Un équilibre F/H dans le petit théâtre, qui devrait pouvoir aussi s’inscrire au Théâtre antique&nbsp;?</p>



<pre class="wp-block-verse">AGNÈS FRESCHEL<br><br><strong> Vaison Danses<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 10 au 25 juillet<br></mark></strong>Théâtre Antique et Théâtre du Nymphée, Vaison-la-Romaine</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>« Mon travail, ce n’est pas le discours, mais comment le corps bouge »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 08:44:49 +0000</pubDate>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline. Pourquoi reprendre cette forme à l’Archevêché&nbsp;?<br></strong>Elle est encore au répertoire de nos tournées, et l’Archevêché appelle de très grandes formes, par sa taille et son architecture. La pièce a été créée à la Villette il y a 2 ans, l’idée me travaillait depuis longtemps. Il y a toujours ce truc avec le requiem, cette forme qui a quand même produit tant de chefs-d’œuvre, qui donne envie d’y aller. Mais après vous pensez à Mozart, qui est mort en écrivant le sien, et si vous êtes un peu superstitieux…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour moi, il y a trois ans, il était temps. Mes parents sont morts à 6 mois d’intervalle, je me suis dit tu attends quoi&nbsp;? De toute façon à ce moment, je ne pouvais parler que de deuil, de perte, de souvenirs et de ce manque que l’on éprouve quand on devient orphelin.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>La pièce, pourtant, ne parle pas que de ce deuil intime…<br></strong>Non. <em>Requiem(s)</em> est au pluriel parce que les morts sont multiples. Parce qu’elles ne sont pas égales. Quand un homme de 95 ans meurt, la peine de son fils est immense, mais consolée quand même, atténuée, rendue plus douce par le fait qu’il a eu l’espace d’exister. Quand un gamin de 8 ans meurt à Gaza sous les bombes c’est atroce, révoltant, insupportable. Le deuil aussi à ses nuances, le requiem pour un génocide, pour une guerre, ce n’est pas pareil. Le trajet de <em>Requiem(s)</em> c’est de passer de l’intime à la notion d’humanité. De faire ressentir intimement, aussi, les deuils à grande échelle que nous sommes en train de vivre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rituel de la mort fait de nous des humains. Durkheim a montré que le rituel de l’enterrement, ou tout autre rituel d’adieu aux morts, signait l’entrée dans une société humaine. Il est commun à toutes, sous des formes diverses. On n’abandonne pas ses morts au bord de la route.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Requiem(s)</strong></em><strong> est aussi au pluriel parce que plusieurs musiques s’y succèdent…<br></strong>Oui. On y entend du Mozart, mais aussi System of a Down, ce rock lyrique, violent, métal, puissant et révolté, quand il est question de torture et de génocide. Aussi du Messiaen, parce qu’un requiem est aussi une messe et que des images chrétiennes sont présentes dans notre perception de la mort. Et des chants médiévaux, liés à la grande peste noire, une histoire qui nous guette avec les menaces virales actuelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Après, mon travail, ce n’est pas le discours, mais comment le corps bouge sur ces réalités physiques-là, de la violence, de la mort, du deuil, du souvenir. Le poids des corps présents et absents, comment cela se rejoint, fait corps commun ou isole. Comment on retrouve la joie aussi, après le deuil, comme augmenté de quelque chose.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Vous travaillez à une nouvelle création </strong><em><strong>Soulèvement</strong></em><strong>. Est-ce toujours une question de poids, de trace, de ce que les idées font au corps&nbsp;?<br></strong>Bien sûr. <em>Soulèvement</em> c’est l’idée de travailler sur une énergie, celle de se regrouper pour affronter l’injustice. C’est un mouvement aussi consubstantiel à l’humanité que le deuil. Le spectacle sera traversé par nos soulèvements, la Révolution française, le Front populaire, mais aussi par celui du Népal en 2025, de cette génération de jeunes qui a mis fin à la dictature. Évidemment, le «&nbsp;regardeur&nbsp;» peut en avoir une vision politique, et c’est lui «&nbsp;qui fait l’œuvre&nbsp;» disait Duchamp. Mais moi, je travaille sur l’énergie des corps, pour savoir ce qui les lie…</p>



<pre class="wp-block-verse">ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AGNÈS FRESCHEL<br><br><strong> Requiem(s)<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 28 au 30 juillet</mark></strong><br>Théâtre de l’Archevêché, Aix-en-Provence</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/rencontres/">Idées et rencontres</a> ici</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Aller vers, une dernière fois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jul 2026 07:51:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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		<category><![CDATA[Arles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En cinq ans, le programme Aller vers a proposé plus de 500 représentations gratuites dans 290 lieux des Bouches-du-Rhône&#160;: bars, places publiques, établissements scolaires, Ephad, forêts et plages… Des tournées financées par le Département 13, qui prendront fin en novembre 2026. Pour cause de restrictions budgétaires, mais aussi parce que le Théâtre du Gymnase va [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">En cinq ans, le programme <em>Aller vers</em> a proposé plus de 500 représentations gratuites dans 290 lieux des Bouches-du-Rhône&nbsp;: bars, places publiques, établissements scolaires, Ephad, forêts et plages… Des tournées financées par le Département 13, qui prendront fin en novembre 2026. Pour cause de restrictions budgétaires, mais aussi parce que le Théâtre du Gymnase va rouvrir, et que les budgets 2027 seront plutôt fléchés vers sa programmation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dominique Bluzet avait mis en place ce processus de décentralisation «&nbsp;<em>jusqu’au dernier kilomètre&nbsp;</em>» non comme un pis aller pour fermeture d’un de ses théâtres, mais par conviction que le processus de démocratisation du théâtre doit se poursuivre. Par la proximité, la gratuité, et des spectacles qui jouent aussi avec les règles des arts populaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, pour la dernière tournée, <strong>Balkis Moutashar</strong>, chorégraphe contemporaine marseillaise qui a commencé au music-hall, reprend <em>Un cabaret apparait</em>, petite forme de théâtre musical dansé, à trois, qui joue avec les règles du genre. Les plumes, les strass, la danse, la musique du cabaret sont là, entièrement sincères et dévoilant pourtant les dessous et la rigidité des codes du music-hall.</p>



<pre class="wp-block-verse">AGNÈS FRESCHEL<br><br><strong> Un cabaret apparaît<br><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 14 au 24 juillet<br></mark></strong>Cours, Châteaux et Campings Carry le Rouet, Trets, Carro, Martigues, La Ciotat, Rognes, Allauch, Arles, Mallemort</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/scenes/"><em>Scènes</em> ici</a></p>
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		<title>Festivals d’Avignon, une pluralité assumée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 07:44:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Off sous un autre angle Le Off n’en finit pas de grossir et de confirmer, année après année, l’importance du théâtre pour des millions de Français Affichant cette année 1780 spectacles, soit plus de 1250 représentations par jour, le Off est une énorme machine qui propose cette année 2,6 millions de billets à la [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le Off sous un autre angle</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Off n’en finit pas de grossir et de confirmer, année après année, l’importance du théâtre pour des millions de Français</p>



<p class="wp-block-paragraph">Affichant cette année 1780 spectacles, soit plus de 1250 représentations par jour, le Off est une énorme machine qui propose cette année 2,6 millions de billets à la vente. L’an dernier 1,6 millions billets ont été vendus, soit 22 millions d’euros de recettes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les retombées économiques directes des deux festivals pour le territoire sont estimées à 60 millions d’euros. Le Off a la part maigre des subventions publiques (voir encadré), et ses recettes proviennent très largement des recettes, partagées entre les théâtres et les compagnies. Un système qui enrichit certains théâtres, et appauvrit la plupart des compagnies. Pour autant le Off est-il essentiellement une affaire de gros sous ? Rien n’est moins sûr.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Moraliser le Off</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les festivaliers, artistes ou spectateurs, connaissent toustes les prix exorbitants des logements durant le festival, les salles improvisées, les conditions d’accueil indécentes de certains lieux qui s’improvisent théâtres, les «&nbsp;créneaux&nbsp;» trop chers, les prix qui augmentent aux terrasses des restaurants pour des assiettes médiocres, la cruauté des parades obligées pour conquérir quelques spectateurices putatif·ves sous un soleil de plomb…</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais ces conditions économiques qui ruinent les compagnies les plus fragiles et raccourcissent les séjours des festivalier·es coexistent avec le meilleur&nbsp;: des spectacles bouleversants, engagés, ciselés, débordants, dans certains lieux, dont la qualité n’a rien à envier au In, parfois&nbsp;; et la ferveur palpable de centaines de milliers de spectateurs pour le spectacle vivant, la pensée, l’écriture, le monde, les acteurs, qui se ressent à chaque coin de rue, dans chaque file d’attente qui s’étire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant aux abus des marchands de plateaux et de sommeil, l’association AF&amp;C (Avignon Off et Compagnies) tente depuis des années de réguler et moraliser les pratiques. Par la création d’un Label Off qui engage les salles&nbsp;; par une rationalisation de l’affichage, conçue en accord avec la Ville&nbsp;; par une mutualisation intelligente du transport des décors depuis Paris&nbsp;; et surtout par son <em>Fonds de soutien à l’émergence et à la création</em>, nettement augmenté cette année&nbsp;: ce sont plus de 300 000 euros qui sont versés en 2026 aux compagnies lauréates qui créent un spectacle à Avignon.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Le travail d’AF&amp;C</mark></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les deux co-directeurs Raymond Yana et Laurent Domingos ont pris cette décision pour compenser en partie la forte réduction (-50%) du <em>Dispositif de soutien à l&#8217;emploi du plateau artistique de spectacles vivants diffusés dans des salles de petites jauges</em>, un fonds du Ministère destiné aux compagnies qui déclarent et payent les artistes et les techniciens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est donc l’association AF&amp;C qui compense le désengagement de l’État, par un système de reversement de 0,9% du prix des billets achetés sur Tickets off, le système de centralisation de la billetterie du Off qu’ils ont mis en place&nbsp;: acheter une Carte Off et prendre ses billets sur la plateforme permet donc, outre les réductions de 30% sur les spectacles, de financer les compagnies émergentes… Le Village du Off, propose également des débats et présentations de spectacles, et une programmation musicale festive, les <em>Sons du Off</em>, qui conclut les nuits. Quant au Village Tadamm ouvert l’an dernier, il est destiné aux familles, propose de courts spectacles et ateliers et édite un programme et des cartes de réduction pour les moins de 14 ans&nbsp;: 200 spectacles jeune public sont programmés au Off, ce qui en fait, aussi, le plus grand festival jeune public de France&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">T’es In en 3500</p>



<p class="wp-block-paragraph">AGNÈS FRESCHEL</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong>Les subventions des Festivals<br></strong><br>7, 75 M€ pour le In<br><br>4 470 000 € de l'État (Ministère, DRAC, Préfecture)<br><br>1 900 000 € de la Ville et du Grand Avignon<br><br>750 000 € de la Région Sud<br><br>630 000 € du Département<br><br>0,152 M€ pour le Off <br><br>83 000 € de l'État (Ministère, Agence de la transition écologique, Préfecture)<br><br>27 000 € de la Ville et du Grand Avignon<br><br>42 000 € de la Région Sud (Projet Fret)</pre>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouvez nos articles <a href="https://journalzebuline.fr/category/societe/politique-culturelle/"><em>Politique culturelle</em> ici</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Comment se construit un festival</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Agnes Freschel]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 07:41:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique culturelle]]></category>
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		<category><![CDATA[Clémentine Aubry]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline. Vous êtes arrivée dans l’équipe de direction du festival en avril, après avoir été secrétaire générale du Cent-quatre à Paris. Pouvez-vous vous présenter&#160;? Quelles sont vos fonctions&#160;?Clémentine Aubry. Je travaille depuis 20 ans dans diverses institutions culturelles en France, toutes en lien avec le spectacle vivant. Je suis aujourd’hui directrice déléguée du Festival. C’est [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline.</strong><strong> Vous êtes arrivée dans l’équipe de direction du festival en avril, après avoir été secrétaire générale du Cent-quatre à Paris. Pouvez-vous vous présenter&nbsp;? Quelles sont vos fonctions&nbsp;?<br></strong><strong>Clémentine Aubry</strong><strong>.</strong> Je travaille depuis 20 ans dans diverses institutions culturelles en France, toutes en lien avec le spectacle vivant. Je suis aujourd’hui directrice déléguée du Festival. C’est à dire que je travaille main dans la main avec le directeur, Tiago Rodrigues, pour piloter l’ensemble des équipes et veiller au bon déroulement du Festival. Nous réfléchissons ensemble à la stratégie des années à venir, et, plus particulièrement, je me charge de développer des projets à l’année, pour une présence renforcée sur le territoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Est-ce que vous participez à l’élaboration de la programmation&nbsp;?<br></strong>Nous sommes un comité artistique formé de Tiago Rodrigues, des deux co-directrices de la programmation <em>Magda Bizarro et Géraldine Chaillou, et de moi-même. Programmer, c’est veiller à des équilibres. Entre les créations et des spectacles déjà créés, entre les hommes et les femmes… Mais nous devons aussi réfléchir aux lieux, aux jauges, au nombre de représentations souhaitables par spectacle, pour que chaque spectateurice puisse trouver sa place. Une programmation s’élabore aussi avec les équipes de production des spectacles que l’on accueille. Chaque projet a ses contraintes…</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>À propos de la programmation, de ses équilibres, quelles sont les caractéristiques de cette édition&nbsp;? Une forte augmentation des places mises en vente, semble-t-il&nbsp;?<br></strong></em><em>Oui, nous passons de 121 000 places mises en vente l’an dernier, et vendues plus de 99%, à 136 000 places payantes. L’augmentation est notable, et elle n’est pas due à une multiplication des spectacles, mais au fait qu’il y a plus de propositions dans les grandes jauges, et aussi que les spectacles jouent plus longtemps. Ce qui permettra à plus de spectateurices de les voir. Quant aux équilibres, nous proposons 47 spectacles. Deux tiers des équipes artistiques viennent pour la première fois, 50 % sont des créations, et 58% sont des femmes.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Vous misez donc sur un renouvellement, tout en conservant des fidélités, avec Guy Cassiers, Rébecca Chaillon, Julien Gosselin… Et un équilibre entre spectacles nationaux et internationaux.<br></strong></em><em>Oui, avec une moitié de productions nationales, et 50 % de productions internationales, venues de 10 pays. Dont la Corée, qui est la langue invitée cette année. Il est important de dire que c’est la langue coréenne qui est invitée, il y a aussi des spectacles de la diaspora, d’artistes qui sont empreints de cette culture même s’ils n’y vivent plus.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Pourquoi la Corée&nbsp;? Que va-t-on découvrir de la culture coréenne&nbsp;?</strong></em><em> </em><em><br>On connait de la Corée la K-pop, ou le Pansori, ce théâtre chanté puissant. Mais nous allons aussi découvrir des créateurs contemporains que l’on connait moins…</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Est-ce que l’histoire de ce pays, coupé en deux parties irréconciliables, sera présente&nbsp;? Est-ce qu’elle marque les créations&nbsp;?<br></strong></em><em>Pas toujours de façon explicite, mais évidemment. </em><em>Oiseau</em><em>, premier chapitre du roma</em><em>n</em><em> Impossibles adieux</em><em> de la prix Nobel de littérature Han Kang, porté à la scène par Julie Deliquet, parle directement du massacre de Jeju.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>À côté de ce théâtre du lointain, qui sera dans la Cour d’honneur porté par Isabelle Huppert et Hyeyoung Lee, on retrouve des habitués …</strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Oui. L’identité du festival c’est aussi la fidélité, c’est le fait que les spectateurices puissent retrouver, tous les 2 ou 3 ans, ou 10 ans, des artistes qu’ils connaissent. On aime aussi que ces artistes se rencontrent : Mathilde Monnier et Lucie Antunes, avec un dispositif qui va s’amplifier à Boulbon et croiser les publics. Ou bien sûr Guy Cassiers et Valérie Dréville…</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Il y a aussi des artistes dont on est étonné qu’ils viennent pour la première fois, comme XY ou TGStan…<br></strong></em><em>Deux très bonnes nouvelles&nbsp;! Le public d’Avignon va découvrir des artistes qui ont un long parcours. </em><em>1,2,3 Poquelin</em><em> présente les trois volets du travail de TGStan autour de Molière. Ce sont des conteurs exceptionnels qui réécrivent leur version des œuvres, c’est drôle et virtuose, subversif et accessible. Destiné là encore, dans la grande jauge de Boulbon, à tous les publics…</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Avec XY le cirque fait son entrée dans la Cour…<br></strong></em><em>Avignon est avant tout un festival de théâtre, mais il a toujours été aussi interdisciplinaire. Avec XY, compagnie historique, reconnue, il s’agit d’habiter la Cour d’une proposition d’acrobatie spectaculaire, mais surtout partagée. Et évidemment très accessible à tous les publics, aussi.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>À ces 47 spectacles s’ajoutent un nombre important de débats, lectures, rencontres, des rendez-vous en entrée libre qui sont chers au public…<br></strong></em><em>Oui, Avignon c’est aussi un endroit où on pense le spectacle, où on peut avoir des débats passionnés, c’est une agora de la pensée, de la complexité. Les spectacles n’apportent pas de réponses aux simplifications du monde mais peuvent aider à poser des questions, à sédimenter des éléments de réponse. Tiago Rodrigues a voulu conclure cette édition sur un </em><em>Aube des questions</em><em>, parce qu’aujourd’hui il y a une accélération des opinions toutes faites. 80 chercheurs, auteurs, intellectuels, historiens, scientifiques, activistes, internationaux, de tous horizons, partageront avec le public de la Cour 80 questions, sur les rapports entre l’art et le monde.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>À ce propos, Olivier Galzi, le nouveau maire d’Avignon, a commencé son mandat en disant que la question palestinienne était trop présente au Festival…<br></strong></em><em>Tiago Rodrigues a bien entendu dialogué avec lui à l’issue de cette prise de parole. Je pense vraiment qu’Olivier Galzi va prendre la température et la mesure de ce qu’est le Festival en le fréquentant cette année. Pour la ville, il est essentiel, il fait partie de son patrimoine, y compris dans sa façon de poser librement les questions.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Un certain nombre de structures avignonnaises annoncent une baisse de 5% de leurs subventions municipales, appliquée dès 2026, en cours d’exercice. Est-ce votre cas&nbsp;?<br></strong></em><em>Pas pour l’instant. On en saura plus dans quelques temps, nous n’avons pas reçu d’avis d’une décision de ce type.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Mais le Festival peut-il fonctionner dans une ville où les autres opérateurs culturels subissent une telle baisse&nbsp;?<br></strong></em><em>Avignon compte beaucoup de structures culturelles variées, d’arts numériques, du patrimoine, de musique. Cette variété est très précieuse et fait d’Avignon une ville exceptionnelle. Le Festival s’inscrit dans ce territoire, et a aujourd’hui des liens avec tous les acteurs qui le font vivre à l’année. Alors oui, évidemment, une mise en danger des acteurs culturels avignonnais aurait un impact sur le Festival.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>L’art et la culture permettent de mieux vivre ensemble, donnent du sens, portent les problématiques essentielles de la société. Et Avignon est le cœur précieux de ces prises de paroles. Les salles sont pleines à 99%, les gens parlent, écrivent, échangent. Nous marchons aujourd’hui main dans la main avec le Off, sur les questions des VSS, sur l’écoresponsabilité, sur les conditions économiques de production, sur la gestion de la canicule. Pour permettre l’éphémère du spectacle il faut conserver des structures solides.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a></a> <em>ENTRETIEN RÉALISÉ PAR AGNÈS FRESCHEL</em></p>



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		<title>« Avignon, c’était vraiment mon rêve »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jul 2026 07:33:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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		<category><![CDATA[KIN: Yeonhee Project I]]></category>
		<category><![CDATA[Mahabharata – Bar du Festival]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Zébuline&#160;: Qu’est-ce que le yeonhee, cette forme peu connue du public français ?Inbo Lee&#160;: Le yeonhee, c’est une base de percussions. Dans notre spectacle, il y a quatre percussions sur scène, avec des performers traditionnels et deux danseuses contemporaines. KIN se fonde sur le traditionnel, je suis, à la base, musicien traditionnel coréen. J’e ai [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Zébuline&nbsp;</strong><strong>: Qu’est-ce que le yeonhee, cette forme peu connue du public français ?</strong><br><strong>Inbo Lee</strong>&nbsp;: Le yeonhee, c’est une base de percussions. Dans notre spectacle, il y a quatre percussions sur scène, avec des performers traditionnels et deux danseuses contemporaines. <em>KIN</em> se fonde sur le traditionnel, je suis, à la base, musicien traditionnel coréen. J’e ai étudié la flûte traversière coréenne, puis la musique coréenne au lycée et à l’université. Ensuite, je suis venu en France, à Paris VIII, en 2010, pour étudier le spectacle vivant et le théâtre. Je suis resté 10 ans, jusqu’en 2020, puis je suis rentré en Corée, en 2021, pour recommencer à créer plus intensément.<br>Pour nous, la question est souvent celle-ci : l’art traditionnel peut-il être vivant aujourd’hui ? Il y a peu de gens qui vont voir des spectacles traditionnels. Alors j’ai voulu créer quelque chose pour partager, pour aller au plus proche des spectateurs d’aujourd’hui.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pourquoi déconstruire cette tradition ?</strong><br>Le traditionnel peut être difficile à comprendre, difficile à apprécier. J’ai pensé qu’il fallait un peu mélanger, et déconstruire. Nous avons travaillé et adapté le costume, la musique, le rythme, le mouvement. Nous avons focalisé sur de petites parties, et nous les répétons, pour mieux les montrer.<br>Avec <strong>Juyoung Shim</strong>, qui signe la chorégraphie, nous sommes partis des mouvements traditionnels pour chercher comment les dépasser. Qu’est-ce qu’on peut enlever du traditionnel pour exprimer notre sentiment, le faire mieux comprendre ? Comment mélanger la musique et la danse contemporaine ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est aussi le cas pour les couleurs. En Corée, il y a cinq couleurs importantes : le jaune, le rouge, le bleu, le noir, le blanc. Elles ont une forte symbolique, mais nous voulions trouver une autre symbolique d’aujourd’hui. Dans le spectacle, on commence avec le costume traditionnel aux cinq couleurs. Puis chaque numéro fait apparaître une couleur. Le blanc, c’est le commencement, le pur : on peut tout enlever, et recommencer à partir du blanc. Le bleu vient du son d’une percussion, le jing, qui envoie l’énergie plus loin et ouvre un mouvement plus large. Le rouge, c’est vraiment l’énergie. Et au milieu, le noir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le public est debout, proche des interprètes. Est-ce une manière de retrouver l’adresse populaire du yeonhee ?</strong><br>Debout, ou assis par terre, c’est très habituel dans la tradition. Nous avons travaillé à partir d’une forme où l’on joue en chemin, dans la rue, pour amener le public vers l’endroit où l’on va jouer. C’est une introduction, une manière d’inviter les spectateurs.<br>À Avignon, cela a une importance particulière pour moi. Comme j’ai étudié le théâtre en France, Avignon était vraiment mon rêve. Quand je suis venu en France la première fois, en 2010, je suis allé à Avignon. J’ai vu des spectacles très expérimentaux, j’ai été vraiment choqué, et sans doute un peu jaloux. Aujourd’hui, j’ai hâte de monter notre spectacle à Avignon. J’ai un peu peur aujourd’hui … mais on verra.</p>



<pre class="wp-block-verse">Propos recueillis par SUZANNE CANESSA<br><br><strong>KIN: Yeonhee Project I, Liquid Sound, mise en scène et direction artistique Inbo Lee.</strong><br><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 8 au 11 juillet à 21h30<br></mark></strong><a href="https://festival-avignon.com/fr/lieux/mahabharata-%E2%80%93-bar-du-festival-343550" type="link" id="https://festival-avignon.com/fr/lieux/mahabharata-%E2%80%93-bar-du-festival-343550">Mahabharata – Bar du Festival</a></pre>



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		<title>What did you expect ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Suzanne Canessa]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 09:15:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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		<category><![CDATA[Bouches-du-Rhône]]></category>
		<category><![CDATA[Christian Ubl]]></category>
		<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Klap - Maison pour la Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Kurt Demey]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Difficile de savoir à quoi s’attendre avec Christian Ubl, nom bien connu de la scène chorégraphique marseillaise. Cet artiste formé au patinage, aux danses latines et contemporaines aime à penser des spectacles ludiques et conceptuels, s’articulant autour de la théorie du chaos et de l’enchaînement imprévisible. En compagnie du mentaliste Kurt Demey, et d’un public [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Difficile de savoir à quoi s’attendre avec Christian Ubl, nom bien connu de la scène chorégraphique marseillaise. Cet artiste formé au patinage, aux danses latines et contemporaines aime à penser des spectacles ludiques et conceptuels, s’articulant autour de la théorie du chaos et de l’enchaînement imprévisible. En compagnie du mentaliste Kurt Demey, et d’un public dont il attendra réactivité et même participation, le chorégraphe présentera sa dernière création <em>What did you expect ? </em>à Klap ce 24 juin, avant de l’emmener à Avignon pour le temps fort (et estival) des <em>Hivernales</em>.</p>



<pre class="wp-block-verse"> <em>S.C.<br></em><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">24 juin<br></mark>KLAP – Maison pour la danse</strong>, Marseille</pre>



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		<title>Festival d’été de Châteauvallon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marc Voiry]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Jun 2026 09:00:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scènes]]></category>
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		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Châteauvallon durant un mois, les spectacles exceptionnels vont se succèder sur la colline qui domine la baie de Toulon. Comme pour ses éditions précédentes, le Festival débute avec lyrisme ces 26, 28 et 30 juin, par une grande production de l’Opéra de Toulon. Madame Butterfly est un opéra étonnant, parce que la musique de [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">À Châteauvallon durant un mois, les spectacles exceptionnels vont se succèder sur la colline qui domine la baie de Toulon. Comme pour ses éditions précédentes, le Festival débute avec lyrisme ces 26, 28 et 30 juin, par une grande production de l’Opéra de Toulon. <em>Madame Butterfly</em> est un opéra étonnant, parce que la musique de Puccini est sublime, mais aussi parce que le personnage de la Japonaise trompée et délaissée est de fait au centre de la musique. Ce papillon, incarné par Sunyoung Seo, soprano sud-coréenne, se brûle les ailes, détruite par la domination coloniale et masculine. Elle ne se révolte pas, mais dit, en renonçant, toute la violence d’une femme, puis d’une mère, dupée et arrachée à sa culture.</p>



<pre class="wp-block-verse"><strong><mark style="background-color:rgba(0, 0, 0, 0)" class="has-inline-color has-luminous-vivid-orange-color">Du 26 juin au 28 juillet<br></mark></strong><br>Châteauvallon, scène nationale d’Ollioules<br><br>Un article complet est à lire dans notre magazine paru le 12 juin et toujours en kiosque.</pre>



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